La chronique: gazette quotidienne

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s.n. 1914, 22 Juni. La chronique: gazette quotidienne. Geraadpleegd op 21 augustus 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/xk84j0cs1j/
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LÀ CHRONIQUE ^ BUREAUX S et 7, Qtlcrie^^u Roi (Passago;Saint-Eubert) BRUXELLES gazette qtj otidienne V TÉLÉPHONES ** v Administration: N* '7'®81 fi '■ : Rédaction : N* 1408 * ABONNEMENTS : FONDATEUR : RÉDACTEUR EN CHEF : ANNONCES : 4« pase : 30 cent. la petite ligne. — Réclames (après les spectacles), 1 fr, 1s ligne. — Faits-dirers (corps), 3 !r. Bkotbixss : 'Jê francs par an ; — 6 francs pour six mois ; — 3 francs pour trois mois. . , nrCDlVU I J)» nnriVVI? la ligne etfaits-diTcrs (fin), 2 fr. la ««ne. - Nécrolopes : 2 Ir. la ligne. - On ne garantit pas les dates d'insertion. La Provincb. ■ 15 francs par an; — 7 fr. 50 pour six mois; — 3 fr. 75 pour trois mois. VlCtOF (ÎC 13 IlLiODAiri JC<131 U AilUfil\lil!i La publicité commerciale est exclusivement reçue k l'Agcnce-Réclame Godts,2, place de la Bourse, à Bruxelles. Téléph. A. 3J99 Tous pays cte l'union postale, 30 fr. par an. — Hollande et Grand-Duché de Luxembourg, 20 fr. par an. La publicité financière, les petites annonces et les nécrologies sont reçues aux bureaux du Journal, S et 7, Galerie du Roi. lia " Cliroïip „ errai OE COPENHAGUE. I Depuis l'origine de nos congrès de press H il y a de cela une vingtaine dtauiées -HDinu avons connu des -hospitalités diverses Rien tous les coins de l'iEunope; nous gardon: H[!(■ souvenir de réceptions les .plus flatteuse: ■ dont nous fûmes l'objet à Paris et à Londres ■ ù Viorne et à Berlin, à Rome el à Lisbonne Il 6 Stockholm, ù Buda-pesl, à Berne, ù Bar B/leaux, à Trieste (il ne m'appartient pas di ■ papier d'Anvers et de Liège). | :11 nous restait à expérimenter l'-hospita llité danoise, — et je me plais à reconnaltr- ■ qu'elle dépasse non seulement tout ce qui ■nous avons vu jusqu'ici, niais encore tou ■ ce qu'il était possible d'imaginer. 1 Nous demeurons étonnés de ces manifesta ■ lions, étonnés surtout de leur caractère di ■ simplicité touchante unie à une extrême cor ■dialité, et de la part que la population entière H y prend, .sans distinction de rang ni de classe * * * I Je regrette en ce moment l'obligation of ■ je une trou-vie, au milieu du .tourbillon un ,pei: ■ vertigineux où nous «omîmes entraînés, d< ■ jetier sur le papier quelques impressions ra- ■ pides; en ■vérité, le spectacle auquel nous H assistons mériterait davantage. Il fallait ve-11 : ici pour ressentir quelque chose d'origi Huai, à la fois émotionnant et réconfortant. A ■ la suite de cette promenade en Danemark, || nous allons être forcés de modérer notre pes ■ simisme, de reconnaître que l'humanité peut Meapérer des jours meilleurs... Ces foules de ■ toaves gens, hommes et femmes, jeunes el ■ vieux, qui nous accueillent le sourire aux lè- ■ vres, nous saluant, nous acclamant, font ■ tournoyer en l'air chapeaux et mouchoirs, ■ constituent un spectalcie d'où se dégage une ■ telle sympathie qu'il est difficile de n'en pas E Être ému. | Déjà, lorsque nous reçûmes les invitations, H un défais nous avait frappés : aux associa- ■ (ions de presse danoises, organisatrices du ■ Congrès, la population entière s'était jointe, ■ en la personne de ses plus notaMes reipré- ■ sentants, — soit une centaine de signatai- ■ res, réunis en comité spécial, pour contri- ■ faer à la réce-plion qu'on mous préparait. ■ Ce sont les hôtes du Danemark que nous ■sommes en ce moment, et l'on a tenu à nous ■ exprimer cela tout d'aibord de la façon la plus ■ nette et la plus explicite. Jamais nous n'a- ■ .viens été l'objet d'une teille attention. Mais ce ■ qui est (plus remarquable encore, c'est la H façon charanante dont elle se manifeste et ■ l'unanimité .qu'y apportent les manifestants. H II semble que le mot d'ordre ait été donné H d'un bout du pays à l'autre, dans les villes ■ comme dans les campagnes,' pour nous mé- ■ nager partout le mémo accueil cordial. I Et le ciel lui-même s'est associé à cette H joie plénière en nous donnant, des jours en- ■ soleillés : il commencèrent dès l'instant où ■ bous posâmes le pied sur le joli bateau, da- ■ mois, gâtaient pajvoisé, qui nous attendait à ■ iVv'amanunile. Jusque-®, nous avions voyagé ■ Si .travers brumes, pluies et bourrasques ; ■ nous avions laissé Anvers trempé et trouvé H t'filbo de fort méchante humeur, visité Ham- ■ ftofiqg sous les averses