La dernière heure

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s.n. 1914, 05 Juli. La dernière heure. Geraadpleegd op 19 oktober 2018, op https://hetarchief.be/nl/pid/s17sn02t4c/
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BUREAUX 9, RUE ST-PIERRE A BRUXELLES Ouverts de 9 à 5 1/2 Les jours fériés de 10 à midi lies annonces et réclames sont reçues aux bureaux du journal et 4 l'AGENCE HAVÂS, 8, place des Martyrs, 8 (1* étaire) & Bruxelles. La Dernière Heure SEUL JOURNAL BELGE ayant fait contrôler et certifier par experts comptables assermenté* près des tribu-■ naux, le* tirages quotidiens et moyens de ses numéros payants. Constat : PAR JOUR : 125,922 NUMÉROS LE PLUS GRAND JOURNAL BELGE, LE MIEUX RENSEIGNÉ N* NKITVIPMF ANNPF DIMANCHE" ; JUILLET 19!4 CINQ CENTIMES ATTENTATS CÉLÈBRES La tragédie de Sarajevo évoque ls fusillade de Lisbonne en 1908, le coup de stylet de Luccheni er 1908, le geste meurtrier de Caseric en 1894. On se souvient encore de la mort tragique de Charles de Portugal et du prince héritier. d'Elisabeth d'Autriche et du présr dent Carnot. Carlos et son fils furent tués peu près dans les mêmes condi tions que l'archiduc François-Fer dinand et sa femme : Il passait, er voiture, dans les rues de Lisbonne en compagnie de la reine et de; deus princes, le 1°' février 1908, quand d'un groupe des coups de feu partirent et plusieurs homme; s'élancèrent vers la portière. Le roi et les princes tirant leurs re volvers ripostèrent mais les as saillants s'accrochant à la voiture continuèrent le feu. Le roi et le prince héritier tombèrent bientô mortellement atteints. Folle de douleur, la reine Amélie s'était je tée vers la portière et pendant 1: fusillade frappait de son bo.uque le visage de l'un des assaillants. L'impératrice Elisabeth fut as sassinée à Genève par l'anarchiste italien Luccheni. C'est au momen de monter sur le bateau que l'im pératrice fut brutalement heurtée à la poitrine par un individu qu s'enfuit : « Cet homme a san: doute voulu me voler ma montre > dit Elisabeth qui continua à mar cher vers le bateau. Le coup de stylet de Lucchen avait, en effet, si habilement été donné que la princesse ne l'avaii pas ressenti et pourtant elle avat le cœur touché. Ce n'est que sui le bateau que soudain Elisabeth perdit connaissance; on la dégraffc et l'on découvrit la blessure. Luccheni fut arrêté peu après par de! cochers alors qu'il tentait de s'enfuir.C'est à Lyon que le présidenl Carnot fut poignardé par l'Italier Caserio et l'on peut faire un rap prochement entre la mort du che: d'Etat français et l'assassinat pai . Ravaillac de Henri IV. A trois cents ans -de distance c'était le même geste posé par deux fanatiques de tendances opposées. Mettant à part les morts violentes de chefs d'Etai dues et^des cir- rrst à ri .c.'.i" politique; telles que révolutions ou soulèvements populaires, on peut citer une foule d'actes contre des souverains, des chefs de gouvernement ou des personnages haut- placés : Rappelons, en ces derniers temps, l'assassinat de M. Cana'le-jas, président du conseil des ministres d'Espagne. En Espagne encore, les divers attentats contre le roi Alphonse et notamment, i y a quelques années, lors de sor mariage, où une bombe fut lancée qui tua plusieurs personnes. En 1853 un attentat fut commis contre l'empereur François-Joseph, alors âgé de 23 ans et règnanl depuis 5 ans. L'un des plus formidables attentats fut celui de Fieschi contre le roi Louis-Philippe, le 28 juillel 1835. En grand appareil, le roi devait passer le long: du boulevard du Temple. Fieschi, embusqué à une fenêtre, attendait son passage derrière une véritable batterie que l'on a baptisé du nom de machine