La gazette de Charleroi

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20 augustus 1914
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s.n. 1914, 20 Augustus. La gazette de Charleroi. Geraadpleegd op 26 juni 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/ft8df6m69v/
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. , I Gl ÎTTEIE CHARL! TRENTE-SEPTIEME ANNEE. — N° 232 >- narajfWHirai JOURNAL QUOTIDIEN JEUDI 20 AOUT i9I4 AB9NHEMENT) BELGIQUE. — Un mois, fr. 1.25 ; Trois mois, fr. 3.50 ; Six mois, fr, 6.50 ; Ua an, fr. 12 00. ETRANGER. — Le port en sus. Tous les abonnements, sauf pour la ville de Charleroi, peuvent être pris aux bureaux de poste. 11 suffit d'en remettre le montant au facteur. On s'abonne à toute époque de l'année. LK NUMERO ï CIXQ CENTIMES» ~<w w w 0IRECTI9S1, REDACTION, ADMIMBSTRATOil BU® U(i BEACMOSF, 10 REDACTION : De 10 à 12, de 2 à 6 et de 8 à 10 heures. Les dimanches et jours fériés légaux : De 10 à 12 et de "* à 6 heures. ADMINISTRATION : De 8 à 12 et de 2 à 6 heures. Les dimanches et jours fériés légaux : De S à 10 heures. •S'jïîjr-. 3Xac S33i I PUBLICITE: Dernière page, la petite ligne fr-0,2o ; Annonces judiciaires, la ligne fr. 0.60 ; Réclames idem' ir. o.75 ; Faits divers, id. fr. l.oo ; Chronique, id. fr. 2.oo ; Rôparatioiu judiciaires, id fr 5 oo Prix spéciaux pour nécrologies, demandes d'emplois, offres de vente et de location. — Forfait avantageux avec réduction importante d'après la grandeur dos annonces et le nombre d'insertion. Les annonces des arrondissements judiciaires de Charleroi, Mons, Namur, Nivelles et Dinant,celles des officiers ministériels, des Sociétés et des Administrations publiques doivent étra remises aux bureaux ; les autres annonces a l'Office de Publicité, 36, rue iNeuve, à Bruxelles. LA GUERRE EUROPÉENNE! ' 1 — EN BELGIQUE Les Combats de Mardi Le combat de Gembioux Gembloux, 18 août. — La situation peut tee résumer ainsi : Les Allemands dont les avant-postes couvraient la région de Gem-bloux-Walhain-Thorembais -Piétirebais -Jo-doigne se sont repliée depuis lundi soir devant les foroes belges qui s'avançaient. Les troupes françaises qui s'avançaient sur l'aile droite de notre armée sont entrées en liaison étroite avec celles-ci et ont pourchassé les Allemands qui se sont repliés jusqu'à lAsche-en-Refail et Ramillies, se ramassant ©t prenant (de fortes positions de défense.Les avant-gardes des deux armées ennemies qui ee font face de ce côté du pays ont pris le contact et le choc est imminent. Les troupes allemandes sont nombreuses, tnais la cavalerie paraît décimée. Du côté des alliés, on nous permettra d'être extrêmement discrets, d'autant que si nous prenions la liberté de ne pas l'être... Puisqu'il s'agit de faits accomplis, expliquons ce qui s'est passé dans cette contrée depuis quelques jours. La cavalerie ennemie, précédant de forces assez nombreuses et dont on estime le nombre à 15.000 hommes environ, s'était avancée jusqu'à proximité de Gembloux d'une part, de Wavre d'autre part, et de Jodoigne, sur leur droite. Un millier d'hommes, par exemple, s'était installé dans le bois de Buis, à 5 kilomètres de Gembloux, et deux ou trois autres milliers à Thorembais-Saint-Trond, à l'intersection des routes de Huy-Perwez-Wavre et de Charieroi-Tirlemont viâ Fleuras, Gembloux et Jodoigne. C'est là qu'étaient partis ces groupes isolés qui ont tenu Gembloux durant vingt-quatre heures, de dimanche midi à lundi midi, et dont une dizaine d'hommes avaient même poussé jusqu'à Sombreffe... ce qui leur a du reste coûté la vie, les dragons français d'avant-garde les ayant pris à revers. A Gembloux, voici comment ies choses se .sont passées. Dimanche matin, on fut averti qu'une troupe de plusieurs centaines d'hommes avait pris possession de Grand-Leez et s'avançait vers Gembloux. Lia garde civique de Cette commune étant non active et dépourvue de fusils et la gendarmerie ayant abandonné la ville — sans doute sur ordre — on téléphona à Namur. Mais Nam m' répondit qu'elle ne pouvait détacher aucune forci!,. Cependant, quelques lanciers — quatre hommes et trois fantassins — arrivèrent en auto. Ils firent vaillamment le coup de feu, et trois de nos hommes furent blessés. (L'un d'eux est mort aujourd'hui.) Ils durent finalement lâcher pied, l'ennemi étant trente fois supérieur en nombre. Les Allemands étaient dès lors maîtres de Gembloux et de la ligne ferrée. Ils coupèrent les fils télégraphiques et téléphoniques et, au moyen d'explosifs, firent sauter tous les aiguillages de la gare et des bifurcations