Le courrier de Bruxelles

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17 januari 1914
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s.n. 1914, 17 Januari. Le courrier de Bruxelles. Geraadpleegd op 16 januari 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/513tt4gt5c/
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Samedi U janvier S914, ABONNEMENTS 3 mr»9 su agis 'Bais sois BELGIQUE . . Dr. 10.00 5 00 2 60 BOLLAjNDE. . . i ■jgao 9 60 4.80 LUXEMBOURG \ UNION POSTALE. 30.00 15.00 7.50 5 CENTIMES ^,68 suooièrrents no «ont oas ml» téléphone sablon 1764 LE COURRIER DE BRUXELLES S3'ann8«. -V il 7. A BRUXELLES s 52, rue de la Montagne A PARIS i 30. rue Saint-Sulptce. 3© 5 CENTIMES Les suoo-érrents ne «ont oas mis an vente téléphone sabloh 175» Pro arts et focis Une goujaterie. C'est, le titre que donne la « Croix du ire srigord '» au récit d'un fait scandaleux qui «era flétri par toutes les âmes droites. Lors de l'expulsion des Ursulines de Pé-ïigueux on transporta à l'hospice une pauvre religieuse frappée d'hémiplégie. Sœur Gertrude, celle-là même, qui, le matin de l'expulsion, fut projetée violemment dans l'escalier par suite de la rupture du brancard sur lequel on la portait à l'hôpital. Ici, il faut revenir eur le passé et se rappeler qu'avant leur expulsion les Ursulines avaient intenté un procès au séquestre pour obtenir la restitution de la dot que chacune d'elles avait apportée en rentrant au coupent.Or, ces jours-ci, le tribunal rendait un jugement définitif sur ce èujët. De toutes les religieuses de la communauté, trois seulement obtenaient gain de cause... Sœur Gertrude était du nombre. On lui fit donc savoir qu'elle avait gagné son procès et que le montant de sa dot venait de lui être rendu. Petite dot, du reste! Sœur Gertrude avait apporté à la communauté la maigre somme de 1.000 francs. C'est ici qu'intervient l'administration de l'hospice, avec une indélicatesse vraiment digne d'être citée en exemple. Dès qu'il eut apprit que la Sœur avait à sa disposition cette petite somme péniblement .arrachée- aux griffes de quelque ra-pace liquidateur, l'un des administrateurs de l'hospice, M. Michel, «'empressa de retenir sur le bien de Sœur Gertrude « trois francs par jour d'hospitalisation ! » C'est déjà pas mal, n'est-ce pas - Il y a mieux encore. Comme à ce prix la dot ne pouvait pas aller bien loin et que sans doute on ne voulait pas avoir l'air de se débarrasser de la Sœur après l'avoir complètement dépouillée,# un délégué de l'hospice vint se présenter, quelques jours après cet exploit, à la supérieure de Sainte-Ursule, l'air assez embarrassé, il est vrai, tant la mission dont on l'avait chargé devait lui paraître à lui-même grotesque. — Ma Sœui'j je viens au nom de l'administration de l'hospice... pour cette religieuse hospitalisée... C'est très ennuyeux... mais elle est incurnble... Je règlement s'oppose à ce que nous la gardions... — Mais, Monsieur, ce n'est pas moi qui vous l'ai envoyée. Que ne nous laissait-on chez nous ! elle ne vous eût causé aucun souci ! — ! ! ! — Enfin, qu'y.a-t-il à son sujet? — Voilà ! Je viens voir ce que vous comptez en faire. Ne pourriez-vous pas vous en charger? (Textuel l ! 1) On n'est 1 as plus candide, j'allais dire : plus cynique 1 La supérieure répondit — et il n'y avait pas autre chose à répondre — que, jetée à la rue et sans ressources, elle ne pouvait prendre à sa charge la malade. L'autre eut le bon sens de ne pas insister. Mais, quelques jours après, samedi dernier exactement, Sœur Gertrude était renvoyée de l'hospice à l'asile des Petites-Sœurs des Pauvres et l'Ad-mi-nis-tra-tion était débarrassée d'une malade aussi encombrante!... De quelles ignominies ne serons-nous pas les témoins l Les traitements du Clergé. Nombreux sont ceux qui ignorent la détresse à laquelle se trouve réduit le clergé et spécialement le clergé du Luxembourg, par suite du renchérissement de tous les 00-lets nécessaires à la vie. Alors que les traitements de tous les tonctionnffires ont été triplés et quadruplés depuis.i830, les traitements du clergé seuls sont restés à peu près stationna-ires comme si les besoins cle l'existence n'augmentaient pas pour le clergé, comme pour les autres «ïiortels. Jusqu'ici ces articles sont restés sans écho. Alors que le gouvernement décrète tous les jours des augmentations de salaire pour les ouvriers, et des améliorations de traitement pou.r les fonctionnaires, il ne songe pas un instant à toucher aux traitements de famine qu'on alloue au clergé. C'est cependant la Constitution qui fait un devoir aux pouvoirs publics, de « pourvoir aux traitements et pensions du clergé ». Pourvoir -aux traitements