L'avenir: journal quotidien d'Anvers

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s.n. 1915, 03 Maart. L'avenir: journal quotidien d'Anvers. Geraadpleegd op 22 april 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/dv1cj88f85/
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IlVIerçredi, 3 $ÎWs 1915 .Jk : iZA Prix 10 Centimes - Pour Anvers 5 Centimes. Première^Année, numéro 73 \ \ K R&/f-CT?TÔH^ I / Q. 'v/ M jJUtïjljSij'îlA'ïlO N i \. rue^rthjge, . 44 anvers [jour BRUXELLES S'adresser à nos Bureaux : 28, ru f leon frederic, 21 L'AVENIR r ' ■ i i i WW| Il U I I I U t KJ bureaux ouverts de 10 à mul: l de 15 à 17 heures \nnonces a forfait 14. ruf. ROUGE. 44 \nvf:rs journal duoiidien d'Anvers LA PRISE D'ANVERS I RACONTÉE par un BRUXELLOIS Vous me demandez de vous raconter la prise d'Anvers, vue a distance, par un .bruxellois. Je veux o.en vous donner au hasarci de la plume une relation des laits I que j ai vus ei vécus, Elle sera ioreemem incomplète mais avec les p^eces ouioeiie*, et autres déjà parues, eue servira a compléter les données qui existent déjà. Donu au tait : Les affaires ayant cessé immédiatement avec la déclaration de guerre, jl m'entretenais de celles-ci de préférence avec ucuX uc ineo amis, 1 un roionai», l'autre /vnversois. Le premier avait sur son pays les idées de presque tous se3 congénères, c'est-a-oire qu il reooutan coimne une véniaoïe catastrophe poui l'numanité, la liDerté et la civilisation, une victoire de la Russie avec le système actuel de gouvernement et avec i'ignorance des masses russes dont une grande partie en est encore a l'état sauvage. L Anversois, lui, entendait raisbnnei -Caiineiiieiu le» taies du jour et ne pas s*, laisser entraîner ^ur i cutnoUsiaoine ge nevai. n jugeait u une supie.ue icne iu décision uca ^namurea, Ont-iee a la nat-c, de résister a la prern*ere puissance militaire du monue et de risquer ainsi la liberté, l'indépendance et ie tr^ne de la Belgique pour une sunpie quest.on d non-ncur. ai lie cacna nuueiiieut cette iaçui. de voir et laïuit, 1e jour de 1 ultimatum auemand, etre assommé pour 1 avoir di* trop ouvertement et pour avoir preu.c i eiuree, enueans les qu.nze jours, des Allemands a oruxcacs. Ceue entrée se ut absolument à ^improviste pour la généraine de la nombreuse population uruxcnoise qui devait cepciiuaut se uoULcr de la cuoac lor^quv. la idiunie royaic décida de quitter la pitaie, lorst^u on ut sauter ics magniii-ques installations de te-egraphie sans in de i_aeKen et lorsqu on en cuait arrive u ia granue larce uc3 oarricades de la gar-de-^ivi^ue. Les drapeaux irançais, ueo noinoieuX, trop nomoreux a uruxelies, disparment u auoru, ies beiges eiioUite et le canne succéda petit à petit a l agitation dU déuut. Le passage des troupes allemandes dura trois jours et demi, il nous apprit la chute de i-.ege et de ses lorts, cnUte qu on nous avait si bien cacnee que même au deuut de septembre il était dangereux d'en parier, l. objectif de cette arme*, était raris. Lue s y acnennnait en enan-tant, se contentant oe prenore quelque.» précautions du cote oe Louvain eL oe vn-vorue contre des suiprises evenLuenes d*. la garnison o Anvers. Une premiere alerte eut lieu le 25 aoCu quanu tout £>ruxeiies launt se soulever a la nouvene ue 1 approche des français vers rorest. j^a nouvene était lausse comme tant u autres que des ouiones clandestines nous servaient regunere-ment. 11 y avait cependant quelque enoae. Ce jour-ia la garnison o nnvers iàiiiit rompre les counnunications allemandes vers LOUva,n. i_e 10 septembre nouvelle sortie de ia garnison, ramenant 3^0 prisonniers que i etat-major lit mameureu-sement promener par ies rues d'Anvers. C'est aiors que iut décidée l'attaque d'Anvers. Les troupes qui étaient sur les routes de Cand et cie îvions turent ramenées hâtivement à la grande joie des Ketjes qui croyaient queues rentraient en Allemagne, repoussées par les alliés. Bientôt survinrent les gros canons qui avaient fait tomber ia lorteresse réputée imprenable de Maubeuge. Depuis