L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1915, 08 Maart. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 22 mei 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/d21rf5mf6r/
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« "np-fli jére Annêe ïW 13€> '■&4&r ^'W^M^M^^r Tfi cents CIO centimes) f«a. #giyo ■>"*' Lunai ö mars 19\S iSèr . .,-!#! aournal auotidien du matin parafssaht a Amsterdam L'Umon fait la Force, Beige est notre nom de Familie. •irfffÜ Comité de Redaction: adressées Toutes les lettres doivent être au bureau de redaction: N.Z. VOORBURGWAL 234-240 Telephone: 2797. Rédacteur en Chefs Gustave Jasuaers .5 Charles Bernard, Charles Herbiet, Gustave Peellaert, René Chatnbry, Emile Painparé. Pour les annonces, abonnement» et vont& au numero, s'adresser è f Administration du journal: N.Z. VOORBURGWAL, 234240.Telephone: 1775. Abonnementf En Hollande fl. 1.50. par mois. payable par anticipation \'Etrangerfl, 2.00 „ „ En Belgique. anque de pain. La, situation aïimentaire de l'Allemagne yient de se révéler assez brusquement comme désastreuse. Nous savions qua l'Allemagne pouvait subvenir a ses besoins en grains pour les trois quarts, d'autres disaient pour les neuf dixiènae6, nous savions aussi que d'immenses achats s'étaien* opérés a Anvers et a Rotterdam au printemps de 1914; aussi n'avions-nous pas été trop étonnés de ne voir prendre" aucune mesure préservafcrice au début de la guerre. Voift, qu'a l'improviste une série de mesures interviennent pour réglementer et diminuer la consommation du pain. L'Etat a fait Ie relevé des provisions existantes, après quoi il a saisi Ie tout et mis toute la population a, la portion congrue. L'Allemagne reconnait aussi que ses plans ont échoué. Elle avait pris ses precautions ; espérant une courte campagne yictorieuse d'un mois ou deux, elle avait de'' quoi eubsister largement, mais voila six mois que cela dure et les menaces anglaiees deviennent une cuisante réalité. Aveo cette suffisance propre aux Germains ils ont cru échapper au mal par une de ces grosses malices que seuls les compatriotes du capitaine de Köpenick sont capables d'avaler. L'Allemagne a propose a, lAmérique de lui foürnir du grain pour la population civile, declarant qu'elle s'eiigagerait a ne pas y toucher pour ses besoins militaires! L'Angleterre a souri, faisant simplement observer qu'en se réservant pour les besoins militaires (soit quelques millions d'hommes) ce : que 1'on avait amassé pour nourrir une population de soixante dix millions d'thabitants,. on proposal un simple marché de dupes. L'Allemagne devra done 6e contenter de ce qu'elle a. II n'y a naturellemenï pas" en moyen de connaitre les résultats du recensement general ; seul un journal allemand a parlé de 2| millions de tonnes de blé et' ■ ftlum Pour nos soldats au front Nos hraves soldats qui défendent si vaillamment notre Jionneur et notre liberie aux bords de l'Yser. continuent è forcer I'admiration de tous, Grdce aux lecteurs. de l'Echo Beige nous avons dêjè pu faire parvenir au front une somme de £500 francs que Sa Majestè le Boi Albert a bien daigné distribuer Luimeme a nos heroSi^r Depuis- lors, de nouvellès sguscriptions nous sont parvenues. Le total des dernières listes- publiées s'êlève è. fl. fr. 149.75 Nous.avons encore recuii Hommage aux soldats belges qui combattent pour la lïberté, la, bonne cause et la gloire, de la part d'un Francais résidant. en Argentine, F. Dupont*., B. Mul, Dmarit, Bene Maertens .»j 'fr. * • ••*••• ■*Ai«**.#* «t t'é - '5.00 0.70 0.50 50.00 [Total..* fl. 150.95 fr. 175.U 'Que 'nous faisons parvenir a S. Ex. M. le baron Fallon, ministre de Belgique & La Eaye, en le 'priant de f airepar venirr. cette somme & Notre Augude, Sauyeraï^ ^iT-'t^•i" n?