proches. Des débris de la voie ferrée votèrent jusqu'à plusieurs centaines de mètres. On retrouva des morceaux de rails en pleine ville. Entretemps, une diziaine d'hommes pénétraient dans Gembloux, fusil en main et revolver au poing. Le bourgmestre, M. Diaœseaux un vieillard de plus de soixan-te-dix ans, se tenait au haut du perron die l'Htel-de-Ville, tout seul. Les Allemands le firent descendre et lui ordonnèrent de faire, livrer des vivres. M. Damseaux, professeur à l'Institut agricole de Gembloux, qui connaît la languie allemande, parlementa et obtint qu'on ne se livrerait à aucune exaction.Les Allemands se firent amener une charrette qu'ils chargèrent de pain, de beurre, de sucre d'orge, de café, etc., et se firent reconduire à la gare par le major de la garde civique, M. Ledoc,le menaçant d:e mort s'il les égarait. Jusqu'à lundi, vers midi, ils patrouillèrent, semant la terreur dans la ville abandonnée sans défense. Les chasseurs à chie-.val français lés mirent alors en fuite. Un habitant de Gembloux, qui s'était imprudemment avancé pendant la fusillade a été tué. Nouveau combat près de Dinant Les Allemands ont de nouveau essayé de passer la Meuse, mardi, au pont de Houx. Leur artillerie a appuyé leur tentative, mais des batteries française© installées près de Hun ont répondu par des boulets qui tombèrent entre Evrebaililes et Purnode, faisant de grands ravages dlans les rangs allemands. La canonnade s'est aussi engagée du côté de Dinant et les habitants ont évacué le quartier de la gare. Les habitants de Purnode,Evrehailles et Houx se sont aussi enfuis et racontent die nouvelles cruautés à l'actif des troupes allemandes.Lundi après-midi, leur artillerie a lancé quelques boulets sur le- village d'Evrehaiil-les, où plusie/urs personnes ont été blessées. Une patrouille est ensuite venue constater les dégâts et a déclaré qu'ils n'étaient pas suffisants et qu'on recommencerait le lendemain. Le motif de ce bombardement ? Un gamin d'Evrehailles,sommé de conduire les cavaliers allemands,les aurait attirés dans un traquenard où des cavaliers français les auraient mis en pièces.La menace de cette patrouille n'était-elle qu'une feinte ? C'est possible ; mais la population presque entière s'enfuit dès lundi soir. A Purnodie, les soldats allemands ont eacccagé la brasserie du bourgmestre Be-lot et ont bu toute la bière qui s'y trouvait. Après s'être ainsi enivrés, ils ont cherché le bourgmestre pour le fusiller mais on croit que celui-ci avait pu s'échapper. On a aussi retrouvé, à Dinant, autour des mitrailleuses allemandes, des bouteilles de Champagne volées dans les environs. A Houx, les Allemands ont tué le bourgmestre et le garde champêtre sous le pré- j texte que des habitants de ce village auraient tué des estafettes allemandes,alors que celles-ci avaient été tuées par des cavaliers français. A.Rraihaut. le bourgmestre M. Pfj«ww», a été soanmé, sous la menace du revolver, de livrer les plus belles bêtes de ses établies.A DIEST Mardi matin, les Allemands ont attaqué Diest. 'Quoique très peu nombreux,nos soldats ont longtemps arrêté l'ennemi. Dès 5 heures celui-ci ouvrait le feu sur les glacis qui entourent Diest. Leur effort se portait surtout du côté de la station. Ils avaient, aux alentours, cinq régiments de cavalerie combattant, à pied, en tirailleurs, et deux régiments d'infanterie. Arrivés au village de Schaffen, les Aile-mands ont mis le feu — naturellement — à plusieurs maisons. Quoique les Allemands eussent mis en ligne d'assez fortes troupes, le combat fut très peu meurtrier, du moins pour nous. Nous n'avons vu aucun blessé parmi nos soldats. Bien abrités derrière les talus gazonnés, ils canardaient l'ennemi avec d'autant moins de danger que oelui-ci n'avait pas d'artillerie. Les pertes allemandes ne doivent guère être importantes non plus. De temps en temps quelques chevaux démontés passaient dans les prés. On se battait aussi du côté de Geets-Betz.Vers midi nos soldats, ayant apparemment terminé la mission qui leur avait été assignée, se replient en arrière. Les pompiers de Diest qui faisaient le service d'ordre entre la station et la ville regagnent précipitamment leur logis. Les balles allemandes commencent à tomber dans les rues, sur les toits. Nous avons suivi nos soldats et ne sa-,vons encore à ce moment si les Allemands sont entrés dans la ville. Le récit d'un officier français blessé devant Dinant Un officier français, qui a été blessé, samedi dernier, au cours de l'engagement qui a eu lieu près de Dinant a fait le récit suivant à 1' « Etoile Belge » : « J'étais, vers 6 heures du matin, avec ma compagnie en avant-garde ; je fis porter mon unitô .en deux fractions — une à gauche, l'autre à droite de la Citadelle de Dinant. Je commandais celle de gauche comprenant 100 hommes. J'avais reçu l'ordre de tenir bon au-dessus des carrières qui se trouvent à gauche du fond de Leffe afin de permettre le débouché sur l'autre rive de la Meuse. « A 7 h. 1/2, bousculés par la colonne allemande qui descendait sur Dinant avec de l'artillerie, je reçus l'ordre de battre en retraite vers le pont de Dinant. « A ce moment, je reçus une balle à la tête qui ne fit qu'érafler le cuir chevelu. « Je tombai dans une carrière et me fracturai la jambe. Au même moment les Allemands nous poursuivaient à 50 mètres. Mes hommes sont venus me chercher et m'ont transporté jusqu'à la crête des rochers qui dominent le Couvent des pères Pnémontrés. Pendant ce temps, le feu était si meurtrier que je dis à mes hommes de m'abandonner. J'ajoutai que j'allais essayer de me laisser rouler jusqu'au bas du petit bois. Je le fis tant bien que mal, toujours sous une pluie de balles. Les Allemands ne dépassèrent pas la crête où ils étaient, à 250 mètre» de moi. Lorsque je fus au bas du bois je vis des maisons et quelques personnes aux fenêtres. Je criai : « A moi les Belges ! Je suis officier français ! » « Et exposant mille fois leur vie pendant 10 minutes — Marie Dissy, Camille Jacquet, Antoine Pire (ce dernier a été blessé au cours de la journée), Joseph Marette, Bobert Emblème, C. Mic'hotte — vinrent me chercher, me transportèrent d'abord chez eux puis chez les pères Prémontrés qui me soignèrent admirablement, jusque dimanche" midi. Des brancardiers volontaires et des pères Prémontrés me transportèrent ensuite sur la rjwe gauche, dans un hôtel où se trouvait un lieutenant-aviateur du 4° de ligne qui me conduisit ensuite en auto à Pbilippeville, au couvent des Sœurs de Notre-Dame, où l'on me fit un pansement définitif. J'ai été soigné par tous comme si j'étais un de leurs compatriotes. Mon but est de faire savoir que si j'ai été sauvé, c'est grâce aux Belges qui, au risque de se faire tuer, m'ont retiré des mains des Allemands. » Les Français sur ia Meuse D'un confrère : Les soldats français sont triomphants. Ils sont enjoués, rigoleurs, méprisant la mort. Us sont hardis, téméraires. Comme nous leur faisions remarquer que leurs casques de cuivre se voient de loin, ils répondent : « C'est pour donner un point de mire à ces pauvres ; ils tirent si mal ! » La fusillade est à peine terminée qu'un petit soldat français, un lignard fusil au dos, sort du bois descend un pré découvert, s'assied au bord de la Meuse, et pêche tranquillement. Peut-on imaginer pareille insouciance, un tel mépris du danger ! Les habitants sont à présent sur la route. Us causent, s approchent. Certains par. lent de quitter le village. Les Français occupent les deux rives. Des batteries de mitrailleuses sont établies sur les crêtes. Mais les nuages crèvent,les gouttes tombent, avec un bruit de ballettes. Et c'est trempé, mouillé jusqu'aux os, que je reprends le vaillant petit train qui ramène le petit groupe à Namur où d'autres émotions ."n'attendent Partout, on nous acclame, comme si nous avions fait un exploit héroïque. On est presque étonné de nous voir revenir. Mais on en revient et ce n'est pas si ter. rible que ça, le bruit d'une fusillade ! On se fait à tout, même aux pires malheurs. La défense de Bruxelles La nuit avait été tranquile lorsque soudain, à 5 h. 20 du matin, mardi, des détonations se répercutèrent dans la forêt de soignes, uest un c repliement ae coups de fusil se .succédant pendant deux eu trois minutes sans interruption. Aussitôt à Tervueren, à Stockel, à Wo-luwe se répand le bruit d'une attaque de la cavalerie allemande...Il n'en était rien ! Un avion allemand venant de la direct1 on de Wavre,avait plané audacieusement ;<u-dessus des lignes de la garde civique r, m loin des Quatre-Bras. Comme il n'était pas à une très grande hauteur, les meilleurs fusils des bleusj le canardèrenet d'importance. Sans doute es ailes éployées du « taube » furent-elles atteintes, car on vit l'avion filer comme,m oiseau touché, penchant souvent à droite de façon périlleuse et regagnant péniblement les avant-postes allemands. Cette alerte.a prouvé qu'entre les diverses compagnies de la garde civique la liai son s'établissait avec régularité et rapidité. C'est, ainsi qu'un poste est venu soti tenir de suite celui qu il croyait attaqua tandis que du Cinquantenaire des voitures bondées de gardes