La Belgique: journal Belge, indépendant: organe de la section Suisse de la ligue des patriotes de Belgique

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19 november 1916
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s.n. 1916, 19 November. La Belgique: journal Belge, indépendant: organe de la section Suisse de la ligue des patriotes de Belgique. Geraadpleegd op 20 juni 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/154dn4105b/
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Première année — N° 6 Le Numéro lO centimes Du Dimanche 19 an Samedi 25 Novembre 1916 LA BELGIQUE JOURNAL. BELGE, INDÉPENDANT PARAISSANT A GENÈVE TOUS LES DIMANCHES ORGANE DE LA SECTION SUISSE DE LA LIGUE DES PATRIOTES DE BELGIQUE RÉDA*Ct/o*.«t ADMINISTRATION : Imprimerie UNIOf^l, 23, Rue Kléberg, Genève PUBLICITÉ A*U BUREAÛ DU JOURNAL £ 'Union fait la Torce — Sendracbt maakt 9$acbt abonnements : Suisse, 1 an Fr. 5.— Etranger, [Fr. 8.— ihnnnpmpnt Ha nnnnaaande ! Pr. 10.— Vive la Reine ! Les échos de la fête du Roi Albert résonnent, encore vibrants, au cœur des Belges, que les voici amenés à nouveau à offrir aujourd'hui leurs hommages à Leur douce Reine-Elisabeth. Cette fête Elle la célèbre comme nous loin de Sa grande famille, tous les enfants de la Belgique étant dispersés. Les uns restés au pays, sous le joug des oppresseurs, les autres arrachés de force à celui-ci et conduits aux travaux forcés chez l'ennemi ; enfin les exilés mais libres, ceux qui à l'étranger ont au moins la satisfaction de pouvoir exprimer sans crainte leurs sentiments. Aussi, nous saisissons cette occasion pour manifester à Notre héroïque petite Reine notre admiration, noire attachement et notre dévouement. Nous Lui présentons nos vœux les plus sincères de bonheur ; d'un bonheur prochain, car en ce moment, Elle, la bonté même, souffre au milieu de tant de larmes et de sang. C'est avec confiance que nous attendons J» jour de Ja délivrance pour notre chère Belgique où, dans l'exubérance d'une joie sans pareille, tout un peuple, rentré dans ses foyers, acclamera Celle qui, dans le malheur, fut le modèle des reines, Celle qui nous donnât f exemple de la dignité, de l'énergie et de la tendresse la plus délicate. Vive mille fois la Reine Elisabeth de Belgique ! Charles A. Nottebaeht ATAVISME Aux siècles passés, lorsque nos commu-niers soutinrent contre la domination étrangère les luttes inoubliables qui sauvèrent les libertés en Flandre, c'était l'amour profond du sol natal qui animait nos ancêtres, mais toute l'histoire des Communes nous enseigne que cet amour était avant tout un patriotisme communal, patriotisme de clocher, et il nous faut arriver aux temps modernes pour voir le sentiment de la Patrie s'élargir, s'amplifier et s'épanouir enfin, réunissant sous les plis d'un même drapeau les enfants de toutes «os provinces, pour fonder la Nation Belge, une et indivisible. Cet esprit de clocher qui semblerait avoir disparu aujourd'hui, nous a cependant laissé, par atavisme, des traces profondes et ce qui fut une vertu autrefois, est presqu'un défaut aujourd'hui, qu'il n'y a plus de Comté de Flandre, plus d'Evêché de Liège ni de Duché de Bouillon, mais une Belgique unique, notre Mère à tous. Cet esprit de clocher est presqu'un défaut, en ce sens qu'il nous pousse par tempérament, à diviser nos forces, au lieu de les coordonner, alors que cependant, tous nous luttons pour la défense d'une même cause. Voyons ! Nous sommes en Suisse une poignée de Belges et pas un de nous, mais pas un seul ne veut autre chose que la libération du territoire, la punition de l'envahisseur parjure et sanguinaire, la restauration de la Belgique dans la plénitude de ses droits et de ses libertés. Cet idéal commun semblerait devoir nous unir : hélas chacun de nous a un système qui lui est propre, une panacée à vanter, une association à soutenir ou une idée à défendre, dont rien ne peut le faire démordre.Et pourtant, si une société chorale peut poursuivre en parfait accord avec une fanfare, un programme quelconque commun à toutes deux, pourquoi une société mutualiste belge, qui pratique la mutualité, une œuvre belge de propagande, qui fait de la propagande, une association commerciale belge, se dédiant aux affaires, une société belge de philanthropie, dont le but humanitaire est bien déterminé, une union de patriotes belges, qui est patriote et rien de plus, ne pourraient-elles unir leurs efforts, alors que toutes ont des aspirations communes mais des attributions distinctes ? Tout simplement, parce que, par