Le Belge indépendant

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07 januari 1919
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s.n. 1919, 07 Januari. Le Belge indépendant. Geraadpleegd op 17 juni 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/sx6445mw30/
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LU NUMERO 1 PENNY No 35 LE BELGE INDÉPENDANT ADMINISTRATION ET REDACTION : I0DOR HOUSB. TUDOR ST.. B.C. < TÉLÉPHONE: city 3963 MARDI 7 JANVIER 1919 (3 MOIS. 9 SHILLINGS ABONNEMENTS < 6 MOIS, 17 SHILLINGS (.1 AN, 32 SHILLINGS OUVRONS NOS FRONTS ERES ET LA 1 BELGIQUE RENAITRA ] RAPIDEMENT IWMHW—■EHMungMHBWMBB—attaroAwaajMiJiu I II La misere des civils < en Belgique 1 „ c :uu correspondant d'un grand journal anglais s'est rendu en Belgique, où il a interrogé des gens de toutes classe's J et de toutes conditions. A en juger par leurs déclarations, ils sont découragés. Après la joie délirante qui a suivi le dé- c part de leurs oppresseurs, ils se sont \ imaginés que leur misère était finie, que 1 l'existence normale allait revenir, que t les prix de famine tomberaient du jour au lendemain, et que le travail de re- s construction donnerait de l'ouvrage à 1 tout le monde. Depuis iin mois et demi, ils attendent c les secours promis, l'assistance qui doit c leur permettre de 'reconstruire leur pays en ruine. Et ils s'impatientent, voyant * la situation s'aggraver, le mécontentement agiter les masses populaires et les 1 théories bolchévistes pousser comme des herbes sauvages dans dés champs aban- 7 donnés. Il est probable que la patience et le I courage des Belges résisteront aux in- J fluences pernicieuses de la misère et du ^ découragement. Mais il ne faut pas que ce découragement et cette misère durent ; au delà des résistances humaines. Déjà ceux qui sont retournés au pays parlent f du " désert moral " produit par quatre j années de tyrannie allemande, quatffc I ' ' * » "Ï 4 ' * l anftëcs cl un regime qui s attaquait aux j racipes mêmes de la vie spirituelle, aux racines mêmes de toute \italité. t Il semble aux réfugiés qui, à présent, t traînent leurs pauvres bagage» le long | des routes, que la Belgiqufe est blessée à mort, et qu'il faudrait un miracle pour ( lui rendre la vie, là relever de ses ruines. Car tout est à refaire. Les trains ne c circulent pas encore. Il est presque iin- ^ possible de trouver un service d'autos f ou de voitures. Les gens qui débarquent s au pays sont tous obligés de faire à pied 1 le chemin du retour ; et le correspondant { qui les a vus porter leur valise, transpi- s rer de fatigue et s'arrêter au bord cies f routes, s'est rendu compte des pénibles c conditions de la vie èn Belgîque. c Ce qu'il a constaté dans les grandes c villes : à Bruges, Gand, Alost, Bruxelles, etc., c'est qu'on y est dépourvu g des premières nécessités. Les prix les t pltts bas de la viande dépassent de loin t les moyens des huit-dixièmes de la popu- v lation. Le pain, sévèrement rationné, est c lourd, indigeste, et coûte 120 p.c. de c plus qu'avant la guerre. Le sucre est une a rareté. Le beurre est à Fr. 15 la livre, c On réserve le peu de lait disponible aux r enfants et aux malades. La réserve de j céréales a été emportée par les Aile- a jnands, à travers le Limbourg hollan- à dais, contrairement à toutes les conven- t tions internationales. Les souliers, et en e général tous articles en cuir, sont plus s rares encore que'la nourriture. Pour des . bottines de médiocre qualité, on demande ^ jusqu'à Fr. 230. On ne peut obtenir une s paire de draps de lit à moins de Fr. 200. I Quant aux vêtements, ils ont augmenté F de 800 p.c. depuis 1914. ^ Le plus grave, c'est qu'il n'y a plus en ^ Belgique ni matières premières, ni machines, ni fabriques au travail ou peu ^ s'en faut. Les ouvriers n'ont donc rien a à faire. Et ils ne leur reste guère d'es- § poir d'être à même de travailler bientôt. c Il y a environ 40,000 ouvriers des che- 11 mis de fer