M Lubeck dans le ■ Iroatllard. Brusquement, le soleil a reparu, I s'est établi solidement; il a l'air de ne plus ■ vouloir nous quitter; il illumine le menveil-| Icux Sund et ses rivages exquis, dont les Da- ■ lois comme les Suédois ont joliment raison I (l'être fiers.. * * * I Ce détroit du Sund qui s'ouvre au voyageur ■ arrivant du Nord, à l'issue du Cattégat, est ■ (l'un caractère unique. et d'une incompara-| ible beauté, surtout par les temps calmes aux ■ heures crépusculaires. Le feuillage sombre ■ des forêts qui le bordent, le chapelet de v il - ■ las égrénées le long de sa rive, au milieu des I wndures et des fleurs, jusqu'à l'entrée de I Ja capitale, lui font un cadre délicieux, et la ■ grande plaque de ses ondes, étalée verts les ■ rives suédoises, piquée de voiles blanches ■ pareilles à des oiseaux aquatiques, apparaît ■ inondée d'une lumière douce, qui donne au ■ tableau un asipect et un charme poétiques très I particuliers. | Le vieux château de Kromborg s'y pré-| sente tout d'abord comme une sentinelle I avancée, avec ses architectures Renaissance, I ses flèches et ses combles vert-de-grisés, la I ceinture de ses bastions garnis de canons dé-| sonnais inoffensifs. C'est Elseneur, la cité | légendaire. 1.1 est difficile de ne point y évo-| que,r l'ombre d'Hamlet.Et, justement, comme | le bateau qui nous y conduisit l'autre jour | approoha.it du. débarcadère, les silhouettes de | deux soldats, sur la terrasse, se dessinèrent | à point pour réaliser les personnages de la | première scène; un moment, nous crûmes | entendra des fragments du dialogue stookes-| peurieri, apportés par la brise... La -- vieille | taupe » e:tiarrimant sous terre le long de la | terrasse d'E-lse-neur allait surgir à. nos yeux, ■ lorsque le bateau stoppa, et nous fûmes aus-| sitôt distraits de nos rêves classiques par là | réalité présente, traduite de diverses Sacons | aussi pé-remptoires, aussi impérieuses les I «nés que les autres : le verbe tonitruant de | notre ami Sehweitser, de Benlin, remerciant, | au nom du Congrès, la Compagnie Est-.\dr:a-| tique Danoise. La gracieuse et large récep-| 'ion à bord du luxueux paquebot Seelahdia, | 6 moteur Diesel, le plus .perfectionné qui soit | aujourd'hui; — d'autre part les jeunes filles | en toiSettes claires, qui nous attendaient à | 'a descente, les mains pleines de roses desti-| née» à fleurir nos boutonnières. Kromborg reçut notre visite; sn grande | cour intérieure, environnée d'anchiiectiires | dos XVI» et XVII0 siècles, s'emplit un ins-| tant de cette animation tumultueuse que I trois cents journalistes réunis ne peuvent se I défendre d'apporter aux endroits les plus I Paisibles d'ordinaire. Et l'on alla jusque pénétrer dans les ca veaux où le héros légendaire Ilolgar Danske I — celui qui a passé dans l'épopée carfovin-I gienne sous le nom d'Ogier le .Danois — dort son sommeil, tell l'empereur Barbe-rousse, que Heine nous a montré dans la montagne du Kyffhœuser. Comme un Frédéric Barbe-; rousse, la tradition populaire a donné l'im- - mortalité à Holger Danske; comme lui, il est , assis, casque en tête, son épée nue allongée ( sur les genoux, dans l'ombre du caveau pro-> fond, attendant l'heure... Quelle heure ?... Il , n'y a plus aujourd'hui de raison d'attendre : i le Danemark, c'est du moins ce qui nous a - paru, a trouvé sa voie et est en train d'ac-: complir noblement sa destinée... Lève-toi, vieux; rentre ton épée au fourreau et va- - t-en prendre un repos définitif! Les pavillons i rouges à croix blanche flottent joyeusement i partout sur le sol patriail; ils sont le symbole, - je pense, d'un progrès moral et d'une prospérité matérielle auxquels il serait fort inop- ■ porlun, pour ne pas dire plus, de vouloir : substituer autre chose. Ogier le Danois peut • dormir tranquille. *** J'aurais tant d'autres choses à noter encore! Mails, je le répète, tout s'oppose, en ce moment, à l'exercice que nous appelons en notre langage professionnel « faire de la copie ». Je tiens cependant à dire que MaJrnû nous réclama, dès le second jour du congrès, et que nous nous rendîmes à. son invitation. /MallmO est ta ville suédoise qui se présente de l'autre côté du Sund, en face de Copenhague. J'y passai il y a dix-sept ans; c'était alors une modeste cité maritime. Je viens de retrouver une ville de plus de cent mille habitants et ù laquelle l'exposition actuelle, qui s'étale dans un large site, va donner un essor nouveau. C'est à l'occasion de cette exposition régionale, réunissant les .produits