Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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19 januari 1918
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s.n. 1918, 19 Januari. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Geraadpleegd op 24 augustus 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/jm23b5z20g/
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Le Bruxel lois JOURNAIL QUOTIDIEN INDEPENDANT ABONNEMENT Bruxelles - Province - Etranger Les abonnements sont reçus exclusivement par tous le» BUREAUX DE POSTES. Les réclamations concernant les abonnements doivent «tire adressées exclusivement au bureau de poste qui 4 (élivré l'abonnement. PRIX DES ABONNEMENTS : 3 mois ■ 2 mois 1 mois • rr. 9.00 Fr. 6.00 Fr. 3.00 TIRAGE s 125,000 par jour ANNONCES Fait» divers et Echo» La ligne, tr. 5 00 Nécrologie 300 Aiinonae» commerciales . . , 2.00 Annonces financière» 2.00 PETITES ANNONCES. . . La grande ligne. 2.00 Rédacteur en chef : Re«6 ARMAND Rédaction, Administration, Publicité, Vente : BRUXELLES, 33-35, rue de la Caserne TIRAGE : 125,000 par jour COMMUNIQUES OFFICIELS ALLEMANDS !'BERLIN, 16 iami^r (Officiel), midi : . ïnéàtre de la guerre de l'Ouesi. Groupe d'armes du feld-maiéchal gei lal prince héritier Kupprecht de Bavière : Groupe d'arm;e du piinoe imnérial allemand : 'Sur la fias grand!» -parité dtl front, l'action éti minime, -plus vive dans la région au sua ouest de Cambrai. Au cours d'entreprises asse faibles au nord et au nord-est de Prosnes, dt ■prisonniers furent ramenés. Tnéat e e la guerre à l'Est. Rien de nouveau. Front en Macédoine. La situation ne s'est pas modifiée. BERLIN, 17 janvier ( Officiel du soir) : Rien de nouveau des théâtres de la guerre. BERLIN, 18 janvier (Officiel): S. M. l'Empereur a entendu hier le rappo du chef de l'Etat Amiral et du chef du Cabin civil. Le soir du 16 janvier ,S. M. a reçu t audience le nouveau chef du Cabimt civil, l'ai çien premier président von Berg. Sur mer : BERLIN, 18 janvier (Officiel): Un de nos sous -marins a coulé récemment d> pant la côte occidentale anglaise J/. vapeurs, u vavire de surveillance français, fun voilier • un vapeur de pèche. La plupart de ces vapeuï ent cte anéantis par d'habties attaques en d ■pit d'une contre action ennemie considérable dans les eaux de la mer d'Irlande et du cane de .Bristol, qui sont particulièrement propici 'à la défense contre les sous-marins. C'est e ces parages qu'est tombé victime le navire c surveillance français, l'resque tous les va peu étaient armés, Parmi eux, nous avons pu oi serz er les vapeurs anglais « Elms Lent » et « Bo. ton City». L'un des vapeurs était chargé «i charbon; l'autre, paraissant être de la grandei dû vapeur anglais « Egiemont L asile», jaugea> $,29Jf tonnes, était chargé d'huile d'olive. L chalutier à vapeur était marqué « B. S. 696 »■ AUTRICHIEN VIENNE, 1S janvier (Officiel): Pas d'ère nements spéciaux. VIENNE, 17 janvier (Officiel de midi): 'A l'est de la Urtnta, l'artillerie italienne 'de nouveau violemment bombardé la nuit du 1 le secteur de balaitle1 à l'aube, la canonnaa ennemie a encore augmenté d'intensité. L'aprè vMî,. 