Le courrier de Bruxelles

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s.n. 1914, 10 April. Le courrier de Bruxelles. Geraadpleegd op 24 maart 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/hx15m63h39/
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Vendredi 10 avril 1914, ABONNEMENTS i Ml M fil BOIS TBOiSSBiS BELGIQUE. . ftr. 10.00 S.00 2.50 HOLLANDE- . .) lg 2o g 60 4.80 LUXEMBOURG .\ UJNlOfl POSTAJ-S. 30.00 16 00 7.B0 5 CENTIMES |»ae sugelèments ne sont oas ml# ai»»®nt# TÙLÈPbONB SABLON 1754 LE COURRIER 33* annSe. — iv loO. «■rai ii n , i n i i ■■ ■ ■ ■ 4 A BRUXELLES ; 52, rue de la Montagne A PARfS 1 30, rue Saint-Sulpice. 30 5 CENTIMES Lu suppléments ne sont pas mis sn vent* TÉLÉPHONE SABLON 175» DE BRUXELLES « Pro ans et focis * Le discours de Mgr Keesen au Sénat* Ce que disait ce matin l'« Indépendance » dans son compte-rendu parlementaire du discours prononcé hier au Sénat par Mgr Keesen dans la discussion de la loi scolaire, nous a amené à le rechercher dans le compte rendu analytique. L'« Indépendance » n'y consacrait qu'un mot : elle le trouvait « trop long >» et elle le e-pprimait complètement ; elle n'en donnait pas un% ligne, et par suite se dispensait absolument d'y répondre ! C'était de nature à piquer notre curiosité. Et de fait nous avons trouvé le discours de Mgr Keesen si substantiel, si complet, traitant avec tant de logique toutes les questions fondamentales soulevées à l'occasion de cette loi qui en soulève beaucoup, que nous comprenons parfaitement l'intérêt qu'a l'« Indépendance » à le supprimer, à n'en rien mettre sous les yeux de ses lecteurs, et son embarras à essayer d'y répondre.Nous voudrions que tous nos lecteurs puissent le lire en entier, mais devant nous borner nous choisissons la question principale, la question qui soulève l'opposition sectaire de nos libre-penseurs, ou plutôt de tout le bloc uni dans son hostilité à la foi catholique, la question de la morale à enseigner à l'école : « Je dis à nos adversaires : vous ne tolérer à l'école que la morale indépendante, c'est-à-dire une morale dégagée de toute attache religieuse et que chacun se forge au gré de ses convoitises. Nous n'en voulons à aucun prix, parce que nous la jugeons incapable de contenir l'humanité dans le devoir et d'assurer l'ordre de la société ! Au demeurant, les catholiques ne sont pas seuls à le soutenir : nous recrutons du renfort jusque dans le camp de nos adversaires.Emile de Laveleye, qui est des vôtres, et dont vous avez le droit de vous glorifier, disait : « Le devoir sans Dieu et sans vie •future est un très beau mot, mais il est vide de sens. En résumé, sans la croyance en Dieu et en l'immortalité de l'âme, la morale manque de base et de sanction, et par conséquent, l'ordre social qui repose sur les notions de justice, de droit et de devoir, est miné dans ses. fondements. Si donc toute idée religieuse,.devait s'évanouir, un retoui à la barbarie ferait inévitable. » • Les partisans de la morale indépendante avouent eux-mêmes que leur système n'est possible qu'à la condition de ne pas lui faire sortir toutes ses conséquences. Or, un principe qui conduit logiquement à des conséquences fausses • est lui-même un principe faux. Deux philosophes incrédules de France, MM. Fery et Allard, proclamaient^ récemment cet aphorisme : « Dieu tué, il n'y a plus d'impératif, il n'y a plus de morale ». Cela signifie, en d'autres termes, qu'une morale qui fait abstraction de l'idée divine ne saurait sous créer une obligation proprement dite. Je puis l'observer ou la violer à ma guise, parce qu'il lui manque le principe impératif qui s'impose à la volonté. S. E. le cardinal Mercier enseigna dernièrement la même thèse. Voici ses paroles : « Non, l'athée, conscient de son athéisme, n'a pas — dans l'acception stricte du mot — l'obligation d'être honnête. » Si je suis mon maître, je me trace à moi-même ma vie, je la règle comme bon me .semble, et l'intérêt d'aucun homme, sem blable à moi, mon égal, ne pourra m'astreindre à subir son joug. » Nous connaissons la base scientifique qu'on s'efforce de donner à la morale indé pendante. Elle repose tout entière sur