sans ouvrage, les autorités ? militaires internationales ayant pris pos- !: session du railway; et elles n'ont pu 1; accepter la proposition du ministère des , chemins de fer, qui se déclarait prêt à organiser le service des transports en 11 donnant la priorité aux besoins des di- 11 verses armées. "Aussi," dit le corres- v pondant du 'Daily Telegraph,' à qui b nous empruntons ces renseignements, ' "le mécontentement au sujet de cet état f de choses est-il intense dans les milieux socialistes." n Quant à la vie à Bruxelles, qui fut pendant les premiers jours de l'armistice la plus joyeuse ville du monde, elle est sinistre dès qu'on quitte la région r illuminée des grands boulevards. C'est 1 une cité de silence et de tristesse. n La vérité, selon notre confrère an- d ;'lais, c'est que Bruxelles est mort, que re a Belgique est morte — économique- re nerit, industriellement, politiquement, ^e cœur palpite encore', mais faiblement, ir pliant aux membres, ils sont froids, pa- ic alysés. T Et- notre confrère termine par ces le nots le récit de ses douloureuses impres- c; ions: "J'ai eu peu d'expériences plus te lénibles que celles que j'ai éprouvées bi ors de mon séjour en Belgique, au mois 0 le décembre 1918. " v< MAX BLIECK. _ a1 -a Question des Licenses _ ii o; Cette question a fait couler beaucoup ^ l'encre, pas toujours à bon escient il est rrai, mais il semble nécessaire de la ^ nettre au point par quelques infoïma-ions précises. j Il importe en tout premier lieu de j( éparer nettement la question des "ex-içrbations commerciales," de celle des j-'bagages des réfugiés." Ce sont deux ^ ihoses différentes, soumises à un régime << lifïérent. (j, Ne pas confondre non plus exporta- jj ion et importation. g( Les exportations dépendent exclusive- y neut des gouvernements alliés. j] Les importations dépendent exclusive-nent du gouvernement belge. gc Exportations (régime anglais).—De- sc mis 1915, les exportations sont régle-nentées et exigent l'obtention préalable l'une license délivrée par le War Trade p Department. Les commerçants connais- cj ent ces formalités bien simples et il est a nutile de les indiquer en détail. Le jj ;ouvemement britannique a, dans des p Publications ad hoc, fait de longues 0] istes des ai-ticles susceptibles d'être ex- ^ icirtéa, indiquant en regaïd de chacun in symbole A, B, ou C. Les produits t], narqués C pouvaient être exportés libre- n nent en "France, en Italie, et au Portu- ]€ ;âl, mais ils n'étaient pas bien nom- q ireux, aussi pour tout le reste fallait-il 0j lasser par la formalité pas bien compli- c( [liée de la license. v, Quiconque a continué, pendant la V( ;uerre, à faire du commerce avec la par- f-ie libre de la Belgique, sait avec quelle acilité les licenses s'obteïtaient lorsqu'il 'agissait des produits à destination de sj lotre pays. Sauf dans des cas excep-ionnels, et pour des produits devenus -jy-ubitement rares, jamais ces licenses ne urent refusées, et il fut exporté pendant es quatres années,' des milliers de tonnes !e marchandises diverses, vers la région ie l'Yser. Cette bienveillance des Anglais à l'é-ard-de la Belgique n'a pas un seul ins-ant faibli, et cinq jours après l'armis-ice, un de nos amis nous montrait déjà n< .ne license permettant l'exportation à cx estination d'Ostende, de 2,000 kilos S1 e chemises de flanelle et de coton. Il vait évidemment dû. demander une li-ense, mais ce n'est là qu'une simple for- nj îalité qui n'a jamais gêné personne. Depuis le 11 novembre l'Angleterre ^ ctive sa démobilisation industrielle, et ce jour 90 p.c. des produits suscepti- er ■les d'être obtenus en Angleterre, sont lassés C, et les licences vers la Belgique 'obtiennent plus facilement que jamais. Il n'est jamais venu à l'esprit des ^ alliés, au contraire, d'entraver la recon- ^ truction rapide de la Belgique et la remise de son commerce. L'Angleterre J •roductrice sait parfaitement qu'elle a ^ «soin d'écouler ses marchandises et