1&. "H'vijànierie à Va laq^e- du monte Pertica entre S et o heures a Vaprès-midi, leurs assauts se sont écroulés dt va'nt nos positions. Une attaque dirigée par les Italiens la nu; 'du 16 janvier, après une violente préparatio d'artillerie contre le col del Rossa, a été toi aussi vaine, elle a été repoussée par les feux d barrage de notre aitillene et à coups de grt nades à main. Nous avons repoussé par une contre-attaqu une attaque tentée par l'ennemi près de tirer, tonia. Le beau temps et la temperature plus doue ont favorisé les opérations aériennes. Deux al pareils ennemis ont été forcés à atterrir. VIENNE, 11 jauviei (Officiel); Entre la Brenta et le Monte Pertica, l'ait vers aire a restreint son activité combattive . Ai violents coups de main d.'artillerie après se attaques vaines accompagnées de lourdes pet leï de la veille. Au cours des combats des 1. ft 15 janvier, nous avons fait prisonniers 12 of ficters et 300 soldats. BULGARES SOFIA, 16 janvier (Officiel) : Sur les deux rives du Vardar, activité des dé tachements de reconnaissance, qui s'est terminé à notre avantage et qui a "valu à nos unités L capture de quelques b rançais a l'est du fleuve '4 l'ouest de Serres, un détachement de recon naissance anglais qui s'est approché de nos pos tes a été chassé par notre feu. COMMUNIQUES DES ARMEES DE L'ENTENTE DE L'ENTENTE L j!| FRANÇAIS PARIS, 1? janvier (Officiel), 3 h. !/. : huit calme sur l'ensemble du front sauf dan le secteur de Maisons-de-Lhampagne, ainsi qui dans la région à l'ouest des monts où V artillen, a ,de, part et d'autre /wt preuve d'une certamt activité. Sur la rive droite de la Meuse, un. patrouille ennemie qui tentait d'aborder nos pe lits -postes dans la région de Samogneux, a eh 'dispersée par nos feux. Dans la soirée d'hier, tious avons, à l'est de la tranchée de Calonm (secteur des Eparçes) exécuté un coup de mait qui nous a permis de pénétrer profondément dan. , les pos lions ennemies. À otre incursion faite j nos troupes sont rentre es indemnes dans nos li £»es. PARIS, 17 janvier (Officiel), // h. P.M.: 'Activité des deux artilleries au sud de Si Q'ten-'tviy dans la région de la Main de Massig* ^ /our-tiçe calme sur le reste du front. ITALIEN ROME, 16 janvier (Officiel) : Dans le secteur du monte Asolonc, Caitille 'rie a continué a concentrer ses feux hier dam la inée. L'ennemi a tenté à -pliisieurs re-! frises d'exécuter des contre attaques contre celles de nos lignes fructueusement améliorées la nuit précédente. A midi, la situation est rede Venue normale. ■ Dans le secteur situé à l'est du haut plateau I, "4'Asiago, à proximité des saillants du front du Si*» />*» t M C/r7/1»rt//l ri»* /lÀt.si *U n*,, - J _ naissance ont été actifs et la canonnade a de■ nouveau été violente. A l'est de Lapo bile, une nouvelle contre-attaque ennemie a été enrayée. La nuit du ljf au là et aans la journée d'hier, le duel (,l'artiûcrie s'est étendu à tout le secteur de la côte. : 7 ont le long du front, grande activité aérienne. Les aviateurs britanniques ont descendu t trois appareils ennemis dans le secteur de Vaz-s zola, au sud-est de Conegliano; les nôtres ont abattu un quatrième appareil près d'Arsie, tandis qu'un cinquième tombait sous le feu de nos canons de défense près de Cima Dolnio, au sud de Ponte Prtula. ANGLAIS LONDRLS, 10 janvier (Officiel): Rien d'important a signaler. Au cours d'un coup ae main prononcé ce ma-t toi par l'ennemi contre un de nos postes au nord-t ouest de St Quentin, aeux de nos hommes ont dris-i paru. Pas a autre événement à signaler sur le front entier. Dernières Dépêches i/ci uiçi ça e- n L'arrestation de la Légation de Roumanie. et Amsterdam, 18 janv. — L'agence Reuter pu-*s blie maintenant aes détails sur l'arrestation des e~ membres de la Légation c.e Roumanie à St-Pé-'■> tersbourg. Le ministre de Roumanie et tout son ^ personnel furent arrêtés dans l'hôtel de la léga--s uon, le soir même du uouvel-an russe, c'est-à-n dire le 13 janvier, par des soldats de la Garde ^-e Rouge, sous les ordres d'un lieutenant. A la rs suite de cet incident, 17 représentants diploma-tiques, de