La Flandre libérale

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16 november 1918
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s.n. 1918, 16 November. La Flandre libérale. Geraadpleegd op 25 juni 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/d50ft8g34s/
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44e Année. — Samedi 16 Novembre 1918. PRIX : 10 CENTIMES N° 5. — Samedi 16 Novembre 1918. LA FLANDRE LIBÉRALE ABONNEMENTS Pour la Belgique et l'Union postale, les tarifs seront publiés' ultérieurement. f RÉDACTION* ADMINISTEAÏION ET IMPRIMERIE : GAND, i, RUE DU NOUVEAU BOIS ANNONCES Pour le prix des annonces, s,adresser au bureau du journal. On traite à forfait. Admis par la censure Deux dates : 1815=1918 ijuraqu u y ci un peu pius u uu ^uc, ^ France fut devenue la maîtresse de- l'Europe, celle-ci tira sans doute des profits grands et durables des réformes, profondes de la société civile que la Révolution française avait réalisées, que la législation de l'Empire avait consacrées, et que les armes iiançaises apportaient avec elles. Mais si les peuples étrangers voulaient bien accueillir ces réformes, ils voulaient rester libres. Et vivre ! C'est ce que ne permettait pas le malfaiteur de génie qui dominait la France et par elle le monde. Les peuples assujettis se voyaient refuser toute indépendance. Les individus' même se voyaient enlever le plus élémentaire des droits, celui de vivre, i.a conscription levait tous les hommes, successivement jusqu'aux enfants, pour les jeter en proie au champ de bataille. L'Europe était devenue comme un immense abattoir. Ce ne fut donc pas la liberté, ce fut la vie même que l'effondrement de l'Empire français rendit à la malheureuse Europe. La liberté, que iui déniait Napoléon, ce n'était ni le tsar de Russie, ni le roi de Prusse, ni l'empereur d'Autriche qui se souciaient de la lui donner, ou de ia iui laisser. La liberté, c'était la fille de la Révolution, le monstre que la Sainte Allian- , ce venait d'abattre. Le principe fondamental du Congrès de Vienne fut la négation même de l'idée que les peuples appartiennent {V eux-mêmes; ce fut le principe de la " légitimité c'est-à-dire le ; droit de propriété que possèdent certains souverains sur certaines nations, ou plutôt sur certains territoires, Ja nation n'étant qu'un accessoire du territoire. En même temps que l'Europe eut cette période de répit dont elle avait un besoin absolu,, elle fut soumise à un régime de dure servitude. Ce fut une réaction aveugle contre les principes, les tendances, les aspirations de la Révolution, de la Philosophie du XVIII0 siècle, une tentative violente et vaine de restaurer " l'ancien régime On sait comme la force des choses démontra l'impossibilité de cet essai de mutiler la nature humaine en détruisant sa liberté, comme l'œuvre de la Révolution se montra invincible et immortelle, il suffit de comparer }a situation de l'Europe telle^ qu'elle était en 1315, et ce qu elle étjiit en 1!)K. sans, parler des gnm-'ics sociétés démocratiques, oui ont pris un si prodigieux et si splendide développement dans les libres Etats, issus de la race anglo-s-.xonne. Mais si la liberté du monde est restée vive et grande, ce n'est pas qu'elle n'eût pas d'adversaire puissant, qu'elle ne fût pas menacée. Cette idée de rétablir l'Em pire romain, qui avait séduit le grand Napoléon, a égaré aussi, non seulement le prêtre titulaire de l'Empire d'Allemagne, et sans doute les siens, mais l'Allemagne, qui, dans sa très grande majorité, s'est laissé décevoir par cette détestable ambition de dominer et d'exploiter le monde ,par la force. Et quand cette passion criminelle se fut bien emparée de tous les esprits, que par un long et patient effort l'Allemagne crut s'être fait une force militaire capable d'écraser toute résistance d'un coup rapide, alors soudain le kaiser Attila déchaîna la tempête, d'où