La pensée: organe hebdomadaire de la Fédération des sociétés belges de libre pensée

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s.n. 1914, 26 April. La pensée: organe hebdomadaire de la Fédération des sociétés belges de libre pensée. Geraadpleegd op 23 januari 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/fx73t9fk5t/
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La Pensée Organe hebdomadaire delà Fédération des Sociétés belges de Libre Pensée ABONNEMENT ANNUEL : j ^ ON S'ABONNE *. TOUS LES BUREAUX DE POSTE. RÉDACTION : 350, Chaussée de Boendael. Rédacteur en Chef : Eugène HINS ANNONCES i On traite à forfait. Pour la v«nt«, abonnements, annonces, s'adresser à M. A. Alkxandkr, Administrateur-délégué. ADMINISTRATION : 13, Rue du Gazomètre. VIEWTDE PARAITRE LA LIBRE PENSÉE INTERNATIONALE EH 1913 par Eugène Hins, secrétaire-général de la Fédération Internationale. Prix : 0.25 fr.; les 10: 2 frs.; les 100:15 frs.: étrangers, respectivement : 0,35 frs. ; les 10 : 2,50 frs. ; les 100 : 18 frs. S'adresser : 350, Chaussée de Boendael, Bruxelles. MONUMENT JEAN DONS Report. 830.(50 Mme G. Thomas 10.(150 Total 840.50 mwm* Ponr rairanûisssmeiit fle rorjlteliiiat Rationaliste 34e LISTE DE SOUSCRIPTION Total des 33 1res listes 29,729.54 Montant liste 38, confiée à M. Hénault, 19.00 Produit collecte faite par les citoyens F. Gendarme et J. Pain-clavoine à la Maison du Peuple de Trazegnies, après la fête de la Jeunesse des communes de Sou-vret et Piéton, 23.62 M. C. Thomas, 40.00 Mme Vve Rousseau-Martens, Jette 2.00 Josée H. 10.00 Collecte faite chez M Çarlier, à Hal, à la suite d'une romance chantée par Mme Van Nuvel, à l'occasion du mariage de Mlle Evrard avec M. H. Carlier 16.00 Quote-part produit collecte faite au Théâtre Flamand à la fête organisée par la Soc. Minerva 29.72 De Mme Errera (par Soc. Minerva) 5.|00 M. Dubrucq, 100.00 M. et Mme O. Schetters 10.00 M. G. Arras 5.00 Total 29,989.88 Les souscriptions peuvent être envoyées à Mme Emile Royer, trésorière de l'O." R., 131, rue du Tyrol, St-Gilles. • • • FEDERATION NATIONALE DES SOCIÉTÉS DE LIBRES PENSEURS En vue de la publication de l'Annuaire des Libres Penseurs qui aura lieu immédiatement après le congrès du 7 juin, les groupes récemment fondés et ceux qui ont modifié cette année la composition de leur bureau sont priés de bien vouloir en faire part au camarade Lucien Vertongen, 125, avenue du Solbosch, à Bruxelles. Le 31e Congrès annuel de la Fédération Nationale se réunira cette année le dimanche 7 juin, à Bruxelles L'ordre du jour a été arrêté comme suit: Séance administrative, le matin à 10 h. 1. Rapports sur la .situation matérielle et morale de la Fédération Nationale; 2. Rapports des Fédérations régionales et des principaux groupes; 3. Modifications aux statuts (voir «Pensée» du 5 avril); 4. Election du Bureau permanent. A 2 heures, séance publique. 1. Organisation de la défense contre la loi scolaire (Rapp. E. Bayot); 2. L'exploitation du travail dans les couvents (Rapp. E. Daanson : 3. La liberté de conscience dans l'armée (Rapp. L. Vertongen). Les secrétaires fédéraux, ainsi que les secrétaires des groupes n'appartenant à aucune fédération régionale, sont priés de faire parvenir en temps utile, au secrétaire, national, leurs rapports sur l'activité de la Libre Pensée dans leur région. Les secrétaires de tous les groupes sont également priés de lui envoyer les noms et adresses exactes des délégués au Congrès dès qu'ils auront été désignés. — — Entre Médecin et Aumônier S'il n'y avait eu dans le conflit qui a mis aux prises le médecin principal de l'hôpital militaire d'Arlon et son aumônier, qu'une manifestation d'injustice à l'égard d'un homme par ce que cet homme était libre penseur, cela suffirait à soulever l'indignation et les protestations de tous les rationalistes. Mais il est des événements qui dépassent la personnalité de leurs héros et