Le Belge indépendant

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08 januari 1919
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s.n. 1919, 08 Januari. Le Belge indépendant. Geraadpleegd op 24 maart 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/jh3cz35h34/
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LE NUMERO 1 PcNNY LE BELGE INDEPENDANT « NO 36 ADMINISTRATION ET REDACTION : TDDOR HOtrSE. TDDOR ST.. E.C. 4. TÉLÉPHONE: CITY 3089 MERCREDI 8 JANVIER 1919 i o ffiwio. v omuiuiiiuM ABONNEMENTS-/ 6 MOIS. 17 SHILLINGS (l AN. 32 SHILLINGS OUVRONS NOS FRONTIERES ET LA BELGIQUE RENAITRA RAPIDEMENT LES DESTINÉES DU RHIN Au cours des derniers mois qui pré-édèrent le conflit mondial, la nature des ravaux à effectuer sur le Rhin, entre ielk et Bâle, faisait l'objet de vives dis-ussions entre Suisses et Allemands. Ces lerniers prétendaient partager, entre 'Etat de Bâle et l'Aisace-Lorraine, les orces électriques que récèle le fleuve, au noyen de fort nombreux barrages^ dont 'exécution, soit simultanée, soit consé-utive, empêcherait la navigation pen-lant une très longue période: Bien en-endu, la majeure partie des avantages scomptés étaient réservés à l'Etat >atiois. La Suisse, de son côté, soute-tait que la captation de toute la puis-ancc disponible exigerajt l'exécution de rop d'obstacles, dont l'existence allongerait la durée des parcours et préconi-ait la rectification de l'artère de manière la rendre utilisable par des bateaux de ,000 à 2,000 tonnes dans le plus bref lélai possible. Aujourd'hui que l'Allemagne n'est plus n position de faire prévaloir ses préten-ions et ia France est apparue sur la rive fauche du Rhin, qui longe la section à pproprier, celle-ci assumée la charge des ntérèts industriels de «es provinces 're-onquises, et le différent rappelé va pro-iablemen£ se reproduire entre interve-larits, dont un nouveau. Les déclarations qui suivent, faites ré-emment par M. E. A. Schlumberger, irésident de la Chambre de Commerce le Mulhouse, à M. Jean Çastide, corre-pondant de 1' " Echo de Paris," éclai-ent le point de vue alsacien. " Dieu me garde," a dit le président, le vouloir empiéter sur les pourparlers lu traité de paix, mais l'étude positive de iotre position économique nous oblige a iire qu'elle est liée à la suzeraineté du ihin. La libre navigation sur le Rhin et a captation de l'énergie du Rhin sont l'un intérêt vital pour l'Alsace et.pour ilusieurs autres départements français. " Parlons d'abord de l'énergie. Un irojet d'études'a été élaboré ; il prévoyait inbarrage à Rembs et la création d'une Centrale électrique: il faudrait éten-Ire ce projet d'études, établir un plan-général de grande envergure, compre-lant quatre à cinq barrages, fournissant hacun 150,000 chevaux de force mo-rice, au total 600,000 chevaux ; nous alimenterions ainsi les départements fran-ais dans un secteur de 200 kilomètres vec ijne déperdition d'à peine 8 p.c., ^râce aux cables de haute tension. Je ous laisse à déduire les immenses avan-ages économiques de cette création. Au irojet primitif, les Allemands s'étaient ipposés, arguant de 1' " Acte de navigation du Rhin," remontant au début du 8e siècle, et interdisant toute entrave à a libre circulation sur le Rhin ! La vraie aison est que notre projet portait at-einte aux intérêts badois, à l'usine l'énergie électrique badoise, dont nous lépendons encore aujourd'hui—assez langereusement, vous l'avouerez. "Et la question de la navigation du ihin intervient donc immédiatement ; lie est principale. II doit, en effet, au il us tôt, s'établir un fort courant l'échange entre toute la zone d'attrac-ion du Rhône et l'hinterland commer-ial du bas-Rhin. Nous possédons déjà 2 canal du Rhône au Rhin, et l'on peut le onsidérer comme grande route fluviale; ertes! mais à la condition d'entrepren-tre immédiatement de grands travaux. " A l'heure qu'il est de gros bateaux emontent de Rotterdam à Strasbourg ; ^ transbordement des marchandises se ait là sur des chalands de 200 tonnes, |ui suivent le canal jusqu'à Valdieu, où es écluses trop petites ne peuvent les ré-evoir. Si l'on garde le canal unique