La dernière heure

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26 februari 1914
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s.n. 1914, 26 Februari. La dernière heure. Geraadpleegd op 21 juli 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/f47gq6sp4j/
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BUREAUX 9, RUE ST-PIERRE A BRUXELLES Ouverts de 9 à 5 1/2 Les jours fériés de 10 à midi Les annonces et réclames sont reçues aux bureaux du journal et à l'AGSNCE HAVAS, 8, place des Martyrs, 8 (1« étape) à Bruxelles. ■ 1 La Dernière Heure * LE PLUS GRAND JOURNAL BELGE, LE MIEUX RENSEIGNÉ * N* 57 NEUVIÈME ANNÉE JEUDI 26 FÉVRIER 1914 CINQ CENTIMES ABONNEMENTS BRUXELLES PEOVWCE Fr. 1.00. . UN MOIS. . . • 3.00. . TROIS MOIS Fr. 4.00 . 6.00. . SIX MOIS . . • 8.00 » 12.00. . UN AN. . . . • 16.00 Pour l'étranger lé prix de Bruxelles, le poit en plu*. Il n'existe pas d'abonnement mensoel. — Pour Bruxelles indiquer, en s'abonnent, si l'on désire recevoir l'édition du soir ou celle du matin. — Les frais de recourrement «ont à la charte des abonnés. VEILLE D'ÉLECTIONS Une agonie n'est jamais belle. Le spectacle que donne la Chambre française, à un mois des élections qui vont la renouveler de fond en comble, n'est pas pour rehausser le prestige du régime parlementaire. Si, après ça, on reste parlementaire convaincu, c'est parce que l'autocratie sans parlement est encore pire. Mais on est sans illusions! Les socialistes français n'ont jamais accepté le service militaire de trois ans. Depuis quinze jours, leur campagne vient de trouver un aliment dans le mauvais état sanitaire des 830,000 hommes qui sont actuellement sous les drapeaux (chiffre supérieur de 230,000 à celui que donnait la loi de deux ans). Peut-on attribuer cette morbidité à l'encombrement des casernes? . Oui et non. Les froids excessifs du mois de janvier dans le Midi, suivis d'une période de dégel génératrice d'épidémies, y sont aussi pour quelque chose. Cependant, la difficulté de loger et de vêtir soudain 230,000 soldats supplémentaires n'a.pas pu aller, naturellement, sans quelques mécomptes. La statistique des entrées à l'hôpital a monté, pas énormément, assez pourtant pour que les antimilitaristes s'en fassent une arme et un argument. Et l'on a eu le spectacle paradoxal du socialiste Jean Jaurès se dressant en défenseur éperdu de l'armée, réclamant une commission d'enquête parlementaire, investie de pouvoirs dictatoriaux, pour se substituer aux ministres! L'idée d'assurer une meilleure application de la loi en la confiant à la vigilance de ceux qui, prétendant la loi mauvaise, ont tout intérêt à la démontrer inapplicable, est u.'/e idée saugrenue. Le Cabinet l'accepta pourtant, dans la crainte de perdre son appui à l'extrême gauche. Aussitôt le bruit se répan-'dit que la majorité troisanniste de la Chambre allait le renverser, et on se prépara à. une séance historique.Hélas! Celle-ci tourna court. Je regardais, à la dérobée, les belles dames qui avaient obtenu, par d'illustres protections, des billets pour cette séance, et qui garnissaient les tribunes d'une couronne fié-vl'etfàc* ■ - -'J»énv;iêorik3. Ues malheureuses! Quelle déception!Elles durent d'abord subir, pendant deux heures d'horloge, une série d'orateurs des garnisons de province, qui accaparèrent le crachoir parlementaire aussi tranquillement qu'ils auraient accaparé, dans leur sous-préfecture, le crachoir du café du Commerce. Personne n'écoutait les petites histoires qu'ils débitaient dans leurs bottes, d'une voix sourde, mais ça leur était égal : Ces Messieurs de Toul ou de Lunéville parlaient dans le phonographe du Journal Officiel pour leurs électeurs du mois prochain. Nous assistions au boniment qui assurerait leur réélection à Fouilly-Ies-Oies. C'était charmant! Enfin le ministre de' la