Le Belge indépendant

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25 januari 1919
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s.n. 1919, 25 Januari. Le Belge indépendant. Geraadpleegd op 23 januari 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/k93125tq83/
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LE NUMERO 1 P*MNY No 51 ILE BELGE INDÉPENDANT ADMINISTRATION ET REDACTION; ÏDDOR HOUSE l'DDOB ST.. B.C. 4. TÉLÉPHONE: CITY 3S6« SAMEDI 25 JANVIER 1919 (S MOIS. 9 SHILLINGS ABONNEMENTS < 6 MOIS. 17 SHILLINGS (l AN. 32 SHILLINGS 1 I très, von Hartnicli et Jurkeis. Il a certes Les conflits de lois internationaux Bon nombre des réfugiés belges et français en Angleterre, et surtout les étrangers établis ici de façon plus ou moins permanente, et tous ceux d'ailleurs ayant des intérêts commerciaux ou autres entre ce pays et le Continent, savent, et souvent à leur détriment, combien la législation anglaise diffère de cel-" les de Belgique et de France, et combien souvent ces législations se heurtent dans leurs principes et dans leur application. Ce que nous disons de l'Angleterre s'applique également aux Etats-Unis, dont la législation est modelée en très grande partie sur celle de ce pays, dont elle était encore il y a un peu plus d'un siècle l'une des florissantes colonies. L'union étroite qui s'est établie entre les notions alliées depuis cette terrible guerre, portera certainement ses fruits après la paix, et il n'y a pas de doute que les relations commerciales et même privées entre les Alliés recevront une extension énorme d'autant plus qu'une stricte mise en quarantaine de l'Allemagne et de ses alliés sera la juste conséquence de tout ce qu'ils nous auront fait souffrir. Tout un travail de réorganisation après la guerre est actuellement en pré- 1 paration, mais il nous semble que comme annexe indispensable à cette œuvre im- j portante devrait se créer l'œuvre d'adaptation simple et pratique de nos lois, tant en France et Belgique qu'en Angleterre et aux Etats-Unis, de façon à faciliter les relations internationales des pays alliés. ■ Chaque pays allié devrait avoir une sorte de conférence ou conseil plus ou moins permanent, qui aurait pour objet d'étudier de façon approfondie la nature des conflits juridiques existant avec les autres nations et de chercher, soit pa*-des modifications aux lois' nationales, soit par voie de conventions internationales, à réduire à leur minimum ou de supprimer même ces conflits résultant de la différence, parfois très profonde, des principes juridiques. Au cours de ce siècle plusieurs conventions internationales de nature judiciaire ont été conclues, comme, par exemple, celles de La Haye du 12 juillet 1902, ré-glant les conflits de loi en matière de ■ mariage, divorce et séparation et tutelle des mineurs, et celle de La Haye uu 17 juillet 1905, relative à la procédure civile, mais les pays de race anglo-saxonne», n'en sont pas signataires et c'est la chose regrettable. j Par une étude comparée sérieuse de nos lois civiles avec celles de l'Angleterre, maints conflits pourraient être aisément aplanis. Pour n'en citer quj quelques exemples, mentionnons les sui- , va ts : y (a) Un jugement étranger est assez facilement rendu exécutoire en Angleterre, i mais en revanche un jugement anglais 1 ne sera pas admis à l'homologation des , tribunaux belges ou français, parce qu.