du ihône au Rhin, il va falloir procéder ans délai à l'élargissement du canal, à on approfondissement et à l'allonge-lent des écluses, afin que, sans manuten-ion, ce qui part de Rotterdam, ou tout © au moins de Strasbourg, communique au Rhône. * " Reste l'autre solution : le caria! latéral du Rhin. La plupart d'entre nous inclineraient vers cette solution assez facilc et qui permettrait un contrôle constant sur les deux rives du fleuve..." Avant tout, faisons observer que et qui est vrai pour les bateaux hollandais obligés de rompre charge à .Strasbourg, l'est également pour les b'trteaux, partie d'Anvers, abordant au port rhénan, et que Suisses, Hollandais et Belges ont un intérêt semblable dans tout Ce qui à trait à l'attirance du Rhône et à l'hinterland commercial du Bas-Rhin. Il est fort peu probable que les Suisses, pas plus que less Hollandais ni les Belges, ne jugent pas, que le canal du Rhône au Rhin, avec embranchement d'Huningue à Bâle, même amplifié au maximum réalisable, puisse jamais remplacer le Rhin c'analisé. Son agrandissement était en cours d'exécution dès avant la guerre franco-allemande, èt ce progrès n'est pas encore réalisé; il est certain que la tention des rapports qui existèrent depuis 1870 entre la France et l'Allemagne fait la cause principale de ces retards. Mais, même sur les parties réfectionnées, les écluses ne mesurent que 38 m. 50 de longueur utile et 5 m. 20 de largeur; quelques-unes n'ont que 30 m. 50 de longueur sur 5 m. 13 à 5 m. 30 4e largeur. Hollandais et Belges — quoique noi)>s n'ayons pas pour notre part à être fiers à ce sujet — se méfient de la lenteur avec laquelle les travaux hydrauliques sont menés en France. La proposition du creusement du canal laténal au Rhin mérite un examen impartial et approfondi. Cependant, il ne peut être question, pour n'importe quel pays, d'exercer une suzeraineté sur le Rhin, artère qui, étant donné l'itr éraire qu'elle suit et les destinations divergentes auxquelles elle est appelée à répondre, est d'essence émine.mment internationale.L'on voit que le problème du Rhin est compliqué, que la fixation du régime, dont, il est à doter, exigera de longues et minutieuses études. Des facteurs nouveaux — ainsi que le fut la captation de l'énergie hydraulique — réclamant constamment de nouvelles mises à point, d'accords supplémentaires. La .Conférence de la Paix établira les statuts fondamentaux du futur régime, mais leur mise en pratique, leur app'i-cation, entraîneront, comme par le p^s-sé, d'interminables échanges de vue. Les décisions de principe du Congrès de Vienne n'aboutirent qu'en 1831 à un règlement définitif. Une Commission spéciale aufa vraisemblablement une besogne analogue à terminer, après la clôture du Congrès qui va s'ouvrir.. La Belgique et la Suisse auront d'incontestables titres à figurer dans un organisme dont les décisions influenceront les destinées d'un fleuve qui dessert leur commerce.Décidément, la diplomatie belge aura, de plus en plus, à porter son attention vers la politique internationale des fleuves. L. TEUGELS-DE VOS. LA VIE DEPARIS Un académicien de l'ancien temps, qui mourut à Paris en 1793, Lemierre, répondit à des amis qui l'invitaient à travailler pendant la période révolutionnaire: "Eli ! mes amis, la tragédie court les rues ! ' ' On pourrait reprendre le mot de l'auteur d'Hypermnestre— c'était le titre du chef-d'œuvre de Lemierre — et nous pourrions répéter: "La Comédie court les rues." Malgré les circonstances graves que nous traversons l'observateur trouve toujours à glaner quelque tic, quelque manie de nos contemporains, ce qui constitue cette "Vie de Paris " qu'un humoriste a appelée "une comédie en cent actes divers." Ne voilà-t-il pas que le parti socialiste révolutionnaire unifié qui menace, pour la cinquième ou sixième fois, un de ses membres les plus avancés, M. Raffin Dugens, de le rayer des contrôles du parti parce què ce député refuse, avec persistance, de .payer sa cotisation annuelle de parlement. Cette cotisation est au surplus assez élevée, six mille francs par an à prendre sur l'indemnité parlementaire qui se trouve