qu'il ai faut des acheteurs. Lorsque, recemment, du haut de la ^ ribune de la Chambre, le ministre des ffaires économiques déclarait que le ré-ime des licenses d'importation dont il omptait affliger la Belgique était rendu , écessaire par les arrangements inter- a lliés, et les restrictions à l'exportation iiposées en particulier par l'Angleterre, P' . exprimait... une contre-vérité. Il faut le déplorer, car ses paroles ten-ancieuses ont contribué considérable- nl lent à semer le doute dans l'esprit de nc os compatriotes quant aux sentiments m éritables des Alliés à l'égard de la Bel-ique. Nous retrouvons l'écho de ces te sntiments jusque dans le "Belge Inde- ur endant" de samedi,' sous la signature te Un Vrai Belge." Pc On s'est montré fort affecté, dans les S1 lilieux anglais, de cette bizare attitude ta t pour accentuer le démenti le "Board 'a f Trade Journal," en date du 4 cou- ^.c ant, page 19, publie une note disant cc ue les produits C sont exportables libre- m îent à destination de la Belgique. Voilà Jx oûc un point régis, si la Belgique ne / » icoit pas de marchandises, le gouverne- — ent de Bruxelles est seul responsable. La question du „fret.—Le ministre a ■ voqué également cette question, mais _ i encore il est fort mal renseigné, outes les lignes maritimes qui faisaient trafic vers la Belgique ont des petits irgos, en partie chargés déjà, qui n'at- ™ ndent que les licenses d'importation îlges pour déverser à Anvers et à stende des tonnes de marchandises di- ■ jrses. Des compatriotes entreprenants ■ raient organisés un service d'aéroplanes ;rs la Belgique. Toutes les autorisa- j ons étaient obtenues, mais le service g 'a pas encore commencé parce que les :péditeurs devaient signer une déclara--on exonérant les transporteurs du ris-1e de... confiscation par les autorités F îlges. _ On a fait valoir aussi les questions de 1 lange, la nécessité théorique de fixer ;s prix maxima pour empêcher la spé-ila'tion. Renvoyons ces Messieurs aux vres publiés pendant la guerre par des :onomistes distingués. Qu'ils lisent les Premières Conséquences Economiques } la Guerre," par Gustave Lebon, et — 3 constateront que les belles théories hafaudées dajis le silence du cabinet ne ennent pas devant la réalité des faits. ^ s se rendront compte peut-être, que la berté complète, la libre concurrence, ^ >nt les seuls remèdes à la situation dont mffre notre malheureux pays. En attendant, disons à 110s compa-iotes du pays, publions partout dans la resse, que pour obtenir des marchan-ises en Angleterre et en France, il n'y ^ aucune difficulté, que dans ces pays bres le commerce est libre aussi, et que ^ aint n'est besoin de passer par aucun c •ganisme privé, serait-il même patronné îf le gouvei'nement, De partout nous ai-iicent cîe Belgique îs lettres faisant des comparaisons pé- P ibles entre la situation avant et après 11 novembre. Notre devoir à nous, n ji sommes à même de nous documenter P1 ficiellement, est de renseigner nos ë impatriotes, de leur faire connaître la ei îrité, toute la vérité et rien que la P: srité. Ils sauront ce qu'il leur reste à c'' ' le ;ire. lc Peut-être arriveront-ils à remplacer tr s gens de bonne volonté par d'autres mplement compétents. c'' H. É. BOSSUT, 2 Membre du Conseil de l'Industrie et du Travail. ei ============== fll m LETTRE D'OSTENDE ^ ijj Je me permets de vous faire tenir les c<: ites suivantes qui permettront à mes P impatriotes de se rendre compte de la tuation exacte d'Ostende. n< Voyage d; Parti le jeudi 28 novembre der- cc er à Charing Cross par train de v< . h. 35, arrivé à Folkestone à l'h. 20, bl lai d'embarquement. 