lors nous entendions jour et nuit l'artillerie de campagne dans les divers engagements d'mewyck, de Ma-lines, de Londerzeel, de Meysse et ailleurs. Le soir, massés sur les hauteurs d'Evergnem, nous voyions les lueurs des incendies jugés nécessaires pour les dégagements ou champ de tir. Des résultats, nous n'apprenions rien ou presque rien si ce n'est les balivernes de la population qui parlait de « piles » reçues par les Allemands, de 10, 20 et 30,000 morts. Les hauts faits en étaient attribués à l'armée de secours française ou anglaise, car, fait à remarquer, c'est uniquement de celles-ci qu'il était question, l'armée belge n'étant mentionnée que pour mémoire. Quant au siège d'Anvers,, on n'en parlait même pas.» Cela n'existait pas. Il aurait fallu un an et une armée de£00,000 hommes au moins ! Notre petit cercle savait à quoi s'en tenir à ce sujet. Nous avions suivi les gros canons; savions à peu près où ils étaient établis et que l'état-major allemand, loin d'être parti en France comme on en avait répandu le bruit, se trouvait non loin de là. C'était donc bien l'attaque d'Anvers. Vers le J5 ou 16 septembre nous apprîmes qu'un prince allemand de .sang-royal avait été envoyé à Anvers,- avaij obtenu audience du Roi et avait fait les propositions suivantes : Si la Belgique voulait déposer les armes et faire la paix avec l'Allemagne, celle-ci lui garantirait, son intégrité et son indépendance ainsi que le maintien de la dynastie après ia guerre, l ous les dégâts quelconques seraient évalués à dire d'expert et payé.5 immédiatement au comptant. Quant au Congo, la question en serait réglée après .a guerre, à la satisfaction de la Belgique. La réponse du Roi fut qu'il élait inutile .nême de soumettre ces propositions a ses ministres et l'envoyé rentra bredouille a Bruxelles. Vers la même époque le ministre d'Etat YVoeste se rendit de son eôté à Anvers pour, nous avait-on dit, juvrir les yeux au Roi sur la gravité de la situation et l'aveuglement de certaines personnalités du gouvernement qui menaient le pays à une catastrophe finale. Je n'ai pas pu avoir confirmation de jes deux faits ou de leurs détails; mais .es personnes qui les rapportèrent sont tellement dignes de foi que le fond,à mon 1 vis, en doit être vrai. Cependant les batailles battaient leur jlein et nous commencions à être anxieux sur le sort d'Anvers. C'est ici que se ré-.éla de près le caractère anversois que j'avais déjà appris à connaître un peu. A mesure que nous approchions du dé-îouement, mon «Sinjoor» devint agité et nquiet. Il se trouvait sain et sauf ici avec a famille; mais l'amour du clocher chez .'Anversois est quelque chose de phéno-nénal. Et cette agitation et cette inquié-ude il avait le secret de nous les com-nuniquer.Après trois semaines de canonnades, tantôt sur l'un tantôt sur l'autre point, nous entendions le 28 septembre pour la première lois les gros canons en même .emps que nous apprenions l'arrestation au bourgmestre JViax. C'était bien l'attaque des lorts d'Anvers et pour nous jUi connaissions la rapidité de la chute ue Liège ,de IMamur, de Manonvillers et ae Majibeuge, nous savions que la résistance ne serait guère de longue durée. Des ce moment notre « Sinjoor » faisait peine à voir. Prédisant la chute de la ville endéans les trois semaines il s'alarma de l'ignorance où était la population anver-soise de la véritable situation,ce dont nous pouvions nous rendre compte par les rares journaux qui passaient encore. Il voyait dans son esprit la ville prise d'assaut, les batailles dans les rues, -les paniques de la population, l'incendie et le massacre, et il était au désespoir de ne pouvoir pénétrer à Anvers pour crier à ses concitoyens leur extrême lcJie. Ayant des relations dans le journalisme il était parvenu à faire passer des articles dans ce sens, mais sans résultat aucun. Notre ami le Polonais, lui, était parvenu à se créer quelques relations dans la nouvelle administration de l'occupation. Faisant des vœux pour la défaite de la Russie qui serait le