L'écho de Sambre et Meuse

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20 januari 1918
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s.n. 1918, 20 Januari. L'écho de Sambre et Meuse. Geraadpleegd op 23 april 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/804xg9g87f/
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I Aim'nis ration-Rédaction : J.-B. COL1 ARD 37, rue Fossés Fleuris, Namur | L'Echo de Sambre & Meuse JOURNAL QUOTIDIETV Les Communiqués des Beillgérants • AUTRICHIENS "Vienne, 17 janvier (officiel). Entre la Bronta et le monte Pertica, après les vaines et meurtrières attaques qu'il avait exécutées la veille, l'ennemi «'est borné à bombarder violemment nos lignes. Au cours des comba's livrés les 14 et • 15 janvier, nous avons fait prisonniers 12 officiers et 300 hommes. Vienne, 13 janvier (officiel^. Pas d'événement particulier à signaler. BULGARES Scia, 16 janvier (officiel). Sur les deui rives du Vardar, les détachement! de reconnaissance ont exécuté des opérations qui se sont terminées es notre faveur; à l'Est du fleuve, nous avons fait prisonniers des soldats français. A l'Oueat de Serres, un détachement de reconnaissance anglais, qui tentait d'ap procher de nos avant postes, a été dispersé par notre feu. ANGL* IS Londres, 17 janvier (officiel). La nuit dernière, nous avens prononcé une attaque fructueuse au Nord de Saint-Quentin..Dans le secteur d'Ypres, violente canonnade ennemie. Pour ailleurs, rien à «ignaler. La ftiierre navale — Berlin, 18 janvier (officiel). Un de nos seus-marins a coulé récemment sur la côte occidentale anglaise, 4 vapeurs marchands, 1 vapeur de garde français, 1 voilier et 1 chalutier à vapeur. La plupart des vapeurs ont été habilement attaqués et détruits malgré une vive défense dans les eaux de la mer d'Irlande et du cmal de Bristol qui io prêtent particulièrement bien à la défense contre les seus-marins. Au même endroit, a été coulé le navire de garde français. Presque tous les vapeurs étaient armés. Oa a pu constater la présence parmi ceux ci des vapeurs anglais « Elns Lent » et « Boaton City >, dont l'un transportant du charbom et l'autre, qui a paru être de la •lassa de 1' < Egremont Castle > (5.294 t.), de l'huile de coton. Le chalutier à vapeur portait l'inscription € B. S. 690 ». — Londres, 18 janvier. L'Amirauté annonce que six navires jaugeant plus de 1 600 tonnes et deux navires jaugeant moins de 1,600 tonnes, ainsi que deux chalutiers, ont été coulés la semaine dernière. En outre, cinq navires ont été attaqués sans résultat. — Paris, 16 janvier. On mande de Brest au «Petit Parisien» : — Le chalutier à vapeur « Saint-Mathieu » a été violemment bombardé et coulé par un sous marin. 3 matelots ont été tués et plusieurs autres blessés. — Londres, 17 janvier. Le vapeur américain « Texas » (6.7871.) est entré eu celliaion avec un autre navire et a coulé. L'équipage a été sauvé. Le « Texas » était chargé de uitrate. Négociations de Paix A BREST-LITOVSK — Brest-Litovsk, 17 janvier. Ce matin, les délégations des quatre puissances coalisées ont délibé é entre elles. M. vos Kuhlmtnn a exposé l'état des ségoeistioss relatives au règlement des questions politiques et territoriales. Les présidents des diverses délégations ont exprimé au secrétaire d'Etat allemand toute leur reconnaissance pour les sjrvices qu'il rend à la cause commune. — Francfort-sur-le-Mein, 18 janvier : On mande de Berne à la « Gazette de Francfort » : — Le capitaine de cavalerie Georges de Cassenko, attaché au secrétariat d'Etat des affaires étrangères de la République démocratique de l'Oukraine, est arrivé de Brest-Litovsk à Berne; il a cessé de participer aux négociations de paix pour cause de santé. Le capitaiue de Cassenko est ch»rgé par le gouvernement oukrainieu de créer une Centrale de Presse officieuse qui aura des ramifications dans le monde entier et dont le siège sera probablement fixé en Suisse. — Londres, 17 janvier. On mande de Pétrograd à l'Agence Reuter : — Les délégations turque et bulgare sont arrivées à Pétrograd pour discuter l'échange des prisonniers de guerre. DEPECHES DIVERSES — Londres, 17 janvier. Au banquet donné en l'honneur de sir Rosslyn Wemyss, nouveau premier lord de l'Amirauté, M. Barnes, représentant