partaient pour les Quatre-Bras.Ces petits mouvements se sont produits avec discipline, mieux même qu'aux manœuvres hebdomadaires de la milice citoyenne.Pendant la nuit, on n'a pas été inactif, et autour de Bruxelles surtout, dans la zone périlleuse, des retranchements ont été élevés et des fossés creusés. Les postes de la garde civique, répar<'> çà et là, sont situés à des endroits favorables d'où le feu plongeant des compagnies faucherait uhlans, hussards et cuirassiers. Ces postes sont occupés par dis Bruxellois, des Gantois, des Tournaisiens, d'autres gardes du Hainaut, fraternisait admirablement. On ne saurait trop louer l'attitude de ia garde civique aux portes de Bruxelles, et elle accomplira son devoir, comme l'aimée, avec le même esprit d'abnégation ît de patriotisme. EPISODE Une sentinelle, idans une localité tiii. Brabant septentrional, est préposée à ia garde d'un pont et arpente mélancoliquement l'amorce de la chaussée. Tout à coup, à cent mètres die lui, il xill deux uhlans, à cheval. Avec le plus parfait sang-froid, il les ajuste, il vise il tii..; en trois coups de feu, il les abat l'un ot l'autre et leur fait vider les étriers. Ii se prucipitô JÛ pour o de leurs chevaux. Des paysans qui ont assisté à cette scène rapide et dramatique s'étonnent, au bout de tpielques minutes, de ne pas le voir revenir. Ils s'enhardissent, s'approchent et découvrent... quoi? la sentinelle évanouie auprès des deux cadavres des uhlans : le brave garçon n'avait plus été maître de ses nerfs, une fois le danger passé ! Mads deux thlans de plus manquaient à l'effectif des armées impériales... Atrocités allemandes RECIT EMOUVANT DU CURE DE PÎLLOiS, Le curé de Pillon (région de Sprincourt) relate que le 10 août, 15 Allemands sont entrés au presbytère et l'ont mis en joue. On a tiré le curé dans la rue toujours sous les fusils braqués, puis ordire a été donné de le conduire au général. Pour l'y mener, on l'a poussé à coups de crosse. Quand il s'arrêtait, on le frappait. A un moment, il a tiré son mouchoir, on le lui a confisqué. Il s'est écrié : « Vous êtes des brutes, amenez-moi à un de vos chefs qui parle français ». Un officier a répondu en français : « Votre compte est bon ». Un boulet français éclate non loin de la troupe emmenant le curé. Les Allemands se cou-cihent, mais ils obligent le prêtre à rester debout. On arrive devant le général qui diit en substance : « J e sais bien que vous n'avez pas tiré, mais vous êtes l'âme de la. résistance, je vais brûler le village ». Le feu est mis d'abord à 15 maisons, puis aux autres. Pendant ce temps, le curé est maintenu deux heures diebout sous le soleil. Soldats et officiers l'insultent en fran-jais et en allemand. Dès qu'il proteste, on le couche efi joue. Les officiers lui disent: < Regardez comme ça brûle. C'est bien 8adt. Les Français sont des sauvages ». Et ils ajoutent de temps en temps : « D'ail-:eurs, on va vous fusiller ». Sous ses yeux, es soldats dévorent ce qu'ils ont volé dans ,e village. On ne donne au curé rien à nanger, rien à boire. Enfin, voici le der-lier acte : un officier dit aiu curé : « Nous tous emmenons avec noms ». Effective-nent, pendant tout le combat, on le tint lans les rangs allemands, sous la mitrailleuse française, avec une sentinelle pour e garder. A 6 heures du soir, les Alle-nands battus s'enfuient. Le curé réussit i s'échapper, non sans avoir vu un soldat illemand tuer d'un coup de fusil un habi-:ant de Pill'on caché derrière une haie. LE MARTYRE D'UN GENDARME Un de nos amie nous fait l'horrible récit pie voici, et qu'il tient directement de la dctime même : Un gendarme belge, porteur d'un messa-;e pour le Roi, fut fait prisonnier par les Allemands au cours d'une escarmouche. E ivala la lettre qu'on lui avait confiée, mais e geste n'échappa point à ses bourreaux,' [ui le rouèrent de coups, Ils le conduisirent nsuite auprès d'une terme qui brûlait,, et ui ordonnèrent de traverser le brasier. Le nalheureux dut s'exécuter, il traversa d'un lout à l'autre les bâtiments en feu, gagna es jardins et prit la fuite. Mais il fut rejoint par des cavaliers alle-nands et obligé, sous peine de mort, à tra-rerser une autre maison en flammes. Tan-lis qu'il se pliait à ce nouveau caprice, il omba asphyxié. Les Allemands le reprirent t le soignèrent de leur mieux afin de le ra-limer ; ils y réussirent. Sur ces entrefaites, ils durent battre en etraite, et emmenèrent leur prisonnier. Ils obligèrent à porter siir ses épaules un de îurs blessés. Le pauvre gendarme, qui tom->ait d'épuisement tous les dix mètres, dut