La Flandre libérale

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s.n. 1914, 24 Maart. La Flandre libérale. Geraadpleegd op 11 december 2018, op https://hetarchief.be/nl/pid/3r0pr7pb7c/
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I 40* Année — Mardi 24 Mars 1914 QUOTIDIEN. - 10 CENT I. 88 — Mardi 24 Mars 1914 LAFLANDRELIBÉRALE ■ ABONNEMENTS I moi». 1 mois. • mois. 1 an. BELGIQUE s Fr. 2.00 4.00 8.00 16.00 UNION POSTALE : Fr. 3.75 9.00 18.00 36.00 On l'abonni u tartan dn Journal et dans toui Im bureaux 4a posta RÉDACTION, ADMINISTRATION ET TOPB1HBBIK 8AND, l, RUE DU NOUVEAU BOIS, l, GAND ABONNEMENTS ET ANNONCES : Il — RÉDACTION — Téléphone 32 I! Téléphone 13 ANNONCE® Ponr la ville et les Flandres, s'adresser an bnreaa ëïJ fotirnal. — Pour le reste du pays et l'étranger, s'adresser à l'Office de Publicité, rue Neuve, 36, à Bruxelles. j6s trucs financiers du gouvernement •—$*4 ILors du vote des dernières lois d'im ot, le gouvernement a déclaré que le! essources nouvelles étaient destinées ; concurrence de 196 millions de unes, aux dépenses mobilières de pre tier établissement pour le service d< 'armée. Il s'est engagé, de plus, l sortir cette dépense spéciale de 19( allions en 25 années. C'est en exécution de cet engagent. que le projet de budget de k jUerre, soumis en ce moment à 1e Ctombre, portait en son article 27 : " Amortissement de crédits portés l'extraordinaire pour les dépenses mo 'filières de premier établissement con tant l'armée ainsi que le matériel y les ouvrages militaires 7,840,00( folies. " Cette somme de 7 millions 840 mille francs représente en effet l'annuité nécessaire pour amortir en 25 ans le .capital de 196 millions. ; Le gouvernement restait ainsi fidèle i ses engagements. Mais depuis l'époque où ces engageants ont été pris, notre ex-grand ar-plier, d'illustre mémoire, M. Levie Liait son fameux emprunt de Londres, Il a, on le sait, emprunté aux Anglais i capital nominal de 302 millions 64( !» île francs, sur lequel l'Etat belge n'a touché que 221 millions de francs l'emprunt — soit dit en passant — rat été donné aux banquiers à 73 % i différence entre 221 et 302 millions »t 81 millions, constitue une perte :che pour le trésor et un honnête petil énéfice pour les banquiers anglais. Cet emprunt était fait dans le seu ut de rembourser les Bons du Trésoi i circulation, et dont la charge étail lus lourde encore q,ue celle du nouve L'arrêté royal autorisant le nouve nprunt.s'en était expliqué clairement Le produit de l'émission, portait cei rrêtê, doit être affecté au rembourse lent des Bons du Trésor en circula Quels étaient ces Bons du Trésor' L'arrêté royal le précise nettement s Bons du Trésor émis en vertu de: is de 1906, 1907, 1908 et 1909. Tous ces Bons du Trésor ont étt nia pour couvrir — leur date l'indi ie — des dépenses très antérieures i loi militaire : les dépenses nouvelle! Scessitées par celle-ci ne peuvent don< ie couvertes par cet emprunt de Lon Mais si emprunter n'est pas difficil< - dans les conditions surtout où l'j lit l'ineffable M. Levie — assurer 1< wvice de l'emprunt, c'est-à-dire le lycment des intérêts et de l'amortis ®J®t, est moins facile. L est en présence de cette diffi que se trouve le gouvernement alors qu'imagine-t-il? Tout simplement de ne tenir aucui ®ûpte des engagements pris lors dt des lois d'impôt et d'affecter ai service " de l'emprunt de Londres annuité de 7 millions 840 mille franc '«niés à couvrir les dépenses militai res auxquelles cet emprunt est et doi étranger. est à cette fin qu'il a, au demie ornent, introduit un amendement ai H et de la guerre. ■ asse encore si par cet amendemen gouvernement s'était borné à propo ' lue ces 7 millions 840 milL ancs fussent consacrés à " l'amor baient " de l'emprunt anglais. Qu amortisse cette dette-ci, ou un