8 A partir de ce moment commencent les ét muis d'un voyage des plus détestables ie j'ai fait de ma vie.. m Après la visite des passeports, qui du- C it à perdre patience, je m'embarquai hé bord de la malle pour Boulogne, qui re :jà était archicomble de soldats, enca- d( lés comme des harengs. Pas question cl : cabine ; il fallut se résigner à rester ve bout, ceint' de l'appareil de sauvetage, la 1 milieu des militaires, dont la plupart re irouvaient les effets d'une mauvaise m er, dont les rares civils gardèrent les te aces, ne pouvant absolument se mou- a^ <ir pendant toute la durée de la Jtra- P r.sée, qui était de 2 h. Arrivé à 4 h. 15 cl Boulogne, nouvelle inspection de* ve isseports, qui me faisait piétiner d'im- fc Ltience. Cette formalité remplie, il fal- m t s'occuper de suite de trouver un por- ur pour les bagages, mais une obscu- m :é profonde du quai de débarquement cc : me permit pas de distinguer ces hom- te es, des civils ou employés qui circu- de ient à la gare. Après une heure d'at- ju nte dans la pluie et la boue, j'aperçus m 1 commissionnaire qui, avant d'accep- ru r la charge, fit ses conditions, Fr. 5 vc >ur transporter mes bagages de la ve ire maritime à la gare centrale, dis- br nte d'environ 800 mètres. La visite de ce douane dura plus longtemps que celfe fa s passeports, mais il fallut de la pa- vc ;ncc et attendre son tour. De là j'ac- mpagnai le porteur (car il ne faut ja- e ais perdre ses malles de vue). Ecla- c' mssé de boue jusqu'au milieu du dos irrivai à la gare centrale éclairée d'une ai il&flHlfiiOBBflli ■ ® ■ ■ ■ H ■ ® ■ b 1 1 a a e m m ■ «■■ibibbbiib» LE DISTRAIT ET LE JE-M'EN-FICHISTE rENEZ- Il apparaît soudain de n'importe où et surtout de derriere P un tram ou un omnibus. Il se soucie fort peu devoir si la voie \ L'ŒIL est libre. Cela lui est indiffèrent .ES CONDUCTEURS PEUVENT CORNER, LES REINS SONT SERRES, TOUTES LES PRECAUTIONS SONT PRISES ET MALGRE CELA Avis donné par la London General Omnibus Co., Ltd. Electric Railway House, Broadway, Westminster, S.W.l. m « fll San ËlIBBiBBtB sa g bT h i i b b h BBBBBiflRBBRflBflBBBBBBIB 1BBBBB1BIHBBBBBBBBBB BIS îtite lampe, permettant à peine de dis-nguer les gens. Je m'informai cle l'heure du train sur Calais. On me répondit: Plus de ain ce soir—demain, à 4 h. du matin ïulement. Je ne vous parlerai pas des inuis que j'ai eu pour faire enregis-er mes malles, cela n'est rien à côté j. reste. Affamé, jt courus me récon-irter au restaurant, où tout est horri-ement cher. A peine nôurri, il fallut inger à se loger. Invariablement on ■f répondit dans Hes hôtels, Cornet ! ' ' Je n'en pouvais plus de fatigue. Fi-îlement je trouve ;'i me loger dans une ïtite chambre à l'hôtel en face cle la are. Il est 9 h. clu soir, Boulogne est I pleine obscurité. Je me couchai, mais îs moyen de dormir, à cause du bri-il ;s autos et autres véhicules. Je nve vai à 3 h. clu matin, pour prendre le ain de Calais à 4 h. Je pris un réservé, in de pouvoir roupiller un peu en cours ; route. Lcv train est en retard de h. 20. Je fis les cent pas, j'étais prêt à iblir, n'ayant rien dans l'estomac, et îeore tout détraqué par le " Spanish j." Il est 6 h; 20, le train s'amène; je e réjouis de me réposer; helas, jus-.l'aux réservés les compartiments aient bondés de soldats, permission-lires et autres, qui crachaient dans les lins. Je dus me résigner à prendre ace dans une 3e classe et rester de->ut tout le trajet. II est 8 h. 30; j'arrivai à Calais; >uvel ennui; mes bagages ne sont pas ins le train. Encore des inquiétudes ; je mrs d'un bureau à l'autre pour trou-:r mes bagages, qui étaient introuva-es, et que je découvris le même soir à h., clans la boue et dans la piuie, les iquettes enlevées par l'humidité. Je n'eus pas le courage cle continuer a ro'ute et résolus de passer la ,nuit à alais. Comme à Boulogne, tous les itels regorgaient de monde. On me nseigna un café en ville où je trouvai : quoi passer là nuit dans une petite ïambre. Je priai le veilleur de me replier à 6 h. du matin, mais le Druit et circulation des nombreux autos me fi-nt encore passer une nuit blanche. Le atin pas de lumière, ni pour faire ma ilette, ni pour déjeuner, le patron 'ant prescrit l'économie d'électricité, ir faveur on m'accorda un bout de landelle, appliqué sur un