aire plusieurs kilomètres de ce calvaire: >uis il perdit la notion de ce qui se passait ; ! entendit le bruit d'une bataille, et il se etrouva dans les bras des ambulanciers elges. Deux journées de traitement un h&- / ' JJilcii lUllb I-GJlU-b bUi J/icU, ei cl Ill'tJUItî Ull paraissent ces lignes, il a déjà rejoint son poste. La " Garde d'Honneur „ ne se rend pas Ils sont 65, appartenant aux meilleures familles de Liège ; ils montent des chevaux qui leur appartiennent, et fils sont commandés par le vaillant Puch. On les connaissait à Liège sous le nom flatteur de la « Gardé" d'honneur ». C'étaient eux, en effet, qui caracolaient aux portières du roi ou d'autres visiteurs de marque. L'état-major de la garde-civique les décorait pompeusement du titre de « demi-escadron de chasseurs à cheval ». Ils portent l'uniforme des guides, à ceci près que leur pantalon est vert .comme leur tunique, ce qui fait de leur » demi-esica-dron » l'un des plus jolis qui soient. On les blaguait un peu à Liège, dans cette Marseille du Nord. Les « paradeurs.» du jeudi et du dimanche étaient tenus pour une société de promenade hippique, plus que pour un corps appelé éventuellement à détendre la ville et, à plus forte raison, le pays. On les blaguait, les « bleus » de la garde ou les rouges artilleurs et aussi les chass' à pied tout, de vert vêtus. Aujourd'hui, on ne blague plus. Ah ! c'est que la garde a vu le feu comme les petits piottes et que la garde d'honneur était à Visé lors du combat, tristement illustré par les cruautés teutonnes. Dès la déclaration de guerre, Puch-Chau-doir et ses hommes partirent en reconnaier-sance vers le nord. On les vit à ia frontiè-tière hollando-allemande vers Eben-Emael, Canne lez-Maestricht et Hanage. On pouvait, en effet, craindre que les hordes d'outre-Rhin ne tentassent de passer entre les deux frontières, et la garde d'honneur s'apprêtait à donner l'alarme, non sans avoir montré aux dragons et autres uhlans qu'ils étaient « un peu là ». Il n'y eut rien de particulier de ce côté-là, et le demi-escadron accourut à Visé où les fantassins de l'armée allaient avoir à soutenir un choc formidable. Les 65 Liegeois furent du combat au Pont de Visé et combattirent sous les ordres supérieurs du major Collyns. Puis ils rentrèrent dans Liège. L'ultimatum pour la reddition de la place avait été fièrement repoussé par Léman, et le bombardement commençait,. Lt b vj.j os-'&tj aeiïi<i.naéreitt. a quoi ils allaient être bons dans cette « dégelée de boulets », et attendaient que la situation se présentât. Cela ne tarda pas. Les forts tenaient bon, mais la fière cité de Lamelle allait connaître la douleur d'être foulée par les pieds de l'ennemi ! Quoi donc ? Le licenciement ? Et puis après la reddition des armes ? Jamais de la vie. Pendant que les obus tombaient encore sur les toits des maisons, Puch rassembla ses officiers, leur dit quelques mots, ceux-ci acquiescèrent et : » En selle, chasseurs, et à Bruxelles ! » Quelques-uns mirent deux oui trois jours pour faire la route, mais le gros de la troupe s'enleva en un raid majestueux de Hot-logne et Loncin jusqu'à Tervueren, où son arrivée fit sensation. Quelques passants, hantés par la crainte de* uhlans, ne les prirent-ils pas pour les cavaliers ennemi^ ? Los petits chass, sans le vouloir, créèrent la légende d'un escadron de uhlans dans les bois de Tervueren ! Une fois arrivés, ils se mirent aux ordres de l'autorité militaire qui, journellement, a recours à leurs services. Elle ies a envoyés vers le champ des opérations et dans les plaines brabançonnes et limbour-geoises, le « demi-escadron » des chasseurs liégeois reprend ses randonnées, patrouille chevaleresque, à la recherche des patrouil-lards ennemis. CONTRE LES SPECULATEURS Le ministère de la Guerre porte à la con-n&jssanae des populations que les négociants qui ont vendu depuis le 1er août jusqu'à ce jour du froment, de la farine, du pain, des *pommes de terre, du sel, du sucre et du riz a des prix supérieurs à ceux fixés par l'arrêté royal du 14 courant, se trouvent dans l'obligation de rembourser intégralement aux intéressés. Tout refus de remboursement sera signalé au ministère, de la Guerre qui en saisira les procureurs du Roi. Une .lettre de Dalbret Le chanteur Dalbret, fameux au café-concert, et si connu à Charleroi, écrit cette lettre pittoresque, que ne liront pas seule- 1 ment avec plaisir tous ceux qui ont ap- 1 plaudi le vaillant artiste : : « X..., 9 août. — Excusez-moi de vous j écrire sur ce vilain papier et au crayon : mais le régiment français dont je suis est ] aux avant-postes, et à la guerre on est ; moins- bien que dans son bureau. <( Je suis actuellement simple soldat au X° régiment territorial : on nous a envoyés de X... Je voudrais pouvoir vous exprimer le sentiment de l'armée française. « Où nous sommes actuellement nous ne > savons pas grand'choet, mais ce que nous ( savons bien c'est la défense héroïque de Liège. Oh ! comme je serais heureux que < notre régiment soit appelé en Belgique ! 