de tous les pays riverains de la Baltique, par conséquent des plus intéressante, que les Suédois nous ont invités à passer une journée chez eux. Il est superflu d'ajouter que leur hospitalité a rivalisé de cordialité, de charme et de largesse avec celle des Danois. Jean d'ARDENNE. iEfêSJS FAITS, PROPOS MUS REVOLUTION II laid retenir de l'espèce de révolution, qui {il d'une partie de l'Italie une république pendant que l'autre partie demeurait un royaume que les coups d'Etal de .ee, genre sont encore possibles, si invraisemblables qu'ils paraissent. Certes, tapi dans son bureau, M. le gouvernement proteste, et, en e//ef, il peut entendre ce qui se passe à lous les points du pays; il peut transmettre ses ordres et sa volonté, mobiliser l'année et luire charger les canons, ce sans autre effort que d'employer le téléphone. Il n'a pus même, je suppose, à escalader cet obstacle lormidable et charmant qu'on nomme la demoiselle du téléphone. Ainsi outillé, M. le gouvernement peint ban-guetter, parader, parler à vide, toaster, s'empanacher. Il n'a pas à Être sur le qui-vive comme une sentinelle en pays hostile, puisque toute clameur dangereuse viendra l'atteindre à la seconde, lût-elle poussée au fond d'une mine,ou. sur un sommet neigeux,provoquant immédiatement sa décision répressive cl péremploire. M. le gouvernement, c'est une grosse araignée au cœur d'une toile aux [ils tendus et sensibles. Seulement, il arrive — il arrivera — que la récolte coupe les fils. L'outillage moderne est d'au-Umi plus délicat qu'il est plus perfectionné.L'amateur de catastrophes a beau jeu au itenvps de l'électricité et des locomotives. Le moindre geste, et ça y est. Le mécanisme social est jarnsé. La. révolte est maîtresse. Il faut pourtant dire que la■ révolte s'est, jusqu'ici, montrée hésitante. Il n'y eut que Bonnol et ses amis qui lurent des hommes de progrès. Les autres, révoltés au benilice d'une idée ou pour de l'argent, ne mirent pas encore la main sur le grand levier. La révolte de la \nomagna n'est qu'un essai, mais qui déterminera peui-élre des imitateurs. Un jour, un capitaine de Kœpcnik s'installera au. bureau d'un clw{ de gouvernement, après avoir enfermé ce elisf dans une armoire, et là il organisera la révolution. 'Amusant roman à écrire, mais peut-être laut-tt se hâter, si l'on ne veut être devancé par les laits. BOB. > < Au jour le jour La politique .v„ Un journal catlialique s'indigne qu'on jtëTi! m prête >i au gouvernement des pro-l\. jets d'emprunt, d'augmentation des ' tarifs de transports, etc. .On ne prête qu'aux riches, pourtant, — c'es'I-à-dire, en l'espèce, ù un gouvernement endetté qui n'en est pas à son premier ex pédient .pour tâcher de masquer son marasme , financier. i Donc, notre confrère s'indigne. Car il voit ; Ki, do la part de l'opposition, une manœuvre électorale. Déjà! On voit que, de pareils i coups, nos adversaires — à en juger par le i dessein dont ils nous soupçonnent —- ont ac- < couturaé de les préparer longtemps à l'a- ' vance! 1 La manœuvre — d'après notre confrère — ' 3a voici : « certes, toutes ces intentions sont 1 gratuitement prêtées au cabinet. L'avenir 1 le montrera. Mais le coup est porté.Et. quand les électeurs demanderont des explications aux .mandataires des partis d'opposition, ceux-ci leur répondront : « Ces projets exis | taient, mais, grâce à nous, on n'a pas osé t les réaliser! » , Que nos adversaires se rassurent : nos pro- ( pagandistes auront encore quelques autre?!] arguments à leur servir! N'empêche que celui-là les chiffonne. Eth l'article dont nous parlons se termine comme suit : Le truc est grossier, dira-t-on. Assurément. Mais l'expérience a démontré que les trucs les plus grossiers étaient ceux qui réussissaient le mieux, parce qu'ou ne se dormait pas la peine de les dévoiler. ■Nous sommes heureux d'enregistrer cet aveu. On n'est jamais si bien jugé que par soi-même. Et la déclaration est précieuse, venant id'un représentant .de ceux qui ont u fait » les élections de 1912 en remplaçant toute discussion politique par les noms de Bonnot et de Garnier. petite chronique Regards en arrière S0 juin;1£10. — X10 «dirigeable « Zeppelin "VM « transporte treize passagers de Friedriclisliafen à iDusseMoitf. <S=^D La santé morale. iLfis braves ig.ens qui .110 peuvent comprendre l'engouement de notre époque pour 'les sports, e't _qui déplorent la disparition de ces générations « d'inteUlectue'Ls » dont tous les pays ont ipflus ou moins .pâti, feraient bien, >par ces beaux dimanches, de