atavisme, tous, nous avons l'esprit de clocher. Nos intentions, à tous, /sont tellement bonnes que nous ne pouvons nous convaincre que d'autres ont d'aussi bonnes intentions que nous-mêmes et chacun de nous a la certitude de pouvoir faire mieux que son prochain, ce qui fait que, de la division de nos travaux, résulte leur stérilité relative. Chers compatriotes, voulez-vous oublier votre clocher particulier pour ne vous souvenir que de notre grand clocher national, voulez-vous vous tendre la main les uns aux autres, voulez-vous vous concerter et tenter d'harmoniser vos efforts, voulez vous, •Tff&i, ;3Guï parodier un met -qui fil fortune, réaliser l'unité du front belge, en Suisse ? Que vous le «désiriez», nous en sommes convaincus, et si réellement vous le «voulez». dites-le nous donc ! Nous ne vous demanderons pas de venir à nous, non ! C'est nous qui viendrons vers vous, et les deux mains tendues. Jacques Sourvais. ••• •••••• .•••. •••„.*} iifi it K:\r' z':\r'"' ' ' ' V; : :;H? »;># BELGES Abonnez-vous à " La Selgique" vous ferez œuvre de patriotisme et d'union. :u v.vV'-C-"'!- {•s çj;?' *:;:*•!?!•*"* Z:i'S VANITAS! En lisant l'histoire des Romains, on est frappé de voir qu'un servile imitateur, Guillaume court de bras, a surgi et cherche à imiter leurs exemples. L'empire romain n'avait pour bornes que l'Euphrate et le Tigre ; on colonisait avec les vétérans et l'on transplantait des populations entières pour garder l'empire du monde. Les Allemands «alleMânner» gens de toutes sortes, fidèles l'esprit de leur race, emmènent dans leur pays les Belges résistant à l'esprit de conquête, trop heureux si la miséricorde boche leur laisse la vie en leur prenant leur bien. Guillaume, court de bras, doit appeler cela hâter la marche de l'esprit, travailler pour le progrès et la gravitation de l'esprit humain vers des destinées supérieures. En Pologne, le patronage allemand déguise la domination réelle des armes ; c'est pour dresser une phalange de Polonais devant les Russes que les Teutons proclament un roi de Pologne. Polonais, garderez-vous au prix de votre sang vos biens et un semblant de liberté ! Le Christ n'a pas sauvé le monde pour créer des fils de servitude, envoyés, comme l'enfant d'Agar," pour peupler le désert. Le genre humain ne doit pas être transforme en victimes des tyrans modernes, alors que les mondes fermés de l'Orient s'ouvrent aux chrétiens... Sucée jusqu'au sang par la cupidité allemande, la Belgique résiste comme ses pères ont résisté autrefois aux légions de César ; les sentiments d'honneur et de justice sont vivants dans l'âme belge : or peut les comprimer pour un temps, mai: jamais les anéantir... Les dieux de la Germanie, disait Tacite. se cachent dans les ténèbres des forêts ! Faites comme eux, Germains, e; allez compter les clous d'Hindenbourg er songeant aux héros de l'Yser et de Verdur qui continuent de vous braver ! Germains, vous ne ferez jamais la conquête du monde. R. Capt de la Falconnière. \ La «oiiuelie flrmee neige Le Roi et ses Soldats Sous ce titre, le Daily Mail du 26 octobre 1916 a publié un article où son correspondant de guerre bien connu, F.-A. Me Kenzie, qui vient de visiter le front belge fait part de l'impression excellente qu'i en a rapportée. Voici la partie essentielle de son étude. Que font les Belges actuellement? Pourquoi entendons-nousparler si peu ; pour ne pas dire jamais, de leur armée: Qu'est devenue cette année? Telles sont les questions que beaucoui de personnes posent depuis quelque temps Pour pouvoir leur répondre, j'ai visité les lignes de nos Alliés et j'ai parcouru île terrain depuis Boesinghe, au Nord d'Ypres où leur armée se soude à l'armée britannique, jusqu'à la mer du Nord. J'ai constaté l'existence d'une armée belge nouvelle d'une puissante force de réserve pour les Alliés, attendant impatiemment l'heure o£ elle pourra se porter en avant. Les quelques milliers de soldats qui onl survécu à la retraite d'Anvers et à la bataille de l'Yser se sont transformés en une armée de jeunes hommes conduits par des officiers aguerris et bien équipés; cette armée est munie de nombreux canons de tous calibres. Elle constitue une force remarquable d'infanterie et de cavalerie, disposant d'une réserve s'accroissant constamment et destinée à combler les vides du rang. A la tête de l'armée se trouve le Roi Albert en personne. Je l'ai rencontré parmi ses hommes, soldat parmi des soldats, vêtu du simple uniforme de général et accompagné d'un seul aide de camp, surveillant, organisant, partageant la vie de ses