1 Nous ferions tous notre devoir, certes, i mais les Belges s'ils aiment bien Dalbret '■ verraient que Dalbret leur rend profondé- i ment leur affection et que si je chante des chansons célébrant l'héroïsme, je saurais les mettre à exécution. « Voyez comme le destin est drôle. « Je devais débuter à Liège le 7 août, et j'y venais en automobile quand je fus arrêté par la mobilisation. < « Les soldats français brûlent du désir d'embrasser leurs frères belges et si les j officiers n'étaient pas là on aurait tôt fait t d'aller vous retrouver. Si à la fin de la i campagne je suis encore vivant, je no veux plus quitter la Belgique dont je i m'enorgueillis d'être un peu le fils puisque j je m'appelle Van Trappe. 1 « Mes confrères jaloux me narguaient i un peu auparavant en m'appelant « Belge ». Maintenant le mot Belge veut dire j « Honneur » et je serai fier qu'on me lo j décerne. i « Nous espérons qu'il n'y a plus en Belgique de déserteurs français, car en admettant qu'ils aient commis une faute, si en voyant la Belgique assaillie par les Barbares'ils ne prenaient pas les armes pour Vous ou pour Nous, ce seraient des criminels qu'on devrait pendre au pilori. « Excusez, Monsieur,mon style décousu, mais après toutes ces affaires, on n'a plus la tête à soi, et moi-même je ne suis plus rien qu'un matricule et un fusil, il n'y a plus de fortune, de situation, de femme, de famille ; il ne reste plus rien : mais ce matricule et ce fusil ne demandent qu'à faire leur devoir, et si, on en revient,alors, on fera de belles chansons pour célébrer l'héroïsme et la gloire de la Belgique qui donne au monde entier le plus admirable exemple d'abnégation nationale et de glorieuse résistance. DALBRET. » Rectifiez Se Tir S Cette amusante fantaisie de la ((Gazette»: Herr Schinkenbrodt, sous l'habit de sœur de Notre-Dame, un costume qui fait valoir à ravir son genre de beauté, «st assis dans son cabinet, devant son bureau où s'entassent dies masses de paperasses couvertes de signes cabalistiques. Il hoche la tête d'un, air contrarié -elt fait entendre de « Donnerwatter » variés. La recette de renseignements n'a pas été bonne. II se demande avec angoisse ce qu'il pourra bien faire savoir à son supérieur hiérarchique pour lui prouver son zèle et son activité. Et il songe à la dégelée de coups de pied au derrière qui l'attend s'il ne lui apporte aucune nouvelle. Tout à coup, le timbre avertisseur placé sur son bureau fait entendre une série d'appels conventionnels qui lui annoncent li'arrivée d'un de ses acolytes. Il s'iempres-&e d'aller ouvrir. Entre un chauffeur portant le brassard de la Croix-Rouge. C'est Herr Scbweinbù-ro, un de ses agents les plus subtils, qui lui dit : — Ch'ai abbris guelgue josse té glabi-dial !... Chè gontuisais un plezzé pelc.be... Il a dit : Les Allemands dirent drop haut... leurs pâlies nous bassent doudes au-tessus té la dède... — Gomment édait-il plezzé alors, esbèce d'aprudi ? — Il z'édiait voulé le bied) en dompant t'un dalus. — Z'est pien... Che vèrai zafoir à notre buizzande armée gu.'elle' to.it direr blis pas 1 Fourtt ! Herr Schweinburo sortit après avoir salué profondément. Herr Scbinkenbrodt se préparait à transmettre la précieuse information à son chef hiérarchique quand une nouvelle sonnerie lui annonça un autre de ses agents. C'était Herr Filsenbraù, qui portait la tenue des garçons die restaurant. Il était tout essoufflé : — Ine crosse noufelle.. oberleutnant,. lui . lit-ia... J'iai aerû un pV&'a un zoAdiàt. $èi-îhe qui rèfènait té la padaille. Il tisâit à îon gamarate què les Allemands dirent somme tes gojons. Ils fissent drop pas J fi vaut aferdir nodre nople armée té direr slis haut I — Z'est pon ! Ché fous temante tes ren-îeignèments et bas tes afis ! Voudez-tnoi .e camp. Herr Pilsenbraù se retira respectueuse-nent.Une troisième sonnerie annonça à Herr îchinkenbrodit son précieux indicateur von ^bort, gentilhomme de haute naissance nais décavé. Celui-ci portait avec aisance a tenue classique de l'apache. — Ché fous abborte tu noufeau ; tu va-neux 1 Ch'ai tegouvert un vait byramital ! Hh'étais endré chez