- ! le jugement officiel ne comporte pas de considérants et ne constate pas qu'il est rendu en audience publique. En fait, cependant, le juge anglais, en règle très 1 'générale, donne ses considérants, qui < s-ont même actés dans les recueils de ju- ' risprudence, et rend son jugement en pu- 1 blic. Une très simple addition aux rè- ! gles de la procédure anglaise suffirait, 1 pour le cas où le jugement doit être exécuté à l'étranger, à combler cette lacune ' et éviter maintes critiques, parfeis amè-•rés, de la part de ceux qui sont vu times de cette situation. (b) Un étranger en Angleterre ne peut < divorcer, alors qu'en général un Anglais i peut divorcer à l'étranger. (c) La procédure gratuite n'est en gé- ( néral accordée qu'aux indigents natio-naux. Les participants à la convention •internationale de La Haye du 17 juillet 1905 ont aboli cette exclusivité entre ( leurs nationaux. Il pourrait aisément en ( être de même par une convention avec i l'Angleterre. i (d) Les actes authentiques notariés n'existent pas en Angleterre, comme i nous l'avons déjà démontré, et cepen- ( dant tout légiste du Continent des pays ( où l'acte authentique joue un rôle essentiel en maintes matières importantes, comme les testaments, les donations et ' les contrats de mariage, comprendra la ! ' nécessité qu'il y aurait à avoir en Angle- 1 terre un fonctionnaire qui,'comme nos < notaires, aurait le pouvoir d'authentifie les actes reçus par lui. Il suffirait pour cela de donner ce pou voir aux notaires actuels qui, en lait usurpent ce droit qu'ils n'ont pas légale ment, lorsqu'ils font un acte destiné ; l'étranger. Nous pourrions multiplier des ca semblables qui abondent notammen dans la procédure. Nous pensons donc que notre gouver nement belge ferait chose sage en dé signant un comité qui s'entendrait avei des solicitors et barristers anglais déj; au courant du Code Civil, pour étudie en commun les mesures les plus prati ques à prendre dans les deux pays—e on pourrait s'adjoindre des confrère français—pour réduire à leur minimun les plus choquantes disparités existante: entre les législations anglo-saxonne e franco-belge. On ferait ainsi une œuvre utile et fé conde qui servirait à resserrer davantagi encore les deux races. ALBERT FAVRf, avocat. LA VIE P£ PARIS Paris, 1© 21 janvier. Que lo public désire savoir ce qui s< passe à la Conférence de la Paix, rien d< plus compréhensible. C'est un sentimen si humain. Que les journalistes qui, pa; centaines, sont venus aux écoutes pou; parler de ce qu'ils auront vu, entendu oi supposé aient l'ambition de tout connaî tre pour tout répéter, c'est si nature qu'il serait puéril de s'en étonner. Mail que ceux qui ont la responsabilité de ce! discussions, d'où vont sortir les destinées du monde, ouvrent à deux battants h salle où les 76 représentants des Alliés ei des peuples amis vont délibérer, c'est ot qu'on aurait de la peine à comprendre La diplomatie secrète a fait son temps dit-on, soit, mais la nouvelle diplomate démocratique oonsiste à publier les tésul tats obtenus, à i e rien cacher de ce qu a été conclu, mais non pas à discuter sui U place publique. C'est, je crois, le Pré aident Wilson qui a trouvé la formule L'Europe saura tout ce qui a été décidé mais les préliminaires, les discussions, le: pourparlers, les transactions ne seroni entendus que de ceux qui ont mission d< présenter des demandes et d'accorder de; oonosssions. Le sentiment de ouriosité si légitime du public n'est pas nouveau; il est auss: vieux que le monde. Il y a près de oeni uns, pour ne pas remonter plus hsut, au moment du Congrès de Vienne, à Une spoque où la grande information n'existait pas, où les nouvelles arrivaient tamisées par la poste, le public demandait cependant à savoir et à connaître ce qui st passait dans le huis-clos si