il comptait voir sortir, sur les ruines de la liberté universelle, l'omnipotence des Hohenzo}lern. Ce qu'a été cette conflagration, son immensité, sa formidable violence, on le sait. On sait aussi heureusement comme les malhonnêtes calculs des hommes d'Etat, généraux, professeurs, diplomates allemands, se sont tous trouvés de faux calculs, comment grisés par leur vanité, ils se sont en tout exagéré leurs forces, comment en tout ils ont sous-estimé celles de leurs adversaires, comment ils n'ont pas tenu compte de la révolte que devait causer chez tous les peuples libres une guerre contre tout droit, poursuivie par des moyens qui sont un défi à la conscience du monde civilisé. Cette fois encore la tentative de réaliser au profit d'un Etat militaire la domination du monde a échoué. La chute de l'empire allemand, hier tout puissant, fait suite à la chute de l'Empire de Napoléon. Et cette fois encore, après <iette grande débâcle, l'humanité pourra respirer- librement. Mais quel contraste avec le désastre français ! Nous 11e voulons pas parler de la gloire tragique dans laquelle s'est couché l'astre français, ni songer à comparer Guillaume, de Moltke, Hindenburg ou Ludendorff à Bonaparte et à ses maréchaux. Non, notre pensée va à un point oui illumine le plus brillamment l'histoire de ce temps. La Sainte Alliance de 1815 a été l'accord des grandes puissances de l'Europe pour la restauration et la consolidation de l'ancien régime, pour la sujétion de tous les peuples et la des truction de toutes les^ libertés. C'est l'union spontanée et intime de tous les peuples libres qui aura amené la défaite de l'autocratie allemande; c'est l'accord de la France républicaine, de la parlementaire' et. libérale Angleterre, des Etats-Unis de l'Amérique qui ont assuré J'écroulement du despotisme césarien et aristocratique ; le résultat de la lutte d'aujourd'hui, c'est la sanction du principe que les peuples seuls ont le droit de disposer d'eux-mêmes et que nul change-nient national n'est légitime s'il n'est ratifié par leur volonté ; c'est, en un mot, le règne de la libre démocratie assuré par les forces des démocraties libres. Ce règne, c'est un âge nouveau qui se lève pour le monde, pour un monde plus grand. Lés conflits qui existèrent jadis entre les divers Etats de l'Europe étaient des conflits européens. L'Amérique restait à part, regardant de côté et de loin les convulsions qui ébranlaient notre vieux continent. Cette fois tous les Etats, sauf quelques exceptions minimes et négligeables, ont pris part à la lutte gi gantesque, qui s'est livree pour la liberte de l'humanité, et cette intervention des armées de la grande Union américaine sur nos champs de bataille n'est pas celui des événements de ces années qui aura dans l'avenir les conséquences les moins lointaines et les moins considérables. Lorsque nos arrière-petits neveux apprendront l'histoire des événements qui se passent sous nos yeux, qui auront causé nos troubles et nos peines, exigé nos efforts, fait couler notre sang, ils auront, ayons-en la confiance, des paroles d'admiration et de reconnaissance pour ceux qui, d'un cœur généreux auront sacrifié leur vie, leurs biens, leurs intérêts les plus chers pour le salut commun. Et qui sait? Parmi ceux qui jouiront du fruit de notre travail et de notre victoire, se trouveront peut-êre les petits-fils de ces Allemands qui auront lutté avec le plus de persévérance disciplinée, pour le kaiser prussien, contre la démocratie, la liberté, jontre l'avenir. NOS ECHOS t'élection du maréchal Fc-ch à l'Institut Le maréchal Foch a été élu lundi lembre libre de l'Académie des scien-es à l'unanimité des 57 votants. Rompant avec une tradition sécu-ïire, pour employer son expression îême, M. Painlevé, président, avant e faire procéder à cette élection avait 211a à adresser ses vives félicitations u glorieux soldat. Un geste chevaleresque du maréchal Foch est ce pas un geste noble et bien ranoais, cle la part du maréchal Foch, ue d avoir placé sous le haut commande-lent du roi Albert l'armée chargée de alayer les Boches de la Belgique1? Nos \ aillants soldats étant insufflants en nombre pour suffire à la be-ogne, il leur adjoignit des troupes amé-icames, anglaises et françaises pour bien 1 arquer la coopération des alliés à la dé-vrance de notre chère Patrie. —o— .