- ~"?rf».; ..M -tuil ,iftfcar« .w uT7m*-a:* a 'A 'Anvers, .Nous copions'sur les murs de la ville le texte d'un des derniers arrêtés prisfpar le böurgmestre: ,,ll a été cpnstaté que des personnes apparemment mal intentionhées affichent des caricatures et'dés écrits injurieux. Me réfé-. rant a ma proclamation précédente, je declare que cette. conduite coupable est hautement reprehensible et de nature a entrainer pour la ville et ses habitants des consequences fort graves. . Les coupaWes s'exposent a, des poursüites judiciaires. J 'invite mes concitoyens a- me prévehir ïmmédiatement s'ils constatent que des écrits susvisés ont été affiches., Anvers^ 27 février 1915. Le Böurgmestre, «lean de Vos.** K * * Ensuite, celle-ci qui est' datée du mêmejour.^^ ,,E'auterité allemanide s'est vivemént plainte- auprès de moi au sujet de corteges orgahisés par des enfants et suivis >par i|es curieux; elle a également exprimé son liécontentemenit de ce que des affiches aient été endommagées, fait contre lequel la pojJu» lation avait 'été antérieuremént miseten garde. . J'appeMe 1'atteiitöQn de mes concitoyens sur les lourdes pénalités péouniaireslet autres que la recidive de ces faits pournfct, d'après communications qui me sont faitfes, entraïner.nonrseulement pour les coupabJfcs, mais pour toute la population. Je rappelle a nouveau que des attroupements de plus de cinq personnes sont |nterdits et que le fait d'abimer des afficaes est une infraction punie par mos lois. Mes concitoyens sont priés d'aider la w>lice dans sa lourde tache et de veilier,'p&r le _--• jaturfi,... dé tous, au maintieit" de|la paix et* a. i'observation scrupuleuse des mesures d'ordre, qu'il est ide notre intérêt a ■tous de respeeter et qui se concilient avec le souci de notre dignité et bjos sentiments patriotiques. An vers, le 27 février 1915. De Böurgmestre. Jean de Vos." A G a n d. Notre confrère, le ,,Nieuwe Rotterdamscihe Courant" publie une correspondance de Gand en date du 12 février portant que parmi les avis officiels signés du baron von Seckendorff, lieutenant general, on peut lire: „En vue d'établir une liste, il est donné ordre a toutes'personnes (y compris celles qui font partie des ordres religieux) des deiix sexes, agées de quinze ans, qui ne s.ont pas beiges, a quelque nationaiité qu'elles appartiennent, de se présenter au bureau de police de leur section, le Ir février 1915. Il n'importe pas si ces personnes habitent ici ou si elles' sont settlement de passage. Celles qui sont empêchées par maladie de remplir cette iormaüté doivent enavertirla Kommandantur avant le 3 février au plus tard et doivent lui présenter un certificat medical. Ceax qui n'obéiront pas a l'ordre ci-dessus seront passibles de peines sévères, de même que les personnes chez qui les coupables auront pris leur habitation." Nous n'insisterons pas davantage, mais nous dirons qu'il est poür le moins curieux que eet ordre soit émis avec tout ce luxe de sévérité ,dans ses sanctions, simplement dans le but „d'établir ime liste" des étrangers agés de quinze ans et plus, résidant a Grand. ! Cuirs et peaux Un ordre du lieutelant general baron von Seckendorff porte que les prescriptions relatives a la requisition des cuirs et peaux ne sont plus en vigneur, mais eet ordre dit: „que toutes les peaux de.vaches, boeufs et taureaux doivent être livrées a la „Kriegsleder Aktien Geselschaft" (Société anonyme de guerre pour l'achai de peaux brutes), c'esta dire a la firme qui la représente. S. G. Haufmann, rue Saitnt-Lazare, 69, aBruxelles, par l'entremise des syndicats ou des négociants de la province. Les peaux seront payees a la livraison. Les armées allemandes doivent cefnserver les peaux de toutes les bêtes qu'elles achêtent ou qu'elles réquisitionnent et les faire parvenir au magasin d'étape a Gand-Sud." Décidément, l'Allemagne vit dans l'abondance de tous les produits. Le blocus maritime ne lui fait aucun tort. Elle est capable de résister pendant des mois encore et des mois. Les preaves du