La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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14 december 1916
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s.n. 1916, 14 December. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Geraadpleegd op 18 augustus 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/k06ww77x9n/
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LA MÉTROPOLE ONE PENNY 7R0HT : CINQ CENTIMES HOLLANDE: VIJF CENT CONTINENT: DIX CENTIMES PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux: 43, Chancery Lame, W.C.—Téléphone : Holborn 212. ABONNEMENT^ : 1 mois, 3 sh ; 3 mois, w tranger : 1 mois, 4 sh. • 8 s.; v. 12 »> Buvô7 ie THÉ LIPTOK 5i vous désirez le meilleur ché adressez-vous à la firme qui le plante. LIPTON LTD- Agences et filiales dan* tout le Royaume-Uni 2Sm ANNEE JEUDI 14 DECEMBRE 1916 No. 348 LA GRANDE GUERRE I Un Comité de la Défense nationale en France JOFFRE, MARECHAL DE FRANCE ■ RIEN DE NEUF EN GRECE ■es modifications que la France comp- ■ effectuer au sein du cons il ministé- ■ se sont terminées hier, apparemment EL une ombre de crise. Les ministères ■ été reconstitués sur les lignes que nous ■ns indiquées hier. M. Briand reste la tête du pays, M. Ribot garde le por-Buille des Finances, M. Viviani comme le ministère de la Justice avec ceux ■Travail et de l'Instruction, tandis que (général Lyautey prend la direction du Biistère de la Guerre ; M. Clémentel louve à la tête du ministère nouvelle-Bit créé de l'Economie nationale et ■Commerce ; M. Thomas, ministre des ■nitions change son titre en celui de Bistre des Armements et M. Herriot, ■naire bien connu de Lyon, devient ■dateur des vivres " sous le titre de Bistre des Provisions. Ce dernier dé-Bement, le plus important de tous, se Jive entre des mains capables et éner- tes. Be " Comité de la Défense nationale ", [ij| correspond au " War Council " bri-Hnique, sera composé de MM. Briand, Hnrier ministre, Ribot, le général Lyau-Kjf, l'amiral Lacaze,ministre de la Marine, Be M. Thomas. ■ne nouvelle qui provoquera peut-être inl certain étonnement, c'est la nomina-■n du général Joffre, devenu maréchal ^France, au poste de conseiller du Bomité " pour les questions techniques, ■maréchal Joffre sera remplacé sur le ■mp de bataille par le général Nivelle, | effectua, comme on sait, la dernière Ipisive à Verdun et reprit les forts de pp et de Douaumont. Kuant à la situation militaire, la Russie ptinue son effort louable pour venir en P à la Roumanie. A l'est de Belbor, IfleBistriciora, à quelques kilomètres au Bd-ouest du défilé de Tolgyes, nos alliés B capturé plusieurs élévations et ce Btfe les rapproche considérablement ■ voies ferrées dont les Allemands ont ■oin pour ravitailler leurs armées du Bnt de Transylvanie. Une autre hau-Br a été capturée au sud de la vallée ■es combats dans la région de Ploeshti et ■zeu, les grands centres à pétrole, dans Bielle les Roumains battent en retraite ■tant de la frontière, continuent et si ■ juge d'après la durée il semble qu'il y ■ là un engagement d'une certaine im-■fance. Les Allemands qui ont essayé de ■per la retraite aux Roumains ont été ■-mêmes attaqués et de Pétrograde on B>ak que les contre-attaques v.alleman- ■ dans la vallée de Buzau, au nord de Bau, sur le Cricooul et à l'ouest de B>1 ont échoué. L'ennemi prétend avoir ■'ure Mizil et Urziceni (au nord du ■omitza, à environ 5 kilomètres au ■1-est de Bucarest.) B™ sujet de l'invasion de la Roumanie, ■autici signaler un article très judicieux I New-York Globe. Les choses, dit-il, ■ sont maintenant au point où elles ■®nt au mois de juillet dernier. A cette Blue> les Allemands recevaient des den- ■ de la Roumanie. Quoi qu'ils aient ■ prendre, ils n'en recevront pas plus au-Bdhui et vraisemblablement beaucoup ■®s, si l'on tient compte des destruc- °pérées pendant la retraite et de la ■fle des approvisionnements que cette ■a'te couvre toujours. Après la dé-B* qu'ils viennent de faire d'hommes, ■ Matériel et de munitions pour battre ■ humains, ils ne sont pas, au point IVue militaire, dans une situation meil-:c sur l'ensemble des fronts, au con-Jre- Et il en résulte que la situation 11 Alliés est, non seulement aussi que par le passé, mais même meil-' a certains égards. n journal de pays neutre peut dire 1 P'us franchement que nous. On nous jj5IJ sans doute