-i© chaire do flamand en Sorbonue. . gouvernement français a décrété l'émotion u une chaire de littérature fla-<ande à la Sorbonne. C'est une idée admirable, parti© du -eur. Les grandes pensées viennent du sur, et ics cœurs français sont de grands Xîiirs: celle qu'ils viennent, d'avoir se ravéra dans les nôtres. La Sorbonne, — l'Université de Paris — ete fondée, en 1200, par le roi de Fran-\ 1 hihppo-Auguste. Elle est, après 1 mversite de Bologne, fondée en 1111, i plus ancienne université d'Europe, et le est la plus illustre. Le gouvernement belge, paraît-il, est né de désigner au grand-maître de 1 niveusité de France, le titulaire de la ouvelle chaire. De différents côtés on let en avant le nom de M. Paul Fréde-en. M. Paul Frédériqq est un profes-•ur cloquent, un maître-historien, un 2 ri va in flamand éminent; sa courageuse 'sistance à l'oppression teutonne et aux °nees pangermanisfces des traîtres de activisme " flamboche T1 lui a valu une mçnve déportation en Allemagne :< c'est ailleurs une personnalité des plus syin-athioues, et il a, depuis fort longtemps, 'S relations les plus cordiales avec un rand nombre de savants français. •—o— Députés officiers Nous avons eu l'occasion de nous en-•etenir, hier, arec deux députés belges, fficiers à l'armée belge, notamment IM. Pirmez, questeur de la Chambre, ipitaine au 1er chasseurs à cheval, et ►evèze, lieutenant au 7e régiment d'ar-illerie. Tous deux faisaient partie d'un nportant groupe d'officiers de toutes ^s armes, venus à G and pour assister «à i revue des troupes. Hommsne à Gand Un soldat-poète du 22e de ligne ni signe J. Pipegale, nous envoie >us le titre : « A la ville de Gand. Hommage de la Wallonie combattante » un poème qui ne manque as d'éloquence. L'auteur remercie en :rmes émus la ville de Gand de l'ac-leiî enthousiaste qu'elle a fait à nos oupes; il exhalte la « noble foule... réclamant l'unité de toute la Patrie ». « Soldats, poursuit-il, puisquaujourd'hui cetle , ( . . , . sublime guerre A reiait le pays pour un destin meilleur. Puisque tous les guerriers, puisque tous les . , vainqueurs, Ardenls, 11 ont delenduqu une seule frontière... Célébrons en ce jour joyeux et triomphant La Belgique du sang, la Belgique nouvelle. » Et le poète conclut : «En fait rie libertés, les soldats n'ent ont qu'une : Celle qu ils ont gardée en se donnant la main. » Kultur Le Dr Soif, la main sur le cœur, re-oussait avec indignation l'accusation e barbarie formulée parle président Wilson contre l'armée allemande. Quelques jours plus tard, devant évader Deynze, les Allemands pillèrent •nlamnMççicr lo ]r\r>nK*£ crèrent 163 civils; peu après, ils tirèren au moyen de leurs grosses pièces su; la ville; à la suite cle ce bornbardemeir que n'expliquait ni n'excusait aucunt nécessité militaire, 129 autres habi tants périrent. Cela n'empêchera pas ces messieurs de Berlin — qu'ils s'appellent Soif, Scheidemann ou Haase — de continuer à déclarer que leui armée est incapable de commettre de pareils actes de sauvagerie. Un sauf-conduit qui en dit long i_,es activistes ilamboches qui il y a quelque temps prirent le chemin de l'Allemagne, reçurent du président de l'administration civile de la Flandre orientale un sauf-conduit ainsi libellé (nous traduisons d'açrès l'allemand) : « Le Belge X... a l'intention de quitter la Belgique et de gagner l'Allemagne par la voie la' plu? rapide. » Tous les fonctionnaires allemands sont invités par la présente à lui