du clergé, cela veut dire, à toute évidence, donner au clergé des traitements moyennant lesquels il puisse vivre honorablement, suivant la position qu'il occupe dans la société, et en rapport avec les études coûteuses qu'il a dû faire pour arriver au sacerdoce. Or aujourd'hui, iî est visible pour tout homme ae bonne loi, que dans la situation actuelle, il n'est plus possible à la presque totalité des prêtres, au moins dans le Luxembourg, de vivre quelque médiocrement que ce soit, avec leur traitement insignifiant, joint aux minimes ressources que leur procure le ministère dans leurs paroisses. Si le vicaire, le curé n'a pas le bonheur d'avoir à côté de lui des parents, une mère, une sœur pour se dévouer et l'aider de leurs petites ressources personnelles, il devra s'ondetter ou périr de misère. Dans les pays protestants et dans des pays aux gouvernements hostiles à la religion, las pouvoirs publics comprennent cependant qu'ils ont aussi des devoirs à l'égard du clergé et ces devoirs ils tiennent à les remplir. L'. «Avenir dans les articles que nous avons rappelés plus haut, a donné le barème des traitements que le gouvernement protestant d'Allemagne alloue au clergé catholique. Nous ne reviendrons pas là-dessus pour le moment. Il y a à peine quelques semaines, que le gouvernement du grand duché de Luxembourg, pourtant entre les mains de gens entièrement hostiles aux prêtres, a fait voter à la Chambre une amélioration notable des traitements du clergé. Il n'est pas sans intérêt d'en donner le barème pour le comparer au barème des traitements du cierge belge. 1. Tous les curés-doyens débutent avec un traitement de 2,100 francs et après cinq années de « ministère sacerdotal », ils ont une augmentation de 200 frânos et puis de cinq à cinq ans, deux nouvelles augmentations de 200 francs, en sorte qu'après 15 ou 20 ans de ministère, ils arrivent à un traitement de 2,700 francs. 2. Les curés commencent avec un traitement de 1,425 francs. Après cinq années de ministère comme curé, ils ont une augmentation de 200 francs, puis de cinq à cinq années, deux nouvelles augmentations de 200 francs, en sorte qu'après 20 ou 25 ans de ministère, ils sont tous à 2,025 francs. 3. Aux vicaires, on donne comme traitement initial 1,000 francs. Après 10 ans de ministère 1,400 francs et puis de cinq à cinq années trois ~augmentations., de 200 franc ch-acuno.'en sorte que les vicaires arrivent après 25" aus de ministère à 2.000 francs. Cela est pour le clergé de la campagne. Pour le clergé des villes, il y a un barème plus élevé. Là les curéiu commencent avec un traitement de 1,750 francs et les Vioai-'.•es avec 1,250 francs auxquels traitements viendront s'ajouter, comme à ceux du clergé de' la campagne,trois augmentations successives de 200 francs. Ne -pensez oas que cette chambre en majorité anticléricale ait augmenté les traitements du clereré pour faire à celui-ci une faveur non justifiée. Non. Elle l'a fait pour remolir honnêtement ses devoirs de pouvoir public vis-à:vis du clergé, comme vis-à-vis des' autres citoyens. M. Eyschen, le chef du gouvernement an» tiolérioal, comme d'autres membres libéraux de la Chambre, l'a déclaré expressément. « La loi, disait-il, nous impose l'obligation de payer 1<^ cergé, nous devons donc le payer de manière à ce qu'il puisse vivre convenablement. Les motifs qui nous ont porté à améliorer les traitements des fonctionnaires, ajoutait-il militent aussi en faveur de l'amélioration des traitements du clergé ». Voilà le langage honnête d'un incroyant. Un gouvernement catholique fe-ra-t-il preuve de moins d'honnêteté qu'un gouvernement car tel liste 1 Que les honnêtes gens veulent bien maintenant se rendre compte de la situation du clergé belge par ce temps do vie chère. En Belgique : 1. Le curé-doyen touche 1,400 francs de traitement ; 2. Le curé 1,000 francs; 3. Le vicaire 800 francs. Et avec cela, pour les uns et les autres deux minimes augmentations après 20 et au ans de ministère, c'est-à-dire presque à la fin de la vie, ou pour un grand nombre après la mort. Nous no parlons pas des curés-doyens de 1rs classe; il y en a cinq dans la province habitant les villes, et ces heureux mortels touchent un traitement de 2,100 francs sans avoir droit à aucune augmentation. Jugez maintenant, braves gens, si le clergé belge a raison de se plaindre et de réclamer une amélioration de sa situation. (« Avenir du Luxembourg »). ÉTRENNES PONTIFiCM.ES SEPTIEME LISTE. Report des listes précédentes : 22.550 iaron et baronne Raoul du Sart de Bouland, 10C baronne Arnold de Woelinont, Ï0C Quelques paroissiens de DieuparïrAywai 13e, pour que le S. P. les bénisse,. d. van Ockerhout, Bruges, 10(1 d. Lefebvre,' bourgmestre, Harelbeke, 10G dme Huileux, Bruges, 3OC chanoine Coppieters Stochovc, id.a 300 B. M. B. J. A, id., 30 î. A. S. id., . *25 d. L.'Kervyn de Mec rendre, id., 100 Chanoine Alfred De-vclée, id., 50 jôs RR. PP. Dominicains, 150 je R. P. Provincial de la Cie de Jésus, 100 d. Max Ectors, notaire honoraire, 100 )omte L. van der Stegen de Schrieck, Lou/vain, 50 J. J.