La dernière heure

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s.n. 1914, 09 Juli. La dernière heure. Geraadpleegd op 20 augustus 2018, op https://hetarchief.be/nl/pid/tb0xp6wt5c/
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BUREAUX 9, RUE ST-PIERRE A BRUXELLES Ouverts de 9 à 5 1/2 Les jours fériés de 10 à midi lies annonces et réclames sont reçues aux bureaux du journal et à l'A G-EN CE HAVAS, 8, place des Martyrs, 8 (1" étag-e) à Bruxelles. La Dernière Heure T TT PTTTC r.UAWn TmTKWAT RFr ,IT T TT MTFT1Y RF.KSEIGNÉ N* 190 NEUVIÈME ANNÉE JEUDI 9 JILLET 1914 CINQ CENTIMES »- ~ SEUL JOURNAL BELGE ayant fait contrôler et certifier par experts comptables assermentés près des tribunaux, les tirages quotidiens et moyens de ses numéros payants. Constat : PAR JOUR : 125,922 NUMÉROS DANS QUELQUES JOUF UN NOUVEAU FEUILLETC PARIS ET LONDRE Un certain étonnement s'est pandu clans Pans à l'annonce c î'universilé de Londres ouvrait l'usage des étudiants étrangers, cours nouveau, au programme, effet, assez étonnant : Le but cet enseignement sera d'appren aùx étrangers à devenir Ang (sic), entendez par là : à deve aussi bien élevé qu'un Anglais, i c'est de bonne éducation et non naturalisation qu'il s'agit. Les dépêches de Londres aj tant qu'à ce cours, qui s'ouvrir; 13 juillet, étaient déjà inscrits jeunes gens, et non seulement Slaves, des Scandinaves ou des £ siliens, mais aussi des Italiens, Allemands et des Français, l'ét nement de Paris s'est nuancé d soupçon d'aigreur. Les Franc prétendent n'avoir à recevoir leçons d'éducation de personne. — Hé quoi? me disait un chrc queur du boulevard. Est-ce qu spii'ituel gentilhomme de chez n ne vaut pas n'importe quel rc gentleman de Londres? Après ai pris là bas nos costumes mascul: va-t-il encore falloir faire ve d'outre-Manche nos façons de p ser et de parler, voire d'éternue de se moucher? Nous n'avons 1 de même pas attendu d'avoir professeurs anglais pour sai parler aux dames et nous condi en société. Au XVII0 siècle, qu; nous possédions déjà l'hôtel Rambouillet, où donc était la p tesse britannique? Elle roulait s les tables, avec ses lords saouls vin de Porto! Je lui répondis : — Oui... Mais, depuis Rambo let, êtes-vous sûrs d'avoir toujo progressé? On ne peut nier que sage du tub, du smoking et W.-C. vous soit venu d'Anglete J'entends bien : Vous êtes p alertes, plus vibrants et plus ai r --1- sans uîM<eu Se fâissër-aîTer et désinvolture. Pourtant, si vou ajoutiez un majeur souci du di rum et un soupçon de « tenue glaise », croyez-vous que v baisseriez dans l'estime de l'i vers civilisé? Pour avoir ainsi parlé, je me : vu traité d'angloinane par cert; Parisiens irréductibles, entre très par . le charmant dessinai montmartrois, A. Willette, ■ m'envoie ce matin le joli billet .voici : « Quoi? Nos enfants sont éh par des bonnes anglaises, qui n gent à la table des patrons, tai que la bonne, la paysanne l'i çaise a croûte » à la cuisine. 