hermétique de la fameuse Conférence de Vienne, qui croyait, elle aussi, fixer à jamais le sort les peuples et des rois. Le baron de Jau-;ourt, celui-là même qui se réfugia en Suisse pendant l'émigration, avait dû se taire garçon épicier pour vivre, et qui, mi 1814 était chargé du portefeuille des iffaires étrangères pendant l'absence du orince de Talleyrand qui opérait à Vienne, lui écrivait le 22 octobre : " Quand on ne donne pas sa pâture i l'opinion publique et au jugement des ^ens du monde, ils se jettent dans les ïonjeetures et deviennent les défenseurs le leurs suppositions comme ils le seraient des morceaux qu'ils auraient tpprouvés. " Le tempérament du public n'a pas shangé; ou on lui donnera des nou-,'ellss sûres ou il se laissera aller aux intentions les plus fantaisistes. Jaucourt revient sur cette nécessite lans une autre de ses lettres à Talley-■and à qui il écrivait, le 9 novembre : 'Il est nécessaire d'alimenter un peu la luriosité publique. . Vous savez mieux jue moi, mon prince, que quand on ne ournit pas au public les motifs de la ïonversation, il les cherche de lui-même st met des suppositions à la place des dées raisonnables que l'on lui aurait ournies facilement." Mais entre fournir des éléments d'in-ormation, entre mettre le public au lourant des résultats acquis et discuter levant la galerie, il y a tout un monde, ^u surplus la procédure très sage qui a ité adoptée est seulement critiquée par es journaux socialistes qui ne craig-îent pas le ridicule et la contradiction. Juand ces messieurs se réunissent en r Congrès, leur premier soin est àe fermer ! 1 les portes, d'expulser la presse, et d'é- ; J - tablir le huis-clos. Ils ne veulent pas i , qu'on sache ce qu'ils disent, ce qu'ils - pensent, et ce qu'ils discutent, c'est leur t droit; niais qu'ils ne nous parlent point de leur esprit de libre examen partout ; et qûand même. Et ce sont eux qui t trouvent mauvais que les 76 représen- c tants des nations ne veuillent pas trans- f. . former les séances où se discutent les in- c . térêts mondiaux en réunions publiques, e : JEAN-BERNARD. 1 ! A BRUXELLES ! ^ (Correspondance particulière du "Belge ? , Indépendant.") £ t La Ligue des Réfugiés j Bruxelles, 7 janvier. t L'un des principaux organes de la > presse bruxelloise, "La Gazette," par- f lant récemment des réfugiés, les traitait t de... parias. Boutade, soit, mais venant d d'un journal souvent spirituel, elle mail- & quait absolument de saveur. Nous ne la c relevons pas dans un esprit de discorde, t il s'en faut, et rien ne serait plus inop- d portun à l'heure où l'union doit être,ab- r solue, si l'on veut reconstituer la Bel- c ( gique, de mettre aux prises ceux qui sont s > restés et ceux qui sont partis. Mais il 1' . faut constater cependant que les premiers d . ignorent tout des seconds. Par qui en t . auraient-ils été instruits 1 Par les ^ Boches ?... Ils ne savent rien ou fort peu des ef- c j forts considérables tentés en Angleterre F j dans le triple domaine de la philanthro- c' . pie, de la propagande et de l'économie (< i politique. Lorsqu'on évoque ce magnifi- F t que labeur de nos compatriotes dans le Royaume-Uni, ils s'en étonnent... Va- d , j^ueraent, ils ont entendu parler des œu- 6 vres de' Mme Carton de WiartT, de Mlle Rousseau et de Mme Maton; l'Orphan s j Èund de M. Pollet est un peu moins in- v oonnu. L'Œuvre de la Chaussette et 1' [ celle du Travail à Domicile, absolument f' . ignorées. U en est à peu près de mémo do l'Œuvre des Crèches, de la Mater- s( nité, etc. si Les livres de propagande si nombreux r' ( auront à pénétrer dans les