L'appel: hebdomadaire libéral estudiantin gantois

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28 februari 1914
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s.n. 1914, 28 Februari. L'appel: hebdomadaire libéral estudiantin gantois. Geraadpleegd op 19 april 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/cv4bn9xs44/
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ORGANE HEBDOMADAIRE DES ETUDIANT^ LIBÉRAUX GANTOIS. • * Venez à nous, nous sommes la jeunesse : Affilié &. l'Union d* ]a Périodique Belge. A l'œuvre tous, et qu'on le reo^ naisse. Tenez, vanez, noua sommas le printemps. et à la *,éatu,ation\utionJ^^C'î<ît'urîiar>ts libéraux. Ls feu saore des soldats de vingt ans. s*: ABONNEMENTS : Il sera rendu compte des ouvrages dont un exemplaire aura été Un an Etudiants Frs 2,00 SSUUC'îlOK ET A I» n ï IV S S lï A I IOS : envoyé à la Direction. Anuiens Étudiants ... ... » 3,00 GAND - 35, BouleViird Léopold L'Appkl fait l'échange avec se-i confrères Bourgeois . ... .... » 4,00 "*-• ~'j_ Les articles anonymes ne sont pas insérés, Ie< manuscrits ne son Professeurs et Protecteur». . . 6,00 _ pas rendus. La reproduction de« articles n'est autorisée qu'à la Annonces : Tarif et conditions sur demande !':l rCSpOliSfldliU' (IC.S tlltlClCS eS; lîtlSSét' il i!l!iS âlltCUTS. condition d'en indiquer la source et le nom de l'auteur. Bergson et les Catholiques(lt. Henri Bergson est le philosophe à la mode, l'homme du jour. Dans notre période de renouveau idéaliste, sa philosophie nouvelle a enthousiasmé de nom breux adeptes. Les revues et journaux exposent et discutent plus ou moins sérieusement ses théories ; le monde des savants applaudit ses doctrines et récemment l'Académie française a été heureuse de le recevoir parmi ses membres immortels Le snobisme porte Bergson aux nues,et les bergsoniennes ferventes, qui sont légions à Paris, durant des heures, font lile pour trouver place aux conférences que donne le maître au collège de France. Gomment les catholiques accueillent ils la philosophie nouvelle qui connaît aujourd'hui la gloire d'un éclat surprenant ? Les modernistes avaient espérer utiliser au profit du catholicisme le Bergsonisme, qui tachait de trouver une solution nouvelle pour la réconciliation de la science et de la foi. Ils ont été condamné officiellement par Rome. Mgr Merry del Val, cardinal d'état, au nom du St-Père, écrivait à Mgr Farges auteur d'un petit livre énumérant les dangers du Bergonisme pour la foi catholique. « En présence des fausses théories de cette philosophie nouvelle qui voudrait ébranler les grands principes, les vérités acquises de la philosophie traditionnelle, une voix autorisée devrait s'élever pour démasquer et réfuter ses erreurs pour combattre ce venin de modernisme philosophique, d'autant plus funeste et plus dangereux qu'il est plus voilé, plus subtil et plus séduisant. C'est ce que vous venez de faire avec toute la compétence que l'on vous connaît, dans un travail de critique sérieuse, impartiale et objective. Le St-Père vous en félicite car vous avez ajouté à la série de vos ouvrages philosophiques, une œuvre destinée à faire du bien aux âmes, spécialement à la jeunesse, en les préservant des dangers de ces doctrines erronées, en les ramenant à la vérité et en les aidant à s'orienter vers la (1) Je n'ai pas ici à exposer les idéss directiices de la philosophie Bergsonienne ; ce serait d'ailleurs une injure grave faite au lecteur que de lui supposer l'ignorance de la philosophie de l'intuition, de la durée de l'évolution créatrice, qu'il discute assurément s'il est parfait homme du monde. lumière si sûre de la philosophie traditionnelle ». Pour les philosophes catholiques la seule doctrine vraie est