-B. Raoul, St-Ghislain, 25 kl. et Mme Verhelst, Louvain, c25 .Ille Hachez, 200 M. S. De Latte, dir. du Carmel, Rottelaere, !0 ; Eug. Stappaerts. Forest, 20; A. M . St-Pè- e, bénissez-nous, 15: M. J. Bentens, pharju., loulers, 15; F. J. A. H. H., GLabbecq, 10; TTn .bonne. St-Trond, 10; Docteur Govaerts. id., 0; Céline et Laurent, Verviers, 5; Anonyrie, Jraine-l'Àlleud, 5; Pli. P. Moere, 2; Anonyme, 25, chaussée d'lxelles,2; id., Aulnois, 2; iJ., fcenaix, 5; X-, Comines, 5; P. V. D..Geeraa-riN-►ergen, 5; M. Edmond Ballot, Membre. 2; En 'honneur de N.-D. de Lourdes et saint Joseoh, îr.-le-Château, 5; An'on., Deerlyk, 5; Z. A., îiesmeréé, 10 ; M. Maur. Fontaine, Virton, 2; )rémus pro Pontifice nostro P:o, 2 ; Un p$r-epteuu* des portes pensionné, 20 ; A. T. 13., Ua-onfoy, 5. —; Ensemble : 1&2. Total: fr. 24-221.00 On peut adresser les souscriptions au bureau u journal ou à M. M ALLIÉ, secrétaire, 7, rue e la Tête d'Or, Tournai. ;ob!f8 is jjisrci Gauip! C'est un cas bien douloureux que celui de abbé Lemire, cas malheureux avant tout eur lui. Le nouveau vice-président de la 'hambre ne voit pas dans quel but les ad-ersaires de toute religion l'acclament, royant avoir trouvé, sinon leur homme, du loins une apparence ou même un communément de schisme. Us se passionnent fort peu pour les argu-lents de dialectique subtile par lesquels il eut,- au titre de ses fonctions électorales, .ffirmer son orthodoxie. Il leur est parfai-ement égal qu'il ait tort ou raison vivais de ses devoirs; ils tiennent encore bien loins à manifester, sous les dehors de la ympathie personnelle, quelque velléité de espect pour l'idéal que représente l'habit acerdotal. L'animosité qui éclate dans leur oie s'adresse à un principe d'ordre donnant de bien plus haut la procédure des dif-icultés pendantes entre le prêtre et l'au-orité ecclésiastique : elle vise la « hiérar-hie catholique ». Clemenceau, dans l'« Homme Libre », en-oie ses plus chaudes félicitations à la ma-d ri té, pour le coup pervers de la vice-pré-idence : il expliquait hier, dans la revue Sud-Amérique », sa constante horreur our la constitution originellé,-;de l'Eglise, vec la pensée dominante qui nourrit la aine du parti tout entier et qui explique ant de mesures ou de lois destructrices : L'athéisme philosophique et la politique ectaire qui ont formé l'âme des parlemen-aires du Bloc, sans exeeption, qui les at-achent les uns aux autres, en dépit des uances, par des liens indissolubles, ne se îéprennent pas sur la force organique dont 3 siège, spirituel est à Rome. Les disciples u dogme négatif de la maçonnerie, sa for-iule militante, savant que les tracasseries aidviduelles, les persécutions odieuses, qui nchantent les basses passions de l'armée icobine, sont impuissantes pour frapper au œur le catholicisme : il faut le ruiner par ui-même, par une sorte de protestantisme ournois. # Le Pape Pie X, en déjouant le piège ha-ile et dangereux qui caractérisa le projet es cultuelles, a culbuté tout un plan di-igé contre la hiérarchie par le mélange des irections laïques avec celles du Saint-liège. Ses ennemis implacables ne s'atten-aient pas à la riposte, ayant assoupi là ré-istance au point de la tromper pour mieux annuler ensuite. Depuis cette grande dé-eption, aucun assaut sérieux ne fut donné : n ne se remet pas vite d'une pareille délite et la revanche de l'esprit religieux a té ainsi consolidée par ses pires a.qversai-es. Us ne surveillent pas moins la brèche ui s'est refermée. Us restent prêts à l'as-aut. D'où leur cri de triomphe pour les ulletins comptés sur le nom d'un prêtre. Mais ils se trompent en exagérant les ef-îts du conflit qu'ils tâchent d'envenimer ntre l'Eglise et un membre du clergé. Leur spoir serait de soutenir qu'il est frappé our son indépendance de citoyen et ses millions politiques : or il a simplement dés-1 )béi aux règles de la hiérarchie qu'il a librement acceptée, et dont il ne lui apparient pas d'éluder la stricte discipline. Nous sommes certains que la confusion qui provoque l'allég-resse des étranges amis de Tablé Lemire, intéressés à le perdre, ne trompera personne.Le coupable ne sera pas frappé- comme républicain, ni comme député, ni jomme vice-président, mais parce qu'étant >erui de se soumettre à ses-supérieurs dans 'esprit de la