d'ingratitude envers la ' Ul-Use Roumanie, parce qu'on pour-.' °nfondre le point de vue des senti-s avec le raisonnement précis que | • roéricains développent. Mais, dès ■ ar'1 que l'idée est émise et reproduite par nos feuilles, il nous est permis d'en parler et de la trouver juste. Certes, la défaite roumaine, l'abandon de Bucarest, la capitulation de certaines unités, qui était fatale, conséquence inévitable des dispositions défectueuses de l'armée roumaine, tout cela est pour nous profondément triste. Mais il faut bien admettre que le dernier mot n'est pas dit et que les Roumains peuvent prendre une éclatante revanche avec l'aide des Russes. A Athènes, la situation est inchangée ; les puissances n'ayant pas encore remis leur ultimatum à la Grèce et les légations n'ayant pas encore reçu d'instructions la presse reste optimiste. Tous les nationaux de l'Entente se sont embarqués et toutes les mesures ont été prises pour le départ des diplomates de l'Entente. Suivant le communiqué belge, des patrouilles ennemies qui essayaient d'approcher des positions ont été repoussées ; dans la région de Steenstraete et de Het Sas, il y a eu des échanges d'artillerie. Un hommage à la reine Elisabeth de Belgique Un important journal de Copenhague, le Nationaltidende (7 novembre 1916), consacre à la reine des Belges un long et élogieux article, dont on lira avec intérêt les passages, principaux : " Il n'y a guère de femmes, dit le journal danois, qui, pendant la guerre, aient été entourées, dans le monde entier, d'une aussi grande sympathie et d'une aussi chaude compassion que la reine Elisabeth de Belgique." Avant qu'elle ne fût reine, elle était déjà extrêmement aimée des Belges. Ceux' mêmes qui ne la connaissaient que pour l'avoir vue en compagnie de son mari, le futur roi, sentaient le charme de sa personne." L'auteur de l'article insiste longuement sur le passé de dévouement de la reine des Belges. Il rappelle que le père de la Reine, oculiste distingué, bien qu'il fût duc et de sang royal, était un homme de science estimé, mais aussi un médecin actif. " Dans sa grande clinique, dit-il, fréquentée par beaucoup de malades pauvres, sa fille l'aidait souvent dans les opérations et le soin des malades. C'était la bonne fée de la clinique, disaient les malades qu'elle avait encouragés et consolés pendant qu'ils attendaient la décision du destin : aveugles ou voyants ? " A la cour du roi Léopold, l'épouse du prince Albert, dans les fêtes officielles, occupait naturellement la place que lui assurait son rang. Lorsqu'on ne la voyait pas avec son mari, elle se trouvait souvent en compagnie de la mère de celui-ci, la comtesse de Flandre. Ce fut aussi en compagnie de la comtesse qu'elle se rendit au Parlement, lorsque le nouveau roi dut prêter serment après la mort du roi Léopold. On rapporte que la voiture ornée de fleurs où la noble et vieille comtesse, la jeune reine souriante et les trois beaux enfants du couple royal se trouvaient dans des flots de roses, fut une apparition charmante que ceux qui l'ont vue se rappellent en quelque sorte comme le symbole des jours heureux de la Belgique. " Les jours heureux de la Belgique ! Il y a si peu de temps de cela ; et cependant ces mots semblent déjà venir de si loin ! " Combien le peuple belge n'a-t-il pas éprouvé, depuis lors, de souffrances physiques et surtout de souffrances morales, qu'on craint presque de se les figurer pleinement ! La reine Elisabeth en a porté sa part^et elle a conservé, extérieurement au moins, son calme et son empire sur elle-même Le Nationaltidende termine par ces mots "Si la reine a perdu ses anciens amis, elle a gagné en revanche l'adrhiration du peuple belge pour le courage avec lequel elle retourna dans Anvers assiégée, après avoir mis ses enfants en sûreté en Angleterre, et elle est l'objet de plus d'affection encore que lorsqu'on l'appelait " notre petite reine C'est sous ce nom qu'elle était surtout connue des pauvres qu'elle visitait, suivie seulement d'une dame d'honneur, vêtue comme elle d'une simple robe de laine. " On apprend, que dans certaines localités du Limbourg, il ne reste que dix ou douze hommes. Tous les autres ont été emmenés par les marchands d'esclaves. Nul doute que les brutes recommencent à piller et à violer comme au commencement de la guerre. Pax Germanica ! Tout ce que nous dirons pour