contraire abondent, mais il n'est pas inutile de les accumuler et voila pourquoi nous reproduisons la circulaire „cuirs et peaux" du lieutenant general von Seckendorff. Au Brabant, Les Allemands ayant ëproavé un petit échec devant Thieldonck, — village situé entre Malines et Liouvain, — rentrèrent le soir furieux a iBucken oü ils mirent le feu aux habitations. Il s'y passa alors des scènes atroces, rapporte le „XXe Siècle", au co.urs. dasquelles quatre civils furent fusiltós. Le lendemain, les didrples de la „Kultur" recommencèrent. ;Neuf civils furent encore Pfigséa par tes.jgaas isaag raison aucune. Le pauvre curé M. De Clerck, agé de 58 ans, qui était alité depuis 7 semaines, fut arraché de són'Iit'et, comme il ne pouyait se soutenir,'ses bourreaux le lièrent sur un'caifcn. On ló' mena ainsi a'qüelquê distance, puis on le' défacha et" són süpplice commenca. Cette'afrócité düra pendant des heures. Par un raffinement dê cruauté, c'est devant ses paroüfëiéns' confraints de le regarder sahs pouvoir" dêt'óürnér lés yeux, que l'infortuné prêtre fut' 'torture. Après lui avoir percé les mains' et' coupé le nez et les oreilles, l'ignoble soldatesque l'acheva a coups de fu"il.' L'assistant du curé, son ami,subit ensuite le mèino sort. Lors de l'exhumation du cadavre de M.De Clerck, les horribles mutilations furentconstatées.«^ ■' &: Mais l'assistant était sujet hollandais, ce qui amena l'interventipn du gouvernement des PaysBas. Le Procureur de la Reine est venu, 'il y a un mois a Bucken. Une enquête approfondie a éte faite et Je procureur est reparti avec un yolumineux dossier. Quelle en sera' la suite r .. .yC^^^y Le prêtre hollandais, assistant du curé de Bucken, était le P. Vincent, Conventuel anciennement en residence a Hal. Il avait quitte la ville 'il y a trois ou quatre ans pour devenir supérieur d'un couvent ,en Hollande. Il y jouissait de l'estime et de la sympathie de toute la population. Aussi la nouvelle de son martyre a-t-elle suscité a Hal d'amers regrets et une universelle indignation contre les bourreaux. A Thieldonck, les soldats belges avaient occupé une ferme avant de battre en retraite, lis y avaient tué quelques soldats allemands. De rage, le commandant allemand, en arrivant, fit fusilier les habitants des environs immédiats, parmi lesquels uns petite fille de 10 ans et un garcon de 6 ans. Selon ce que disait son ancien supérieur, le R. P. Joseph, gardiea'-duMJoavent è. Hal, a la date du 15 décembre 1914, a un correspondant de la Croix, de Paris, le père Vincent a bien subi le même martyre que le curé et aurait eu mains, pieds; nez et oreilles coupes avant d'etre mis a mort. Et c'est après de telles ignominies que la „Kommandantur" a Bruxelles, a euv le front, le 17 janvier, d'afficher que l'armée allemande est la première du monde au point de vue de la correction. Nous demanderons aussi a 1' „Osservatore Romano", s'il ne lui plairait pas de faire connaïtre le süpplice du curé de Bucken et de son assistant, pour que chaeun de ses lecteurs püt en tirér la conclusion que l'événemènt comporte. Dans le Namurois Un habitant d'Anthée rentré au village quelques jours après le passage des Allemands, nous communique la liste des personnes qui y ont été fusillées. Nassant, A'lphonse, et son fils Fernand, agé de 29 ans; Delcourt, Olivier et ses deux fils: Arthur, 30 ans, et Léon, 20 ans; Delhaye, Xavier, et sa femme, qui laissent deux enfants agés respectrvement de 5 et de 7 ans; Burton, Adolphe; Baudoin, Félicien; Libert, Jean-Baptiste; Libert, André; Parmentier, Olivier. . On assure que deux personnes étrangères a la localité ont été fusillées a Anthée, et que trois habitants d'Anthée ont été fusillés a Surfce: le docteur Félix Jacques et son fils Henri (15 ans) et l'abbé Oscar Piret, curé. Notons que deux autres. fils du docteur JacqïTes se sont engages comme volontaires et servent dans l'armée