La Flandre libérale

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06 augustus 1914
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s.n. 1914, 06 Augustus. La Flandre libérale. Geraadpleegd op 24 mei 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/1z41r6pn1x/
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40* innée - Jeudi 6 Août 1914 QUOTIDIEN. -10 CENT. I. 218 ■« Jeudi 6 Août 1914 LA FLANDRE LIBÉRALE A.JBOIV1VE1MEICVTS 1 mol». I mois. S nota. il «s. BELGIQUE s Fr„ 2.00 4.00 8.00 Î6.00 UNION POSTALE s Fr. 3.75 9.00 Î8.00 36.00 0n s'abenni in lurasu du Journal et dans fout In bureaux ds pains RÉDACTION, ADMINISTRATION ®T MPRIMERI1 SAND, I, RUE DU NOUVEAU BOIS, I, GANS fiSSNNEMENTS ET ANNONCES ; j - HÉDAGTION -Téléphone 32 I Téléphone 13 AFÏMOMOÎS® Peur la ville et les Flandres, s'adresser m barea# éè Journal. — Pour le resie du pays et l'étranger, s'adresser à l'Office de Publicité, nie Neuve, 36, à Bruxelles. T 'lun rTrODr déclare la guerre à LAHIlLblhKHb l'Allemagne Nos taras résiste,nt. mpamïïiAïit aiiT AIIpmwIs Comment les Allemands sont entrés en Belgique La bataille à Visé - La position de Liégi refuse de se rendre - Saccès belge Liège, mardi, 4 août. ■— Les soldats al lemands sont entrés en Belgique à 8 h. 4i dii matin. Ils s'avancent en trois colonne d'infanterie précédées de régiments d cavalerie : des uhlans et des lanciers. Il ont franchi la frontière à Gemmenich Henri-Chapelle et Dolbain. La colonne qui arrivait à l'extrêm nord est remontée sur Visé dont le pon avait été détruit hier par les Belges. Li Meuse constitue jusqu'ici un obstacle i Jour passage et les Allemands sont arrê tés sur la rive droite. La rive gauche est occupée par no troupes qui défendent le passage du fleu ve et empêchent les Allemands de jeter ui pont sur la Meuse. De vifs engagement ont eu lieu à cet endroit entre la cavale rie belge et la cavalerie ennemie. Jus qu'ici l'avantage est du côté belge. L'en tniousiasme des troupes est très grand. Les forts de la position de Liège sou tiennent l'action des troupes. L'armée belge a fait évacuer toute 1: région frontière. Il ne reste plus une têt de bétail dans le pays. Tous les vivres on été emportés. Les troupes allemande doivent donc attendre l'arrivée, forcé ment lente, de leurs colonnes de ravitail lernent. Les Allemands répandent dès leur arri vée dans les villages des proclamation disant aux habitants qu'il ne leur ser, fait aucun mal, pourvu qu'ils faciliten le passage des troupes et qu'ils ne dé truisent rien. Si, au contraire, disent ce écrits, les paysans entravent leur marche ils seront traités sans merci. Les Allemands font traîtreusement ap pel aux habitants en leur disant que c'es la Prusse qui a sauvé les Belges à Wateï loo. Mardi matin, un officier allemani s'est présenté en parlementaire à nos so) dats. Il a été conduit devant l'autorit militaire les yeux bandés et a demand la reddition de la place de Liège. Il lui ; été fièrement répondu que notre armé ne céderait que devant la force. Le parlementaire allemand a été ensui te reconduit vers les lignes ennemies. Les troupes allemandes entrées pa Henri-Chapelle et Dolhain se dirigen vers les forts de Liège mais sont arrêtée par nos troupes. Les premiers engage ments ont eu lieu dans l'après-midi d mardi. La position de Liège est admirable ment préparée. 25,000 ouvriers civils on aidé l'armée ces jours derniers à prépare les travaux de défense. *** L engagement du pont de Visé s'est pre duit mardi vers midi. Une compagnie d | 12e de ligne, sous les ordres du lieute nant Claudei, gardait le pont, sur la riv gauche ; vers 11 1/2 h. un aéroplane ve nant d'Allemagne et évoluant à un I grande hauteur fut aperçu ; les homme du 12e de ligne furent aussitôt sur piei et suivirent les évolutions de l'aèroplan j lui ne tarda pas à disparaître. Soudain, un parti de cavaliers aile : mands vint déboucher sur la rive droite i » quelques centaines de mètres du ponl | descendant probablement de Fouron-le Comte. A la vue des uniformes allemands, no soldats prenant position de combat tiri tent sur ces cavaliers : leur feu fut imm^ diatement appuyé par les canons du foi de Barchon. Brusquement arrêté, le pari de cavaliers allemands, dut se replier e toute hâte. LES ENGAGEMENTS AUX ENVIRONS DE LIEGE Liège, mardi, 10 h. 1/2 du soir. .