La Flandre libérale

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10 januari 1914
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s.n. 1914, 10 Januari. La Flandre libérale. Geraadpleegd op 25 augustus 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/dj58c9sv0b/
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40'Année — Samedi 10 Jan¥ier 1914 QUOTIDIEN. - 10 CENT. H. 10 < Samedi 10 Janvier 1914 LA FLANDRE LIBERALE ABONNEMENTS 1 mois. S mois. I moio. 1 te. BELGIQUE ; Fr. 2.00 4.00 8.00 16.00 UNION POSTALE s Fr. 3.75 9.00 18.00 36.00 On t'abonna an bureau du journal et dans tous les bureaux da poste RÉDACTION, ADMINISTRATION ET IMPRIMERIE GAND, 3, RUE DU NOUVEAU BOIS, 3, GAND ABONNEMENTS ET ANNONCES : I — RÉDACTION « Téléphone 32 j Téléphone 13 ANNONCES Pour la ville et les Flandres, s'adresser an bnreaa iournaL _ Pour le reste du pays et l'étranger, s'adresser à l'Office de Publicité, rue Neuve, 36, à Bruxelles, i al ' ' ' M M La farce des diplômes •—m—- Dans les délibérations les plus graves, au cours des débats les plus émouvants, il est toujours des choses amusantes, des moments où l'on est amené à se demander de qui l'on se moque. La discussion scolaire n'y échappe pas. Le phénomène apparaît surtout lorsqu'il est question des diplômes des membres du personnel enseignant communal, adopté et adoptable. Gravement on fait là-dessus des statistiques dont on se jette les résultats à la tête, et l'on établit des proportions et l'on fait état du nombre de laïcs communaux, de laïcs chrétiens, de religieux et de religieuses qui sont à cet égard en règle avec la loi. Ces messieurs du gouvernement et de la majorité, comme nos amis de la gauche, ignorent-ils donc que, de plus en plus, depuis 1884, la plupart de ces diplômes sont des titres sans autre valeur que celle que leui'assure le cours forcé que leur donnent les lois, cléricales? Qu'importe qu'il y en ait un peu plus ou un peu moins ou qu'il n'y en ait point du tout ! M. Buyl n'a-t-il pas vu diplômer une religieuse qui, invitée à donner quelques noms de romanciers flamands, ne parvint à c.iter que Conscience et... Paul De Kock? Nous connaissons une histoire analogue qui ne manque pas non plus de saveur. Il est vrai qu'il s agissait d'une diplômée de l'enseignement Frœbel. Questionnée sur les choses les plus élémentaires des sciences naturelles, du calcul et de l'histoire, elle ne donna une réponse un ^peu satisfaisante que lorsqu'on lui T>àrla dê Napoléon, "dont elle sut dire, ô Béïanger! ô Hugo! que c'était un général,... un général anglais. Et c'est cela que l'on prend ou que l'on fait semblant de prendre au sérieux. ♦>»>♦> Le mal date de l'avènement du gouvernement clérical. Le gouvernement ne se contenta pas en 1884 de donner aux diplômes délivrés par les écoles normales libres une valeur légale. Il donna à ces écoles le droit de délivrer dorénavant des diplômes au même titre que les écoles normales de l'Etat. Et comme celles-ci sont beaucoup moins nombreuses et que le nombre des élèves y est infiniment moins élevé, c'est en somme l'épisco-pat, _ les petits-frères, les Dames de Marie, les Sœurs de Jésus, les Eilles de la Croix et autres saints hommes et saintes filles qui préparent la majeure partie du personnel des écoles communales aussi bien que les autres. Mais tandis que, dans les écoles normales de l'Etat, le jury est présidé par un inspecteur de l'Etat et au'on y a gardé dans la délivrance des diplômes certains soucis de sévérité traditionnelle et le sentiment de la responsabilité professionnelle, dans les écoles épiscopales et conventuelles tout cela disparaît devant la nécessité d'une production intensive et l'on y opère sous l'œil bienveillant d'un délégué du gouvernement, à qui il est interdit de s'occuper d'autre chose que du point de savoir si les formalités sont remplies, si les élèves normalistes ont l'âge voulu et les