La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

390 0
close

Waarom wilt u dit item rapporteren?

Opmerkingen

Verzenden
s.n. 1918, 07 April. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Geraadpleegd op 17 juli 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/n58cf9k948/
Toon tekst

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

The Newspaper for Belgian» LA MÉTROPOLE ONE PENNY ,,„kt: cihq cerumefc dollahde : vijf cent coitiWt: dix centime» PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux : 43, Chancery Lane, W.C.2 — Téléphoné : Holborn 212. ABONNEMENT j 1 mois, 3 sh. ; 3 mois, 9 ih. 25** ANNEE DIMANCHE 7 ET LUNDI 8 AVRIL 1918 Nos. 97-98 LA GRANDE GUERRE Capture d'Ekaterinoslav LES ALLEMANDS ENDIGUES' Débarquement japonais à Vladivostock Samedi, midi. La bataille de la Somme s'est poursuivie tendant la nuit de jeudi à vendredi avec une «rande violence entre la rivière et Montdidier, Ljs les Allemands furent aussi incapables «ue dans la journée de jeudi à s'ouvrir dans les lignes françaises la brèche qui, dans la pen«e de leur haut commandement, doit les conduire à la fois à Amiens, à Rouen et à Pa- Sur une front comparativement peu étendu lie moins de 25 kilomètres, plus de quinze dissions comprenant 150.000 hommes furent jetées en vingt-quatre heures contre les lignes [françaises avec toute la fureur et le mépris absolu pour la vie humaine dont le commande-jment allemand fait preuve dans les grandes [attaques de choc dont il attend une décision. Fjn fait intéressant à noter, dit le commen-itaieur-expert de l'agence Reuter, c'est que la Imajorité des divisions employées ne paraissent [pas appartenir aux grandes réserves allemandes, mais sont composées de troupes prélevées sur d'autres secteurs du front. Ceci tendrait à prouver que l'état-major général ennemi, qui toit si prodigue de ses réserves stratégiques pendant la première phase de la bataille, se Lit dans la nécessité de faire certaines économies.Quoi qu'il en soit, non seulement les Allemands ne réussirent pas à percer la ligne française, mais ils furent même incapable de la reculer sur une profondeur assez sérieuse pour leur permettre d'atteindre leur objectif qui, [ainsi qu'il résulte d'une façon irréfutable de documents trouvés sur des prisonniers, était Ie chemin de fer Amiens-Clermont ; celui-ci est toujours distant d'au moins huit kilomètres de [aligne française. Cette dernière passe maintenant sur la rive ouest de l'Avre, à l'ouest de Castel et de Morisel, entre le bois d'Avrière-:Cour et Mailly-Raineval, à l'est de Grives-nes, à la^ferme de Saint-Aignan et finalement parles confins nord et ouest de Cantigny. Le seul recul un peu appréciable est donc dans le secteur de Castel. Dans la journée de vendredi, les Allemands, évidemment épuisés par leurs infructueux efforts, ne renouvelèrent plus leurs furieuses attaques. Les Français en profitèrent aussitôt pour contre-attaquer et par des engagements peureux, réussirent à étendre sensiblement leurs positions, particulièrement près de Mailly-Raineval et de Cantigny. Même dans la partie sud du champ de bataille, entre Montdidier et Novon, où la lutte d'artillerie fait rage, les vaillants soldats du général Pétain gagnèrent du terrain, enlevant brillamment le bois de l'Epinette, à 600 mètres au nord du village d'Orvillers-Saurel, situé sur la route nationale île Paris à Lille. Enfin, à l'extrême droite, ils purent améliorer leus positions au nord du mont Renaud que, contrairement aux affirmations mensongères allemandes, ils n'ont jamais perdu, et de diminuer ainsi la pression ennemie sur ce point stratégique important qui, situé entre la route nationale et l'Oise, commande ces deux approches naturelles au sud de Noyon. Sur le front britannique l'ennemi n'obtint guère plus