•Lie fort de Fléron et deux autres avo sinints ont été dl'abord en action. -Uepuis 4 heures de l'aprèB-midi, d'aï très forts seraient engages. Jusqu'à 8 heures du soiir, em se félic tait de leur résistance. Les Allemands jusqu'à présent seraiei "len tenus à distance. Visé serait en feu Liège, mardi, 4 août. Visé et Argenteau sont en feu. Les pa: bouliers auraient tiré sur les Allemand; y®ux-ci, furieux, auraient complètemeT ueermé là population et mis le feu à Visi Cent mille Allemands marchent vei yieget, où on s'attend à une attaque poi demain matin. Un officier allemand blessé et fait pr sonmeir s'est montré stupéfait de la ri sistance que les Allemands éprouvaiei en Belgique. On Heiur avait affirmé à Berlin qu'aucune résistance ne serait opposée en Bel-| gique. On nouia dit •que le château de M. Da-j vignon, situé près de Spa^ serait au pouvoir des Allemands. LES OPERATIONS DU GENIE. ) Ldége, mardi. — Le génie a fait sauter 3 le tunnel dei Trois-Ponts, à Grand-Hal-j lfcux, sur la ligne de l'Amblève. 3 Le fort de Bonfcelfesi a fait sauter, la nuit dernière, l'église et pl-usieurs mai-' sons qui gênaient la ligne de tir. 3 UN AVIATEUR TUE. t Un aviateur allemand survolait les l troupes belges. Celles-ci ont immédiate-i ment tiré sur l'aéroplane, qui a été atteint.L'aviateur est tombé et s'est tué. J ALLEMANDS TUES, j On signale qu'un officier de cavalerie 3 de l'arméei belge, menacé par deux soldats allemands, les a abattus à l'aide de son revolver d'ordonnance. LE PREMIER PRISONNIER ALLEMAND. Le premier prisonnier _ allemand fait par nos troupes est le capitaine Forstner. 1 L'ENVAHISSEMENT. I Ce sont las 7e et 10e corps allemands 5 qui ont pénétré 'dans la province de Liège, au sud d'une ligna passant par Aix-I la-Chapelle et Visé. Elles sont arrivées aux environs de Herve, Pépinster, Re-mooichamps et ont déjà été soumises au 3 feu de certains de nos forts de la rive , droite. t DANS LE LUXEMBOURG BELGE Les Allemands font des reconnaissances s en automobiles sur les routes.- du Luxem-, bourg belge et des aéroplanes survolent le pays. ! Les Français entrent • en Belgique 3 Le concours militaire, offert par le gou-é vernement français — que le cabinet bel-îi ge n'avait pu agréer tant que la neutralité e du pays n'était pas violée par l'Allemagne s'imposait après la déclaration de guerre - faite à la Belgique par le gouvernement impérial. r La France a marché vite. Son 1er corps t d'armée, dont le siège du commandement s est à Lille, est entré en Belgique, mardi - après-midi. s A 6 heures du soir, les troupes françaises étaient aux portes de Tournai. Le 1er corps français compte un effectif t de 80,000 hommes. Les Anglais à Ostende Un matériel de chemin de fer impor-1 tant a été envoyé, mardi, de divers points du pays à Ostende. s II y a de nombreux wagons pour le transport des voyageurs, des chevaux et 8 des bagages. ® On prévoit le débarquement de l'avant-garde du corps expéditionnaire anglais, e venant au secours de la Belgique, et dont le commandement serait confié au géné- 1_ ral French. >> En Belgique S —01 l; AU SENAT t • Mardi, après la séance solennelle à la à Chambre, les sénateurs sont allés pren-a dre place dans leur salle de réunion. M. HOUZEAU de LEHAIE, ^ doyen d'âge, préside, ayant à ses côtés M. d'Ursel, en tenue de cavalier aux guides et Struye, secrétaires d'âge. Il annonce que M. Goblet d'Alviella i- est retenu en Norwège, puis il propose de renommer le bureau par acclamations, i- (Applaudissements.) Soyons tous unanimes. (Approbation générale.) i- Le bureau provisoire cède la place au bureau définitif. it