La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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17 september 1915
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s.n. 1915, 17 September. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Geraadpleegd op 27 juni 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/rf5k93285x/
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LA MÉTROPOLE D'ANVERS, PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. 22ME ANNÉE. VENDREDI 17 SEPTEMBRE 1915. N°- 260. LA GRANDE GUERRE. LE PROBLEME DES MUNITIONS EN RUSSIE—LE DESASTRE D'OCHTA.— CE QU'IL FAUT EN CROIRE.—NOUVEAUX SUCCES RUSSES.—LE CHEMIN DE FER LEMBERG-RIGA.—SUR LE FRONT OCCIDENTAL. — LES PERTES AUX DARDANELLES. — UN SOUS - MARIN COULE. — L'ACCORD BULGARO-TURC. De sensationnelles histoires, d'abord retenues par la censure, puis autorisées,"sans responsabilité quant à leur véracité, par la Press Bureau, ont couru Londres mercredi au sujet ie la cause profonde de la retraite russe, en 'espèce le manque de munitions. On a été usqu'imprimer dans un journal américain que ' presque tous " les arsenaux et fabriques de nunitions de la Russie avaient été incendiées >u dynamitées par des traîtres germano-russes, lue le désastre était absolu, ou encore que, la Russie ayant mis tous ses œufs dans le même >anier, à savoir l'arsenal d'Ochta—le Krupp usse—situé près de Pétrograde, et cette usine lyant sauté, elle avait vu réduit à néant, en [uelques heures, toute son organisation de 'arrière ! Ces bruits sensationnels sont aujourd'hui éduits à leurs proportions exactes. Il n'est »as vrai que la Russie ne disposât que d'un rand arsenal ; elle en a plusieurs où l'on tra-aille d'arradie-pied. Mais il est malheureuse-nent vrai que, vers la fin du mois d'avril der-iier, un ou plusieurs traîtres germano-russes éussirent à faire sauter le département du emplissage d'obus de la fabrique d'explosifs ,'Oc.hta. Il y eut une centaine de victimes, lais les dégâts, dit-on, furent réparés en un lois. Il serait absurde d'attribuer entière-lent à ce désastre, car s'en fut probablement n, l'échec de l'offensive russe dans les Car-athes, et Le délai dans la grande offensive Iliée sur le front occidental, annon-ée officieusement pour le printemps dernier, lais on ne sait pas toute la vérité et il est ssez certain, à notre sens, que de tels événe-lents, si conformes aux procédés germaniques, nt pu exercer une certaine influence sur les vénements. Quoiqu'il en soit, l'explosion 'Ochta aura certainement été pour les Russes ne leçon instructive. Us auront vu, comme ous en avons fait l'amère expérience, à uelle espèce d'ennemi ils avaient affaire, et s auront pris en conséquence les mesures qui 'imposaient et qui, comme nous l'avons dit-ier, portent déjà leurs fruits. L'offensive victorieuse de nos vaillants al-és de l'Est se poursuit en effet en Galicie, b si elle répond à leurs légitimes espoirs, elle ourrait amener, en découvrant l'aile droite es armées autrichiennes, exercer sur le cours , rochain des opérations un effet peut-être as- •. iz inattendu, Pétrograde annonce toute une , érie de petits succès en différents points, et i capture de près de cinq raille prisonniers de lus. Une des plus caractéristiques de ces ac-lons locales est certainement celle qui a eu eu près de Sventziany, entre Dvinsk et Vilna, , ù les Russes ont réussi à chasser les Allemands des positions qu'ils avaient conquises u prix de gros sacrifices. Ce point, en effet, 'est pas loin de celui où l'ennemi prétend , voir coupé le chemin de fer Lemberg-Ëiga, ui alimente et consolide tout l'arrière de la gne russe et dont la perte pourrait provoquer î morcellement de ladite ligne. Sur la Vilia, Dmme au sud du Pripet, les Autrichiens, sans oute débarrassés des éléments allemands qui îïusaient un peu de consistance dans leurs angs, sont de nouveau arrêtés et quoique dans ertains secteurs ils attaquent avec des effec-:fs renforcés, leur action est faible. Les lusses tirent évidemment le plus grand avan-ige possible du manque de mobilité de l'en-emi, et ce serait un véritable succès pour eux 'ils pouvaient le contraindre à arrêter son ivasion, car ils auraient ainsi une base com-lode pour reprendre leur offensive