L'appel: hebdomadaire libéral estudiantin gantois

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26 maart 1914
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s.n. 1914, 26 Maart. L'appel: hebdomadaire libéral estudiantin gantois. Geraadpleegd op 23 april 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/q52f76720r/
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3" Année. — IV' lî S50 CENTIMES LE NUMÉRO Jeudi se Mars 1Q1< L'APPEL ORGANE HEBDOMADAIRE DES ÉTUDIANTS LIBÉRAUX GANTOl! « L'Appel est une attaque dirigée contre u jugement injuste ». Hermogeniei Affilié à l'Union de la Presse Périodique Belg et à la Fédération National'; des Étudiants libéra « La liberté ne sa demande pas, elle se prend ». Lamennais. ABONNEMENT S : Un an : Étudiants Frs 2,00 An.îens Étudiants » 3,00 Bourgeois » 4,00 Professeurs et Protecteurs » 6,00 Annonces Tarif et conditions sur demande. RŒWACTIOIV ET Aii3llJVI§TRAT10]V : GAND • 116, Chau! sée de Courtrai. La responsabilité des articles est laissée à leurs aute Il sera rendu compte des ouvrages dont un exemplaire aura été envoyé à la Direction. L'Appel fait l'échangp avec ses confrères. __ Les articles anonymes ne sont pas insérés, les manuscrits ne sont pas rendus. La reproduction des articles n'est autorisée qu'à la condition d'en indicruer la source et le nom de l'auteur. N°spécial en l'honneur de M. le Prof. P. Van Wetter M. P. Van Wetter a enseigné le droit romain à l'Université de Gand pendant près d'an demi-siècle. Il va quitter sa chaire cette année. Il a donné ses premières leçons en 1867. C'est dire qu'il est entré jeune dans cette noble carrière : il avait vingt-trois ans. . Dès lors tout le monde a pu constater que M. Van Wetter avait pour l'enseignement une aptitude spéciale et hors ligne. Son esprit est d'une clarté lumineuse. Ii unit une précision parfaite à une vigueur peu commune. U est fort avec mesure, tin sans aucun penchant à une subtilité excessive. Il faut ajouter qu'une volonté ferme et tenace lui a permis de concentrer sans effort et tout naturellement l'activité de sa pensée sur la science qui faisait l'objet de son étude. Pendant de longues années, il s'y donna tout entier. Grâce à ce travail ardent et persévérant il put acquérir une sûre et complète possession du droit romain. Il fut bientôt un romaniste éminent, qui compta parmi les premiers. Ayant pris part au concours universitaire, alors qu'il était encore étudiant, le jury, qui avait vu juste, attribua le maximum des points au mémoire qu'il avait présenté sur le droit d'accroissement entre coléga-taires.La supériorité exceptionnelle à laquelle on rendait cet hommage, on la retrouve dans toutes les œuvres de Van Wetter, dans son Traité de la possession en droit romain, dans son Traité des obligations en droit romain, dans sod Cours élémentaire de droit romain, dans son admirable cours de Pandectes. Ce sont œuvres magistrales, où l'auteur a donné les fruits d'une science sûre et profonde. Pendant des années, M. Van Wetter a sagement concentré ses forces intellectuelles sur l'étude du droit romain et de ses principes, mais cette concentration n'a été que l'effet d'une bonne méthode de travail. Elle ne provenait nullement d'un manque d'intérêt pour les autres branches de la science sociale, ni d'une moindre aptitude à les cultiver. Au contraire, à mesure qu'il devenait plus maître de son étude spéciale, il donna une attention de plus en plus active à des travaux pres-qu'autant historiques que juridiques. On le vit quand M. Van Wetter, recteur de l'Université, choisit pour sujet de ses beaux discours de rentrée : Le droit romain et le droit celtique dans la Gaule. La com• munauté de biens entre époux ; puis, Le droit romain el le droit germanique dans la monarchie franque. Ce sont des œuvres marquantes, qui témoignent d'une science très étendue et précise, mais aussi d'un large esprit capable de dominer l'histoire du droit, où elle touche de près à l'histoire générale. Ces études qui sont la preuve de la science historique et juridique la plus spéciale suffiraient à établir ce que