M. de FAVEREAU monte au fauteuil et remercie le bureau provisoire. DISCOURS DU PRESIDENT. Dans la tourmente que nous traversons, il est du devoir de tous les citoyens de ; se grouper autour du trône, centre de la 'j. patrie, et d'apporter au gouvernement, ; dans la tâche ardue et pénible qui lui in-;g combe, le concours le plus pressé, le plus r généreux. Nous donnerons ici, messieurs et chers collègues, l'exemple de cette union indis-i. pensable au salut de notre juste cause en it faisant trêve à nos_ dissentiments et en fournissant sans hésiter au pouvoir exé cutif tous les moyens qu'il juge nécessaires pour faire face aux difficultés, aux dangers qui nous menacent. Ce n'est point sans la plus vive satisfaction que nous avons vu tant de jeunes Belges répondre à l'appel de l'autorité, s'éloigner de leurs foyers d'un cœur ferme et résolu, prendre les armes et se portei pleins d'entrain, à nos frontières, poui défendre ce que nous avons de plus sacré : l'indépendance du pays. Le Sénat suit leurs travaux avec la plus patriotique émotion. Il applaudit à leur endurance, à leur vaillance. Il adresse du fond du coeur un salut d'admiration et de reconnaissance ^ à tous ceux, chefs et soldats, qui sont prêts au suprême sacrifice pour faire respectei le sol national par l'étranger. (Longue ovation ; acclamations enthousiastes. ) LES LOIS D'URGENCE. Après avoir écouté l'éloge funèbre de M. do Beauffort, le Sénat décide de siéger en permanence en attendant les projets votés par la Chambre. M. CARTON DE WIART dépose trois projets de loi : 1° réprimant les crimes e1 délits contre la sécurité extérieure de l'Etat ; 2° prohibant les poursuites civiles et commerciales contre les citoyens présents sous les drapeaux ; 3° octroyant des délais de grâce par les tribunaux. M. LE PRESIDENT. — M. le ministre veut-il lire ces projets? (Cris: Non Non !) M. LEKEU. — Inutile de les lire. Nous faisons crédit au gouvernement... (Très bien !) M. le MINISTRE explique brièvement la portée des projets qui sont votés à l'unanimité et qui sont transmis à la Chambre. Après une courte suspension de séance, le Sénat adopte, à l'unanimité, les articles de cinq projets votés par la- Chambre, notamment un crédit de 200 millions, des mesures concernant les autorités. M. COPPIETERS déclare, au nom di groupe socialiste, que lui et ses amis se rallient à toutes les propositions. _ Il es père que l'accord des partis législatifs sera un élément de succès et d'enthousias me pour ceux qui ont la charge de dé fendre la patrie. ( Applaudissements. ) M. VAN PEBORGH. — Oui, défendons tous la patrie indépendante! (Applaudis sements. ) On décide de voter les cinq projets pa: nn seul vote. M. le PRÉSIDENT. — La séance eei levée. . Tous les sénateurs debout crient " Vive la Belgique! " Une manifestation patriotique devant le palais de la Natior M. DE BROQUEVILLE HARANGUE LA FOULE M. de Broqueville venait, mardi, d< descendre de la tribune, où il venait d'an noncer la nomination de M. Vanderveldi comme ministre d'Etat. Il venait de ser re r lamaiu au leader socialiste, follemeni acclamé par ses amis, quand un bruit d( foule formidable parvint de la place d< la Nation. Descendant la rue de la Loi, une foule de deux à trois mille personnes, qui n« cessait de s'accroitre, s'était massée de vant le Palais de la Nation, criant : "Vi ve la Belgique ! Vive la Patrie ! et sui l'air des " Lampions : " de Broqueville de Broqueville ! i Aux premiers rangs, un homme portai' sur l'épaule un garçonnet qui agitait le drapeau national. Sur cette foule délirante se déferlaien comme des vagues les grands coups d< soleil et d'ombre d'un ciel voilé. Dans 1< fond passaient au galop des gendarme! rejoignant en toute hâte un poste de com bat. On alla prévenir M. de Broqueville, qu bientôt parut au balcon, salué par un< ovation frénétique. Le ministre de la guerre, maitrisan; son émotion, réclama le silence, puis pro nonça ce discours enflammé : " Mes amis, laissez-moi