Le courrier de Bruxelles

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07 februari 1914
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s.n. 1914, 07 Februari. Le courrier de Bruxelles. Geraadpleegd op 17 juli 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/qz22b8wr8b/
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Samedi 7 février 19(4, 5 3* »aai«. S* 7>8. ABONNEMENTS : hih tnaeis tigtsimt BELGIQUE, .il- 10.00 S.00 2.60 HOLLANDE. . .) tg 20 g e0 4.8O LUXEMBOURG UNION POSTALE. 30.00 15.00 7.BO 5 CENTIMES Ltt iiipvliniciiti ne sont nas ml» «»»•!»*• TÉLÉPHONE SABLON 175» LE COURRIER BUBHAtrX s A BRUXELLESt 52, rue de la Montagne A PARIS 1 30, rue Saint-Sufpice, 30 5 CENTIMES &.M «uociéments rmmant pas «ils en venta TÉLÉPHONE SABLON 17B» DE BRUXELLES Pro aris et focis Le socialisme plus fort nus le capitalisme Montrons aujourd'hui le socialisme en action capitaliste, agissant à la façon qu'il appelle capitaliste, et luttant avec le capitalisme sur le terrain capitaliste : Consommateurs associés contre producteurs industriels.Disons tout d'abord que cela ne nous déplaît pas de voir le socialisme se mettre sur le même terrain économique que le capitalisme — le terrain du droit commun. — Cela nous plait au contraire, et plus d'une fois nous avons signalé qu'il y avait- là une solution sociale, infiniment préférable aux solutions qui démolissent pour rebâtir on ne sait quoi. C'est une lutte de nature pacifique c'est-à-dire qui ne trouble pas l'ordre social. Aajoutons qu'en agissant ainsi les institutions socialistes no font qu'user de leur droit, leur droit d'association pour la vente comme aussi leur droit d'association pour Ja production. .11 est utile de remarquer que c'est la forme de société anonyme — si honnie tout d'abord — qui sert sur toute la ligne à oes socialistes actifs; forme la mieux adaptée a une participation de la classe ouvrière au travail industriel. Nous l'avons montré bien des fois et nous y reviendrons encore. *** Où donc a lieu cette lutte intéressante1? en Suisse et nous avons pour narrateur le * Peuple » du 2 février. ïl nous montre tout d'abord l'importance îles Sociétés coopératives de consommation en Suisse : 250.000 membres, chefs de famille, soit le quart de la population; 120 millions de francs de débit annuel. Les difficultés entre coopératives de consommation et les producteurs sont venues naturellement de la question des prix à fixer pour les fournitures. A Bâle, où une grande coopérative avait en mains la vente du 3ait, 60.000 kilogrammes par jour, soit 90 p. e. de la consommation de la ville, cette coopérative de consommation s'est trouvée en présence d'une5-société de producteurs do lait, les fermiers des environs. On ne put s'entendre sur les prix. Les consommateurs résistèrent, se fournirent ailleurs, et la fédération des producteurs do lait finit par accepter le prix fixé par la coopérative des consommateurs. Même succès bientôt auprès des fabricants de pâtes alimentaires. Pour les chaussures succès plus grand encore, le syndicat des fabricants de chaussure est dissous et line fabrique spéciale fournit à toutes les sociétés coopératives les chaussures de toutes qualités, dont les consommateurs peuvent avoir besoin. Pour le commerce de la viande, il existait une importante société capitaliste pos-eédant de nombreux magasins de vente dans toutes les villes de la Suisse; la lutte allait s'engager, lorsque l'Union coopérative interrogeant, les chances et les difficultés préféra s'éntendre avec la société capitaliste, et acheta une bonne partie de ses actions pour se donner une action prépondérante dans ÀotL administration. Voilà un pas décisif et qui fait toucher du doigt l'action coopérative socialiste se transformant en action parfaitement, capitaliste. Et pourquoi pas ? II n'y a là que des questions économiques de bonne production et vente, sujettes à entente ou à concurrence. Mais ce qui en ressort précisément, c'est la possibilité pour les ouvriers organisés de se.mettre sur le terrain industriel, tel qu'il est constitué, nécessairement constitué — sans rêver des organisations impossibles, qui détruisent sans avoir bâtir. Aujourd'hui dit encore le « Peuple », la lutte est entamée avec les producteurs de chocolat si importants en Suisse et les coopératives veulent-elles jusqu'à devenir elles-■aanaflBiI11 ■ I* I HiW1 I «■■■BM——EW mêmes leur propre fabricant de chocolat. ~ Et la conclusion du « Peuple » est la même que la nôtre : Nous pouvons fabriquer nous-mêmes, ce que