se rendre à (quelqu'une des plaines ou des dial'Ls. où s>e disputent les grandes épreuves ■cyclistes. Ils y verraient une fou'Le ardente et attentive, grisée de soileil -et d'air vil, passionnée pour rénerigiejl.a volonté, la force inte'lilig-ente. Ils entendraient 1-es -tonnerres d'applaudissements, des clameurs joyeuses, qui .saluent les traits d'a'dr-esse, lUiabileté victorieuse, «Le courage obstiné,la réussite «'du meilleur homme». •Ils y entendraient commenter, par cette (foule anonyme, avec plus de vigueur et de sens qu'on «ne de lait aux tribunes publiques, les saines idées qui sont à la base du succès d'une nation ; île goût ide vaincre, la volonté 'de persévérer, l'amour d'une loyauté un peu brutale, mais simple et virile. Ça leur ferait peut-être avouer que les ~ports reœipCacent iivaotageusement lot café, la passion électorale, les vagues rêveries philosophiques, fl'6 dédain de l'action ! <5=^> L'appréciation de Herr Professor. Un professeur allemand vient 'de publier une 'étude dont le « XX0 /Siècle •» reproduit un passage -savoureux. Ce professeur, «dont .nous n'avons pas retenu le nom, -n'est -pas M. Max Nordau. Mais il pourrait l'être sans difficulté, ainsi qu'en Re verra par ses appréciations. (D'après ilui, par crainte d'être accusé .depan-'germanisme, le Fiaman'd évite tout rapprochement avec les Mlemands. Par contre, le Wallon se sent essentiellement Français, estime ila France sa vraie patrie, et demande l'annexion de la Wallonie à lia France ! iLe « XXe Siècle » proteste contre ces généralisations et ees ibillevesées. Et il prie, en fort ibons ternies, le docteur alUlemamd -de se mêler ide 'ce qui le regarde. Excellente inspiration — un peu tardive peut-être... Car si notre confrère ide droite, et quelques autres qui pensent comme lui, ne manifestaient pas ià tout 'bout de 'champ — tout en s'en défendant — une galilophobie poussée jusqu'à la manie, ils ne favoriseraient pas fl'écflosion de pareifliPes attaques, dont une réprobation même énergique n'arrive pas toujours à annihiler tout l'effet. -Purisme.* Les puristes les moins excessifs seraient en droit de s'effarou!ciher. Voici -ce .qu'ils ont pu lire 'dans île « 'Peuple » de dimanche, à propos des éboullements de Paris : Sans doute, entre les services de l'électricité, du gaz, du téléphone, de l'air comprimé, des eaux et des égouts, il semble qu'on doive relever une interindépendance qui témoigne d'une périlleuse anarchie administrative-. L'interinidépen'dance entre des services... Dépendance est bien. Tnterindépendance, tout en se 'justiffrant, nous pla-ît moins. Mais l'inter-indépendamee — même avec la saveur additionnelle des italiques — idépasse un peu notre S'oût de modernisme. iH est vrai que, .le même jour, «le « Patriote », pour se maintenir à lia hauteur, parlait, en première colonne, ides « carbonarios » ! Le^marchantJ do poteries. ■Sur quelle image a-t-on vu ces gens-là? Ils font partie .de l'humanité pittoresque qui comprend les petits Savoyards, les chasseurs de chamois suisses, les brigands de Calibre, les cabaJlilerôs espagnols, etc. Bis ont le teint basané et les cheveux noirs, ils sont vêtus d'une blouse bleue et coiffés l'un «bonnet léger. Ainsi ils conduisent un joli petit âne, un âne gracieux, à pattes de jazeflle, .un âne montagnard, — si nous osons lire : un âne qui a l'air si intelligent, qu'il :loit certainement savoir calculer comme les ihevaux d'Eiberfel'd. L'âne porte un bât, auquel sont suspendus Jeux paniers. lis contiennent des vases poreux en terré rouge. Il paraît que -l'eau y jarde une fraîcheur de source. Le marchand, :jui est Basque, offre sa maraha.ndise aux passants. En vend-# ? On ne sait pas I Ce qui est certain, c'est que l'homme, la ïiarohan'dise et l'âne mettent dans nos rues prises on 11e .sait quelle touche ide lumière du Midi, et comme un reflet des terres classiques dû règne le soleil. Superstition. Il est convenu que le théâtre est le refuge des dus tenaces superstitions, le dernier salon où 'on tremble devant la chose où le mot portant guigne. De tous ces mots, il n'y en avait pas de plus nenaçant que ceux de corde et ficelle : les ser->ents les plus fascinatcurs ne valaient pas une orde, au dire des gens de théâtre. Pour éviter e mauvais œil de cette corde (ce devait être m, nœud), les machinistes étaient chargés de aire payer une amende à tous ceux qui pro-îonçaient les mots dangereux sur le « pla-eau », lisez le plancher de la scène. 