pays alliés et neutres, élevèrent con-tre cette arrestation, une énergique protestation. -e Lenin répondit que les rapports entre la Rou-lr manie et le gouvernement maximalise étaient, ll depuis queique temps déjà, tellement tendus, ■e qu'il avait failu compter sur leur rupture et même sur une déciaiation de guerre. Mais les Commissaires du Peuple avaient voulu éviter à tout prix une pareille catastrophe, et c'est pour cela que lui, Lenin, avait estimé qu'il lui fallait des otages, qui seraient responsables du maintien des relations entre les deux pays. Il semble que a les causes immédiates de l'arrestation résident 5 dans le fait qu'un régiment russe a été cerné et '■e désarmé par les Roumains, de même que par s- l'airestation d'une délégation maximaliste qui renandait dans l'armée roumaine sas doctrines, t- pour y . Las motiî3 Stockholm, 17 janv. (Ag tél. Pétrogr.). — L'arrrestation de l'ambassadeur roumain Dia-lt n-ant a été < pérée dans la nuit du 15 janvier, à " cause des mesure» violentes de répression exer-"■ cées à l'égaid de soldats russes. Sur la propo-e sition des ambassadeurs français et anglais, tout le corps diplomatique se rendit chez Lenine, et les commissaires autorisèrent la mise en liberté e sur la proposition de l'ambassadeur américain, de piotester en son nom près du gouvernement roumain, contre les mesures de violence des 0 Roumains vis-à vis des soldats russes. A 3 heu-rcs, 1 ordre fut donné de remettre Diamant en liberté. Ultimatum de la Russie à la Roumanie. Du et Vaderland »; Pétrograd, 16 janv. (Ag.tél. à part.). — Le commissaire du peuple Dzjensu a s envoyé au gouvernement roumain un ultimatum par lequel il e-ùge que les soldat? et offi-Jf ciers des 194e et 195e régiments soient remis en liberté et que les autorités militaires qui ont ordonné les aliénations soient punies, ainsi que la garantie que de pareils faits ne se reproduiront plus à l'avenir. Si léponse n'est pas îeçue en-i- déans les 24 heures, 1 exigence russe équivau-e dra à la rupture des restions diplomatiques ap-a puvée par les mesures militaires les plus éi er-giques.N. B. — Le 194e régiment de la 49e division avait été cerné et désarmé par des troupes roumaines, et les officiers autrichiens qui étaient venus rendre visite aux chefs russes avaient «été arrêtés. D'-tutre part, les autorités roumaines ne laissent plus passer lés transports de vivtes ( Wolff). Biiiit d'un attentat contre l'ambassade d'Italie à St-Pétersbouxg. Lugano, 18 janv. — Un télégramme adressé de St-Péter;-bourg au « Corrif-re délia Sera » pré-s tend que l'ambassade J'Ita' e, dans la capitale „ iu>se, aurait été attaquée par une bande année ec mise au pillage; le concierge aurait été entraîné. Le personnel de l'ambassade auiair dés-g aimé 16 hemnies de la bande et en aurait arrêté 4 Cet attentai serait, tout comme l'airestauon d i personnel de la légation de Roumanie, un symptôme de la tension croissante de la situa-t.on. Tout le corps diplomatique se trouverait îéjni dans 1 hôtel de l'ambassade des Etats-Unis, poui délibérer sur l'attitude et les actes de Lenin, qui voulait écarter tout contrôle de ' ses actes. Le coips di|. lomatique sr prop-'-c de protester contre cctte attitude. 