l'instant, c'est que les propositions allemandes constituent un monument d'hypocrisie et de cynique impudence, car il est certain que le respect de Dieu, le souci des devoirs envers l'humanité que professe en ce moment M. de Bethmann sont des sentiments bien tardifs et qui ne s'accordent guère avec l'esclavage blanc. Il est non moins certain que l'Allemagne sent que tout n'est pas de conquérir mais de pouvoir jouir en paix des conquêtes assurées. Le respect de Dieu et de l'humanité ne sont donc qu'une comédie, tendant à ma-quer l'intérêt qui pousse l'Allemagne à discuter aujourd'hui, tant qu'elle a en mains certains atouts. Si l'on devait laisser s'établir au centre de l'Europe une puissance confédérée de 180 millions d'habitants il n'y aurait plus de sécurité pour personne. L'orgueil allemand ne connaîtrait plus de bornes et la paix serait à la merci de la moindre humeur de l'Allemagne victorieuse, car elle serait victorieuse si on acceptait sa paix. Ce serait toute l'Europe en armes, plus inquiète que jamais, ce serait la guerre dans dix ans, la guerre de complément qui assurerait définitivement la domination allemande. La vérité, c'est que les offres de paix allemande constituent une victoire pour les Alliés. " Nous désirons la paix " déclare le " Vorwaerts " Commentant la prise de Bucarest, le Vorwaerts écrit : Des salves de canon et des sonneries de cloches ont été commandées pour aujourd'hui. Nous espérons que tous les journalistes allemands comprendront que leur rôle n'est pas d'être des canons, ni des cloches. Us peuvent être justement fiers, ils ne devront pas oublier de rester modérés. La victoire^ en Roumanie est une victoire de défense qui ne nous donne pas la possibilité de partager le monde entre nous et nos alliés. Nos ennemis peuvent subir des défaites plus grandes encore, ils restent toujours forts. Sans se rendre ridicules, ils peuvent affirmer qu'ils sont battus, mais pas vaincus. Ils sont encore assez forts et assez loin d'être vaincus pour ne pas reconnaître leur défaite et croire qu'ils doivent être finalement victorieux. C'est pour cela que M. Sturmer a été remplacé par M. Trepoff et que M. Asquith a dû céder la place à un homme plus énergique. Nous devons avoir le courage de le dire, si les gouvernements n'aiment pas l'entendre, nous devons le crier aux oreilles des peuples : " Nous désirons la paix ". Le "Hampshire" qui portait Kitchener a bien été torpillé La Vossische Zeitung du 30 novembre donne l'information suivante : La mer a jeté sur la côte dans le fjord de Stavanger, en Norvège, une boutçille contenant le billet suivant, rédigé en anglais : "Du Hampshire. Nous allons bien jusqu'à présent, mais nous ne pouvons dire pour combien de temps. Nous sommes dans un j canot qui prend fortement l'eau. Cela ne durera plus longtemps. Nous ne voyons pas encore la terre. Adieu à tous ! Nous savons que nous serons vengés. Les jeunes s'en chargeront. Nous avons été torpillés deux fois, et nous n'avons pas eu 1 ■ temps de faire feu, car le sous-marin a disparu tout de suite, et nous avons coulé aussitôt Nous sommes cinq ici tous épuisés de ramer et de vider l'eau du canot. Ce billet est notre dernier signe de vie. Si on le trouve, qu'on l'envoie à Mme Smith, Southshiekls. " Ce billet serait authentique. Il a été remis au consul anglais en novembre dernier. Le Hamsphire a coulé le 5 juin, entraînant Lord Kitchener dans la mort. L'exportation de la chaux L'exportation de la chauK en roche de Belgique et d'Allemagne vers la Hollande est interdite ; même la plus forte société belge, la Société des Carrières et Fours à Chaux de la Meuse à Liège, ne sera probablement plus autorisée à effectuer aucune transaction pendant la guerre. L'agriculture, la construction,l'industrie du papier manquent de chaux; cette dernière se voit actuellement contrainte d'acheter et d'utiliser les résidus de la combustion du carbure. Les fers, les semences de betteraves, sont également interdits. Le Boche affamé a les yeux fixés sur le magnifique et riche cheptel de la Hollande qu'il convoite et sur les nombreux prod uits agricoles; il exige une part en échange de son autorisation d'export et les pourparlers sont engagés. L'ALLEMAGNE OFFRE LA PAIX LA NOTE DES CENTRAUX L Allemagne, VAutriche-Hongrie, la Bulgarie et la Turquie ont adressé mardi matin 12 décembre, par