vous dire dem mots qui viennent du plus profond di mon cœur : Il vient de se commettre ui attentat qui est peut-être sans exempli dans l'Histoire : le sol belge, malgré le; promesses, malgré les garanties de notri neutralité, a été violé par les troupes al lemandes ! Du plus profond de mon cœu: de Belge, je vous crie : " C'est un atten tat abominable, qui ne peut être impuné ment accompli ! ' " L'armée a à sa tête un chef, un sou verain d'une grande valeur, dans leque toute la nation place à cette heure su prême sa confiance. Le roi Albert saura avec l'aide- de l'aimée) sauvegarder l'iu tégrité du territoire ! Il y a une chose mination ! Vive le Roi ! Vilve la Belgi-çue^ ! " Une longue acclamation salua ces paroles. On cria, on hurla : " A la frontière ! Des fuscils ! " On chanta la " Brabançonne " et la foule se forma en colonne pour se rendre ensuite devant la légation de France. Au passage, elle acclama frénétiquement l'artillerie de la garde civique massée dans le Parc. AU PEUPLE BELGE. Sous ce titre: "Proclamation au peuple b©l|"e", on a affiché, dans la nuit de mardi à mercredi, dams le pays entier, le discours prononcé par le Roi à l'ouverture des Chambres. Ce document débute ainsi : " Dlans les circonstances graves que traverse le pays, le Roi a tenu d'ouvrir en personne la session extraordinaire des Chambres législatives. " Le gouvernement se fait uni devoir de. porter à la connaissance d'e la population les nobles et patriotiques paroles que le Souverain a prononcées devant les élus de la nation qui ont été unanimes à les acclamer. " Suit lei discours. Cette pre>clamation est signée par M. Paul Berryer, ministre de> l'intérieur. CREATION VUN CORPS D'AUTOMOBILISTES. Un arrêté royal organise un corps d'automobilistes et de motocyclistes volontaires.LE " MONITEUR Le "Moniteur" publie le texte des diverses lois votées mardi par le Parlement. PROCLAMATION DE L'ETAT DE SIEGE ALBERT, roi des Belges, à tous présents et à venir, salut ! Sur la proposition de notre conseil des ministres, vu l'article 53 du décret, loi du 24 décembre 1811, nous avons arrêté et arrêtons : 1° L'état de siège est proclamé dans les provinces de Limbourg, Liège, Luxembourg et Namur, qui, à dater de ce jour, constituent des postes militaires ; 2° Les gouverneurs de nos positions fortifiées sont revêtus du commandement en chef sur toutes les autorités civiles de leur ressort, ainsi qu'il est dit dans la circulaire du 11 janvier 1815. Ils régleront tout, sans avoir égard à autre chose qu'à la sécurité de leurs places et à l'ordre public ; 3° Les tribunaux militaires ne se substitueront pas aux tribunaux civils, l'état de siège ne comportant pas, nécessairement, cette conséquence ; 4° Les bourgmestres du ressort des pos-I tes militaires prendront toutes les mesures et ordonnances de police, requises par le commandant militaire de la province ou de son délégué. En cas de refus de leur part, le commandant militaire agira conformément à l'article 101 du susdit décret ainsi libellé : " Dans les places, en état de siège, l'autorité dont les magistrats étaient revêtus pour le maintien de l'ordre et de la police, passe tout entière au commandant d'armes qui l'exerce ou leur en délègue telle partie qu'il juge convenable. " PERMIS AUX MILITAIRES FRANÇAIS OU ANGLAIS D'ENTRER EN BELGIQUE M. de Broqueville vient d'adresser aux commandants de province la dépêche suivante : " La Belgique, en état de guerre avec l'Allemagne, ne peut considérer le franchissement de sa frontière par des militaires français ou anglais comme un acte d'hostilité. " LES AGENTS DE POLICE MOBILISES Le ministre de la guerre a décidé que tous ses officiers et agents de police qui ont été rappelés à l'occasion de la mobilisation soient licenciés immédiatement pour le maintien de l'ordre dans leur commune respective. LE CONSEIL GENERAL D'ADMINISTRATION DES HOSPICES ET SECOURS DE LA VILLE DE BRUXELLES.M. le bourgmestre Max a présidé hier, ,à