La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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19 februari 1915
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s.n. 1915, 19 Februari. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Geraadpleegd op 22 mei 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/hh6c24rn5z/
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LA MÉTROPOLE D'ANVERS, PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. 22me £NNÉE. VENDREDI 19 FEVRIER llJ15. N°- 50. COMMUNIQUES OFFICIELS FRANÇAIS. PETITS SUCCES. UN HEUREUX COUP DE MAIN. T PARIS, 18 février i-^-Communiqué officiel de 1.3 heures:— De la mer à l'Oise, il n'y a rien de nouveau à signaler depuis la npif. On confirme que J heureux coup de mam qui nous rendit maîtres de deux lignes de tranchees •ulomandes au nord d'Arras (au nord-ouest de Roclincour) a infligé de sérieuses pertes à. 1 ennemi. Nous capturâmes un mortier et plusieurs centaines de bombes. , Dans la vallee de 1 Aisne et dans le secteur de Reims, combat d'artillerie dans lequel nos batteries eurent un avantage marqué- En Champagne, dans la région de Perthes, tout le terrain gagné hier et avant-hier a été maintenu. Parmi ies nombreux prisonniers que nous limes les lt> et 17 février, il y avait des officiers et dès hommes des VIme et VlIIme corps d'armée de l'armée active, et des Vllme, Xme et Xllinc corps d'armée de la réserve. Dans l'Argonne, nous maintînmes également nos gains dans le bois de la Grurie, au sud de Fontaine-àux-Charmes. Nous avons fait aussi quelques progrès dans la région de Boureuilles, sur la hauteur No 263. Nos succès entre l'Argonne et la Meuse signalés dans le communiqué d'hier soir nous ont rendu maîtres d'un bois au sud du bois de Cheppy. Nous avons également conquis un creux de 100 mètres au nord de Malancourt, et autant au suri du bois de Forges. Torts ces gains ont été maintenus.' De la Meuse aux Vosges, rien à signaler. VERSION ALLEMANDE. BERLIN. 18 février.—Communiqué officiel du grand quartier-général:— Dans ie théâtre occidental de la guerre les tentatives de l'ennemi d'attaquer, dont nous avons parlé hier, continuent avec le même acharne-mont.Sus la grand'route-de Lille à Arras les combats pour une petite partie de nos tranchées dans lesquelles, l'ennemi a su pénétrer hier continuent toujours. Le nombre de prisonniers pris par nous hier • au nord de Reims s'est augmenté encore. Dans cette région les Français ont également souffert des pertes'sang.antes très lourdes et ils ont cessé d'avancer encore. Dans le district de Champagne, au nord do Perthes les combats continuent. A l'est do Perthes les Français ont été repoussés avec de <>rtes pertes. Us ne gardent leurs positions que dans quelques tranchees de première ligne. Le nombre de prisonniers signale-! hier s'est augmenté jusqu'à 11 officiers et 785 hommes. Des attaques sur notre position à Boureuilles-VaUquois (au sud de la forêt d'Argonne et à l'est de Verdun) ont échoué complètement. La hauteur 365 et le village de Norray (au nord de Pont-à-Mousson), qui furent pris par nous ie 13 février, ont été évacués par nous après uns destruction complète des travaux do fortification des Français. L'ennem i n'a pas tenté .de T'jcapturer cette position par les armes. Il n'y ii pas nouvel'cs sinon. Les batailles de Plozk et de Raçione ont été dù idées en notre faveur. Jusqu'à présent 3000 prisonniers ont été pris. Il n'y a pas de nouvelles de la Pologne, au sud de la Vistule. Le butin pris dans les batailles sur la frontière de la Prusse orientale a été augmenté. Le résultat, à ce moment est de 6-1,000 prisonniers, 71 canons, plus de 100 mitrailleuses, trois aéroplanes, 150 chariots pleins de munitions, et de nombreux chariots chargés, avec leurs chevaux, "n peut compter sur de nouveles augmentations de ces chiffres.—Wireless Press. BOMBARDEMENT DE FRTBOURG. PARIS, 17 février.—Communiqué officiel de heures:— De la mer à'l'Oise notre artillerie a exécuté des tirs efficaces, qui ont dispersé de nombreux rassemblements, fait sauter des caissons et .détruit des trains. Au nord d'Arras nous avons enlevé deux lignes de tranchées et refoulé de violentes* contre-attaques; nous avons fait des .prisonniers et infligé à l'ennemi de fortes pertes. De 'nombreux officiers allemands ont été tués. Dans le secteur de Reims, près de Loivre, les progrès faits dans la journée du 16 (plusieurs centaines de mètres) ont été maintenus et consolidés.En Champagne nous avons poursuivi nos gains au nord-ouest de Perthes et enlevé les positions ennemies sur un front de 800 mètres. Toutes les contre-attaques allemandes au nord de Mesnilles-Hurlus et de Beauséjour ont été repoussées. Nous avons pris un gros lance-bombe, 1-hisieurs petits mortiers et fait 200 prisonniers. combat continue. - i ,n Argonne nous avons progressé dans le bois de la Grurie et maintenue notre gain, malgré deux violentes contre-attaques et des très chaudes actions à l'arme blanche, qui ont occasionnés à l ennemi des pertes élevées. ' ne forte attaque allemande a été complètement repoussée au Four de Paris. Lntre l'Argonne et Meiise nous avons fait des progrès sur divers points. lin A: sa ce nous nous sommes rendus maîtres ces crour.es qui dominent la ferme de Sudelle,et nous'avons conservé tout le terrain conquis. JNos avions ont bombardé la gare de Fribourg-en-Bosgaii. . ° U DETRESSEJEN ALLEMAGNE. REVOLTE DE FEMMES A SCHONBERG. AMSTERDAM, 18 février!