signal de la délivrance de la Pologne, sa patrie, il n'avait pas les mêmes scrupules que nous. L s'était mis ainsi en rapport avec un fonc-tonnaire allemand expulsé lors de la déclaration de guerre, mais qui plutôt Beige qu'Allemand aimait beaucoup la Belgique et les Belges: Pour calmer notrt Anversois il se disait fort de lui procurer un libre-passer pour une suprême démarche en faveur de la cessation, des hostilités. Il indiqua le cardinal Mercier à Anvers, comme le meilleur intermédiaire pour faire aboutir cette tentative. Nous étions d'avis que le cardinal ne se prêterait pas à cette démarche qu'il aurait faite lui-même s'il la'jugeait conforme à ses vues. Cependant il fallait se hâter; le dimanche 4 octobre les artilleurs faits prisonniers au fort de Waelhem arrivèrent à Bruxelles et on parlait de la prise de Lierre. Notre « sinjoor » proposa d'aller en délégation trouver le bourgmestre d'Anvers au nom des Anversois de Bruxelles pour le supplier d'intervenir pour que la ville natale évitât le bombardement et l'assaut final. Quand il avait trouvé les personnes disposées à l'accompagner à Anvers il fit avertir le ionctionnairc en question. Celui-ci, d'un: voix émue, déclara que c'était trop tard. .Vous étions le mercredi 7 octobre. Le:-jours suivants nous étions aux aguets sur les hauteurs ; mais lés bruits de la ca nonnade, qui depuis plusieurs jours, étaient allés en s'élcjgnant, ne nous par venaient plus. Le ciel était brumeux e: pas de trace de lueurs des incendies d'Anvers que notre immagination nou: représentait. Le vendredi soir le bruit de la redditior d'Anvers se répandit à Bruxelles et 1< lendemain on afficha que les troupes aile mandes étaient entrées dans la ville. La nouvelle fut accueilile avec un sou pir de soulagement par les nombreux An versois demeurant ici, tandis que la gen boulevardière refusa d'ajouter foi au>: affiches, et ne se rendit à la réalité qu longtemps après. Nous allions des premiers rendre visite a la vine déserte et lûmes ncureux ot constater que le Domoardernent avait i-m relativement peu de mai. v_,e qu on nous > aconta joau a ce que nous apprîmes a oiux_ncs oe gens o^eii inxprmes je vou.: ie uenne ici puur compléter mon lécit. i-e mercrcui 7 octocre le parlementaire au général von £>esseier se présenta c 1 état major belge pour, en vertu oei prescriptions de la convention de JL-, Aia^e, sommer ia viiie de se rendre e. laisser a la population civile le temps o^ ^e retirer. Le oomoaroement commencerait la nuit suivante. Le général ut .juise reçut lort mai le parlementaire ai lemano, lui un qu'il n'avait pas a s occu per des prescriptions des conventions d. j^a Haye et qu il n'avait pas de somma tions a recevoir. L'ambassadeur d'Espagne,mis au cou rant, se hâta d'intervenir et évita, ainsi i ia ville une complication qui aurait pt iui devenir fatale. Le général déclara 11 nalement que la ville résisterait a la der mère extrémité et qu'il en. prenait la res ponsaDihté. Les récits publiés par «L'Avenir», par 1. «Nieuwe Kotteroamsche Courant»,les dé clarations du bourgmestre d'Anvers et a» ia Commission Intercommunale formen; ia suite de la présente relation. Faisons re marquer cependant, pour taire la liaisoi entre eux, que s'il y a des reproches 1 caire ce n'est pas à l'administration de 1< ville, mais à l'autorité militaire qu'ils de vraient s'adresser. Celle-ci en eifet éta: partie sans passer ses pouvoirs, et la vill< aurait été réduite en cendres si l'adminis tration civile n'était intervenue à temps D'ailleurs d'après le rapport French Davis il s'en est fallu d'un peu de ven pour qu'Anvers n'existât plus au mo ment actuel. Les journaux hollandais ont racont-qu'au début de la dernière semaine di siège un parlementaire allemand était ve nu encore faire des propositions de paix que le roi Albert était d'avis de les accep ter; mais que les Anglais qui siégeaien dans l'état-major avaient fait rejeter tou te proposition. Je n'ai pas pu contrôle cette relation qui n'a cependant pas reç de démenti jusqu'ici. Les