le principe affirmé par Kant au XVIlIe siècle l'autonomie de la nature humaine. Notre volonté est autonome, c'est-à-dire qu'elle se fait à elle-même, sa loi morale sans avoir besoin de s'abriter derrière une autorité d'ordre supérieur. Cette loi étant notre création personnelle, nous la domi nons de toute la hauteur de notre personna lité, Je puis la maintenir, l'abolir ou la mo dificr selon mes caprices. L'absolu moral n'existe pas. Devant h raison pratique, comme devant la raisor spéculative, il n'y a que des contingence! et eles relativités. Ce que vous considères comme mauvais, je puis le regarder comme bon; ce que je trouve honnête aujourd'hui ! je puis le trouver malhonnête demain. Vous qui êtes propriétaires, vous inscri rez dans votre morale le principe de la pro priété; moi, qui ne suis qu'un petit proie taire, je réclame la socialisation de la ri chesse. Vous n'êtes pas fondé à m'en faire un grief. Nos deux volontés sont autonome; et aussi respectables l'une que l'autre. Vous réclamez l'enseignement d'une mo raie neutre qui formule des règles de condui te admises par tout le monde. Mais laquelle s'il vous plaît? Produisez-moi cet oiseau ei chair et en os. Vous répliquerez : c'est li morale de l'honnête homme, dont les com mandements se résument en deux articles «Vous ne volerez pas; vous ne tuerez pas. Vous rendrez à chacun ce qui lui appar tient; vous n'attenterez ni à ses biens ni i sa personne. Mais ne voyez-vous pas que vous donne: à pic dans la morale confessionnelle em pruntée au christianisme? Doutez-vous d< l'opposition que vous soulèverez jusqu< dans les rangs de vos alliés? Vous affirmez qu'il n'est pas permis d< voler; c'est très bien, la vieille morale ca tholique n'a jamais enseigné autre chose Seulement, vous ne marchez pas mêmi d'accord avec les vôtres. Quantité de vo: amis donnent à cette formule un sens dia métralement opposé à celui que vous y at tachez. Une fois qu'il s'agit de définir ci quoi consiste le.vol et qui sont les voleurs vous formez deux camps séparés par ui abîme. La grande école, dont Proudhon est 1 chef, prétend que la propriété seule est L vol et que les vrais voleurs sont les çroprié taires, attendu qu'ils accaparent injuste ment les biens qui appartiennent à la collec tivité. Dire qu'on a le droit de faire des re prises sociales pour mieux vivre sa vie c'est de la monnaie courante. Etes-vous disposés à les suivre sur ce tei rain ? Si vous refusez, ils disent que votr morale prétehdûment neutre est une moral de capitaliste contre laquelle ils protestent Puis Mgr Keesen poursuit ses adversaire de retranchement en retranchement, de se phisme en sophisme, sans laisser debout av cune de ses objections. M. Goblet lui succède et ne trouve pas u: mot à lui répondre, pas plus que l'« Inde pendance » l La « "bonne » Mode. La femme belge n'a pas le défaut unan moment reconnu à la plus laide moitié e) nos nationaux : quand Nos Seigneurs le évêques jugèrent nécessaire dans leui mandements, de protester contre l'ind< cence du vêtements féminin moderne, coi tre les danses trop libres, etc., son premie mouvement ne fut pas, comme certains coi frères libéraux l'ont imaginé, de se demai der « de quoi les évêques se mêlaient (style « Matin ») mais de reconnaître qu'c effet les bornes du permis en matière c toilette avaient été reculées au delà, no seulement de la « largeur des mœurs » qu pourrait insensiblement faire admettre ce: tain modernisme excusé dans les salon: mais de la décence tout court. Le premier mouvement fut bon ; le s< cond... également. Mais une difficulté su: git. Comment déterminer dans la pratiqu ce que la morale défend et ce que la mod impose. Grave problème,qui a troublé bie des cerveaux féminins au cours du carêrc qui_ finit ! Une observatrice attentive, très répai due dans les salons et qui, ni prude ni fr vole, a étudié à fond les solutions possible du conflit, nous précise ainsi qu'il suit le moyens à employer pour donner l'exemp de la décence tout en restant fidèle au principales lignes de la mode : Voici la le tre qu'elle nous adresse à notre demande « Les évêques de Belgique, les évêques c France et en