—Des nouvelles do ^■signalent que-des troubles, ont eu lieu à fccbonberg, où les autorités communales avaient in^ailuS-é une vente de 'pommes do terre à bon marché pour les femmes des soldats. r; "es milliers de pauvres femmes et d'enfants battaai • qUGUe perici*nt' des ^eures dan3 la pluie s A ** ûn, un fonctionnaire arriva et dit que feuin3 C^es c,u* P°uvàient montrer leur dernière ■ e contributions pouvaient recevoir des. Pommes de terre. ellperes m^contentes,. les femmes rentrèrent chez. reWn ^°Ur °kercher leurs feuilles. Quand elle" jeuip1)1' un autre fonctionnaire leur raconta que c">ri«Ski f«mmes qui recevraient de lui une ^ il f ,e^e seraient- servies. Les '»6 déjà irritée, sortit aloTs de ses gonds, donna ^rent enlevées des mains du fonc-L'le«t sf6' *es temmes furieuses rossèrent, nuirai P^pipiterent ensuite sur la maison com-«li'triiit tut prise d'assaut et partiellement Xot "~t ian^c' s'en nrrvi - ^ carac^éristiqùê que cette émeute victoir^Uiite immédiatement h près la "grande femmpo . n la Crusse. Cela démontre que les toire* /,.allen\andes ne se contentent plus de vic-s mais qu'elles veulent de quoi ma^iger! LES PIRATES ET LE i DROIT ! LA REPONSE ALLEMANDE A LA NOTE AMERICAINE. * UN MONUMENT D'HYPOCRISIE. | AMSTERDAM, 17 février.—Une dépêche de Berlin donne une version plus. comxdçte de la réponse allemande à la note envoyée à la Wil-helmstrasse par les Etats-Unis en réponse à la déclaration de la zone de guerre. Elie amplifie simplement le point de vue développé par la presse, disant que la déclaration est justifiée par l'action de l'Angleterre et qu'en particulier les neutres seront redevables aux dangers qu'ils courront à l'emploi par la Grande-Bretagne du pavillon neutre. La note annonce aux Etats-Unis que le seul moyen pour eux serait de faire convoyer des cargos par des navires de guerre en donnant l'assurance que les dits cargos ne transporteraient pas de contrebande. La note ajoute cependant que cette mesure préserverait les navires américains de toute confusion, mais ne les garantirait pas quant, aux fnines. La note se termine par un appel pathétique aux Etats-Unis en vue de soustraire l'Allemagne aux horreurs de la famine et de la stagnation industrielle. Si, dit elle, le gouvernement américain, en vue du poids qu'il est capable et justifié de jeter .dans la balance de la destinée des peuples, réussissait au dernier moment à faire disparaître les raisons qui font de cette procédure une obligation à l'Allemagne, et si le gouvernement américain en particulier pouvait trouver une voie pour faire respecter la Déclaration de Londres (de la part également des puissances qui se battent aux côtés de l'Allemagne) et rendre possible ainsi à l'Allemagne l'importation légitime des nécessités de la vie et des matériaux bruts industriels, alors le gouvernement allemand ne pourrait apprécier trop vivement un tel service rendu dans l'intérêt des méthodes de guerre humanitaires (sic) et tirerait volontiers des conclusions do la situation nouvelle. LA REPONSE' ANGLAISE A LA NOTE AMERICAINE. LONDRES, 18.février.—Les journaux publient le -texte complet de la réponse britannique à la note américaine. Elle est datée du 10 février et comprend plus de 10,000 mots. Elle est très fortement motivée en fait et en droit, et s'appuie sur de nombreuses statistiques. En voici les conclusions principales :— La Grande-Bretagne a toujours énergiquement maintenu le principe de la non-intervention quant aux vivres, mais en l'absence de quelque certitude que la règle en serait observée par les deux parties, " nous doutons grandement qu'elle doit être considérée comme un principe établi du droit international." " Nous nous efforcerons toujours d'éviter des ëégâts et des pertes aux neutres, mais l'annonce nar le gouvernement alleniadid de son intention de couler des navires marchands avec leur cargaison sans vérification de leur nationalité ou do leur caractère, tenir aucun compté de la sécurité des eqùipages non-combattants et sans leur donner une chance de sauver leur vie, a rendu nécessaire au gouvernement de Sa Majesté de considérer quelles mesures il pourrait adopter pour protéger ses intérêts. Il est impossib'e pour une belligérant de se départir de règles et précédents et pour l'autre d'y rester lié." L'ESPR'T DE LA MARINE MARCHANDE. LONDRES, 1S février.