nous consommons. C'est-à-dire nous pouvons devenir industriels et capitalistes ! f. L'opposition et la fin du débat scolaire. Depuis des semaines et des semaines que l'opposition fait de l'obstruction, on peut se demander à quoi ont abouti les discussions qu'elle a provoquées. Au point de vue de la loi, il n'est pas de modification essentielle que les adversaires soient parvenus à faire admettre, et cela pour deux raisons : d'abord parce que loin de s'attacher à faire.prévaloir une amélioration quelconque, ils n'ont eu pour but que de saboter le projet. Ils ont été jusqu'à voter un amendement qui devait doubler les subsides aux écoles libres, à propos desquels ils avaient créé la légende dos « millions aux congrégations ». La seconde raison c'est qu'au lieu de faire une critique sensée et acceptable du projet, ils ont préféré parler dans le vide pour allonger le débat.A cette .défaite sur le fond même de la loi, s'ajoute un véritable désastre sur le terrain parlementaire. Ils n'ont pu discuter le budget des voies et moyens qui leur donnait l'occasion d'éplucher la législation fiscale, et ils en sont encore à attendre la discussion coloniale à laquelle se rattachent de si grandis intérêts. Quant aux lois d'assurances sociales, il est tout à fait impossible d'en aborder l'examen dans les trois mois qui nous séparent des élections. Les budgets suffiront à l'activité législative pendant ce temps. Mais, fait bien plus grave, relevé opportunément dans la « Gazette de Liège », libéraux et socialistes, M. Vandervelde comme M. Hymans, sont arrivés à ce résultat que la majorité ne peut plus conclure le moindre accord avec eux. Si la parole des deux leaders de gauche au mois de juillet dernier, alors qu'ils engageaient leurs partis respectifs à procéder à une discussion loya-lo et réglementaire de la loi scolaire, si cette parole avait, cette acceptation invraisemblable de comporter une discussion de trois mois et demi, qui, de bonne foi, Boutien-dra.it que le gouvernement et la majorité auraient consenti aux vacances que réclamaient MM. Vandervelde et Hymans? Troisième conséquence- parlementaire, pleine de périls pour l'opposition, de son attitude,injustifiable.Si nous regardons du côté de l'opinion publique, le résultat n'est pas moins funeste à l'adversaire. Qu'on se rappelle les manifestations locales, provinciales, dans la capitale, jusqu'à cette promenade des mandataires libéraux dont M. Solvay refuse de solder le déficit — celui d'argent qui, paraît-il, valut le déficit moral — et on se rendra compte que ni socialistes ni libéraux n'ont eu la moindre prise sur la grande masse. Les premiers ont changé leur fusil d'épaule et sont déjà repartis en faveur du S. U., — mais les secouas, les libéraux sont plus désorientés qu'ils ne l'ont jamais été. Les manifestations de ce désarroi abondent. A Liège, c'est l'alliance libérale qui ne se refait pas. A Tournai, c'est la nrete au sein de l'Association libérale entre les Jansonistes et les Rogeristes. A Soignies c'est M. Boël obligé de lutter seul et le retour ainsi certain de M. Gravis à la Chambre.Les querelles entre libéraux ont pris un caractère d'une acuité telle que l'on a vu, au conseil communal de Bruxelles, un conseiller élu sur la même liste que le bourgmestre Max reprocher aux amis de celui-ci leur manque de zèle laïcisatsur et anticlérical.Et dire que tout cela est le résultat de cette campagne de six mois contre le projet Pouîlet! Ce ne sont pas les catholiques qui auraient le droit de se plaindre ! (« Courrier de l'Escaut »). Du sacrilège au meurtre et au suicide. Notre confrère A. Théry évoque, dans la « Croix de Seine-et-Marne », le souvenir d'un certain Henri Lavigne, dont le nom vient de défrayer la chronique scandaleuse et qui s'illustra naguère de triste façon. Henri Lavigne fut, en effet, un des prin- 1 JLIf1 1.1 ".. A 'JJlI.'JljL.1 'fL!"j"»i EHBa—BaBBi cipaux auteurs, et non le moins fêté par la mauvaise presse et la franc-maçonnerie,des « incidents » de Grisy-Suisnes qui déshonorèrent la France il .y a quelques années. Personne n'a oublié le pillage en règle de cette église vendue à l'encan, les morts profanés, la frénésie ignoble accompagnant ce scandale qui fit passer (tans* toute la F ran ce un souf f le d ' indi gn ati 011. Maurice Barres, il y a trois ans, parlant de cette affaire dans son discours « pour les églises », montrait à quel point, sous une épaisseur plus ou moins forte 'de christianisme, demeurent d'obscures survivances du paganisme», toute une