La dernière heure

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04 februari 1914
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s.n. 1914, 04 Februari. La dernière heure. Geraadpleegd op 24 mei 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/7h1dj5b22d/
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La Dernière Heure _ N. 35. NEUVIEME ANNEE. T ^ BBBEHDX : 9, me St-Plerre ï BRUXELLES. En ««maint : de 9 à 5 1/2. Jours fériés ; de 10 à midi. T'l£nh ^ Annonces et Abonnements 4370 16l6pna J Réd. 4040 Parlem. 8913 Direct. 9571 LE PLUS GRAND JOURNAL BELGE, LE MIEUX RENSEIGNÉ Bruxelles ABONNEMENTS feoyincb Fr. 1.00. . . UN MOIS . . » 3.00. . . TROIS MOIS Fr. 4.00 » 6.00. . . SIX MOIS. . » 8.00 » 12.00. . . UN AN . . . » 16.00 CJEI\TIMEg TOUTES LES SEMAINES L'Édition Illustrée (16 page*) Lf, numéro s centimes ABONNEMENTS Pour !*Etrtnger 1m prix de Bruxelles,!le port en plui. 1 n'existe pas d'abonnement mensuel. — Pour Bruxelles ln dlqner en s'abonnantsl l'on désire recevoir l'édition du sel on celle du matin. - Les trais de recouvrement sont ; charge des abonnés. f MEBCREDI 4 FEVRIER 1914 SERVICES DE PUBLICITÉ Les annonces et réclames sont reçues aux bureaux du journal et à Y Agence ffcivas, 8, Place des Martyrs, S (1er étage), à Bruxelles. (Téléphone 585). LA DERNIERE HEURE ne met en ventb d'ordinaire a Bruxelles qui deux éditions : à partir de 6 h. du soir j$c à partir de 5 h. matin Obs. Le présent numéro appartient à nos éditions régulières et ne peut être vendu comme édition spéciale. LES ARCHIVES DF. l.A PARGUE Notre correspondant de Berlin annonçait, il y a quelques jours, que l'on allait constituer, au Musée de Munich, des archives phonographiques, qui non seulement conserveront la voix des grands personnages et artistes, niais serviront à l'enseignement des langues et du chant. U y a déjà quelque temps que pareille initiative a été prise en France, où existe déjà un Musée des Archives de la Parole. Le directeur, M. Ferdinand Bruno!, a commencé par recueillir les dialectes de la France. Plus d'un tend à disparaître. Sur certain disque, on peut lire ces deux mots Dialecte mourant. Dans les campagnes, on a recueilli des conversations sur les travaux des champs ou du ménage, des récits locaux, des traditions, des légendes, des chansons et môme des poésies du terroir. C'est par les Ardennes que M. Brunot a commencé sa récolte. En juin 1912, il est allé de Charleville à Givet, puis il a suivi la frontière, tantôt en France, tantôt en Belgique, jusqu'à Montmédy. Il a pu noter exactement l'endroit où le parler ardennais, qui ressemble au parler lorrain par tant de caractères, lui cède fraternellement la place. En juillet 1913, ce fut le tour du Berry, puis du Limousin. Dans le Uerry, on a recueilli aisément beaucoup de chansons rustiques. Quelques-unes sont d'un saisissant ca-Telltf-cte/ison -est-ptfrticu-ière & tel conducteur et même à I bœuf. Jusqu'à la fin de sa vie, e bœuf marche noblement sur l'air omposé en son honneur. Une halte particulièrement féconde fut faite au pays de George Sand. On a interrogé longuement une vieille qui fut servante chez la dame de Nohant. Elle a chanté, d'une voix chevrotante, mais encore fraîche et très juste, une chanson que George Sand lui avait apprise. Cette chanson a été enregistrée devant la Mare au diable, à la place où la petite Marie était assise sur le bât de la jument grise, devant le feu qu'elle avait allumé si adroitement pour faire cuire deux perdrix. L'expédition du Berry s'accomplit ' avec une machine enregistreuse pesant 283 kilos. En trois jours, soixante disques furent recueillis. i Au Limousin, on est arrivé quelques jours après le passage de M. Poincaré, lors