11 ne serait pas improbable que le coips diplomatique se de ide à iransférer s n ïiège dans un milieu plus tranquille, à l'écart de la zone d'influence de Lenin. L'attitude des socialistes italiens. Le « Giornale d'Itaîia », commentant les résultats de la dernière réunion des socialistes parlementaires, dit que ces derniers ont renouvelé à la Chambre leur îécente demande de convoquer ; immédiatement la Chambre et d'entamer des négociations de paix. Facfeuiti îém:ni.cs à Rente. On mande de Rome que depuis lundi la di--tr.bution dj c.jiriei dans la capitale est faite pax des femmes. Le procès de l'assassin de Jaurès. On mande de Paris que le procès de l'assassin de Jaurès vient à nouveau d'être remis. Trois médecins légistes ont été chargés d'examine l'état mental de J'assassin. Arrestation de M. Loustalot. Genève, 17 janv. (Havas). — Le député Lous îajot â été arrêté aujourd'hui. Arrestation de Francis Laure. Francfort-sur-M., 17 janv. — De Geneve à 1; «Gazette de Fiancfort » ; Une enquête judiciair a été touveite contre l'ancien député F ranci Laure, pour s'être livré à des spéculations non autorisées sur les charbons. Le général Nivelle en Algérie. On mande de Paris que le générai Nivelle le nouveau commandamt en chef dies troupe françaises dans le Nord de l'Afrique, est ar rivé à Alger. La crise charbonnière aux Etats-Unis. On mande de Paris que la cris® diu char bon s'accentue à New-York. Les théâtres de vronit désormais faire relâche trois jours pa. semaone. Le succès de l'emprunt iL.érieur suisse. On maude de Berne qu'une somme, total* de llfr millions die francs a été souscrite pai le public au '8e emprunt fédéral de mobilisa tion. Le montant eu avait été fixé à 150 mil lions de francs, dont 100 millions avaient éti offerts en souscription publique. Ce résulta dépasse celui de tous les emprunts précé dents. La Suisse reconnaît également l'indépendanci de la Finlande. Berne, 17 janv. — Le Conseil fédéral a chargt le consul suisse à Abo de porter à la connaissance du gouvernement d'Helsingtors, qu'il reconnaîl l'indépendance et la souveraineté du peuple finlandais et est disposé à entamer des relations amicales avec son gouvernement. Les tioubles en Espagne Le journal «'El Sol » annonce qu'au cour: doà troubles de Mal&ga, la troupe a du fair< usage de ses amies. Il y a eu un certain nom bre de tués et de nombreux blessé». La si tuataon est considérée comme extrêmeanen sérieuse. La guerre sous-marine. La Haye, 17 janv. — De Flessingue au « Te-legraaf » : Le vapeur « Oriflamme », qui avait à bord une cargaison de benzine et de naphte. a heurté une mine dans la Manche et a sauté. I,'équipage, qui comprenait plusieurs Belges, a éié sauvé par un navire anglais. Londres, 17 janv. (Reuter). — De Las Pal-mas: Le vapeur néerlandais «Atmas» (1,813 tonnes brut) a été coulé à 40 milles de l'île de Puerteventuia. Les 29 hommes d'équipage ont été sauvés. p.hrlsitl jni'j 1 A 1.. n L- 1à lo " Tl dens Teyn » : Loid Lambert a déclaré à un meeting d'agriculteurs que si les sous-marins continuent à couler les navires dans la proportion actuelle, ils détruiraient plus de tonnage en janvier qu'en décembre dernier. En 1917, les sous-marins ont coulé trois fois et demi plus de tonnage qu'il n'en a été construit. Certes, ces renseignements ne sont pas réjouissants, mais ils proviennent de bonne source. Il est nécessaire que le pays soit mis au courant, car il est indispensable qtie tous s'imposent des privations. • La Haye, 18 janv. — L'amirauté anglaise annonce : La semaine dernière, 6 navires de plus de 1600 tonnas, deux oe nuxns de 1600 tonnes et deux bâtiments de pêche ont, été coulés. Cinq navires ont été attaqués infructueusement. Rotterdam, 18 ja:iv. — L'agence Reuter annonce officiellement de Londres: Yarmouth a été bombardé du côté de la mer, lundi soir, entre 10 h. 35 et ] 1 heuies. Vingt bombes'sont tombées sur ia ville. Tro>'s personnes furent tuées, dix blessées. Les dégâts matériels ne sont pas élevés. LES ÉVEisEMEJr-S E3 RUSSIE. Le résultat des délibérations