prêter leur appui. j Le prénommé <2 a rendu des ser-» vices, comme propagandiste fla-» mand, (entendez « flamingant >), à ï la cause allemande ». Cela se passe de commentaires. Los flaming»nt#-3Ctlïlït.es el l'AI- lamagne Les journaux allemands donnent quelques détails sur la fuite des flamingants-activistes.Le « Rheinisch-Westfâlische Zei-tung » de Ivrupp dit que la plupart des activistes se trouvent en Aile-magne. Parmi ceux-ci sont Dr. Aug. Borms, Dr. Ev. Stocké, Wannvn, etc., qui résident aux environs d'Essen. L'endroit où se trouvent es traîtres n'a pas d'intérêt pour non ;, niais nous tenons à mettre sous les yeux de nos lecteurs les observations que le * Westfâlische Zeituug » y ajoute, cl; qui montrent clairement et certainer ruent le travail délateur « payé > que cette clique ae<x»r;!H;;;ut-iH. Le journal susmentionné rappelle les grands services rendus par les activistes à l'Allemagne, et esc d'avis que le gouvernementallemanddevrait s'occuper sérieusement du sort des « malheureux exilés s et leur assurer une existence convenable. De notre côté, nous pensons que le gouvernement allemand doit avoir pour le moment d'autres préoccupations ! O /*► 1 11 . r__, .1.. - . wwiiiiiiauii na ownidciaiii 1 111 :• tui re. Nous nous en voudrions de ne pas signaler à nos lecteurs ces ligues écrites parle génial auteur flamboche Raphaël Verhulst dans le « Vlaamsche Nieuws » d'Anvers, en octobre dernier : * L'Université flamande, avec son corps professoral d'élite, le collège échevinal flamand sous l'énergique direction du populaire Jan Wannvn, ont sauvé Gand. t Gand est devenu maintenant une ville activiste, fière de sou Université flamande, et où les étudiants flamands sont accueillis à bras ouverts. Lorsqu'ils défilent en cortège dans les rues de la ville, la multitude les acclame; pas la moindre manifestation hostile... Et cela fut l'affaire de deux ans. > M. Verhulst (Raphaël), poète de génie (tous les activistes ont du génie) a l'imagination exubérante. Il ment aussi bien que Tartarin, que disons-nous? beaucoup mieux que Tartarin, quoiqu'il ne soit pas de Tarascon. 1 . ^ fl n „ ( é W- - - _i Soupçonné d'activisme, le député Van Cauwelaert, écrit le aVooruit», a été rayé de la liste des membres d'honneur du Comité beige de La Haye. —o— Une idée Un lecteur du " Bien public " propose que par le traité de paix l'Allemagne soit obligée de fournir h la Belgique un certain nombre de prisonniers — pris parmi les hommes de métier (maçons, charpentiers, forgerons, etc.) — qui seront employés à la récdification de tout ce qui a cité détruit. L'Allemagne aurait à fournir les matériaux, et à payer l'entretien et le salaire de ces prisonniers. L'Allemagne a donné l'exemple du travail forcé imposé à nos réquisitionnés en vue de détruire ; elle pourrait l'appliquer utilement dans cette œuvre de rénovation. Un projet de Gorki Gorki est un grand écrivain. Ce n'est pas un grand caractère. A la dif- : qui préféraient se faire tuer par nos • oppresseurs plutôt que de se soumettre, Gorki, lui, préféra, pour sauver sa : peau, se faire bolchéviste et sacrifier - quelques-uns de ses principes. Pa-; reilles palinodies, dans la langue des honnêtes gens, s'appellent des lâche-; tés. Gorki est doue au mieux avec le ministre, pardon! le commissaire du peuple pour l'instruction publique, Lunatscharski. Il a proposé à ce dernier de créer une maison d'édition qui se chargerait d'éditer, traduits en russe, les chefs-d'œuvre de ia littérature universelle des deux derniers siècles. La collection formera un ensemble de deux mille volumes illustrés.Les chefs-d'œuvre reproduits seront précédés d'une étude biographique et littéraire sur les écrivains que Gorki aura pleins pouvoirs de choisir et de recommander au peuple russe. L'idée est excellente. Mais, comme la plupart des grands écrivains des deux derniers siècles 11e sont guère bolchévistes, nous