années de fréquentation réglementaires et, sans doute, s'ils sont vaccinés. Et il y a mieux encore. Il y a les jurys nommés par le gouvernement, en vertu de l'article 9, et qui donnent des diplômes dans des conditions qui en font du pur vaudeville. Même les écoles normales congréganistes s'en plaignent. Se souvient-on de ce brave garçon, dont son curé avait décidé de faire un1 instituteur, mais que l'écôle épiscopale où on l'envoya- à cet effet dut réexpédier à son village après deux ans d'inutiles efforts? Le curé ne se tint pas pour battu. Il envoya son protégé avec sa recommandation au jury de l'article 9, qui le diplôma bel et bien, de sorte que le "pieux ignorant, l'impossible élève de l'école épiscopale eut son titre alors qu'il restait encore deux années 4 faire à ses camarades jugés capables. C'est de ces diplômes que l'on fait état. A. S. UN VAILLANT ^ La " Métropole " vient de réhabiliter M. Renkin, c© qui provoqua, chez le " Patriote un sursaut de colère ; mais 1' "Ami de l'Ordre" — console-toi, ô " Patriote " — n'ai pas tardé à donner la réplique, indirectement, à notre pieux confrère anversois : l'organe de Sa Grandeur l'Evêque de Namur, fait de M. Bri* faut, grand dignitaire de la secte anti-maçonnique, un éloge pompeux et touchant. Elever M. Brifaut au pinacle, n'est-ce pas encore une façon détournée d'ennuyer le ministre des colonies, dont on connaît les damnables complaisance® pour la Loge? L' " Ami de l'Ordre plus connu sous le sobriquet d'" Inexaucé de Saint-Hubert ", a donc décerné à M. Brifaut un certificat de sincérité et de vaillance. Ecoutez en quels termes attendrissants s'exprime la feuille namuroise : "Ne faites rien, et vous ne serez pas critiqué Nous nous rappelons ce mot plein de scepticisme qu'un ami, fort éprouvé par d'âpres luttes politiques, nous disait un jour où noms prenions son avis. Il est si facile, en effet,'d'être dans une béate quiétude: il suffit d'être de l'avis de tout le monde, ou de ne pas avoir d'avis du tout. Et encore, dans ce cas-là, si la. chose tourne mal, vous reprochera-t-on d'avoir été ou si complètement muet oui si docilement complaisant. Ces réflexions nous obsédaient hier dimanche, dans le calme de notre bureau, où, solitaire, nous philosophions tout à notre aise. Et alors notye pensée allait vers un vaillant et combatif soldat de la cause catholiquç, >un énergique lutteur antimaçonnique: M. Valentin Brifaut. C'est un sincère et un courageux. Nul parmi ses ennemis n'en doute. En serait-il parmi ses amis qui prétendraient le contraire 1 Quandl on se lance dans le combat corps à corpa avec l'invisible et infernale secte, il faut être prêt à tout. Il n'est pas de mésaventure, pas de déboire, pas d'épreuve qui ne puissent survenir. Oui, malheur à celui qui, visière levée, se dresse en face des conspirateurs ténébreux des Loges maçonniques ! Catholiques, rappelez-vous le sort d'un Garcia Moreno, frappé lâchement par ordre de la secte ! Qui de vous n'a frémi en lisant le récit de la. mort tragique de cet homme d'Etat, de ce grand chrétien 1 DaWsi nos pays d'Europe, en Occident du moins, car en Turquie notamment les choses en vont autrement, on ne supprime plus l'adversaire par le poignard ou le poison, on est plus raffiné ; on cherche à le perdre en le déshonorant. Sur lei signe de détresse du chef d'orchestre, toute la meute ^'acharne aux trousses de celui dont le sort est fixé dans les antres ténébreux ! On cherche à l'isoler pour mieux le tenir, et alors plus de quartier! C'est un de ces drames occultes; qui est sur le point de se dérouler aujourd'hui. La secte croit tenir sa victime et déjà elle ne peut taire ses hallalis et ses cris de vengeance satisfaite. L'accusé n'a pas même la faculté de se justifier : les rôles sont réglés : on étouffera, sa voix, on l'agonira d'injures, on le traitera de calomniateur et de menteur et, le soir venu, on illuminera