de Berlin. ' Berlin, 17 janv. — La «Tâgliche Rundschau apprend au sujet des conférences qui ont eu lie entre la direction suprême de l'armée et la d rection de l'Empire, qu'un accord Complet es intervenu entre eiles p ,ur que le règlement d n toutes les questions de l'Est soit fait sur la bas s d'un tout uniforme et que par conséquent le "• questions lithuanienne, cpurlandaise et polonai e se sont près de leur solution. s C'est ainsi qu'un front austro-allemand un s forme a été constitué vis a-vis de la Russie. C front s'appuiera sur les délégations convoquée de Lithuame, de Courlande et de Pologne, qu ont manifesté leurs déclarations de volonté uni g fr.rmes, qui peuvent être organisées mais no: îenv-ersées. Un accord complet s'est maaaifest e également - ur ce point que des mesures de gj e rantie efficaces doivent être pr ses à l'Ouest. Ce garanties exigeiont-eiles des mesures territo nales défensives inévitables et dans quelles li g mites? C'est ce qui dépendra de la mesure dan a laquelle nos ennemis nous forceront à y recourir 1 La situation politique en Russie. ( Stockholm, 18 janvier. — D'après les non velles d'IIaparanda, on discute avec ardeur dans les milieux politiques de Pétro-^ grad, la constitution d'une Republique de la Grande-Russie, qui comprendrait les gouverne ments centraux et septentrionaux, depuis 1 Ou ta], -jusqu'à l'Ukraine. Cette question serait débattue au Congrès des organisations démocrati eues et socialistes, qui se tiendra le 21 janviei dans sa forme première, à l'initiative du comiti exécutif des Soviets. La proposition de constitue! une nouvelle République, sort des milieux qui soutiennent Kerenski et l'ancien gouvernent I provisoire. La situation désespérée de l'aimée russe. Les journaux parisiens apprennent de ï'etro-grad que dans un message répandu par radio-télégramme, le gouvernement maximahste a déclaré qu'une aide immédiate est nécessaire afin : d'empêcher que l'armée russe meure de faim, Le ravitaillement aurait complètement cessé. De nombreux régiments n'auraient pas de pain, le-chevaux n'auraient pas de nourriture. Le télé i gramme ajoute que toutes les tentatives faites par les cheminots pqur s'emparer des envois destinés à l'aimée, seront sévèrement punies. L'indépendance du Turkestan. Stockholm, 18 janv. — Le «Bureau d'Information Ukrainien » à Stockholm, annonce que le « Rada » de K.etf a retli des mtoimations d'après lesquelles un Congrès extraordinaire des Musulmans du Tuikestan, d'accord avec la population du Turkestan, qui compte plusieurs millions d'habitants, a proclamé l'indépendance du pays et sa constitution en République fédé-rative, en vertu du dioit de libre disposition, basé sur les principes oe la révolution russe. Provisoirement un Conseil national a été établi, dans lequel deux tiers des sièges sont attribués à la population non-musulmane du Turkestan. Les séances du nouveau Conseil d'Etat commenceront le 5/18 janvier. Le Congrès a aussi élu un gouvernement provisoire. L'Assemblée Constituante qui va être convoquée incessamment, aura à se prononcer sur la forme définitive de l'autonomie La guerre civile en Russie. Le correspondant die la presse rusise de jier-ne annonce que lea Ukrainiens se sont emparés des villes de btarakoLiStantinoff et d'A-lexaiidrovo (sur le Dniéper). La ville de Luck, ainsi que Kovno se trouvent encore au pou voir aas ttoicnevistes. Découverte d'un complot contre Lénine et Trotzki. et Trotzki. ice Le correspondant de la presse russe de Berne télégraphie que la police bolehévisto a gé découvert un complot traîné contre Lénine et ice Trotzki. Un sertaam nombre de