hiérarchie, il a préféré se laisser tenter par les charmes de la rébellion. ( L'Eclair.) Ernest JUDET. Bevtxe de la Presse Portrait d'inlcrpcllaléur. — La « Gazette le Liège » fait le portrait du citoyen bru-îet. député de Charleroi, qu'elle a croqué ) end ant l'interpellation de mardi : M. Brunet jouit f do quelque renom au bar-*eau, il fut bâtonnier, mais il est un médiocre teteur do la troupe parlementaire de gauche. as de tenue : il se déhanche à son banc ; pas de :oulant dans .la parole; pas d'essor dans la >hrase; son élocution cahotait: péniblement un aborieux discours. Chevelure noire se rabattant sur le front, les yeux noirs sans flamme, un air lugubre* le on faux du noir mélodrame de la Porte Saint-dartin ; tel nous apparut ce jeune premier dé-à chevronné. Il a la hantise du jésuite et bien ertainement, comme oe bon M. Villemain, mi-iistre de la Restauration, qui avait la frousse lu jésuite, il s'assure qu'il n'y en a pas un.sous on lit avant que d'y entrer. ...Avec des trémolos dans la voix. M. Brunet 'einbruni n'a cessé d'agiter devant la Chambre 0 spectre de la Congrégation. La campagne outre M. Renkin est la revanche du jésuite. Hommes noire d'où .sortez-vous P » Tremblez, L le ministre, les fils de Loyola, sinistres vam->ires qui pressurent le Congo, suceraient avec olupté lo sang de vos veines! Jamais, ils ne ous pardonneront vos velléités d'indépendance : [s veulent être les maîtres de la Colonie.Vous .vez cru acheter quelques heures de répi en né-;ociant secrètement avec Rome, prenez garde l'aller à Canossa! Les rédemptoristes sont encore tolérables, ils e lent que passer et transportent ailleurs leur ente voyageuse, mais le jésuite est tenace et e desserre jamais son étreinte. Ce fut toute sa harangue, longue, morne, omme un jour de pluie et cela se traînassa pen-ant une heure et demie qui nous parut un siè-Ie. De loin en loin la claque assoupie se rcveil-lit un instant... Comment la candidature Jansou est ac-ueillie par les cartellistes de Tournai. — I. Asou, qui fut l'artisan du cartel en 1912, etire son épingle dû jeu après avoir rompu 3 cartel en vue des élections de 1914. Le « Progrès social », organe- des radiaux-socialistes de Tournai écrit à ce pro-os : M. Asou était le mieux à même de diriger la ampagne électorale et d'empêcher que la dé-aite inévitable se termine en déroute. Dans le lan anticartelliste, il dépasse, et de haut, par es qualités politiques, tous ses successeurs pos-ibles. Si sa décision est maintenue, repêchera--on une épave ou inventera-t-on un homme ouveaup Les paris sont ouverts, mais quoi qu'il rrive. il est évident que le parti libéral n'aura imais engagé la lutte dans des conditions aus- 1 défavorables. Attendons les événements. A la dernière heure, on nous dit qu'une section antonale a l'intention de présenter un candi-at providentiel, découvert dans la capitale. La candidature d'un étranger serait une iute nouvelle, et non la moindre, car elle dé-îôntrerait qu'il n'y a plus un seul anticartel-ste capable de conduire le parti libéral, nous e dirous pas à 'a victoire, mais à la bataille. Queile confiance le corps électoral pourrait-il voir dans un parti aussi dépourvu d'hommes e valeur? Et quel succès aurions-pcus quand nous nous eprésenterons devant lui, aux prochaines élec-ions communale*; P Petite Chronique Dévouement sacerdotal. — A Saint-Etien-e-du-Bois (Vendée), un homme était at-îint, en novembre dernier, de la variole oire. On sait à quel, point cette maladie st contagieuse. Le vide se faisait autour u malheureux. Mais, en pays chrétien, homme abandonné de tous a toujours un mi qui lui reste fidèle : c'est le prêtre. Le uré de la paroisse, M. l'abbé Berthet, alla diverses reprises voir -le malade pour lui poorter les consolations et les secours de i religion. Dans s<a reconnaissance, le ma-ide tendit les mains au prêtre pour lui rendre les siennes et le remercier. Le prê-:e ne les retira pas. Quelques jours plus tard, le curé, qui 'avait pas cessé d'aller voir le malade, 'alitait, atteint à son tour, et mourait ientôt, victime de son dévouement, assisté e son vicaire et de sa domestique. La population est dans la consternation, car elle aimait sincèrement le prêtre qui meurt en lui laissant un si précieux exemple de vertu sacerdotale. La fin du « Vos ». — On se souvient de l'aventure du navire le « vos », nete par des monarchistes portugais, et saisi au port de Zeebrugge. La bateau vient d'être vendu à nn chantier de démolition. A l'armée. — Jusqu'ici les régimentB de mobilisation portaient le numéro du régi ment correspondant en activité en temps de paix, avec l'indice « bis ». U y avait donc le 1er de ligne et le 1er de ligne