appréhendons fort que Gorki ait peine à trouver 2000 chefs-d'œuvre qui soient de nature à satisfaire aux exigences de l'orthodoxie lénino-trotzkine. Qu'importe! Gorki, en attendant,est dans le fromage... et tout le reste est littérature, comme disait Verlaine. • Le mark sera remboursé eu tauxde 1,25 frant. M. l'agent de la Banque Nationale a réuni à midi la presse pour lui fournir des renseignements concernant le cours du mark. Il nous a répété ce que nous avons publié déjà ii y a deux ■ jours. D'après les intentions du gouvernement, des mesures doivent être prises pour assainir la situation du change. Son but est de retirer Je mark au taux de ï;25*-franc-en •échange de bons du trésor à 5 "/„. Les marks n'ont plus de cours légal, mais le gouvernement s'offre à les reprendre.Le mark disparaîtra ainsi de la circulation et les billets belges, restés cachés pendant l'occupation, reparaîtront dans le commerce. Un rapport au Roi a été fait en ce sens par le gouvernement, en date du 8 novembre 1918, en vue de la restauration monétaire. Un avis va être publié en ville au sujet du retrait des monnaies allemandes.M. l'agent de la Banque Nationale a spécialement insisté sur ce fait que le public n'a aucune raison d'être pris de panique, et qu'il peut avoir l'assurance formelle que tous les marks seront repris au taux de 1,25 franc par le gouvernement. Les bons du trésor à 5 % seront remboursables en monnai balge après trois ans. Les Bourreaux de la Belgique sont aux abois —o— Il n'y a pas si longtemps encore que les Allemands, quand ils s'avançaient sur la Marne, parlaient d'écraser les nations démocratiques coalisées contre eux. Dans leurs vains rêves .de victoire, ils étaient unanimes, depuis le comte van Wcstarp jusqu'à Scheidemann : tous votaient les crédits destinés à assurer une victoire allemande et une paix allemande. Aujourd'hui, le secrétaire d'Etat Soif est pressé de voir la paix se conclure. La famine menace l'Allemagne ; les Teutons sont anxieux. Voici le texte du télégramme frémissant que Herr Soif vient d'adresser à M. Lansing : L'armistice étant maintenant conclu, le gouvernement allemand prie le président des Etats-Unis de prendre les dispositions nécessaires pour entamer les pourparlers de paix. " Dans le but de les accélérer, le gouvernement allemand propose, avant tout, d'envisager la conclusion d'une paix préliminaire et il demande à être informé quant au .temps et au lieu où les pourparlers pourront être entamés. " Comme il y a un danger pressant de famine,le gouvernement allemand est particulièrement anxieux de voir les pourparlers commencer immédiatement. " (Signé) : SOLF. " Maintenant que l'Allemagne est aux abois, il faudrait que les alliés se hâtent. Quand les Teutons nous opprimaient de la plus atroce façon, nous rançonnaient, nous pillaient, nous volaient, tuaient les nôtres sans merci et sans jugement, ils n'étaient cependant pas pressés, eux, de nous lâcher. Ils furent sans pitié. Nous ne serons pas dupes de leurs larmes de crocodile, ce crocodile fût-il dissimulé sous un drapeau rouge. ETRANGER A PROPOS DES DEPREDATIONS ALLEMANDES UN AVERTISSEMENT DE M. WILSON Nos lecteurs savent à quoi s'en tenir sur les assurances que les Allemands avaient données à M. Wilson, au milieu d'octobre, que les troupes de l'ex-kaiser respecteraient désormais les propriétés, les biens et la vie dss habitants des territoires occupés. Les Boches promirent, mais ne tinrent pas leurs promesses. C'est alors que le secrétaire d'Etat Lansing communiqua le message sui vaut au ministre de Suisse chargé des intérêts allemauds aux Etats-Unis : c Monsieur, > J'ai l'honneur de vous prier de porter la communication suivante à l'attention du gouvernement allemand : > Dans sa note, en date du 20 octobre, le gouvernement allemand avait annoncé que 1 les troupes allemandes avaient les instructions les plus rigoureuses