La libre Belgique: bulletin de propagande patriotique

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01 augustus 1916
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s.n. 1916, 01 Augustus. La libre Belgique: bulletin de propagande patriotique. Geraadpleegd op 23 januari 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/dv1cj88p55/
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J'ai foi dans nos destinées; un Pays qui se défend s'impose au respect de tous : ce pays ne périt pas! Dieu sera avec nous dans cette cause juste. ALBERT, Roi des Belges. (4 août 1914 ) Acceptons provisoirement les sacrifices qui nous sont imposés .. et attendons patiemment l'heure de la réparation. A. MAX. FONDÉE! le 1er février 1915 Envers les personnes qui dominent par la force militaire notre pays, ayons les égards que commande l'intérêt général. Respectons les rèslements qu'elles nous imposent aussi longtemps qu'ils ne portent atteinte ni à la liberté de nos consciences chrétiennes ni à notre Dignité Patriotique. M»'" MERCIER. BULLETIN DE PROPAGANDE PATRIOTIQUE — RÉGULIÈREMENT IRRÉGULIER NE SE SOUMETTANT A AUCUNE CENSURE ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE : KOMMANDANTUR-BRUXELLES BUREAUX ET ADMINISTRATION : ne pouvant être un emplacement de tout repos, ils sont installés dans une cave automobile. ANNONCES : Les affaires étant nulles sous la domination allemande, nous avons supprimé la page d'annonces et conseillons à nos clients de réserver leur argent pour des temps meilleurs. Bella matribus detestata La situation du peuple allemand est cruelle : ses populations civiles expient atrocement les crimes de ses dirigeants ; les souffrances de la faim sont épouvantables, et de voir que des mères et des petits enfants sont torturés dans leurs entrailles par la famine il y a quelque chose qui parait inhumain! J'ai pu lire des lettres de femmes allemandes ; leurs lamentations sont navrantes, et devant la description parfois naïve, mais sincère des malheurs qui frappent leurs familles, j'ai eu des instincts de révolte : est-ce donc là la guerre, la grande guerre qui devait annoblir le cœur des hommes, les élever au dessus des sentiments vulgaires, aiguiser le courage et l'esprit du sacrifice, faire vibrer l'âme pour une grande et sainte cause ? Est-ce là la guerre qui oppose, de façon chevaleresque, combattant à combattant, xqui provoque les combats loyaux et place l'honneur du soldat au dessus de toute action marquée d'inhumanité et de lâcheté ? Et alors j'ai maudit la guerre qui va frapper au loin des innocents, qui va tuer des êtres sans défense là-bas dans leur pays, qui fait expier par des nourrissons les forfaits dont ils ignorent l'existence ! Et bien que ces lettres fussent écrites par des habitants d'un pays ennemi, devant l^s épouvantes qu'elles dévoilent j'ai senti un serrement de gorge et i'ai plaint sincèrement ces infortunés touchés par l'inexorable fatalité ... Puis j'ai réfléchi... et j'ai vu l'infortune des miens. J'ai réfléchi, et après coup j'ai constaté que dans toutes ces lettres si plaintives, il y avait un côté profondément égoïste : dans aucune d'elles je n'ai trouvé un mot d'apitoiement pour les misères de mes concitoyens; les malheurs des populations belges laissaient ces femmes parfaitement indifférentes. Et pourtant elles savent qu'ici aussi des mères pleurent, des enfants souffrent, des innocents expient... nos populations expient non les fautes commises par leur patrie, mais les forfaits perpétrés par la patrie germanique; elles soutfrent parce qu'il a plu à l'Allemagne de nous attaquer injustement, lâchement ; elles souffrent alors que la Belgique n'a rien à se reprocher. J'ai vu l'infortune des miens. J'ai vu la famine étendre son aile sur mon pays,j'ai vu nos ennemis détruire nos foyers,enlever nos vivres, sans égard pour nos femmes et nos enfants, j'ai vu les prélèvements odieux, les réquisitions impitoyables les vols iujustifiables ; j'ai vu les enfants