bis, etc. Désormais, à la mobilisation il y aura 20 régiments portant leur numéro du temps de paix (14 régiments de ligne, 2 de carabi niers, un de grenadiers, 3 de chasseurs à pied-) ; 20 régiments dédoublés, dits de mobilisation, correspondant aux précédents et portant les n08 21 à 34 pour la ligne, 4 à 6 pour les chasseurs, 3 et 4 pour les carabiniers et 2 pour les grenadiers ; 20 régiments de forteresse. Nous appelons l'attention des philatélistes sur une particularité d'impression qu'on peut constater sur certains timbres belges à 10 centimes. Sur chaque feuille de 300 timbres, on trouve une vignette portant un point rouge, au milieu de l'espace blanc séparant le timbre de la bandelette dominicale. D'autre part, on a oublié d'indiquer, -Bur les timbres à 2 ©ous, le nom du graveur. Avis aux philatélistes. A l'administration des finances. — Un membre de la Chambre avait demande à M. Levie pour quelles raisons les receveurs et surnuméraires de l'enregistrement et des domaines n'obtiennent ->as, comme les autres fonctionnaires, un congé gratuit de 15 jours par an et. en cas de maladie, le congé gratuit nécessaire L'honorable ministre des finances a répondu : Au département des finances ressortissent trois administrations provinciales dont font partie des fonctionnaires se trouvant dans des conditions analogues au point de vue de la question posée: ce sont, en premier lieu, les receveurs de l'enregistrement, des droits de succession, des domaines, etc., en second lieu les receveurs des contributions directes, en troisième lieu les, agents du trésor. Los règlements organiques de ces trois administrations distinctes renferment des dispositions, différentes au sujet des congés des fonction-1 naires en question. D'où la nécessité d'une étude' en vue d'une réglementation rationnelle basée-à la t'ois sur des principes et sur des considéra- J tiens spéciales qui peuvent varier d'une catégo-| rie à une autre. Cette étude est en cours. En : attendant qu'elle aboutisse à des conclusions précises, il convient de noter les points suivants : Le régime des congés des receveurs de l'enregistrement-, des droits de succession, etc., comportant le prélèvement du trers de leurs remises à titre de rétribution du surnumémaire chargé de l'intérim, existe depuis un temps immémorial ; toutefois, une amélioration a été réalisée à leur profit, en 1890. par une disposition limitant cette rétribution à un maximum de 150 francs par mois. Les réclamatioos actuelles se produisent précisément à line époque où, d'une manière très générale, les remises des receveurs se sont accrues dans des proportions considérables par l'effet d'une double cause: d'une part, le relèvement à deux reprises, en 1896- et en 1906, du tarifa qui détermine le taux de eette rémunération proportionnelle, et. d'autre part-, l'accroissement des recettes qui en sont la base. Ces fonctionnaires viennent de bénéficier d'une nouvelle et notable amélioration de position grâce à l'institution du cautionnement mutuel (loi du 7 mai 1912): cette réforme les soulage do la charge d'un cautionnement individuel en espèces qui pouvait s'élever jusqu'à 30,000 francs et était productif d'un intérêt minime. Pour les instituteurs. — La question suivante a été oosée à la Chambre à M le ministre des sciences et des arts: La répartition des 4 raillions de l'Etat aux instituteurs prenait cours le 1er octobre 1911. Par ce fait, plusieurs instituteurs obtenaient 400 francs d'augmentation annuelle. Ils toucheront donc peur 1911, 100 francs pour lo dernier, trimestre de l'année. Or, les retenues extraordinaires pour 1911, ont été calculées sur l'augmentation entière, soit 400 francs. Et le calcul do la pension de ces instituteurs n'est entré en ligne de compte que sur la base de 100 francs d'augmentation. Il y a là une anomalie préjudiciable à tous les pensionnés postérieurs à 1911. On leur fait une retenue sur la base de 400 francs, et on les pensionne sur la base de 100 francs. Que pense M. le ministre de cette situation et est-il disposé à y porter remède? M. Poullet a répondu : Conformément à l'article 12. 