guerre prend la parole. M. Noulens a une figure sympathique d'homme sérieux, correct, appliqué. Mais il n'a rien de folâtre, et les sujets dont il traite, qui sont questions de vestiaire militaire : chaussons, chaussettes et hauts-de-chausse, ne sont pas affolants. Les aigrettes des tribunes, qui s'étaient redressées en bataille, reprirent leur inclinaison découragée. Le « creux » du député Auga-gneur, homme à la voix sonore dans une large poitrine, leur rendit quelque espoir. Hélas! ce creux, M. Augagneur l'a aussi dans les idées. Chargé de soutenir la demande d'enquête, comme moins compromettant que le socialiste Jaurès, parce qu'il a été maire de Lyon, gouverneur de Madagascar, et même ministre, il fut confus, diffus, prolixe, abondant en lapsus, perdant ses raisonnements en route... Les infortunées aigrettes des tribunes perdirent leur dernière espérance. Le chef du Cabinet, M. Doumer-gue, accepta pourtant l'enquête Augagneur. Etait-ce la bataille? On le crut, et M. Millerand, solide lutteur, monta sur l'estrade où l'on tombe les ministères. Mais, las! à la première phrase, M. Augagneur interrompit pour déclarer qu'il retirait sa demande d'enquête et s'en remettait à la commission d'hygiène de la Chambre. Cela s'appelle retirer le canapé sur lequel le Cabinet venait de s'asseoir avec solennité! La logique aurait voulu que le Cabinet se trouvât donc par terre! Pas du tout! Le Cabinet Doumer-gue resta en l'air, parce que personne ne le poussa pour le faire tomber! La vérité est qu'à cinq semaines des élections, la France n'a plus ni ministres agissant, ni parlement contrôlant. Elle n'a plus que des candidats. L'animal parlementaire est en train de changer de peau. Il est paralysé. Alors, il serait charitable de le laisser muer en paix. Maurice de Waleffe. LA MÉTHODE CLÉRICALE FERMER LA BOUCHE DE L'ADVERSAIRE PRONER LA CANDIDATURE OFFICIELLE ACHETER LES CONSCIENCES 0 II est entendu que c'est la mo-_JtL - raie, que c'est la religion, que D|J| c'est l'admirable politique des cléricaux qui font leurs succès électoraux. Ces gens-là ne remportent que des victoires d'idées, et lorsqu'ils ont arraché à un corps électoral savamment truqué une petite majorité de quelque soixante mille voix, ils proclament que le pays leur a donné la mission de réaliser une politique scolaire de rafle et de destruction. Il y a quelque imprudence, de la part des amis du gouvernement, à clamer si haut la haute portée de leurs succès électoraux, car ils attirent immanquablement l'attention sur les procédés qu'ils emploient couramment pour s'attacher les électeurs. Tout d'abord, remarquons que s'ils avaient réellement confiance dans la propagande d'idées, ils ne craindraient point tant que leurs fidèles pussent entendre l'argumentation de l'adversaire. Au lieu d'essayer de réfuter celle-ci, ils préfèrent l'empêcher d'arriver à la connaissance de l'électeur. De là les mesures d'espionnage au sujet des envois de journaux ; de là, les prêches et les mandements interdisant, sous peine de péché mortel, la lecture d'une feuille ou d'une brochure anticléricale. Nous avons signalé, il y a quelques jours, comment le gouvernement lui-même intervenait, par des règlements nouveaux du service des postes, faitr exprès pour empêcher la diffusion de la presse de ses adversaires. Mais cela ne suffit pas ; nous sommes à trois mois d'une élection législative et déjà les manœuvres de candidature officielle se multiplient. Un député d'opposition pose-t-il au ministre compétent une question relative à des travaux intéressant son arrondissement, aussitôt, le ministre écrit une lettre au député clérical de l'endroit afin de lui annoncer que des ordres sont donnés pour l'exécution immédiate de l'entreprise. La lettre imntciérSÊïls^iileri an^nun, est aussitôt rendue publique. Le même