j.re. la différence n'est pas grande jais ce n'est pas cela qu'il demande «mande que cette somme soit affec jVau, service " de l'emprunt, c'est m rf *8011 amortissement et au paye ton y *n^ïéts. Or la premier uite nécessaire au remboursemen f» emPrunt n'est que de 685 mill ta)03'-,, mettre d'affecter 7 million (, mule francs au " service " d cnn^run'i' k'ert donc permettre d. ttif.n+Cyer ^us 7 millions au paye r de ses intérêts. lPrere de la somme prt ^ e Payement des dépenses m: ajnRi ^, e Premier établissement serai ftit à Umée de son objet et servi m-nri+ Ha^r intérêts du fameux en: |rJ ie Londres. inanpiîour tâcher que la chose pasa ?oiivP,.nUe' Vo*c* *e Pe^ truc oue 1 La T^-ent avait imaginé : ~ minor i 10IÎ centrale chargée d'ex? né cet f pro]e^ budget, avait term rapr>oï-tr.Xam,enJ lorsqu'il a fait tenir a ment. Pîlr ,e • c.eTle-ci, son amende %isj06 "c^ l'a tout simplemei méiriB f*11 autorité privée — sar consulter la section. Et la chose aurait sans doute passé inaperçue sans l'œil attentif de M. Me-chelynck, qui fait partie de cette section, et qui, dans une note au nom de la minorité, dévoile et attaque vive-. ment le petit truc. j Mais à quoi cela servira-t-il ? La majorité docile dira " amen " et le tour . sera joué. • : La inaction vlciaasa te l'article le to projet scolaire , Le "Bien public" convient qu'une omission typographique s'est glissé© dans l'ur-; ticle. 16 du projet de loi scolaire, mais cette omission ne constituerait pas une rédaction vicieuse et il appartiendrait au [ gouvernement de rétablir l'erreur lors de • la coordination de la nouvelle loi avec les dispositions des lois des 24 septembre 1884 et du 25 septembre l'895. ! Le "Bien public" oublie d'ajouter que ! l'omission typographique qui vicie l'article 16 du projet de loi a été reproduite : ! 1. Dans le tableau comparatif des dispositions de la loi organique des 20 septembre 1884—-15 septembre 1895, qui subissent une modification (texte actuel et texte nouveau). Voir document 308. Chambre des représentants, page 98. I 2. Dans le tableau comparatif du projet de loi et des amendements proposés. 3. Dans le texte qui a été voté par la Chambre en séance du 14 janvier 1914. 4. Dans le document n. 18. Sénat de Belgique, page 11, contenant "le projet . de loi décrétant l'instruction obligatoire ; " et apportant des modifications à la loi " organique de l'enseignement primaire", l tel qu'il a été voté par la Chambre et qui a été signé le 18 février par le pré- > sident et par les secrétaires de la Cham-1 bre. Dama ces conditions nous ne pensons 1 pas que ie gouvernement puisse modifier ces textes sans un vote de la Chambre. ; P. CNUDDE. P.-S. — Nous apprenions que M. le rapporteur Fléchet vient de demander au > gouvernement le projet de coordination du nouveau projet de loi avec les dispo- . sitions des lois qui ^estent en vigueur. i*. c. . : Echos & Nouvelles i l'instar das Ilïl 5 ii Maintenant que l'épiscopat a pronon-3 cé, la presse catnolique publie la réponse fort raide faite par le recteur de l'Université de Louvain à la délégation des étudiants qui était allée lui soumettre leurs griefs. L'épiscopat aurait pu infirmer tout ou > partie de cette réponse et c'est le motif pour lequel elle a été tenue prudemment i sous le boisseau. x Le recteur défend ingitibus et rostro j le vice-recteur. Défense d'y toucher, dût-on renvoyer 500 étudiants. Mais c'est la fin de le, réponse qui est 5 amusante: " "Votre demande de délégation, dit le " recteur, est enoore très vague. U ne sera jamais question de l'entrée des étudiants r au conseil rectoral, pas plus qu'au con-! seil disciplinaire. Les étudiants, dès maintenant, par le règlement, ont. tous j. les moyens de faire valoir leurs droits, s'ils étaient méconnus. " J'ajoute volontiers que si vous trou-3 vez une formule de la représentation de vos intérêts, nous sommes prêts à l'exa-3 miner, mais je dois vous dire que je ne 3 vois pas très bien quelle serait cette formule."" C'est du pur de Broquevilie, observe ' le Matin, d'Anvers. Si une formule convenable sort de vos délibérations, elle pourra être examinée, mais il est pro-" bable que vous ne la trpuverez pas. 3 ' "La tactique cléricale est donc tou-t jours la même, qu'il s'agisse de législa-e tion, d'université ou de la culture de la s pomme de terre. 