2°, des statuts do la caisse des veuves et orphelins, les deux premiers mois de toute augmentation ou de tout supplément de traitement doivent être perçus au profit de l'institution. L'augmentation est constatée par la comparaison entre le montant: du revenu annuel antérieur et le nouveau diif fie annuel du traitement. C'est toujours l'import annuel des différent* éléments composant le.revenu d'un fonctionnai ro qui sert à déterminer le montant des redc\ vances à la caisse des veuves ; mais les retenue: ne soiit perçues que pour le laps de temps pendant lequel 1e fonctionnaire a joui de ce revenu.La pension de retraite est calculée d'après 1 moyenne des traitements « anruuels o dont l'instituteur a joui au cours d'une période do xanto mois. Le taux annuel de toute augmentation ou de tout supplément de traitement entre en ligne de compte dans co calcul en raison du laps de temps pendant lequel l'intéressé en a eu la jouissance. La pratique sur laquelle l'honorable membr* a cru devoir attirer mon attention est absolu» ment légale et régulière. Il voudra bien remarquer qu'il n'y a aucune corrélation entre les prélèvements effectués au profit do la caisse doff veuves et orphelins des professeurs et institu-. teurs communaux et le calcul de la pension d< retraite. Celle-ci est régie par des lois spéciale!} et n'est pas à la charge de cette caisse, LA VILLE La société centrale d'agriculture s'est réunie, à Bruxelles, mercredi après-midi. M. le commandant Lomet a- parlé de la contribution de l'agriculture à la défense militaire de la Belgique. A son avis, si un con» flit éclatait, la Belgique souffrirait de 1« ramine. Il base son opinion sur ce fait : 1°) que la culture des céréales a diminué dans de notables proportions et 2°) que nous importons de plus en plus les denrées alimentaires.M. le baron de la Faille d'Huysse, président, a remercié l'orateur; puis M. Roberti a défendu la pétition adressée aux membres du Parlement par le Syndicat des comices betteraviers, pétition tendant k voir réduire les frais de transport des sucres et aoolir les droits sur les sucres et les bette-, raves. Chez les architectes. — Au cours de l'année 1914, la Chambre syndicale des architectes s'occupera de plusieurs questions importantes : l'étude d'un cahier de chargei type; l'étude d'un code de mesurage type; l'étude d'un contrat type; l'obtention d'urt diplôme; l'étude des lois annotées du bâtiment; l'institution de réunions intimes, où seront discutés, entre camarades, les inté-rets professionnels; la création d'un bulletin. Elle a formé son bureau de la façon suivante : MM. L. Van Langendonck, président d'honneur; A. Vandeveld, président-, conseiller; G. Devalck, président ; R. Feu-cart et-A. Wauters, vice-présidents; L. David, secrétaire ; R. Moenaert, secrétaire-adjoint; J. Gilson, trésorier; A. Pirenne, assesseur. Les marchandises envoyées à condition. — Un négociant en fourrures domicilié à Bruxelles envoyait récemment, à condition, plusieurs articles à un client habitant la province ; il recevait, quelque temps aprè6, de l'avocat de ce client, une lettre lui annonçant que ce dernier avait reçu la visite de» cambrioleurs et que, étant donné le cas de force majeure, il ne paierait pas les article** reçus. Le fourreur est stupéfait; iî consulte son avocat. — Votre client a raison, lui répond l'homme de loi; le cambriolage est un cas de force majeure... Faites désormais sur vos factures conditionnelles la restriction suivante : « La présente marchandise est envoyée à condition sous la garde et la responsabilité du client. » Ainsi fit le marchand de fourrures. Et iî est à noter que cette mésaventure menace tous les commerçants quelconques envoyant de la marchandise à condition : qu'un incendie éclate, par exemple, si le client n'a pas dans son contrat d'assurance une clause l'assurant pour la marchandise appartenant à. des tiens, comme pour celle qui lui appartient personnellement la compagnie refuse de payer la marchandise qui se trouvait à condition chez lui. Il y a là une situation grave, à laquelle les négociants ne songent-pas toujours et dont l'oubli peut leur coûter fort cher. « Au chemin de fer. — Le ministre dea chemins de fer vient de décider de rétablir, à titre d'essai, du 1er mai au 30 septembre 1914, le train Amsterdam-Bruxelles et retour. Ce train partira d'Amsterdam à 10 h. 11 et de Bruxelles (Nord) à 15 h. 44. — Le ventre de Bruxelles. -- Pendant le mois de décembre dernier, il a été abattu aux Abattoirs de Bruxelles, de Curcghem-Anderlecht et de Schaerbeek, savoir : 2550 bœufs, 761 taureaux, 2149 vaches, 5460 veaux, .409 chevaux, 12,415 moutons, 149 agneaux, 12,473 porcs, 29 chèvres, 16 cochons de lait. lEUILLEmN DU 17 JANVIER 1914. Isclave... ou Usine? par iVX. DELLY. — Y a-t-il des lettres pour moi, chérie ? C'était Serge qui apparaissait sur la terrasse, revenant d'une promenade à cheval. — Mais qu'as-tu, ma très chère? s'écria t-il avec inquiétude, en voyant les larmes qui remplissaient les yeux de sa femme Sans parler, elle lui tendit la lettre d'A nouchka, qu'il parcourut rapidement. — Elle veut te faire sa confession, Lise. Evidemment, le remords doit être terrible... Mais tu ne peux songer à répondre à cet appel.