de sa tournée en fmtomobile. On a interrogé les vignerons, comme dans le Berry, des ardoisiers, comme dans les Ardennes, des laboureurs comme partoutLe nombre des disques concernant Paris, dans le trésor des Archives, s'élève à deux cent dix. Voici des hommes politiques : M. Paul Deschanel, président de la Chambre, qui déclare: « Je n'ai jamais été aussi intimidé, devanil n'importe quel auditoire. » L'auditoire, ici, c'est la postérité. Il y a des écrivains, des savants, des hommes de théâtre. Ce qu'il y a d'étonnant, c'est que presque personne ne reconnaît sa voix quand elle est reproduite au phonographe: « Je ne la croyais pas si grave. » « Je ne pensais pas m'exprimer si Vite. » Et toujours les surprises de l'accent. A côté des parlers provinciaux, on conserve l'accent ou plutôt les accents de Paris. On a fait venir, par exemple, un jeune ouvrier du XIV* arrondissement et on lui a dit: — N'avez-vous pas remarqué que l'accent diffère, à Paris, d'un quartier à l'autre. Tels de nos amis prétendent pouvoir, après quelques paroles échangées, reconnaître si leur interlocuteur est de Montrou-ge ou de Montmartre, de la Vil-lette ou de la plaine Monceau. — Montmartrel s'exclama l'ouvrier, oh! moi, je ne suis pas allé souvent là-haut! Il parla ensuite pendant trois minutes devant le phonographe, qui lui permit ensuite de s'entendre lui-même. — Ma foi, s'écria-t-il, je ne croyais pas traîner comme cela. On disait bien: « L'accent parisien est un peu traînard. » Mais à ce point! C'est extraordinaire! J'ai entendu, dans des revues, dans des concerts, imiter l'accent de notre quartier. Alors je me disais: «C'est exagéré.» Maintenant, quand je m'écoute, je irois que c'est moi qui exagère! LE DÉPART DE LA SIX DAYS BRUXELLOISE UN AGENT MALTRAITÉ BLESSE GRIÈVEMENT UN DE SES AGRESSEURS L'agent de police Mathéus, de Molen-beek, son service terminé, retournait, vers 9 heures et demie du soir, à son domicile, rue Piers. A l'angle de la chaussée de Merchtem, plusieurs individus se battaient avec acharnement. Le policier voulut les séparer. Mal lui en prit. Tous se jetèrent sur lui, le terrassèrent et lui portèrent force coups de talon dans la figure. Le policier, qui avait tiré son sabre, blessa plusieurs des énergumènes. Grâce à l'intervention de nombreux passant», l'agent fut déLivré et les individus dispersés. L'un d'eux, qui portait de graves blessures à la tête, a été transporte d'urgence à l'hôpital. Il déclara être un nommé Jean S..., et demeurer chaussée de Jette. Quelle ne fut la stupéfaction du veilleur de l'hôpital, quand il constata, en faisant sa ronde vers minuit, que le malade s'était rhabillé et avait pris la fuite en sautant le mur de clôture de l'hôpital-. L'alarme fut immédiatement donnée. Malgré toutes les recherches, S... n'a pu être découvert. Son signalement a été transmis dans toutes les directions. Mardi matin, la police de Koekelberg a mis en état d'arrestation un individu qui se vantait,' dans un débit de la dite commune, d'avoir « raclé » un agent de police de Molenbeek. Il a été écroué à la disposition du procureur du roi. L'affaire est loin d'être, close, et plusieurs arrestations semblent imminentes. Quant à l'agent Mathéus, qui a de graves contusions à la tête et sur le corps, et dont les vêtements ont été lacérés, il a été transporté à son domicil. Son état est assez grave. Un vieillard sous le tram Lundi soir, M. Jean 0..., âgé de soixante-treize ans, demeurant rue du Métal, 43, à Saint-Gilles, traversait le boulevard Botanique, lorsqu'il a été renversé par un tram. C'est grâce au sang-froid du conducteur que le pauvre vieux n'a pas été tué. Il est néanmoins atteint de blessures graves aux jambes. Il a été admis en