partisans de 1 résistance à outrance ont eu le dessus L'histoire établira s'ils ont bien agi et s l'intérêt de la patrie a été sauvegard par leurs agissements. Un Bruxellois. Eciios Calendrie 3 mars. — Soleil : lever, 6 h. 40 ; cou cher, 5 h. 45. — S'te-Cunégonde, Vve St. Marin,,M. 4 mars. — Soleil : lever, G h. 38 ; çîon cher, 5 h, 4 7. — St. Casimir, C. '; Sain! Adrien et ses cornp., M.M. La prise d'Anvei A la demande de nomoreux lecteur; nous reproduisons ce jour l'articie t. tond relatant quelques episodes du siè^ d'Anvers, l'édition, ou il avait part, étant complètement épuisée. Waterîe La petite suspension que notre jour m a subie ne nous a pas permis de pane] a la date même, de l'ann-versaire du n cour de .Napoléon de l'ile d'Elbe. C'est, en effet, le 28 février que 1 Petit Caporal, malgré une surveillanc étroite, parvint à s'échapper avec u bata.llon de la garde. Il débarqua a golfe Juan ; fut reçu triomphalement ps l'armé^, rentra à Paris, mais fut abai -onné par les royalistes. 11 dut se rés gner à signer l'acte additionnel à la Cor stitution de l'Empire... Et la dernièt phase de l'Epopée commença. Q.ic fut cette villégiature à i'île d'E ber Quelques-uns de ceux qui avaiei suivi l'empereur déchu laissèrent un relation de leur séjour de dAx mois dar 1 'île. Chacun en parle à sa façon. L sellier Vincent n'a d'éloges que pour le chevaux qu'avait emportés Napoléoi pour Wcigram, Tauris, Roitelet, Intet dant, Montevideo. La seule cho^e qi soit intéressante dans le récit de Vincci c'est la remarque que le vainques d'Austerlitz avait fait préparer une sel' de dame : il attendait Marie-Louise ! ; ne soupçonnait donc pas Neipperg, 1 les intrigues de la cour d'Autriche ! A côté ele ces souvenirs purement hir niques, il y a les documents du valet d chambre Marchand et ceux du mam< luck Saint-Denis, ceux de Poil: de l'Hc rault, ceux du brave adjudant Pierre J,; badie, qui sont empreints de naïveté, s non de poésie. L'arrivée de la princess Pauline, qui avait eu le mal de mer di -ant la traversée, est un événement d':n sortance. Et puis, .no're adjudant-poèi -elate l'arrivée d'Anglais qui venaier considérer celui qui fut si longtemps lev idversiire, en les vers peu parnassiei: que voici : L'on voit venir du continent Vers S. M. Nppoléon le Gmnd Pour voir cet homme à grands talents On le voyait fier et content Mais les Anglais à peine trouvèrent du Grâce à leur argent. [logemei Il y a de cela cent ans. On neut bie dire, avec Victor Hugo : « Demain, c'est watenoo, demain c'est Sainte-néièuc, demain c'est le tombeau ». Ma.s ce tombeau, c'est aux Invalides qu'on le trouve. Ces: une componsu-ticn pour l'âme de celui qui a dit : «Je veux que mes cendres reposent au milieu de ce peuple que j'ai tant aimé... >; m Passe-ports Beaucoup de gens croient que les passe-ports 11e sont plus exigés entre Anvers et Bruxelles, il y a la évidemment une erreur d'interprétation. Entre-les deux villes, les formalités sont testées absolument comme elles étaient au mois de tévner et l'exhibition des passeports est toujours de rigueur dans les deux sens du voyage. Garde civique Dans quelques jours les bureaux de la Jarde civiquej tant pour les contrôles que pour les signatures, seront translérés ie la K.ommandantur au local de la rue Jes XII Mois. Aucune décision n'a encore été prise pour le contrôle de présence qui a lièu -ous les 15 jours. Il serait à espérer que l'autorité allemande d'Anvers voulût bien donner à nos ex-soldats citoyens la même faveur dont jouissent ceux de Bruxelles c'est-à-dire de ne se présenter au ;ontrôle que tous les mois. Nous savons 1 de source certaine que cette mesure est " \ l'étude; elle sera bien accueillie par 1 1 :ous. La soustraction du « quart » Ainsi que nous l'avons.fait remarquer en nos précédents articles, ia mesure quelque peu dracon.cnne prise à l'égard de tous les employés et ouvriers commu-i naux devait faire sentir ses ettets. , Nous n'avons guere dû attendre la résultante, car une eircula.re, émanant de quelques employés