infernale et qui était composée de 2-5 canons de fusil chargé de mitraille.Fieschi laissa passer les cavaliers d'escorte puis, quand la voiture royale fut passée à son tour, il actionna contre elle sa batterie en oblique; mais les coups portèrent trop loin au gré de l'anarchiste et ce fut l'escorte qui fut atteinte : 19 personnes furent tuées, dont le général Mortier. Fieschi lui-même fut blessé par l'éclatement de son infernale machine. Il s'enfuit par les toits et se jeta dans une cour où un policier qui l'avait aperçu l'arrêta. Quelques années auparavant, Cadoudal s'était servi d'une machine infernale contre Bonaparte, alors premier consul. Par un incroyable hasard, une seconde avant l'éclatement de la machine, les chevaux de la voiture où se trouvait le futur empereur s'emballèrent et le coup fut râté. Nous avons cité l'assassinat de Henri IV par Ravaillac. Ce dernier se sentait poussé par l'irrésistible besoin de tuer le roi et croyait à une mission divine. Il fit trois fois le voyage du Midi à Paris avant d'oser commentre son crime et la troisième fois accomplit le trajet au prix des plus grandes difficultés causées par le manque d'argent. Arrivé à Paris, il dut voler le poignard dont il frappa le roi vert-galant... et c'est encore une analogie avec Caserio qui, lui aussi, vola l'arme dont il frappa Sadi Carnot. Le prédécesseur de Henri IV, Henri III, mourut sous le poignard de Jacques-Clément. S'il fallait en croire Alexandre Dumas, Charles IX serait aussi mort de façon violente, mais le roman n'est pas l'histoire. H. F. A cause de l'insuffisance des locaux du Palais-Bourbon, la Chambre française va être probablement obligée de siéger temporairement à Versailles, dans cette salle du Congrès d'où est sortie, depuis l'Empire, par les élections présidentielles qui y ont lieu, toute la politi que générale. UNE IMPRUDENCE DE MILITAIRES FAIT DOUZE VICTIMES i ; Nice, vendredi. — Ce soir, sur le pli , teau de Mont Agel, les batteries du ' d'artillerie venaient de terminer le tir. Douze eanonniers de la 3« batterie pour ne pas rentrer à pied au fort, con mirent l'imprudence de se jucher sur u wagonnet du chemin de fer à voies étro tes, qui sert au transport des munitior du fort sur le plateau. Le wagonnet s'en balla sur la pente et dérailla, projetai violemment les militaires sur les r< chers. L'un d'eux a été tué et huit ont é1 blessés. Trois autres, atteints de conti sions diverses, sont soignés au fort d Mont Agel. — Havas. POUR LA TRIPLE ENTENTE Saint-Pétersbourg, samedi. — Le tsar s'est embarqué hier à Cronstadt, à bord t. du yacht « Poliarnaïa Svezda », pour ro une promenade dans la mer Baltique, avec les grandes-duchesses Olga et Ta-tiana et les ministres de la marine et de la maison impériale. l~ A 10 heures du matin, le yacht a at-P teint l'escadre anglaise, qui a salué le pavillon impérial. Le yacht a alors ar-s boré le pavillon amiral anglais et a si-l" gnalé : « Nous vous souhaitons bon voya-ge ». L'escadre anglaise a répondu : « Nous sommes très reconnaissants à Sa Majesté ». é Le tsar a répondu à son tour : c Je vous i- remercie ». e Le yacht impérial est rentré à Peter-hof, à 8 heures du soir. — Havas. UNE MAISON 1 HIS'CRIQUE INCENDI £ À MALINES — t'A Un violent inc jidie a dévoré en partie, samedi après-m di, ie « vieux palais de Malines, connu également sous le nom * de « Maison échvinale »; les causes du [ sinistre sont inc nnues. Le « vieux pa sis » est un des plus intéressants souv< îirs archéologiques : il remonte au XI] 1' siècle et resta affecté aux services co imiÇauX jusqu'en 1473. Le « vieux pal lis », où siégea le Grand Conseil, est un 1rs types les pius caractéristiques du st le