0 " Laisser discuter, avec le désir de ne point voir aboutir. " Mgr Ladeuze, en employant l'expression ".Représentation des intérêts", a évidemment pensé à la commission des - XXXI." *#* t Li poil de riiBOclatlon libéral* Nous lisons dans le "Laatste Nieuws": " Pour la première place, M. Braun 6 avait 572 voix et M. Lippens 385. De e plus, on a annulé un peu plus de 200 bulletins parce qu'ils . portaient uniquement le nom de M. Lippens. De là il ré-r suite qu'en fait M. Lippens a obtenu plus 1_ de voix que M. Braun. De même, les U voix attribuées à M. Lippens pour les i- 2me, 3me et 4me places dépassaient, et it de beaucoup, les voix données pour les a mêmes places à M. Braun. " Le "Laatste Nieuws" est fort mal ren seigné. Lîs chiffres et les renseignements qu'il publie sont complètement inexacts. *** i l'isioelatlon dt la prisie belge Une centaine de journalistes ont assisté à l'assemblée générale de l'Association de la presse belge, tenue, hier, à Bruxelles. Dans le rapport annuel du président, M. E. des Essarts a insisté, entre autres, sur,les heureux effets du congrès de Gand, qui fut suivi de la belle réception des journalistes belges, à Londres," par l'Institute of Joumalists. Après la lecture et l'approbation d'autres rapports, et le renouvellement statutaire d'une partie du comité, une longue discussion s'est élevée au sujet de l'Union professionnelle qui vient d'être créée, à Bruxelles, par quelques journalistes,' en vue de faire obtenir à leur groupement la personnification civile. Dans l'occur rence, il s'agissait de savoir s'il n'eût pas été désirable de voir créer cette Union au sein de l'Association ou même de transformer cette dernière. La question préalable opposée par un des fondateurs, fut votée par la majorité de l'assemblée. l'Inangnratlon du Installations maritimes de Bruxdtes. — Dn cortège naval L'on sait qu'à l'occasion de 4'achève-ment des travaux des installations maii-times, des fêtes et réjouissances nombreuses célébreront cet important evéne>-ment.U est d'ores et déjà décidé que le programme comportera un cortège naval résumant " la Navigation à travers es â£es '". L'on se rappelle le succès qu'obtint à Bruxelles, il y a environ vingt-cinq ans, le fameux cortège symbolique : " Le1» Moyens de transport par voie de terre à travers les âges ", qui fut organisé à l'occasion du 50" anniversaire de la mise en marche du premier chemin de fer en Belgique.Le cortège naval, dont il est question plus haut, serait comme une sorte de complément au fameux cortège des transports. Disons que ce projet de cortège naval existe tout prêt dans lea cartons du ministère de l'intérieur, ainsi qu'aux archives de la ville de Bruxelles. Ce projet très complet, admirablement conçu, fruit de nombreuses recherches, est l'œuvre de deux artietes bruxellois, MM. Pieter D'Hondt et Valkenaore, qui, en la personne de feu le savant archiviste de la ville, J. Van Malderghem, trouvèrent à leur tour un collaborateur précieux. To<ute une flottille, aux sons d'airs nationaux et <îe canonnades nourries, viendrait évoluer dans le bassin Vergote, où auraient lieu également des reconstitutions d'anciennes joutes nautiques tant en honneur autrefois. Le soir, aurait lieu une fête vénitienne, où l'on verrait entr'autres la barque de Cléopàtre, le bucentoro, le vaisseau fantôme, la flotte d'argent d'Espagne, et, comme pièce principale, une réduction de notre glorieuse " Belgica couverte de givre et de glace, éclairée à la lumière électrique. L'on voit que le projet de MM. Pieter Dhondt et Valckenaere est vaste et intéressant. Chez la modiste Une dame entre chez la modiste poi» acheter un chapeau de paille ; elle finit par arrêter son choix sur un de ces petits " rikiki " bizarres, tout ronds, que l'on s'enfonce sur la tête jusqu'aux oreilles. - Comment garnir cela ? interroge-t-elle.