traitement à l'hôpital Saint-Jean. Pocltard malclmnçeiix Un ouvrier maçon, Antoine V..., âgé de 38 ans, demeurant rue de la Plume, ayant bu plus <^ue de raison, passait hier, rue des Renards. Il titubait fortement. A un moment donné il perdit l'équilibre et s'abattit, la tête la première, sur le trottoir. Des passants l'ont relevé inanimé et saignant abondamment. Il a été transporté à l'hôpital Saint-Pierre. LES FUNÉRAILLES DE DÉROULEDE A PARIS Paris, mardi. — Une foule immense et recueillie se pressait, ce matin, sur le parcours suivi par le cortège funèbre de Déroulède. La levée du corps a eu lieu à 9 h. 1/2, à la gare de Lyon, en présence de nombreux parlementaires, conseillers généraux et municipaux, et de nombreuses délégations. Le lieutenant-colonel Paquette, représentant le président de la République, est venu saluer Mlle Déroulède, sœur du défunt; puis le cortège a gagné, par la rue de Rivoli, la place de la Concorde. Près de la statue- de Strasbourg, des cris de : « Vive Déroulède ! Vive l'Alsace Lorraine ! Vive la France ! » ont été poue sés, tandis que M. Maurice Barrés déposait, au nom des amis de Déroulède une gerbe d'ceillets rouges devant le monument.Le cortège est arrivé, à midi, à l'église Saint-Augustin, décorée de drapeaux. Après l'absoute, donnée par l'évêque d'Angoulème, plusieurs discours ont été prononcés devant l'église, notamment par MM. Maurice Barrés et Marcel Ha- Le corps a été ensuite transporté à la Celle-Saint-Cloud, aux environs de Paris, où a eu lieu l'inhumation. — Havas. Le Gâchis albanais et la-"Commission de Contrôle,, Valona, mardi. — La commission de contrôle, en qualité d'instance supérieure compétente, a confirmé entièrement le jugement du conseil de guerre dans le grocès de hauite trahison intenté contre ekir et ses comDasnons. Toutefois, en raison de cette circonstance que le nouveau souverain, auquel Beki-r pourrait adresser une demande de grâce, n'est pas encore arrivé en Albanie, on confirme que l'exécution a été provisoirement ajournée. On sait que deux membres de la commission de contrôle se trouvent déjà à Durazzo, où durent encore les pourparlers avec Essad pacha, pourparlers dont on attend un résultat favorable. Aujourd'hui, quatre autres membres de la commission vont se rendre à Durazzo pour terminer ces négociations. — Havas. TRISTE FIN D'UN MALADE Depuis longtemps, un ouvrier, nommé B..., âgé de 55 ans, demeurant à Ander-lecht, était atteint d'une maladie incurable.Plusieurs fois déjà, Le pauvre homme avait manifesté le désir d'en finir avec ['existence. Mardi matin, profitant de l'absence de sa femme et de ses enfants, 1 est monté au grenier et s'est pendu à ine poutre. C'est sa fille qui a fait la lugubre dé-ïouverte, malheureusement trop tard. UNE EXPOSITION ORIGINALE y est la 20° exposition nationale allemande de bois de cerfs et autres cervidés. La photographie montre les trophées de chasse du Kaiser. AUDACIEUX COUP MANQUÉ UNE TRIPLE ARRESTATION Bierges, près de Wavre, mardi. — L soir du Nouvel An, vers 7 heures, de malfaiteurs s'étaient introduits, à l'aid d'effraction, dans la demeure des épou: Descamps. ' Deux voisins, sachant ces derniers ab seuts et apercevant de la lumière dan la maison, s'inquiétèrent. Ils surpriren plusieurs individus occupés à fracture les meubles et à ràssembler leur butir L'un d'eux allait ire appréhendé, mai il sortit aussitôt u a- browning et fit fe à plusieurs repris ?s sur ceux qui vou laient l'arrêter. tes balles, heureuse ment, n'atteignire it personne. Les ma] faiteurs réussiren' tous à s'échapper. . La g<.ndarrr.