un carde zifigue pour irentre guelgues pichoux dans za j ambre i gouger : pudin te kerre, n'est-ze pas ? Il st arrifé à l'imbrofiste. Ché mà zouiss lissé zous le lit. Et ch'ai endentu qu'il tis-ait à za vemme guè nos zoldats dirent aal : tous les goups bordent à troide - Herr von Abort n'avait pas achevé que on supérieur l'empoignait par le fond de a culotte et le précipitait au bas de l'es-alier, avec une explosion de jurons à fai-e frémir un colonel de la garde impériale, i Von Abort rencontra au bas des mar-hes Frau Hilda Venusberg qui venait : gaiement trouver son chef. Frau Hilda i sortait élégamment un costume de Boy , Icout : i — Géri, dit-elle à Herr Scbinkenbrodt, , u zei'as gondent tè moi, auchourt'hui... ; Ih'ai endentu tire par des poy sgouds, ; ans la gompagnie lesquels chè m'étais auvilée, guè nos atmirapes zoldats ne di-ent bas pien... , — Ils dirent drop à cauche, zans toude ? ] t Herr Scbinkenbrodt menaçant. — Dien... du le zafais tècha ? Herr Schinkendrodt,sans hésiter, se pré-ipita sur Hilda, l'empoigna par les che-eux, et lui administra une tripotée qui la i onsterna, si habituée qu'elle fut à ce gen-e de traitement. Car Herr Schinkenbrodt aimait en secret et lui prouvait souvent insi son affection. i OPINION DE M. WILLIAM MAXWELL S M. William Maxwell, le célèbre reporter e guerre du Daily Telegraph qui suivit t )us les grands conflits internationaux dfc t 3s dernières trente années, se trouve en i ■elgique depuis plusieurs jours. Un con- . •ère l'a rencontré dimânche aux avant-ostes dans la région de Perwez-Jodoigne. I. Maxwell lui a dit qu'il ne croit pas que i guerre durera, plus de six mois... , Armons-nous de patience. ) M. Maxwell a ajouté : « Elle — la guerre — se terminera par f écrasement die l'empire germanique, et i ura pour conséquence sa dislocation ( Dmplète. « La Belgique verra ses frontières re- J □lées jusqu'au Rhin, car, dès maintenant j lie a droit à une augmentation de terri- 1 nre, qu'elle obtiendra certainement à la s Ignature du traité de paix. » < fN JOURNALISTE ANGLAIS A L'HOPI- ' TAL SAINTE-ELISABETH Voici un extrait d'une correspondance de t envoyé spécial du « Times » à Bruxelles : ( Grand merci pour la courtoisie qui, par- 1 rat, préside aux rapports avec les Anglais i ans la capitale belge.C'est grâce à elle que < ai pu visiter un des plus grands hôpitaux ' îligieux d'aujourd'hui, l'hôpital Sainte-Eli- abeth. gentiment situé aux confins de la i ité. C'est certainement une des institu- i ons les plus belles et les mieux agencées I ue j'ai jamais vues, un lieu idéal comme i sfuge pour de hommes blessés arrivant du < -ont. de la bataille ; ils y sont comme dans ] n paradis. J'ai parcouru les beaux boule- < ai'ds., traversé un parc où manœuvrait un < jgiment de cavalerie. [Notre confrère an- i lais aura traversé le Br> de la Cambre, ux confins duquel se trouve l'hôpital Ste- < Elisabeth ; la cavalerie cpi'ii y a rencontrée appartenait sans doute à la garde-civique à/ cheval], La cavalerie belge a réellement bon1 aspect. Les chevaux sont magnifiques. L'u-nilorme vert sombre est pratique. Cette cavalerie formait un beau groupe d'hommes,; larges et bien bâtis, au regard déterminé,, semblant plein de bonnes dispositions. Dans l'hôpital, il y avait un grand nombre de soldats venus des tranchées de Diest. Beaucoup d'entre eux étaient grièvement, blessés. Beaucoup souffraient très-fort. Le souvenir de braves cavaliers dans le Parc revenait poignant,lorsque l'on regardait les faces pâles et torturées de leurs camarades et lorsque l'on se remémorait que, un ou deux jours avant, les blessés, eux aussi,, étaient également joyeux et actifs. LES LETTRES OUVERTES Les correspondances à destination dev pays étrangers, autres que la France et l'Angleterre, doivent être remises ouvertes à la poste ; celles qui ne rempliront pasi cette condition seront restituées aux expéditeurs ou mises en rebut. GENEREUX ET GALANT Lundi, quelques jeunes filles de la société anveirsoi.se portant de gros paquets de tabac, de cigares et de cigarettes, attendaient l'arrivée des trains à la gare centrale. A chaque soldat qui descendait de ces trains,; eïles remettaient un petit paquet que tous! acceptaient avec joie. : A certain moment, un pioupiou, couver!) de poussière, la figure hirsute, descend d'un train et s'avance vers la sortie. En cours de route, il est arrêté par une jeune fille qui lui met un paquet de cigarettes dans la main. Le soldat, quelque peu surpris, s'arrête,; regarde ce qu'on lui donne, i>uis, la jeune fille, et galamment explique à cette