de succès. Dans la goirée de jeudi 'I lança de furieux assauts entre la Luce et la Somme, mais ne réussit qu'à provoquer un lé-®r recul de ses adversaires à l'est de Villers-°rçtonneux. Battu de ce côté, il se tourna dans [ajournée de vendredi contre la secteur d'Al-°flt, lançant une série de fortes attaques con-|re tout le front compris entre la Somme et les environs de Bucquoy. Repoussé sur presse tous les points, il subit de nouveau d'énor-^es pertes. A deux endroits seulement il réus-Slt a prendre pied dans les défenses anglaises, enl'espèce, à Dernaucourt, derrière l'Ancre, et au sud-ouest d'Albert, mais sur ce dernier P"wt la situation fut aussitôt rétablie par une * r '"'re-attaque. Les Anglais ont contre-atta-aussi au sud-est de Gommecourt (nord de r |umont-Hamel), capturant 120 prisonniers, ans l'ensemble, la situation est donc satis-Mnte. " Les choses ne vont pas mal, a dé-„ le général Foch aux correspondants de sur le front français. Les Allemands efe arrêtés et endigués depuis le 27 mars; Us allons maintenant essayer de faire v0'tUx," n'v a rien de plus à dire. Poursuivez noi e.' travaillez avec vos plumes comme re s '^aillerons avec nos armes." Les cor-Jk <tS ajoutant qu'ils emportèrent de bien reVe entrevue un sentiment indéfinissa-e confiance et d'endurance. Lne autorité militaire britannique, laiblean'/ ''' s'tuation vendredi, insista sur les Par ||S ,!tats obtenus par l'ennemi même KH,ein? d'au moins vingt divisions. Ces LjaJi r"u'tats, et la grandeur des effectifs Par 'es Allemands constituent un fait 'sant. " D'autre part, déclare cette au torité, il faut rappeler que notre position couvrant Amiens n'est guère éloignée de cette place, et nous avons atteint une période où toute perte de.terrain dans cette région est sérieuse." Quant à la masse de manœuvre, l'autorité déclara de façon plutôt sibylline que "le public n'est pas un expert stratégique " et que " beaucoup de gens se font une fausse idée de ce que ce terme signifie." Malgré la pluie et le brouillard, l'aviation britannique a été fort active jeudi. Elle abattit six aéros allemands, tandis qu'un septième était descendu par l'artillerie. Vendredi vers midi une escadrille anglaise de bombardement attaqua par la voie des airs la place de Luxembourg qui est en se moment le siège d'un mouvement militaire intense. Vingt-deux grosses bombes furent jetées sur la gare. Plusieurs d'entre elles éclatèrent sur le chemin de fer et un très grand incendie se produisit. Les avions furent violemment canonnés, mais regagnèrent tous leurs bases. Mercredi, les Français descendirent cinq machines ennemies et un ballon captif et lancèrent 23 tonnes de bombes sur des objectifs militaires. Des incendies furent observés dans les gares de Laon et de St-Quentin. Aux approches de la fonte des neiges, le front italien devient plus actif et tout fait prévoir qu'il faut s'attendre en mai à une nouvelle offensive autrichienne. Sur la Piave et dans le secteur d'Asiago, le duel d'artillerie ! est déjà intense par moments. Les aviateurs anglais détruisirent trois machines ennemies. Un communiqué officiel annonce que les Allemands ont capturé Ekaterinoslav, une des grandes villes de Russie, située à 400 kilomè-tes au nord de la Crimée. Ils continuent à opérer contre Karkoff avançant à l'est de Gomel. Des combats avec les Bolchévistes se poursuivent sur la ligne Vysoko-Voko-Tchoubsenka. En Finlande, les Allemands appuyant les gardes blancs commencent à se mettre en route pour Helsingfors, mais avec une grande prudence. Une réunion des capitaines de navires marchands embâclés dans ce port a décidé de vendre ces bateaux à des armateurs particuliers, probablement neutres, afin d'éviter leur capture. Le ministère bolchéviste a " décidé " de " ne s'opposer d'aucune façon " (sic) au