compatissants a ' déjà lait route. L « Nous ne pouvons, dit-elle, permettre à nos collègues, momentanément dans le r oesoin, d'avoir recours à la enanté pu-j olique, de solliciter des vêtements, des aliments, en un mot, des secours «le toute nature, nécessaires à leur subsis-.ance et à celle des leurs. » Et en somme, il serait v.l en de telles circonstances de ne pas venir en aide à ses collègues. Eit)érons enfin que la ville reconnaîtra le mal fondé de sa décision et ne devra pas être mise dans l'alternative de voir ses propres employés tendre la main aux passants. ' La représentation de 30 millions de citoyens américains Le mouvement d'opposition contre la neutralité unilatérale de Bryan s'étend de jour en jour et elle n'emégimente pas uniquement les Américains de descen- ; dance allemande ou austro-hongroise qui | protestent contre la neutralité « armée » b des Etats-Unis. Le député au Congrès le '* Dr Barchfeld, de Pensylvanie, non alle-c nand, a c'éelaré publiquement dans le - « Milwa.nkee Sonntagspost » qu'il comp-> te absolument sur l'agréation par le parlement du bill empêchant l'exportation d'armes et que rr.ême, si le Président ù imet son « véto » il l'admettra malgré ce li é:o une seconde fois. j C'est sous l'empire de cette mentalité qu'on a consommé le 31 janvier la fondation de « la Ligue de l'indépendance e américaine » qui servira de pendant à la e ,< Ligue de la neutralité américaine » bien il connue et qui tentera d'entamer une u campagne dans une mesure plus large r pour le maintien d'une neutralité sin-i- eère et dans laquelle elle essayera d'en-i- traîner le gouvernement américain. 1- Derrière la nouvelle ligue se trouvent, e comme les. orateurs l'ont démontré, plus de 30 millions de citoyens et les noms de [- ceux qui se sont réunis le 31 janvier à ,t Washington sonnent bien. s Le sauvetage des chefs-d'œuvre e sur l'Yser s Ce sont l'ancien représentant Eugèue l> de Groote, art.ste-amateur, et M. Henrv Jommarty qui ont reçu mission de :<u> ver, dans la région non occupée de la t Belgique, les objets d'art qui s'y trou-r vaient encore. c Comme nous l'avons déjà dit, l'Ado-^ ration des Mages par Jordaens, à Dix-1 .nude, n'a pu être sauvée de la destruction. On avait mis le chef-d'œuvre dans »- .me salle de concert où on le croyait en t sûreté. Il y a été atteint par un obus ■- des belligérants. Ailleurs on a été plus heureux. A Loo J- on sauva un grand tableau d'autel de J. /an Boekhorst, surnommé Lange Jan. îlève de Rubens ; rn be^m trptvo-'e at-1- tibué à Jéremie Mikendorff, d'Ypres (1621), et de nombreux oDjets d'art ré-c igieux anciens. On n'a pu sauver mal-|T îeureusenient les beaux panneaux en 1 >ois ciselé du banc de communion, les boiseries, la chaire de vérité, etc. De Vulverinsdiem on a rannorté plusieurs ableaux : Le Christ en Croix nar Van louck, élève de Van Dvck : d'Oost^er-e, rne mise en croix primitive, peiit-vtre de la iriain ele Potier v°n ^er Wev-len. De Nieuport, Furnes et Ypres ces r messieurs ont amené également divers i. obid'art. NOUVELLES DE LA GUERRE Sur le front de l'Ouest Berlin, 2 mars (Officiel.) — On mand du grand quartier général : bn Argonne, nous avons pris plusieui tranchées, avons fait 80 prisonniers t avons capturé cinq lance-torp.lles. Des assauts sur Vauqucus furent r< youssés avec pertes pour l'ennemi. Not ivons maintenu, malgré des con:re-a .aques vix>lentes, nos avantages que not iv ion s faits dans ces derniers jours dar les Vosges. Les attaques des Français a îord-est de Celles causèrent beaucoup c >ertes à l'ennemi. La ville de Roye endommagée Berlin, 2 mars. — Dans la ville c Roye, occupée par nos troupes depuis 1er octobre, la population civile a eu '.