gothique primaire en Belgique. ' II servait ^ict i peinent de local pour les archives de a'vipe. Il était 13 h. 15;" quand des passants j virent des lueui; sinistres sortir du bureau de l'archr ste.SM. Dierickx, situe j au premier étaee Psevenu, M. Dierickx j se rendit précip5tan#nent dans les lo- , eaux menacés, et, aidé de plusieur^ier- ( sonnes, s'évertua à mettre en lieu sm les documents anciens et les gravures qui s'y trouvaient. , jt \ On parvint péniblement à sauver aussi ; un tableau important représentant le i « Grand Conseil .en séance », sous Char- • les le Téméraire, Entretemps, les pompiers volontaires ' accouraient, tandis que l'incendie "prenait des proportions inquiétantes : aidés de soldats du 5' lanciers et de l'artillerie ' montée, ils attaquèrent le feu de trois côtés à la fois. Apris jine heure et demie d'efforts, à trois héurès, on parvint à se rendre maître del'incendie qui menaçait de se communiquer au bâtiment principal.Tout l'étage de l'aile gauche ayant vue sur la Grand'Place est détruit; d'autre part, l'eau a commis des dégâts considérables.Les pompiers -ont-^estés sur les lieux du sinistre jusqii à 5'viieures du soir. Aidés d'une équipe d'oij^iers, ils jsont parvenus à retrouver ptoini les décombres une certaine qu&ntlBde monnaies anciennes et de medaijJgS, dont des collections praticulièrenjmt riches se trouvaient aux archivejflp* la ville. De nombreuses pièces, cependant, représentant une Tal^Hsffnportante, ainsi que des vues panorasgjbues anciennes et des documents icoiïj^gpphiques, ont été détruits par le feu o.ijMffiériorés par l'eau. LA PLUS LONGUE DES ETAPES DU "TOUR DE pANCE,, A ÉTÉ PALPITANTE D'INTÉRÊT ET FERTILE EN INCIDENTS • GEORGET ET MENAGER COURENT B|ÉN MAIS EGG ET PÉLISSÏER ARRIVENT MIEUX"* . . Le port de guerre à Brest Les quais à Landerneau la Colonne Louis XVI, à Nantes La Maison de Henri lî, à La Rochelle -Wliai que Jiuus UQUO < édition de samedi matin, le départ de la î plus longue des étapes du « Tour de \ France » : Brest-La Rochelle, qui ne i comporte pas moins de 470 kilomètres, t a été donné, vendredi à minuit une, à- i 98 concurrents, ce chiffre comprenant 62 t « groupés » et 36 « isolés » dont nous c avons publié la liste. 1 EN SUIVANT LA COURSE ! f Il fait un temps superbe; la lune, telle un grand disque d'argent, brille dans un I ciel clair, sans nuages; malheureuse- r ment, il fait un froid de loup, la fraî- y cheur de la nuit saisit aux épaules et 1 glace. # 1 Dès que le peloton s'est ébranlé, de la 1 route s'élève d'épais nuages de poussière, ( l'allure est. vive, accélérée, mais les 1 « isolés » tiennent bon, pendant assez ( longtemps. I Emile Georget et Ménager se sauvent ] Tout à coup, alerte ! A peine une ving- ^ taine de kilomètres sont-ils parcourus, 1 que Ménager et Emile Georget, profi- 1 tant du fait que la poussière empêche leurs concurrents de bien voir ce qui se passe dans la nuit pourtant peu profonde, se sauvent à toutes pédales et béné- 1 ficiant considérablement du fait qu'ils se 1 sont échappés sans être vus, ils parvien- e nent à prendre, en for* peu de temps, ^ jusqu'à quinze minutes d'avance au pe- Mais on finit par s'apercevoir de ce qui se passe et la chasse commence, tout de suite frénétique. Marcel et Lucien ^ Buysse, puis Vandenberghe, s'entendent r pour mener, tour à tour, un train d[enfer, j la lutte est ardente et belle, véritable- c ment passionnante, car il apparaît que -v ce soit un exploit insensé que d'oser e ainsi se sauver au début d'une course \ qui ne doit pas durer moins de seize r heures. r Naturellement, en raison de l'allure extraordinaire pour une épreuve de pareille envèrgure, de nombreux « isolés » sont € semés » et quelques « groupés > j Jacon et Guyon rejoignent le peloton, mis Nempon, Borgarello et Duboc, eux .ussi comblent leur retard avant Châ-eaulin (61 kilomètres — contrôle sans avitaillement). La dislocation du pelo-on n'aura été que tout à fait passagère, ar voici maintenant que revîennent : -ignon, Baumler, Gremo, Benoît, Ed. .