beige. Hanzinelle (canton de .Walcourt). — Destruction presque complete. Plus de cent maisons ont été incendiées, surtout dans le bas du village, a la grand'route, rue de la Gare et a Donveau. Il manque 150 personnes. Hanzinne. •— Une quinzaine de maisons ont été brülées sur la place. Acoz (Hainaut). — La maison communale et une vingtaine de maisons ont été incendiées. Gerpinnes, — Deux maisons incendiées. Bouffioulx. —i Deux ou trois maisons brülées, sur de grand'route. Au Limlbourf£• On ne se fait pas idéé de la quantité de billets de banque et de papier-monnaie actuellement en circulation a Hasselt, remarque „Les Nouvellès". A cöté des billéts de 1, 2 et 5 francs de la Banque Nationale de Belgique, qu'on accepte d'ailleurs partout sans difficulté, il y en a une avalanche de 1, 2, 5 et 10 francs émis par la ville et, pour mettre le • cómble a cette paperasserie, des quantités!. invraisemblables de „Kassenschein'' de 1, 2 et5marks. On sait que les Allemands obligent chaeun, sous peine d'amende et de detention,, d'accepter le mark a fr. 1.25. Néanmoins, il y a certains négociants en gros qui »efusent simplement tout payement en argent allemand, bien entendu s'ils traitent avec des Belges; ils refusent également les bons de la ville et a fortiori ceux d'autres communes. Cet ' état de choses met une entrave quasi insurmontable au petit commerce. En effet, les trois quarts des marchandises que vendent les détaillants sSJJ^Üfitjen marks, jjfenniga _ou_ bons de la ville. S'ils refusent d'accepter la monnaie aux conditions susdites, ils ne risquent pas seulement de perdre le client, mais aussi ils s'exposent a se voir inniger uue amende pouvant aller j usque 300 fr. et un etfiprisonnement de trois mois. Et comme il ne leur est pas possible de convertir toute leur recette de monnaie étrangère et de papier-monnaie en espèces sonnantes. belges, il serait done hautement souhaitable que certains commercants en gros, s'ils ne veulent pas paralyser les affaires et créer une situation en tous points nuisible et deplorable, y mettent un peu de bonne volonté. C'est surtout en ce moment qu'on ne doit pas, par un egoïsme blamable et un entêtement injustifié, aider a multiplier les difficultés qui f rappent déja si durement nombre de nos concitoyens. * # * •Quand des soldats allemands s'en vont monter la garde ou en reviennent et rencontrent dans la rue un officier, il se mettent, en guise de salut, a frapper des talons le pavé, avec un ensemble remarquable, ce qui est tres dröle et fait 'penser aux pantins qui font la joie des enfants. L'antre jour, quelques gamins de dix a onze ans, revenant de l'école, rencontrèrent Grand'Place a Hasselt un lieutenant d'un certain age déja, l'air tres grave. Aussitot, a. une'distance de quatre pas, sur un signe de l'un d'eux ils prirent une attitude militaire et saluèrent l'ofncier comme nous venons de le dire. Celui-ci, flatté ou distrait, rendit le salut en portant avec un sérieux imperturbable la main au casque. Mais a peine les gavroches avaientils fait 3 ou 4 pas encore, qu'ils se retöurnèrent et se mirent a rire aux éclats, tandis qu'ils faisaient a l'officier un piedde-nez de dimensions plus que respectables. Le pauvre homme, quoique visiblement gêne; fit semblant de ne rien voir et de ne rien entendre. Ce qu'il a pensé toutefois, on le devine aisément. BnCampïnes Plusieurs parents qui avaient été arrêtésparce que leurs fils, e», age d'etre militaires,avaient passé la frontière ont été envoyés a Munster Lager, le camp oü furent internesen aoüt les Visétois.JfiVTO, * * * Le pétrole coüte pour le moment '40 centimes le litre. » * » Le gouverneur a chargé le commandant de Moll d'ouvir nne enquête sur le cambriolage commis par trois soldats allemands dans le domicile de Mr. H. a Casterlé. Deux Allemands ont été arrêtés et transposes èi Turnhout. * B n Prés de l'ermitage