éplorer, d'après la « Gazette des A dennes », les pertes suivantes causées pi l'artillerie française: tués: 5 hommes, "emme, 1 enfant ; grièvement blessés : hommes, 7 femmes, 2 enfants ; légèr< ment blessés : 1 homme, 1 femme. Lt bâtim?nts endommagées par le feu c l'artillerie française se montent à vin g deux. Parmi ceux ci, il y a la belle ai eienne église St-Pierre, l'hôtel de vil avec la bibliothèque, l'hôpital et se éelis?, tous irrémédiablement perdu L'hôpital fut canonné au moment où dei drapeaux avec la croix rouge de Genè\ y flottaient encore. Sur le front de l'Est Les assauts russes au sud-est et au st de la forêt d'Augustovv furent sans su eès. Les attaques nocturnes russes £ nord-est de Lomza et à l'est de Plot turent repoussées. Prasnysz pris et repris Pétrograde, 28 iévr. (A.T.P.) — Cor muniqué du grand état-major général : La bataille devient de plus en plus vi lénte sur la -rive-gauche du Niémen, ; nord de Grodno, et elle se livre sur 1 iront très étendu devant les retranch Tients. Les attaques des deux côtés so appuyées par un violent feu d'artilleri Le combat d'artillerie près d'Qssovi eontinue. Au cours de la nuit du 27 1 ^'rier, l'ennemi a amené des renforts et repris Prasnysz. Il en résulta un comb acharné pour la possession de la ville. ( combat dura toute la journée. Le se nous reprîmes Prasnysz. Nos troupes ont tenté courageuseme de développer encore le succès obten ?lles firent face avec beaucoup d'énerg 1 la résistance acharnée de l'ennemi, sa tenir compte de leur propre fatigue. Bombes sur Varsovie Copenhague, 28 févr. — D'après avis o'nier un aviateur militaire ailema. a jeté des bombes sur les travaux de c iense de Varsovie, ce qui a cau^é d dommages sérieux. En outre son pass ger a réussi à prendre d.fiérentes vu pnotograpmques des ouvrages des for iications. Le leu énergique qui fut diri. sur l'avion força celui-ci à s éloigner. Aux Dardanelles Copenhague, 28 février. — Dans cercles de la marine à Londres, on croit pas que les opérations dans les D; danelies mèneront à un résultat dans avenir prochain. Pour que les navii de guerre puissent passer sûrement l'c trée, les forts du détroit de Gallip devraient être complètement démol L'expérience a démontré que le bomb; dement des travaux des forcificâtic par des navires de guerre 11e mène aucun résultat décisif. Même si tous forts étaient pris ou rendus intenabl il s'écoulerait un temps appréciai avant que toutes les mines soient c truites. Vienne, 2 mars. — D'après la «Ne Freie Presse » on prétend ici dans les c< des diplomatiques que l'admirai Limpt qui se trouvait à Constantinople ava la guerre pour l'équipement de la flot se trouve maintenant à la tête de la fl< te des alliés devant les Dardanelles. La guerre navale Les suffragettes amazones Les journaux français s'occupent bez coup du corps des suffragettes anglais qui vienn:nt se mettre à la disposition l'autorité militaire en France pour le s< vice des téléphones, télégraphes et p( tes. L'état-major' a é:é reçu avec e ovations au Hâvre. Leur équipement la se à désirer ce qu'on doit attribuer à hâte de l'embarquement afin d'éviter dangers croissants du blocus allemanc Maintenant qu'elles y sont, on s'? perçoit qu'en eé éral les membres du giment féminin ne sont nullement famil risés avec la hno-ued^ Boileau et de nais^ 'nt des difficultés et des conflits bi comoréhensibles, dans l'administrât! des télégraphes et des téléphones. Jusqu'ici on n'a pas vu le grand chef, Mrs. Pankhurst, parmi elles. e Leur présence sur le front constitue un nouveau chapitre de l'histoire mili-s taire dans lequel écrivains, poètes," liDret-■ t listes et vaudevillistes trouveront ample moisson à l'expression de leurs idées. Navire avec 800 suîfragattes en retard D'après une correspondanee en date du 3 25 février parvenue de Boulogne au ^ < Dusseldorfer G. Anz. » de la part d'un l' -epo-rter américain qui se trouve au quar-C ier général français, correspondance ransmise par un hemme de confiance en :>ays neutre, un navire angia s portant 800 jiiiiragettes manquerait à l'appel. Jus-c qu'ici il est arrivé à Boulogne 3500 mem-f bres du corps des suffragettes. ' Les chefs croient que le navire man-*' quant a fui devant un sous-marin aller r nand et qu'il s'est réiugié dans un port inglais. D'aucuns émettent cependant la crain-te que les 800 suffragettes en retard ont |s fait naufrage et ont péri dans les flots. | Le « Dacia » arrêté le Paris, 28 févr.