éonard, Tiberghien, Caravaglia, Trous-elier et Ducerisier. Et cela nous mène à Quimper (contrôle ixe — 88 kilomètres). Les deux fuyards, Emile Georget et Ménager, sont passés ici à 3 h. 3 m. du aatin, avec 10 minutes d'avance sur un leloton compact, dans lequel on note a présence de Cassiers, Botte, Crupe-andt, Lapize, Faber, Rossius, Brocco, ss frères Buysse, Défraye, Petit-Breton, iarrigou, Godivier, Egg, Christophe, Pé-issier, Heusghem, Girardengo, Luguet, Jontesini, Trousselier, Cruchon et Aluni.A 3 h. 15 arrive Philippe Thys, le sader du classement général, qui a été ictime d'une crevaison; il remorque un >eloton dans lequel on reconnaît les frè-es Emile et Louis Engel. A 3 h. 17 m. sont contrôlés Jean Ala-oine, Dejonghe, Baumler et Lignon. A 3 h. 21 m. c'est Deloffre; à 3 h. 23 m., 'iberghien; Caravaglia et Léonard; à 3 i. 27 m. Benoît; à 3 h. 29 m. Borgarello t Duboc; à 3 h. 31 m. Delafaille et Van Vaesberghe; à 3 h. 33 Pratesi et Morel. CRUPELANDT, SANTIA, GREMO ET AURIAUX ABANDONNENT Avant de quitter ce contrôle, nous oyons survenir quelques coureurs et ous enregistrons les abandons du champion de France, Charles Crupelandt, qui, uoique convalescent, mal remis, avait oulu participer à la course quand même t ceux de Gremo, Santia et Auriaux, qui oyant leurs chances considérablement éduites, se décident à ne pas persister lus longtemps. UNE CHASSE ARDENTE Pour rejoindre les leaders, il nous faut, endant longtemps, donner la chasse montons, les uns après les autres, tous les coureurs que nous venons de citer et quelques autres, lâchés depuis; à Quim-perlé (136 kilomètres), noiis apprenons que les deux leaders sont pissés à 4 heures 40 du matin et le peloton à 4 heures 51 minutes. Vandenberghe, en tête, menait un train très vif, remorquant un peloton toujours très compact composé d'une trentaine de coureurs, dont-.Marcel Buysse, Rossius. Mottiat', Lapize, Faber, Jean Alavoine, Dhers, Fasoli. Contesini, Défrayé, Spiessens, Christophe, Munro, Lucien Buysse, Biaise, Oscar Egg, Brocco, Godivier, etc. Nous allons toujours de l'avant, nous remontons tout ce second peloton qui s'allonge en une file indienne animée d'un mouvement très rapide, brûlant la route. MENAGER TOUT SEUL Et voici que, continuant notre chasse éperdue au leader, nous retrouvons tout à coup Georget tout seul : une crevaison de pneu l'a retardé et Ménager s'est envolé.A Lorient (contrôle sans ravitaillement — 154 kilomètres). Ménager est passé seul à 5 heures 16 minutes du matin; Georget, qui y arrive à 5 h. 19, s'inquiète de son retard, puis fonce de l'avant, bien décidé à combler son handicap avant d'être lui-même rattrapé. Au surplus, son avance est très belle, les autres n'arrivant qu'après douze minutes.A DEUX A NOUVEAU Nous refilons encore, nous dépassons Georget et nous nous apercevons, en rejoignant Ménager, qu'au lieu de pousser comme un sourd, ainsi que nous le prévoyions, il se retourne fréquemment et ne paraît pas du tout se -presser. La vérité est que Ménager, qui porte admirablement son nom, court autant avec la tête qu'avec les jambes; il semble avoir compris qu'il ne pourrait résister seul jusqu'au bout à toute la meute, et il s'est décidé à attendre l'autre fugitif. (Voir suite en page 2.) A FIN JUSTIFIE LES MOYENS UNE RENAISSANCE 'ART DE LAVER FRAUDES VOLS ET CRIMES LES MOYENS DE L'HONNÊTETÉ S Nous