—La "Mercantile Marine Service Association" réunissant lés membres des eqùipages à bord des navires marchands ang ais a adressé à M. Churchill, ministre de '.a marine, et à M. Runciman une lettre disant qu'une enquête très étendue parmi les capitaines et officiers révèle l'esprit invincible des marins anglais; aucune défection ne s'est produite parmi eux à la suite de la menace lancée contre leur existence et contre les navires qui leur sont confiés. Leur seul regret, dit la lettre, c'est qu'ils ne sont pas à même d'user de représailles La "Mercantile" demande que le gouvernement anglais examine la possibilité de nommer officiers dans la réserve de la marine, sans traitement, tous les capitaines de. navires anglais, et qu'il recommande à leurs, employeurs de payer un "supplément de guerre" à tous les officiers de la marine marchande, en vue des risques spéciaux qu'ils courent désormais en service, ce qui pourrait se faire d'autant plus aisément que les frets sont éle,vés et tous les navires occupés. Le Boarcl of Trade a déjà pris des arrangé-ments spéciaux pour indemniser toutes les personnes à bord des navires marchands atteintes à la suite des hostilités, y compris celles des chalutiers. L'assurance de guerre pour ces derniers, à prix réduits, est continuée. LE COURRIER HOLLANDAIS. AMSTERDAM, 17 février.—Le gouvernement hollandais examine la possibilité de confier le service postal (avec .l'Angleterre) à des ^torpilleurs. Cette mesure est approuvée par ' un grand nombre de journaux qui y voient l'indication que ' la Hollande ne reconnaît pas le droit que s'arroge j l'Allemagne de fermer la mer du Nord. En outre, les torpilleurs pourraient se défendre contre 'es sous-marins. La Hollande possède sept torpilleurs de première classe, qui peuvent développer une vitesse de 23 nœuds.—Exchange. L'ATTITUDE HOLLANDAISE. LA I-IAGUE, 1S février.—On apprend de source officieuse que le gouvernement hollandais, après avoir conféré avec les compagnies de navigation, a décidé de ne publier aucune instruction au commerce maritime concernant les mesures à prendre en réponse à la déclaration allemande d'une zone de. guerre. SERVICES CONTINENTAUX SUSPENDUS. LONDRES. 18 février.—Les services continentaux via Folkestone n'ont pas fonctionné ce matin. Une note affichée ce matin à la gare.de Victoria déclare que les services de S heures 30. et de 10 | heures ont été suspendus sur l'ordre de l'Amirauté.LE TRAFIC DE LA MER DU NORD. AMSTERDAM, 18 février.—Un télégramme : do Rotterdam dit que depuis hier soir à sept heures aucun navire n'est arrivé à Rotterdam. Le " Zuiderdyck " et le " Richard " de la Hol-land-Amerika Lyn ont quitté Rotterdam et lés vapeurs hollandais " Caledonia " et " Bestevaer " sont partis pour l'Angleterre Suivant le " Handelsblad " trois harenguiers de Katwyck font le service des marchandises entre les ports hollandais et anglais.—Reuter. COPENHAGUE, 1S février.—Dix vapeurs danois sont partis pour l'Angleterre, transportant pour la plupart des vivres.—Exchange. -—Une manifestation assez violente s'est produite dans un établissement cinématographique de Bâle, où un film figurant l'apothéose de Guillaume II était donné en spectacle. Les assistants n'ayant pas trouvé le fibn à leur goût ont protesté avec force buées et coupe de sifflet. COMMUNIQUES OFFICIELS RUSSES. ENORMES PERTES ALLEMANDES. PRISE DE 1400 PRISONNIERS. PETROGRADE, 17 février.—Une dépêche du ; ;rand état-major général dit :— Sur la rive droite do la Vistule, les combats continuent presque dans les mêmes régions avec Lin caractère extrêmement désespéré dans certaines régions. Dans la région du Niémen, il n'y a ou que des rencontres avec des patrouilles ennemies. Il n'y' a pas eu de changement sur la rive ;auche de la Vistule. En Gaiicie, nous avons repoussé une attaque sur le front ^viiava-Vykorotsch, avec fortes pertes pour l'ennemi. Plus à l'est, l'ennemi chercha à nous attaquer, mais sans succès, dans la région Lubne-Studenne. En repoussant cette attaque, nous fîmes prisonniers 10 officiers et plus de 1400 solaats et nous capturâmes trois mitrailleuses. Sur le front Ko/.iomoka—passe de Wyschkoff'— les Allemands effectuèrent une série d'attaques soutenues et impétueuses, poussant en avant vigoureusement dans la direction de Wyschkoff. Toutes furent repoussées avec fortes pertes à l'ennemi. Presque tout un bataillon fut passé à la bayon-nette, et les survivants capturés. Il n'y a aucun changement dans la situation &n Bukovine.—Reuter. UN TELEGRAMME DU KAISER. AMSTERDAM, 1S' lévrier.—Un télégramme de Kônigsberg dit que l'Empereur allemand a envoyé le té.égramme suivant au président en chef de la province de la Prusse orientale :— "Russes complètement écrasés. Notre chère Prusse orientale libérée de l'ennemi. (signé) Wilhelm." Un télégramme officiel de Berlin dit que le Kaiser est arrivé à Berlin pour un court séjour. EXAGERATIONS ALLEMANDES. ROME, 17 février.