11 était en-endu que l'on disait fil... Or, les électriciens ont trouvé que leur tra-rail devenait presque impossible avec ces... mérilités. Ils ont conquis le droit d'appeler les hoses par lew'nom. Ceci, qui est une petite évolution non de palais, mais de coulisse, se lécida au Théâtre Sarah Bernardt. Chose urieuse, c'est, sinon à ce théâtre même, au noins dans le théâtre où jouait la grande tragédienne, que Jean Lorrain, dans un de ses omans, place une épisode où cette superstition est mise en scène. Il s'agit du roman le « Tréteau », dans lequel le grand prosateur, si méconnu par sa propre faute, pour sa manie de se diffamer, combat les légendes qui, un instant, voulurent rendre ridicule ou odieuse la grande artiste. (r==^> Un joli calcul. iDans un endroit très «éffiôgaiit de Bruxelles. 11 y a des Tziganes, un «danseur argentin et des danseuses. Comme c'est l'après-midi, on prend du thé et du café, -par petites tables. A l'urne d'elles se trouve un couple remarquable ètle, mince, élancée, le Iront haut et l'air intelligent; ilui, très chic, fumant sa cigarette avec une grâce nonchalante. EUe défend les suffragettes. Il proteste avec énergie. —-Enifi.nl s'écrie-t-e3ile impatientée, c'est ridicule. m y a beaucoup plus de femmes que d'hommes. Or, ces femmes en trop, elle doivent vivre... — Ma chère, réplique l'autre, c'est un argument .qu'on m'a déjà servi mîLle ifois. Mais, o'serais-je l'avouer, je n'y crois pas... — Et pourquoi ? — C'est que je n'ai jamais pu avoir une .femme pour moi tout seul. Plus de ifemmes que d'hommes... Alors comment explique-tu qu'au théâtre, dans le roman et dans la vie, la moindre midinette a, au -moins, trois amants, sans compter les soupirants, les lais-sés-pour-compte, les oubliés et les disparus... L'orchestre couvrant la voix des personnages, .il est impossible de saisir la suite. C'est dommage ! <5=^9 Histoires de perroquets. Avez-ivous lu l'histoire de .ce perroquet dont lia voix mit en fuite des bandits, qui dévalisaient et ipeut-être allaient assassiner une femme ? A cette liistoire-Uà, nous en préférons une autre que nous entendîmes conter un jour en un savoureux bruxellois par une jeune femme aussi 'charmante que spirituelile. Force nous est mallheureusement de la traduire en français. « Un marchand avait coutume de venir demander iquotidiennament à .une .vieiMe femme : — N'avez-vous pas besoin de charbon ? Le icas »éohéant, to. vieille répondait : — Oui, apportez-m'en un sac. La bonne femme avait un perroquet... Un jour qu'il vint du charbon sans qu'elile -en eut commandé, le porteur assura iqu'on lui avait crié : « Oui, apportez-m'en un sac. » 'C'était le perroquet qui avait ifait la commande.Pendant que, pour île punir, sa maîtresse l'enfermait dans la ca-v.e, son chien s'empara du ibi;fteli, -qu'elle avait déposé sur la taible. Furie us e, eCle 1 ' envoy a .rej o.i ndre le perro q uet. Lors l'oiseau aurait dit mélancoliiqueirnent à son compagnon de captivité : « Avez-vous aussi commandé un sac de charbon ? » L'enfant et la cuve. Il y ,a un problème auquel tout le monde ne sait pas répondre, mais que tout le monde connaît. C'est le problème du chou, de la chèvre et du loup. Le -plus petit enfant sait que la chèvre a envie de manger le chou, et que le loup veut se jeter sur la chèvre. 'Mais il y a des choses tout aussi simples qui sont moins connues. Ainsi, ouvrez votre journal, à fia .rubrique Faits-Divers. Une fois par semaine, au moins, vous y lirez ceci : « Un enfant ébouillanté. — Une ménagère, » ayant dû s'absenter, commit, l'imprudence •» de 'laisser son fiJts (ou sa fillette) âgée de » G ans, en présence d'une cuve de savonnée » IbouiKlante... Le pauvre gosse est mort à l'hô-» pilai!, après avoir enduré d'atroces souffran-• ces... ! » -Le phénomène n'est pas encore expliqué. Mais ce qui -est sûr, prouvé, archiprouvé, c'est que les mioches, abandonnés en face d'une cuv-e d'eau bouillante, .finissent toujours par y tomber. Alors? Eh bien! alors il faudrait inventer une devinette .comme celle du « Loup, de la chèvre et du chou ». « lUn enfant est seul. Sa maman est sortie. A un pas de Oui, il y a une cuve remplie d'eau bo uillanta, Q u 'arrive-t-il ? R. L'enfant y tombe et meurt dans d'atroces souffrances. ,» Cette devinette il «faudrait la faire -réciter tous les jours à haute voix, à l'école. Alors on obtiendrait peut-être une génération de fillettes qui n'oseraient même pas abandonner leur poupée à proximité d'un, aussi redoutable voisinage. Nouvelles à la raain IM'oniia ie de singe. •Une charmante doctoresse reçoit la visite d'un