barbarie- prête à,remonter à la surface,"puis ajoutait : « Quelles mesures de défense p rendrez-vous contre ces nouveaux « Barbares » qui, hier, au sortir de l'encan, « traînaient dans les ruisseaux » de Grisy le drap des morts?» Or, le Barbare qui traînait au ruisseau le drap mortuaire qu'il avait acheté pour s'en affubler par ironie, c'était Henri Lavigne, dit « Coluche », l'assassin de Henriette Toinon, le suicidé du drame mystérieux de la rue Vandamme ! Les desseins de la Providence sont impénétrables; quoi qu'il en soit, sans voir entre le sacrilège de Grisy-Suisnes et le drame de Paris une relation de cause à effet, qui donc ne serait pas frappé de voir le dicton populaire disant que ceux qui attaquent la religion finissent mal, concorder si dramatiquement avec la prophétie de l'éloquent orateair idéaliste sur le réveil de la Barbarie au pied des églises ruinées. Déjà celui qui voulait acheter le grand Christ de bois de l'église « pour jouer à la boule avec sa tête » est mort subitement, quelques jours avant la vente. Lavigne s'est suicidé. Y aurait-il, dès ici-bas, une justice qui frapperait les profanateurs? En tout cas, le Triboulet, qui est encore maire de Grisy-Suisnes, recevant le corps du misérable amené de Paris aux frais de la franc-maçonnerie, aurait dit à la famille î « Celui-là est à nous ». Parole tristement et éloquemment symbolique.Nous honorons, nous, les corps des saints qui s'élevèrent au-dessus de l'humanité par la'pratique héroïque de vertus surnaturelles; ils ont, eux, les cadavres de ceux qui, n'ayant pas réussi à mener impunément-une vie ignomineuse se sont dégradés et sont devenus des brutes humaines, des Barbares égarés dans'une civilisation qui les rejette. v ? ; ÉTRENBES PONTIFICALES DIX-SEPTIEME LISTE. Report des listes précédentes, ^ 48,209.80 Baron dei Foe&e et d'Espierfes. château d'Espierres, 100 Anonyme, Grammont, 100 E. H. Geestolijken, Gontieli. 45 M. Verseîe JDeraytterre, Zulte, 40 Le curé et quelques paroissiens de Wa- tervliet, 80 J)on particudner, id., 40 E. H. Steelant, pastoor, SneJJegJiera, 30 S. Père, bénissez toute ma famille,Bruges, 100 Pour N. S. P. lo Pape, id.a 25 J. D., prêtre, Bruges, 50 Chan. van den Berghe, vicaire-général, id., 50 Chan. Deschrevel. vicaire-général, id., 50 Congrégation de la Pur. do N.-D., id.,' 100 Congregatie der docliter.s, Isegliem, 50 Vooit 't gehik mijner Kinderen, N.ienport, 50 Overste en zusters Anonciaden, Hoverlé, 50 M. et Mme Van der Laet Van Cuyck, 100 M. Edgar Veroruy&se, 100 Baron et baronne Jbs. Gilles de Pélichy, 100 Al. et Mme D. Casterlé, 50 La Supérieure des Dames de l'Insfc. c-hrét* 50 Institut S. Ferdinand, Jemappes. 100 A la mém. de M. et Mme van Hoorde et Mme de Saddeleer, 100 M. l'abbé Boulangé, 50 Mlle J. Ectors, Ucele. 50- M. Ch. Rossignol, Bruges, 5; J. P. en Z., JLseghem, 20; H. Vader zegen ons..., Brugge,5; E. H. pastoor van Zuyenkerke, 20; Anonvme id., 5; Een onbekende S. Kruys, 20; C. V. L., 5 ; Y. M., 10 ; Anonyme, 20 ; Eene tante en hare niciit..., 20; Nog een van keerbergen, 10; Poulie honlienr de nos familles, 2; C. F., 2- M et Mme Eug. Schmits, Etterbeek, 10; Saint-Père bénissez-nous, 2; G. B., Freud, 1; St-Père bé^ nissez-nous, 2; Id., id., 1; Familie Poels, Bruxelles, 5; Tweo derde ordelingen en eene con-gi-eganiste, Denderhautem, 7; H. Vader ze°on ons huisgown, Ronse. 2; Voor de zilerust van majne bekeutxie..., 10; Ter eere van den H Hart, o; Ter eere van den Josef GuJleghem, 10; 1er eere van den H. Josef... 5; V N 5-H* uV;. M;> L??1V3 -1,0; R- A- p., Lokêreii; ?\ Onbekend, S. lYuiden, 5; TVe Waterinckx, Aaist, o ; V oor de bekœring der zondaai-s 3 • Tôt lafenis der zielen... 2; Twee gezusters' 1 • H. Vader zegen mi in huàsgezin, 1 ; Anonyme,' BruxeUes, 20: Onbekend, Contich, 20; Id., id.' h i*J ôîi V abonné Kum- beke 20; J )). Geeraardsbergen, 2; En souvenir de mon irere 1e oure Frison, 5 ; J. V. D. V. J., Temsehe, 20; Un aumônier des Frères, 15. — Ensemble: 394. Total: fr. 50,263.80 On peut adresser les souscriptions au bureau du journal ou à M. Mallié, secrétaire, 7, nie de la Tête d'Or, Tournai. PELERINAGE 1>E LA PRESSE CATHOLIQUE A ROME. — Déipart le 20 avril, retour le 8 mai. — Demander le prospectus détaillé à l'agence François, 4o,boulevard du Nord,Bruxelles. Esvue de h Presse A propos du nouvel emprunt belge à Londres. — On écrit au « Patriote » : Le gouvernement profite habilement de la détente qui se manifeste sur le marché financier pour dégager la situation de notre Trésorerie. Son intention bien apparente est