révoiutioinnai-aît rcs se seraient laissés décider à éliminer les in- deux oommissaires du peuple, moyennant une ns prime de 25,000 roubles. Le front russe De l'envoyé spécial du « Matin » en Bussie: 1113 Que reste-t-il du front rus©e 2 Voilià la quea-ù'° fcion que je posai à un lieutenant d'artillerie, m- — Un fait frappant, me répond mon inter-locuteur, c'est qu'on y dort beaucoup. Au dé-snt but, c'étaient des meetings, des discussions; aujourd'hui, ceux qui sont restés préfèrent dormir et ne s occupent de rien. e" Pas une oorvée n'est faitie. Les trrJichées-llt abris, les cantonnements sont dans un état te' épouvantable. Plus à l'arrière, ce sont sur-t®' tout les pauvres chevaiux qui sont en ^a'oit a de maudire l'armistice. Ces malheureuses bêtes sont complètement oubliées. On en voit a!" qui rôtka.i, mangeant la mousse roussie sur ^ les troncs d'arbre. Oe qui surprend encore oliez nous, c'est 'nt la disparition progressive des officiers. Sur 35 qui faisaient partie de ma popote, il n'en x «. o-Vcwll- O U/U. xii.vATi£fV^Iït IllO'H dép«U't% C ïe" sont maintenant, hélas ! les officiers qui déser-in" tent beaucoup pius que les soldats. Los pius °n heureux ont pu fuir à l'étranger, au Caucase, en en. Crimée. D'autres mènent en lîuseie une eS existence pitoyable. Certains, accules par la US fa ni, durant abdiquer toute dignité. A Pé-es trograd, je reconnus dans la Garde Rouge le 113 capitaine de notre régiment. L Ees officiers qui restèrent au front se mon-reint bolcheviotes à outrance et co sont oetix qui, avant la révolution, brutalisaient le plus U- i i ... .i ..... y - LES NEGOCIATIONS DE PAIX A BftEST-LITOWSK. .q A BREST-LITOWSK. Brest Litowsk, 15 janv. — Le 15 janvier on i- eu lieu deux nouvelles séances de la commis a sion germano-austfo hor.groîse-russe chaigée d e l'étude des questions territoriales et politique; ;-s Conformément à raccord intervenu, le poin ,x ccncernant les territoiies ayant été éliminé, li s. discussion a commencé sur les quatre autre points. Le président de la délégation russe revien sur la question discutée déjà, d'inviter des dé » légués des territoires occupés à venir à la Con :u férence pour faiie valoir le droit auquel il ii- pourraient prétendre ae représenter leur peu st pie devant le monde entier. le M. von Kuhlmann répète qu'il est prêt à le: se accueilln, à la condition toutefois que la déié ;s gation russe reconnaisse implicitement que le: i- tenitoires qu'ils représentent sont d'ores et déj; constitués en Etat. ii_ — Il n'est pas besoin d'insister, dit-il, sur l< ;e fait que si elle le reconnaît implicitement, 1; ;s conséquence naturelle en sera l'admission par ii mi nous des délégués des peuples dont il s'agit i- Ou bien ces messieurs viendront ici en qualiti ,n d< représentants de leur peuple, et dans ce ca: té il faut que les parties qui délibèrent soient d'ac i- ccrd à reconnaître que ces peuples ont une per :s sonnalité déjà née ou à tout le moins présumée >. ou bien ils n'y viendront que comme particu-i- liers, et dans ce cas ils n'ont rien à voir avec iS nos travaux r_ M. Trotzki d.t qu'il lui est impossible d'admettre la condition préalable qu'on prétend in. d'spensable, parce qu'il ignore si les d,ts repré-sc,.t.ints ont vraiment qualité pour exprimer la volonté de toute la population qu'ils représentent. Par le fait, sa. proposition tombe. 