ainsi réduite à l'ancien tarif de ïr. 9,000, un peu supérieur tout.de même au traitement de Fr. 1,600 que touchait avant son élection M. Raffin Dugens comme instituteur auxiliaire. Le député, qui fut un des trois qui allèrent conférer avec Lénine à , Kienthal, trouve que 'cette cotisation de propagande est un peu trop forte tout de mêmp et il récalcitre. Cet honorable -—puisque c'est ainsi qu'on appelle les représentants du peuple—passe du reste pour ménager ses deniers, et les journaux se sont amusés, l'été dernier, de ses mésaventures comme propriétaire, car le révolutionnaire-bolcliéviste ' qu'il se vante d'être a, sur ses économies parlementaires, acheté au Muret, près Grenoble, une jolie propriété entourée d'un verger où les cerisiers sont très beaux. Cette année la récolte était abondante; mais des soldats de la classe 18, cantonnés au village d'Eybens, près de Muret, s© laissèrent tenter et maraudèrent quelques livres de ces belles cerises. M. Raffin Dugenjs prit mal la chose ; il se plaignit à l'autorité militaire qui dut menacer les jeunes gens de peines sévères,, s'il leur arrivait encore de mander les' V5 fruits de ce propriétaire jaloux des produits de son jardin. Ce n'est qu'un incident, mais il met en évidencç la contradiction entre les principes libertaires de ce député révolutionnaire et sa conduite quand ses intérêts sont en jeu. M. Raffin D'ugens a, d'ailleurs, de nombreuses excuses dont la première est qu'il n'est pas le seul dan3 son parti à agir de même. ■ Il pourrait nous citer plusieurs de ses collègues de la Sociale qui sont millionnaires et qui ne paient pas davantage leur cotisation au parti : quand aux cerises de leurs propriétés, ils se gardent bien de les laisser manger par leurs électeurs. De beaux discours sur la .communauté des biens, tout ce que l'on voudra, mais des fruits succulents du verger patrimonial c'est une autre affaire. Ah ! les temps ne sont plus où les hommes' -qui -«rM«b8ié»t~ en #ètw-*iiws pwiis? 'avancés luttaient pour leurs idées eu restant dans la misère. Souvenez-vous de la lettre douloureuse de Proudhon écrivant à la fin de sa vie: "Voilà quarante ans que je travaille et pauvre oiseau battu par l'orage, je n'ai pas encore trouvé la branche verte qui doit abriter ma couvée." Nos socialistes aiment les nids chauds; ils peuvent invoquer des précédents; un de leurs chefs internationaux, l'un des dirigeants du socialisme allemand, Bebel, entré* pauvre dans le parti, était plusieurs fois millionnaire quand il est mort. Si nous voulions même citer des exemples en France? Mais à quoi bon contrister ces bons vivants qui résument leur théorie privée dans ce cri de Jean Jaurès, ce cri qu'on lui a si souvent reproché: "On n'est pas des ascètes!" Ils sont rares ceux qui, dans quelque parti que ce soit, peuvent et savent supporter la- pauvreté. C'était une des craintes d'Alfred de Vigny qui l'avoue à plusieurs reprises dans son "Journal." "Naître sans fortune, écrit-il, en 1831, est le plus grand des maux. On ne s'en tire jamais dans cette société basée sur l'or." Et l'année suivante: "Mon père resta seul et m'éleva avec peu de fortune. Malheur dont rien ne tire quand on est honnête homme." On pourrait faire là-dessus d'intéressants commentaires; au temps ou nous vivons, ce qui peut consoler de la pauvreté, c'est qu'on ne paie pas l'impôt sur le revenu ! JEAN-BERNARD. Les services rendus par M. Maurice Lemonnier durant l'occupation allemande On a beaucoup parlé — et l'on ne saurait trop les exalter — des services rendus par le bourgmestre Max à la population bruxelloise; mais il convient de rendre également hommage à l'échevin Maurice Lemounier, qui assuma les fonc-tions.de bourgmestre de Bruxelles durant l'internement de M. Max en Allemagne. Un oonïrère anglais, le "Daily Tele-graph," publie à ce sujet des détails intéressants. Ce n'était pas une tâche aisée que d'assumer les fonctions du populaire bourgmestre de Bruxelles. Cependant, M. Lemonnier fit son devoir simplement, courageusement et bien. Il y avait, comme dans toute vaste agglomération, des mécontents qui s'imaginaient être plus capables