de se procurer, à la faveur de ces circonstances, les ressources nécessaires pour rembourser les bons à courte échéance qu'il a mis en circulation et dont une part importante est détenue par les capitalistes anglais. De là. évidemment, le choix de la place de Londres; on sait, du reste, que Paris est bloqué pour le moment aux Etats étrangers par M. Caillaux. Notre crédit ne peut manquer d'éprouver les effets bienfaisants d'une telle opération. Mais ce qui fera surtout excellente impression, c'est le choix du type 3 %. En appliquant à un emprunt de ce type les ressources que les Chambres ont mises à sa disposition en vue de l'extinction en vingt-cinq ans des dépenses militaires de premier établissement, le gouvernement est à même de lancer un titre dont le cours, il l'espère, est appelé à progresser d'année en année. Il compte aussi que ce titre prendra à sa remorque le 3 % ancien coté sur notre marché. Tango et Furiala. — M. Carrère, correspondant romain du « Temps » maintient que c'est de bonne foi, après s'être renseigné, qu'il a annoncé que le Pape, avant de condamner le « tango », a voulu voir cette danse. Le nonce à Vienne a démenti la chose. La bonne foi de M. Carrère n'est pas en cause, mais il a pu être victime de potins. D'ailleurs, l'honorable publiciste dit que peu importe qu'il s'agisse du Pape ou de son1 secrétaire... N'insistons pas. Ce qui vaut d'être retenu, ce sont ces lignes de M. Carrère: Le plaisir d'écrire un article sensationnel, uniquement pour faire sensation, il y a bien longtemps que j'y ai renoncé. J'avais et j'ai un but plus haut, et, si j'ose m'exprimer ainsi, plus « dynamique » en même temps. La vérité est que j'ai vu tout de suite le moyen de.combattre le tango et de rapporter le goût public vers les beaux rythmes de nos antiques races. Oui, je le déeiare, je déteste le tango et autres danses barbares. J'ai l'horreur de ces déhanchements malsains et de ces musiques troubles introduites chez n-ous par des races sans rythme et sans harmonie. Je vais très souvent dans les salons et les hôtels de Rome, et chaque fois que j'entends retentir ces airs de nomades et que je vois ces contorsions d'Aztèques ou d'Iroquois, je me sens injurié dans toute mon âme gréco-latine. Le grand psychologue assis sur le trône de saint Pierro sait bien qu'on no peut pas empêcher la jeunesse de danser. Mais alors, puisque la danse est un divertissement éternel et inévitable, pourquoi ne pas la rendre élégante, harmonieuse et s'épurant par sa propre beauté ? Au lieu des tortillements qui nous viennent des Peaux-Rouges, des Indiens ou des nègres, pourquoi ne pas rappeler à nos antiques races qu'elles ont dans leurs traditions de jolies danses un peu délaissées qui sont l'expression même du génie de nos peuples, et qui valent mille et mille fois tous les tangos et tous les pas de deux? Pourquoi, enfin, ne pas nous rendre à nous-mêmes, dans la danse aussi bien que dans nos croyances, au lieu de laisser nos goûts faussés s'égarer vers de sauvages importations? Voilà co qu'a fait le pape, d'un seul mot? d'un seul sourire, et peut-être que par lui toute notre exquise élégance va revenir. Et puisque la danse est à la mode, oh bien, dansons! Mais dansons sur les délicates et rythmiques mesures que nous avons inventées nous-mêmes ; dansons la « furtana b et les pittoresques divertissements italiens ; dansons la « treille », la farandole, la gavotte, la « danse des gueux » et tous les pas jolis de la claire Provence; dansons la pavane et le menuet, dansons même, s'il 3e faut, la gig. Et si ces danses sont trop vieilles, renouvelons-les selon notre propre génie ; inventons-en, au besoin, de nouvelles ; mais, pour Dieu, restons Européens en Europe, restons Latins dans la latinité ! Et rappelons-nous que ce n'est pas à nous d'imiter les autres, mais aux autres de nous imiter. — -• Petite Chronique Où Christophe Colomb est-il enterré? — Parmi les « clous » que prépare le gouvernement américain pour rehausser l'éclat de l'inauguration solennelle du caual de Panama, il en est un qui lui réserve bien des mécomptes. Il s'agit de placer sur le cuirassé « Oregon », qui viendra en tête des navires de guerre appelés à défiler le long du canal, les restes mortels de Christophe Colomb. Or, deux villes au moins se disputent âpre-ment l'honneur de posséder dans leurs murs les ossements de l'illustre Génois : Séville, en Espagne et Santo-Domingo, aux Antilles.Colomb,qui mourut à Valladolid en 150C, avait demandé dans son testament que son corps fût