l'intermédiaire des gouvernements des Etats-Unis, de l'Espagne et de la Suisse, une note à la France, la Grande-Bretagne, la Russie et l'Italie. Son texte a également été transmis à d'autres gouvernements et au Saint-Siège. Le voici, traduit de la version anglaise : La plus terrible des guerres que l'histoire ait jamais vues a afit rage pendant deux ans et demi dans la plus grande partie du monde. Cette catastrophe, que les liens de la civilisation pendant un millier d'années a été incapable d'éviter, frappe l'humanité dans ses résultats les plus précieux. Elle menace de détruire le progrès intellectuel et matériel qui fut la gloire de l'Europe au début du vingtième siècle. L'Allemagne et ses alliés, à savoir l'Au-triche-Hongrie, la Bulgarie et la Turquie ont prouvé dans cette lutte leur force in-conquérable. Elles ont gagné d'énormes succès sur un ennemi supérieur en nombre et en matériel de guerre et leurs lignes résistent inébranlablement aux attaques sans cesse répétées des armées ennemies. Le dernier assaut dans les Balkans a été repoussé _ rapidement et victorieusement. Les derniers événements prouvent que la puissance de résistance des alliés (germaniques) ne peut êjre brisée par la continuation de la guerre et qu'au contraire, la situation tout entière justifie l'attente de nouveaux succès. Les quatre puissances alliées furent forcées de prendre les armes pour défendre leur existence, leur liberté et leur développement national. Les glorieux faits d'armes de leurs armées n'ont pas altéré ce fait. Elles ont toujours maintenu la conviction que leurs propres droits et demandes bien fondés ne sont pas en opposition avec les droits d'autres nations. Leur but n'est pas d'écraser ou de détruire leurs ennemis. Appuyées par la conscience de leur force militaire et économique et prêtes s'il est nécessaire à poursuivre jusqu'au bout la lutte qui leur a été imposée, mais inspirées en même temps par le désir de prévenir de nouvelles effusions de sang et de mettre fin aux cruautés de la guerre, les quatre puissances alliées ont proposé d'entrer immédiatement en négociations de paix. Les propositions qu'elles présenteront à ces négociations et qui ont pour but d'assurer l'honneur, l'existence et la liberté du développement de leurs peuples, constituent dans leur conviction une base convenable à l'établissement d'une paix durable. Si, malgré cette offre de paix et de conciliation, la lutte devait continuer, les quatre puissances alliées sont résolues à la poursuivre jusqu'à une fin victorieuse. Elles répudient de la façon la plus solennelle devant l'humanité et l'histoire toute responsabilité dans la continuation de la guerre. Les propositions allemandes D'après le correspondant new-yorkais du Daily Chronicle, les propositions de paix de l'Allemagne telles qu'on les a reçues à Washington, sont : 1. Restauration complète de la Belgique.2. Evacuation des territoires du nord de la France acquis (?) pendant la guerre. 2. Etablissement des royaumes indépendants de Pologne et de Lithuanie. 4. Rétention de la Serbie par l'Au-triche-Hongrie.5. Restauration à la Bulgarie de tous les territoires perdus pendant la seconde guerre balkanique. 6. Restauration à l'Autriche de tous les territoires capturés par l'Italie. 7. Restauration à l'Allemagne de toutes ses possessions coloniales. 8. Rétention de Constantinople par la Turquie. Le correspondant de Reuter à Washington dit que d'après des avis de Berlin reçus à la légation allemande, l'Allemagne a proposé la restauration du statu quo d'avant la guerre à l'exception de l'établissement de royaumes indépendants de Pologne et de Lithuanie. La paix séparée offerte à la Belgique Le Daily Telegraph déclare avoir reçu d'une source indiscutable l'information que les Puissances centrales ont fait récemment à la Belgique des offres de paix dans les termes suivants : Les Belges sont invités à insister en faveur d'un paix séparée. En retour, leur pays leur sera restitué, son indépendance garantie et une assistance financière leur sera donnée pour leur rétablissement économique. Dans le cas où ces termes seraient refusés il fut clairement donné à entendre que l'existence de ses monuments, de ses bâtiments publics et même de leurs villes est menacée. Cette proposition est la conséquence immédiate de la non-adhésion de la Belgique au pacte de Londres. En