de remplir des fonctions publi ques, mais M. Lemonnier ne se laissa point décourager. Déjà il était difficile) de succéder à un bourgmestre dont la popularité grandissait chaque jour, depuis son absence, mais,- plus encore, il était difficile de résister à la pression allemande qui, elle aussi, grandissait chaque jour, et de défendre ces droits communaux qui faisaient l'orgueil de tous les Belges. M. Lemonier porta le fardeau du pouvoir pendant deux an<* et demi, sans défaillance et aveo un zèle patriotique si ferme qu'il lui valut, à son tour, l'honneur d'être interné dans les prisons allemandes. Les Allemands avaient décrété Il fameuse taxe sur les "absents," et le Collège des échevins avait énergique-ment protesté contre cette mesure. Les Allemands, de leur côté, prétendaient la maintenir; et ils ordonnèrent au bourgmestre de dresser une liste des absents, à quoi M. Lempnnier se refusa. Il y avait aussi la question du salut raux officiers allemands, qu'on exigea des agents de police belge. Ceux-ci, en temps ordinaire, ne saluaient que leurs proprss officiers. Mais les autorités allemand?.;; imposèrent aux agents de _ police I& salut à MM. les officiers boches. Il fallut céder à la force. Bientôt, néanmoins, les traîneurs de sabre se plaignirent 'qu'on les saluait de mauvaise grâce : la main n'était pas en position d'ordonnance, le salut imposé ne ressemblait à rien du tout. Il était complètement défiguré par des "erreurs techniques," volontaires ou que ces messieurs boches ne pouvaient laisser passer sans protestation . . Et la vie communale, à Bruxelles, n'était qu'un tissu de pareilles vexations. Aussi fonctions de bourgmestre à Bruxelles devenaient-elles intolerable-ment pénibles] De continuelles demandes étaient faites an dévouement et à l'éner-•gt» de* M. Lcmofcaùer. Chaque jour, on arrêtait quelqu'un, qu'il fallait secourir, ou. sauver-des prisons allemandes: cha.que jour, H fallait protester routre la violation du droit des gens à être jugés avant d'être expédiés dans l'une ou l'autre forteresse; chaque jour il fallait se donner tout entier au soulagement de la misère et tâcher d'adoucir le dénouement des innombrables tragédies qui formaient la trame de l'existence quotidienne dans une ville opprimée par la*polies secrète et où l'on vivait sous une incessante terreur. Il y avait à donner suite aux "plaintes des malheureux tenus à loger des Allemands et qui venaient conter d'innombrables histoires de vexations et de brutalitjé. Il y avait des femmes dont le mari était envoyé en Allemagne, sans raison apparente, et qui demeuraient sans nouvelles. L-es uns y devenaient fous, les autres se suicidaient, et il' fallait de tout son pouvoir se jetter en travers des injustices, des horreurs et des crimes qui se commettaient à la Kommandantur. Ce serait une tâche impossible à remplir que d'énumérer toutes les difficultés et les obstacles que l'œuvre secourable de M. Lemonnier rencontra dans cette affreuse Kommandantur, qui laissera dans le cœur de tous les Belges un ressentiment impérissable. C'est donc dans une atmosphère de haine, de soupçon et de malveillance que M. Lemonnier a porté le fardeau des fonctions de bourgmestre à Bruxelles. II est juste qu'on associe désormais son nom à celui de M. Max et qu'on leur partage aujourd'hui nos sentiments de reconnaissance pour les inoubliables services qu'ils rendirent à la population bruxelloise durant les sombres jours de terreur et d'oppression. MAX BLIECK. Le Rapatriement AVIS OFFICIEL Une heureuse solution Les démarches de la Commission de Rapatriement au sujet de l'entrée en Belgique des objets neufs ont abouti à un résultat favorable. Les autorités britanniques n'exigent plus^de licence d'exportation pour la sortie des tissus et ceux-ci peuvent être introduits en Belgique sans licence d'importation. Les réfugiés peuvent donc emporter des tissus neufs (draps, toiles, coton, etc.). Ils peuvent également emporter tous objets neufs confectionnés (vêtements, souliers, etc.). L'autorisation d'introduire ces objets en Belgique n'implique pas l'exemption de droits d'entrée, et les objets