le Labour Party au sein du Comité de guerre, a pris la parole après M. Roberts, ministre du travail, a déclaré : — Nous devons absndonner la politique absurde et à courte vue qui nous faisait envoyer aux tailleries hollandaises, belges et allemandes 99 p. c. des diamants provenant des territoires britanniques. Il ne feut plus en être ainsi. Dans que ques années, cinq ou six mille soldats qui ont fait leur devoir dans les tranchée» et qui ont laissé leurs jambes, tailleront en Angleterre les diamants envoyés auparavant en Allemagne. Cette nouvelle indwtrio «era de la plus haute importance pour nous. — Malaga, 17 janvier. Le journal « Ei Sol » annonce qu'au cours des troubles de Malaga, la troupe a dû faire usage de ses armes. Il y a eu un certain nombre de tués et de nombreux blessés. La situation est considérée comme extrêmement grave. — Berne, 17 janvier. N'ayant pas réussi à s'assurer le fret néee-saire au transport du blé américain, le Conseil fédéral entrevoit la nécessité de réduire encore la ration de pain, qui Ferait ramenée à 200 grammes au lieu de 225 par jour pour le mois de février. — Londres, 17 janvier. On mande d'Athènes au « Times > : — M. Repoulis, ministre de l'intérieur, a donné sa démission; M. Ractivan, ministre de la justice en 1915 dans le Cabinet Venizelos, lui succédera. M. Repoulis reste ministre sans portefeuille.— Berlin, 18 janvier. M. von Valentini, chef du Cabinet civil, a pris sa retraite et a été remplacé par M. von Berg. Soa départ entraînera d'autres modifica-tioas dans la composition du haut personnel du Csbinet. — Augsbourg, 17 janvier. Lt «Augsburger Abendzeitung» apprend de source autorisée que le département du Trésor a terminé les préparatifs pour l'émission du 8* emprunt de guerre allemand.Cette émission se fera au mois de mars, la Italie — Rome, 17 janvier. D'aprè3 le journal parisien « Le Pays », M. Orlande aurait déclaré à M. Franklin-Bouil on que l'Italie disposait encore d'imrortantes réserves militaires. L'Agence Stefani estime indispensable de démentir cette nouvelle et insiste sur le fait que le président du Conseil a déclaré, en réalité, que l'Italie avait incorporé 12°/. environ de sa population, ce qui entrave fortement la vie écoromique de la nation. — Rome, 18 janvier. Un projet de loi prévoyant l'émission d'un emprunt 3 et demi p. c. a été déposé au Sénat. Le proluit de cet emprunt servirait à l'achat de terrains provinciaux et communaux, ainsi que de terrains en frîîhe appartenant à des particuliers. Les terrains ainsi acquis seraient t arta-gés entre les toldats ou leurs ayants droit, en tenant compte du temps passé en campagne, des actions d'éclat et de la situation de fortune des intéressés. — Rome, 17 janvier. Depsis lundi, la distribution du courrier dans la capitale est faite par des femmes. —«o»— En France. L'AFFAIRE CAILLAUX M. Renaudel écrit dans 1' « Humanité » : — Certains ministres ne cachent pas leur impression que les documents trouvés à Florence ne suffisent pas à justifier l'arrestation de M. Csiilaux et que l'affaire sud-américaine même relève de la Haute-Cour ft non des tribunaux militaires. » D'accord avec toute la Presse socialiste et les journaux de la gauche républicaine, M Renaudel demande la publication immédiate des pièces sur lesquels se base l'accusation. « L'Humanité » reproduit les déclarations d'un parlementaire qui n'est pas un ami de M. Cdllaux et qui estime que le gouvernement permet à certains journaux de répandre des calomnies et des contes à dormir debout, de manière à créer autour de l'ancien président du Conseil une telle atmosphère que son maintien sous les verrous devienne une raison d'Etat. —«o»— En Russie. — Paris, 17 janvier. On annonce de Pétrograd aux journaux que, dans un message répandu par radio-télégramme, le gouvernement maximaliste a déclaré qu'une aide immédiate est nécessaire pour empêeher que l'armée russe meure de faim. Le ravitaillement aurait complètement cessé. De nombreux régiments n'auraient pas Derniers Communiqués des Belligérants ALLEMANDS Berlin, 19 janvier. Théâtre de la guerre à l'Ouest. Vifs combats d'artillerie dans le saillant des positioss au Nord Est d'Ypres, sur la rive Sud de la Scarpe ainsi que dans la région de Mœuvres. De même, en