débarquement des Allemands en Finlande si leurs opérations sont confinées " à ce pays indépendant ". Des Japonais de Vladivostock ayant été attaqués par cinq Russes armés un détachement de fusiliers a été débarqué d'un des croiseurs nippons mouillés dans la Rada. A Washington, " on n'attache officiellement aucune signification politique à cet incident Cette [ déclaration révèle un état d'esprit qu'il est intéressant de noter. A l'occasion de l'anniversaire de l'entrée des Etats-Unis dans la guerre,le roi Georges a envoyé le salut de la nation britannique au pré- ; sident Wilson. On annonce qu'un des secteurs des Hauts-de-Meuse au sud de Verdun est occupé maintenant pa des troupes américaines.o o Pour bombarder l'Angleterre Suivant les Nouvelles de Maestricht, les fameux canons qui bombardent Paris avaient traversé .La Belgique, venant des usines Krupp à Eissen. Un autre canoin du même type fut transporté lundi dernier par la ligne de chemin de fer Aix-la-Chapelle-Visé. Le formidable engin était plaoé sur cinq wagons équivalents en. longueur à trois wagons de voyageurs. L'âme du canon avait de 65 à 68 pieds de longueur, tandis que le calibre était de 8 à 10 pouces. o o Le général Pershing décoré Le général Pershing, qui se trouve à lia tête des forces américaines, vient de recevoir du rot Albert le grand cordon de l'Ordre de Léopold et la Croix de guerre. o o Le Kaiser 'grand-duc' de Flandre L'Echo belge apprend', de. Belgique, qu'une députation du Conseil des Flandres est sur le point de se rendre au grand-quartier général allemand pour offrir au Kaiser le titre de grand-duc des Flandres. Ce titre aura vraisemblablement, été choisi, parce que, dans la famille des vautours, les grands-ducs se distinguent par leur voracité (N. d. 1. R.). M. Clemenceau et le comte Czernin Paris, 5 avril— En entrant en fonctions, M. Clemenceau apprit que sur l'initiative de l'Autriche, des conversations avaient été entamées en Suisse entre le comte Revertera, ami personnel de l'empereur, et le major Armand, du second bureau de l'état-major, qui avait été désigné à cet effet par le ministre alors au pouvoir. M. Clemenceau jugea qu'il n'eut pas été habii'e de prendre la responsabilité d'interrompre des conversations qui, quoique n'ayant donné aucun résultat, auraient pu constituer une source d'informations des plus précieuses. C'est la raison pour laquelle fe major Armand pût continuer ses visites en Suisse à la requête du comte Revertera. En présence de son chef hiérarchique, il reçut comme instructions de M. Clemenceau "d'écouter et de ne rien dire". Lorsque le comte Revertera fut convaincu que ses efforts pour la paix avaient été inutiles, il se troubla au point de dévoiler le caractère exact de sa mission, remettant le 25 février au major Armand une note autographe dbnt le premier paragraphe était le suivant : "Au cours du enois d'août 1917, des pourparlers ont été entamés, ayant comme objet d'obtenir du gouvernement franc ails, en vue de la paiix future, des propositions adressées au gouvernement austro-hongrois qui serait d'une telle nature que ce dernier pourrait les soutenir à Berlin."—Reuter. o o Le Pape et Mgr Marchetti Dans les cercles ecclésiastiques, on attribue une grande importance aux audiences que Benoît XV a accordées à plusieurs reprises, ces derniers jours, à Mgr Marchetti, retour de Berne. On estime que les entrevues entre Mgr Marchetti et le Pape ont eu principalement pour but de renseigner le souverain pontife sur les agissements des empires centraux et on estime même, dans certains milieux, que Benoît XV s'en inspirerait pour la rédaction d'un nouveau document pontifical. o o Une lettre de M. Wilson M. Willson, répondant dans une lettre à i'évêque Henderson, dè l'Eglise méthodiste épiscopale, déclare que sa