—La "Tribuna," commentant la bataille des lacs de Masurie^ dit que la version allemande doit être acceptée avec reserve, surtout qu'elle ne semble pas concordante dans ses différentes parties. . S'il est vrai que 50,000 Russes ont été faits prisonnier^ et que toute la lOme armée russe a été annihilée, armée qui comprenait onze divi- * sions, il est impossible que les Allemands, d'après leur déclaration officielle,- n'aient capturé que 40 canons et 60 canons à tir rapide. La "Tribuna" en conclut que l'Allemagne fait évidemment usage maintenant de ses dernières réserves, au lieu du printemps prochain, afi-n de tenter une grande offensive, peut-être la dernière. Cela est probablement avantageux pour j les Alliés, car au moment où leurs forces seront . prêtes, l'Allemagne sera épuisée.—Reuter. ! LE BLOCUS ANGLAIS. "LALLEMAGNE A GENOUX." L'immense péril que ferait courir à l'Allemagne, en cas de guerre, la destruction de son commerce maritime et le blocus de ses côtes, a été souvent mis en lumière par des Allemands clairvoyants, mais jamais avec autant de iorce, croyons-no.us, que par un pangermaniste influent, Herr Possehl, important industriel de Lubeck. Deux ans avant la guerre, le 11 mai 1912, Herr Possehl, dans une conférence donnée à Berlin, s'était exprimé en termes particulièrement pessimistes au sujet du péril anglais. L'auteur avait paré confidentic.lement et demandé que ses paroles ne fussent pas publiées, mais on a passé outre et voici les appréciations de cet Allemand qualifié:-— J'ai acquis la conviction que la guerre économique brutalement nationale que l'Angleterre nous le'-a sur mer entraînera pour l'Allemagne, bien plus que la guerre sur terre avec la France, les conséquences les plus fâcheuses et nous jettera à genoux. Etant admis le cas d'un blocus anglais, il n'y aurait plus, pour nos usinés de la Baltique, ni minerais, ni charbons, et il faudrait cesser l'exploitation...Pour plusieurs centaines de milliers d'industriels dans l'empire allemand la situation est la même: l'écoulement vers l'intérieur du pays se trouve suspendu et vers l'étranger, par voie de mer, il est coupé... De même, le transport des matières premières nous sera coupé net et étranglé... Aucune des grandes industries allemandes ne peut exister que si elle a des rapports avec le . trafic maritime, aussi bien pour l'exportation que pour l'importation, et dans la plupart des cas pour toutes les deux... Un blocus des ports depuis les Pays-Bas jusqu'à la Baltique aurait pour effet de faire chômer de suite la plus grande partie de notre puissante industrie... Je suis persuadé que si une guerre de longue durée avec blocus des côtes doit éclater, un tiers de nos ouvriers industriels, peut-être encore plus, n'aura pliïs de pain.:.. Le commerce maritime et la navigation de l'Allemagne sont morts en cas de guerre. Pour se faire une idée de ce que cela signifie, il faut se rappeler que, en 1911, le trafic allemand a atteint, dans l'importation, neuf milliards sept, et dans l'exportation huit milliards dix. Tout cela est à la merci de la puissance maritime de l'Angleterre! — Je renonce de primo abord aux ports hollandais, car l'Angleterre renoncerait à sa puissance si elle respectait la neutralité de ceux-ci (sic). Figurez-vous alors que la Russie, comme alliée de l'Angleterre et de la France, défende l'exportation du blé vers l'Allemagne! Cela peut être, en certains cas, l'arme la plus puissante qu'elle puisse tourner contre nous— L'agriculture allemande a besoin d'un milliard de fourrages étrangers par an. La question dé pourvoir la nation allemande en temps de guerre des vivres nécessaires est d'une importance primordiale— Il nous faut deux milliards d'importation par an, en y coriiprenant tout, non seulement le blé et la viande, mais aussi les denrées coloniales, conserves, fruits, vin, tabac, etc— Dans le cas d'un blocus ang'ais, je suis d'avis aue, déduction faite des rappelés, on se trompera à peine en admettant que 6 à 8 millions d'individus dans l'empire seront réduits à la-misère ... Si l'on ajoute à cela que l'Angleterre commence à peine à exercer dans une mesure quelque peu intense la formidable pression économique de son blocus sur l'Allemagne, ainsi que le prouvent les vaines menaces des pirates d'outre-Rhin, destinées uniquement à exciter contre les Alliés les puissances neutres, on peut considérer comme certain que l'Allemagne sera acculée à la disette et que, comme l'a si bien prédit Herr Possehl. la famin-é la jettera à genoux devant les Alliés l UN ZEPPELIN EN rfcU. I LE " L 3 " INCENDIE PAR SON EQUIPAGE (?) I COPENHAGUE, 17 février.—Deux Zeppelins ; >ut passé ce matin à l'ouest de l'île de Fano (sur ; a cote sud'ouest du Jutland, en mer du Nord), ; se dirigeant .vers le nord. Le premier revint a me heure à l'ouest de Fano, et le second à cinq îeures du soir. A 5 heures 45, ce dernier atterrit sur la plage le Fano, entre l'hôtel ot l'extrémité nord de l'ilc-. [1 était en feu. L'équipage de quatorze hommes, comprenant deux officiers, fut sauvé et sera in- v erné. Les débris du dirigeable incendié sont gardés -ji par des militaires à la ville de Nordby.