languir et mourir faute d'aliments adéquats à leurs besoins, j'ai vu les femmes s'étioler, les hommes s'effondrer dans le marasme organique, parce que les hordes allemandes emportaient chez les leurs ce qui était nécessaire à leur sustentation ; j'ai vu notre peuple menacé d'extermination par la famine et sauvé de la mort lente uniquement par le secours des nations étrangères. Mais ce que n'ai jamais vu, c'est un geste de commisération de la part du peuple qui nous torturait ; ce que je n'ai jamais lu, ni dans ses journaux ni dans ses lettres, c'est un mot de pitié, une parole d'huma-rité ! j'ai vu nos frères et nos sœurs souffrir dans leur corps, et je les ai vus, surtout souffrir dans leur âme. Au delà de l'Yser, depuis bientôt deux ans, nos pères, nos frères et nos fils luttent pour la Liberté et l'Honneur, souffrent, tombent, meurent ... et ici les pères et les mères, les enfants,les fiancées sont inexorablement séparés de ceux qu'ils aiment ; et l'autorité allemande au heu d'organiser un service de correspondance sous son contrôle et permettre à tous ces êtres qui s'aiment et souffrent de cette inhumaine séparation, de pouvoir s'entrenir au loin, poursuit la pauvre mère qui sur un petit bout de papier ose s'enquérir si l'enfant de ses entrailles est encore en vie, l'épouse éplorée qui se permet de savoir si elle reverra jamais celui à qui elle a juré fidélité devant Dieu... Et si par malheur un mot de consolation et d'espoir leur parvient de là bas, l'inexorable cruauté du pouvoir allemand les frappe d'amende et d'incarcération, elles ou les femmes et les hommes généreux qui s'exposent pour donner à leurs compatriotes éprouvés cette consolation. J'ai vu nos familles belges impitoyablement scindées. Quand dans les Flandres occupées, à quelques kilomètres de distance, un fils mourant demande comme dernière consolation de pouvoir embrasser son père ou sa mère, quand une mère avant d'exhaler le dernier soupir supplie de pouvoir donner sa suprême bénédiction à ses enfants qui ignorent pi. ut-être que celle qui leur a donné le jour les appelle à son lit de douleurs, j'ai vu nos maîtres refuser brutalement la grâce d'une dernière entrevue. « On ne passe pas »! — et le guichet se ferme, et des ricanements s'entendent ... J'ai vu des corps portés en terre, dans quelque village-flamand, et derrière le cercueil manquaient le père, la mère, les enfants; personne n'était là de la famille pour pleurer le défunt, et lui faire l'aumône d'une dernière prière dans la pauvre église et le modeste cimetière. « On l'enlerrera bien sans vous!» et le guichet se ferme !... Toutes ces scènes d'indicible cruauté n'existeraient pas si nos maîtres avaient dans le cœur un brin d'humanité et de pitié... mais ils ne veulent pas ! Oh! ces angoisses de l'âme, ces déchirements intimes, qui les connaîtra jamais tous ! Qui saura jama s l'abîme d'inhumanité où nos ennemis étouffent les sentiments les plus saints, les plus profonds du cœur !... Et jamais du sein de ce peuple barbare et égoïste n'est sorti un cri de commisération pour ses victimes !... J'ai vu d'autres souffrances morales atteindre non plus mes compatriotes individuellement, mais toute la collectivité de la nation. La Belgique a le culte de l'honneur; cet honneur, on tentera de le lui ravir devant le monde. « Etrangler sa victime aurait amplement suffi, la calomnier par dessus le marché, c'est trop ! », disait un écrivain neuire en stigmatisant la conduite du peuple allemand ; il en est là, ce peuple mystique et senti- Prière de faire circuler ce bulletin PRIX DU NUMÉRO— élastique, de zéro à l'infini (prière aux revendeurs de ne pas dépasser cette limite). Numéro 88 DEUXIÈME ANNÉE Août 1916

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Dit item is een uitgave in de reeks La libre Belgique: bulletin de propagande patriotique behorende tot de categorie Clandestiene pers. Uitgegeven in S.l. van 1915 tot 1918.

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