®^--Tâvre re ''vra une minutieuse eJquête et fut bientô certaine que le coup devait avoir été fai par des bandits étrangers à la contrée La brigade judiciaire de Bruxelles fu avisée de cette audacieuse expédition e ce fut l'officier de police Vanderstrich qui fut chargé de rechercher les ma! faiteurs à Bruxelles. Le policier, au cours de ses longue investigations, parvint à savoir que 1 « coup » avait été fait par quatre dan gereux malfaiteurs,'parmi lesquels s trouvait une femme nommée M..., ha bitant rue de la Cuve, à Ixelles. M. Van derstricht apprit aussi que le principa coupable était un certain Haulet qui dernièrement, a été arrêté parmi la ban de d'apaches faux-mbnnayeurs. Mardi, dans la matinée, M. Vanders tricht a procédé à l'arrestation de 1 femme M..., ainsi qu'à celle de ses deu: complices, nommés D... et B..., le pre mier habitant place de Londres, le deu xième rue Haute. Sur eux, la police : saisi deux brownings, ainsi que diffé rents objets volés au préjudice des épou: Descamps. Tous les trois ont été écroués L'enquête a également établi que, 1 soir du vol commis chez les époux Des camps, les mêmes malfaiteurs avaien projeté de cambrioler la gare de Wavre LA FORTUNE PUBLIQUE AUX ÉTATS-UNIS Washington, lundi. — Pendant le moi écoulé, le montant de la dette publique a augmenté de 1,748,000 dollars. Le montant du Trésor public s'élève i 2,043,888,000 dollars. — Reuter. L'agitation en Haïti Port-au-Prince, mardi. — On signale des troubles graves aux Gonaïves, or un navire allemand vient de partir. Deux compétiteurs, le sénateur Davil mar-Theodore et le général Oreste Za-mor sont en présence et leurs partisans échangent de violentes fusillades. Des attaques viennent d'être dirigées par les révolutionnaires contre Saint Marc, où a été aussitôt envoyé un croiseur anglais et contre les villes d'Aquin 2t Des Cailles, où le mouvement est nené par les anciens partisans du pré-«dent Simon. A Port-au-Prince, la situation reste ;alme, malgré une tentative du général HEorace Monplaisir de débarquer dans le port avec ses partisans. — Havas. .es Pharmaciens et les Droguistes ne sympathisent pas Un assez intéressant litige est actuel-ement soumis à l'appréciation de l'une les chambres de notre tribunal consu-aire, chambre que préside M. le vice-jrésident Ponchon. L'Union professionnelle des négociants n drogueries, qu'il ne faut pas confonde avec l'Union professionnelle des dro-uistes qui réunit ceux qui, en Belgi-[ue, exercent le commerce de la vente Se nombreux produits qui ne sont pas mployés [exclusivement en médecine, nais aussi' dans les arts, l'industrie et 3 ménage. * L'Union professionnelle se plaint de a concurrence que font à ses membres ertains ■ pharmaciens, en vendant des. rosses à dents, des vessies natatoires, es seringues et de multiples autres ob-*ts, au mépris.des dispositions légales ui interdisent au pharmacien de ven-re dans son officine, autre chose que es médicaments^composés et d'y exer-er un autre commerce ou déhit que la harraacie. L'Union professionnelle, demanderes-3 au procès, était représentée à la barre ar M* Kerrels, et les plyirmaciens par I* Edouard Dumont. Nous ferons çpimaître le jugement qui iterviendra. ADMINISTRATEURS INCAPABLES LES INTERPELLATIONS S'EMMÊLENT LE GACHIS DES CHEMINS DE FER LES DEUX EXCUSES CLÉRICALES I On a interrompu la discussion T-\Kl_1 l'interpellation sur la liberté L-/rll de conscience des fonctionnaires congolais pour entreprendre d'urgenoe l'interpellation concernant le gâchis des chemin» de fer. L'embrouillamini Souhaitons que celle-ci puisse se terminer, sans être à son tour interrompue ; par un nouveau débat, comme l'a été l'interpellation sur les retarda des travaux du port d'Anvers par l'interpellation Brunet. Il y aura donc, à partir de ce jour, trois interpellations de la plus haute importance