dans les Loges et on ordonnera des batteries d'allégresse. Halte, mes FF. •., rengainez vos poignards ! Le débat est public et solennel, c'est vrai, mais la lumière doit briller au grand jour. S'il y a eu quelque erreur — déjà retirée et pleinement rectifiée, — s'il y a eu quelque malentendu ou même quelque exagération, on remettra les choses au point, mais il faut, cour l'honneur de tous, que tout soit dit, et que tous les honnêtes gens puissent juger en connaissance de cause. Il est si difficile d'ailleurs de savoir exactement ce qui se passe dans la colonie, que tout homme non prévenu admettra que la vérité soit entourée parfois de renseignements erronés ". Le " Bien public " fait sienne cette prose mélodramatique et sa/voureuse qui, déclare-t-il, " vengera M. Brifaut de® vi-leùies dont la presse anticléricale voudrait l'accabler, pour le punir de la campagne antimaçonnique Nous ignorons quelles sont et quelles peuvent être " les vilenies " dont les journaux de gauche ont accablé M. Brifaut : ce que nous sa-vons, et ce que notre confrère clérical semble oublier, c'est que le " Bulletin antimaçonnique " et son inspirateur ont été tellement loin dansi leur campagne de diffamation, que le " Journal de Bruxelles " s'est vu contraint de leur donner une bonne leçon; et le "Journal de Bruxelles"' n'est pas, à notre connaissance, un organe anticlérical. Ceci dit revenons à 1' " Ami de l'Ordre ". Il y a longtemps que M. Brifaut était consacré grand homme ; auj our-d'hui le dignitaire suprême du Grand- I w——m—imi m i mu—h—b Orient antimaçonnique est monté en grade : c'est un héros. Car, tel Siegfried luttant contre le dragon, M. Brifaut, " se lançant dans le combat corps à corps avec l'invisible et infernale' secte ", est manifestement un héros: 1" "Ami de l'Ordre " ne prononce pas le mot, qui pourrait effaroucher la modestie bien connue de M. Brifaut; mais l'article de 1' "Inexaucé de St-Hubert " est conçu en des termes qui ne peuvent laisser aucun doute sur les sentiments qui animent son auteur: voyez-vous M. Brifaut, se dressant fièrement, " la visière levée, en face des conspirateurs ténébreux des Loges maçonniques" 1 Le voyez-vous; résistant,tout pantelant, à la meute lancée à ses trousses, victime infortunée dont " le sort fut fixé d'ans les antres ténébreux tandis que, croyant triompher déjà, la secte "ne peut taire ses hallalis et ses cris de vengeance satisfaite " 1 Le voyez-vous immolé lâchement par le poignard d'un F. -, et succombant en beauté, maudissant une dernière fois ses persécuteurs? M. Brifaut est mieux qu'un héros, c'est un martyr. Mais c'est égal: noua connaissons bien des gens qui se passeraient volontiers du certificat de vaillance que 1' " Ami de l'Ordre " vient de donner au Grand-Maître de 1"Antimaçonnerie. Car ce que 1' " Ami de 1 Ordre " appelle la vaillance de M. Brifaut, porte un tout autre nom chez tous les honnêtes gens. P. H. Echos & Nouvelles La liégrlniolade Ai la Rtnte La Rente continue à dégringoler. Elle est actuellement à 76.40 et l'on, redoute qu'elle tombe encore. On faisait remarquer en Bourse, à ce propos, qù'un rentier obligé de vendre les cent mille francs de rente qu'il possédait par suite d'une discussion d'intérêts, a perdu dix-huit mille francs. Aussi bénissait-il le gouvernement après cette perte sèche qui diminuait son capital die près d'un cinquième. Les mlsslsns au Congo Le 29 décembre dernier, l'abbé Keesen fit au 'Sénat un éloge maeSeyckois de l'œuvre des missionnaires au Congo. 