particulier Mgr Amette,la L gue des femmes de France, la Ligue patrii tique des Françaises ont demandé avec ei semble, à toutes les femmes élégantes i jeunes qui donnent le ton à la mode, ne seulement de ne pas céder à l'ambianc mais encore de se mettre courageusemei en travers du mouvement actuel et de pr cher d'exemple. L'archevêque de Paris r commande même à ses ouailles « le souci c bon renom de la France, au point de vi de l'élégance et du goût qui ont été ju qu'ici son apanage ». En fait la mode inconvenante est tout fait une mode disgracieuse, l'expérience montre en dépit des snobismes qui la foi accepter par le demi-monde pour essay< de l'imposer ensuite au monde tout cour ! La culotte pour la femme n'est-elle p; ; au moins aussi laide qu'indécente? la dan: du tango n'est-elle pas aussi disgracieu: qu'inconvenante? De même cette étroitesse de nos robes qui nous force à marcher com me dos tortues, à ne nous mouvoir que dans rétriquement, cette» mode qui con siste à nous brider tellement que nos attitudes, nos mouvements sont comprimés n'est-elle pas au moins auusi gênante et dis gracieuse qu'inconvenante? Nous savons toutes que la mode est à l'étroitesse et que la femme du monde qui sortirait aujourd'hui avec une jupe cloche ou même tant soit peu évasée, deviendrai! de ce fait ridicule... Elle la portera donc étroite, c'est entendu, mais sans affecta tion. Elle exigera de sa couturière de pou voir s'asseoir sans que le tissu soit menace! de craquer; de pouvoir marcher d'un pa; rapide ou lent, large ou étroit, à volonté: sans que le tour de la jupe soit un obstacle à ses mouvements. Si la mode demande qu'une fente ou un cran montre la chaus sure et la cheville, elle indiquera cette fen te plus qu'elle ne l'accusera. En toute oc casion, elle restera en deçà des .tendance! actuelles qui sont tellement exagérées e' au moins autant disgracieuses que hardies Nos robes sont étroites : c'est laid. C'esl inconvenant à coup sûr, mais c'est surtout sans grâce. Il est un autre point plus grave et que nous entretenons de plus en plus c'est celui du décolleté. La mode est d'avoir le cou dégagé. C'esi charmant. C'est jeune, gracieux et j'ajou te rai : quand l'ouverture est modérée, c'es très sain. Encore ne faut-il pas en abuser Une petite pointe ou une petite fenêtr< sont de bon ton aujourd'hui.Mais non poin cette échancrure, large du bas de la nu que au creux de la poitrine, et qui nou présente femmes et jeunes fi'lles presque aussi décolletées désormais, à la ville, qui : jadis au bal. C'est en cela que nous réagi rons. Nous aurons un espace elégagé;mai ~ nous le mesurerons : une boucle, un nœu< ^ ou une broche modéreront l'écartement 3 Nous n'aurons pas refusé à la mode tout c " qu'elle desonande ; mais nous ne lui auron s pas accordé tout ce qu'elle exige et qui de vient de plus en plus immodéré. Il y a plus. La robe étroite reste un vête - ment et dans l'échancrixre des corsage courants il y a encore quelque mesure. L, 1 où il n'y en a pas l'ombre, c'est dans 1. façon de nos corsages habillés et du soir Nos cprsagejs de bal sont odieusement dé colletés. Cela est mal. Mais cela n'est pa encore le dernier des maux, car au bal i est convenu que cette licence nous est par tieilement accordée. Ce qui est tout à fai mal, c'est que désormais nous portons pou les réunions du jour, pour les cérémonies •_ mariages, etc. ces mêmes robes décolletée e que nous devrions nous interdire le soii ;S Ces cérémonies sont devenues une exposi ,s tion^ scandaleuse de bustes ambulants. Révoltons-nous dignement contre ce i- mœurs scabreuses. Cette révolte ne fera d ,r tort à personne, pas même, aux couturé res, et elle fera du bien aux mœurs, elle ra menera le bon goût ». y> Cette lettre nous paraît donner la just n mesure de ce qui « convient », dans tous le e sens que l'on donne à ce mot. n (« La Presse »). Paul Romain, e — v > Touchante lettre de Mistra au Saint-Père. 0 L'« Eclair » de Montpellier reproduit un n importante lettre de Frédéric Mistral.C'est 6 en quelque sorte le testament religieux di grand poètw qui y affirma ses sentiments d ( filiale soumission au Sant-Siège. Mistral en 1 voya