en cours de discussion. Le début de la première remonte à près de deux moisi Tout cela pour ne pas retarder d'un jour la discussion du projet scolaire. Il serait temps de protester avec énergie contre ce sabotage des travaux du Parlement; et il faut espérer que l'on metr tra fin, sans tarder, à ces méthodes ridicules.En ce qui concerne le gâchis des chemins de fer, la situation est déplorable; de mémoire de voyageur, on n'a rien connu de pareil. Quant à l'industrie, elle chôme, en oertains endroits, faute de transports suffisants. Responsables Les cléricaux gouvernent les chemins de fer en maîtres absolus depuis trente ans. Leur responsabilité ne saurait faire le moindre doute.Si les lignes sont insuffisantes, ils ont manqué de prévoyance; si le matériel est en mauvais état, si le personnel n'est pas à la hauteur de sa mission, s'il est surmené et trop peu nombreux, à qui la faute, si ce n'est aux génies que le parti clérical a portés successivement au ministère des chemins de fer? Pour défendre leur incurie et leur incapacité, les cléricaux invoquent deux moyens. Misérable argutie Le premier est tout simplement méprisable. Il oonsiste à rejeter les fautes sur quelques hauts fonctionnaires, que l'on considère comme libéraux, dont les sages conseils et les avertissements n'ont jamais été suivis par les ministres. Que peuvent faire des fonctionnaires, sinon proposer des améliorations, des travaux, formuler des vœux au point de vue de l'organisation administrative et du recrutement du personnel, et demander des crédits? Mais si le ministre n'obtient pas les crédits demandés, s'il n'approuve pas les propositions, le fonctionnaire le plus intelligent, le plus actif est sans puissance de réalisation. C'est pourquoi ils n'ont pu empêcher qu'on laissât s'user le matériel sans le remplacer et l'augmenter comme il aurait fallu. Les ministres cherchaient surtout à tirer des chemins de fer des millions qu'on dépensait ailleurs. Ne confondons pas Le second argument des cléricaux consiste à dire que l:Etat est incapable de gérer les chemins de fer. Cette thèse fait à la fois l'affaire des cléricaux et celle des. financiers qui se servent d'eux. De là, des propositions de réformes profondes. concernant l'autonomie des chemins de fer, qu'il faudra examiner avec Line extrême méfiance. Quel que soit le sort qu'on leur fera, du reste, il est un point capital à ne pas laisser oublier, c'est que l'expérien-3e des chemins de fer belges ne démontre pas l'incapacité de l'Etat à gérer le railway national, mais seulement l'incapacité des cléricaux. I empoche la Recette et disparait Depuis samedi matin, M. Sw..., bou-anger, chaussée de Wavre, à Ixelles, ivait à son service un ouvrier livreur ]ui avait déclaré se nommer Pierre De-vinter et venir directement d'un village des environs d'Alost. Lundi après-midi le nouvel ouvrier fit ;a tournée chez les clients, perçut l'argent et disparut avec la charrette et Je ihien qu'on lui avait confiés. j'Immigration aux Etats-Unis Les Jaunes "indésirables,, Washington, lundi. — La Chambre des eprésentants, discutant le b:Il d'imrni-ration, a adopté un amendement ex-luant les Hindous et tous les individus e race mongole ou jaune, ainsi que les Ialais et Africains, sauf ceux dont l'en-rée est autorisée par des traités ou ac-ords spéciaux. — Reuter. LE GRAND TREMBLEMENT DETERRE DU JAPON /oici la première photographie qui en parvient en Europe. On y voit les habitants de Sakurashima assistant, terrifiés, à la destruction de leur ville LA CHAMBRE S'OCCUPE DE LA DÉSORGANISATION DES CHEMINS DE FER SEANCE DU MARDI 3 FEVRIER M. Nerincx préside la séance, qui est ouverte à 1 h. 50. La Chambre procède d'abord au tirage iu sort