prennent, peut-on dire, une tournure symbolique. Le conflit entre le médecin et l'aumônier, qu'est-ce, en effet, sinon un épisode de la lutte de la science et la méthode contre la religion et l'empirisme.Un chirurgien, chef de service d'un hôpital de province, et bon pratiquant catholique, me racontait dernièrement que, chaque fois que, par une opération il tirait un malheureux d'affaire, son aumônier se frottait les mains en disant : « En voilà un qui nous a donné de la peine! " Car les prêtres en général et les catholiques en particulier, paraissent penser qu'ils sont encore au temps où leurs prédécesseurs, prêtres des religions primitives, représentaient toute la science et toute la médecine. Un aumônier d'hôpital ne peut se résoudre à jouer le rôle de mouche du coche, et il considère que son ministère est indispensable. Or, son rôle dans le traitement des maladies physiques, dans le soulagement des peines qui ! affligent notre mortelle guenille est, depuis J longtemps nul. Il lui reste les peines morales, j les maladies de l'âme qu'il considère comme j immortelle. Trois fois hélas, dans ce domaine j encore, chaque découverte, même minime,4 dans le domaine de l'anatomie, de la physio- j logie, de la pathologie vient restreindre leur j intervention, et même les plus fervents chré- ! tiens s'adressent au médecin plutôt qu'au j prêtre pour les « maladies de l'âme ». Que j voulez-vous, ces chrétiens pensent que des j études sérieuses sur le mécanisme de notre vie physique préparent mieux le « guérisseur » que des discussions sur l'existence de Dieu ou l'origine de l'âme. Donc le curé n'a plus aucune action dans le traitement des maladies physiques ou mentales, du moins en ville. Mais aux hôpitaux, ! un aumônier faic partie du matériel thera- j peutique. Il y a de ces aumôniers qui com- j prennent très bien leur rôle. Jls se bornent à venir administrer l'extrême-onction aux ma- ! lades qui l'ont réclamée. Il y en a d'autres qui ne peuvent se résigner à ne plus être actifs dans le traitement des malades. Ceux-là, sous prétexte d'entretenir la flamme sacrée de la religion chez leur malade, viennent dans les salles, bavardant à chaque lit, donnant aux patients — même lorsque le repos complet leur est prescrit — des détails passionnants sur le temps qu'il fait et sur la pousse des feuilles. Parfois même, ils n'hésitent pas à donner au souffrant leur petit conseil. Ce conseil va, quelquefois, à l'encontre de ceux du médecin et de deux choses l'une : ou bien le malade ne croit pas le curé — et alors la visite de celui-ci est inopportune, ou bien il le croit, et alors il ébranle la confiance du malade en son médecin, confiance dont l'importance est si considérable. Des aumôniers de ce genre seraient vivement écartés dans les pays où le médecin — seul compétent,— est maître en son hôpital. En Belg que, un médecin directeur d'hôpital militaire n'a pas pour son aumônier une affabilité allant jusqu'à la platitude , que fait-on ? On s'efforce de ternir sa réputation ; on va chercher de vieux rapports secrets pour établir qu'il a un mauvais, qu'il a un fichu caractère. Eh bien! disons-le en toute franchise, nous regrettons de n'avoir pas en Belgique, un milier d'hommes qui aient aussi mauvais caractère que M. Chapeauville. Si c'est avoir mauvais caractère que de ne pas se courber servilement devant les puissants du jour, de ne pas accepter l'introduction d'étrangers dans sa besogne professionnelle, de ne pas se livrer à d'hypocrites manifestations religieuses lorsqu'on n'est pas croyant, vivent les mauvais caractères ! Ces gens à mauvais caractère feront voir à M. le Ministre de la guerre que le temps n'est pas encore venu, en Belgique, de mettre les hôpitaux sous la direction du prêtre, et d'obliger les hommes de science et d'expérience à s'incliner devant les hommes de foi et de superstition. Un médecin soaiidalisé. De l'Exploitation du