bibliothèques; n ; On n'en connaît même pas les titres. On Cl , ne sait rien du labeur de la Ligue des Y , Patriotes. Pas un journal n'a parlé jus- j qu'ici des revendications de la Fédéra- 61 fciort Nationale et sa thèse d'une indem-nité à accorder au chômage et au dommage moral, qui est si juste, n'a reçu fc( aucun appui. e En rentrant dans leur pays, les réfugiés, s'ils ne veulent pas y être trai- tés... en parias, auront à faire connaître sî leurs actes si méritoires, à déveloper leurs 0 idées, à exposer leurs projets et à y ral- ti lier tous leurs compatriotes. ' sî La Fédération Nationale n'a eu jus- P qu'ici qu'un champ relativement étroit d pour faire triompher son programme, d C'est en Belgique qu'elle obtiendra les 1 adhésions nécessaires à ses revendications, passées aujourd'hui sous silence. En ce moment, les réfugiés venus de P France,, d'Angleterre, de Hollande et de Sl Suisse, noyés dans la masse, se taisent r comme s'ils avaient quelque chose à se v reprocher. Leur isolement leur pèse, et 1 ils ne tentent rien pour y mettre fin. Que ceux qui, plus nombreux, viendront ^ demain, se gardent de les imiter. Un " étroit coude à coude est nécessaire. Qu'ils d se liguent, qu'ils aient un organe, afin de ne jamais être considérés comme des étrangers dans leur patrie./N'ont-ils pas r< droit à être fiers de ce qu'ils ont accom- d pli ? Jusqu'aux travailleurs des munitions t; chez Pélabon, Kryn et Lahy, "Tiekers, Cf Claea et Devin, à Birtley (Elisabeth- P ville), etc., etc., n'ont-ils consacré une a: partie de leurs salaires aux Belges nécessiteux de la terre occupée. Ils n'ont pas '3 à demander à leurs frères de la reconnais-sanoe; leur geste était naturel. Mais il est 1-bon qu'ils sachent que jamais, à aucun n jamais,- à aucun moment, les réfugiés a n'ont été indifférents aux souffrances de leurs compatriotes. - P Une ff-igue permettra de se revoir, de lr parler du passé, de se souvenir et de continuer des comités durables. L'ex'l laissera des traces trop profondes dans a] les coeurs et les cerveaux pour ne pas fa- fii ciliter ces rapprochements sur le sol et natal. Tous, dans notre sphère, nous avons travaillé à son profit. Et ayant aimé notre patrie du même amour, elle doit nous traiter également comme ses çj, enfants. Les parias, ce sont les égarés S£ qui cherchaient à les diviser. G. V. vi * - ?• Dans les Marais du S ' Luneburger Heide" g {Suite.) Depuis le 18 mars 1917, les prisonniers ivils d'Holzminden doivent à l'atten- D ion du général von Hannich, commandant du 10e corps d'armée à Hanovre, b à son satellite le commandant Jur- :ens, attaché au service du contre-espion- qU âge dans la même région, de compter nj( ■lichtenhorst au nombre des commandos na du camp. Désormais, ce sera Holzmin- un en C 11.34; on n'y enverra que des sus- iects, des repris de justice, des punis Da iour évasion — défense formelle de ren- L. signer l'endroit. Toute correspondance ■artant de Lichtenhorst est irrémédia- j( ilement jetée au panier. Grâce au* envois des gouvernements j rançais et belge, la vie est à peu près ne olérable pour nous, mais combien sont épenaillés, en guenilles, n'ayant que la suie chemise qu'ils ont 'sur le dos, sans haussures, pieds nus dans des sabots ^ roués et pesants, les pieds couverts . 