celle de St-Thomas d'Aquin. Faut-il s'étonner que le Thomisme se dresse contre le Bergsonisme ? Assurément non, et le catholicisme est logique avec lui-môme en condamnant sans discuter tout modernisme, toute théorie s'écartant de sa philosophie. Etant infaillible et imperfectible parce que parfaite, possédant seule la vérité absolue, Rome présente au monde un bloc intangible. Permettre aux fidèles de discuter un point de sa doctrine c'est mettre en doute tous les autres. Aux . . découvertes de la science, aux systèmes nouveaux, l'église oppose brutalement l'immobilité de ses dogmes. Concéder l'absurdité d'un minuscule détail, c'est reconnaître une erreur et nier par là même que l'église romaine, la seule église de Dieu soit parfaite ; c'est le catholicisme tout entier que s'écroule. Rome doit condamner toute religion plus large, toute philosophie qui s'écarte de la tradition aristotélétique et scolastique, car cela implique une liberté de pensée, un libéralisme religieux qui est en irréductible contradiction avec l'essence même de la pensée catholique. Pour nous la religion comme la philosophie est infiniment perfectible. Réfle-tant la pensée, la vie intérieure d'une époque, représentant les aspirations des âmes vers une fin meilleure, vers plus de bien, la religion se dégageant des erreurs du passé, doit suivre l'humanité dans sa marche progressive vers l'idéal, vers Dieu L'église des temps modernes doit être » large, tolérante et (jSiténfelle, église de progrès, église de liberté ». Cette intransigeance du catholicisme fait sa force à 1 égard des âmes faibles 'éprises d'autorité, tandis que la science et l'esprit critique doit la rejeter comme absurde et dangereuse. Evidemment les philosophes catholiques ne pouvaient traiter Bergson, dont les tendances sont nettement spiritua-listes,avec le même dédain qu'il ferait d'un demi-savant matérialiste. Ils reconnaissent que la philosophie nouvelle a eu pour maints esprits d'heureux effets, en les débarassant des chaînes du «scientisme' et en les rendant ainsi libres pour une nouvelle vie religieuse. Ils comparent assez volonliers Bergson, qui combat le maté-lialisme et la néfaste idolatiie de la science mal comprise, au sophiste chez qui Socrate envoyait d'abord ceux qu'il voyait venir vers lui, l'esprit apesanti et engourdi par de stupides préjugés. Mais Bergson n'ayant point fait intervenir dans ses données le témoignage de la parole révé'.ée, oubliant Saint-Thomas d'Aquin dans sa bibliographie, n'ayant pas reconnu la vérité au sujet du Dieu catholique, Rome ne pouvait admettre sa doctrine. Maritain dans son livre consacré à la réfutation de la philosophie bergsonienne conclut en jeu de mots, que la philosophie de l,i durée ne peut pas duré : par son intuitionisme elle blasphème l'intelligence et 11 raison. Mais je me demande : S'il est vrai que le Dieu Catholique se fait connaître à l'homme par ces deux moyens : la raison et la foi, pourquoi donc lorsqu'il me donne une raison, cette raison exclut-elle sa foi, et lorsqu'il me donne une foi vivant en paix avec ma raison, pourquoi cette foi n'est-elle plus la sienne ? J'aime à m'imaginer que lorsque Berg son entend sa condamnation, il n'en est point attristé, qu'il se dit que l'humanité dans son progrès est comme une colonne desoldatsqui marche sur la route,etcomme la distance de la tète à l.i queue s'allonge sans cesse, c'est un effet inévitable qu'il y ait des traînards et des égarés ; l'histoire lui enseigne que Rome frappe toujours ceux qui se trouvaient à l'avant-garde de la pensée. L>: DuLLiaiEr. A propos de la Chanson d'Eve, de Charles Van Lerlîerghe. (Fragments d'une Conférence faite à la Littéraire). Comment dn%i-je<£a venue veis moi, de cette très