en hiver, liga, en tout cas, paraît bien défendu et bien îunitionné. Par contre les Allemands pré-mdeut avoir pris Pinsk. Le communiqué français d'hier après-midi st assez incolore. Combats de grenades, nou-eau bombardement des faubourgs d'Arras, pérations de mine, canonnades animées, fciais pparemment aucune action d'infanterie; Une épêche du maréchal French n'indique aucun Rangement dans les positions du front an-lais, mais signale de nombreuses canonnades, es raids aériens heureux, une action efficace mtre les avions ennemis et contre les ballons 'observation, dont l'un notamment fut touché ans les airs et fit explosion. M. Tennant a déclaré hier aux Communes ue les pertes britanniques aux Dardanelles élevaient actuellement à 79,238 hommes, ont 17,608 morts (1130 officiers et 16,478 sous-fficiers et soldats). L'amirauté annonce qu'elle n'a plus de nou-elles depuis le 4 séptèmbre du sous-marin E7 " et que, comme l'ennemi annonce qu'il a coulé au large des Dardanelles, capturant officiers et 2ô hommes, sa perte doit être résumée probable. L'agence Reuter apprend de source diplonia-que londonienne que l'accord bulgaro-turc u sujet du chemin de fer de Dédéagatch a été igné il y a quelques jours. L'Xllemagne lier cher ait toujours à entraîner la Bulgarie ans une action contre la Serbie, mais Sofia a envoyé hier darrs leurs foyers les troupes spé-iales de la classe de 1912. D'autre part, les feuilles allemandes de mer-redi disent que la participation de la Rou-îanie à la guerre peut être attendue de minute n minute. L'emprunt anglo-français da cinq milliards ux Etats-Unis est en bonne voie, à la grande ireur des Germano-Américains qui adressent es lettres de menaces aux membres de la Dm'mission. Cet emprunt aura une heureuse îfluence sur la position financière des Alliés. L'INVASION DE LA BELGIQUE. NOUVELLE PREUVE DE PREMEDITATION. Un correspondant occasionnel écrit au " Telegraaf " d'Amsterdam que., pendant un voyage en Allemagne, son attention fut attirée, dans la salle d'attente (seconde classe) de la gare d'Engers-sur-le-Rhin, par une affiche officielle sur laquelle on lisait que le commandant du 8e corps d'armée remplaçait les autorités civiles et avait décidé un certain nombre d'interdictions, notamment celle du passage des frontières française, belge et luxembourgeoise, ainsi que la vente des cartes des trois pays de l'ouest. L'affiche était très bien imprimée. La date, 31 juillet 1914, était indiquée au crayon bleu. Frappé de cette anomalie, le voyageur chercha la date de l'impression et il vit tracé en très petits caractères le mot: Reichadrueckerei (Imprimerie d'Empire), suivi de quelques chiffres, et de la date 1906. La conclusion de cette constation est facile à tirer, ajoute le " Telegraaf." Dès 1906, l'Allemagne avait déjà pris toutes ses mesures pour la violation de la neutralité de la Belgique et du Luxembourg.LA GUERRE DES HOBEREAUX. Le journal roumain 1' " Adeverul " publie une lettre écrite récemment par un hobereau allemand à un de ses amis. Pour préciser l'authenticité de cette lettre étonnante, 1' "Adeverul" en publie le facsimilc:— Nauen, 19 juillet 1915. Très cher Guillaume, Toujours en bonne santé. Tout marche à souhait et nous avons les meilleures espérances...Quand on pense combien il fut difficile à H... de convaincre notre Empereur que le iernier moment était arrivé de laisser le cours libre à la guerre ! Autrement, le pacifisme, l'internationalisme, l'antimilitarisme et tant l'autres mauvaises herbes de notre siècle se seraient propagés à tel point que même notre peuple si naïf (der dumme Michel) serait irrivé à être infecté par ces maladies. Cela lurait été la fin, le crépuscle de notre éblouissante noblesse. Nous ne pouvons rien perdre par la guerre. Au contraire, nous avons tout i gagner.' Nous ne pourrons jamais assez remercier îotre Empereur d'avoir sauvé la noblebse allemande d'une ruine certaine. Même dans le ?as où le sort de la guerre serait compromis, ious n'aurions rien à perdre, parce que le peuple ne se soulèverait pas contre nous. Nous allons être les maîtres absolus du nonde. Toutes les chimères et les bêtises, îomme la démocratie, seront chassées de l'uni: /ers pour un temps infini. Nous sommes déjà lébarrassés de