de nombreux endroits du reste du front, surtout de part et d'autre de la Meuse, l'activité du feu a été plus intense. Au Nord de Bezonvaux, des détache-j ments d'assaut ont ramené des prisonniers des lignes frasçaises. Théâtre de la guerre à l'Est. Rien de nouveau. Front macédonien. Dans la boucle de la Tscherna, pendant la journée, notre position au Nord Est de Paralovo a été exposée à un feu d'artillerie et de lance-mines. Front italien. La situation est sans changement. Dir erste Generalquartiermeister, LUDENDORFF. —-«o»— FRANÇAIS Paris, 18 janvier (3 h.). Canonnade intermittente en quelques points du front. En Champagne deux coups da main ennemis tentés dans la nuit du 16 au 17 sur nos petits postes de la région lies Monts sont restés sans succès. Aviation Dans la journée du 16 un avion allemand a été abattu par le tir de nos canons spéciaux.Paris, 18 janvier (11 h.). Nos feux ont dispersé dei détachements allemands qui tentaient d'aborder nos lignes dans la région à l'Ouest de l'Oise Lutte d'artillerie assez vive au Nord de Chavignon et sur la rive droite de la Meuse, dans le s eteur de Bezonvaux. de pain, les chevaux n'auraient pas de nourriture. Le télégramme ajoute que toutes les tentatives faites par les cheminots pour s'emparer des envois destinés à l'armée seront sévèrement punies. — Berne, 17 janvier. Le correspondait de la Presse russe de Berne télégraphie que la police bolcheviste a découvert un complot tramé contre MM. Lénine et Trotzki. Un certain nombre de révolutionnaires auraient accepté d'assassiner les deux commissaires du peuple moyennant une prime de 25,000 roubles. — Pétrograd, 17 janvier. Du « Naschvjack » : — Trois régiments du génie et des détachements d'ouvriers russes ont quitté le front et sont rentrés chez eux, l'ordre étant donnné de ne plus construire d'ouvrages de défense. — Genève, 17 janvier. Le correspondant de la Pressa russe de Berne annonce que les troupes oukrai-niennes se sont emparées des villes de Starokonstantinoff et d'Alexandrovo sur le Dniéper. Les villes de Luc et de Rovno sont encore au pouvoir des bolchevistes. DERNIÈRES DÉPÊCHES — Paris, 17 janvier. Le correspondant pétersbourgeois du « Temps > mande que l'ouverture de la Constituante & la date fixée est redevenue ^ très incertaine. Jusqu'à présent, on connaît le résultat de 516 élections. 274 sièges appartiennent aux socialistes-révolutionnaires, 160 aux bolchevistes, 41 aux Ukrainiens, 15 aux cadets et 19 à d'autres partis. Les socialistes révolutionnaires refusent de se faire inscrire au bureau du commandant du palais taurique, ce que les bolche-wiki considèrent comme une nécessité absolue avant l'ouverturs de l'Assemblée. I L'aile droite des socialistes révolutionnaires déclare qu'elle ouvrira, coûte que coûte, les délibérations le 16 janvier, sinon ^ au Palais Taurique dans un autre établis-i sement quelconque, au besoin dans une I autre ville. I Ce parti menace comme la guerre civile, non seulement les Russies sppten-trionale et méridionale, mais le cœur de la Grande-Russie même. Les Sowjets préparent une assemblée générale qui comprendra 2000 députés d'ouvriers, de sold«ts et de paysans. Le correspondant dit qu'on ne devrait pas être étonné si cette assemblée se mettait sans au ure autre forme de procès à la p'ace de l'assemblée constituante. — Vienne, 18 janvier. Le « Bureau Impérial et Royal des Correspondances» mande de Brest-Litovsk en date du 17 janvier : D'après une information du consul général von Hempel de St Pétersbourg, le cours jusque maintenant asstz lent des négociations de la commission de St Pétersbourg est devenu favorable dans ces der niers jour». A la discussion sur la reprise des relations postales et des journaux et qui, jusqu'à présent, s'était heurté, du cô é russe, à des difficultés insurmontables, en est déjà venue à un accord et l'on peut s'attaquer dès maintenant aux stipulations à prendre. Pour la "discussion de l'échange de médicaments on a instauré une sous commission qui a entamé les délibérations le 16 janvier. — Berne, 17 janvier. Contrairement aux bruits circulant dans ces derniers temps, parfois même dans la Presse suisse, au sujet de la possibilité d'une paix séparée de la Bulgarie avec l'Entente, l'ambassadeur bulgare à