1 tard, ces enfants sont envoyés Angleterre... Toutes nos enseij sont en langue anglaise, et n parler est saturé de mots angla Un roi d'Angleterre a sa stati Paris, et une autre, en pyjama, la Côte-d'Azur, à côté rie son guste mère,.. Nos livraisons : encombrées de romans an}, d'une puérilité louchante... etc. Que faut-il encore...? Nous < .vertir à l'anglicanisme? Cord ment vôtre — A. Willette. » Ciel! Je n'en demande pas 1 Mais enfin, par profession, j'as: aux séances du Palais-Bourbor voici qu'un voyage à Londres permis de visiter la Chambre Communes. Qu'ai-je vu? Un trasto absolu. Autant les social français se montrent bruyant cyniques dans leurs propos, au là-bas j'avais de peine à distin; les Travaillistes ou les Irlan (qui forment pourtant une op] tion irréductible) des ducs les gourmés de la Chambre des Le Aux deux Chambres du Parler britannique, même silence, m déférence. Mêmes jaquettes n< et mômes chapeaux hauts-de-fo Sur la fraîche terrasse de V minster, devant la Tamise qui c à tleur de quai, chaque soir, cinq heures, ces honorables r nent le thé avec des invités ou invitées. La- table où goût; Lloyd George ou M. John Bt ne le cède en rien, pour la co tion, à celles où l'on me mon lord Lansdowne ou lord Lon derry. Qu'ils rentrent en séance, et les banquettes de cuir rouge, U tel gentleman se lèvera, parlei sa place, sans éclat de voix. Lf nist.e interpellé se lèvera pou répondre, avec la politesse q aurait dans un cercle de bon A Paris, le vacarme, l'injure poings tendus, les faces en si les bouches hurlantes, avei Deschanel sonnant le tocsi Londres, une assemblée de ge men pensifs, qui parlent be qui écoutent. A intelligences égales, leque 'deux Parlements fera la meil besogne? Maurice de Walef 33 LA SITUATION :S RESTE GRAVE A DURAZZO 'N Durazzo, mercredi. — Par radio-télégramme. — La journée d'aujourd'hui n'a 1 —^ apporté aucun changement dans la situation, laquelle est généralement consi- , dérée d'une façon pessimiste. La nouvelle de^ la chute de Coritza n'est pas confirmée. Aehmed-bey-Mati s'est retiré sans com- S battre de Kruja, dans le territoire de Mati, parce que, déclare-t-il, il ne peut se fier à ses troupes. , D'après des nouvelles de Fieri, Belt-1 e" tasch-Zakrain organise la résistance avec [lie 900 hommes contre les catholiques re-( à belles venant des environs de Derveni. un Assaillis par des rebelles, environ 800 en habitants de cette région se sont enfuis , dans les forêts situées sur les rives de ue ia rjvière Mati et sont exposés aux pires lire privations. aïs Dans les cercles de Durazzo on s'occu-nir pe de venir en aide à ces malheureux. ^ai> Hier sont arrivés, venant de Kossovo, J , 100 hommes. On s'attend à la venue de ae groupes plus considérable®. Dans le camp des rebelles, à Shiak, QU_ ont lieu actuellement des pourparlers au L je sujet de la mise en liberté des employés ~ d'une société d'exploitation forestière cou française, qui ont été faits prisonniers des à Ischma, par les rebelles, il y a quel-Iré- P.wes jours. — Havas. rlnc AU CONCOURS DE GYMNASTIQUE DE LUXEMBOURG L'équipe d'élite belge se rendant au terrain, oùlle a été l'objet de la sympathie générale on- ^ :™ LE TOUR DE FRANCE ENTRE DANS UNE PHASE DIC1SIVE t A L'ASSAUT DES COLS PYRÉNÉENS S DE BAYONNE A LUCHON, 326 KILOMÈTRES en- DE JOLIES SAUTES D'ALTITUDES : ? et out BAYONNE : 0 mètre C0L Du JOURMALET : 2, 2 mètres oi' "f! ;„182 mètres COL D'ASPIN : 1,497 mètre] nie COL D AUB1SQUE : 1,748 métrés pcvpjrçnimnp wc n l"d COL DE TORTES : 1,650 mètres : f 5 met es 011- COL DE SOULOR : 1.5S0 mètres LUCHON : 630 mètres 3dc DEUX BELGES : LAMBOT ET PH. THYS, GALOPENT PAR DESSUS fauT LE LOT UUii i —— - plus Au-dessus: Deman, Lambot, Baumler et Vandenberghe donnant la chass ' c's; après Hostens. Au-dessous : le peloton de tete dans la foret de La Bouheyr ème La première chose dont s'inquiétèren lires coureurs et