11 s'écria notamment: "En dehors d'eux, cherchez-moi, je vous prie, les hommes qui renoncent à toutes les satisfactions du monde, qui quittent leur patrie, leur famille, uniquement dans' le but d aller civiliser les peuples barbares et d'en assurer le bonheur dans la vie présente et -dans la vie future. Ils n'ont pas une carriere à faire, comme beaucoup d'autres; ils n'ont aucun avancement terrestre en perspective ; la fortune ne leur sourira jamais, puisque les allocations qu'on leur octroie suffisent à peine pour l'entretien et l'épanouissement de leurs œuvres... " V oulant sans doute donner plus de poids à ces paroles, le "Moniteur"' nous apporte deux décrets, l'un cédant gratuitement aux "pères de la 'Compagnie de Jésus desservant la mission d'u, iiwan-go" 200 hectares de terres situées à Wombali (district du Moyen-Congo), et l'autre cédant, gratuitement également, à la "Congrégation des missionnaires de Scheut"', 100 hectares à Ibeke-Gembo (district du lac iLéopold II) et 100 hectares à Baya (district d'es Bangala). Total : 400 hectares. ... " La fortune ne leur sourira jamais!" proclamait pourtant l'abbé Keesen. , a Les infants an cinéma \ ' Vous vous rappelez sans doute l'arrestation toute récente, dans notre ville, • de cette bande de gamins de 12 à 14 ans, qui s'était organisée sur le patron de la sinistre bande Bonnot, Garnier et Cie, avec revolvers, couteaux à cran d'arrêt et autres accessoires de première nécessité. L'un des gavroches arrêtés a avoué ingénument que ses camarades et lui avaient conçu l'idée d® leurs exploits après avoir savouré au cinéma les aventures du fameux trio de chauffeurs. Ce fait-divers prouve mieux que toutes les considérations théoriques à quel point 11 est dangereux, voire criminel, de représenter les tristes exploits des criminels de marque, et surtout de les donner en spectacle à des enfants, que leur âge et leur éducation souvent bien rudimen-taire, conduit si aisément aux pires suggestions.Il semble que l'intervention des pouvoirs compétents, dans ce domaine, est urgente. 1 tl faudrait qii'un petit bout de loi interdît aux fabricants de films la représentation de pareils spectaa'es, essentiellement immoraux, ou tout au moins, puisqu'une bonne partie du public, même " cultivé semble friand de ces tristes exhibitions, défendre aux enfants en dessous de 14 on 15 ans l'entrée des.cinémas. Nos voisins du Nord viennent ^l'entrer dans cette voie. A Rotterdam, ^ l'accès des cinémas est interdit aux enfants qui n'ont pas atteint ce qu'on estime être l'âge de raison. La capitale de la Hollande imitera bientôt cet exemple. A quand une mesure de ce genre dans nos villes belges? La crise do frit Les l'ournaux maritimes ont rapporté cette déclaration du directeur d'une compagnie anglaise de transports maritime : " Jamais encore, dans ma longue carrière, je n'avais vu dépression aussi rapide sur le marché de frets. Le commerce a paru essoufflé dans le monde entier. " L' "Action économique" a demandé à (•uelqnesi compagnies d'Anvers leur avis sur cette situation. MM. John P. Be.'st et Cie écrivent: " La dépression s'est surtout produite dans les frets de steamers irréguliers, qui subissent, plus que les lignes régulières, les effets de l'offre et de la demande. " On n'en est cependant pas arrivé au taux de famine que les armateurs ont eu à accepter antérieurement. " Il se peut cependant que nous en arrivions là, car l'accroissement annuel du tonnage est considérable et dépasse les besoins. Il n'est compensé dans une certaine limite que par les sinistres et les ventes de vieux navires. " MM. Alex, de Groote et Cie signalent que la baisse des frets a atteint depuis un an jusqu'à 40 et 50 %. Ils ajoutent: " Les possibilités d'un relèvement dépendent essentiellement de l'activité mondiale^ en 1914 et,,pour certains trafics spéciaux, dos récoltes. 