Bebel, nous le serons bientôt de iet entêté qui s'appelle Harden et de tous les 'ous qui ont la prétention de nous imposer eurs théories. Pour que nous puissions .en finir avec tous ces charlatans, il faut d'abord leverïir les dictateurs tout-puissants du monde. Je me réjouis déjà à l'idée que je vais par-20urir les pays vassaux de l'Allemagne à la juite de notre Empereur. Quel éblouissement ît quelle fierté pour nous autres Allemands! En fin de compte, nous avons à purger notre propre pays de toutes les idées révolution-laires afin que notre noblesse puisse recouvrer >a splendeur, sa puissance, et son autorité meiennes. Karl von H... Ainsi c'est pour que le parti des hobereaux triomphe en Allemagne de ses adversaires politiques que le Kaiser sanglant a fait massacrer les millions d'hommes. PROPAGANDE ALLEMANDE AU BRESIL. Les Allemands ne ménagent rien au Brésil pour chercher à modifier les sentiments de la nation brésilienne «n faveur de la cause des Alliés. Leur tâche est ardue, néanmoins ils font preuve d'ime extraordinaire persévérance et, en dépit d'échecs répétés, ils ne se laissent pas décourager. Jaloux des succès de la "Ligue brésilienne pour les Alliés," dont l'initiative et l'activité ont puissamment servi la cause des Alliés, les Allemands ont formé à Rio une "Ligue brésilienne pro Germania." Notre confrère " Tribuna," qui annonce lans ses colonnes la formation de cette ligue 3ont nous ignorons le nom des membres, déclare :— La majorité des Brésiliens était tout à fait accaparée par les attractions de Paris, par l'air de Paris, par les théâtres, les cafés, les ' dames," l'écume de Paris.... Dans des éon-iitions pareilles, les adversaires de l'Allemagne avaient beau jeu à exploiter d'une façon malfaisante et même dérisoire l'ignorance fort compréhensible où les Brésiliens se trouvent des choses allemandes. 11 leur était Facile d'exploiter la crédulité *du peuple brésilien, qui ne connaît pas mieux l'Allemagne îue les Indous ne connaissent le Brésil, et de distiller le poison de leurs calomnies contre l'admirable peuple allemand, contre ce peuple 3ui combat pour son existence et pour le maintien de son indépendance. Ce simple extrait démontre combien les Allemands sont maladroits; leur tentative de propagande ne fera que servir indirectement la cause des Alliés en faveur de laquelle l'opinion brésilienne s'est spontanément manifestée dès le début des hostilités. LES CATHOLIQUES ET LA GUERRE LA BELGIQUE AU DESSUS DE TOUT ! Dès le 10 juillet, dans un article intitulé "Un Moratorium chrétien," nous avons repoussé du pied les avances des catholiques allemands. Reprenant le même thème, notre brillant confrère Fernand Neuray, n'a pas hésité à déclarer dans le " " XXme Siècle," qu'un abîme profond existait désormais entre catholiques belges et allemands, du fait de ces derniers. Cet article lui a valu l'ire du sieur Bachem, qui préside aux nauséabondes destinées de la " Gazette populaire de Cologne," le principal organe des catholiques (?) boches. M. Neuray lui répond de bonne encre:— Quand le gouvernement de Guillaume II a violé, en envahissant la Belgique, ses engagements, la foi des traités, le Droit international et la Morale chrétienne, la " Gazette populaire de Cologne " n'a pas dit un mot. L'effroyable martyre de nos prêtres, attesté par le cardinal de Malines et l'évêque de Namur, l'a laissée indifférente. Bien plus, elle a essayé de diffamer lès innocentes victimes de la soldatesque prussienne. Six mois après que le gouvernement allemand eut été contraint par la réprobation du monde civilisé de faire réparation et amende honorable aux prêtres et aux religieux l^elges, elle a permis à un officier protestant de reproduire dans ses colonnes, à charge de nos curés de campagne, les plus sottes, les plus odieuses accusations. Autant sinon plus que les petites feuilles catholiques stigmatisées par M. Emile Prum, l'organe de MM. Bachem a contribué, en fulminant contre la pi;étendue cruauté du clergé et du peuple belges, à réveille^, dans toute 1' Allemagne, le fanatisme protestant et anticatholique.Et parce qu'il ne nous plaît pas d'oublier cette injustice, ces abominations, ces infamies, nous péchons à la fois contre le tact, la délicatesse et les principes