verre ren-:rsé. Déjeuner détestable, et pourtant^ rt cher, car on exploite la situation alheureuse des voyageurs. Le lendemain matin un de mes amis it à ma disposition une auto pour me induire de Calais directement à Os-nde, avec mes deux malles. Heureux : pouvoir enfin m'installer dans l'auto squ'à destination, je partis à 7 h. du atin. A peine 12 kilomètres parcou-s, une panne m'obligea à abandonner liture et bagages et à solliciter la I ien-:illance d'un chauffeur d'une des nom-euses autos qui défilaient devant moi mme des éclairs. J'eu la chance de ire stopper une de celles-ci, et de pou-iir prendre place sans mes malles, cel-3-ci devant rentrer à Calais avec la ma-line détraquée. Je fis route en chan-:ant trois fois d'auto, et en faisant issi quelques kilomètres à pied. C'est ainsi que j'arrivai Ji Ostendc, que le trouvai en pleine obscurité. Pour comble de malheur, mes malles, après 15 jours d'attente et d'inquiétudes, me furent remises ouvertes et à moitié vidées par un filou encore restd inconnu. A OSTENDE Situation — Ravitaillement La ville offre un aspect si triste, si Iu« gubre, si délabré, qu'en y entrant on aurait envie de s.e sauver au Ipin. Les habitants ont tellement vieilli et maign qu'ils sont quasi méconnaissables. Beaucoup me demandèrent pourquoi j'étais rentré, et me firent leurs doléances sur le manque de nourriture et l'accaparement de quelques privilégiés des Boches. Beaucoup de comités, et surtout beaucoup de maîtres, qu'on arrange de belle façon. Des plaintes de toutes sortes et à ne pas en finir sur certaines organisations, etc., etc. On parle aussi dans les cafés des auteurs de la condamnation du pauvre capitaine Fryatt, qui fut fusillé par ordre clu fameux amiral von Schroeder, et du Gerichtsrath Zep-fel, qu'on serait heureux de voir exécutés à leur tour. On rappelle aussi avec indignation que pendant l'exécution un officier Doche ricanait, le cigare en bouche et un chien en laisse. Voici un relevé intéressant des bombardements : 1,920 obus d'avions lancés sur la ville; 310 obus de terre ou du mer; 322 maisons détruites; 770 mai» sons abîmées ; 410 morts ; 719 blessés et 205 infirmes. La digue surtout et la \ille ont beaucoup souffert du bombardement. Lerf villas-et hôtels ont été en grande partie détruits et vidés par les Boches, qui on; laissé ces immeubles -dans un état lamentable. Le Royal Palace liotel est particulièrement endommagé et la galerie v conduisant est détruite. A cet endroit la digue est encore minée et gardée par des • sentinelles. La villa " La tourelle " n'a pas été épargnée. Des canons de grand calibre et ung quantité de munitions ont été abandonnés. La digue elle-même est gravement endommagée par les nombreux " dug-outs " qu'on y a construits. Aussi loin que les yeux peuvent porter ce n'est que destructoin. Les bâtiments, il est vrai, existent en grande partie, mais tout l'intérieur est littéralement abattu. Dans beaucoup de ces villas on trouve â immense quantité de bouteilles à Champagne et à vin, vides 2t jetés dans les quatre coins des salons. Tout récemment on a découvert trois Allemands qui s'étaient cachés dans des souterrains à la digue. Ils n'avaient plus que la peau sur les os ; ils ont été fait prisonniers. A tout bout de champ on .rencontre des :anons boches abandonnés, notamment à Mariakerke, Raversyde, Middelkerke ît de l'autre côté au phare et le long des dunes, jusqu'à Zeebrugge, qui fest aussi dans un piteux état. En face du dépôt de tram se trouve la batterie von Tir. pitz, et au Moerdyk on aperçoit le fameux canon à longue portée, " La Grosse Bertha," qui à bombardé Dun-kerque.Une sentinelle m'apprend que Je génie militaire a fait sauter il y a trois jour»

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Dit item is een uitgave in de reeks Le Belge indépendant behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Londres van 1918 tot 1919.

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