'L'activité en 1914 dépendra elle-même de la situation monétaire et en grande partie, de la situation financière des marchés d'Eurooe et d'Amérique. " Si les grands Etats peuvent emprunter à des conditions qu'ils jugent convenables, ilsi pourront donner une nouvelle impulsion aux travaux publics qui nécessitent de gros transports en matériel de chemins de fer. constructions de ports, bâtiments publics, etc. " Au point de vue d'Anvers, nous prévoyons une période calme en 1914, surtout pour les trafics d'exportation et pour les trafic® d'entrées alimentant l'industrie." Anvers étant devenu surtout un port de. lignes régulières appartenant princi-palejnent à des étrangers, sera moins affecté par la baisse des frets ; les armements nationaux se ressentiront toutefois de la dépression actuelle et si elle se prolongeait, elle pourrait avoir des conséquences- graves pour certains armements^ qui ont fait un trop large, appel au crécijt par voie d'emprunts, hypothèques, etc." Camnsat on fierlt no livre _ Il est de>s^ livre® dont la gestation est longue et pénible. Pour recueillir les éléments de son admirable ouvrage sur les fourmi* 1 entomologiste anglais Sir John Lubback (lord_ Avebury) passa plus de vingt ans de vie solitaire dans les îorêts du Brésil. ^ L'ouvrage fameux de L. Hervieux, " les Fabulistes latins depuis le siècle d'Auguste jusqu'à la fin du moyen âge " a nécessité des études et une préparation plus longue encore. Père de deux bambines, Hervieux voulait leur préparer, pour le temps où elles sauraient lire, des livres tels qu'il les souhaitait. Il n'avait aucune connaissance spéciale en philologie, lorsqu'il se donna la tâohe de traduire en vers français les fables de Phèdre, dont il gardait un excellent souvenir de ses années de collège. Il commença par se mettre à la recherche du meilleur texte. Puis comme il prenait goût à ce genre de travaux, il consulta les dissertations des érudits sur Phèdre et ses fables, et lut jusqu'aux violentes diatribes de Cassito et Tonnelli, les deux premiers éditeurs du célèbre manuscrit pompéien, que dans la suite Hervieux parvint à faire reconnaître, contrairement à l'opinion drAngelo Mai, comme un texte original des célèbres fables. Une fois engagé dans cette voie, Hervieux commença à étudier les langues modernes et à se mettre au courant de !a paléographie. Il parcourut toute l'Europe pour examiner de ses propres yeux et copier des manuscrits intéressants pour lui. C'est ainsi qu'il parvint à terminer sa version des fables de Phèdre qui forme le premier volume de son important ouvrage. Mais lorsque parut ce volume, en 1883, les deux filles d'Hervieux étaient déjà mariées et ce livre de fables, au lieu de leur servir de première lecture à elles, put être mis entre les mains de leurs enfants. L'étoile qal s'éteint C'est une histoire triste, triste, triste ! Il S'agit d'une ancienne étoile de café-concert, célèbre il y a vingt ans, et qui créa des chanson® restées fameuses ; elle avait une belle voix, un beau physique, et gagna beaucoup d'argent. Son nom fut synonyme, pendant un assez 1 long temps, de reine de la chanson. Elle s'appelait Duparc... Or, aujourd'hui, l'ancienne chanteuse, adulée et riche, est dans la plus profonde misère. Elle a vieilli ; elle a eu I des revers.de fortune, et la voilà, à quatre-vingts ans, seule et abandonnée dans une chambre froide et morne, à Vincen-nes. Elle a imploré du secours, et, hier, un délégué sympathique du comité des Trente ans de théâtre se présentait chez elle pour lui apporter1 quelque pécule. L'œuvre admirable, cette fois encore, a peut être sauvé une très ancienne artiste et accompli sa noble mission. Fragson meurt deux fois millionnaire. Duparc vieillit dans le plus complet dé-nûment, aux portes de Paris, qu'elle a tant charmé... C'e sont là les surprises du sort dans la vie des artistes! Façons de s'exprimer En ces jours, de janvier, nous avens beaucoup dépensé et acquitté bien des obligations assez coûteuses. Or, -vous n'avez pas remarqué que le même geste de verser de l'argent contre un reçu pareillement rédigé et de même nature s'exprime de façon très différente : on acquitte " sa note " pour un médecin, "sa facture" pour un magasin, " l'addition " pour un restaurant et "la quittance " pour... son propriétaire. La téléphonie sans fll à