l'hôtel de- ville, une séance extraordinaire du conseil de® hospices en vue de l'organisation des ambulances créées à l'occasion de la guerre. M. Jacqmain, échevin de l'instruction publique, assis-. tait à cette séance. [ Les décisions suivantes ont été prises: Le nombre des lits sera augmenté de , 420 à l'hôpital Saint-Jean et de 300 à . l'hôpital Saint-Pierre: en outre, quatre ambulanoes-annexes seront installées par les soins du conseil "dles hospices dans les écoles de la Tue Vérone se, du boulevard Olovis et de la rue de Gravelines, dont les installations toutes nouvelles se prêtent le mieux à cette affectation. Les services de chirurgie des hôpitaux continueront à être dirigés par leurs chefs habituels; les adjoints de ceux-ci seront mis à la tête des quatre ambulances.En conséquence, MM. les chirurgiens Depage, Van Engelen, Verhoogen _ et Laurent continuent à assurer la direction des quatre services de chirurgie et M. le docteur Vilain prend la direction du service supplémentaire de chirurgie créé à l'hôpital Saint-Jean. Lesf qua(tra ambulances-annexes, qui comprendront environ 500 lits en dehors de ceux des hôpitaux, auront à leur tête MM. les docteurs Lucien Thiriar, Neu-man, Nicolas François et R. Danis: ils prendront le titrel "de chef d'ambulance. L'administration des hospices met ainsi à la disposition des blessés de la guerre 1,220 lits. Dans ce nombre ne sont pas compris tous les autres lits, réservés aux malades ordinaires. Ces installations entraînent des frais considérables, dépassant l'es disponibilités de l'administration des hospices •. celle-ci fait donc un pressant appel à la charité et à la générosité publiques : les dons peuvent être adressés au bureau de l'administration d'e l'hôpital Saint-Jean, boulevard1 du Jardin botanique. Les membres du conseil des hospices se sont inscrits pour une contribution personnelle totale de quatre mille francs. M. et Mme Alfred Goldschmidt-Brods-ky ont mis généreusement à la disposition de l'administration des hospices, pour l'organisation de l'ambulance établie à l'école rue Véronèse, 100 lits complètement équipés. AUX GYMNASTES BELGES! C'est avec un sentiment de regrets cuisants qui nous retirons l'entête "XXXVIe fête fédérale belge de gymnastique, Se-raing, 14, 16, 16 et 17 août 1914" qui, depuis plus d'un an, figurait à cette place de notre "Bulletin Officiel" et conviait les gymnastes belges et leurs camaràdos étrangers à ces assises annuelles, qui sont notre joie et notre gloire. La discorde a allumé la torche de la guerre et des peuples amis vont s'entre-déchirer. Nos frontières sont menacées. Plus d'un tiers de nos gymnastes qui devaient glorifier la rédemption physique sur ce terrain d'e la fête fédérale, si soigneusement préparée par les camarades de Seraing, soucieux de fêter dignement leur cinquantenaire, sont sous les drapeaux.Ils sauront témoigner des qualités qu'ils ont acquises au gymnase. Us le feront avec ce sentiment du devoir civique qui leur a été inculqué dans nos sociétés.Puissent-ils remplir dignement leur mission patriotique, soutenus par l'esprit de dévouement à la chose publique et cette discipline volontaire qui sont l'apanage du gymnaste. Que l'exemple qui leur vient de leur Haut Protecteur S. M. le Roi Albert, les anime pendant cette rude épreuve afin que l'histoire puisse témoigner des gymnastes belges qu'ils ont largement contribué à sauver la patrie du danger qui la menace. C'est le vœu ardent que, dans ces tristes et solennelles circonstances, nous émettons.Pour le comité fédéral: le secrétaire, H. Harty ; le président, N.