(Reuter.) — Un croiseur n français a arrê:é le « Dacia » dans la s Manche et l'a conduit à Brest, x * * * e Au sujet de l'arrestation du « Dacia» les journaux anglais font ressortir entre autres, qu'elle diminue forcément la complication de cette affaire. La loi française des prises est sur ce point très décisive, d Cette loi ne reconnaît notamment pas la transcription des vaisseaux d'une par-u ie belligérante ennemie, sur le registre ■k d'une puissance neutre.. L'Amérioue et le blocus Genève, 2S février. — Contre une 11 proposition que contient la note de Wil-;on et qui demande que les belligérants 0 lassent disparaître toutes les mines des lu égions on question, on objecte à Paris 11 :t à Londres que cela se-ait très difficile e" 1 exécuter. On devrait de part et d'au-n re et simultanément éloigner les mines, e- :e qui nécessiterait un armistice auquel meune des parties ne tient pour le mo- ^ nent. a a: La note américaine ''r Berlin, 2 mars. — La note américaine du 22 février adressée aux gouverne-n! nents allemand et anglais, exprime l'esr \ ! x>ir que l'Allemagne et l'Angleterre -i- puissent trouver une solution aux difli-n ailtés surgies pour arriver à éviter aux îeutres, qui font un ccimmerce pacifique, es dangers auxquels ils sont exposés. .Dette indication ne doit pas ê.re comprise m omme une proposition de l'Amérique, à 1C gquelle il n'appartient évidemment pas ié l'établir les conditions d'une pareille eues .ente quoique la question intéresse le a- )ays et le peuale américain d'une façon es directe et générale. Elle se permet uni-ti- quement d'user de la liberté qui apparié ient.à un ami sincère qui se fait guider par le désir d'éviter des ennuis à chacune .les deux -nations et de rendre service au-ant que possible aux intérêts communs cs ie l'humanité. ne L'indication consiste en ceci : L'Alle-ir- uagne et l'Angleterre se mettent d'ac-Jn cc.rd : i° que des deux côtés on ne posera ■cs plus de mines flottantes ; que les mines n_ à. l'ancre seront posées uniquement 3]1 comme moyen de défense et cela endéans js la portée des canons des ports ; que ir_ otites les mines porteront le cachet du ns gouvernement qui les pose et qu'elles se-^ 'ont construites de telle façon qu'elles de-es donnent inoffensives dès qu'elles seront ^ létachées de leurs ancres. )!.•' 2° Que les sous-marins ne seront em-:loyés par aucun des belligérants contre les navires marchands de quelque natio-aalité que ce soit, si ce n'est pour l'exé-uc :ution du droit d'arrêt et d'examen. :r 3° Que des deux côtés les navires mar-IS ehands n'emploient des pavillons neutres n >our cacher leur nationalité. e L'Angleterre se déclare d'accord de ne )t_ aas considérer comme contrebande abso-ue les vivres et les victuailles et que les oncticnnaires anglais n'arrêteront ni ne roubleront les chargements de ces marchandises lorsqu'ils sont adressas en Allemagne à des agences qui seront indiquées nominalement par les Etats-Unis u- >our la réception de ces denrées et pour es leur fourniture à des revendeurs alle-de nands attitrés pour ê're réparties exclu-ïr- ûvement parmi la population civile, 's- L' Ulemaene se déclare d'accord que es l»s vivres et les victuailles-, provenant des îs- Etats-Unis ou d'autres Etats, soient la «dressés à de pareilles agences. F nale-es -nrmt elle orévient le gouvernement amé-• • -icain qu'il ne s'agit pas ici de la recon-P naissance ou de la rré^orn-nssance d'un 'é- d^oit quelconoue des belli^é-ants ou des a- loutres, qui aurait é*é établi nar les lois 1' 'u droit des g?ns. El^e conférera, plutôt en l'accord comme un Mod.us Vivendi, oui a on >n vue plutôt une question d'opportunité que de droit établi.

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Dit item is een uitgave in de reeks L'avenir: journal quotidien d'Anvers behorende tot de categorie Gecensureerde pers. Uitgegeven in Anvers van 1914 tot 1915.

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