—Reuter. p COPENHAGUE, 17 février.—Le Zeppelin qui c< s'échoua à Fano était le " L3." D'.après " Poii- b Iken," le juge d'Esbjerg s'est rendu cet après-nidi à Fano, pour y ouvrir une enquête. q Les officiers allemands ont expliqué que le ir Zeppelin était en service d'avant-postes sur la si uer du Nord. Un accident se produisit à bord, ît ils décidèrent de traverser la mer .vers le ri Danemark au lieu de flotter sur les'eaux. A Lorsqu'ils approchèrent du lieu d'atterrissage <1 ils mirent le feu au navire pour éviter qu'il ne devienne propriété danoise, car il était impossible d'effectuer les réparations en-déans les L i-ingt-cuatre heures, terme imposé par la loi .pour Dbtenir le droit de passage libre et de s'en allér. p Les officiers et les hommes seront transférés à Esbjerg, et ne pourront pas retourner en Aile- p inagne avant la fin de la guerre. Le Zeppelin incendié était un des plus grands ^ de la nouvelle flotte aérienne allemande. 11 avait été construit en 1913-14 ; ses machines développaient 720 chevaux et sa capacité était de 27,000 mètres cubes. a Le " L3 " avait quitté Hambourg ce matin à Sl juatre heures. Un de ses moteurs fut endom-. ? magé pendant qu'il traversait la mer du Nord, et J1 les deux autres dans le cours de l'après-midi. Après l'atterrissage, le capitaine laissa couler C la benzine et y mit le l'eu, craignant que le diri- e geable s'échapperait et ferait des dégâts à terre. b Le nom du capitaine du " L3 " est Fritz et. f< celui de son second v. Lyncker.—lExchange. ^ d PATROUILLES AERIENNES. d COPENHAGUE, 17 février.—^-Les correspon- n dants èle " Politiken " dans une douzaine do villes danoises signalent- l'activité des Zeppelins s allemands. Us ont été vus surtout «Lu large de q la côte occidentale de Jutland et sur la Baltique, f, Deux Zeppelins furent observés de Nysted n échangeant des signaux lumineux avec des na- d vires de guerre allemands se trouvant dans Fe- ] mern Belt. Ceux aperçus au large de la côte du ( Jutland navigaient très bas à environ quatre milles de la côté.—Exchange. c UN ZEPPELIN INSPECTEUR. AMSTERDAM, 17 février.—Le steamer " He- ^ lena," de la " Koninglijke Nederlausche Dienst i Mij," a rencontré un Zeppelin en mer du- Nord à environ 40 milles du bateau-phare Haaks- (au J large du Heldgr, entrée de la .Zuyderzee).- Lorsqué le pilote du dirigeable aperçut le steamer, il prit rapidement sa course vers lui et. I le survola à une très faible altitude, mais, obsér- 1 vant qu'il était de nationalité hollandaise, il ^ modifia sa course et s'en alla.—Central News. ^ VERSION ALLEMANDE. AMSTERDAM, 18 février.—-Un télégramme de I Berlin dit que le dirigeable L:î," pendant un a voyage de reconnaissance, descendit pendant une te.mpète, à cause d'un défaut de moteur, sur la g eôte occidentale du Jutland. Le dirigeable fut < perdu, mais l'équipage sauvé.—Reuter. I c LA CONFIANCE DES ALLEMANDS. j SUGGESTION ET NAÏVETE. COPENHAGUE. 17 février (minuit).—r-Toutes le» informations allemandes disent que le peupie allemand est certain que la nouvelle guerre contre la navigation anglaise conduira directement, à un résultat décisif de la guerre, en faveur de l'Allemagne.La confiance énorme et générale dans les sous-niarins allemands est simplement fantastique. Tous les Allemands s'attendent à voir, arrêter tous les navires marchands a destination de l'Angle- 1 terre, d'ici trois semaines. j Les journaux ont excité le peuple à un état j de tension inconnu avant la guerre en-proclamant que l'emploi de tous les moyéns est justifié à l l'égard de l'Angleterre: L'affirmation anglaise -y que le blocus de l'Allemagne n'est que du bluff c les a rendus encore plus furieux.—Central News. ] NOS SOLDATS IRONT-ILS EN ; ALLEMAGNE. PEUT-ETRE ! LE HAVRE, 17 février.—Le journal " Politiken " de Copenhague, rapportant, le 19 janvier. < un discours de M. Vanderveide aux troupes beiges 1 sur le front, lui attribua les paroles suivantes: " Nous ne rêvons pas >de suivre les Alliés dans leur marche de conquêté. Nous nous bornerons ! à reconquérir la Belgique." ; lie bureau de la presse belge ayant demandé à M. Vanderveide si ces paro.es étaient exactes, le ministre d'Etat y opposa un démenti formel, ] " car, déclara-t-il, les nécessités stratégiques i peuvent amener nos troupes à collaborer avec les < Alliés au-delà du territoire belge."—Reuter. L'INCIDENT DU CARDINAL MERCIER. PARIS, 17 lévrier.—Le correspondant à Rome du "Temps" annonce, de source catholique au- ( toriséc, que le pape a formellement protesté ' contre le traitement incorrect infligé au cardinal Mercier par lés autoritiés allemandes. En dépit ( des tentatives de plusieurs agents teutons, pour infiuencèr le Vatican, lé pape a maintenu sa protestation.