— Avec une " fantaisie madame. "La modiste entend par "fantaisie" ces petits bouquets de plumes emmanchés d'une longue tige qui se balancent si drôlement sur les toquets des femmes. La marchande en exhibe plusieurs sans succès ; mais voilà qu'un peu perdu, un peu mis à l'écart, la cliente en avise un qui, de loin, lui plaît infiniment pour sa jolie teinte émeraude et la souplesse de ses petites plumes. — Voulez-vous me montrer celui-là î de-mande-t-elle.— Celui-là î madame, fait la modiste ; mais c'est le plumeau qui sert à chasser les poussières de l'étalage. On pouvait s'y tromper ! Proverbes albanais Un érudit qui a la spécialité d'étudier les mœurs des peuples balkaniques, a jugé bon de remettre au prince de Wisd une collection de proverbes albanais, qui, selon lui, peut donner des indications précieuses au nouveau souverain sur l'esprit de son iteup-ie. Quelques-uns de ces dictions méritent d'être cités. Voici les plus caractéristiques : " Un mensonge bien inventé vaut plus qu'un fait vrai qui serait stupide. '' " Un sac de farine et une bourse p'ei-ne d'argent, voilà les meilleurs amis. " " Le chien et le chat sont faits pour se mordre l'un de l'autre ; mais, si tu vois qu'ils s'accordent bien, sauve-toi le plus tôt lîossible. " " Celui qiui n'a jamais vu courir un lièvre, ne doit pas parler de la peur. " Seul, le potiron a une tête qui n'a pas de soucis. " u Celui qui attelle un âne à sa voitu re doit aussi supporter les incongruités de cet animai!. " " Celui qui ne s'enivre pas lé dimanche, n'est pas digne qu'on lui serre ia main le lundi. " Voilà, de la part de sujets, un don de joyeux avènement peu banal. L'éducation féminine Nous en sommes-nous toujours préoccupés comme nous l'aurions dû ? Peut-être bien que non, et les reproches qu'on adresse au libéralisme dans un tout récent article de la Revue de Belgique sont-ils "en partie" justifiés par les faits ? Nqus disons en partie, car il ne faut rien exagérer. On peut sans doute formuler des critiques sur le rôle qu'a pu remplir le libéralisme vis-à-vis de la femme : on ne peut pas étendre ces critiques au parti libéral lui-même. Le parti libéral, à l'époque où il était effectivement un parti de gouvernement, n'a pas eu à examiner et à résoudre les problèmes féministes qui s'imposent 4 l'heure présente, à l'attention de tous. Il a voulu collaborer à l'éducation morale, intellectuelle et sociale de la nation et pour cela il -avait rêvé d'instaurer l'obligation scolaire, autrement que dans les mots, par une forte organisation qui aurait été la source essentielle de la vie collective du pays. Dans cette oeuvre, que le parti libéral songeait à entreprendre quand il fut délogé du pouvoir, il entrevoyait la libération de l'esprit humain et le développement de la conscience individuelle dans la liberté et l'indépendance. La femrçie eût été imprégnée également de cette forte éducation, puisque l'obligation eût envoyé à l'école aussi bien les filles que les garçons, et l'enseignement des uns aurait, aussi bien que celui des autres, reçu l'empreinte "des grandes vérités morales qui imposent leur prestige aux nations comme aux individus. Le parti libéral n'a donc rien à se reprocher. Voyons les critiques qu'on adresse au libéralisme. " Pour les libéraux, écrit l'auteur de l'article, la femme a été trop longtemps quantité négligeable.