des sections. Cette opération dure environ une demi-heure.L'assemblée entend ensuite les interpellations relatives à la désorganisa-Lion des chemins de fer. Ces interpellations sont libellées ainsi: M. Bôël « sur la situation critique ;ausée aux industriels par une désorganisation complète 'dans les chemins de îer de l'Etat belge ». M. Buîsset « sur le"désarroi qui règnt laiis le service de transports par chemin de fer, notariiment dans la région industrielle de Charleroi. Il s'agit d'envisager quels seront les moyens et les solutions que le gouvernement compte employer pour mettre fin à cette désorganisation qui se présente depuis plus ïe dix ans lors des intempéries saisonnières ». Motion d'ordre M. Giroul. — Je n'étais pas ici lorsqu'on a parlé de l'interpellation Boël-Buisset, relative à la désorganisation les trains de marchandises. Or, il y a juelaue temps, j'ai déposé la même de-nande en ce qui concerne les trains de voyageurs. Je demande donc que mon interpellation soit jointe à celle de MM. Boël et Buisset. M. Demblon. — J'ai déposé une même lemande avec M. Fléchet. Je demande jue mon interpellation soit jointe à cel-es qui sont soumises en ce moment aux lélibérations de la Chambre. Adopté. M. Boël expose la question M. Boël. — La situation que l'on cons-.ate, en ce moment, dans l'industrie est sans précédent. Jamais on n'a assisté à jareille débâcle. Dans le pays de Cbar-eroi, elle a atteint son maximum d'in-rensité. Il a fallu licencier des ouvriers, aute de wagons pour l'expédition des >roduits. C'est un véritable désastre. Jamais, on n'a vu pareilles théories le wagons sans emploi. Dans le Luxem->ourg, ils sont légion; aussi, plus rien l'arrive-t-il de ce pays, qui est litté-alement bloqué. A Anvers, on a dé-toinbré 3,100 wagons livrés à la plus omplète inaction. C'est là une véritable atastrophe, dont on ne prévoit pas la in. Mais que l'on ne croie pas que je ouille mettre en cause le personnel de 'Etat. Nous nous trouvons devant un iersonnel d'élite; ce personnel lui-même ouffre fortement de la situation qui lui st faite. Et dans cet ordre d'idées, il y de sérieuses modifications à intro-uire; certaines d'entre elles sont capi-ales, notamment le recrutement du per-onnel. Aujourd'hui, c'est le favoritisme ui préside à cette opération. U ne de-rait.pas en être ainsi. D'autre part, il ludrait renforcer le pouvoir des chefs t laisser à ceux-ci le choix des hommes Un joli morceau d'Àrcl\itecture germanique Le portail des nouvelles halles 'de Stuttgart, qui ont été inaugurées lundi aonl us ont- oesom. a i neure qu u est, le personnel supérieur des chemins de fer est dépourvu de toute initiative; on lui impose tout et, nécessairement, il accepte tout. Mais le résultat de ce procédé est lamentable. Ce n'est pas tout. Les salaires, dan* nos chemins de fer sont médiocres; ils sont de beaucoup inférieurs aux salaires payés dans l'industrie privée. Il est évident que, dans ces conditions, les bons éléments qui seraient disposés à entrer à l'Etat, s'en garderaient bien, pour des raisons faciles à comprendre. Les causes de ce désarroi sont, ai-ja dit, complexes. Le'matériel utilisé par nos chemins de fer est, souvent, en-dessous de tout; même, il fait défaut. Je ne uiterai que le cas d'Anvers, où il manqua trente-cinq locomotives pour les deux »ares. Ce n'est pas tout: les locomotives sont utilisées jusqu'à épuisement de leurs organes; on les fait travailler sans arrêt. On les use ainsi, en quelque sorte, ayant l'heure. Le désarroi, on peut le dire, n'est pas occasionnel; il est .permanent; il n'est pas accidentel; il est profond. M. Çavrot. — C'o§.t le curé'cio." commande sur.les chéinnis de fer/(Approbation à gauche.) M. Boël. —- J'allais