1 M. von Ktililmaitn constate que les divergen-ces de vue quant à la valeur à attribuer auN dérisions des organismes représentatifs existant ' dt.us les territoires occupés, sont tellement profondes que même une discussion détaillée ne r pourrait les aplanir II ajoute que cela ne do.i c toutefois p;-s enlraînei nécessairement l'échec r des négociations, les délégations coalisées ayant 1 admis dès le début qu'une manifestation de la 1 volonté populaiie pai voie de suffrage devrai! confirmer les décidons prises par les organismes représentatifs existants. S'il est possible dt se mettie d accord sur les modalités de cette manifestation populaire par voie de suffrage, la divetgençe des opinions sur le point de savon i s'il faut considérer cette manifestation cumiit constituante ou comme confirmative, ne pour-e îait justifier 1 échec des négociations et ses très s graves conséquences. Reconnaissant qu'il serait inutile de continuel s en ce moment la discussion sur ce point. M. ;- Trotzki dit qu'à son sens, au point de vue pis tique, il est fort indifférent que les organisme aient ou n aient pas été au préalable reconnu r_ par l'un ou l'autre gouvernement. La questio e essentielle et primordiale, c'est de garantir au s populations l'indépendance et la liberté qui leu sont nécessaires pour exprimer leur volonté toutefois, pour que cette expression ait toute s. ■s valeur, il est nécessaire que la manifestation pa pulaiie, par voie de suffrage, n'ait pas seule ment un caractère de confirmation mais bien ui caractère de constitution. .* En discutant la proposition de M. von Kiihl ' mann, de f.xer l'époque du vote définitif dan ^ les territoires occupés, entre le jour de la con clusion 4e la paix avec la Russie et le jour di son premiei anniversaire, M. Trotzki abordi u sur-le-champ la question de l'évacuation. il di qu'il n'y a aucune raison plausible de lier li sort des territoires occupés à la tournure et à h J continuation de la guerre. Il admet que le réta bhssement des relations commerciales entre le; deux partis n'empêchera pas la guerre de con tiiiupr sur les autres fronts, mais il est d'avi: r" que, sans f.xer de délai précis, la date où serc 1_ réglé le soit des territoires occupés doit être L" mise eû rapport .avec la conclusion de la pau L' sur le front à l'Est. M. von Ktihlmann fait observer que les Coa lises ont déjà fait preuve d'une grande cou descendance, en se déclarant disposés à évacuei dès la fin de la guerre mondiale les territoiies e dont il est question dans l'article 1er du pro' a jet gerniano-austio-hongrois, en ajoutant qu< :t néanmoiris ils pouiront faire preuve d'une plas L- grande condescendance encore sur ce point, s: is l'accord se fait sui d'autres points. La possibi e Jité ou même la viaisemblance d'une reprise des hostilités sur le front dans l'Est étant beaucoup plus grande tant que la guerre continuera sui les autres fronts qu'après la conclusion de la paix générale, il est impossible d'envisage! pour l'évacuation des territoires cités daii3 l'ar. ticle 2 du projet germano-austro-hongrois une . date qui ne tienne pas compte de la conclusion de la paix généiale. Tant que dure ia guerre ' générale, il est impossible aux gouvernement; 1 coalisés de renoncer aux garanties prévues à l'article 2. M. Trotzki répond que dans te règlement, 1 conformément à leurs vœux, des exigences das peuples dont il s'agit se trouvait la meilleure garantie contie ia possibilité d'une reprise de la guerie sur le front à l'Est. k M. von Ktihlmann constate que les partis en r présence sont en iéalité d'accord sur le désir qu'ils ont de mettre fin à la situation créée pai t la guerre, mais il répond que, pour les motifs r précédemment exposés, il n'est pas possible d'é-î lablir d^'ja des assurances d'ordre militairy. c A-prèb une réplique 3u" pr^iaënt de la délégation russe, la séance a été ajournée à 5 heu-s les de