transporté à Santo-Domingo, ville qu'il avait fondée et où habitait sa famille. Sa requête ne fut exaucée que longtemps plus tard, probablement vers 1540; son cercueil fut transporté solennellement à Santo-Domingo et placé dans la cathédrale. En 1795, quand l'Espagne céda cette ville à la France, elle fit enlever de la crypte un cercueil qui passait pour contenir les ossements du grand voyageur et lui ménagea une nouvelle sépulture dans la cathédrale de la Havane. Un siècle plus tard, en abandonnant Cuba aux Etats-Unis, elle ra.ppor-ta ce même cercueil à Séville. Mais les Dominicains avaient toujours affirmé qu'on s'était trompé de cercueil en 1795w et que leur cathédrale devait posséder encore les précieuses reliques. De fait, en 1877, un prêtre mit à jour dans la vieille église un cercueil qui contenait des ossements,et dont le couvercle portait deux inscriptions mentionnant les noms et qualités de Christophe Colomb. Deux squelettes c'est trop, même pour un grand homme ; et l'on ne sait pas encore lequel des deux inaugurçra le canal.« Un essai. — L'intendance militaire a commandé 525,000 kg. de vian'de argentine qui servira à l'alimentation de la troupe. L'armée consomme, annuellement, environ G millions de kg. de viande. Les abonnements aux chemins de fer (voyageurs, étudiants et ouvriers) ont considérablement progressé. En 1872, il y avait 1.231.112 voyageurs abonnés et 21.966.511 voyageurs avec tickets. En 1912, on relève les chiffres de 114.420.597 abonnés et 75.490.698 voyageurs à billets ! Il est intéressant aussi de connaître les chiffre de kilomètres parcourus en 1912. En première classe, les voyageurs ont parcouru 104.035.300 kilomètres, en deuxième o'asse 746.577.310 et en troisième classe 3.700.742.225 kilomètres. Il est à noter qu'en 1912, il a été parcouru 264.471.391 kilomètres do plus qu'en 1911. La recette moyenne par voyageur, qui s'était légèrement relevée en 1908 et en 1909, continue à fléchir. Ces fléchissements proviennent surtout des causes suivantes : augmentation continuelle des voyages à prix réduits, suppression de la surtaxe des express, diminution du prix des abonnements, fixation à deux jours « ouvrables » de la durée de valabilite des billets « aller et retour ». Ces chiffres sont extraits du rapport officiel de 1912. LA VILLE La Reiue accompagnée d'une d'ame d'honneur, fait quotidiennement, depuis le début de la semaine, des promenades en voiture ouverte. Hier après-midi, Sa Majesté s'est rendue par l'avenue de Tervueren jusqu'à la lisière de la forêt de Soignes. Un don princier. — A l'occasion de la naissance de leur fils, le prince et la princesse Victor-Napoléon ont fait parvenir une somme de 10,000 fr. à M. Rudelle, ancien député. Celui-ci est chargé de faire répartir cette somme entre les pauvres de Paris ayant des enfants nouveau-nés. ^ Le Lord maire à Bruxelles. — Le Lortf maire et 25 conseillers municipaux de la cité de Londres ont accepté l'invitation de la municipalité de Bruxelles et feront une visite à la capitale belge l'été prochain. L'interpellation Brunei. — Voici la liste des inscrits pour la suite du débat: MM. Van Cauwelaert, Tibbaut, Meche-l.ynck, Bastien, Brunet, Demblon, Van Cleemputte, Hubin, Hymans, Buyl. » ■ Contre l'alcoolisme. _— Dimanche prochain à 15 heures aura lieu au local Union et Travail, rue Brialmont, une réunion de personnes s'occupant de la lutte anti-alcoolique, dans le but de fonder une Ligue P rovincia le de Br-aiwvn t ré uni s.-;an t les œuvres catholiques de tempérance de notre province. - ♦ Les accidents aux chemins de fer en 1912. — L'administration classe les accidents en 3 catégories : 1°) les collisions et déraillements de train ; 2°) les accidents aux personnes dûs aux collisions et aux déraillements de train; 3°) le® accidents aux. personnes, dûs à d'autres causes qu'à des collisions et déraillements. Dans la première catégorie, nous constatons 58 collsions de trains de voyageurs, 100 collisions et déraillements de trains de marchandises. Ces aocidents ont coûté la vie à 2 personnes. Dans la seconde catégorie on relève 158 collisions et déraillements, dont 33 ont fait des victimes. 