chrétiens î Parce qu'il ne lui plaît pas de mettre sa main dans la main sanglante des catholiques du Kaiser, le " XXe Siècle " est indigne du nom de catholique ! Nous avons donc le choix entre l'éponge de la " Gazette populaire de Cologne " et l'excommunication majeure. Voilà la fidélité à notre Patrie et à nos morts classée péché mortel. Pour être bon catholique, il ne suffira plus désormais de croire au Christ, d'obéir à l'Eglise et de pratiquer sa loi: il fraudra croire par surcroit à la bonne foi allemande, à la loyauté allemande, et prendre les papelardises intéressées de la " Gazette populaire de Cologne," enfin éclairée par treize mois d'une guerre infructueuse sur l'impuissance de l'Empire allemand à faire la loi au monde, pour un acte de contrition parfaite ! Spectacle édifiant: après avoir sacrifié !a solidarité catholique aux intérêts de l'Empire, après avoir embrigadé leur Dieu et leur Eglise dans les armées de Guillaume II, après avoir été pour l'univers entier un objet de scandale en armant les incroyants par une incroyable complicité dans le crime, contre le christianisme lui-même, les catholiques de Cologne, usurpant les fonctions de l'Eglise enseignante, osent à présent définir la religion, compléter le credo, dicter enfin la loi aux consciences catholiques!... Nous savons depuis la guerre de quel prix le catholicisme allemand, infidèle aux traditions de Wintliorst et domestiqué par le Pouvoir, a payé cette servitude dorée, renouvelée de la vieille Simonie germanique et cent fois plus odieuse, . pour les coeurs vraiment catholiques, que la persécution. Du service de saint Pierre, pêcheur d'âmes, le catholicisme allemand a •passé à celui de Guillaume..11, conquérant ^et oppresseur de peuples. Encore n'est-ce point la leçon principale de cette année terrible. L'unanimité de la nation allemande et plus particulièrement l'attitude des catholiques d'Outre-Rhin, sacrifiant la justice, la morale, la solidarité religieuse à l'intérêt apparent de leur pays ont rendu évidente à tous les Belges la nécessité de subordonner leurs idées et leurs sentiments au patriotisme, de placer l'idée nationale au sommet de leur hiérarchie intellectuelle. Le salut de la nation est à ce prix. Les catholiques belges aiment leur religion et ils sauront toujours, au besoin, la défendre. Mais la liberté de leur patrie leur apparaît plus que jamais comme le support et la condition même de leur liberté religieuse. Etre catholique à l'allemande ce n'est pas, selon eux, être bon catholique. Jamais ils ne pourraient s'habituer à s'agenouiller par ordre, et au commandement, encore moins à mettre leur conscience au pas de parade prussien. S'il ne leur appartient pas d'exclure de leur Eglise, les complices de leurs bourreaux, personne ne peut leur interdire de mettre une barrière infranchissable entre eux et les ennemis hypocrites qui se promettent, sous le masque de la fraternité religieuse, de surprendre à nouveau leur bonne foi et de préparer leur définitif asservissement. C'est sur l'intérêt de leur pays uniquement qu'ils entendent régler leurs amitiés et leurs inimitiés. A cette loi que la violence et l'injustice de l'Allemagne ont imposée à l'Europe, ils se soumettront désormais sans faiblesse et sans regret. D'ailleurs, si les hommes religieux de la " Gazette populaire de Cologne " sont si persuadés que l'intérêt de la religion commande aux catholiques belges de se rapprocher d'eux, que ne travaillent-ils dès à présent à l'annexion des provinces rhénanes à la Belgique de demain? Il y a cent ans à peine que ces provinces sont prussiennes. Elles ont été belges pendant plus de huit siècles. La civilisation a reculé sur la rive gauche du Rhin à mesure que la germanisation y étendait son niveau. Elles rapprendraient à notre écolé la justice, l'honneur, le désintéressement, toutes les vertus qui fleurissaient sur leur sol avant la conquête prussienne. Moyennant quelques précautions préalables, nous ne demandons pas mieux, pour notre part, que de leur faciliter ce retour au bercail... L'APRES-GUERRE. LE CONGRES PERMANENT DU C.N.E.B. A son tour, la section du Change a inauguré ses travaux vendredi dernier, sous la présidence provisoire de M. Vanderborght, docteur en droit, qui fut confirmé dans ses fonctions. MM. Dothey et Cohen furent confirmés dans celles de rapporteur et de secrétaire. M. Dothey expose le principe général du change en temps normal, puis envisage la situation spéciale qui lui sera faite après la guerre. C'est seulement en travaillant à la renaissance économique de la Belgique, que nous arriverons à rétablir sa situation financière et partant, à ramener son change à un taux normal. M. Huybreghts expose les grandes lignes d'un système de règlement du problème monétaire belge après la guerre. 