d'Achel, trois cadavres de militaires allemands ont été déterrés pour être inhumes dans une fosse commune creusée a Hechte]. . A Maeseyck. Le pont reliant les deux rives de la Meuse prés de Maeseyck a été tellement parsemé de réseaux de fil de fer*barbelé que les communications avec le Limbourg hollandais doivent se faire désormais au moyen du bateau du passeur. Aussi le passeur a-t-il fort a faire jusqu* a Une heure - après le coucher du soleil. A Sottegem, Comme partout ailleurs, les Allemands ont procédé a de nombreuses requisitions a Sottegem. Ainsi, ils réquisitionnèrent 4000 bouteilles de vin en échange de bons. C'est un triste spectacle que présentent les longues files de paysans et de paysannès conduisant le bétail réquisitionné a Sottegem. Toutefois la situation y est devenue plus calme, depuis que les 600 Allemands ont établi leurs pénates dans la fabrique, l'orphelinat et les salles du patronage. Auparavant ils logeaint chez les habitants. Il y a quelque temps, le garde-champêtre re9ut l'ordre d'annoncer, sonnette en main, que les habitants avaient a renouveler les draps des Allemands. * * *'-'f^T* A Watervliet, un certain D...., qui cachait une auto appartenant a un membre de sa familie, a été condamné a un an de prison et a une amende de 40,000 francs. Au Pays Wallen. Le village d'Aische-en-Refail (Canton d'Eghezée) a beaucoup souffert du passage des troupes allemandes. Sous prétexte que les habitants avaient caché chez eux des soldats frangais (ce qui est faux), 22 maisona furent incendiées. Ces maisons formaient l'extrémité du village du cóté du chateau de M. Van Goidsenhoven. C'est grace au dévouement du curé d'Aische, qui fut forcé de s'agenouiller devant l'ennemi, que le reste du village fut épargné. Actuellement, tout est calme j nombreux réquisitionnements. * * * Lors' de l'investissement de Namur, le joli village de Temploux, situé a une liene et demie de cette ville, fut dévasté par nos ennemis. Nombre de coups de feu furent d'abord tirés dans les fe%êtres des maisons qui furent ensuite incendiées. Tout cela était prémédité, car les Allemands étaient munis de cartes portant des signes rouges et noirs; suivant que telle localité devait êtrejbruléetet telle populatioa massaerée.;tf'' " "**""'' "" '"'*'' .';v*r' APPEL SOUS LES ARMES DE TOUS LES BELGES CELIBATAIRES DE 18 A 25 ANS. LE HAVRE, 4 mars. — Le Roi vient, sur la proposition du Conseil des Ministres, de signer l'arrêté de loi suivant, appelant sous les armes tous les Beiges célibataires et ceux qui auraient contracté mariage après le 15 novembré dérnier, agés de 18 a 25 ans. Voici le texte complet de cet arrêté-loi, qui paraitra incessamment au ,,Moniteur".i ALBERTlm Roi des Belges, A tous presents et a venir salut! Vu l'article 119 de la Constitution, aux termes duquel le contingent de l'armée est fixé annuellement par une loi qui n'a de force que pour un an si elle n'est renouvelée: Vu l'article 26 de la Constitution qui confère l'exercice du pbuvoir législatjf au Roi, a la Chambre des Représentants et au Sénat; Vu l'impossibilité de réunir les Chambres legislatives; Sur la proposition de notre Conseil des Ministres, -.^Wi.^'- Nous avons arrêté et arrêtons: Article Ier.—Le contingent de l'armée est formé, pour la durée de la guerre, de toutes les classes de miKce actuellement sous les drapeaux et des volontaires, ainsi que du contingent spécial, pour 1915, tel qu'il est fixé ciaprès. Le contingent' de la levée de milice pour 1915, est formé indistinctement, pour la durée de la guerre, de tous les Belges agés de 18 a 25 ans (levées de milice de 1910-1911-1912-1913-19141915 et 1916) c'est-a-dire qui sont nés entre le preftnier janvier 1890 et le 31 décembre 1896, qui ne sont pas encore soils les armes et qui, a la date du présent arrêté,. ou a.partir de cette date, se trouveront dans la partie de la Plandre Occidentale qui n'est pas actuellement occupée par l'ennemi ou sur le territoire de la France et des Hes Britanniques. Art. 2.