neufs, confectionnés ou non, sont soumis aux droits de douane en vigueur. La Commission de Rapatriement a demandé à M. le ministre des Finances l'exemption des droits de douane en faveur des réfugiés, mais jusqu'ici aucune, décision n'a été prise. Quant aux effets usagés, ils ne payent aucun droit d'entrée. Bureau de Rapatriement, General Buildings, Aldwych, W.C. 2. . Avis important Les marchandises , suivantes peuvent être importées en Be|gique sans licence d'importation : Poissons de tous genres, fruits de tous genres, fromages, œufs, beurre, lait, savons, café, épices, huiles comestibles, riz, pâtes alimentaires. Un cri d'alarme -M. le Directeur, N'y a-t-il plus, rue de la Loi, à Bruxelles, un homme pour prendre nos protestations en considération, car en lisant dans votre journal du 30 déc. l'article " La détresse de la Belgique," on se demande, puisque cela est bien vrai, comment peut-il être possible que l'on veuille faire payer des droits de douane à uri ouvrier qui rentre au pays et qui prend quelques paires de souliers, un costume ou deux, car parmi nous combien n'avons-nous pas de Belges domptant un, deux, trois frères à l'armée, comme c'est mon cas. J'ai un frère gravement blessé et un prisonnier. N'est-il pas de mon devoir vis-à-vis de ces braves soldats, qui nous ont rendu la patrie, de leur dire en rentrant : Tiens, frère, je ne t'apporte pas de bijoux, mais je t'apporte un costume et des souliers ; tu pourras sortir avec moi, qui suis habillé de neuf. A. • • » Penzance, le 4 janvier 1910. M. le Directeur, Après tant de protestations au su* jet des restrictions, permettez-moi de vous citer ce qui suit: Je suis âgé de 74 ans et ma femme de 67. Mon voisin d'Ostende, où j'habitais, m'écrit qu'à part quelques gros meubles, il ne reste rien dans ma maison ; ni literies, ni linge, ni vêtements, ni chaussures. Rien, pas même un clou. Nous allons donc être obligés en rentrant de dormir sur les planches, ce qui ne sera guère tendre pour nos vieux os. A Penzance, comme ailleurs probablement, nous avons été autorisés, il y u quelque temps, à nous procurer quelques livres de beurre en plus de la ration officielle. Ma femme, comme beaucoup d'autres, en a salé, et mis quelques livres dans un pot. Nous nous en sommes privés, dans le but de le transporter en Belgique, en tenir un peu pour nous et distribuer le restant aux membres de notre famille, qui n'ont plus pu s'en procurer depuis qu'ils se sont trouvés sous la domination des bandits boches. Ce plaisir nous est donc interdit et qu'allons-nous faire de ce beurre? On nous a beaucoup prêché l'économie, et parce que nous avons été économes on nous punit. C'est triste. Il me semble que nous ne ferions de tort à personne si nous pouvions emporter une quantité limitée de lard ou jambon, de café, sucre, cacao et beurre, ne fût-ce que pour une semaine. Si vous jugez bon d'insérer la présente dans votre estimable journal, je vous remercie sincèrement de l'hospita' lité que vous voudrez bien lui accorder. H. II. * • « Cheadle Hulme, Cheshire. M. le Directeur, J'ai suivi avec le plus>grand intérêt, dans votre journal, les protestations au sujet de la défense faite aux Belges d'emmener avec eux leurs chiens, chats ou oiseaux, rhais jusqu'à présent ces protestations ne paraissent pas avoir été prises en considération. Pourquoi donc, au moment du retour, nous défend-on d em- , porter ces pauvres bêtes, et d'où vient la défense? Du gouvernement belge ou du gouvernement anglais? Depuis trois ans et demi j'ai un petit chien, un terrier irlandais. Je n'ai jci aucune famille et mes moyens ne me permettant pas de recevoir, je n'ai pas de. relations. Mon mari quitte la maison à 7 h. du matin, pour ne rentrer qu'à 7 h. du soir. Et pendant ces longues journées, mon chien est ma seule compagnie. Combien d'autres sont dans montas! Combien de femmes de soldats se sont

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Dit item is een uitgave in de reeks Le Belge indépendant behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Londres van 1918 tot 1919.

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