système est appliqué dans les rapports de l'Etat avec les particuliers. Comme cela fut démontré à la Chambre, des affaires réglées depuis longtemps sont retenues jusqu'à l'approche des élections. Le moment venu, une lettre particulière du ministère au député clérical, annonce à celui-ci qu'il peut faire part à l'intéressé de l'heureuse solution de l'affaire, et l'on va même jusqu'à écrire que c'est grâce à l'influence du député et aux bonnes opinions de la famille intéressée, qu'une suite si heureuse a pu être donnée à la requête. On conçoit ce que pareil système, appliqué dans tous les domaines administratifs, peut atteindre de familles. Aux plus beaux temps de la candidature officielle du Second Empire, on n'en- faisait pas autant. En présence d'un système de ce genre, à l'exclusion même de toute autre considération de pression et de corruption du personnel administratif en bloc, on peut dire que les résultats du scrutin sont absolument faussés. Les élections manquent de la sincérité qui fait toute la valeur de l'autorité conférée au parti triomphant. Les cléricaux ne cherchent pas à convaincre leurs électeurs; ils ne s'efforcent que de les acheter en gros et en détail. Mme ROSA LUXEMBURG la socialiste allemande bien connue, qui vient d'être condamnée à un an de prison pour un discours prononcé dans un meeting à Francfort LES GRANDS MATCHES INTERNATIONAUX DE FOOTBALL L'ANGLETERRE A SURCLASSÉ LA BELGIQUE Cette importante rencontre internationale avait attiré, ^autour du terrain du Léopold Club, une foule énorme, qui suivit toutes les péripéties du jeu avec le plus grand in# » i. Notre cliché du dessus le démontre d'ailleurs surabondamment.Le roi et le prince Léopold voulurent également assister à ce match qui passionne, chaque année, tout ce que la Belgique contient de fervents du ballon rond. On les voit, durant le repos, s'entretenir avec les nombreuses personnalités sportives qui, elles aussi, avaient fait le déplacement. A LA COMMISSION DES XXXI LA REVISION ÉLECTORALE LA SÉANCE DE MERCREDI La Commission de la révision des lois électorales s'est réunie mercredi. Le comte t'Kint de Roodenbeke, président, annonce que les diverses propositions qui ont été adressées à la Commission, émanant de l'initiative privée, ont été analysées par les soins du secrétariat et sont déposées sur le bureau. M. le président propose la désignation de MM. Van den Heuvel, Dejace, Wax-weiler qui, avec le bureau de la Commission, formeront une sous-commission chargée d'indiquer l'ordre à suivre pour l'examen des questions que la Commission électorale aura à discuter après la clôture de la discussion générale. M. Ligy, dans une communication, démontre que l'électorat communal est un facteur important de la bonne gestion des intérêts communaux. Sous la loi actuelle, les communes ont pu assurer leur développement; mais l'égalité de suffrage que l'on propose comme modification à la législation électorale communale est, dans son principe, dangereuse. Car, les électeurs non contribuables écraseraient les électeurs contribuables.M. Ligy montre que ce danger est grave non seulement pour les grandes villes, mais également pour nombre de villes d'importance secondaire; avec un tel système, la disposition des deniers communaux se trouverait aux mains des élus, des électeurs non contribuables; aussi, les partisans du suffrage généralisé s'ingénient à trouver les garanties. M. Ligy passe en revue les systèmes proposés à la Commission par MM. Des-trée, Lambert, Prins, De Greef et Wax-weiler. Pour chacun d'eux il émet «les critiques au sujet de leur application pratique et des garanties insuffisantes qu'ils offrent. Après avoir justifié le principe du vote plural, M. Ligy termine en demandant .si l'on ne pourrait trouver une formule d'entente sur la base du vote plural