client qui a, jusqu'ici négligé de lui .payer ses honoraires. Elle le lui rappelle avec courtoisie. — Ah! -madame^répond le malade, pardonnez. -moi. Mais, quand je vous vois, j'oublie tout! LE VICINAL C'est un petit train sans prétention, Un. gentil petit train bien sage, Qui semble n'avoir d'autre mission Que d'égayer le paysage. Il siffle, il démarre, on le voit glisser, Pomponné de volutes blanches; A peine s'il daigne un peu se presser Les jours de foire et les dimanches. Ilumble trimardeur en pays perdus, Si loin des grandes capitales, Il 11e connaît pas les ponts suspendus, Ni les gares monumentales. Ni les longs tunnels, noirs épouvantails, Où s'engouffre soudain la route, Tandis qu'ébranlé au fracas des rails, Effrayamment sonne leur voûte... C'est dans l'herbe, lui, qu'il prend ses ébats, C'est à terrain plat qu'il zigzague, Se montrant ici, se cachant là-bas, Telle une couleuvre qui vague. A son sort modeste il est résigné; Il Va de bourgade en bourgade. Satisfait le soir, quand il a gagné L'ultime arrêfde sa balade, De se retrouver au « Cornet d'argent » Où la femme de l'aubergiste, Hébé plantureuse à l'œil engagent Verse à boire à son machiniste. ¥OLICHE. LA VIIAMIL!! i-'OUVERTURE DU SALON DES ARTS DECORATIFS. — LE GOUT DES BRUXELLOIS POUR L'AMEUBLEMENT. — INTERIEURS RICHES. — LE LUXE MODERNE. — TRANSFORMATIONS DE LA VIE. — UNE EPOQUE ENDETTEE iQueH que soit l'inférèt du Salon, et Dieu me garde de méco'nnaibre l'Intérêt d'un su-ion! la 'foule, la grande .l'oule n'y venait guère. G'/esl un peu loin, le Cinquantenaire. El puis, ill ifaut avouer que 1-a peinluire d'aujourd'hui devient tellement hermétique que l'on peut comprendre à la rigueur les bonnes gens qui préfèrent aux salons sérieux fa Zwanze Exhibition. Mais je parierais que depuis que la Section d'art décoratif est ouverte, on visitera beaucoup plus l'ensemble de l'Exposition. iL'art décoratif, cela intéresse directement l'aimeublement, la maison. Or, les Belges, en général, et les Bruxellois, en particulier, ont la passion de l'ameublement. 'On voit dans la province française des gens a.isés, même riches, continuer de vivre dans la maison paternelle sans y rien changer, se contenter de vieux meubles sans style, d'une » salle » où l'on n'a .pas songé à pccouvirir l'ancien carreau d'un plancher, et ne -pas rêver d'autre conforta-bile que celui1 du fauteuil Voltaire. J'ai vu, dans certaines petites villes, dans certains villages du Centre et de l'Est, des iami-Iles de '-vieille .bourgeoisie ou de petite noblesse, très raffinées, très instruites, très au courant de la pensée contemporaine, s'accommoder très bien d'un intérieur rustique qui, d'ailleurs, n'était ni sans charme ni sans pittoresque, mais -dont la négligence apparente et la très réelle vieillerie eussent exaspéré nos ménagères passionnées de confort moderne. En Belgique, cela n'existe pas. Dès qu'un Belge a fait fortune, ou simplement conquis l'aisance, i'1 isonge d» abord à. se donner toutes les commodités d'une maison bien montée et ensuite toutes les apparences du luxe moderne. /Les .'maisons nouvelles, à Bruxelles, sont toutes de -petits palais ou de petits hôted's en (réduction. Parfois, le luxe sent un peu la camelote, mais il y a toujours du .luxe, et l'étranger qui visiterait certains quartiers neufs de Bruxelles «aurait l'impression qu'il est dans une des villes les plus riches de L'Eur-qpe, ce ten quoi il n'aurait peut-être pas tout à fait tort, car on s'est beaucoup enrichi à Bruxelles depuis vingt ans. .Gela contribue, du reste, à y faire .régner la vie chère. *** Depuis quelque dix ans, le prix .de la vie a augmenté d'un bon tiers à Bruxelles,et notre bonne ville, qui .était jadis le paradis des petits, rendons,' me tandera pas, .pour peu que cela continue, à' devenir aussi chère que n'imparte quelle capitale européenne. Tant mieux, disent les économistes. L'augmentation des prix est un signe de prospérité. C'est, quand il y .a beaucoup d'argent dans un .pays que la valeur des choses augmente. II est vrai. Mais il y a un moment de transition .qui est difficile à passer, et qui ne laisse pas que de jeter quelque trouble dans la .vie sociale. .C'est ce moment-là que nous ( raiversons. Tout coûte plus cher qu'autrefois; tout, les logements, le .pain, la viande, le combustible, Iles voitures, les théâtres, tout coûte plus clier, et nous avons de plus en .plus besoin de choses chères. Un Parisien de mes amis, rentrant au pays, ajprès trois ans de séjour aux colonies, était confondu