— Je ne le peux! Oh! Serge, je veux le faire, au contraire 1 — Tu veux t'en aller là-bas?... risquer de compromettre ta santé par de nouvelles émotions 1 — Ma santé est très bonne, je n'ai vrai nient aucune raison de ne pas me rendre à l'appel do cette malheureuse. — Une malheureuse qui a tué ta mère et qui a risqué de faire le malheur de toute ta vie l Les lèvres de Lise frémirent. — C'est justement parce que j'ai beaucoup à lui pardonner que je dois me rendre près d.'elle, dit-elle d'une voix tremblante. . Serge se pencha et prit ses mains qu'il porta à ses lèvres. ^ — Mon cher ange, tu sais que je ne puis rien te refuser ! Mais, vraiment, ceci est tel- : bernent peu raisonnablë !... Et quand veux-ai partir? — Ce soir, si c'est possible. Songe quelle ; t tout a fait mal, qu'elle peut être enle-;e d'un moment à l'autre, avec une mala e de ce genre surtout. Puis ces pauvres ifants sont si seuls, dans de pareils mo-ent? ! — Allons, nous partirons ce soir!... Mais pense qu'après cela Anouchka ne trou- :ra plus que je suis si terrible? ajouta-t-il, ec un sourire tendre qui donnait mainte-mt un charme tout particulier à sa hau-ine physionomie et un rayonnement très jux à 6es yeux, toujours bleus quand ils se )saient sur Lise- Elle se leva et glissa son bras sous le sien. — Elle dira que tu es très bon... Et elle ) se doutera pas encore jusqu'à quel point i l'es. — Il faut que ce soit toi pour trouver cela, a sainte petite Lise, riposta-t-il avec émo-an.Maître Sacha, en les regardant s'éloigner ipuyés l'un sur l'autre, se fit cette judi-euse réflexion — C'est tout de même autrement agréa-e ici, depuis que c'est ma jolie tante qui immande ! Mon oncle est bien plus aima e. maman et Hermann n'osent plus me acasser. tout l^ monde a l'air beaucoup us heureux... Quand je me marierai, c'est a femme qui commandera aussi, vois-tu, on petit Tip ! conclut-il en mettant un bai-r sur le mignon museau noir de son chien, îi se mit à japper, ce que Sacha considéra mime un signe d'approbation. Le prince prmanoff et sa femme arrivè-nt à la nuit à Péroulac. La voiture de la irdonnaye les emmena jusqu'à la vieille imeure, de laquelle Lise était partie na-lère sans que son mari lui permît un der-er adieu. Anouchka et Albéric se jetèrent tout en rmes au cou de leur sœur. Là mourante rait toute sa connaissance,mais le dénoue ment fatal était attenclu à tout instant. La dépêche envoyée la veille par Lise l'avait à la fois agitée et légèrement galvanisée. Elle avait recommandé que l'on fît monter sa bellefille aussitôt son arrivée, et l'attendait avec une fiévreuse impatience. Tandis qu'Albérie introduisait le prince au salon, Lise gagna rapidement la chambre de Mme de Subrans. A sa vue, le visage ravagé parut se décomposer encore. Elle étendit les mains vers la jeune femme qui s'a-vançais, tandis que la garde-malade s'éclipsait discrètement. — Lise, il faut que je te dise, vite... car je vais mourir... — Ne me dites rien, je sais tout, murmura Lise en prenant doucement entre les siennes ces mains brûlantes,qui tremblaient convulsivement.— Tu sais?... Serge t'a dit? — Non, ce n'est pas lui. Mais peu importe, je le sais. — Et tu viens quand même? — Oui, parce que, ayant compris que vous vous repentiez,je voulais vous apporter mon pardon. — Merci! merci! Ah! si tu savais ce que le remords m'a fait endurer !... Mais dis-moi encore. Lise !... Es-tu très malheureuse? — Très heureuse, voulez-vous dire ! Serge est le meilleur et le plus tendre des maris. — Est-ce possible? Oh! quel poids tu m'ôtes! Combien de fois, dans mes insomnies, me suis-je représenté ta vij près de lui sous le*; . lus sombres couleurs! Dieu est 1 i de-m'épargnér ce nouveau remords... Maintenant, je suis prête à mourir. J'ai vu un prêtre ce matin, Lise... Elle s'interrompit en portant la main à sa poitrine. Un spasme aff-,eux la tordit... Lise sa précipita pour appeler Ouand Serge, la re'igieuse et les enfants pénétrèrent dans la chambre, Catherine de Subrans avait cessé de vivre. Le prince et la princesse Ormanoff prolongèrent quelque peu leur séjour à la Bar-donaye, après les funérailles. U v avait différentes affaires à régler, Serge, sur le désir de sa femme, ayant demandé la tutelle d'Albéric et d'Anouchka. Lise ne s'en plaignait pas, heureuse de se retrouver dans ce pays qu'elle aimait, dans cette vieille demeure dont la simplicité ne lui faisait par; regretter le Lxe qui l'entou rait chez elle, et au-dessus duquel planait son âme sérieuse. Le contentement de sa femme primant tri: à ses yeux, Serge s'accommodait avec la meilleure grâce du monde de la privation dé ses habituels raffinements de confortable et d'élégance, dont il se souciait moins