résolution inébranlable est encore exprimée dans le passage suivant d'un de ses discours : La puissance allemande est une chose sans conscience ni honneur, indigne d'une paix basée sur les conventions, et elle doit être écrasée. En ce moment, notre devoir immédiat est de gagner la guerre et rien ne pourra nous en écarter jusqu'à ce que ce soit un fait acom-pli.La lettre de M. Wilson continue : Vous êtes sur un terrain solide en employant les paroles tirées de mon message pour exprimer ma pensée, et mon but est toujours le même. Il est toujours de notre devoir de découvrir la signification réelle de l'expression " désir de paix " de la part de nos adversaires ; mais si cela ne signifie pas un programme convaincant et complet de justice sur lequel la paix durable peut réellement être échafau-dée (et nous n'avons aucune preuve que cela signifie quelque chose de cette sorte), cela ne signifie rien du tout. La lettre présiidentiellie, qui porte la date du 25 mars, a été lue dimanche passé dans toutes les églises méthodistes. o o L'affaire Bolo Pacha Paris, s avril.— La Commission de revision a rejeté l'appel en revision du procès Bolo Pacha, qui avait été condamné à mort par la Cour martiale.— Reuter.o 0 L'Union centrale catholique Le comité central de l'Union internationale catholique se réunira à Zurich, le 6 avril, sous la présidence de M. Wirth, conseiller aux Etats. Le comité a été chargé par l'assemblée générale d'étudier les revendications que présentera l'Union internationale catholique au futur congrès de la paix. On croit savoir que les catholiques attachent une grande importance au fait d'obtenir la garantie qu'ils pourront exercer universellement leur culte, surtout en Orient. Le comité doit également élire des délégués qui iront soutenir leurs revendications au moment proprice. — Havas. LA BELGIQUE INCONQUERABLE UN ARTICLE DU "TIMES" Nous avons résumé hier une interview de M. de Broqueville par le correspondant parisien du Times, qui vient de commencer la publication d'une série d'articles sur la Belgique. L'organe de la Cité, dams son numéro du 5 avril, présente cette série d'articles dans un leader dont voici la traduction : Le sujet des articles de notre correspondant parisien, dont le premier paraît aujourd'hui, compte parmi les plus nobles et les plus encourageants que cette guerre, riche en toutes les formes de la valeur nationale, présente à l'admiration de l'humanité. Notre correspondant a récemment rendu visite au siège du gouvernement exilfe de la Belgique. Ayant encore à la mémoire ses conversations avec le premier ministre belge, M. de Broqueville, il parle de l'état d'esprit dans lequel le peuple belge a enduré pendant trois ans et demi un martyre qui n'a pas d'égal dans l'histoire moderne de l'Occident. La Belgique a été la victime de nombreux envahisseurs, mais, depuis les jours du duc d'Albe, elle n'avait plus subi d'oppression comparable à celle que lui infligent les soldats du Kaiser allemand.Aucun moyen destiné à briser l'esprit ou le cœur de l'homme n'a été rejeté comme trop sauvage ou comme trop vil. Depuis le meurtre, avec ou sans les formalités de la loi, jusqu'à la mise en esclavage et à la l corruption, tous ont été mis en œuvre. Les Allemands ne se sont pas contentés de se " frayer un chemin à coups de hache " à travers le pays de leurs pacifiques voisins. Année par année, ils ont boulonné plus étroitement le joug à leurs victimes et ont tenté par de nouveaux artifices de tuer leur vie nationale. Quel en a été le résultat? Ils ont gagné pour eux-mêmes la réprobation immortelle du monde, et la flamme du patriotisme belge brûle avec plus d'éclat et de constance que jamais. Les injustices commises à l'égard de la Belgique ont formé le ciment de l'Alliance, la grande leçon—fait aux démocraties