vivons à une époque sin-|i gulière, où la rapidité de l'exis-tence ne révolutionne pas seu-•*\* ■ lement les habitudes. Elle tend aussi à des transformations de i morale, curieuses à observer. Comme faut arriver vite au but, on tend à de-enir indulgent sur le choix des moyens ui y conduisent. Depuis le temps où Pascal fit bonne .istice de la fameuse thèse d'après la-uelle le but d'un acte répréhensible bolirait le caractère coupable de celui-i, on n'avait plus guère tenté, en public :>ut au moins, de réhabiliter cette molle opportuniste et livrée au bon plaisir es casuistes. Même ceux qui la pratiquaient avaient oin de ne point s'en vanter certains 'avance de la réprobation qu'ils ne pou-aient manquer de provoquer. Il semble que l'audace revient aux par-isans de cette éthique de jésuites, que 'on ne rencontre d'ailleurs pas seulement parmi les bigots et les cléricaux. Nous les avons vus récemment proclamer la légitimité des votes que des moi-ies et des créatures cléricales sont allés mettre frauduleusement aux dernières lections françaises, à Lille. Les casuistes oulaient bien expliquer que ces actes l'avaient rien d'anormal, puisqu'ils .vaient pour but de sauver la France ['elle-même, et qu'au surplus les élec-eurs à double et à triple tour n'avaient ait que voter par procuration pour des lecteurs régulièrement inscrits qui taient de leur avis. De tels raisonnements peuvent mener ort loin. On le voit, surtout si on les ipplique à des matières extra-politiques. Or, les occasions ne manquent pas. Ne royons-nous pas, en ce moment même, in accusé se poser en homme d'affaires, I ce point dévoué aux intérêts qui lui :taient confiés, qu'il n'hésitait pas à lommettre les délits les plus caractéri-és, soi-disant pour sauver l'entreprise. Vu fur et à mesure que se déroulent les tudiences, sa thèse se précise. Il ne regrette rien, il se vante ae ce qu'il a fait, s'étaii pour la bonne cause, et il se fait in piéaestal des tas de faux papiers im-îrimés et reportés à ses ordres. Il eût sans doute été plus simple de jérer proprement les affaires qui lui étaient confiées; le délit n'aurait pas été lécessaire. Ge que ces moralistes étranges omet-ient d'ailleurs de dire, c'est que la bonne ;ause, en l'espèce, se confond générale-pent avec la leur. ' Cette « murale .> de la benne cr.use sauve aussi bien les assassins qu'elle mréole les voleurs ou justifie les frau-leurs. C'est pour elle, sans aucun doute, lue les assassins de Sarajevo ont orga-lisé leur complot, et c'est encore elle lue les représailles autrichiennes invo-lueront demain pour faire admettre leur vengeance. Rien n'est, plus éloigné de la morale. L»a vertu, l'honnêteté, le droit doivent riompher par des moyens vertueux, hon-îêtes et juridiques. Une mauvaise ac-;ion commise pour le bien, est un non •ens, une injure gu bien, et reste, quoi lu'on fasse, une mauvaise action. COUP DE FEU TIRÉ SUR UN TAXi Un acte de malveillance grave a été :ommis, la nuit dernière, sur la route le Vilvorde à Bruxelles. Le chauffeur C..., en stationnement au ïoin de la rue du Marché et de l'avenue les Boulevards, avait reconduit, ven-Iredi soir, deux clients à Haren. Vers II heures, revenant vers Bruxelles, C... îtait arrivé près de la voie de raccorde-nent reliant la gare de Schaerbeek aux .nivaux du canal maritime, lorsque sa i/oiture heurta un obstacle, qu'il croit 3tre une brouette. Comme le chauffeur ralentissait son allure pour se rendre compte de ce qu'il venait de frôler, un 3oup de feu retentit. qui n'était pas atteint, repartit lussitôt en troisième vitesse pour échapper au danger. Quand il arriva à proximité de l'agglomération, il descendit de toiture et constata qu'une