suiveurs, cette nuit, lors ■ m» qu'à l'heure où les honnetes gens, ordi nairevnent, vont se coucher, les garçon: '"est- d'hôtels vinrent les arracher au soin 0ll]e meil, ce fut de s'enquérir du temps ça: c'est aujourd'hui, pour la grande bataill. V0IS ■ va sc iivr€rï Un element de tout pre ren- J,ier ordre; la lune bril'.e d'un éclat san: Clés pareil dans un ciel sans nuage. M cett- ■ j\[ simple constatation met tout le mond* d'humeur charmante. rns> \ minut et demi, lorsque nous arrivon: Tec- place de la Liberté, les sportsmen d< trait Rayonne l'encombrent tout entiere, biei rinn- décidé? à s'en aller coucher lorsque seu lement les « Tours » seront partis A la Brasserie Schmidt, ou les ofiiciel sur viennent de s'installer, c'est la cohue Henri Alavoine, Hostalier et Tiberghiei , apposent les premiers leur parapne su a la feuille du contrôle. Les autres suiven : mi- sans trop se faire prier. Des quatre r llli vingt-quatre arrivants à Bayonne, ui ,,'nn seul ne se présente pas, c est Lachaise il reste donc quatre-vingt-trois concui rents qualifiés; ce sont : Jfrs LES PARTANTS , V.' COUREURS « CROUPES » ' V 1 Bujsse Marcel. Eecloo: 2 Buysse Imclel n- A Eèoloo; 3. Défrayé Odile Bumbœk: 4 D«na nllp- BeokBèm; 5 Itossius. Eetinne; 7. Mottia , BoafAonlx: 9. Faber François. Colombes: 1 S et Garrigou Gustave, Pantin; 1 des i a,T fer| ieure les; 17. Lambot Firmin. Marcinelle; 18. Péli sier Henri. Parie; 19 HeuPfchem Tx>uis. Bel sart; 20 Baumler Marcel. Courbevoie; fit 21. PetitrBreton Boulogne: 72 Girardeng Novi-Ligure; 23. Luguet, Bordeaux; 22. Co; , tesini, Milan; 26. Degy, Versailles; 27. Dubo Rouen; 28. Trousselier, Pans; . 31. Brocco Maurice Paris; 32 uodivn Marcel. Versailles; 3o Monapf-r, Colombe i 34. Cruchon, Paris; 35 Kippert. Nancy ; 3 Tiberghien, Wattrelos; 37 Engel Louis. C ' 1 lombes; 38. Ernest-Paul. Colombes; 39. Peti jean Louis. Gonrieux- 40 Charron Ch., P 4i. Devroye Henri. Mons-Crotteux; 42. Bc ' garello, Turin; 48. Kirkham. Melbourne; 4 5 Munro, Melbourne; 50. Vandenberghe I ; Eoulers; ■ .. c„ T, 51. Spiessens Alphonse. Malines; 5Z nard Edouard. Neuilly; 54. Paeol-i, Atalant; 55. Nempon Jules, Calais ; 57. Bertarel 5 Milan; 58. Lignon. Choisy-le-Roi; 59. Harqu< » Paris: 69 Erba. Milan; 65. Lapize Octave. Vîlliers-sur-Marne; f 1 Monseur, Couillet; 67. Vugé, Paris; 68. Vc - schoore, Moorslede, 70. Scieur, Florennes; 71 Coomans, Herstal. 3 COUREURS « ISOLES » 104. Alavoino Henri, Versailles; 106. Henni 1 ger Eugène. Genève; 108. Eabuisson Charl< r Chalais; 110. Alnini Louis, Nice; t 111. Mathieu Camille. Béziers; 113. Ch.. La Chaux-dc-Fonds; 114. llottie Marc-* Paris; 116. Rivière Alcide, Grandville; 1. 1 Guyon Emile. Genè%^; a 124. Deloffre. Le Cateau; 125. Neffatti A " Leiy3ÎU°Hcètaliér, Rouen; 135. Cottrel, Pari 138. Leclerc Henri, Tribardieu; 141 Allard Henri. Glabais-le7.-Genapp 151. Botte Camille. Esninoin -z-Binche: 1; Desantboine Florent. Carmères; 154. Iv raerts Pierre. Bruxelles; 155. Morel Serapn. Paris ; 160. Caravaglia. Milan; i. 161. Cuchetti. Turin; 16a. Neboux, Par n 169. Delafaille Jean. Bruxelles; 173 Tuytten Julien, Ostende; 174. CassK ). Joseph. Bruxelles; 179. Spinelli, Livourne; .i 193. Dejonghe Albert, Middelkerke; 197. Pi j tesi Octave, Antignano. LE DÉPART En un peloton toujours imposant, suivis de nombreux autos, à 2 heures ]: les coureurs quittent la place de la i berte, traversent lflrue Bernède et 1 av< nue Bonnat, poun