—Reuter.MORT DE MGR. WALRAVENS. ROME, 17 février.—Le Pape a appris avec une profonde douleur la mort de Mgr Walravens, évêque de Tournai, qui bien qu'âgé de 74 ans, fut pris comme otage par les Allemands lors de « l'invasion de la Belgique et forcé par des me-naees et des insultes de marcher à pied de Tournai à Bruxelles. Des prélats belges qui se sont réfugiés ici déclarent que les mauvais, traitements et les violences qu'il a soufferts de la part des Allemands ont précipité cette issue fat'ale.—Reuter. — Le capitaine du croiseur allemand "Bliicher" est mort mercredi à Edimbourg. Il était atteint de pneumonie compliquée dè troubles cardiaques. Lors de l'engagement naval du 2-1 janvier son navire avait été coulé, mais il avait pu être sauvé avec une cinquantaine d'hommes. i — Le chef de la police de Constantinoplc a présenté des excuses à la légation de Grèce, poulies insultes qui été adressées à l'attaché naval grec. L'incident greco-turc peut donc etre considéré tomme cloi» .ESTRAVAUXlJtULrLINJt DES ALLEMANDS. :N VUE D'UNE RETRAITE A TRAVERS LA BELGIQUE, j LA LIGNE NORD-SUD. Correspondance de la " Metropole. ') AMSTERDAM, 15 fé^ier (par courrier).—; Dûtes les personnes bien informées qui ont passe ir la Belgique en ces derniers temps ont pu mstater que les Allemands envisagent la possi-lité d'une retraite. L'état-major allemand doit même etre certain je cette retraite aura lieu tôt ou tard: les esures exceptionnelles qu'il a prises le prouvent irabondamment. Un correspondant du- " Telegraaf" a pu se indre compte, de la hâte fébrile mise par les llemands à se fortifier et a pu établir l'existence 3 la grande ligne de défense qu'ils ont créée du ord au Sud de la Belgique. Cette ligne part d'Anvers, passe pkr Lierre,-ouvain, Pérwez, Namur et aboutit à Dinant. Sur le fçont de cette ligne, les Allemands ont réparé des retranchements importants et établi es points d'appui défensifs en Flandres, à ouest du Brabant et au nord-est du Hàinaut. Voici quelques détails assez précis prévenant b diverses sources sur Ces travaux de prépara-on défensive:— La première ligne de défense s'étend d'Eeclo Gand et suit l'Escaut jusqu'à Tournai, où elle i dirige brusquement vers- Antoing, Quevau-mips et Boussu ; de là elle suit le canal de Condé îsqu'à Mons. Le oentre, c'est-à-dire la région entre Mons et harlero'i, paraît - négligée. Les Allemands scomptent x)eut-être pouvoir s'appuyer sur Mau-euge où ils espèrent employer le restant des >rts qu'ils ont déjà mis en état-_ Par contre, de'Charleroi à Namur, la ligne él'ensive se poursuit en suivant la Sambre. Le devant et l'arrière de cette ligne de él'ense sont labourés de retranchements ingé-ieUx'.C'est surtout dans le pays de Waes, près de aint-Nicolas, Lokeren et à l'est de Termonde, ue les hommes valides sont réquisitionnés pour lire des tranchées en tous sens. On retrouve les îêmes travaux entre Alost ét Bruxelles et surtout ans les régions de Assclie, Ternatli et le long de i rive droite de la" Dendre jusqu'au delà de rrammont. Des tranchées de moindre importance sont reusées aux abords immédiats de Bruxelles et otamment à Hâl et à Nivelles. Le fait que les travaux de^ défense sont pour insi dire nuls entre Mons, Nivelles et Charleroi orte à croire que les Allemands y ont laissé une rêche par où une retraite précipitée vers • les laines de la Hesbaye serait possible, tandis ue les ailes de l'armée'resteraient protégées. Mais ces divers travaux sillonnant l'ouest' du ays sans relation directe entre eux ne forment as la véritable ligne de défeiïse que les Alle-lands ont tracée et qui est prête.. Ce ne sont là emble-t-il que des préparatifs pour permettre au ros de l'armée de se -retirer derrière les forts 'Anvers et de Namur. La grande ligne de défense va d'Anvers à )inant. Elle travers toute la Belgique du nord u sud. Au nord d'Anvers,., on a employé pour cette rande ligne l'Escaut jusqu'à la frontière hollan-aise. Les forts ou redoutes de Lillo, Philippe, Seirendrecht, Stabroeck. et Merxem ont été re-onstitués et munis de nouveaux canons, ceux o Sainte-Marie et de Zwijndrecht paraissent gaiement être remis en état. Après quelques semaines de travaux les Alle-lands ont reconnu l'inutilité de leurs efforts iour rétablir le fort de Waelhem. Par contre es forts de Mortsel (no. F>) et de Vieux-Dieu (nq. i) sont pour ainsi dire réparés. De Vieux-Dieu à Lierre, les anciennes tranchées elges ont été approfondies, élargies- et munies de raVerses; à Boucliout les champs sont littérale-aent sillonnés de tranchées en zig-zag et ad-nirablement aménagées. A Lierre, deux ponts ont été réparés et l'on a onstruit quelques routes. Le long de la Nèthe, [ui présenta pour eux tant de dangers, les Allemands ont créé de nouvelles .tranchées recouvertes le paille. Ces tranchées-sont d'une solidité re-uarquable et très difficiles à approcher. Les illemands, qui ont. tant souffert au