11 préconise la création d'une Caisse Nationale d'emprunt et de stabilisation du change, organisme d'Etat, uniquement prévu dans un intérêt national, et comme tel, disposant du privilège de l'émission de bons-or d'un emprunt extérieur de rénovation. Cette caisse aurait pour mission d'équilibrer la disproportion énorme entre les entrées et les sorties d'or, disproportion provenant de l'importance considérable des achats que la Belgique aura à faire à l'étranger.Cet emprunt extérieur belge jouirait d'une garantie internationale consentie non par les pays alliés seuls, mais par les pays intéressés en qualité de fournisseurs (Etats-Unis, Argentine, etc.). Cet emprunt serait fait à intérêt normal. Sa couverture belge et internationale et son échéance rapprochée stabiliseraient la valeur des titres de cet emprunt. Ce serait du reste moins un emprunt, qu'une opération de Trésorerie, dans le genre de? bons du Trésor, et émis par tranches successives. Le système proposé peut -e condenser de 'a sorte: Pour refaire notre réserve d'or, il nous faut du crédit, pour assurer les productions, nos transactions et notre circulation. Le crédit réclame des sécurités, soit un gage, soit un contrôle. Le gage est. l'instrument de production, le contrôle assure l'organisation, d'où stabilité et sécurité, et partant crédit. La Caisse de Stabilisation et de Change aurait des succursales dans chaque pays ayant consenti d'accepter les bons-or; ces agences y contrôleraient la sincérité et la bonne foi des opérations. Elles seraient aussi pour la Belgique un précieux moyen d'expansion. M. Huybreghts fit aussi valoir les multiples avantages qui, dans nos relations commerciales intérieures, découleraient de l'établissement de nombreux guichets de cette Caisse de Stabilisation. Mais pour réaliser ces divers objectifs, cette Caisse de Stabilisation et oe Change devrait agir prudemment, et non couvrir aveuglement toute espèce de transaction. Quant aux opérations qui par "leur caractère même, viseraient à l'exode des capitaux, elles devraient être formellement interdites par une loi. Après cette intéressant exposé, divers membres élèvent des objections contre le système préconisé. L'heure avancée a forcé l'assemblée à remettre la.suite de la discussion à une autre séance. Dans l'entretemps les rapports sont à la disposition des membres, au siège du C.N.E.B.. Hôtel Cecil, Room 253, tous les jours de 14 à 16 heures. La prochaine séance est fixée au jeudi 23 courant, à deux heures et demie, au " Polytechnic." Les membres qui auraient préparé des études sur l'une ou l'autre des questions soumis -s au congrès, sont priés de les adresser au siège du C.N.E.B.. ou tout au moins d'y faire connaître leur intention d'en donner lecture. Cette mesure facilitera l'élaboration des ordres du jour par les bureaux des sections. Cet après-midi, à deux heures et demie, au "Polytechnic," réunion de la section bancaire. LARMEE BELGE. Pierre Mille, le brillant chroniqueur parisien, a parcouru le front belge. U termine ainsi son dernier article dans le " Temps " :— " ... Au retour, j'ai pu la voir, l'armée belge. Tout ce pays qui paraît abandonné fourmille d'hommes. A la moindre alerte, ils jailliraient du sol, par milliers d'essaims furieux. Et jamais, même aux premiers jours de la guerre, cette armée n'a été aussi nombreuse. C'est tout ce que j'en puis dire, puisque la prudence de la censure, ici parfaitement légitime, me défendrait de citer un chiffre. Et non seulement elle n'a jamais été aussi nombreuse, mais elle compte. Elle suffit à tenir son secteur sans avoir besoin de personne; elle est supérieurement armée, outillée* approvisionnée ; c'est une armée à la fois neuve et endurcie, derrière