de l'augmenta-lion du luxe en un si court laips de temps. : à Bruxelles, c'est plus frappant encore. Les gens âgés, ceux qui ont cennu la bonne ville brabançonne d'il y a trente ans, avec ses lues paisibles, ses bons vieux cabarets d'habitués, la ivie large et confortable, mais simple et populaire, de sa bourgeoisie, n'en reviennent -pas. iNon seulement ,1e décor change, mais aussi et surtout les habitudes, la vie môme, et .cela avec une rapidité déconcertante. Des ijeunes ménages, dont les pa.re.nis lurent toujours servis par une seule bonne, - la il II 1... », ont une - maison « complète : cuisinière, iei-mie de chambre, volet de chambre; dés 'bonnes gens qui, naguère^ ne connaissaient lia " voiture de remise que dans de grandes occasions, quatre ou cinq fois par an, se - fendent » d'.une magnifique auto; pas une réunion .de faimîllle, pas une sauterie ■de jeunes gens qui ne s'agrémente d'un buffet somptueux, où le Champagne remplace l'honnête vin chaud de nos pères. /Et du haut en bas de l'échelle, c'est la même chose. J'ai entendu d'aimables bourgeoises se -plaindre avec amertume de ce que leurs servantes, les jours de sortie, fussent, aussi, sinon .plus élégantes qu'elles-mêmes, ce qui, .pour une aimable bourgeoise, est le signe le iplus redoutable des progrès de la démagogie. Or, tous les éléments d.e ce luxe, .devenu indispensable aux générations nouvelles, coûtent le double de ce qu'ils coûtaient autrefois, et devant tant d'éclat, on ne peut s'empêcher de se .poser une question : d'où vient l'argent? Il est vrai qu'on en gagne )p.tus qu'autrefois. On travaille plus, le .pays est prospère, et il en est peu, en Europe, où l'on fasse produire davantage aux capitaux. Mais, la proportion est loin d'être exacte, et l'on dépense beaucoup plus d'argent qu'on n'en gagne. Alors que fait-on? C'est bien simple. On s'endette. Une dette formidable, une dette beaucoup plus forte que ne le l'ut jamais la 'dette romaine, pèse sur toute la. société contemporaine : .les Etats sont endettés, les industries sont endettées, les particuliers sont Endettés. Tous, nous vivons sur l'avenir, creusant un trou, pour en combler un autre. .La notion du crédit, assurément, est une admirable .invention : .c'est le fondement de nos civilisations industrielles, et rien n est plus -légitime que de répartir les charges des grandes entreprises auxquelles ^ nous nous consacrons sur les générations a venir. Mais si les Etats -peuvent, s'adjuger un crédit à roeu près illimité, si les sociétés industrie',les, raisonnablement constituées, peuvent légitimement escompterl'aivenir, il nen est pas de même dés particuliers. Or, les particuliers font exactement, de même. •Non seulement ils n'économisent plus, non seulement ils dépensent leurs revenus, mais ils s'endettent. Ifcsh '. les enfants pourront toujours renoncer à la succession ! *** A certain point de vue, cette façon de vivre, qui devient de -plus en plus générale, o(!re quelques avantages généraux : plus l'argent circule, plus il produit. Un père quij dépense tout ce qu'il gagne, ou (plus qu'il ne gagne, restitue plus sûrement à la communauté sociale les biens qu'il a acquis que ne pourrait le faire n'importe quel impôt sur les successions. Seulement, cette imprévoyance universelle .contribue â former una sorte d'imimense prolétariat bourgeois, qui constitue une classe sociale nouvelle extrêmement dangereuse. Des jeunes gens qui ont été élevés dami l'aisance, sinon 'dans le .luxe, se trouvent! tout à .coup privés de ressources par la mort du chef -de l'amillle. S'ils ne sont .pas solidement armés ,pour la lutte économique, ils' tomberont rapidement à te plus basse misère. S'ils n'ont pas une forte santé morale et- intellectuelle, ils échoueront dans cette sinistre plèbe des villes qui fait de son,^ immoralité une vengeance contre la société où' «Me n'a pas su s'encadrer, à moins que, grûce à leur industrie, ils n'arrivent à vivre d'expédients. * * * Dans une grande ville, le nombre des gens' qui vivent d'expédients, c'est-à-dire qui n'ont pas de métier -défini, mais qui font « des affaires », a quoique chose de fabuleux. Or, les .affaires, les affaires qui n'ont pas d'autre nom, sont rarement d'honnêtes affaires. -Elles n'ont d'autre excuse que d'être plus ou ,moins pratiquées par tout le monde. Da temps en temps, un scandale éclate. C'est un Panama, c'est l'histoire des liquidations,, c'est l'affaire Krupp, ice sont certaines affaires .belges. Les eoiijpa.Hles sont des gens' d'affaires, qui n'ont pas ou de chance, 011 qui ont manqué de tact. Ils n'ont pas agi très différemment des gens honorables que l'on voit tous les jours, car l'immoralité financière et commerciale est telle qu'elle commence à prendre l'aspect d'une moraine nouvelle. Elle est inévitable : c'est la rançon d<» -1a. vie intense et de la vie chère, dont môme les gouvernements les plus religieux -contribuent '.