L'émancipateur: organe communiste, anarchiste, révolutionnaire

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01 maart 1914
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s.n. 1914, 01 Maart. L'émancipateur: organe communiste, anarchiste, révolutionnaire. Geraadpleegd op 22 april 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/ws8hd7q55w/
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L'EMANGIPATEUR ORGANE COMMUNISTE - ANARCHISTE - RÉVOLUTIONNAIRE PARAISSANT TOUS Li:§ 15 JOI ItS Chaque collaborateur est responsal»Ie de ses articles ABONNEMENT : Un an : fr. 1,50; six mois fr. 0,75 I Etranger, port en plus. Nous voulons instaurer un milieu social qui assure à chaque individu toute la somme de bonheur adéquate au développement [ progressif de l'humanité. Envoyer tout ce qui concerne le journal à Julien DELVILLE, Quai Orban, 86, Liège RÉSURRECTION Après une assez brusque disparition, L'Emancipateur vient à nouveau tenter quelques coups de pioche dans « l'ordre » bourgeois et capitaliste. Il serait fastidieux d'envisager ici les raisons pour lesquelles le journal avait cesser de paraître. Les camarades qui ne concevraient pas combien est précaire la vie d'une œuvre anarchiste, doivent réfléchir profondément à toutes les difficultés que rencontre un aussi petit nombre de camarades que celui qui assurait la parution du journal. Surtout en notre pays où tant de concours nous sont refusés de la part de ceux qui possèdent l'érudition intellectuelle nécessaire et où l'on ne compte pour ainsi dire que des travailleurs manuels, ne possédant d'instruction que celle qu'ils s'imposent après leur labeur journalier, à la rédaction et à l'administration de L'Emancipateur. Nous ne faisons ressortir ceci, qu'à seule fin de faire comprendre aux camarades non prévenus, la dureté de notre tâche, combien notre travail est rude et ainsi les avertir qu'ils ne doivent nous incriminer d'aucune faute si parfois nous manquons de suite dans le travail de pionnier et d'éducateur que nous nous assignons par l'édition de notre journal. Enfin nous revoyons le jour ! Pour les sincères et les audacieux c'est là l'essentiel. Il est bien entendu que nous comptons poursuivre énergique-ment la ligne de conduite que s'est efforcé de suivre notre prédécesseur L'Emancipateur. Etant catégoriquement ennemi des partis politiques comme des organisations ouvrières se basant sur le principe d'autorité, c'est-à-dire concevant une société où une minorité commande à une grande masse, nous déclarons être résolus à combattre sincèrement, sans haine mesquine et sans basse envie, mais implacablement quand même, ces différentes écoles autoritaires, y compris le parti social-démocrate, surtout dans ses chefs, parce que prônant la nécessité de l'autorité dans les relations sociales. Nous nous promettons de poursuivre la défense et la vulgarisation de la philosophie anarchiste au point de vue communiste-révolutionnaire.Nous nous occuperons des organisations ouvrières comme fait économique, découlant fatalement de l'antagonisme des classes, de la lutte entre exploiteurs et exploités, sans exagération, ni pour ajouter ni retrancher à leur importance et leur influence dans la vie sociale. Avec plaisir nous enregistrerons leurs progrès, mais nous nous réservons de critiquer leur étroitesse de vue, si nous les voyons s'enliser dans le corporatisme, en y apposant notre manière de voir. Persuadés que la philosophie anarchiste-communiste-révolutionnaire contemporaine est assez soucieuse de la liberté individuelle de l'être au sein de la société, nous jugeons devoir éviter de tomber dans l'outrancede l'individualisme, de la religion, de « l'homme fort » et du paradoxal « individu » avant tout. Nous pensons que l'homme, être sociable par excellence, a besoin du concours de ses semblables pour vivre en liberté et en progrès, c'est pourquoi nous nous proposons de préconiser la solidarité pour l'entente entre les êtres humains et de leur bien persuader que la conception de leurs droits de bien-être et de liberté doit se limiter à la satisfaction des mêmes besoins chez leurs voisins. Dans notre action générale nous comptons tenir compte de tout ce qui est humain concernant l'évolution de l'humanité entière, sans scinder la question sociale, comme ont trop de tendance à le faire les partis politiques et les groupements ouvriers. Ainsi par exemple, nous pensons que l'éducation de l'enfancecomme celles des masses adultes, la pro pagande nettement antimilitariste, même contre les armées nouvelles, chères aux socialistes et démocrates; les luttes revendicatrices du prolétariat manuel et intellectuel; les assauts à livrer aux gouvernants et dirigeants de toute école, la suppression des frontières; la fraternité des nations et des races de toute couleur et enfin à côté des améliorations immédiates à conquérir de haute lutte la poursuite sans défaillance ni écart de la réalisation de notre idéal de Justice, de