douce chanson dTve? Est ce ^gg^ime un rêve, est-ce comme une fêle de lumière, est-ce ce comme nn son de flûte, comme une heure tiSde d'été, comme un sentiment de félicité douce, ou comme un silence de ferveur ? Elle est tout cela : harmonie, sérénité, lumière .. Si, comme le voudrait Emerson « le Génie suprême cousiste à n'avoir aucune originalité, à être purement passif, à laisser agir le monde et à permettre à l'esprit du moment de traverser librement l'intelligence », certes van Lerberghe n'est pas un génie : il est infiniment mieux ; il est le dilettante de la vie merveilleuse, le scrutateur des nuances, des tonalités fugitives et très rares ; il fait dans l'univers un choix judicieux, et cette sélection crée autour de son œuvre une atmosphère rose, ou bleu-pâle, comme lorsque le soleil se lève sur les dunes, au mois d'automne. 11 est de chez nous ; ce m'est un plaisir un peu terne de songer qu'il s'est heurté aux mêmes gens, aux mêmes mesquine-lies, et que finalement il s'en est allé, exaspéré sans doute par les mêmes ridicules dont s'énorgueillissenl nos indus, triels, nos commetçants,nos tades érudits. Je voudi aisdécouvrir quelque peu la qualité prestigieuse de sa sensibilité. Cet homme au visage rude, impassible, barié d'épaisses moustaches a regardé avec ut.e candeur ravie, une tendresse renouvelée, son rêve étonné de s'adapter à la vie ; il a fait son beau voyage en souriant à toute chose, car sur toute chose il mettait la clarté de son amour. N'est-ce point dans Carlyle : quand Jésus sort de chez lui, il rencontrera Jésus, et Judas rencontrera Judas ? Ainsi van Lerberghe a trouvé partout la beauté du monde; il en parlé mieux qu'aucun autre, mais comme il était très intelligent il n'y a pas cru ; il n'a pas voulu y croire ; il a dit à ses songes : « Ne croyez pas qu'en vous je croie. Plus qu'il ne faut qu'une âme sage croie à la vie ; mais je vous aime ». Il faut aimer, il faut aussi ne pas cioire â l'amour. Ils sont trois, trois qui ont vécu ici ; Maeterlinck qui comprit le silence et la vanité de l'inconnaissable ; Verhaeren qui chanta l'existence triomphale ; van Lerberghe qui apparia l'amour à notre raffinement moderne ; ils étaient trois à partir d'ici pour la folle conquête et la folle aventure. Maintenant ils sont parmi les plus grands, parmi les prospecteurs de terres nouvelles, parmi la demi-douzaine d'hommes que tous connaissent. Il faut oser pai tir I « Nous arriverons peut-être » dit Benjamin Constant « et nous mourrons sûrement : et alors ce sera tout comme ». J Le vers français a subi avec van Lerberghe sa plus subtile métamorphose; Boileau nombrait ; Hugo transforma ce tic-tac en flon flon mélodique ; Yan Lerberghe changea la mélodie en mélopée; avec lui une forme est née apte à exprimer, par sa musicalité suave, les sentiments encore obscurs qui bruissent à la source de toute passion ; peu à peu elle les réalise ; et par là même brutalise un peu ; mais déjà le verbe devient inutile : le rythme seul a suffi pour mettre notre sensibilité à l'unisson de celle du poète ; van Lerberghe ne définit pas, il indique, il ébauche, il suggère ; il est parvenu à nous faire sa.tii sans nous faite toujours 3e Année. — IV» 15. 30 CENTIMES LE NUMÉRO. Samedi 28 Février 1914. —H >1111 lin II lin I II ■III Mil II M» «Il I il II Ml II I I II CITIIII I Il II lui n III I ■ ||| m m H PI l|g" ——■ I ■— Il ■ !■ I m i II —■ ■ i I .11 ..I ■ ■ I ■■■■■■ ———■ — ■ ■ Il MM — ——— *TI m in M —1 I

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Dit item is een uitgave in de reeks L'appel: hebdomadaire libéral estudiantin gantois behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Gand van 1912 tot 1936.

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