189 voyageurs et agents de l'administration ont été blessés, contusionnés ou tués. Remarquons qu'en 1911, le to-> tal de ces victimes atteignait le chiffre de 190. La troisième catégorie compte 555 accidents en 1912- contre 527 en 1911. Depuis 1835, -— date d'origine de nos chemins de fer, — il y a eu 223 personnes tuées dans les collisions et les déraillements de trains, c'est-à-dire par le fait du service. Quant aux tués dans les gares ou en pleine voie, par suite de leur inattention ou de leur imprudence, etc., on compte 205 voyageurs et 2..873 agents de l'administration. En dehors des voyageurs et des agents du chemin de fer, 1.648 personnes ont été tuées en traversant les passages à niveau, en circulant le long de la voie et sur les quais où se font les manœuvres, etc.; 1.100 autres, par suite d'ivresse, folie ou suicide. Les études de,s officiers. — Le département de la guerre a mis à l'étude un projet de réorganisation des études militaires. Actuellement tous les officiers qui ne . passent pas par le cadre, c'est-à-dire qui obtiennent l'épaulette sans avoir fait du service dans un de nos régiments, font à 1 l'école militaire des études qui durent deux à quatre années _ Après deux ans ils peuvent devenir officiers d'infanterie ou de cavalerie; l'admission dans le génie et l'artillerie qui relèvent de l'art de l'ingénieur, exige quatre années. Il serait question de composer un pro- ( gramme d'études tel que les jeunes sous-lieutenants puissent tous indifféremment entrer dans l'une ou l'autre arme et exercer plus tard n'importe quel commandement.La publicité commerciale et touristique dans les gares et dans les trains a été l'ob- . jet de soins particuliers, d'après le rapport officiel du Département des Chemins de fer ; pour 1912. On a continué à répandre en Bel- r gique et à l'étranger un grand nombre de publications destinées à faire connaître les principales attractions touristiques du pays (Spa, Namur-Dinant. Grottes de Han.. les Bords de FOurthe, Ostende et les plages 'j belges, etc.) L'administration a mis à l'étude la confection de tableaux groupant des reproduc- J tions de chefs-d'œuvre des musées et des ! églises de Belgique. Ce matériel de luxe complétera utilement celui que possède déjà l'administration, et qui consiste en vues de sites et monuments. Il s'adressera à l'élite des voyageurs cosmoplites,pour qui l'attrait des chefs-d'œuvre justifie un voyage à l'étranger, au moins autant que le plaisir de contempler un site parfois surfait par la réclame. Les nouveaux tableaux, d'un prix plus élevé que celui du modèle adopté jusqu'à présent, ne seront naturellement confectionnés qu'en nombre restreint et pl~ -, oés à bon escient dans les grands hôtels de Paris, Londres, Berlin, Amsterdam, etc. Les feuilles de contributions. — Souvent a été exprimé le désir de voir les impositions oayées au profit des communes, ce!> les payées au profit des provinces et celles acquittées au profit de l'Etat portées sur des feuilles distinctes. La section-centrale de la Chambre qui a examiné le budget des finances pour 1914 espère que le départe- , ment des finances entrera dans cette vole. Tout au moins, subsidiairement, elle a • exprimé le vœu de voir la mention des impositions acquittées respectivement au : profit de la commune, de la province et de ■ l'Etat, apparaître de façon très claire, très apparente sur les feuilles <le contributions. Il en serait ainsi en cas d'inscription, en 1 couleur, des mentions nécessaires à l'un ou l'autre coin de la feuille des contributions. FEUILLETON DU 7 FÉVRIER 1914, * Êhmnne la Doctoresse par Charles 13e "Vii'is Toutes ces réflexions, M. Ricourt devait se les faire intérieurement; Suzanne le pensait, du moins, quoique rien dans son attitude réservée ne pût lo lui faire supposer. Elle lui savait gré de son silence courtois, de son tact après une pareille mésaventure; elle lui pardonnait de bon cœur l'humiliation involontaire qu'il lui infligeait. Dans le petit salon Louis XV de la «Villa des Œillets», personne ne soupçonnait l'accident survenu à la jeune herboriste. Seul, Louis de Valorys, arrivé depuis un quart d'heure déjà, s'inquiétait de l'absence de sa cousine. — Elle ignorait peut-être l'heure du train ■ interrogeait-il pour la troisième fois afin de rassurer son affection un peu déçue. — Sans doute elle ne la connaissait pas exactement, répondait Henriette, conciliante; ne vous inquiétez pas, elle prend plaisii à sortir ainsi seule; au retour, elle est plus gaie et plus contente. — Je pourrais aller à sa rencontre, si vous vouliez m'indiquer le chemin, Mademoi selle ? — Qui le sait? Elle prend l'un ou l'autre] à sa fantaisie; ne vous alarmez pas; il est impossible qu'elle tarde à rentrer. Henriette soulevait le rideau, afin d'annoncer l'arrivée de Suzanne aussitôt qu'elle l'apercevrait: — Qu'est ceci ? dit Louis,, entendant un roulement de voiture. — Le