tel qu'il est organisé pour les Chambres et en souhaitant de voir donner une forme concrète aux propositions relatives aux commissions consultatives, de voir envisager la suppression des conseillers communaux supplémentaires et de voir étudier la généralisation de la représentation proportionnelle aux élections communales dans des conditions déterminées. M. Colaert montre les progrès du féminisme sur le terrain social et dans l'ordre politique. J1 passe en revue les principaux pays* qui ont adopté le suffrage féminin, notamment le Canada» certains Etats de l'Union américaine et de l'Australie, la Norvège, le Danemark, etc. Une récente enquête anglaise montre que le suffrage des femmes est sérieusement appliqué en Amérique et y donne d'excellents résultats politiques Mais cette même enquête ne semble pas aussi favorable à l'introduction du suffrage féminin en Europe. M. Colaert continuera à quinzaine. S'étaient fait excuser, MM.Van Cîeem-putte et La Fontaine. PAS DE PROPOSITION L'assemblée des XXXI ne se trouve, ' nous a déclaré un membre, devant aucune proposition. C'est pourquoi, elle a nommé line sou3-commission qui aura pour mission de dégager du fatras des discours autre chose que des idées générales.— Quelle sera la solution, d'après vous? avons-nous demandé. — On aboutira peut-être à ceci : l'abolition de la 4° voix Communale. Un point, c'est tout. M. De Greef a très bien senti cela, lorsque, interrompant un orateur, il dit : — Que l'on fasse donc une proposition ferme ; sinon, que l'ôn déclare que tout est bon et que l'on se sépare. Il est inutile que nous persistions à venir perdre notre temps ici. Quoi qu'il en soit, la discussion générale sera terminée sous peu, probablement dans un mois. D'ici-là, on entendra encore M. Fran-cotte, qui parlera de la question au point de vue des « petites communes » ; M. Trasenster, dont le thème sera vraisemblablement la « prépondérance en matière électorale aux contribuables », et M. Orban, qui reviendra sur. son discours. Peut-être M. Vanden Heuvel fera-t-il une proposition ferme. On le croit communément. On dit même que ses observations, seront celles* du gouvernement. LE BILL DU HOME RULE A LA CHAMBRE DES COMMUNES Londres, mercredi. — Répondant à M. Falls, qui avait déposé un ordre du jour relatif aux amendements du bill du Home Rule, M. Asquith a déclaré qu'il n'a aucunement changé d'opinion. Le bill est une mesure exceptionnelle et sauvegarde les intérêts de la minorité de l'Ulstor. Aucune des récentes consultations électorales ne lui a été < défavorable. Il n'y a donc aucune raison de demander une trèvë, encore moins < d'arborer le drapeau de la capitulation.Le gouvernement maintient toutes ses propositions. 31 ne cédera pas à la > menace ni à la violence. Il représentera le bill à la fin de l'année finan- ] ciêre, avant Pâques, et il exposera alors < ses propositions. . < M. Asquith ajoute qu'il ne se lais- ! sera pas imposer une ligne de conduite, laquelle, loin d'améliorer l'espérance de baser l'autonomie irlandaise 1 sur les bonnes dispositions et le con- ( cours de tous, constituerait un obstacle 1 à cette mesure. 1 M. Bonar Law réplique. M. Asquith, dit-il, suit une politique de laisser par- j 1er sans se rendre compte, de 1$ gra- £ vité de sa responsabilité. Les unionistes emploierait tous les. moyens pour em- ! pêcher le gouvernement de commettre ce grand crime. La Cha.mbre des Communes repousse r alors l'ordre du jour de M. Falls par * 311 voix contre .238. — Reuter. -- r Un Médecin belge se suicide à Monaco Nice, mardi. — Au cours d'une crise 3e neurasthénie, le Dr Godineau, consul de Belgique à Monaco, s'est suicidé ?n se tirant un coup de Tevolver dans !a tête. a Né à Bruxelles, en octobre 18-10, il n j tait installé dans-'la principauté depuis A ine vingtaine d'années