balle avait transpercé le panneau de la porte droite le son taxi. La police fut immédiatement prévenue et fit vainement des recherches pour retrouver le dangereux tireur. LE PROCÈS CAILLAUX Paris, samedi. — Le conseiller *Alba-îel, qui présidera le 20 juillet, les débats lu procès de Mme Caillaux, s'est rendu aujourd'hui à la prison St-Lazare, où il it subir à l'accusée l'interrogatoire de :orme. Celle-ci n'a fait aucune déclaration nouvelle. — Havas. LAUTENSCHLAGER j; le brillant vainqueur du Grand Prix de 5 l'Automobile Club de France, disputé, £ hier, sur le circuit de Lyon. (Voir texte en page 2.) fi E CONSERVATOIRE DE MUSIQUE DÉCERNÉ 3 PRIX DE VIRTUOSITÉ EN 2 ANS Les étapes des prix de virtuosité ' Comme on le sait, les études régulières e du Conservatoire sont contrôlées par des j concours publics annuels. Les élèves y obtiennent, selon leurs mérites, un accessit, un deuxième prix ou un premier prix. Le premier prix est, en quelque sorte, i Mlle Claire Van Halmé ■ MI—III1 UI III illl II' III ■■■■—— I ' l Mlle Claire Preumont r immm—mmmmmmmmmmBBm—mmmmmam ' i 11 m Mlle Alice Rotsaert s le diplôme de sortie et signifie que les ^ études sont terminées. 1 Le prix Laure Van Cutsem (1,000 fr.) e est accessible aux jeunes filles pianistes qui ont obtenu un premier ou un deuxième prix au cours d'une des trois an-= nées précédentes; la récipiendaire exé-n cute un ou plusieurs morceaux de son répertoire. L'examen pour le diplôme de capacité a, lieu à huis clos. Il comprend des épreuves de lecture à vue, transposition, harmonie, et, pour le piano, lecture et partition d'orchestre. En outre, il nécessite une épreuve instrumentale : un morceau imposé et douze morceaux choisis par le concurrent, parmi lesquels le jury en fixe un, à son choix. Un ncuveau prix de virtuosité au piano Mlle Claire Van Halmé Le Conservatoire de Bruxelles disposant décidément, cette année, de lauréates exceptionnelles, a décerné, vendredi, un diplôme de virtuosité au piano. Le jury était composé de MM. Du Bois, Degreef et Dujardin. La récipiendaire, Mlle Claire Van Halmé, élève de M. Gurickx, avait à son actif de nombreuses distinctions. Elle obtint, en effet, successivement : en 1907, le premier prix d'harmonie; en 1909, le premier prix de contrepoint avec distinction et le premier prix de piano avec la plus grande distinction; en 1910, le premier prix de fugue; en 1911, le prix Laure Van Cutsem; en 1913, le diplôme de capacité avec la plus grande distinction.L'épreuve de virtuosité comprenait : le concerto en « mi » mineur de Chopin, la Fantaisie chromatique de Bach, la sonate op. 111 de Beethoven, le Waldesrau-e schen de Liszt et la rapsodie op. 119 de > Brahms. Programme énorme et difficile s'il en fut; mais qui permit à la jeune artisU .e mettre en relief d'étonnantes qualités. (Die Claire Van Halmé obtint un franc uccès; aussi est-ce à l'unanimité que le ury lui décerna le prix de virtuosité. Mlle Alice Rotsaert "Reine des violonistes belges,, « La reine d«5 violonistes belges », c'est n ces termes qu'une revue d'outre-Rhin, : Alte und Neue Welt », désigne Mlle Llice Rotsaert, d'Ixelles, qui vient d'ob-emr, au Conservatoire de Bruxelles, le liplôme de virtuosité pour violon. Semblable distinction n'avait plus été lécernée, en ce qui concerne les artistes le l'archet tout au moins, depuis plusieurs décades. Mlle Rotsaert, élève du maître Thomson, a obtenu, en 1909, le premier prix le violon avec la plus grande distinction. Elle avait alors 15 ans. En 1910 «t ?n 1912, elle décrochait les premiers prix l'harmonie. Cette année, le prix de capa-;ité hii était décerné toujours avec 1* plus grande distinction. C'est dans ces conditions, ayant à