boulanger, dit Henriette; vous ne pensez pas que Suzanne nous revienne avec lui?... Ah maie..., mais, c'est elleI Et tout a coup, sans donner d'autres explications, la jeune fille s'élança au dehors. A son cri d'alarme, tout le monde s'étxait levé. , . Qu'y a-t-il? demanda Madeleine tremblante.Mais Henriette et Louis étaient déjà en bas du peiron pour recevoir clans leurs bras la Pau_^fe' Suzanne confuse et humiliée. M. Ricourt, qui l'avait soutenue jusque-là, se tenait un peu à l'écart. Maintenant que son rôle de garde-malade était termine, il songeait a lui-même; il considérait le piteux était do ses vêtements et souhaitait qu un événement imprévu lui permit de se dérober avant l'entrée au salon. L'événement ne se produisait pas; au contraire, Mme de Linviîle et Madeleine apparaissaient sur le perron, pâles d'émotion à la vue de Suzanne. — Oh ! ma bonne chérie, s'écria Madeleine en prenant l'étourdie dans ses bras. Dans cette simple exclamation, on sen tait tant de tendresse et de sollicitude, que M. Ricourt, intéressé, oubliant sa propn tenue et la gêne qu'il avait d'abord éprou vée, se mit à contempler le fin visage tou' rayonnant d'affectueuse bonté. Madeleine était belle ainsi ; entourant d< ses deux bras sa petite sœur mouillée et gre lottante, baisant ses cheveux collés, son vi sage taché do boue, # et la serrant sur soi cœur sans la qiiestionner, heureuse seu lement de la revoir après le danger inconni qu'elle devinait vaguement. Cette scène avait été si rapide, que Mme de Linviîle, troublée, n'avait point encor< adresseé la parole au nouveau venu. ~ Comment 1 c'est vous, cher Monsieur qui nous ramenez notre Suzette? Et dant quel état!... Que lui est-il donc arrivé? Suzanne, malgré les démonstrations de sa sœur, n'avait point oublié la présence de son mentor improvisé. A cette question, elle se tourna vers lui, curieuse d'entendre la façon dont il présenterait son récit. Il ne parut pas prendre garde à ce mouvement brusque ; il répondit d'une voix très calme : — Ce n'est rien ; Mademoiselle a glissé sur le bord de l'étang; j'ai voulu la retenir ahn qu elle ne se mouillât pas trop; je n'ai réussi qu a moitié, dit-il en plaisantant. Et son regard cherchait celui de Madeleine pour la. rassurer. Mais Suzanne, impétueuse, l'interrompit : — Ce n est pas vrai ! A quoi bon cacher votre belle action? J'ai failli me noyer, et Monsieur, après m'avoir avertie, a bien voulu me repêcher; c'est très chic, cc qu'il a fait là... Et moi, j'ai eu tort... Un tel aveu dans la bouche de l'orgueil-IfUfe hUetta était tout à fait inaccoutumé; il fallait que l'accident eût été vraiment grave... Madeleine s'avança vers M. Ricourt, la main tendue. , — Oh ! merci, merci, Monsieur ! Elle ne put en dire davantage; l'émotion . la suffoquait. . ; — Inutile de vous attendrir, puisque le s danger est passé,dit Mme de Linviîle en pre-. nant le bras de Suzanne; nous allons soigner ; notre petite malade. — Permettez-moi, Madame, de me reti-5 rer..; — Vous monsieur ? Oh ! pas du tout, je ne ' Pa3 votre liberté; ma petite amie , Madeleine a besoin de vous exprimer sa reconnaissance avec plus d'effusion, j'en suis i sûre. Vous allez passer dans le cabinet de toilette de mon mari pour réparer tout ce ! désordre qui^ vous met si mal à l'aise: un . domestique^ ira prendre rapidement chez vous les vêtements que vous indiquerez. M. dexValorys, donnez, je vous prie, des or-t dres nécessaires à ce sujet. De cette façon, continua-t-elle, nous vous garderons jus-, au'au soir et vous pourrez nous raconter , 1 aventure tout à loisir. — Je la raconterai aussi, s'écria Suzanne. — Vous, ma petite, il sera plus sage de f vous mettre au lit tout de suite. — Oh ! non, par exemple; je vais mieux, je ne suis pas malade du tout; je ne me coucherai pas. M. Ricourt regarda la jeune fille insoumise» avec étonnement. — Mme de Linviîle a raison, dit-il; prenez du repos, Mademoiselle; la fièvre pourrait vous gagner. ...Madeleine, aidée de la femme de chambre, avait lavé doucement Suzanne avec de l'eau tiède, l'avait frictionnée avec une flanelle chaude,avait essuyé et natté ses beaux cheveux blonds. Maintenant, elle était couchée dans un lit bien chaud; on ne lui avait fait prendre qu'un bouillon léger et un œuf; puis tout le monde s'était retiré pour ne pas la fatiguer; la femme de chambre seule était dans pièce voisine, prête à accourir au premier appel. Suzanne se sentait envahir par une très grande fatigue; ses membres étaient comme brisés; dans sa tête en feu,les idées