déjà. Il y était p irès connu et très estimé. — Havas. p ARRESTATION de trois Pilleurs de Chantier Deux agents du commissariat central de la police d'Ixeiles, rencontraient, la nuit dernière, trois individus porteurs de sacs_ bondés. A la vue des policiers, les trois hommes jetèrent leurs fardeaux et prirent la fuite, mais les agents les sommèrent de se rendre et ils se laissèrent arrêter. Ils furent conduits avec leurs charges au commissariat, où on constata que les sacs contenaient une grande quantité d'outils, que leurs porteurs avaient volés sur un chantier de la rue Washington. Ce sont trois vauriens de la pire espèce, demeurant dans le bas Ixelles, qui sont loin d'être à leur premier démêlé avec la justice. L'affaire des recéleurs franco-belges M. le juge d'instruction Coirbay qui instruit très activement l'affaire d'argenteries et de tableaux volés en Belgi-iue et recelés à Paris et à Bruxelles par Lin nommé Raymann et sa maîtresse, a été amené à mettre sous mandat d'arrêt, une nouvelle personne, un bijoutier du centre de la ville, lequel a avoué avoir acheté divers objets dont il connaissait la provenance délictueuse. fParmi les tableaux actuellement sous séquestre à Paris, il en est encore deux jui viennent d'être identifiés. Us appartiennent à M. D..., habitant chaussée de Jharleroi, dont la maison a été cainbrio-ée par un nommé Talbot, actuellement iétenu pour ce fait et d'autres délits. Il reste donc encore treize tableaux dont m ne connaît pas la provenance. Raymann a avoué à la police parisien-le les détenir tous de Talbot. De ce côté, l'affaire est à peu près 4aire, mais il y a, en plus des objets folés depuis l'arrestation de ce cambrio-eur, notamment l'argenterie provenant l'un cambriolage commis dans la nuit lu 12 au 13 février, chez un capitaine-ïommandant de l'armée, demeurant à Jccle. Ce butin a été retrouvé dans un coffre-ort de la maîtresse de Raymann, et :ette femme a déclaré qu'il lui avait été émis le 14 par son amant qui se trouvait, à ce moment, à Bruxelles. Qui a volé cette argenterie? Voilà le >roblème qui sera sans doute élucidé ous peu. A propos de cette affaire, il se produit ine fâcheuse coïncidence que nous nous aisons un devoir de rapporter. Un des détenus de M. Coirbay se nom-ne, comme on sait, Gaston Godeau, et xploitait un magasin de bijouterie, rue u Midi; or, il se fait qu'une autre per-onne, portant le même nom et le même •renom, mais exerçant la profession .'électricien, habite la même rue. Il n'y a évidemment aucun rapport utre que celui de l'homonymie entre ds deux Gaston Godeau. Encore le Collier Meyer Londres, mercredi.— Le « Daily Mail » nnonce que trois des quatre perles îanquantes au fameux collier de M. [ax Meyer auraient été retrouvées. La erle qui manque encore est la plus etite. — Reuter. L'INSTRUCTION DE L'AFFAIRE WILMART TOUCHE A SA FIN LES RAPPORTS DES EXPERTS 60,600 fausses obligations 1,200 actions irréguliéres Nombreux faux et détournements Nous avons obtenu d'une source certaine la communication d'une note disant exactement ou en est actuellement l'instruction de l'affaire Wilmar.t, ouverte depuis la mi-octobre 1912. On y trouvera la confirmation de toutes les informations que nous avons données, depuis lors, à ce sujet. ORDONNANCE DE RENVOI EN MAI PROCHAIN Le experts ont dépose la plupart de leurs rapports et sont sur le point de terminer leurs travaux. Déjà les copies des rapports déposés ont été remises aux principaux inculpés pour examen et observations éventuelles. M. le juge d'instruction Devos compte communiquer son dossier au procureur du roi pour que celui-ci puisse faire son réquisitoire définitif dans le courant de mars. Toutefois, l'instruction ne sera terminée que lorsque le dossier et le réquisitoire auront été communiqués pendant un certain temps aux inculpés