'ecchymoses, et nous sommes les heu- n eux, avec quelques Danois et Améri- ^c ains. Les autres, des Polonais, des Rus- s.u 3S, des Hollandais, des Suisses, traînent rie ;ur ombre spectrale autour des tas d'or- nK ures et des latrines dans l'espoir d'y rouver quelques détritus qui calmeront ^a >ur estomac en délire. eP Le fil et le savon sont pour eux des sal lioses inconnues; aussi n'en sont-ils que mc lus sordides et plus loqueteux. Il émane T<'*' 'eux une odeur fétide qui nous donne es nausées. Nous ne sommes pourtant r(-;I as fiers, nous qui connaissons les pesti- et i-nces de la soupe au poisson, de la tête ne e cheval avariée, du 'rutabaga conservé tr£ b de tant d'autres "delikatessen"... P° lies baraques sont à étages ot ne lais- tri Mit pénétrer la lumière que par de pau- vp res petites lucarnes, et pour économiser vlc imièreet charbon,on nous y entasse par- dr< )is jusqu'à deux cent cinquante. Entre tifi s fentes des planches mal jointes pas- cai ;nt les.ordures et les poussières de l'étage qu ipérieur, tant pis pour les habitants du îz-de-chaussée, qui reçoivent l'assaison- po ement gratuit et dont les grabats sont bo >uverts d'ordures. Le nettoyage à l'eau ma est impossible et jamais en 45 mois que n'e y ai passé (malgré la grippe espagnole vai > la vermine), elles n'ont été désinfec- qu Ses. - ' l'h Par mesure vexatoirè, les pommes de :rre de la soupe (pendant la saison qu'on et i donne) ne sont pas épluchées. rig Tout le monde va en corvée, faible ou irt, jeune ou vieux, bancal, rhumati- où i-nt, bronchiteux, qu'importe, tous... me .îi, même un pauvre sourd-muet rachi- nal que, qui fut emmené de Pologne on ne Vei lit pourquoi, ainsi que deux de ses com- ] itriotes aliénés : minable trio aux gestes d0; îsordonnés et fantasques; parfois, l'un cje 'eux danse, autrefois il pleure sous les cer uolibets et les lazzis. S0I Tous doivent produire, tous doivent so; •availler, faucher la bruyère dans un fjjt ied d'eau, extraire de la tourbe, creu- on: ii- des fossés, planer et empierrer la no. jute, entretenir les voies pour le Decau- Djv ille, faire les travaux agricoles, fabri- : uer des balais, et j'en passe... j Une dernière vexation ^ajoutée à toutes vo, s autres: les Boches nous ont adjoint fje" «3 pensionna-ires de la maison de force sjQ s Loos, qu'ils y trouvèrent en 1914 ! On ne meurt plus tant à Lichtenhorst. ^ 'ès qu'un homme sent le sapin, on le mvoitf à Holzminden. Aussi, à part P3' sux Hollandais morts d'inanition et 'C •ois autres fusillés en voulant fuir T6 >t- antre de misère et de famine, il n'y a ?e lus de décès ici, ils s'en vont mourir Jus. .lleurs. J L'hiver dernier, sous la neige et la n01 ise, le chef du camp (Feldwebel Halles- a"r ben) nous envoya déblayer les voies à n e 1 kilomètres de là. Dix-sept d'entre ^'e sus tombèrent et durent être ramenés P01 i camp. ma Aux hommes qui réclament du linge ^0: ropre, il répond: "Ecrivez à vos co- S1& ités." not En juillet dernier, épidémie de grippe Par pagnole. Le lazarpt regorge. Le même met idwebel les envoie tous au travail, cor< ors qu'ils avaient 39 et 40 degrés de Sn( ivre; une douzaine tombèrent en route ''a^ ■ furent reconduits par les autres ma- des. ♦ la < Nous avons quitté Lichtenhorst le 23 I yvembre dernier et, faut-il le dire, mai- nés e Hallesleben avait perdu le sourire; et i jpuis quinze jours déjà il -riait jaune, quï ,chant que les révolutionnaires de la scu lie d'Hanovre avaient exécutés ses mai- san ■s, von Hannich et Jurke^s. Il a certe< attraper la jaunisse depuis que l'or nonce la future création d'un tribuna iernational où comparaîtront les tor nnaires. J. MELI+AERTS. 