d'épargner la propriété privée et de prendre soin de la population le mieux possible ». » Des informations sont maintenant parvenues au gouvernementdesEtats-Unis, disant que les autorités allemandes eu Belgique avaient prévenu les compagnies houillères que tous les hommes et animaux devraient être remontés des puits, que toutes les matières premières en possession des compagnies devraient être remises aux Allemands, et que les mines seraient détruites immédiatement. Des actes aussi délibérés et aussi malveillants, entraînant comme ils le font la destruction d'nne nécessité vitale pour les populations de la Belgique et causant dans la suite des souffrances et des partes de vies humaines, ne peuvent manquer d'impressionner le gouvernement et le peuple des Etats-Unis comme étant volontairement cruels et inhumains. » Si ces actes, en violation flagrante de la déclaration du 20 octobre, sont mis à exécution, ils ne feront que confirmer l'opinion que les assurances so-lenmelles du gouvernement allemand ne sont pas faites de bonne fôi. » Dans ces circonstances, le gouvernement des Etats-Unis, à qui la déclaration du 20 octobre avait été faite, élève une protestation énergique contre les mesures projetées par les autorités allemandes, de la conduite des; quelles le gouvernement allemand est entièrement responsable. » Recevez, etc. » Signé : Robert LANSING. > LE SUFFRAGE FÉMININ EN ALLEMAGNE. Dans une réunion organisée ces jours derniers à Berlin par l'Association allemande des suffragettes, des vœux ont été formulés tendant à accorder aux femmes, en matière électorale, les mêmes droits qu'aux hommes. LA CONFERENCE DE LA PAIX D'après une note de l'e Echo de Paris » on affirme que la conférence de la paix sera tenue à Bruxelles et que le président Wilson y assistera. AU PARLEMENT ANGLAIS. Londres, 11 novembre. Jamais peut-être premier ministre ne reçut une ovation plus enthousiaste que M. Lloyd George quand il pénétra, cet après-midi, dans la salle des séances à la Chambre des communes. Des qu'il apparut, les applaudissements éclatèrent sur tous les bancs et dans les tribunes, puis brusquement un silence impressionnant s'établit. Quelques feuilles de papior à la main, le chef du gouvernement venait de s'avancer devant le banc ministériel et prenait la parole : — Depuis ce matin, onze heureB, dit-il, d'une voix que l'émotion faisait trembler, la guerre la plus cruelle qu'avait enregistrée l'histoire a pris fin. L'heure n'est pas aux discours. Nos cœurs sont trop pleins de gratitude pour ceux cjui nous ont donné cette immense victoire et il nous serait impossible d'exprimer de façon adéquate nos sentiments à leur égard. Je vais vous lire les termes de l'armistice signé ce. matin par les plénipotentiaires ennemis.Et martelant chaque mot afin que chacun en pût saisir toute l'importance, il en énuméra les différents points. Cette lecture, qui2fut accueillie par des applaudissements répétés, une fois terminée, le premier ministre proposa à la Chambre de s'ajourner immédiatement et de se rendre à Sainte-Margaret, afin de célébrer la grande délivrance. Avant son départ, toutefois. M. As-auith avait tenu i\ exnrimer. an nom dn l'assemblée, son entière approbation de3 termes imposés : Il ressort clairement, dit-il, de ces con-Uitions que non seulement la guerre est finie pour le moment, mais qu'elle ne pourra plus reprendn. Aussi est-ce de tout cœur que nous nous associons à l'espoir exprimé par le premier ministre que nous allons entrer dans line nouvelle période de l'histoire internationale où la guerre sera considérée comme une chose du passe, comme un anachronisme dont on ne verra plus le retour. AUX FRONTIERES DANOISES. Le Danemark a mis eu état de défense ses frontière méridionales pour se protéger éventuelles jnt contre une agression de l'Allemagne. • FERMETURE DE FRONTIERE Les Allemands unt fermé leur frontière du côté de la Suisse. DÉSORDRES MILITAIRES EN HOLLANDE. Terneuzen, 13 nov. — A la suite des émeutes qui se soni produites parmi les soldats dans différentes garnisons, le généralissime Snyders a donné sa démission Les soldats se plaignent d'être insuffisamment nourris; ils trouvent exorbitants les tarifs des cantines; ils estiment que les rationnements sont mal partagés et que les officiers sont trop arrogants. Lâ situation en Âutrirhp.