Travail DANS LES COUVENTS Suite du Rapport l'ait par Edouard Daanson au Congrès fédéral bruxellois des Sociétés de Libre Pensée, le 29 mars. (suite). Voici le règlement des visites affiché dans une de ces exploitations congréganistes en Belgique : ■ « Chaque visiteur doit être muni d'une carte. » Une jeune fille qui s'est montrée désobéissante ne peut pas recevoir de visite. » Les visites se font en présence d'une sœur. Les visiteurs sont donc priés de parler à haute voix et de ne passer aux élèves ni billets ni quoi que ce soit en dehors de la surveillance de la sœur. La même recommandation est faite aux jeunes filles à l'égard des personnes qui leur rendent visite.» La besogne, ici, commence à 5 heures et demie, mais il faut savoir que, suivant l'expression des anciennes pensionnaires, 5 h. 30 au couvent, c'est 4 h. 30 dans le monde, comme si le couvent était en dehors. : Une femme, parlant d'un couvent d'Anvers, disait: « A ma première visite, mon enfant n'osait rjen dire de peur d'être punie. A la seconde visite, elle tomba sanglottante sur ses genoux, en présence de la sœur, et elle se cramponna à moi en me demandant de l'emmener, criant qu'elle mourrait dans l'établissement et me promettant tout ce que je voudrais. — Monsieur, ajouta le beau-père de la jeune fille, elle n'est pas ma fille, je n'en ai jamais eu que de la peine et de la honte, nous avons dû emprunter l'argent nécessaire pour la faire sortir du couvent, et cependant, c'est moi qui l'en ai retirée, car on doit être bourreau pour y laisser une en-; fant.» ! Il faut encore savoir que les enfants entrent au couvent par un contrat qui est signé par les parents ou le tuteur pour tin laps de temps de X années. E't il y a des individus qui osent parler de la «protection de l'Enfance» en Belgique! Quelle fumisterie ! On paie, dans le cas où l'on voudrait retirer un enfant, 50 centimes par jour et 5 fr. pour la désinfection... Cela se comprend! Il y a ensuite des crèches où une seule personne est parfois obligée de nourrir cinq enfants. Dans certains couvents les religieuses^ sous prétexte que leur ordre veut qu elles soient toujours pauvres^ ne consentent à acheter leurs fournitures qu'à la condition qu'on leur permette une dette plus oti moins grosse. Il y a enfin les béguinages, dont M. Bos-sart a oublié de parler, et qui, pour ce qui regarde le travail à domicile, fonL une concurrence formidable aux pauvres ouvrières qui durant la journée, se trouvent dans une mansarde, y travaillent jusqu'à minuit et sortent le lundi soir.., pour trouver quelqu'un qui veuille bien leur donner de quoi vivre durant le reste de la semaine si elles arrivaient à ne pas avoir de besogne. On dit que la prostitution augmente dans les grandes villes; .c'est, en grande partie, la faute aux couvents. Pourquoi faut-il qu'un être sans cœur, habillé en religieuse, soit considéré comme une honorable femme et ait l'autorisation de mendier, tandis qu'un homme qui crève de faim ne l'a pas. L'exploitation des couvents ne se limite cependant pas à l'exploitation de malheureuses filles. Il y a aussi celle des hommes. Non seulement un grand nombre de couvents font une concurrence formidable aux petits négociants, mais ils détruisent et mangent le bien des petits commerçants. Un couvent de cinquante hommes s'établit par exemple dans une commune où il y a trois bouchers. Il commencera par ne prendre sa viande qu'à un boucher. Ce boucher sera obligé de livrer à un prix défiant toute concurrence. Si les 50 hommes avaient été dans la vie, il y aurait eu 50 bouchers peut-être pour vivre de ces 50 hommes, tandis qu'à présent il n'en est plus qu'un. Par ce fait, le couvent s'enrichit. Il s'achète des terres, fait travailler les malheureux sur ses propriétés, diminue la valeur de la main-d'œuvre et par le temps, accapare toutes les terres qu'il peut prendre. Je connais pas mal de couvents gui possèdent à