ici et de l'autre côté de l'Atlantique au sujet de la signification du " militarisme " allemand, et du destin fatal que son triomphe apporterait à la civilisation. La fermeté inébranlée et inébranlable avec laquelle le peuple belge est resté fidèle à sa foi en la victoire finale de la liberté et en la restauration complète de son pays lui a gagné la gratitude ardente de tous ceux qui attachent un prix aux choses pour lesquelles ils souffrent. Les Allemands, a dit M. Balfour, ont voulu que la Belgique servît d'exemple. Ils ont voulu que son terrible sort intimidât tous ceux qui pourraient être tentés de résister à leurs injonctions. Elle a été un exemple — un exemple de ce que réserverait à l'humanité cette " paix allemande " sur quoi insistent le Kaiser et ses capitaines. Les hauts mérites de la Belgique comme champion de la liberté et du droit sont immensément grandis par le fait qu'elle considéra le danger avec des yeux avertis. Elle ne connaissait pas — elle ne pouvait connaître ■— les extrémités où auraient été poussés la brutalité allemande et le mépris allemand pour tout Droit, humain et divin ; mais lorsqu'elle prit sa magnanime décision, elle se rendait parfaitement compte que l'envahisseur était à ses portes, et qu'il se passerait un long temps avant que les Alliés pourraient la secourir. Elle n'hésita pas. Forte de son bon droit, de ses traditions, et de son honneur, elle rencontra la demande insolente et arbitraire des hordes allemandes par un calme refus. " Nous pouvons être vaincus, déclara au Parlement son premier ministre, nous ne nous soumettrons jamais ". Ils ne se sont jamais soumisj ils n'ont jamais fait preuve de la moindre disposition à se soumettre. Ils ne se soumettront jamais. L'Allemagne a conquis leur pays " militairement ". Elle a complètement échoué dans sa tentative de poser même les premières assises de cette conquête morale que le comte Czernin considère justement comme indispensable à la victoire réelle. C'est là qu'est leur gloire, une gloire qui ne pourra jamais se flétrir tant qu'il y aura des hommes pour rendre hommage à l'endurance et au courage dans la cause de la liberté ' et du droit. La seule chose qui trouble leur sereine confiance, a dit M. de Broqueville à notre correspondant, c'est qu'on accorde à l'étranger le moindre crédit à la calomnie allemande qu'un mouvement " activiste " existerait en Belgique. L'idée seule d'une telle suspicion les humilie. Ils ressentent cette flétrissure comme une blessure ainsi que des hommes d'un honneur aussi immaculé doivent le ressentir. Il n'y a aucun mouvement de ce genre. La poignée de traîtres loués par l'Allemagne pour le stimuler sont des hors-la-loi parmi leurs propres compatriotes, qu'ils soient Flamands ou Wallons. Les Alliés savent parfaitement tout cela. Les Belges des deux groupes linguistiques ont leurs différends, mais ils les régleront en dehors de l'intervention d'étrangers, et spécialement sans l'immixtion des envahisseurs qui outragent les droits et les sentiments de toute la nation. Ils ont pleine confiance : confiance en leur Roi, qui a partagé leurs douleurs et leurs épreuves; confiance en la promesse de l'Angleterre et de la France, et confiance en l'ami-tie sure de l'Amérique. " Nous ressusciterons demain, a prophétisé M. de Broqueville, plus vigoureux et plus forts que jamais." Dans cet état d'esprit héroïque, ils offrent à leur tyran de faire ce qu'il peut de pire. Ils le rencontrent par l'ultime et inconquérable défi du faible à l'oppresseur : Tu n'as pas la moitié du pouvoir de me faire mal, Que j'ai d'être frappé. Rarement un peuple a fait preuve d'une constance plus noble et a enseigné au monde une plus sublime leçon. o o La question d'Alsace-Lorraine et le Saint-Siège Une lettre de M. Denys Cochin Sous ce