B^rne, M. Pessarov, a déclaré à un collaborateur du « Berner Tagblatt » que ni à 1 heure qu'il est ni plus tard, la Bulgarie n'entrera dans des négociations de paix avec l'Entente sans négocier de plein accord avec ses alliés. La Bulgarie combattra jusqu'au bout et à une bonne fin. La B jlgarie signera en même temps que ses alliés la paix définitive, avec la Russie seulement, avec les autres Puissances centrales. Les Socialistes de France A l'heure où des pourparlers de paix éclaircissent l'horizon de la politique, il est assez intéressant d'élever un rpgard vers les Socialistes de France Oa se rappelle que, réunis es congrès à Wi) rzburg et à Bordeaux, les socialistes ont dirigé l'attention publique sur l'attitude qu'ils soutiennent depuis que les hostilités nous ont entraîné dans nu cycle de jours si sanglants.Que l'on compte, dans les rangs du parti ouvrier internatonal des réformateurs et mécontents de toute tradition, ce n'ést pas mirac'e Pour nourrir l'espérance d'une humanité aussi belle en ses fils de demain qu'elle est misérab'e en ceux d'aujourd'hui, il n'est pas d'abaolue nécessité d'être débardeur ou maçon. Il suffit d'avoir un cœur généreux. Toutefois, l'avenir vers où tendent les Sacialistes revêt les caractères des terres promises; son mystérieux éloignement prête un terrain au séjour des fantaisies révolu ion-naires les plus extravagantes et il ne convient de juger le parti tout entier par les doctrines que de fumeux idéalistes affichent.Et si, d'avoir subi les lois de la dure cécessité ouvre les yeux, il est vrai que les hommes d'étude sont moins à la hauteur du mouvement social que l'ouvrier à quatre francs le jour embauché dans un insalubre atelier. Mais la jeunesse intellectuelle fournit aussi son contingent au parti de la réforme social. Les disciples de Jaurès et de Scheidemann sont nombreux: d'inégale éloquence dans l'expression de leurs sentiments, l'enthousiasme qu'ils partagent est, lui, également ardent de part et d'autre. On voit dor c lutter sous la même bannière des hommes d'éducation très différente et dont les pas ont foulé des chemins bien divers. De là naissent ces écarts d'opinion que nous distinguons non seulement dans la Démocratie Sociale d'Allemagne divisée en une majorité et une mi- % norité qui tirent chacune de leur côté mais -aussi parmi les socialistes français dont f les diverses fractions forment un vrai g déploiement d'éventail. Celui ci se prête g à une analyse aussi subtile qu'intéressante I et la négliger revient à ne rien vouloir 3 comprendre au mouvement social qui se • déroule sur terre française. La « Droite » du parti se groupe autour de Compère-Morel. Elle est représentée sur les bancs de ls Chambre par 33 membres. Fort portée pour la guerre qu'elle veut, î selon sa formule, porter < jusqu'au bout », j elle tombe sous le sens qu'elle combattit ; avec la dernière énergie l'idée de Stockholm.A Bordeaux, Compère-Morel s'est exprimé en ces termes : « Si la défaite de la 1 France était consommée, la Démocratie ruinée disparaîtrait de la surface du monde ». Et plus loin eniore : « Notre parti doit soutenir tout gouvernement qui se propose pour tâshq la défense du territoire national. Toutefois, il faut que les buts de guerre qu'il s'assigne soient dans l'esprit de la Démocratie » (sic). Dans 1' « Humanité » du 22 août, Com père-Morel écrivait qu'il fallait continuer i la guerre plutôt que d'accepter une « paix j 1 allemande » Il soutenait que si la France avait déjà fait tant de sacrifices, re n'était pas pour que ceux c; fassent marqués au coin de la vanité, et q le cette issue serait inévitable si la France s'obstinait à ne pas vouloir tenir campagne un quart d'heure plus longtemps que s°s adversaires. Passons au « Centre ». Il a comme chef de fie Bemulel,Marcel Sembat et Thomas. Il estime également que la bataille doit être conduits jusqu'à l'extrémité; toutefois, l'idée d9 ls conférence de Sïoekholm ne lui fut pas hosti'e. 11 voulut bien que ses représentants fissent le voyage de Suède, mais ils ne de-vaieat p?s y aller travailler à la paix. A Stockho'm, ils devaifut revendiquer l'Alsace et la Lorraine. Msis le « Centre est lui même divisé en « Centre droit » qui est celui dont nous venons de parler — et en < Centre