y venir pour dire que la politique préside aux nominations. (Appl. à gauche; protestations à iroite.) Il est évident que ce n'est plus ie savoir qui, depuis quelque temps, impose les nominations; ce qui les dicte, 3'est l'esprit clérical. (Appl. à gauche.) D'est contre ce procédé qu'il faut agir. D'est pourquoi je fais appel à la sagesse lu ministre pour qu'il soit mis fin à une situation aussi désastreuse: l'avenir de la nation en dépend. (Longs applaudissements à gauche.) M. le Ministre des Chemins de fer répond M. Van de Vyvere, ministre des che-nins de fer. — Je suis singulièrement îtonné que l'on réduise les difficultés îvec lesquelles l'administration des chemina de fer soit en butte, à notre seul pays. C'est là du parti-pris évident. Le même phénomène s'est passé dans la plupart des pays qui nous entourent; m surplus, pour nous maintenir sur notre « propre terrain », je puis affir-ner, sans être contredit, que la crise a ité la même partout; elle s'est manifeste d'égale façon sur nos^epurs d'eau qui >nt eu à souffrir des intempéries et l'aut-res causes moins tangibles. Mais, e le répète, tous les pays traversent les nêmes difficultés. M. Troclet. — Ne mettez pas les autres )ays en cause. M. Lemonnier. — Il y a six mois que ;a dure sur nos chemins de fer; plus in train n'arrive à son heure. M. Mechelynck. — Demandez plutôt i vos collègues de la droite. (Les bancs le la droite sont à p'eu pTès vides.) M. Gendebien. — Maintenant, ça va nieux! (Rires à gauche.) M. Van de Vyvere. — L'adininistra-ion des chemins de fer de l'Etat ne s'est amais trouvée dans une meilleure situa^ ion, au point de vue général. Voyex lonc ce qui se passe en Allemagne, où la rise est extraordinairement intense, et econnaissez que nous sommes loin de e qui se passe dans ce pays! N'a-ton >as vu des charbonnages où le trava'l ioit être réduit d'un tiers? Cela ne s'est >as vu chez nous; cela ne se verra pas. On a mis en cause notre personnel; on . dit qu'il faisait défaut. Or, il n'a fait u'augmenter dans tous les domaines, lien que dans le service de la traction, l y avait, en 1913, 1,227 fonctionnaires; i y en a aujourd'hui 1,274; on comptait ,432 machinistes à cette date, on en ompte 4,635; les chauffeurs étaient de ,646; ils sont de 4,650. Les locomotives taient au nombre de 4,613; elles sont e 4,672. Le personnel diverc était, tou-nurs en 1913. de 23,677; il est de 24,070. M. Franck. — Eh ! bien, cela nous don-e raison. Il manquait des hommes et es machines! V. Van de Vyvere. — Quatre-vingt-ept locomotives sont commandées; le ombre de tenders, également comman-és, est à peu près équivalent. M. Franck. — Vos statistiques prou-ent qu'il y a un chiffre considérable de >comotives qui ne valent plus rien. M. Van de Vyvere. — En ce qui con-erne les travaux, on en exécute un peu artout, pour des sommes considérables. M. Lemonnier. — Il y a vingt qu'on ttend toujours des travaux à Hall M. Van de Vyvere. — On a parlé des ifficultés présentées spécialement dans : réseau du Luxembourg que l'on a qua-fié^de « montagnes russes ». On oublie i développement du trafic. En 1901, on >mptait, rien que pour les minerais, le •ansport de 1,797,250 tonnes; il y en , aujourd'hui, 6,311,589. U y a lieu d'a->uter à cela le transport du coke et du narbon. En réalité, il n'y a pas cas de iree majeure dans le cas qui nous oc-ipe; il y a augmentation rapide, ex-aordinaire, du trafic. Personne ne Durra contester cela. (Voir suite en page 2.)

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Dit item is een uitgave in de reeks La dernière heure behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Bruxelles .

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