eux seuls presque tout un village et qui n'y sont établis que depuis une quinzaine d'années. Il va sans dire qu'ils y régnent en maîtres. Lorsqu'on songe à l'avenir de la Belgique. on frémit. Vous me demandez ce qu'il faut faire? Instruire d'abord pour arriver au pouvoir et ne pas attendre d'être au pouvoir pour instruire. Les catholiques nous ont donné là une formidable leçon et combien s'obstinent à ne pas vouloir le remarquer! Attendre pour bien faire et ne rien faire, c'est s'enliser vivant. La religion, contrairement à ce que beaucoup prétendent, n'est pas une affaire privée. Dans ce cas, vous auriez le droit de pratiquer et d'exercer toutes les morales. A vous la liberté en ce cas d'être polyandre, comme les Thibétaines, ou polygame, comme les Mormons et les Musulmans; de pratiquer l'eunuchisme et la castration comme les Baptes chez les Phrygiens, ou les Skoptzy, (les châtrés) contre lesquels le gouvernement russe dut entamer une véritable persécution. Vous auriez le droit de sacrifier à' Dieu des êtres humains, soit en les tuant, comme dans les r eligions anciennes, ou en les mettant dans des couvents pour le reste de leurs jours, comme dans les religions modernes; vous auriez le droit d'être Ada-mite, et si vous couriez alors tout nu dans la rue, nul n'aurait le droit de vous l'interdire, parce que la religion est une affaire privée. Il faut apprendre, par tous les moyens possibles, à connaître le mal que font les couvents à la société moderne, 'tant aujjoint de vue moral qu'au point de vue social. Il faut instruire le public. L'Eglise, voilà l'ennemie ! «Car elle reste, dit Anatole France, notre pire adversaire. Je ne me lasse pas d'observer ses manifestations, ses i nterventions répétées dans l'ordre politique et dans l'ordre social et je m'étonne que l'application qu'elle apporte à contrecarrer partout les efforts des démocrates, des républicains, à combattre le socialisme et le syndicalisme, n'ait pas encore déterminé syndicalistes, socialistes, républicains et démocrates, à associer partout contre elle leurs efforts. » Il suffit, cependant, d'ouvrir les yeux pour voir quelle ennemie nous avons en elle ! » Là où elle a voix au chapitre, comme en Autriche, elle sacrifierait la nation même à son propre privilège. Là où elle n'a plus ce privilège, comme en Allemagne, elle est prête, pour essayer "de le reconquérir, aux plus lâches complaisances. On peut voir, outre-Bhin, où son instinct la pousse. Avec quelle rapidité ses chefs ont organisé ces syndicats chrétiens dont le but est de diviser le mouvement ouvrier et d'entraver les progrès du socialisme allemand! En Belgique, sous une autre forme, ses méfaits ne sont pas moins grands; la congrégation envahissante met la main sur le commerce et sur l'industrie, accroît sa fortune avec une rapidité inouïe, défie déjà la concurrence, provoque l'abaissement des .salaires; fait tant et tant qu'elle justifie, outre les mesures qu'on a prises contre elle ailleurs, antérieurement, toutes celles qu'on devra prendre un jour ou l'autre un peu partout. Et en Angleterre! Ah! les «papistes» ont toute honte bue! Tandis que l'Irlande catholique escompte l'application prochaine du bill du «Home Rule», les catholiques anglais, évêques en tête, dit-on, par haine du gouvernement radical, se joignent aux conservateurs anglicans combattant l'Irlande catholique! Ainsi partout, l'Eglise s'oppose à nous.» Ecrasons donc l'Infâme! DAANSON. On peut dès à présent se procurer la copie de ce rapport en s'adressant à Edouard Daanson, 89, avenue des Rogalions, à Bruxelles, contre envoi d'un mandat-poste ou de timbres-poste ; 1 exemplaire, 5 cent.; 3 exemplaires; 10 cent.; 10 exemplaires: 30 cent; 25 exemplaires: 75 cent.; 50 exemplaires: lfr.25; 100 exemplaires: 2 fr. 40. Dixième Année. — N° 4b 1 CINQ CENTIMES LE NUMERO Bruxelles, le 26 Avril 1914

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