son nctif les plus grands mérites, que l'artiste se présentait, pour subir la rare épreuve aô virtuosité supérieure, devant un jury composé de MM. Dubois, directeur du Conservatoire, Rasse et Renard* Le programme du concours comportait : 1* un concerto de Beethoven (imposé); 2* le troisième concerto de Saint-Saëns et « La Follia » de Corelli-Thom-son.Ces deux derniers morceaux avaient été choisis parmi les œuvres diverses et concertos de Bach, Brahms, Bruch. Men-delsohn, Paganini, Saint-Saëns, Tschaï-kowsky, Vieuxtemps, Tor Aulin, Pugna-ni, Sindin^, Corelli-Thomson, Haendel, Svendsen. Wienawski et Zarzycki. L'exécution de mémoire de cette accumulation de casse-cou techniques représentait huit heures de musique. Mlle Rotsaert s'en tira avec un brio rarissime : son impeccable coup d'archet, l'ampleur, l'aisance, la netteté alliées au sentiment d'interprétation permirent à la jeune virtuose de mettre en reîief toutes les ressources de son talent. L'exécution fut soulignée d'applaudissements. A l'unanimité, le jury décerna à Mlle Rotsaert le prix de virtuosité. Ce n'est donc pas sans raison que cell« que l'on appelait, il y a quelques années, encore, « la petite Rotsaert », est appelée aujourd'hui « la reine des violonistes belges ». Mlle Claire Preumont rouvre la voie La distinction qui vient d'honorer Mlle Van Halmé a été décernée, l'an dernier, à Mlle Claire Preumont, élève de M. Gu- . rickx. Celle-ci avait été abondamment fournie de diplômes; elle obtint, en 1909, un premier prix d'harmonie et un premier prix de piano avec la plus grande^ distinction; en 1910, un premier pi ix d'harmonie pratique aVec grande distinction et le prix Laure Van Cutéëm. Enfiri en f. elle décrochait successivement le Qmo de cfepfcciti- et le diplôm? de à i frn aruiVi'A 'S? ' Mlle Claire Preumont, dont le talent d'interprétation et d'exécution a été hautement apprécié, montrait ainsi à ses cadettes un exemple, suivi, comme on le voit. Avant 1913, il faut remonter très loin dans l'histoire du Conservatoire de Bruxelles pour trouver semblables distinctions.Ajoutons que les trois lauréates sont des Bruxelloises et souhaitons-leur bon voyage vers la gloire. R. H. VOYEZ EN PAGE NEUF 1 LA DROLERIE DU JOUR | OU EST LA MÈRE DE CET ENFANT ? » Nous avons parlé, avant-hier, d'un bébé abandonné, rue Gray, chez une dame X..., qui l'avait accepté en nourrice. M. le juge d'instruction Devos est toujours sans renseignements sur la mère de l'enfant. C'est exactement le 12 février, quelle nourrisson a été apporté rué Gray, par une inconnue, qu'on crçit d'origine allemande. Elle paraissait avoir 22 ans environ. C'était une femme petite et svel-te, à la figure pâle, aux cheveux châtains. Elle portait alors un costume tailleur gris et un chapeau de velours noir. Mme X... s'était rendue, la veille, dans un établissement religieux, où l'on donne des soins aux jeunes mères, et s'y était fait inscrire comme pouvant se charger des soins d'un bébé. Le lendemain, la mère de l'enfant abandonné s'était présentée à l'établissement en question et on l'avait envoyée chez Mme X... La jeune mère a déclaré se nommer Van Ka.n, disant que le prénom de l'enfant était Léon. Dans les registres de la population d'Ixelles, le nom de Van Kan n'existe pas. Léon Van Kan ? L'enfant, qui doit être âgé actuellement de 8 mois environ et dont la santé est faible, a été confié, par l'administration communale d'Ixelles, à l'Institut de puériculture de Woluvé.

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Dit item is een uitgave in de reeks La dernière heure behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Bruxelles .

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