des retranchements infranchissables. Il se peut qu'une offensive allemande se produise, mais du côté des lignes belges—je suis sûr qu'il en est de même partout ailleurs, mais les lignes belges sont les seules que je vienne de visiter—cette offensive est condamnée à un échec certain. " Oui, ils sont sûrs de tenir, les Belges ! Ils ont bien tenu, aux jours héroïques d'octobre, alors qu'ils n'étaient qu'une poignée ! Ils aiment rappeler, avec une sourire ingénu, cette glorieuse défense, qui fut une victoire dont la portée égala vraiment la victoire de la Maxne. On leur avait dit: 'Il faut durer quarante-huit heures là où vous êtes.' Ils ont duré quinze jours, appuyés des fusiliers-marins de l'amiral Ronarch. Et quand on leur demande : ' Comment avez-vous pu? ' ils répondent: 'C'est qu'on ne pensait pas à la fin, à la fin des fins- Les journées étaient heureusement assez courtes, la nuit tombait vite. A quatre heures du soir, on se disait: 'Ouf! Nous voilà tranquilles jusqu'à sept heures du matin.' Le lendemain, on songeait seulement: ' Allons, on ira bien encore jusqu'à quatre heures du soît.' Voilà.... " Et la Belgique écrivit, au cours de ces quinze journées, quelques-unes des plus belles pages de cette guerre." NOUVELLES DU PAYS. Voici en quels termes la " Vlaamsche Post" de Gand du 7 septembre annonce la démission de son traître en chef, sous le titre de " Communication " :— "Notre rédacteur en chef, M. Léo Picard, abandonne aujourd'hui la direction de notre journal, dont jl a été un des co-fondateurs. " Ce n'est pas sans tristesse que nous nous séparons d'un de nos plus habiles et plus ardents combattants pour l'idéal flamand. " Tous ceux qui connaissent notre ami L. Picard savent avec quel dévoûment et quel esprit de sacrifice il a œuvré pour la 'Vlaamsche Post ' et il nous est un agréable devoir d'en pouvoir témoigner dans ce salut de départ. Son ami, notre collaborateur M. Remouchamps (encore un nom à retenir !), qui fut aussi un élément travailleur pour notre journal, quitte en même temps notre rédaction ; à lui aussi, nos remerciements ! " En ces temps agités, où les dirigeants du mouvement flamand n'osent où ne peuvent parler pour notre peuple, ce sera, toujours un titre de gloire pour M. L. Picard d'avoir montré à nos amis flamands (avec la collaboration morale et financière des Allemands— Réd.) que nos efforts doivent se poursuivre sans atermoiement et sans hésitation. " L'un des premiers àl a entrevu le mal que le régime belge de 1830 a fait à notre pauvre peuple flamand et montré qu'il doit faire usage des circonstances (sic) pour soustraire notre peuple à l'influence néfaste, et que le Flamand doit toujours œuvrer pour une organisation plus saine et convenant mieux à la Flandre." (Le régime allemand, sans doute?—Réd.) Quel sombre drame se dissimule sous ces fleurs de rhétorique? Nous le saurons peut-être un jour. Huit soldats allemands étant entrés en contact avec les fils de fer électrifiés entre Cappellen et Santvliet, ont été électrocutés. * # * On sait que les Allemands, voulant se procurer du cuivre par tous les moyens, ont enlevé jusqu'aux boutons de portes des maisons belges, pour les expédier dans les usines de leurs pays: ils ne s'en tiendront pas là, comme on peut le voir par un récent numéro de la " Gazette de Voss," où l'on trouve le passage suivant:— " Dans les vieux cimetières sommeille aussi plus d'un morceau de bon métal qui pourrait rendre à la patrie le plus précieux service. Que les enfants de nos écoles se mettent à fouiller dans ces antiques lieux de repos de nos aïeux! Ceux-ci se réjouiront dans leurs séjours éternels à l'idée que la dernière demeure terrestre de leurs ossements a fourni sa quote-part pour le salut de la patrie." O Kultur! # * • A partir de ce jour, on ne permet plus l'introduction de farine blanche en Belgique. Seuls, les grains étrangers nous seront expédiés.Cette mesure aura pour effet de donner du travail à tout le personnel des meuneries belges et, par conséquent, de diminuer d'une façon importante le nombre des chômeurs. Prochainement, on servira un pain uniforme, de même qualité, dans tout le pays. Les grains étant moulus à 80 pour cent, le pain ne sera plus aussi blanc que d'habitude à Bruxelles, il