d'ailleurs depuis que 1 influence de Lise s'exerçait sur lui. Un matin tout ensoleillé, ils sortirent de la Bardonnaye et se dirigèrent vers le village. Lise voulait entendre la messe, et Serge l'accompagnait, selon sa coutume. Ainsi qu'il l'avait déclaré naguère à Mme de Subrans, sa religion était toute de surface. Il la considérait simplement comme une obligation de son rang. Elevé par un aïeul sceptique, il l'était lui-même, et absorbé dans son dilettantisme,dans l'orgueil de son intelligence et de sa domination, se croyant de bonne foi, selon les leçons reçues autrefois du prince Cyrille, d'une essence très supérieure au commun des mertels, il n'avait jamais eu l'idée de rechercher la' vérité, de se préoccuper des pensées surnaturelles. Maintenant encore, il y songeait peu. Son amour l'occupait tout entier. Mais Lise était de ces -êtres d'élite, de ces âmes saintes dont Dieu se sert parfois pour élever des âmes païennes, par l'attrait d'un sentiment tout humain, jusqu'au surnaturel, jusqu'à la divine vérité. Ce que Serge admirait le plus en elle,ce qu'il entourait d'un religieux respect, c'étaient précisément cette fraîcheur d'âme et cette douce énergie dans le devoir, dans la fidélité à sa foi, qu'elle tenait de ses croyances bien mises en pratique. L'éducation si étrange donnée par 6on grand père avait pu faire du prince Ormanoff un orgueilleux, un impitoyable despote, lui endurcir le cœur et l'aveugler même sur l'iniustice profonde de ci.i tains de ses actes, elle n'avait pu détruire en lui un fonds de loyauté et un vague attrait vers l'idéal, lequel attrait, se précisant peu à peu, l'inclinerait sous l'influence de Lise vers Celui qui, déjà, n'était plus tout à fait pour lui ie Dieu inconnu. Et aujourd'hui, dans cette vieille église assombrie par d'antique vitraux, une impression inaccoutumée pénétrait en lui. Cependant, chez un homme épris, comme lui. de la beauté, cette petite éçlise de village, pauvre et presque laide, privée de toute valeur artistique, ne semblait pas Revoir éveiller une émotion quelconque. Mais une ambiance de grave ferveur flottait dans ce modeste sanctuaire, un parfum de foi et d'amour di vin s'exhalait des prières liturgiques, des cœurs de ces fidèles prosternés, et pénétrait jusqu'à l'âme incrédule, mais déjà ébranlée, de Serge Ormanoff. messe finie, le prince et sa femme sortirent par la petite porte conduisant au cimetière. Ils s'engagèrent dans une des étroi tes allées, sur laquelle le soleil traçait quelques bandes lumineuses. En cet espace resserré, ses rayons pénétraient difficilement, et pour peu de temps, de t^lle sorte que le cimetière de Péroulac semblait toujours sombre, même un jour ensoleillé comme aujourd'hui.Lise pria quelques instants sur le tombeau de sa famille. Comme elle se relevait, lei bras de Serge entourait ses épaules. — Viens, maintenant, ma colombe,je veux :e conduire moi-même sur « sa » tombe, nurmura à son oreille une voix émue. Et tandis que Lise, agenouillée, priait de* rant la pierre sous laquelle reposaient les •estes mortels de Gabriel des Forcils, il songeait avec un profond remords à sa conduire odieuse envers l'enfant aimante et si dc-icatement sensible, dont il avait naguère,i : nême, fait couler les larmes par sa froide violence. Il .songeait qu'il avait été assez ou pour se laisser envahir par la jalousie. Oui, il avait été jaloux d'un mort, et de 'affection tout angélique qui avait existé :ntre ces deux enfants. U mit tout à coup un genou en terre, sur a marche de pierre, près de Lise, et, se )enchant, cueillit une touffe de muguet. .— Tiens, ma Lise, prends ces fleurs, dit IL l voix basse. J'ai détruit deux souvenirs de lui » : garde celui-ci comme une répara-ion, et pense souvent à lui, qui t'a aidée à levenir ce que tu es. Elle prit les fleurs et y posa ses lèvres. — Il me sera doublement cher, venant de oi, mon mari bien aimé. La sainte âme do ïabriel a prié pour nous; c'est elle qui a ob-enu de Dicii l'union de nc3 cœurs. Qu'elle îous protège toujours du haut du ciel, où rous la retrouverons un jour! Un rayon de scleil descendait sur la tête >enchée de Serge et de Lise, une brise fraî-he, se parfumant au passage sur les mu* ;uets et |es jacinthes blanches, vint cares-er leurs fronts. L'âme angélique,répondant . l'invocatio i de Lise, semblait bénir l'éw ioux revenu de ses erreurs et la j.eune fem-ne dont l'intrépide « non lk>ct » avait vain-u le prince Ormanoff. FIN.

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Dit item is een uitgave in de reeks Le courrier de Bruxelles behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1861 tot 1914.

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