passage des ivières, semolent avoir mis à profit les leçons de 'expérience. Des retranchements hermétiquement clôturés elient Lierre à Duffel. D'ici la ligne oblique ers le sud et passe, entre Wavre Sainte-Catherine Putte, au delà de Malines, pour aboutir à la )yle entre Rymenam et Haecht. Toute la ligne èntre le canal de Louvain à ialines et de la Dyle jusqu'à Louvain est mise n état de défense d'une façon remarquable, /ette ligne n'est pas, comme on pourrait le roire, un simple rempart: elle s'étend au con-raire sur une grande largeur et on la retrouve usqu'aux environs de Hérenthals, à l'est d'Aer-chot, et même jusqu'à Tirlemont. Elle parait moins importante au sud de Lou-rain; les tranchées ici sont moins nombreuses; >n en trouve cependant dans les villages de Bier->eek, Tourinnes, Piètrebois, Opprebais et jusque jrès de Perwez. Puis la défense redevient de nouveau plus iérieuse. . . Les retranchements courent • vers 5uarlée, dont le fort et les redoutes sont restées pour ainsi dire indemnes. Les Aremands ont utilise toute la position ôrtifiée de Namur; des travaux de défense importants ont été créés, les tranchées qui existaient >nt été appronfondies, d'autres ont été installées; es forts sont bétonnés. et le terrain rempli l'obstacles immenses en fil de l'er barbelé. Le grand pont du chemin de fer de îa ligne du Luxembourg,- a- été reconstruit. Toute la vallée le la Meuse jusqu'à Din-ant est fortifiée sur les ieux rives du fleuve Dans l'Entre-Sambre-et-Vfeuse, les travaux s'étendent jusqu'à ÎVIettet, Philippeville, Mariembourg et Couvin. Ils loi vent même s'étendre jusou'en France. La grande ligne de défefce établie par les )ppresseurs de la Belgique, ^.i nord au sud du uays, est un véritable mur souterrain superbe-nent aménagé et installé sèïon toutes les règles le la stratégie moderne' pour permettre aux ,roupes de résister des semaines et des mois, x>mme sur l'Aisne. Puis il y a encore les travaux de défense jffectués autour de Liège, auxouels toutefois nos mnemis paraissent ne plus attacher qu'une im-Dortante secondaire, On sait en effet que la plu r>art des canons qui défendaient Liège, ont été .ransportés à Namur, où sera.incontestablement e nœud de la rés:stance. De là les Allemands eculeront directement jusqu'en Allemagne en ne >e servant des forts de la cité ardente que pour couvrir leur retraite. C'est du moins ce qu'il aut déduire de 'eurs préparatifs actuels. Mais n'oublions pas que les Allemands proposent... et que les Alliés disposent! — On annonce que l'aviateur français Pégoud, ïui s'est signalé par nombre d'audacieuses recon-îaissanoes aériennes, a été nommé adjudant. — Le procès de De Wet, qui est en cours en Bloemfontain, a révélé que le chef rebelle avait Jéclaré, dans un discours à un commando, quo la révolte avait été préparée il y a deux ans au ■ornent où le général Hertzog quitta tfî mi LA 1A AL aUK LLJ AD JLAiiu. AVIS AUX BELGES. Les avocats belges réfugiés en 'Angleterre, jê jnis sous les auspices de là Fédération des ivocats de Belgique, viennent de constituer un Comité permanent de défense. Ce comité, qui ;omprend des avocats appartenant aux différent s barreaux belges, se met gracieusement, à la •disposition des Belges qui, au sujet' do la question le la taxe sur les absents, voudraient rcccv-oix un conseil.- un avis ou de simples renseignements. Lo comité siégera journellement, de 11 heures a, midi, au lOCal de la Belgica (20, Hanover-square, !e étage), qui a été mis aimablement à sa disposition.Voici le texte de l'ordre du jour voté à l'Unanimité par les avocats belges actuellement réfugiés en Angleterre, qui ont tenu avant hier une réunion générale:— " Les avocats de Belgique, réfugiés en Angleterre, réunis sous les auspices de la Fédération des avocats belges, appellent l'attention du monde civilisé sur la nouvelle violation du droit, eommise par le gouvernement allemand, en frappant d'une taxe arbitraire et monstrueuse les Belges qui persistent dans leur décision de ne pas rentrer dans leur pays, aussi longtemps qu'ils devront de soumettre à la domination de l'envahisseur. lia signalent: lo. que cette taxe injurieuse, attentatoire à la liberté humaine, et visant à désunir les Belges, a été établie eïi violation de la constitution et des lois du peuple be'.ge, et par là même des Conventions de la Haye, celles-ci ne permettant à l'envahisseur ni de se substituer aux organismes désignés par les lois pour le vote, l'établissement et la répartition des impôts, ni de violer les principes constitutionnels proclamant spécialement en matière d'impôts, l'égalité de tous les citoyens devant la loi; 2o. que la taxe étant égale à dix fois la contribution d'une seule annee, a pour résultat de .porter atteinte à la propriété privée et, à ce titre encore est contraire au texte et à l'esprit des Conventions de la Haye, en même temps, qu'aux nombreux engagements pris par le gouvernement allemand en entrant dans les villes envahies et ultérieurement en vue d'obtenir des contributions de guerre. " Les avocats belges, réfugiés en Angleterre, heureux de pouvoir élever librement la vôix sui-l'une des terres classiques de la liberté, 'protestent contre l'abus inqualifiable dont toute une partie du peuple belge est ainsi la victime, en affirmant leur confiance inébranlable.dans le triomphe liu.