arriver sur les allé( de Palniy, où ils j sont rangés en bc ordre; un dernier appel et, à trois heurt exactement, le signal du départ leur e. donné pour les premiers assauts aux co 1 pyrénéens. EU SUIVANT LA COURSE si;; t. il faira'ai tiîfs uii sujierbe cla d lmio et. la i-oiite,est d'excellent mac dam. Pourtant, sans tarder beaucou dans un raidillon ;l pic, plusieurs « is lés » perdent contsi-.t, mais il n'y a e core rien de fait, car, le sommet atteir ils donnent la chasse et la plupart d'e tre < u\ parviennciii à combler leur i ta r< I. I Kviîraert- fait me embardée, s'éta mais se relève iinnediatement, ressan en - .!e et recolle, iii aussi, au pelote Faber « crève ». puis c'est Mottu tous detix îvparentjen vitesse et rèvie nent tri s vite au gjoupe de leaders. l/<^ so'.eil se lève radieux et, sous n yeux éblouis, se Croulent des par: ramas merveilleux voici Cambo et superbe propriété l'Edmond Rostac entourée d'un parc ouflu, que nous le gepns un instant; puis, continuant emprunter la route!d'Espagne, nous : trouvons la Nive jux Ilots impétuei GIRARDENGCj ABANDONNE Mais ce pays de rêve est fatal a ( rardengo; au pont 4'Eyharce (39 kilon très), un vira/.- m 1 pris fait que, te à coup il s'étale t reste étendu; c voitures s'arrêtent un de ses comi triotes s'inquiète; 1 Italien, sérieuseme blessé aux jambe.' n'est plus en <V de continuer et i pleure, oar, en instant, tous ses e noirs s'en sont ail le voici forcé d'ab ndonner la cours( On le recueille t ut en larmes à bc d'un des autos ju qu'au prochain p trôle. Après il'avoir pl s compté qu'une s xaût&ine d'homiiu <; le peloton de t à présent se coi pose à nouveau Miixant' -'jtiinze co rèurs, qui, Faber commandement, fissent à Saînt-Je, Pied-de-Port (cont ôle fixe — 51 lomètres), cité p i ï oresque. qui se r sent de la proxinité de l'Espagne qui semble écrasé au pied des moi: 11 est 5 heures 20, lorsque les c reurs y arrivent e un peloton comp ramassé sur lui-u"me, prenant to la largeur de la oie. L'ESCALADE LU COL D'OSQUI: MARCEL BUYS E SE DISTINGL C'est que, niai'tenant, chacun " tient sur ses gard s, chacun se prép au premier a -au . Il commence à 2 Just-lbaré (74 kiSmètres); c'est le d'Osquis, dans le uel se livre tout suite la première empoignade bien c rieuse. Pendant cinq ce its mètres, la mon 'r est extrêmement dure, pour se fa par la suite, mùns terrible. Mai Buysse est au commandement ; c t- assez dire que h lutte, tout de su l~ est ardente ; sou ses roues, qu'acti r- nent des bielles puissantes, la ro 9. fuit rapidement c les meilleurs son l'ouvrage. o- Naturellement, il y a des victin t; des lâchés: bien ivant que le somi :[• du col ne soit al eint, nombre de c reurs rétrograden ; nous notons les h 6 dicapés dans l'or re où ils perdent c r" tact d'avec le gre ; du peloton; ce s< Mathieu, Rivière, Héninger, Morel, i nelli, Hostalier, (uchetti, Vugé, Rab son, Trousselier ui-même, et puis n- tit-Breton, puis encore Ed. Léoni îS' Cruchon, Cottrel, Allard, Dumont, A nt ni, Rottié, Deloffi i, Desanthoine, Fal *1. Henri Alavoine. I orgarello et Lug.ue :3, Petit-Breton, L onard, Cruchon et ; li, sieurs « isolés » p irviennent, ceçend; à rejoindre le grcjipe de tête, grâce £ e; valeureux efforts. e; Marcel Buysse,; fougueusement, < >2* cute démarrage sur démarrage; il f e" même par s'en t, 1er tout seul, à pi n* dre une centain de mètres d'avai s; et il passe bon | remier au faîte d( première montai le. (Voir su te en page 2.) I VOYEZ EN PAGE 7 LA DROL RIE DU JOUR l n LE SECRET DE M. LEVIE EST-IL POUR LA REVISION ? IL MAINTIENT LA DIVISION L DES CLÉRICAUX SES RÉCRIMINATIONS LA M0RALE_DE L'HISTOIRE p I La « Ligue démocratique > de c< l! Charleroi s'est réunie, dimanche, c ÏT^i sous la présidence de M. Levie, éj H?'