Réel », p'us vers la gauche A la tête du « Centra Réel » oit voit Cachin, Msutet et Bedouca. Ils ont éprouvé le besoin de montrer qu'ils n'avaient pas le moins du onde abdiqué Ifs doctrines de l'internationalisme et qu'ils avaient la très ferme résolution de mettre un te me aux événements qui se déroulent : aussi bien, ils se sont séparé de la direction Reaaudel -Semba t-Thom s s. Ont ils songé que cette cloison qu'ils élevaient jetait sur le « Centre Droit » et à plu* forte raison sur la « Droite » une bien triste lum'ère? Peut ê re. Tournons encore et nous abordons la « G uch^ » où sont Jean Longuet et Pres-spmane. lis sont pour la paix et veulent que celle-ci soit le fruit d'une entente. S'ils ne la peuvent obtenir tôt, cette paix, ils la veulent tard, mais ils la veulent. Ils étaient donc aussi pour Stockholm. Toutefois, cette paix qu'ils réelament devaient être fondée sur le grand principe proclamé par la révolution russe, sur le droit d'auto détermination départi à tous les peuples pour qu'ils tranchent eux-mêmes et en complète liberté de leur propre destinée. Tant que le Gouvernement de la République ne blessera pss ces principes, ceux de la « Gauche » seront avec lui, voteront les crédits de guerre et participeront à la gestion des affaires. Enfin, tournons le dernier cran et «TEx-tiême-Gauche», groupée autour de Brizon, est sous nos yeux. Les membres de « l'Extrême Gauche » ont tenu des conférences à Zimmerwald et à Kienthal. Ils s'abstiennent de voter les crédits de guerre. Ils luttent contre le ministérialisme et sont pirtisana d'une paix qui résulte d'une en'ente entre les belligérants, mais cette paix ils la veulent immédiate. Au courant du mois de septembre dernier, lorsqu'il fut question de convoquer la minorité socialiste (« Gauche » et « Ex-trêxie Gauche » réunie?) en un congrès, des divergences d'opinion se sont fait jour dans la fraction, Loriot, Rappoport, Biur-deron et Alexandre d'une part, parlèrent contre la participation au gouvernement et contre le vote des crédits de guerre. D'sutre part, Jean Longuet et Delvine (qui sont de la « Gauche » et non de 1' « Extrême Gauche ») se montrèrent décidés à vote ces crédits aussi longtemps que la France était appelée à soutenir une guerre défensive, aussi longtemps que la Belgique et les Départements du Nord seraient occupés par l'étranger. Jean Longuet, en outre, se déclara pour la participation des socialistes au gouvernement si, par cette voix, ils espéraient répandre leur opinion au sujet des pourparlers de paix. Telle est la composition du Parti socialiste français. La feuille la plui importante qu'ils publient est 1' «Humanité» Ce j urnal, que Compère -Morel et Renaudel dirigent, n'est cependant que l'organe de deux directions soeialistes sur les cinq dont nous avons fait mention: « Droite », « Centre Droit », « Centre Réel », « Gauche », et « Extrême Gauche ». La « Gauche » édite le « Pays ». Ea France, l'avenir réservé aux Socialistes offre un très vaste champ d'action. De jour en jour le gouvernement de la République devra compter davantage avec eux. Les ouvriers se rangent volontiers Isous le drapeau rouge et l'extension de l'industrie est assurée par les ruinesinnom-brables que les hostilités ont causées. Oscar Kullmann. Nous lisons dans la « Gazette des Ardea-nes » la petite anthologie ci-après de prophéties de nouvelle année que plusieurs personnalités et journaux français ont cru devoir faire depuis le commencement de la guerre : Dins une « Lettre aux officiers et aux ' soldats de France », publiée par tous les journaux français du 1" janvier 1916. M. Rsymond Poincaré, président de la République, a fait au pays cette promesse i lapidaire : « L'annéa qui s'ouvre vous apportera, mes amis, la fierté d'achever la défaite de . l'ennemi, la joie de rentrer à vos foyers et la douceur d'y fêter la victoire auprès de ceux que vous aimez. » Deux ans se sont écoulés depuis. Dans le «Figaro» du 31 décembre 1915, Polyba Reinach, grand initié et fidè e soutien de la politique jusqu'auboutiste », écrivait : < Nous lutterons, nos alliés et nous, jusqu'à la victoire complète. Elle monte & 4me année — N8 16 Le N° 1C centimes Dimanche 20 Janvier 1918

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