travers l'Atlantique Une nouvelle étonnante; mais qui n'a pas encore reçu confirmation, vient de courir dans les milieux scientifiques. Un progrès immense aurait, paraît-il, été fait dans la téléphonie sans fil par M. Marconi. M. Marconi aurait réussi à communiquer pendant une d'emi-heure par la téléphonie sans fil entre Olifden, en Irlande, et GlaCe-'Bay, en Amérique. L'année dernière, M. Vanni, directeur de la station militaire de téléphonie sans fil italienne de Centocelle, près de Rome, avait réussi à téléphoner sans fil de Rome à Tripoli sur une distance d'e 1,000 kilomètres'. Entre Clifden et Glace-Bay la distante des deux postes est de 3,500 kilomètres. Critique théâtrale Le correspondant français de ïa Ber-liner Tageblatt, Victor Auburtin, rapporte une bonne histoire. Deux auteurs à la mode, Maurice Dupont et Lucien Duval, viennent de faire représenter, sur un théâtre du boulevard, une nouvelle comédie :"Oh la 1a, !• ' L'accueil du public a été... tiède. Le lendemain, au petit déjeuner, les deux écrivains parcourent les journaux du matin. Dupont lit à haute voix: "La comédie "Oh la la !", de MM. Dupont et Duval, a remporté hier un grand succès. Le public écouta sympathiquement cette œuvre agréable, où/Hes auteurs ont montré, une fois de plus, leur talent éminent". Dupont, furieux, froisse le journal: "Voilà la critique la plus ignoble que j'aie jamais lue!" Duval répond: "Une vengeance personnelle, évidemment''. Et tous deux décident séance tenante d'envoyer leurs témoins au critique. Une autre feuille est dépliée; Dupont lit: "La pièce: "Oh la la!]', de MM. Dupont et Duval, a suscité hier des tempêtes d'enthousiasme. Le public était transporté. En un mot, c'était du délire. Les deux grands poètes ont traité leur sujet, d'une grandeur shakespearienne, avec une puissance incomparable". Dupont interrompt sa lecture: "Ceci est du moins Convenabi'e. On y aperçoit tout au moins le désir de se mettre à la hauteur de la. situation". Et Dupont conclut: "Tout de même, il ne s'est pas foul£ les méninges, le brave Aristar-due".Si non 5 vero... La correspondance de Tolstoï De St-Pétersbourg on signale qu'au printemps prochain paraîtra ia première partie du journal de Léon Tolstoï. D'autre part, la comtesse Alexandra Tolstoï publiera bientôt un choix de lettres (environ 15.000) de son illustre père. -, «.an <■ Le système Qesfrée —^— II- nous semble que M. Destréei et ses amis, en énumérant les diverses catégo ries d'intéressés, à qui cet intérêt même donne le droit de participer au gouvernement du pays, ont oublié une catégorie nombreuse, qui a parui toujours digne de considération. On estimait jadis que ceux qui subviennent par leurs contributions aux dépenses de l'Etat, ceux qui par les impôts alimentent le trésor publia, ont quelque droit à veiller à ce que l'argent d'e l'Etat, c'est-à-dire leur argent, soit dépensé avec prudence^ avec sagesse, avec économie. Dans ce temps-là, on considérait tous les contribuables comime formant uns vaste jatégorio d'intéressés, qu'on tenait pour la plus considérable. On disait que celui qui tient le>s cordions de la bourse, doit par le fait môme être maître de l'Etat. Chose bizarre, il semble que, logiquement, on soit poussé à revenir à cette vieille idée. Les payeurs de l'impôt, ce sont les plus directement intéressés au bon gouvernement de l'Etat et de ses finances. Si c'est aux plus intéressés que doit appartenir le pouvoir social, ces plus intéressés, ce sont eux. Eh! c'est sur cette conception qu'était fondé notre ancie: système électoral, qu'on méprise de ? haut. Ces intéressés, n'étaient-ils pas le censitaires ? Us prétendaient avoir droit choisir les gouvernants, parce qu'indiv: duellement et collectivement, ils avaien l'intérêt le plus direct au bon gouverna ment. On leur a bien montré que leur rai sonnement ne valait rien et que leur pré tention était exorbitante. Mais