dernière : — Je m'en voudrais, Mademoiselle, de vous refuser ce que vous m'offrez, avec tant de grâce, mais à votre tour, vous me permettrez de vous offrir ceci. Cela .vous servira à acheter des cigarettesTpouc mes camarades qui sont plus à plaindre que moi.. Le soldat met un billet de vingt francs dans la main de la jeune fille tout ebahie et s'éclipse avec son paquet de cigarettes de Six SOUS... ; Personne n'avait reconnu dans ce petiS défenseur de la patrie le fils d'un de nos plus gras négociants anversois. UNE BAI AILLE VUE PAR UN AVIATEUR) P. en triant en auto de Diest, un correspondant du « Times » a eu l'occasion de causer avec un aviateur belge qui survolait la champ de bataille de Diest au moment où le combat était dans toute son intensité. L'aviateur dit : Il est très difficile de distinguer .quoique oe^oit. Les hommes sont, si petits quand -in Ses voit de si haut. Par exemple, à moins que le hasard vous serve, il est à peine pos-6ible_ de reconnaître l'artillerie sur une route. Une balle a atteint le propulseur de mon appareil et l'a légèrement endommagé. Mais cela n'a pas gêné mon vol. Les explosions de shirapnells sont quelque peu gênantes parce qu'elles nuisent à l'équilibre de l'aéroplane. Quant au brait de la bataille ou de la canonnade un aviateur n'en perçoit absolument rien parce que le moteur dte l'avion fait un bruit intense. Pour les aviateurs les champs de bataille sont des champs silencieux. LE .GENERAL BEAUDRIÏIAYE Si tout le monde sait que l'admirable conception des farts de la Meuse est duie au général Brialmont, beaucoup de personnes ignorent sans doute le nom de celui qui fut chargé de l'exécution die ce grand projet et ai dirigea les travaux. C'est le général Bcaudrihaye, mort il y a juelques années à Bruxelles. Et une part ies hommages adressés au général Brial-nont lui revient justement. Il SOLDATS DANS UN MEME MENAGE Au hameau » Mellehoek » à Heusden, îxistio !a famille Auguste Versypt, cultivateurs, qui habite une ferme exploitée par es huit fils du ménage. Cinq d'entre eux sont h l'armée actuellement comme miliciens, les trois autres se sont fait inscrire comme volontaires et ont été incorporés lans divers régiments. Il y a quelque temps, e père, qui est veuf a contracté mariage ivec mie voisine qui à son tour comptait rois fils parmi ses enfants ; ces damiers tiennent de s'engager. De sorte que ce seul nénage n'a pas moins de onze soldats sous es drapeaux '. Ce cas particulier méritait d'être signalé, COÏNCIDENCE Un lecteur du « Times » signale une cu-■ieuise coïncidence. « Exactement quarante-trois ans après la In de la guerre dé Sept-Ans, écrit-il, la grande réputation de l'armée prussienne fut létruite sur les plaines d'Iéna et d'Auers-adt.« Exactement quarante-trois ans après la In de la guerre franco-allemande la supers-ition de V « invincibilité » allemande fut dé-nolie en trois jours par les Belges, à Liège. JE MORAL ALLEMAND EST DETESTABLE DIT UN SERGENT ALSACIEN Paris 19 août. — Un sergent allemand, l'origine alsacienne, qui a. participé à ia >ataill0 de Liège, puis quitta l'armée aile-nande pour s'engager d&ns l'armée fran-jaise, raconte qu'il a été convoqué la ve.il-e de la mobilisation et envoyé au 165® l'infanterie. Au début, le moral des soldats était bon. _,es officiers leur expliquaient que l'Angleterre restait neutre, que les Belges les aisseraient passer sans résistance, que lia situation était bien meilleure qu'en 1870 et [ue les Allemands arriveraient à Paris lans quinze jours. Le régiment arriva le i août près d'un château où il bivouaqua. Ijes hommes étaient éreiintés. Ils avaient ité nourris uniquement de conserves et l'eau depuis Aix-la-Chapelle. Le 5 août, lans l'après-midi, le général von Em-niGh annonça que la ligne de combat lyant subi de fortes pertes, la brigade de-•ait avancer. Le 165° commença son mouvement en ivant,ma.is ,ii lui est arrivé un flot de ti-•ailleurs de la ligne de feu, fuyant dans e plus grand désordre devant la contre-ittaque des baïonnettes belges. La 165" r«-:ula en bon ordre jusqu'à Goffcntaine, où es hommes reçurent un premier repas ■haud depuis trois jours. Les hommes itaient complètement démoralisés, exté-i<ués, fatigués et souffraient de la flaim. Dans la nuit du 7 août, le sous-officier sommandia à la patrouille d'aller sons bois

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Dit item is een uitgave in de reeks La gazette de Charleroi behorende tot de categorie Brussel. Uitgegeven in Charleroi van 1878 tot 1944.

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