connaissent ceux qui ont pu suivre dans l'intimité la vie de travail de M. Van Wetter, la haute culture générale de ce vigoureux esprit. Il a été un excellent jurisconsulte. Mais nul n'a moins mérité le mot dédaigneux qu'un grand professeur de droit disait de certains de ses collègues : « Ge n'est qu'un juriste ». On a pu admirer en lui, en même temps qu'un juriste, un savant et mieux qu'un savant, un penseur. Une telle valeur intellectuelle et un travail si égal et si persévérant supposent des qualités rares du caractère* Ceux qui n'ont connu M. Van Wetter que par ses écrits doivent s'en rendre compte. Ceux qui ont eu l'heureux privilège de connaître de près cet admirable jurisconsulte savent que le caractère est chez lui aussi fortement trempé que l'intelligence. Il n'a jamais fallu attendre de lui les petites concessions, les menues transactions qui naissent de la faiblesse ou d'une indifférence sceptique, ou encore d'un souci trop prudent de protéger sa personne.Tous ceux qui ont approché M. Van Wetter, ses élèves, ses collègues, ses amis, savent que sa bonté est vraie, mais ferme, que sa parole est simple et sûre, sa franchise et sa loyauté absolues. Cette clarté, ce sentiment exact des proportions qu'il a dans l'esprit sont, dans son cœur, de la simplicité et de la droû ture. Chez notre ami, qui a passé une vie de travail à étudier le droit de Rome, cette étude du passé n'a point eu pour effet de refroidir ses sentiments OU d'atté uuer leur vivacité. Dans sa jeunesse, on a parfois pu constater brusquement que cette vivacité était ardente et si l'âge a tempéré les manifestations de cette ardeur, parce qu'il a rendu plus sûre la maîtrise de l'homme sur lui-même, il n'a en rien affaibli la chaleur de son cœur. Il était inévitable qu'une intelligence de cette valeur, vivant dans un pays libre^ ne se désintéressât pas de la chose publique et eût des opinions non seulement sur la politique de la Rome antique, mais sur celle de la Belgique contemporaine. Ces opinions de M. Van Wetter sont bien connues. Il est très attaché au libéralisme belge, bien qu'il ne se soit jamais occupé d'une manière directe et personnelle de défendre sa cause. Chose qu'ont remarquée et admirée ses amis, bien que ses idées n'aient pas varié sur ce point, qu'elles soient en 1914 ce que nous les avons connues en 1867, M. Van Wetter les manifestait peu jadis, au temps où les libéraux étaient au pouvoir et où d'aucuns croyaient qu'il pouvait y avoir avantage à flatter leur puissance. On savait M. Van Welter libéral, mais il ne se donnait guère la peine de le dire, sa pensée étant préoccupée d'autres objets. C'est à mesure que les temps sont devenus plus sombres pour le parti libéral et que les prudents et les habiles se gardèrent avec plus de soin de toute apparence de compromission avec lui, que 3 ie professeur, qui eût pu facilement se j retrancher dans ses Pandectes, trouva 3 nécessaire d'affirmer simplement, mais j clairement sa profonde sympathie pour la cause vaincue. D'une manière plus vive, il manifesta avec ardeur l'intérêt qu'il prenait à la diffusion dans notre pays de la langue et de la culture frasçûa s. intérêt où il voyait aussi, avec raison, celui des idées de liberté et celui de l'Université de Gand, en ce moment même plus menacée. M. Van Wetter a su grouper autour de î lui des sympathies cordiales et des ami- s tiés fidèles. Ses élèves aiment et admirent , en lui le plus savant et le plus juste des t maîtres. Ses collègues, ses amis l'estiment trop profondément pour que cette estime . ne devienne pas de l'affection. 5 II a fait à l'Université de Gand une » longue carrière. Le sillon qu'il a tracé est 3 lumineux. Il arrive au terme de sa tâche, , tel qne l'a fixé la loi. Il va quitter l'Uni- r versité en pleine force, ayant encore, il > — » t • j , i« » i . i .

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Dit item is een uitgave in de reeks L'appel: hebdomadaire libéral estudiantin gantois behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Gand van 1912 tot 1936.

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