tourbillonnaient sans suite. — Prenez du repos, Mademoiselle, la fièvre pourrait vous gagner, avait dit M. Ricourt.C'était vrai;_ cette fois-ci encore, M. Rico urt avait raison. Il avait donc toujours raison l Malgré cette supériorité évidente sur elle, Suzanne ne lui en voulait pas. Elle l'admirait de parler avec tant de calme, de juger si vite et surtout de ne pas triompher, lorsque l'expérience confirmait ses paroles. Ils étaient tous en bas... Que disait-on? On parlait d'elle, sans doute...; on blâmait son étourderie, son audace... Elle sentait que M. Rioourt ne l'accuserait pas, ne raconterait rien qui pût lui être préjudiciable. Pourquoi?... Parce qu'il était bon, • peut-être... mais aussi parce que Suzanne lui avait plu, peut-être... la chose n'était pas impossible. Mme de Linviîle elle-même n'avait-elle pas comploté quelque chose? Les idées devenaient de plus en plus vagues, son cerveau s^'engourdissait, et elle s'endormit de ce sommeil de la jeunesse, profond et réparateur. ...Lorsque Suzanne se réveilla, il faisait grand jour. Sa fenêtre, entr'ouverte par les soins ele Madeleine,laissait filtrer un joyeux rayon de soleil; les cris des oiseaux étaient, ce matin, plus alertes et plus gais. Avant d'avoir ressaisi complètement ses souvenirs, la jeune fille eut l'impression qu'un élément nouveau était entre dans sa vie. Peu à peu sa mémoire revenait plus lucide ; elle revoyait la scène de la veille; elle éprouvait un regret sincère de sa conduite... Ce n'était pas le regret orgueilleux d'avoir paru irréfléchie, mais le remords salutaire de n'avoir pas écouté la* voix de la raison. Et M. Ricourt grandissait dans son estime de tout le sang-froid de son attitude et du tact de sa conduite. — Te voilà réveillée, ma Suzette, et tu ne parles pas ! J e suis impatiente de savoir comment tu te trouves... — Très bien, ma bonne Madeleine,ne t'inquiète plus. Dis-moi..., la soirée s'est-elle prolongée longtemps hier soir? Qu'a-t-on dit ? — M. Ricourt nous a raconté ton accident, ma pauvre petite. — Comment a-t-il dit cela? — Il nous a dit avec quelle ardeur tu herborisais, il nous a décrit l'étang, ta construction, le danger du terrain, la chute, etc. — Et son intervention, et ses avertissements?— Ses avertissements? Il n'en a pas parlé. — Vraiment? L'as-tu remercié chaudement, au moins? — -Tu le penses sans peine, ma chérie. —■ Je le ferai moi-même dès que je le pourrai. Le reverrons-nous bientôt? — Oui. Pendant les jours qui suivirent, Suzanne de Cernay ne songea plus à ses promenades solitaires. Etait-ce le désir de se plier à la vie commune et normale? Etait-ce lu. crainte de manquer une visite attendue en . s'éloignant de la maison? Elle n'aurait pu le dire elle-même. Ce changement était inconscient chez elle •comme l'était aussi le soin inusité qu'elle ; apportait tout à coup à sa toilette, toujours un peu en désordre. Réfugiée dans le petit. : salon Louis XV, elle travaillait à sa bro- , derie qui avançait à points réguliers. Mme de Linviîle se réjouissait que la leçon eût été un peu rude, puisqu'elle portait r si vite ses fruits, aussi s'efforçait-elle d'adoucir la captivité volontaire de Suzanne i par l'intérêt de sa conversation. Lo sujet nouveau et inépuisable de leurs entretiens était naturellement l'aventure récente et son généreux héros. Suzanne apprit ainsi que Mf> Pierre Ricourt était un officier d'nrtillerie d'un brillant avenir. Resté orphelin à seize ans, il avait travaillé seul et sans direction avec ?j une persévérance au dessus de tout éloge. Une irrésistible vocation le poussait depuis 1 longtemps vers la carrière militaire. Mer- , veille il sement doué pour les études abstrai- \ tes. il avait été un brillant élève à l'Ecole • l>olytechnique, et, après un court séjour en province comme lieutenant, il était attaché à la Guerre avec le grade cle capitaine. Sa haute valeur intellectuelle et morale, sa grande puissance de travail, la régularité de sa conduite en avaient fait rapidement 1 un officier d'élite. Un avenir très beau s'ouvrait devant lui. Mais la, gloire ne suffisait pas aux aspirations de cette âme généreuse, il avait ton- 1 jours vécu seul, et son cœur avait besoin de tendresse et d'affection. Mme de Linviîle s'étendait avec complai- 1 sance sur ce dernier point. (A tnivre.)

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Dit item is een uitgave in de reeks Le courrier de Bruxelles behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1861 tot 1914.

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