-Hnnnn'A Il est difficile de se faire une idée exacte de la situation de la monarchie austro-hongroise. La seule chose certaine est qu'elle est en pleine décomposi-* tion. Chacun des groupes nationaux épars sur son territoire aspire à sa constitution en Etat autonome. Les Tché-co-Slovaque3, les Jougo-blaves se sont détachés les premiers; leur exemple trouve des imitateurs: Le Vorarlberg, à son tour, réclame une existence indépendante, et même le district de TeBchen veut se faire reconnaître comme unité politique. Bref, les tendances séparatistes se manifestent et l'emportent partout. lotis ces Etats nouveaux se constitueront-ils séparément, sans lien les uns avec les autres, ou formeront-ils, pour le tout ou partie, une confédération avec un pouvoir central placé au-dessus do tous? On ne peut encore le prévoir. Toutes les probabilités sont en faveur de la séparation complète. Quelle sera la forme politique que ces divers Etats adopteront? Conserveront-ils l'Etat monarchique ou adopteront-ils des institutions républicaines? On no peut davantage le prévoir. On sait que la république a été proclamée, il y a quelques jours, à Pesth ; mais la lecture des journaux parus en ces derniers temps nous apprend que les choses ne sont pas tout à fait aussi avancées. Un parlement nouveau sera élu par la nation sous l'empire du suffrage universel, et oe Parlement aura à statuer définitivement sur la forme du gouvernement. Quel sera le choix des autres Etats formés des débris d'> l'empire austro-hon~ grois? Admettront-ils le régime de l'union personnelle au profit de l'empereur actuel? Rompront-ils complètement et définitivement avoc l'ancien régime en repoussant l'hérédité monarchique? On ne le sait. Enfin quelles seront les frontières des Etats nouveaux ? On croirait, à première vue, qu'il sera facile de les délimiter en consultant la nationalité des populations. Mais celles-ci sont fort mêlées et, comme on le sait pour la Galicie orientale, certains territoires sont revendiqués par plusieurs Etats à la fois. En un mot, tout est encore en voie de fermentation dans cette partie de l'Europe orientale, et il faudra un long temps avant que ces régions ne retrouvent la tranquillité et la stabilité politique. La libération et le retour de M. le Bourgmestre Braun —0— Nous avons été reçu ce matin par M. le bourginestre Braun qui, avec son amabilité coutumière, a bien voulu nous fournir des renseignements au sujet des conditions de sa libération et compléter les détails de son retour, exposés hier dans de grandes lignes. Avant d'en aborder le sujet nous avons tenu à adresser à notre sympathique maïeur les congratulations les plus cordiales de notre journal, et nous croyons nous être fait ainsi l'interprète des sentiments de tous nos lecteurs et de toute la population gantoise. Nous le félicitons de son retour parmi nous et le remercions de son attitude digne et énergique. On ne saurait assez apprécier, en effet, les services éminents que rendit M. Braun à notre ville, luttant sans cesse pied à pied contre les autorités Boches à chacune de leurs nouvelles exigences, résistant à leurs revendications immodérées,toujours au péril de sa personne, des siens et de ses biens.

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Dit item is een uitgave in de reeks La Flandre libérale behorende tot de categorie Culturele bladen. Uitgegeven in Gand van 1874 tot 1974.

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