^ Dans combien de familles, dites libérales, le père ne sourit-il pas avec indulgence en voyant ses filles prendre le chemin de l'école confessionnelle? Les fils sont élevés strictement dans les convictions libérales Il y a du vrai, mais les féministes libéraux vont-ils prétendre que le père libéral doit, dans son ménage, ''imposer" ses opinions au risque de rompre l'harmonie du foyer? Ces féministes-là ne comprennent-ils pas que l'intervention du père dans cette occurrence viole les principes mêmes d'indépendance féminine qu'ils aiment à prôner." Si, en Belgique, continue l'article, le nombre de femmes aux convictions libérales est infiniment plus minime que le nombre d'hommes et si, conséquemment , chaque génération nouvelle est en danger de rétrograder, ce n'est pas à la nature même de la femme que cela est dû, mais bien à l'indifférence de ceux qui auraient dû l'éclairer. C'est pour s'être désintéressés de l'opinion de leurs femmes, c'est pour avoir négligé l'éducation de leurs filles que les libéraux souffrent aujourd'hui. " Ceci vaut mieux. Il est certain que l'esprit de large tolérance qui a tou-. jours animé et le libéralisme et les libéraux ne doit pas être une entrave à l'œuvre d'éducation mutuelle qu'on peut, à force d'exemple et de persuasion, poursuivre au foyer domestique, pour autant, bien entendu, qu'on ne se heurte pas à des résolutions obstinées auprès desquelles les instances les plus affectueuses ne pourraient être qu'inutilement froissantes. Mais Mm° Ella Dalville a tort-, dans l'article qui nous intéresse, de lier cette question de l'éducation féminine à celle du vote féminin. Elle cite elle-même des déclarations de feu de Smet de Naeyer et de M. Woeste qui prouvent que le parti clérical n'acceptera le vote féminin que le jour où il se sentira menacé par le suffrage universel des hommes. Ce sera alors, dans l'esprit des cléricaux, non pas une œuvre de progrès, mais une œuvre de réaction ! L'auteur avoue que, dans un avenir immédiat, l'avènement des femmes à l'électorat politique assurera vraiment le pouvoir conservateur. Parbleu î Et dans un avenir plus lointain aussi. 1 Quand la nouvelle loi scolaire aura fait sentir ses effets, le pouvoir catholique, plutôt que le pouvoir conservateur, sera assuré à jamais et il le sera aussi bien par les femmes que par les hommes. C'est pourquoi les cléricaux ont voulu achever cette œuvre scolaire qu'ils ont entamée voici trente ans et qui a connu de grandes étapes. " La femme riche, dit Mme Dalville, souffre de son inactivité et réclame le droit d'employer son intelligence. L'ou vrière, jetée dans la mêlée de la concurrence économique, s'est trouvée sans défense, ayant tous les devoirs et ne jouissant d'aucun droit. Le progrès ayant détruit l'ancien ordre de choses, les femmes cherchent à s'adapter aux conditions nouvelles." Et elle constate que les cléricaux et les socialistes ont compris l'irrésistibi-lité du mouvement. Sans doute. Les cléricaux l'ont compris, surtout... au point de vue électoral, les socialistes au point de vue coopératif et social. Et c'est pourquoi, fatalement, ils devront se mettre d'accord, un jour, pour accorder le droit électoral aux femmes. Dans la dernière élection des conseils de prud'hommes où pour la première fois -les femmes exerçaient le droit de vote, 50 p. c. des voix ont, dit-on, été données aux socialistes dans le pays, tandis qu'à Bruxelles la majorité socialiste s'est élevée à 71 p. c. ! Peut-être. Mais il est permis de -croire que l'Eglise, en tant que force sociale et morale, s'est désintéressée de l'élection des prud'hommes, mais vous la verriez entrer en lutte dès qu'il s'agirait de la conservation du pouvoir; or, on oublie de considérer