sera de moitié plus blanc en province. Cette mesure mettra fin aux plaintes que l'on ne cessait d'entendre à Anvers, à Gand et ailleurs. Les 20 pour cent de son qui résulteront de la mouture seront les bienvenus, car ils augmenteront l'alimentation du bétail et des chevaux. * « • Un correspondant de la " Belgique," de Rotterdam, décrit ainsi les conditions de la vie à Anvers:— La qualité de la viande est détestable: la chair est faible, pâle, exsangue. Le porc revient le plus cher : il coûte pour le moment 5 francs le kilo. Le lard est rare et revient lui aussi à 5 francs le kilo ; encore faut-il être bon client de la boucherie, sans cela il est parfaitement inutile de caresser l'espoir de s'en procurer. Le bœuf est à 4 francs le kilo. On achète la graisse à raison de 3fr. 90. Ces prix étant inabordables pour la plupart des bourses, les petites gens doivent se contenter de la graisse américaine qu'ils peuvent obtenir pour 2fr. 80 le kilo. Ce sont elles aussi qui achètent le lard américain de 2fr. 80 à 3fr. l'e kilo. Les légumes ne sont pas bon marché non plus; il y a par contre abondance de fruits; les pommes de teTre sont de 14 à 15 francs les 100 kilos. Le beurre revient à 4fr. 50; les œufs coûtent 16 centimes pièce. Le lait devient très rare et il n'y l pas moyen d'obtenir régulièrement tous les jours de la laitière la portion accoutumée. De cette façon, il ne faut pas songer non plus à remplacer le régime carné par celui des laitages qui rentrent pourtant pour une si grande part dans les menus des familles ariversoises. Le savon Sunlight coûte maintenant lfr. 45 la boîte, le savon vert est-en vente à lfr. 65 le kilo. Pour les allumettes, on paie 20 centimes par paquet. On v nd le sucre Ofr. 80 le kilo. La qualité du pain noir laisse beaucoup à désirer. Il y a des jours où il n'est vraiment pas mangeable. On lui trouve un goût indéfinissable. En le dégustant, on peut se faire une faible idée de la qualité du fameux pain K. K. made in Germany. Les " pistolets " ont perdu la moitié de leur volume; ils reviennent à Ofr. 06 la pièce. La laine atteint un prix très élevé et tous les articles confectionnés en cette matière suivent évidemment la même courbe ascendante: les bas et les tricots coûteront cher cet hiver. Le cuir se fait également de plus en plus rare; il en est de même des charbons. Les boches ont enlevé les énormes réserves de charbons amoncelées au Dam et au Sud. Ils nous vendent maintenant les leurs, dont la qualité est beaucoup moindre. Il faut bien soigner ses " bedides affaires," n'est-ce pas? ECHOS. Union belge a Lisbonne. Comme suite à l'information donnée il y a quelques jours concernant l'Union belge à Lisbonne, disons que le siège de cette société, qui rendit de nombreux services à nos com-patriotes, est établi 24, rue Nova do Almad» Qd. 1 Les membres de l'Union recevront avec plaisir toutes les communications et demandes d'informations. Ypres en ruines. La merveilleuse planche de M. G offert, représentant Ypres en ruines, vue d'une aéroplane, se vend rapidement; et il n'y a à cela rien d'étonnant, cette planche constituant un des souvenirs les plus impressionnants et les plus éloquents de la barbarie prussienne dans nos Flandres. La halle aux draps, une des plus jolies reliques de l'art gothique en Belgique et contenant des trésors artistiques inestimables, n'est plus qu'un amas de pierres roussies tenant à peine l'une sur l'autre,' et que les vents font chanceler. Ceux qui veulent posséder cette excellente gravure doivent se hâter; le prix en est osh.; expédition en province, 5sh. 6d. ; à l'étranger, osh. 8d. Adresser les commandes à nos bureaux. LES COLIS POUR NOS SOLDATS AVIS A NOS LECTEURS. L'œuvre du " Help to Belgian. Soldiers," sous le patronage de Mme Maton, nou3 écrit:— Jusqu'aujourd'hui, nous faisions deux expéditions par semaine, l'une le mercredi, l'autie le samedi. Dorénavant, suivant des instructions reçues, nous ne ferons plus qu'une expédition par semaine, le lundi. Les colis déposés en nos bureaux, 23, City-road, Finsbury-square, ou envoyés franco pour le vendredi soir, seront expédiés dès le lundi suivant. Il serait souhaitable que ces colis nous parviennent sous double enveloppe bien solide; l'une portant l'adresse