! qui, à cette occasion, à prononcé a un discours. L'ancien ministre des finances n'a pas n cru devoir épiloguer sur la portée géné- t: raie des dernières élections, ni affirmer q le point de vue particulier de la démo- s cratie qu'il représente en face de ceux de MM. Woeste, Verhaegen et Debro- r que ville. II a laissé, notamment, dans un mys- j tère complet ses opinions concernant la j réforme électorale. c Faut-il en conclure que M. Levie a ] gardé les préférences affichées jadis pour \ l'égalité politique, ou bien qu'il a changé ^ d'avis à ce sujet? M. Levie a son secret; I - la « Ligue démocratique » a son mystère. \ Dans ces conditions, ce n'est assuré- < ment pas faire un procls de tendance à l'ancien ministre des finances, que de j conclure qu'il ne professe, à l'égard de la 1 réforme électorale, qu'un enthousiasme relatif. Il a peut-être encore la foi, mais la foi sans les œuvres certainement, et I l'on peut même dire la foi sans la pro- , fession de foi. M. Levie est, à cet égard, d'une prudence qui frise la défection. En effet, la seule raison qui pourrait inciter un homme comme lui à mettre momentanément ses opinions en poche, est le désir de ne pas diviser son parti; or, précisément, le discours de M. Levie montre qu'il ne craint rien de pareil. Il est, au contraire, consacré à l'affirmation et au maintien d'un dualisme dans le parti clérical. Si nous en croyons l'organe des adversaires cléricaux de M. Levie, celui-ci aurait fait l'historique des divisions cléricales à Charleroi; il aurait regretté que la quatrième candidature n'eût pas été accordée à un membre de la Ligue aux dernières élections, et, enfin, il aurait repoussé les offres d'union qui lui étaient faites par l'Association cléricale de l'endroit.Ces incidents sont à retenir; ils mon-trent qu'à Charleroi, comme à Saint-Ni-;s colas, comme à Alost, comme à Gand, les n éléments avancés du parti clérical sont ;s dupés par les conservateurs, qu'ils le sa-st vent et protestent. ls Malheureusement pour eux, toutes leurs protestations resteront sans effet, tant que perdurera un régime électoral qui favorise les réactionnaires. L'égalité ' politique seule est capable de donner aux démocrates cléricaux l'autorité qui leur ■"> s un Je U ui propre parti. ]r C'est; bien la raison pour laqué Je letrr* a- rivaux s'obstinent tant à refuser au pays p> la revision constitutionnelle. 0- Si quelques démocrates s'en rendent n- compte, il en est pourtant encore beau-it, coup, surtout parmi les dirigeants com-n- me M. Levie, qui semblent ne pas le •e- comprendre, et espèrent triompher — Dieu sait quand ! — des résistances qu'ils le, rencontrent dans leur propre parti, te Les ouvriers cléricaux comprendront n. ainsi de plus en plus que ce n'est pas en it; votant à droite qu'ils obtiendront l'éga-n- lité politique. os J LA POLITIQUE PORTUGAISE n" Lisbonne, mardi. — Dans une lettre r a qu'il adresse à M. de Almeida, le chef e" évolutionniste Bernard i no Machado ex-lx" plique ce gui a été fait au sujet du projet de loi électoral. Il dit les efforts faits 1[. pour obtenir