et à leurs conseils, conformément aux instructions ministérielles. Cette communication faite, M. Devos fera rapport à la chambre du conseil, laquelle rendra ensuite son ordonnance de renvoi. On prévoit que cette ordonnance sera rendue fin avril ou commencement de mai. LES CHARGES U résulte des travaux des experts que 00,000 obligations irrégulières ont été émises et on en a retrouvé""59,000. En plus, on a émis 1,200 actions privilégiées irrégulières, c'est-à-dire des actions portant des numéros supérieurs au maximum. On a déterminé ce qu'elles étaient devenues, sauf pour 13 titres. Tous ces titres ont fait l'objet d'opérations de reports à concurrence de 17 millions de francs, sur lesquels il a été payé, pour intérêts et commissions, 3 millions 600,000 francs et remboursé 5 millions 400,000 francs. La comptabilité de la Société Gand-Terneuzen a fait d'objet d'un examen spécial de la part des experts et de très nombreux faux et détournements y ont été relevés. Diverses autres affaires importantes, dans lesquelles Wilmart avait des intérêts, ont également été examinées par les experts. On peut se rappeler qu'au lendemain de sa disparition, Nestor Wilmart a été déclaré en faillite et que le Parquet l'a mis en prévention du chef de fabrication et émission de faux titres émanant d'une société et du chef de faux en écri- + 11vûc LES AUTRES PREVENUS LA JURIDICTION vieille iiob© porte oujecuvement sur les travaux des experts en ce qui concerne l'examen des « opérations financières » exécutées en marge de l'exploitation du chemin de fer Gand-Terneuzen par Nestor Wilmart avec le concours de plusieurs amis. C'est dans le réquisitoire définitif que prendra M. le procureur du roi que seront énoncées et spécifiées les préventions retenues à charge de Wilmart et de ses co-prévenus, notamment Rasquin, Wachter et Dethier. C'est plus tard encore, lorsque la chambre du conseil prendra son arrêt de renvoi, que l'on connaîtra la juridiction qui devra juger l'affaire : Cour d'assises ou Iribunal correctionnel. La dette ottomane Constantin ople, mercredi. — On annonce qu'à partir du 14 mars prochain, la dette publique ottomane cessera de fonctionner dans les territoires occupés par la Grèce et la Bulgarie, ces deux puissances assumant désormais leur part dans la Dette. — Havas. ELLE LUI REFUSAIT DE L'ARGENT IL LA TUE Ch.vrleroi, mercredi. — La nuit iu Mardi-Gras a été ensanglantée à Dam-premy.Alexandre Glandy, né à Roux le 24 janvier 1884, a été condamné déjà plusieurs fois pour acte de violence. Il travaillait comme cordonnier mai» il est actuellement conducteur d'attelages au service de M. Givron, entrepreneur de terrassements à Dampremy. Glandy avait épousé une honnête fille, Maria Mauën, née le 2(5 avril 1881,à Dampremy. Malheureusement la discorde régna bientôt dans le ménage. Violent et alcoolique, Glandy rouait de coups sa pauvre femme et la laissait dans un dénûment complet. Vendredi dernier, Glandy commença une « noce » formidable. Il ne désaoûla pas jusque, mardi, ne rentrant au logis que pour manger, se coucher et réclamer de l'argent. Mardi soir, affublé d'un costume de clown, il rentra ivre,, vers 8 'heures, et demanda de nouveau de l'argent. Maria Mauën répondit qu'elle n'en avait plus. Alors, saisissant un fer à repasser,la brute frappa violemment sa femme à la tête. La malheureuse tomba sur le plancher. Le mari féroce s'acharna sur elle et lui broya le crâne à coups de fer à Tepas-ser ! Non content encore, il lui trancha la gorge d'un coup de couteau. Puis, il prit la fuite. Ce matin, un domestique de M. Givron, Charles André, âgé de 60 ans, étant venu à la maison de Glandy découvrit le corps de la victime baignant dans une mare de sang. Il prévint aussitôt la police qui arriva sur les lieux. L'ASSASSIN EST ARRETE On se mit de suite à la