titre: "Un avertissement de M. Denys Cochin au Vatican", la revue française Oui posait l'autre jour les deux questions suivantes : Le Pape n'a pas encore parlé, du moins ouvertement.Mais hier, ne faisait-il pas proposer à l'un des chefs les plus réputés du catholicisme français, M. Denys Cochin, une " combinazione" sur l'Alsace-Lorraine, qui révolta l'ardent patriote dont les trois fils se sont sacrifiés? Et le cardinal Gasparri, qui s'était fait l'intermédiaire du Vatican auprès de M. Denys Cochin, ne reçut-il pas de lui, en réponse, un avertissement écrit qui signale les graves inconvénients d'une politique susceptible de dresser tous les catholiques alliés contre une diplomatie sinon gagnée à l'ennemi, du moins trop disposée à mettre en infériorité le spirituel sur le temporel ? M. Denys Cochyn a fourni lui-même une réponse à ces questions dans une lettre adressée au diireoteur du Gaulois et que voici : Mon cher Directeur, J'ai reçu du cardinal Gasparri une lettre au sujet de l'enlèvement des otages par les Allemands : on sait que mille notables des pays occupés ont été expédiés en Russie. Cet acte de violence cesserait, me disait-on, si le gouvernement français s'inclinait devant les exigences allemandes au sujet des Alsaciens-Lorrains retenus en France. Il ne s'agissait pas, vous le voyez, comme l'a cru le Oui, d'un projet d'arrangement au sujet de l'Alsace-Lorraine. La question était moins vaste : elle concernait seulement les otages et quelques centaines de prisonniers. J'ai refusé de me mêler à la négociation, pour les deux raisons que voici : D'abord, je n'ai aucune qualité pour le faire. Ensuite, le procédé allemand — l'enlèvement d'otages — n'étant qu'un chantage, je ne voulais pas, de près ou de loin, en être l'instrument. J'ai donc refusé un peu vivement. Un homme frappé comme je le suis, ayant perdu deux fils et un gendre à la guerre, a le droit d'être susceptible. D'aute part, ayant vécu et espérant bien mourir dans la foi catholique, attendant de la religion à laquelle j'ai donné ma foi les exemples de la justice la plus pure et de la morale la plus haute, j'éprouvais un grand chagrin de ne pas trouver dans la lettre que j'avais reçue les paroles de réprobation méritées par le crime allemand. Voilà toute l'histoire : il ne faut pas la grossir. Or, j'ai reçu, il y a quelques jours, de S. E. le cardinal Gasparri, une réponse qui contient ces lignes : " Le but, le seul but de ma lettre était d'empêcher les déportations... Prétendre qu'elle traite l'Alsace comme une province allemande, cela, c'est un comble!... Vous dites que le Saint-Siège n'a pas eu un mot de réprobation pour les déportations; en êtes-vous bien sûr? Connaissez-vous les documents qui sont aux archives de la secrétairerie d'Etat?" Plus le ton de la question est sévère, et moins on peut douter du sens de la réponse. N'est-ce pas votre avis, mon cher directeur? Non, l'empereur d'Allemagne n'aura pas déporté des innocents, traîné en esclavage à la suite de ses armées des hommes et des femmes, _sans encourir I'anathème du Saint-Siège. Déjà, il avait soulevé contre lui l'opinion du monde civilisé. Et, vraiment, en revenant tout à l'heure du " dernier point de chute ", que je me garde de révêler, je me disais que les bombes lancées contre Guillaume II par ses sujets Lichnovsky et Miihlon ont vengé Paris ! Mais Paris ne songe guère à lui-même : il ne pense qu'à la pure et immortelle gloire de nos soldats. Au revoir, mon cher directeur. Votre bien dévoué, Denys COCHIN, député de Paris. 9

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.
Dit item is een uitgave in de reeks La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1919.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Toevoegen aan collectie

Locatie

Onderwerpen

Periodes