—Seront exemptés du sertice: lo.' Les jeunes gens qui ont obtenu, avant la guerre, uue exemption definitive pour cause physique, a l'exception de ceux qui ont été exemptés pour défaut de taille; • 2o. Ceux qui ont été réformés avant la guerre; 3o. Ceux qui, depuis" fe o*éb%t d&'lK gferre,., ont été declares inagtes au service ou réformés; 4o. Les hommes mariés appartenant aux levées de milïce de 1910 a 1914 incluse, -a condition que le mariage remonte a une date antérieure au 15 novembre 1914. 5o. Les hommes dont la taille ne dépasse pas I m. 40. Art. 3.—Tous les jeunes gens appelés au service en vertu des dispositions qui precedent, devront se faire inscrire dans les délais et dans les conditions qui seront determines par un arrêté pris en execution des dites dispositions par nos Ministres de la Guerre et de l'Intérieur. Un arrêté établira également les bureaux de recrutement remplissant le röle des Conseils d'aptitude visés a l'article 23 de la loi sur la milice et devant lesquels les inscrit's seront invites a comparaitre pour qu'il soit statué sur leur aptitude physique. Seront considérés comme réfractaires ou défailants au sens des articles 10 a 27 de la loi sur la milice, ceux qui auraient négligé de se faire inscrire ou de comparaitre devant le bureau de recrutement. Art. 4 Le serment pourra être déféré par les bureaux de recrutement ou par nos consuls aux Belges qui prétendront, sans autre preuve, ne pas tomber sous l'appncation des dispositions qui precedent. Le serment est prêté de la maniere suivante: „Je jure de dire la vérité. „Ainsi m'aide Dieu. ,,Je declare connaitra les dispositions de l'arrêté royal qui appelle sous les armes tous les Belges nés entre le Ier janvier 1890 et le 31 décembre 1896., ,,Je declare qu'en raison de mon Sge ..., de ma qualité de marie a , une decision m'ac-. cordant une exemption definitive pour cause physique comme milicien de, je ne suis pas tenu au service militaire." Art. 5.—Les jeunes gens declares définitivement inaptes au service par les bureaux de recrutement seront définitivement exemptés duservice.'!.*'*. Art. 6.^—Un sursis . d?incorporation qui ne pourra dépasser les trois mois mais qui pourra être renouvelé sera accordé aux jeunes gens appelés au service jugés provisoirement inaptes par les bureaux de recrutement. Art. 7.—Une commission instituée par Nous au siège du gouvernement remplissant le rólo des conseils de revision, établis par l'article 35 de la loi sur la milice, statuera-en appel sur les demandes d'exemption ou de sursis basées sur une cause physique, non admises par le bureau de recrutement. Les délais et les conditions de validité des demandes de sursis seront determines par arrêté ministeriel. Art. 8.—Le présent arrêté aura force de loi dès- le jour de sa publication au „MofStêur beige". Il sera soumis a la ratification des Chambres legislatives dès que celles-ci pourront se réunir. Art. 9.—Notre ministre de la guerre et Notre ministre de l'intérieur sont chargés de l'exécution du présent arrêté. Donné au quartier générale ALBERT. Par le Roi: le ministre de la guerre, BROQUEVILLE. Le ministre de l'intérieur, PAUL BERRYER, im> LES MESURES D'EXECUTION. Des arrêtés ministériels régleront la mise a, execution des mesures susdites. Il en résultera qu'en France et en Angleterre les consuls belges aviserbnt les autorités locales, les priant d'appeler les Belges inscrits dans leuips localités et tombant sous l'application de la loi. Au sein des conseils, 1'aptitude sera établie. Les homines declares aptes au service seront incorporés immédiatement. Une commission d'appel sera établie au Havre. Les"bpérations seront menées de maniere a 4trft terminges pourle 15 avril auplus iard,-"""

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