'ORDRE du JOUR E M. MASSON, MINISTRE DE L A GUERRE A L'ARMEE BELGE Après quatre années d'une lutte épi-e, l'armée victorieuse a chassé dcii-ivement l'ennemi du territoire natio-1 et a fait dans nos cités enthousiaste; e rentrée triomphale. Quelle fierté pour vous tous d'avoii rticipé si magnifiquement à la grandf erre, d'avoir fait respecter et aimei ns le monde entier le nom Belge. Un< aire impérissable restera attachée à tre œuvre, et la Patrie, orgueilleuse vos succès, vous gardera une éter-lie reconnaissance. Avec émotion, ma, pensée se porte er :me temps vers les victimes de la mpagne de délivrance : les prisonniers guerre, éprouvés par une longue cap-ité, nos grands blessés que le Gou-rnement n'oubliera pas dans ses me-res réparatrices, et nos morts glo-ux auxquels je rends au nom de Tarie un suprême hommage. La nation espérait accorder à ses illants soldats, après leurs rudes -euvés et en attendant leur démobili-:ion prochaine, plus de bien-être, tins de corvées, plus de liberté poui 'oir leur famille après cette cruelle wration. Les faits n'ont pas toujours >ondu à son attente. Les destructions les méfaits de tous genres dont l'en-ni s'est rendu coupable dans sa re-ite, le manque de moyens de trans-rt, le déplacement des bases, le rapa-;ment des prisonniers, l'afflux des lontaires, ont imposé à tous les Ser-es des problèmes difficiles à résou-si bien que des plaintes souvent jus-ées me sont parvenues concernant les itonnements, le ravitaillement et l'é-pement.De grands efforts sont faits pour iirvoir à tout ce qui est nécessaire au a ordre et à l'entretien de l'armée, is si pour des raisons majeures, ils mt pas encore abouti, je donne d'a-îce mon approbation aux initiatives i, pour les compléter, s'inspireront de îtérêt bien entendu de la troupe. Le pays traverse une crise passagère il faut savoir rompre avec les règles ides du temps normal. ['attends avec impatience le moment j'apprendrai qu'en Allemagne, com-en Belgique, nos soldats sont conve-slement logés et ravitaillés et trou-it de quoi se divertir. ^a population des territoires occupés t le respect et l'obéissance à nos offi-rs et à nos soldats : que ceux-ci exer-it sans vain orgueil l'autorité dont ils ît dépositaires : qu'ils évitent avec n les vexations et les causes de con-, mais qu'ils n'oublient jamais qu'ils : devant eux l'ennemi qui fut, pour :re Patrie, le plus implacable et le s malfaisant. La guerre n'est pas finie, mais si, nme nous le souhaitons, nous ne ^ons plus renaître l'ère des opérations campagne, une nouvelle et haute rnis-n incombera aux officiers : l'instruc-i militaire et morale de la nation. 1 faut, dès à présent, qu'ils s'y pré-ent. Je fais appel à leur dévouement ; leur demande de mettre, généreuse-nt au service de la troupe ce qu'il y a meilleur en l'homme : la bonté, la tice, la fermeté. e sais que la discipline de fer quj is avons vu sévir, pendant les quatre lées d'oppression militaire allemande, st pas appliquée dans notre armée. Belge a d'ailleurs l'âme trop fière ir se plier servilement sous un com-ndement brutal et plein de morgue, n de réprimer ce sentiment qui est le ne distinctif le plus honorable do re race, ceux qui ont l'honneur de ticiper au commandement de l'ar-: se comporteront avec leurs hommes ime ils l'ont fait pendant la campa-■ : l'autorité qui a pour fondement fection des soldats est bien plus so-: que celle qui cherche à s'établir sur ;rainte. -e Pays nous confie l'élite de la jeu-se ; elle est pleine de bonne volonté le courage. Elle a montré, pendant tre années de lutte héroïque et d'ob-r labeur, qu'on peut lui demander s ménagements tout ce t^ue les forcet

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Dit item is een uitgave in de reeks Le Belge indépendant behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Londres van 1918 tot 1919.

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