*l de la justice." LA VIE A LIEGE. LES PASSEPORT —LES TELEGRAMMES. LIEGE, 5 février (par courrier, via Maestriclit). —Depuis quelques jours, il est porté, à là connaissance des'- habitants de* la province de Liège que. les seuls passages autorisés pour gagner la' Hollande sont les routes /de Gemmenich, La' Plante et Mouland. Les sentinelles ont reçu ordre de tirer sur ceux qui chercheraient à passer par un autre endroit. . En outre, seront considérés comme prisonniers de guerre les hommes de 18 à .30 ans qui se trouveront dans Ja zone-frontière et ne pourront justifier de leur domicile dans des localités avoisinant la Hollande. Ceux qui tenteront de traverser sans passe-port seront condamnés à une peine pouvant aller, jusqu'à un a;i de prison. C'est peut-être à la suite de ces mesures qu'un, commerçant de Liège, qui désirait aller en Hdl-lande s'approvisionner, a été condamné -à " une année d'emprisonnement. * L'autorité "allemande a fait afficher hier à la poste centrale que les télégrammes pour l'Allemagne peuvent désormais être rédigés indifféremment en français ou en allemand. Sont défendues les communications relatives aux mouvements des tro.upes et des vaisseaux de guerre (sic). Le prix de télégrammes comprend, outre une taxe initiale de .50 centimes, droit fixe, un droit de . ÎJ centimes par mot pour les télégrammes ordi-_ naires. Les télégrammes urgent coûtent le triple des .envois ordinaires. ' Jl.e dépôt des télégrammes doit se faire ruc'dô l'Université, 30. Ne sont pas admis les télégrammes pour l'intérieur de la Belgique, pour, l'étranger neutre ainsi que les communications privées avec les prisonniers. Le gouvernement allemand vient d'enjoindre aux armuriers, si nombreux au pays- dé Liegej de remettre à leur fabricant respectif, toutes les armes et pièces d'armes .finies ou ,non, qu'ilç-po?-sèdent et qui sont la propriété des' fabricants. Cette rentrée doit s'effectuer avant lè 15 féyrié.r-Sera punissable l'ouvrier chez qui on découvrira des pièces d'arme après cette date. Los gardes civiques liégeois ont vu avec plaisir leur besogne allégée._ Depuis le 31 janvier, iis ne sont plus de service qu'un jour sur vingtrsix. au lieu de onze. Les patrouilles ne ci.rcùlérpn't plus avant 20 h. 45 et 23 h. 45 (heure allemande). Il a été question ces derniers jours de pôrter de 250 à 325 grammes la ration-journalière de pam. LA BELGIQUE ET LE CONGO. M. DENYN A LONDRES. PARIS, 18 février.—U s'est manifesté récemment une grande extension dans les affaires coloniales belges qui sont maintenant dirigées' dè Londres. M. Denyn, secrétaire particulier principal -du ministre belge des colonies, esc parti pour Londres, où il prendra la direction du département colonial belge.—Reuter. Note.—M. Denyn, ancien substitut du procu- " reur du Roi à Anvers, est un de'nos magistrats " e« de nos fonctionnaires coloniaux les plus dis-.-tingués. On se rappelle .qu'il fut secrétaire de la commission d'enquête au Congo. LE LIVRE D'ADRESSES DES EXILÉS. 9 pence 'a ligne.—Joindre le montant aux ordres, s f.o . MME. VAN DER HEYDEN-DEPREZ demandé " ad resse M mes. Cappollen et de Cosdc.—Ecrire,- " Lyu- - wood,'.' Gosport-l*nc, Lypaharet, Hxul:.. ■ ■ dema-nde l'auresse de Madame Gieîën.-^ Palmyre.—Addresse 1737, Standard Office, Fkset-st.,- E.C.. . RÔELANDS, PHILIPPE, de Blauwp.ut, (Louvain), actuellement a A Icxanora Palace, demande de« nouvelles de sa femme, Marie Brigeman et parents. Roland delattre. OSCAR D-fcii^lS HENRI et pêro Decbef soldat l'encan. ensemble b. port. b. nour. arm. J^IEGE.—Tout habitant de cette ville employé - I/INDUSTRIE DU CAOUTCHOUC est instamment prie de e'adresser 101 burranx de '.a . VICTOR TYRE CO.. Ltd.. 15. Cart«rot-6treet. Westminster Nous mettons vivement nos compatriotes en -" garde contre certaines agences de placement d'cmployc-, qui ne visent qu'à lonr escroquer de l'argent. Ne versez de . cautionnement ou de garantie qu>rec les références lce plirs sérieuses! mariages] NOUS apprenons le mariage de Mademoiselle ] Marguorito Selene, d'Aivrere, fille de Monsieur Ed.iarci SoleiLs et de Madame, née de Boey, avec Monsieur Robert, laabey de Riissell, de Gand, fils de Monsieur fernand Isab v de Rufsell et de Madame, née Colliu. La bénédiction ntH>-iJale Anrj. lieu aujourd'hui en l'cciisc aa£Ualinn.a vreri.it

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Dit item is een uitgave in de reeks La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1919.

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