du destinataire, l'autre portant l'adresse de notre dépôt. Nous expédions en moyenne 800 paquets par semaine. L'UNION SACREE. En dépit de la volonté formulée par tous les Belges de se serrer autour du drapeau et d'oublier nos querelles souvent ridicules, nous relevons deci-delà des symptômes qui témoignent de la persistance à l'heure actuelle de préoccupations de parti et de querelles philosophiques. Nous avons la preuve de la triste persistance de cet état d'esprit dans les lettres que nous recevons parfois et qui ne témoignent pas toujours d'un esprit de justice à noire égard. Nous nous sommes toujours efforcé depuis l'heure tragique qui plongea notre malheureuse patrie dans le deuil et la désolation, ^e ne nous inspirer que du patriotisme le plfis ardent. Cela nous a nécessairement amenda dénoncer les attitudes regrettables de quelques-uns de nos concitoyens. Nous n'avons jamais considéré l'étiquette qui les distinguaient avant la guerre en catholiques, libéraux, socialistes, juifs, protestants, flamingants, wallonisants. Mais une déplorable habitude veut que chez nous on se solidarise, sans réflexion souvent, avec un coupable de son bord, alors qu'il vaudrait mieux" pour la morale publique, pour notre politique à tous surtout, que nous ayions le courage d'éloigner les défaillants. Cela réclamerait certes une discipline rigoureuse, mais quelle admirable répercussion cela n'aurait-il pas sur les hommes publics? Nous dédions ces lignes à. certaines personnes qui nous ont écrit quelquefois. Il y a parmi les auteurs de ces lettres des gens de toutes opinions. C'est le meilleur témoignage qu'on puisse nous rendre en un moment où plus que jamais la solidarité national* est une loi impérieuse. ON DEMANDE DES OUVRIERS DANS LE ROYAUME-UNI. Des ouvriers belges désirant travailler dans le Royaume-Uni sont informés que les " Board of Trade Labour Exchanges " (qui sont les séulfes autorisées par la gouvernment britannique de présenter des ouvriers belges aux patrons anglais), ont un grand nombre d'emplois à conférer, surtout dans le industries agricoles et du génie civil. Des offres de service doivent être faites à la Bourse du Travail la plus proche du domicile; pour l'adresse se renseigner au bureau de postes de la localité. Des beiges se trouvant dans les asiles de réfugiés à Londres peuvent s'adresser aux Bourses du Travail qui sont établies dans ces asiles; d'autres Belges résidant à Londres, à la Bourse du Travail à Aldwych Skating Eink. ANNONCES. 9 ponce la ligne.—Joindre le montant aux ordres, s.v.p. ■ DEMOISELLE française désire promener ou converser avec personne ou enfant.—Ecrire, B. L., 78, Onslow-gardens. , i_ T^EisT TÏSTRY.—VICTOR CÔTILS, d'Anvers YJf (rue Quellin), consultations tous les jours de 2.30 à 6 heures, Oxford-streot, 351. Téléphone 2782 Mayiair. LÉS Soldats: Cobus Fernand, 2, Van de Voir Jules, 3 Petit, Etienne, 4, Gro6jean, Victor. 2, Renglet. Jules, Poncalet Jos, 6. Va.n, Stecland, Gustave, 7, Sade'.aire, Louis, 8, Deb.auwcre Ad., seraient heureux d'avoir une marraine avec laquelle ils puissent correspondre et qui leur enverrait, un peu de tabac, 49e cie auxiliaire au génie, armée belge en campagne. Mr. et Mme. Gédéon Génard-Deilisty de Clmte- lineau, ou les personnes qui connaîtraient leur adresse en Angleterre, sont priées d'en informer Monsieur Horace Denisty, interné belge, génie, baraque No 1, camp d'Harder-wyk, Hollande. . DECES. M JEAN CORBIAX, professeur à l'Université • de Louvain. a la profonde douleur d'annoncer la mort de la femme, née Jlaria Oclcet, pieusement décédée à Oxford (Angleterre), à l'âge de 33 ans. à la suite d'une court« maladif. Etant donné ;es circonstances, les amis et connaiîçanc<» voudront bien considérer le présent avis comme tenant li«u de faire part. 3, Canterbury-road, Oxford. NOUS mettons vivement nos compatriotes on garde contre certaines agences de placement d'employés, qui no visent qu'à leur escroquer de l'argent. Ne vereer, d« cautionnement ou de garantie qu'avec les références les plus i sérieuses.

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Dit item is een uitgave in de reeks La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1919.

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