l'accord en vue du vote de cette loi et la solidarité de tous les par-lUt tis. Il a obtenu de tous les chefs de parti, |es y compris M. de Almeida, la désignation ,a_ de délégués qui prépareront cette enten-,nt te, pour laquelle le point principal était ^ la proportion des minorités. un Un conseil des ministres a été tenu, ce és; matin, au domicile du président du con-»... seil. Les membres du gouvernement se ird sont occupés des négociations du traité m- de commerce avec l'Angleterre. — Havas.01- — S AFFREUX ACCIDENT A SCHAERBEEK es- et Mercredi matin, plusieurs ouvriers dé-ts. chargeaient d'un camion, au dépôt des ju- tramways, chaussée de Haecht, à Schaer-act beek, des rails d'un poids de 900 kilos ute chacun. Soudain, un des rails a glissé du chariot et est tombé sur la jambe gauche d'un des travailleurs, un nommé 3 Henri Hof, âgé de 35 ans, demeurant à 'E Auderghem. se La victime a été relevée sans connais-are sance. C'est dans un état ^ pitoyable St- qu'elle a été transportée à l'hôpital. Son col état est grave. L'AFFAIRE WILMART LA FIN DU RÉQUISITOIRE 4 LE MINISTÈRE PUBLIC RÉCLAME SEPT CONDAMNATION! LA DÉFENSE DE WILMAR1 L'audience est ouverte à 9 h. 20. de La parole est continuée au ministère bl public. M. P ho lien examine le bilan du 31 dé- pi cembre 1911, dont quelques points sont se contestés. Pour cela, il aura à s'occuper €i également des bilans antrieurs qui ont amené celui de 1911. . Les bilans étaient dressés par Wil- rc mart et Rasquin. Le Conseil d'administration se bornait à examiner les postes j€ qui lui étaient soumis. Rasquin fournis- c< sait les renseignements. . Wilmart et Rasquin se rejettent la p responsabilité l'un sur l'autre. Le premier poste du bilan : « frais du premier établissement », est. exagere, mais cela n'est pas contesté, .le passe donc au second poste : le portefeuille. Le fait d'affirmer qu'il contenait 1 mil- a lion 179,000 francs, alors qu'on a retrou- t: vé zéro, constitue un détournement. On a n'a retrouvé, effectivement, dans le por- ^ tefeuille que 22 titres non coursables et a 325 disponibles. . p Qu'étaient devenues les obligations qui figurent au bilan de 1911, si on ne les t retrouve pas dans la société. t c Wilmart et Rasquin déclarent n en rien savoir. < Certaines obligations ont quitté la société pour entrer en gage à la Banque ( Nationale, d'autres ont été engagées pour ^ le compte personnel de Wilmart. ; Rasquin et Wilmart, qui ont dit a , l'instruction qu'ils ne savaient ce que , ces titres étaient devenus, se souviennent : tout à coup et ils disent que les ob.ïga-: tions étaient en possession de Wilmart. Rasquin. — Je n'ai jamais dit cela. M. Pholien. — Les 325 obligations, une ; fois dégagées, sont vendues pour Wilmart par des intermédiaires. Ces 325 obiî-" gâtions.appartenaient cependant a la ' Société; elles ont donc été détournées ; par Wilmart avec la complicité de Ras- quim , , , : Comment s'y prenaient-ils pour cela? J Ou fait des traites tirées sur des valeurs \ qui ne sont jamais entrées en caisse; I aucune écriture, en effet, ne signale 1 en-" trée des fonds correspondants aux traites tirées. , . . . .. M" Sand.. — Votre système consiste-t-U " à dire que Wilmart remboursait des som-! mes prises antérieurement:-' t jvj- pholien. — Oui. Les traites, sui-•" vaut ma théorie, n'ont servi qu à masquer des détournements. s .Je passe le poste « service maténel » qui n'est pas en contestation. '1 