soldats dans les tranchées et dans les cantonnements. Il n'e$t pas possible de voir sans émotion ce monarque, parcourant de tranchée en tranchée le petit morceau de son territoire qui lui reste encore, conservant l'air étrangement jeune et gai malgré tout. Ceux qui prétendent qu'il a beaucoup vieilli pendant ces deux dernières années ne sont pas bien renseignés. Actif, confiant et simple? il s'est attaché le cœur de ses soldats, aujourd'hui plus que jamais. Comparons l'armée belge d'aujourd'hui à celle que j'ai vue lors de ma visite d'il y a deux ans. A cette époque, les débris de l'armée comprenaient tous les soldats qui ayant réussi à s'échapper d'Anvers, se battaient avec le courage du désespoir pour sauver la dernière ligne de défense belge. En arrière, vers Calais et Dunkerque, étaient réunis des quantités innombrables de blessés et d'invalides* revêtus de haillons, souillés de boue, spectacle tragique ; s'il en fut! Les villes étaient bondées de ; blessés et de réfugiés. Des invalides, à peine capables de se traîner, enterraient les morts pour éviter les épidémies. Quarante mille soldats épuisés, répartis d'abord sur un front de 36 kilomètres, s'étaient accrochés aux rives du canal dé l'Yser et à quelques villes dévastées, pour arrêter f l'avance de 150,000 Allemands victorieux. ; Leurs uniformes étaient d'un autre âge; leurs canons, étaient inférieurs en portée à ceux de l'ennemi et fatigués; leurs munitions étaient insuffisantes. L'artillerie et la cavalerie françaises volèrent au se-t cours des Belges, mais ceux-ci n'avaient ! pas attendu leur arrivée pour briser la force de l'offensive allemande. J'y étais et je parle en connaissance de cause. L'Angleterre, absorbée dans les combats qui se déroulaient alors autour d'Ypres, ne s'est pas rendu compte à ce moment — et je doute qu'elle s'en rende compte aujourd'hui — de ce que les Belges ont fait à la bataille de l'Yser. S'ils avaient échoué, toute la splendide bravoure des soldats de French eût été dépensée en vain, car notre position eût été tournée. Quand l'armée belge sortit de cette bataille, son infanterie était réduite à 32,000 hommes ; la moitié des émanons qu'elle avait pu sauver des autres champs de bataille étaient momentanément hors de service. En se heurtant à la grande machine de guerre allemande, la petite armée belge avait failli être écrasé par elle. Cela se passait hier. Mais aujourd'hui, que se passe-t-il? La situation est changée. 1 Après la victoire de l'Yser, on entreprit immédiatement l'œuvre de réorganisation et, en deux ans, l'armée a été réédifiée suide nouvelles bases. Les uniformes disparates ont disparu pour faire place à l'universel khaki, — le khaki relevé de ces petits ornements que les Belges affectionnent. L'habillement et la chaussure sont de bonne qualité; les casques d'acier sont recouverts d'étoffe khaki. Les masques protecteurs contre les gaz sont, à mon avis, bien supérieurs à ceux qui étaient en usage chez nos soldats la dernière fois que je les ai vus. La simplicité de vie et la gaieté du caractère sont les notes caractéristiques de cette nouvelle armée. Aujourd'hui j'ai déjeuné avec l'Etat-Major d'une division. Tous les officiers avaient pris place autour d'une longue table toute simple, que le général présidait en père de famille. La salle à manger était la simplicité même, les mets d'une frugalité de soldat; une atmosphère de gaieté flottait cependant dans la salle. Plus tard, dans l'après-midi, tandis que je me promenais derrière les tranchées, j'ai entendu partout des voix qui chantaient. Ces chants s'élevaient de la troupe rassemblée après la besogne terminée. Presque tous les simples soldats ont de vingt à trente ans. Il fallait des hommes à la Belgique. Un grand nombre de ceux qui avaient pris part à la bataille de l'Yser n'y avaient échappé que dans un triste état. Les nouvelles recrues furent obtenues en décrétant le service obligatoire pour les jeunes Belges habitant la France et l'Angleterre et par la pression de l'opinion publique. L'homme dont les fils vivaient en sécurité à l'étranger n'était pas loin d'être considéré comme un traître. En même temps que l'on recrutait des troupes fraîches, l'on réédifiait les organismes destinés à fournir à l'armée les équipements et les munitions nécessaires. Les Français ne fournirent pas seulement à la Belgique une nouvelle résidence au Havre pour son Gouvernement, mais ils lui cédèrent encore des étendues considérables de terrain dans le Nord. A Ca-

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