recherche de l'assassin que l'on croyait en fuite, tandis qu'il était tranquillement allé se coucher dans la grange attenant à la maison de son patron, d'où il partit le matin sans être aperçu! Cependant, vers 7 heures, M. Givron était appelé au téléphone. Il fut stupéfait en reconnaissant la voix de Glandy l — C'est vous patron? Comment cela va-t-il? Et ma femme? — Elle est morte répondit M. Givron. — Je le sais bien, répondit le misérable.Et il coupa la communication. Peu après, nouveau coup de téléphone. C'était encore Glandy qui, prétendant téléphoner de Couroalles, annonçait qu'il allait se suicider. Cependant l'éveil était donné; on retrouva la piste du misérable qui fut arrêté vers 9 heures, sur le pont de Marcinelle. Glandy qui était toujours ivre a été amené au Palais. Il fut interrogé par Mlle juge Adam qui l'a fait écrouer. Le cynique bandit dit au juge : « Votre instruction sera courte, en 18 heures ce sera fini ». Il a avoué son horrible forfait. Le parquet s'est rendu mercredi aprèa» midi sur les lieux. ^ Découverte d'un noyé dans la Senne Mercredi matin, on a retiré des eau* de la Senne, à hauteur de la rue Masui, à Laeken, le cadavre d'un ouvrier du gaz, Gustave D..., célibataire, âgé de 33 ans, qui avait disparu de son domicile, 47, rue du Conseil, à Ixelles, il y a trois semaines. Le corps du malheureux, qui était eh complet état de putréfaction, a été• transporté à la morgue. On ne sait s'il y a suicide ou accident. On Side-Car pris en écharpe par un Tram M. R..., demeurant rue Américaine, traversait, mardi, dans la soirée, la place de la Couronne, conduisant un side-car et ayant à côté de lui sa fillette âgée de 10 ans. A ce moment, arrivait un tram venant de l'avenue de la Couronne. U prit le léger véhicule en écharpe et le démantibula complètement. M. R... est sorti' indemne de l'accident, mais sa fillette a été grièvement blessée aux iambes et porte, sur le corps, de nombreuses contusions. Elle a été èonduite dans une clinique voisine. La police a ouvert une enquête pour rechercher les responsabilités. LE CRIME DE HOUTHEM LA MAISON OU FUT ASSASSINÉE L'ÉPOUSE KNOCKAERT Courtrai, mercredi. — Nous avons relaté hier l'odieux crime qui a été découvert à Houthem. Le parquet d'Y-pres est descendu sur les lieux. Toutes les brigades de gendarmes avoisinantes avaient été averties téléphoniquement. La gendarmerie de Comines avait relevé une piste vers la direction d'Houthem ou de Messines. Or, hier après-midi, le commandant de la brigade d'Ypres reçut la visite d'un jeune individu, qui lui déclara être l'auteur de l'abominable crime. Cet individu dit s'appeler Elslander Henri, âgé de 23 ans et domicilié a Houthem. Il fit la déclaration suivante: « N'ayant pas travaillé le lundi, je suis entré dans l'estaminet de Knockaert. , Je proposai à la cabaretière de me ser- , vir une pinte de genièvre que je devais vider tout entière, si elle me la servait gratuitement. Elle accepta ce pari m'en supposant sans doute incapable, et je m'exécutai. Néanmoins, elle voulut être payée._ A cause de cela, nous eûmes une vive discussion. A un moment, ie la poussai contre une porte et elle tomba dans la cave. Je la suivis furieux, je tirai mon couteau et je blessai mortellement ma victime. Je me suis enfui dans la direction de Wyschaete. Le lendemain je rencontrai plusieurs ouvriers' qui me regardèrent avec méfiance. N'étant plus tranquille et ne sachant plus que faire, pris de remords, je suis venu me constituer prisonnier. » Il a été mis à la disposition du procure ur du roi. Il a déjà subi plusièurs ïondamnations.

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Dit item is een uitgave in de reeks La dernière heure behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Bruxelles .

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