l'après-midi. , Cette séance a élé ouver.e par M. von Kuhlmann, qui a fait les déclarations suivantes: 1 — Nous avons eu à constater aujourd'hui, messieurs, a-t-il dit, que bien que les motifs indiqués par nous fussent d'un caractère absolument décisif, la partie adverse ne s'est pas montrée d.sposée à prendre notre exposé en consi-: dération. Nous allons passer au deuxième point i i n discussion, qui se rapporte aux conditions préalables, dans lesquelles peut s'exercer, pour les peuples,, le oroit de décider d'eux-mêmes. La question ptincipale parmi tant de questions qui ne manqueront pas d'être soulevées à ce propos sera de savo.r jusqu'à quel point la liberté des élections de l'assemblée qui aura à prendre des décisions définitives pourra être influencée, par la présence de troupes dans les territoires où ces élections auront lieu. Les délégations coalisées ont l'intention absolument lojale de faire en sorte que les opérations électorales se fasset.t sous la garantie d'une liberté politique absolue, dauS ia mesure où elle pourra se concilier avec les circonstances. Or, il résulte de la nature mène de la situation dans laquelle nous nous tiouvons que cette question comporte 'un important côté militaire. La discussion qui s'engagera sur ce point sera donc fatalement limitée par certaines nécessités militaires, et nous ne pourrons pas admettre que ccs limites soient dépassées. Il nous faut avant tout .tenir compte de ceci, à savoir que, pour «isurer l'exploitation économique du pays, la présence d'une certaine force armée et bien disciplinée y est nécessaire. Les délégations des Puissances centrales peuvent vous donner et vous donnent en réalité .l'assurance formelle que ces forces organisées dans le territoire dont il s agit ne s'immisceront en aucune manière dans les questions politiques et ne chercheront pas à y exercer quelque pression que ce scit. Partant de là, nous pouvons affirmer sans crainte que ia présence de ces forces ne peut exercer •aucune espece dinliueuce défavorable sur la l'berté du vote et que, par suite cette liberté sera pleinement garantie. » Le président de la délégation russe intervient ici et soulève à nouveau la question de l'éva-"c'jattan.Rappelé a la question, M. Trotzki déclare qu avant tout il importe d'élucider pleinement ia question de l'évacuation. M. von Kuhlmann répond que la discussion qui a eu lieu à la séance du matin l'avait laissé dans l'impression que cette question avait été suffisamment éqaucie. Si tel n'était toutefois pas 1 avis ae ce que te président de la délégation russe continue à la partie adverse, il ne s opposerait pas, dit-il, à la discuter. Il ne peut cependant pas garantir que durant la pénode où auront lieu les opérations électorales, des considérations militaires ne viennent pas à surgir qui empêchent une évacuation complète du tçnitoire. il est ciaii pour tout le monde q.e 1 établissement d'une gendarmerie nationale qui aurait à assurer l'ordre dans ce territoire pen dant la période électorale ne pourrait suffire, si parfaite que l'on veuille imaginer cette constitution et qu il ne seia pas possible de renon cer à ia présence d'une force armée qui en tout état de cause seiait à même de maintenir l'ordre. Le programme minimum des coalisés a éi« •tmi . M* HOft . C>l B DIX CENTIMES Samedi 19 Janvier 1918

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Dit item is een uitgave in de reeks Le bruxellois: journal quotidien indépendant behorende tot de categorie Gecensureerde pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1914 tot 1918.

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