à .répandre les habitudes par " ""i'- Le Résultat des Éteins Ce document quasi-officiel sera d'un vif intérêt pour nos lecteurs, qui pourront le rapprocher des chiffres donnés par nous dès le lendemain du scrutin. Le -secrétariat général du conseil national dii «Parti libéral a tenu à déterminer la situation électorale ides divers partis. 11 s'est servi dans-cette étude des télégrammes officiels pour les élections de cette année et, pour 1912, de la statistique .publiée, dans le bulletin du ministère de. l'intérieur, après .la vérification des pouvoirs des députés. On peut donc dire que les données sont strictement offici-eUles. IPour ïfaire une comparaison exacte entre le dernier scrutin et ceUui de 1912, il a fallu examiner de près le caractère de chacune des listes, et surtout celui des listes dissidentes. H s'est arrêté aux conclusions suivantes : LE DERNIER SCRUTIN Pour les élections de 1912 et 1914, il faut comprendre parmi îles forteg -antigouvernementales iles démocrates chrétiens qui ont lutté en affirmant nettement leur 'hostilité au ministère, ou qui se sont présentés comme candidats de ila Chnstene Volksparty. GeHle-ci, ainsi que son nom l'indique, constitue un parti séparé.Toutefois, et .peut-être par un excès de scrupule, Hes voix de lia (liste flamingante et démocratique chrétienne de l'arrondissement de Gand n'ont pas été portées à l'actif d€' l'opposition en 1914 (4,119 voix), -pas plus qu'en 1912 (2,6-te voix), parce .que lia (lutta a surtout été menée sur -le terrain de la question des 8an-gues.Iil n'a pas été tenu -compte de ces listes. Pour 1912. — Il n'a pas .été tenu compte des 4,080 voix d'une -liste -de détaillants dans l'arrondissement d'Anvers. Les'310 voix d'une liste Ilib.éraile de l'arrondissement de Malines ont été ajoutées aux voix antigouvernementales, tout comme les 579 voix de la iliste socialiste dissidente de l'arrondissement de Qhaileroi et lès 856 voix de lia liste socialiste dissidente de l'arrondissement de Tournai. Les 11,485 v-oix de 'la liste de \1. Cousot ont été ajoutées aux forces gouvernementales, bien qu'elles aient «été exprimées par des électeurs qui sont loin d'approuver la politique minis-térieflile.11 n'a pas été tenu compte des voix de deux listes dissidentes de l'arrondissement d'Alost, parce qu'elles avaient un caractère fantaisiste (130 + 175 = 305 vqkx). LES DEMOCRATES CHRET8EN5 -Pour 1914. — lil n'a -pas été tenu compte des deux (listes de candidats fantaisistes de l'arrondissement de Liège (442 + 1,534). Les 611 voix Ide dissidents socialistes de IVirrondisse-ment de Veiriviers ont été ajoutées ù. celles de fl'opposition, et il en est de -même des 1,441 voix des dissidents socialistes de (l'arrondissement de Gand. .Les 1,786 voix de la liste dissidente de l'arrondissement de Saint-Nicolas ont été attribuées au parti clérical, bien que l'on soit fondé à soutenir que les deux cinquièmes auraient voté pour les libéraux, si cette liste n'avait pas été déposée, et bien que beaucoup de ces .voix soient daensistes. Cela dit, voici comment peuvent être fixées fies forces des partis, à la suite du dernier scrutin. : Partis antigouvernementaux . . 755,894 voix. Parti clérical 572,592 « Majorité antigouvernementale . 183,302 voix; iComme en 1912, les cléricaux ont obtenu dans l'autre moitié du pays . . 750,279Voix, et les antigouvernementaux . . 572,586 » !a -majorité -gouvernementale fut ide 177,693 voix. Dans le pays entier, la minorité antigouvernementale est donc de : 183,302 — 177,693 = 5,609 voix. De 1912 à 1914, on peut constate* un recul ciêrical de 15,077 voix dans la Flandre orientale, 5,541 voix dans le Limbourg, •4.S29 voix dans la province de Liège, 453 voix dans le Hainaut. 25,900 voix. On peut constater un gain antigouvernemental de : 25,383 voix dans la Flandre orientale, S,453 voix dans le Limbourg, 12,030 voix dans la province de Liège, 16,111 voix dans le Hainaut. 61,977 voix. L'avance antigouvernementale dans ces qua- I Lundi 2£5£juïn 1914: — Edition 1*«C CINQ CENTIMES LE NUMERO POUR TOUTE LrA5 BELGIQUE - année. ivo îeo

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