Quant au poste « service financier », é du bilan de 1911, il est- faux. x Pour le démontrer, M. Pholien remon-r te à 1902, au moment où est fondee la Banque Coloniale do France, par Nes-■s toi Wilmart. Paul Wi'.iïiarfc o.t un ami, 's Hirsch. de Pnri-. Ix's comptes de cette banque, inscrits dans les livres de G audit Terneuzen, ne sont pas seulement faux i- en intitulés, niais en leur essence. ^ La péroraison h Les sept inculpés doivent être t condamnés n Pour condamner Wilmart ot Rasquin a- du chef de détournements, il eût suffi que je vous prouve qu'ils aient falsifié un seul des articles du bilan. J'ai montré que tous les bilans antérieurs à 1911 étaient faux et que 'les auteurs de ces p bilans étaient Wilmart et Rasquin. Vainement Rasquin viendra-t-il dire qu'il était aux ordres formels de Wil-re mart. Vainement aussi Wilmart viendra-ef t-il plaider qu'il ne connaissait rien à x- la comptabilité, qu'il n'a pas signé le °" bilan de 1911. i ts Le fait matériel de la signature du bilan est sans importance, puisque Wil-r- mart s'est servi du bilan pour en tirer profit. .,.1 311 Vainement aussi soutiendront-ils qu il *}- est permis de faire des faux dans le llt bilan quand une société ne donne pas de dividende! ç ce Elle est étonnante, l'affaire que vous n- avez à juger! Il est étonnant de voir se (pie. durant 10 ans, personne ne s'est té avisé d'avertir le parquet. a- Aucun des membres du Conseil n'a une solvabilité établie; tous entérinent des bilans dont la fausseté saute aux yeux. Un administrateur signe 54,000 ti- Ttres contrefaits; un commissaire en signe dans les 40,000. Ithier et Demaret signent à côté du nom de gens décédés, de gens qu'ils n'ont pas connus ! Ils seraient de bonne lé- foi, eux qui essayent de faire des reports, tes qui connaissent* le nombre des titres ei> émis et en signent des milliers en plus. !os Et Waechter, dont la culpabilité est égale à celle de Wilmart ou de Rasquin, qUi trompe le public en publiant le bi- II é lan de Gand-Terneuzen et en en faisant 1 à l'éloge; il serait de bonne foi! Ils seraient de bonne foi, Waechter, is- Dethier, Van HentenrycK, Ithier, qui jle s'arrangent pour que les titres ne se Tenon contrent pas ! Sr>n(ï07 n«y ruinas norvumnlp.ftî! autour POUR LA GRACE ET LA BEAUTÉ FÉMININES Les trois exercices de gymnastique essentiels que toute femme soucieuse de sa santé devrait faire chaque matin (Dailjr Mîrror.) e ces faussaires, songez à ces Y77 hum-les porteurs de une ou deux obligations, ongez à toutes ces petites banques de rovince qui ont été acculées à huruine; ongez à ces faussaires qui ont dépensé n ripailles l'argent des autres. Il ne sera pas dit que dans un pays omme le nôtre, de pareils actes ne se-ont pas punis. Au nom de la Société que je représente, e vous demande justice et je réclame la condamnation des sept inculpés ! L'audience est suspendue à 11 h. 1/2, jour 10 minutes. La défense de Wilmart La plaidoirie de M" Morichar Le 11 octobre 1912, filait sur la route de Mariembourg, un auto dans lequel 6e trouvait Wilmart. Un coup de téléphone avait appris à celui-ci que le p./.quet était descendu dans les bureaux d/ Gand-Terneuzen. Pris de panique, Wilmart partait sans se ressaisir. La presse représenta Wilmart comme un dépravé, un jouisseur, que sais-je encore! Cela dura des mois. Aujourd'hui nous savons ce qu'il faut croire de ces racontars absurdes. Wilmart partait, emportant