que beaucoup de femmes socialistes — et même d'hommes, dans le pays de Liège notamment et ailleurs, — restent, malgré tout, fidèles à leur foi catholi-que. Mais, certes, il faut réfléchir et il y aurait lieu, peut-être, pour le parti libéral d'aujourd'hui, d'examiner l'éventualité de la création d'œuvres d'éducation féminine. Le problème est intéressant. Il est aussi complexe et, dans une certaine mesure, menaçant. Regardons-le en face. Et sans trop nous demander, — à quoi bon, ? — si nous avons toujours fait dans l'intérêt de l'éducation féminine, tout ce que nous devions, tâchons, sans préoccupation électorale et dans le seul but d'aider à ennoblir, la mission morale, intellectuelle et sociale de la femme, de faire mieux que ce que nous avons fait. a—m m .m.—<: REVUE DE LA PRESSE Les requins Tout le monde a encore fraîchement à l'esprit l'odieux parti que le cléricalisme belge tira à chaque élection législative de certains événements regrettables qui venaient de se dérouler chez nos voisins du Siid. Pour mai prochain, il s'apprête à se livrer à la même besogne malpropre.Voici comment la Gazette du Centre £ annonce: " La leçon d'aujourd'hui, qu'est-ee doncl C'est le revolver posé comme ultime raison dans un monde d'où toute vraie morale a été bannie ! Ce sont les plus vilaines affaires intimes réglant le jeu des affaires publiques, se substituant à elles et les absorbant ; c'est, sous la plume d'un Thalamas, l'apologie officielle de l'assassinat ; c'est, par l'aveu de M. Fabre, quelque chose de plus douloureux encore et de plus avilissant : l'asservissement de la magistrature aux manigances des politiciens. . Quel mouvement de passions, d indignités, de bassesses!... Y a-t-il rien de plus pénible, par exemple, que cette déclaration d'un magistrat supérieur venant avouer qu'il a manqué à son devoir pour favoriser des manœuvres politiques ! Depuis longtemps déjà, on accusait la magistrature d'être vendue; mais voilà que maintenant, un des représentants les plus autorisés de cette magistrature vient lui-même avouer son servilisme... Quand un pays doit perdre ainsi sa confiance en l''honneur des magistrats, en l'impartialité de la justice, que lui reste-t-il donc, vraiment î Et ce scandale d'aujourd'hui n'est pas une exception ; il n'est que la continuation descendante de toute une série de malpropretés. Les affaires de Panama ou de Dreyfus, d'Humbert ou de Steinheil, de Duez ou de Rochette, tout cela se tient, s'enichaî-ne, tout cela donne un tableau répugnant du régime que l'on subit che2 nos voi-sins.Eh bien ! ce monde, ce régime, ce jacobinisme, nos radicaux le réclament pour notre pays!" Ah! dans quels termes élevés ces choses là sont dites! On ne manquera pas de suivre cette invitation, car la Dépêche reproduit cet extrait avec ce commentaire lapidaire et significatif. : " Soyez tranquille, confrère, on ne le leur donnera pa-s, mais, il n'en faut pas jnoins administrer la leçon des événements."La Gazette de Liège fit mieux: elle a ouvert la campagne avec un article d'une platitude dont elle a seule le secret. Le rôle social de la Cour A propos de la rénovation du théâtre du palais de Laeken, la Chronique publie ces excellentes remarques sur le rôle social éventuel qu'une Cour peut jouer dans un pays comme le nôtre: " Dans un pays monarchique, la Cour peut avoir un rôle mondain qui est aussi un rôle social. La Cour est le premier salon du pays, celui qui donne le ton et son influence peut être d'autant plus heureuse en Belgique, que la vie de société est une des choses qui nous manquent. Il y a eu, jusqu'ici, un fossé presque infranchissable entre une aristocratie très clairsemée, très fermée et presque indifférente à la vie nationale, et l'élite intellectuelle et industrielle, où se trouvent les forces vives du peuple