-J. Cupérus. Pour le comité de la XXXVIe fête fédérale belge de gymnastique : le secrétaire, F. Watrin; le président, L. Doyen. UN MEETING PATRIOTIQUE \ TOURNAI. MM. Janson et Royer ont donné, mardi soir, sur la place Cr-ombez, à Tournai, un grand meeting patriotique. Les deux orateurs ont été longuement ovationnés par la foule considérable, qui avait répondu à leur appel. MM. Janson et Royer, au cours d'un vibrant discours, ont exprimé leur oonviction que la Belgique ferait son devoir et qu'on pourrait répéter encore: "Les Tournaisiens sont là! " ARRETES. La police et la garde civique ont arrêté, mareîi soir, à V heures, un Allemand, domicilié à Tournait ainsi que sa fille et son bea.u-fils, Allemand également. Les trois personnages arrêtés sont soupçonnés d'espionnage. Il paraîtrait, en ef fet, que les deux-Allemands auraient, à plusieurs reprises, lâché des pigeons voyageurs. Ils auraient, d'autre part, pris plusieurs clichés. Une enquête plus api profondie est ouverte. En attendant, l'habitation des deux Allemands est protégée par la garde civique. ON DECHARGE A ANVERS 80,000 SACS DE FARINE Le transatlantique "Finland", de la Red Star Line, qui vient d'arriver à Anvers, a à son bord quatre-vingt mille sacs de farine. A ANVERS. Un espion allemand, caché dans un bouquet d'arbres, prenant force notes sur les fortifications, a été arrêté. La foule exaspérée a saccagé de nombreux cafés sur les quais. Un restaurant a été détruit, ainsi qu'une boulangerie. Un hôtel est fermé et gardé par la garde civique. Le consulat d'Allemagne a enlevé son é eus son. De violentes manifestations se sont produites mardi soir. La statue équestre de Léopold 1er a été ornée de couleurs belges. Cette scène a provoqué un enthousiasme délirant. LES ALLEMANDS EXPULSES D'ANVERS. Les troubles ayant continué mardi soir le gouverneur militaire, appliquant la loi martiale, a pris un arrêté expulsant les Allemands du territoire d'Anvers. L'arrêté est appliesable à partir de mardi soir même, aux Allemands qui ont épousé une femme belge. AVIATEURS BELGES ARRETES EN HOLLANDE Deux officiers aviateurs belges ont atterri près de Roosteren et ont été arrêtés par les gardes-frontières. Cette arrestation ne peut être considérée comme un acte antiamical de la part de la Hollande, hâtons-nous de l'ajouter. LA HOLLANDE FERAIT COMME NOUS A cette question: "Que fera la Hollande si son territoire est envahi comme le nôtre par les troupes allemandes 1 le ministre de Hollande à Bruxelles a répondu : — Si nous sommes envahis, nous ferons comme vous. LES ALLEMANDS EN BELGIQUE D'après les chiffres du recensement de 1910 (Annuail-e Statistique), il y avait en Belgique 50,437 personnes nées en Allemagne, dont 8,660 dans la province d'Anvers, 15,646 dans le Brabant, 17,603 dans la province de Liège, 2,183 dans le Luxembourg, et 1,183 dans la Flandre orientale. A l'étranger *• Un ultimatum anglais à l'Allemagne ♦ L'Angleterre somme l'Allemagne de déclarer mardi avant minuit qu'elle respectera la neutralité belge Mardi, à la Chambre des communes, M. Asquith, prenant la parole, a dit : " En conformité de la déclaration faite hier par sir Edward Grey, celui-ci envoya de bonne heure, ce matin, un télégramme à l'ambassadeur anglais à Berlin disant que le roi des Belges avait fait appel au roi George pour demander l'intervention diplomatique anglaise. " Nous sommes également informés que le roi des Belges a reçu une proposition de l'Allemagne assurant la neutralité et l'intégrité du territoire et des possessions belges après la signature de la paix si la Belgique permettait le passage aux troupes allemandes à travers le pays et menaçant, en cas de refus, de traiter la Belgique en ennemie. L'Allemagne donnait un délai de douze heures à la Belgique pour sa réponse. Nous savons que la Bel-. gique a refusé catégoriquement d'accepter cette violation flagrante des traités. " Le gouvernement anglais est obligé de protester auprès de l'Allemagne et d'e lui demander de renoncer formellement à la demande qu'elle a adressée au gouvernement belge et de donner l'assurance qu'el-

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Dit item is een uitgave in de reeks La Flandre libérale behorende tot de categorie Culturele bladen. Uitgegeven in Gand van 1874 tot 1974.

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