quelques centaines de francs. C'est avec cela qu'il vécut pendant 8 mois. Il ne songeait pas à partir; car quelques jours avant il possédait 175,000 francs et s'en dessaisit. La M" Morichar m îTiui iciiai ments; il lui reste 63,000 francs qu il confie à Hamblenne en vue d'un versement de 100,000 francs à effectuer' à l'Union du Crédit. C'est la preuve la plus convaincante que Wilmart ne songeait pas à fuir, sinon il eût conservé ces 175,000 francs. Pourquoi ne songeait-il pas à fuir? Parce qu'en conscience, il ne s'imaginait pas être coupable de tous les crimes, de, tous les méfaits qu'on lui reproche aujourd'hui. Certes, il se rendait compte qu'il avait commis des fautes graves, des indélicatesses, des légèretés; mais jamais il n'a cru qu'on pourrait l'accuser de banqueroute.Certes, il a fait emporter des documents pour se défendre. Qui songera à l'en blâmer? Ce qui reste acquis, c'est que cet homme qui, pendant des;années, a eu dans les mains des centaines et des centaines de millions, est parti les mains vides. Ce qui est certain, c'est que Wilmart est un énergique, un combatif; à l'annonce de l'arrivée du parquet, à la vision de la prison, il fut pris d'une terreur folle. 11 échoue finalement à Laon, où il vit à raison de 150 ou 200 francs par mois, sous le nom de Dubois. La fuite de Wilmart eut des conséquences désastreuses; elle donna libre cours à toutes espèces de légendes qui, peu à peu, se sont imposées à l'esprit public; elle orienta l'instruction dans une voie qui, en l'absence de Wilmart; devait aboutir à des exagérations. Je ne m'attarderai pas à rencontrer, par le détail, la vie intime de Wilmart. Je me bornerai à dire qu'il n'est pas vrai qu'il a volé 30 millions. L'accusation elle-même dit qu'il s'agit de 17 millions; elle dit que, sur ce montant, 8 millions sont allés à Wilmart. Wilmart doit à Gand-Terneuzen 1 million 200,000 francs, mais Gand-Terneuzen lui en doit autant. Il n'est pas vrai que Wilmart soit un banqueroutier; il ne s'imaginait même pas qu'il était commerçant. Il fut déclaré en faillite; il n'a rien détourné de son actif. La réalisation de celui-ci a produit un million, ce qui fait présumer que sa fortune s'élevait au moins à 3 millions. Aucun fait d'indélicatesse n'a été relevé par les curateurs. Il n'est pas vrai non plus qu'il ait dépensé des richesses dans la vie galante. Certes, il a eu des liaisons: mais à côté du Wilmart qui donnait l'illusion d'un fêtard, il y a le Wilmart qu'on ne voyait pas et que je veux vous montrer. Il habitait un entresol à 800 francs par an. Pas de sujets. Tous les jours, de 7 heures et demie du matin à midi et de 2 à 6 heures, il était à son bureau du boulevard de la Senne. Deux fois par.semaine, il allait à Landelies et ii Morialmé. Son activité était débordante. U était administrateur d'une quinzaine de sociétés; il était, outre cela, intéressé dans nombre d'autres affaires. On se demande le temps qu'il lui restait pour faire la cour. Une de ses passions, était la chasse; il ne pouvait chasser que six ou sept fois. Ces chasses lui permettaient quelques réceptions à Morialmé. En a-t-on raconté sur ce château « des mille et une nuits » ! (Voyez suite page 2.)

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Dit item is een uitgave in de reeks La dernière heure behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Bruxelles .

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