laborieux que nous sommes. Ce fossé, la jeune Cour met son effort à le combler, effort discret, patient, mais où l'on distingue une double volonté, singulièrement ferme en sa douceur. L'œuvre est d'ailleurs difficile, car il y a, de part et d'autre, bien des préjugés à vaincre, bien des blessures de vanité à panser. Mais ello serait, sous son apparence futile, singulièrement précieuse, car ce qui donne à une nation] son originalité morale, sa culture propre, c'est cette sorte d'unité de style qui s'établit dans les mœurs de l'élite quand l'élite a su se créer à elle-même une vie de société qui lui est propre." POLITIQUE ITALIENNE Un communiqué officiel du samedi 21 mars a donné la constitution du nouveau ministère italien, présidé par M. Salandra. A vrai d'ire, le cabinet est incomplet, puisque, au moment, où nous écrivons ces lignes, le titulaire du portefeuille de la guerre h'est pas encore i désigné. Le " Temps " du 22 mars, dans son Bulletin de l'étranger, apprécie en ces termes le nouveau ministèrei: " Appuyé sur les dentres conjoints et les dinerentes nuances de la masse lfbé-' raie, cet homme qui vient de droite, englobe à gamille les libéraux démocrates. Sans allfT plus loin, il jouit cependant de la consiolération de l'extrême gauche, qui n'annonce pa», isemible-t-il, une opposition bien militante. Les socialistes eux-mêmes sont amadoués par cette espérance magique : rétablissement des finances sans impôts impopulaires, retour aux réformes sociales. M. iSalandra peut compter également sur les bonnes dispositions de la droite, exclue cependant de sa majorité et à laquelle il n'aurait mjême pas promis de renoncer à la loi d'antériorité obligatoire du mariage civil. " Le caibinet Salandra! selon l'expression d'un journal libéral italien, est tout entier composé de " libéraux authentiques ". U y a lieu d'observer ici que, dans le langage parlementaire italien, les termes de droite et d)e gauche n'ont pas tout à fait la même signification qu'en France et qu'en Belgique. En Fran-cte, les députés de la droite sont ou monarchistes ou- bonapartistes ou ralliés du bout a es lèvres. En Italie, seuls les socialistes officiels et les républicains veulent le renversement des institutions que le pays s'est données : les socialistes réformistes sont tous, plus ou moins, des ralliés à l'institution monarchique; le® radicaux, qui, eux aussi, forment un groupe de l'extrême gauiahe, sont des monarchistes déclarés. Dans le parlement italien,, i! y a, à l'heure qu'il estj plusieurs nuances à dlroite. U y a la droite cléricale, qui n'est point, eni effet, représentée dans le cabinet Salandra. U y a " les éléments amis des cléricaux et concordataires ", les " gentilonisés ", ceux qui ont signé, en seieret, un pacte, un concordat, avec le comte Gentiloni, le chef de l'agence électorale du Vatican. Il est notoire qu'aucun d'eux n'est entré dans le nouveau ministère. Mais, en revanche, la droite historique, l'ancienne droite, la droite libérale, est représentée dans le cabinet Salandra çar une d'e ses personnalités le® plus autorisées, M. Ruhi-ni, député de Come et ministre du Trésor.A la différence de la Belgique, de la France et de l'Espagne, où le même département ministériel est chargé de la perception des recettes et de l'établissement des dépenses, l'Italie réparti^ l'administration des finances en deux départements ministériels : l'un, celui des finances proprement dit, veille aux recettes et à la perception des impôts. ; l'autre, celui du Trésor, surveille les dépenses et dresse lei budget.

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Dit item is een uitgave in de reeks La Flandre libérale behorende tot de categorie Culturele bladen. Uitgegeven in Gand van 1874 tot 1974.

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