nous faisant ces offres l'Allemagne accomplit une de ces manoeuvres grossières dont elle a le secret. Elles ne tendent, en effet, à rien d'autre qu'à empêcher que les Alliés n'attaquent l'Allemagne par la Belgique, à faire rentrer notre Roi, notre gouvernement et notre armée pour les faire prisonniers. Car, il est bien entendu, n'est-ce pas, que nous n'avons pas le droit de croire à îa parole allemande. Quant à la menace de chantage par la torture et la destruction, voilà deux ans et demi qu'elle est appliquée. Il ne nous étonne pasque ce pays, qui, d'autre part, offre la paix par respect de la Divinité et de l'humanité, soit décidé, délibérément, à infliger des tortures à un peuple pour atteindre cette paix qu'il ne peut obtenir par les armes. Cela, c'est toute la conscience allemande.La question est de savoir si cela se fera, car, enfin, nous espérons bien qu'un jour les neutres et notamment les Etats-Unis en auront assez de cette abomination. Opinions de presse ^ Avec une unanimité remarquable les organes anglais rejettent avec indignation toute offre de paix en ce moment, paix qui ne peut qu'être favorable à l'ennemi. Voici à ce sujet les oponions des principaux quotidiens de Londres : Le Times, dit: Elle (l'Allemagne) peut espérer par cette manœuvre donner du cœur à sa population déprimée, pour effectuer un ralentissement des hostiltiés, ce qui donnerait l'occasion de redoubler ses intrigues de paix parmi les belligérants et les neutres, et en tout cas pour imputer le blâme de la continuation de la guerre à ses adversaires. La voie que ceux-ci doivent suivre pour répondre à cette tactique est claire. Ils doivent rejeter absolument toute idée de médiation sous n'importe quelle forme et de n'importe quel côté aussi longtemps que la base proposée est le triomphe de la force et non du droit. Ils doivent refuser avec une égale fermeté de parler d'un armistice jusqu'à oe que les pays que l'ennemi a envahis soient restaurés et indemnisés. Ils doivent renouveler l'énonciation de leurs conditions de paix, posées une fois pour toutes dans le speech de M. Asquith au Guildhall et ils doivent redoubler d'efforts pour forcer ces conditions à leurs collègues. Il ne peut pas y avoir de compromis, ni question d'une guerre " à égalité " où les principes mêmes du droit public sont en jeu. Le Daily Telegraph : A moins de savoir avec précision quelles sont leurs intentions nous manquons de toute occasion pour discuter l'offre du rameau d'olivier allemand. Personne ne peut accepter ou refuser une vague formule de paroles qui ne signifiera pas grand'chose. En outre il faut se rappeler que dans une pareille question la Grande-Bretagne n'est pas seule. Nous sommes entrés en guerre côte à côte avec les amis que nous croyions avoir été lâchement traités et parce que !a civilisation européenne était menacée par le despotisme impitoyable de Berlin. Quelque théorie fantaisiste du début de la guerre que von Bethmann-Hollweg estime devoir encore reservir, nous savons que nous nous sommes mis avec la France et la Belgique, la Russie et les autres puissances de l'Entente pour la défense des petites nationalités et les lois fondamentales de la morale et de la liberté. Le Daily Chronicle : Il n'y a rien de surprenant dans l'offre allemande. Nous nous attendions depuis des mois à ce qu'elle vînt et à ce qu'elle vînt en ce moment. L'Allemagne sait que si la guerre dure jusqu'au milieu de l'été prochain elle sera accablée sous le désastre. Juin et juillet passés ont été des mois de famine ou à peu près : juin et juillet prochains seront de loin plus mauvais. En même temps elle subira probablement des défaites militaires incalculablement plus sérieuses que celles qu'elle a subies en 1916.Déjà avant que l'humidité de l'automne lui fût venue en aide elle était visiblement handicapée sur tous les fronts en général. Quand le printemps séchera le sol ies Alliés auront une telle supériorité en canons, munitions et hommes qu'aucun des camps n'ait eue jusqu'ici. Le Morning Post écrit : Les conditions auxquelles la paix est aimablement accordée par l'Allemagne aux (Voir suite, 3e page, 3e colonne).

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Dit item is een uitgave in de reeks La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1919.

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