Bien-Etre et de Liberté, nous pensons que tout cela se tient, s'enchaîne,forme les différents anneaux d'une même chaîne que l'on ne peut scinder sans erreur grave. Nous comptons, enfin, sur les forces vitales du peuple pour nous aider à détruire, par la voie révolutionnaire, l'état de choses désordonné actuei et la reconstitution des rouages sociaux sur des bases communistes, mais sans tomber dans l'excès d'un ouvriérisme mesquin en flattant tous les préjugés qui pourrissent la simplicité de la mentalité ouvrière. Voilà la tâche que nous nous sommes imposée. Il est inutile d'insister auprès des camarades sur la nécessité et l'urgence de leur appui matériel et moral pour nous seconder dans notre travail. Nous avons fait revivre l'œuvre, à eux de nous aider à l'alimenter. L'Emancipateur. La valeur de la Pratique Syndicale L'édition en brochures, par «La Vie Ouvrière» des articles deBakounine,sur la politique de l'internationale, remet en discussion la question de l'importance que nous devons accorder au Syndicalisme. Pour les syndicalistes (purs) —qu'on me permette ce qualificatif qui n'a rien de désobligeant — la pratique syndicale doit amener fatalement les travailleurs à une conception révolutionnaire. Ils font leurs, ces déclarations de Bakounine : Les fondateurs de l'Association internationale des travailleurs ont agi avec d'autant plus de sagesse en évitant de poser des principes politiques et philosophiques comme base de cette association, et en ne lui donnant "1 d'abord pour unique fonderaient que la lutte exclusivement économique du travail contre ls capital qu'ils avaient la certitude que, du moment qu'un ouvrier met le pied sur ce terrain, du moment que, prenant confiance dans son droit aussi "bien que dans la force numérique de sa classe ; il s'engage avec ses compagnons de travail dans une lutte solidaire contre l'exploitation bourgeoise, il sera nécessairement amené, par la force même des choses, et par le développement de cette lutte à reconnaître bientôt tous les principes politiques, socialistes et philosophiques de l'Internationnale, principes qui ne sont rien, en effet, que la juste expression de son point de départ, de son but. Pour les anarchistes que nous sommes, une telle foi, une semblable conception, sont pour le moins trop simplistes. Certes, nous vo,ulons bien admettre que l'ouvrier, isolé et partant faible qui s'unit à ses camarades de travail dans le but d'améliorer son sort,accomplit une action révolutionnaire, car ces premières batailles devront nécessairement se mener sur le terrain de la lutte des classes, c'est à dire contre le patron qui l'exploite. Mais s'ensuit-il par là qu'une semblable action doive se continuer? Nous le voudrions mais hélas ! les faits nous démontrent le contraire.Après quelques grèves, patrons et ouvriers s'aperçoivent vite qu'ils ont plus d'intérêt à se ménager qu'à se combattre, c'est alors la signature de contrat collectif qui est, à n'en pas pas douter, un gage de paix pour les deux parties, avec toutefois le ménagement des intérêts des contractants. C'est ensuite, quand la concurrence n'intervient pas, l'acquisition de hauts salaires aux dépens du consommateur, c'est aussi le monopole du métier avec la réglementation de l'apprentissage. Et qu'on ne crie pas à l'exagération, qu'on jette un regard sur les organisations américaines et l'on sera fixé. Qu'on voie aussi, plus près de nous, la besogne des diamantaires anversois, ils ont eu cependant leur période héroïque, ils ont du lutter ardemment pour arracher des meilleures conditions d'existence, ils ont tombé pourtant dans le plus étroit corporatisme. L'apprentissage du métier par les seuls fils d'ouvriers en donne la mesure. Nous pourrions ainsi multiplier les exemples, montrer l'absence de conception révolutionnaire chez les travailleurs anglais malgré leur gros demi siècle de pratique syndicale, mais à quoi bon, la vie est pleine de faits en faveur de notre thèse et la moindre observation les fait découvrir. Il est possible pourtant d'éviter cette déviation, comme pous l'avons dit plus haut, quand les ouvriers s'unissent et se groupent c'est dabord contre leurs patrons qu'ils doivent lutter, pour améliorer leur sort. A nous de profiter de cet antagonisme, pour leur infuser notre conception de société sans maître, pour leur montrer le rôle néfaste du patronat au point de vue production pour annihiler, enfin, l'atmos- Quatrième Année — N° 1 5 Centimes le numéro l*r Mars 1914 mmrmmmimiiminirmmranÊÊiiKmmmKwmimirwnÊmrm7nmairrwa,r,rtÊir^<r^frrrmr'^fram,w",rwsrmrTTaarrn--v-rtmmmrmuM im 11 i un—mm—wiim 1 » m m.i11 i—iiin« i ^iMiiin<naiÉ»»i»Mw i -^i i ■■ mim n ■

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Dit item is een uitgave in de reeks L'émancipateur: organe communiste, anarchiste, révolutionnaire behorende tot de categorie Anarchistische pers. Uitgegeven in Liège van 1910 tot 1914.

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