tout ei les condamnant, on continue à raisonne comme eux. Seulement omi raisonne plu mal. Si c'était pour nous ramener, pa une voie détournée, aux idées politique de jadis, ce n'était peut-être pas la. pein de bouleverser tous les principes sur les quels étaient fondés les gouvernement libres. —— Le sanatorium populaire pour les maladies nerveuse! —— A l'occasion de la fête jubilaire d-l'empereur d'Allemagne on a fai ressortir le nombre immense d'établis sements charitables créés depuis 25 an et dus à la générosité de quelque philanthropes. Les institutions poui maladies nerveuses figurent dans a nombre. Depuis 1891, plusieurs neurologiste célèbres appelèrent l'attention sur li création des établissements de ci genre. En 1897, le professeur H. Laeh se joignit à quelques philanthrope pour la réalisation de ce vif désir. Soi dit en passant ce savant fut le traduc reur de l'œuvre de notre célèbre com patriote Guislain et ce fut lui qui fu désigné pour l'accomplissement d< l'œuvre nouvelle; on acquit un ter rain de sept hectares; une sommi d'au-delà d'un demi-million y fut ajou tée ainsi que de nombreuses souscrip tions annuelles pour l'ameublement e l'entretien. En 1899, le " Hau< Schônow " fut ouvert et un comité d< dames se chargea de la pl*otectior matérielle et morale des malades qui ] furent confiés. On y recevait les per sonnes atteintes de maladies nerveu ses, neurasthéniques, hystériques chorêïques, alcooliques, morphinomanes, etc. Actuellement la populatior moyenne y est de 100 malades ; er 1 année 1911, le comité de patronage dépensa, y compris les dons des bienfaiteurs, une somme de 9,000 francs. Une nouvelle somme d'environ 24,00C fi'ancs fut recueillie pour l'extension de l'établissement et la création d'ateliers à l'usage des malades, qui étaient maintenus jusqu'au jour où on les croyait suffisamment guéris pour pourvoir à leur pain quotidien ; à peine avait-on terminé ces nouveaux travaux que de nouveaux et gros dons affluèrent. Le travail est ordonné et contrôlé par le personnel médical; il n'est nullement l'objet d'une exploitation financière.Le directeur, M. le professeur M. Laehr, s'adonne à cette mission avec une activité inlassable et les rapports annuels en font foi. En l'année 1911, il avait rédigé 1U9 rapports adressés aux autorités et corporations professionnelles. — En 1912, il y eut 848 admissions et 850 sorties dont 645 avec guérison ; il n'y eut qu'un seul décès et à la. fin de l'année il restait encore 102 malades. Un établissement pareil fut créé à Easemuhle (Hanovre) à la suite d'une décision prise par l'autorité provinciale et de l'avis unanime du "Deutsche Yerein fur Psychiatrie". En 1903, le professeur Cramer fut appelé à la direction. On appréciait surtout cet établissement comme moyen prophylactique des maladies mentales. Après avoir reçu un terrain occupant 30 hectares, un subside de la province Rhénane s'élevant à 600,000 francs et un don philanthropique de 120,000 francs permirent la construction de l'établissement. On n'y reçut que des nerveux, des convalescents et des malades dont l'état réclamait encore un certain repos. En 1909, l'établissement fut repris par la province Rhénane qui disposait déjà de 80 p. c. des places pour donner suite à la loi sur l'assurance des invalides. •fj'Etablissement du Grand-Duché de Bade fut créé en 1904 avec des dons volontaires s'élevant à 54,500 marks et un subside de l'Etat de 50,000 marks. En 1905, on inaugura la section nerveuse à la Clinique psychiatrique d", Iéna. Les malades du Grand-Duché de Bade n'y payaient que 1 fr. 25 par jour, les autres malades payant de 5 à 8 francs par jour.

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Dit item is een uitgave in de reeks La Flandre libérale behorende tot de categorie Culturele bladen. Uitgegeven in Gand van 1874 tot 1974.

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