cette lettre au Pape en réponse à un ^ lettre du Saint-Père et avait elemancî ,s qu'elle fût publiée après sa mort. e Voici ce document intéressant : Maillane (Provence), 4 juin 1910. lr A Sa Sainteté Pie X j0 Très Saint Père, )- Je suis infiniment touché par le précieu: i- témoignage de paternelle sympathie qu ît Votre Sainteté a bien voulu m'aecorder. Vc n tre bénédiction apostolique me portera bon 5, heur et m'aidera, fils et croyant de l'Egli it se catholique, apostolique et romaine, 3- mourir dans la foi de mon baptême et d 3- mes pères. La lettre solennelle qu'elle m' u fait adresser par S. Em. le cardinal Merr; ie del Val, la splendide médaille qui porte 1 s- portrait de Votre Sainteté ainsi que le poi trait accompagné d'un texte autographe qu à me viennent du Vatican, sont la plus haut [e récompense de mon œuvre littéraire et de !t efforts de toute ma vie pour la conservatio ;r des traditions de ma Provence et do sa lac t. gue populaire. Profondément ému, je m'in lB cline humblement devant le Souverain Por ;e tife qui a^ daigné bénir son très reconnais sant et très dévoué F. Mistral. (D. P.) S3 ggggg Revue de la Presse Socialisme et religion. — Les socialistes n'en veulent pas à la religion (thème connu). Voici l'ignoble artieulet que nous lisons dans le journal socialiste de Charle-roi : Mont-sur-Marchienne. — Banquet gras. — • Comme le veau d'or, Satan est toujours debout! , Il veille et est aux aguets pour no laisser pas-; ser auoune e>ceasion d'exercer, son mauvais gç- nié. C'est pourquoi il rappelle à ses amis qu'il . <xrganise cette année oomrae les années précédentes un banquet gras le jour du vendredi «dit &aint ». Afin do continuer la bonne tradition et de contribuer, par le l'ait, à la disparition d'une superstition entretenue pair l'Eglise, il invite les libres-penseurs à participer à co festin rouge. Rien n'étant plus dangereux pour les préjugés qiue la propagande par l'exemple, c'est-à-dire par les actes, il compte sur une nombreuse compagnie à la table infernale. Réunion vendredi 10 courant, à 18 heures et demie'-, à la Maison du Peuple. Prix du couvert: 2 francs. SATAN. C'est le Vendredi Saint que le Christ a : dit; « Pardonnez leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font ». Libre... pensée. — Les soi-disants libres-penseurs prétendent que les catholiques qui doivent obéir aveuglément aux dogmes sont ; des esclaves. ) Voici ce qu'écrit Eugène Hins, dans um - compte-rendu de l'assemblée milanaise de i la libre-pensée : ^ La réunion s'est terminée pair une exécution nécessaire, d'un effet salutaire: l'expulsion du ' député Garabarotta, membre de la section mi- • lanaise, lequel a voté contre le projet de loi on l faveur du divorce, présenté par lo député Ce>- • mandini. > Ainsi doit-on piocéder avec tous les manda-3 taires qui se montrent infidèles à leurs principes . et à leurs promesses. Les libres-penseurs ont la liberté de pen-^ ser comme MM. les pontifes sinon... ils sont ^ exécutés. 1 La brouille dans le ménage radical doc tri* " nairè à Liège. — L'Union que les libéraux es-péraient à Liège entre doctrinaires et ra-I dicaux s'affirme de plus en plus. On en est cependant qu'à la lune de miel et déjà les l coups pleuvent druw. Dans P« Express », J,' Noirfalise attaque le « vieux fossile » autrement dit le « Journal de Liège » en ces ter-s mes: Un touchant accord. — Tout arrive, décieié- - ment. Voici le « Journal de Liège » d'ac<x>re3 avec le a Peuple » I s II est vrai que cecte alliance i natte ndaie est s faite contre la démocratie libérale. « Le Peuple ». commentant sans bonne foi k pacte conclu entre 1!Asse>oiation libérale et l'Association Progressiste, avait écrit: « Les doctrinaires ont mis un peu d'eau dam e leur vin. Ils se sont engagés, sans plus, à discu-s tea- le droit de suffrage à la comiiunne et à la province ultérieurement. » Nous avions répondu au « Peuple » que c'était là une interprétation injiuste. « L'Association Libérale, élisions-nous, s'en- Igage à discuter la question électorale commu-nalo et provinciale, non pas « ultérieurement» c'est-à-dire dans un temps indéterminé, mais lors de sa première assembléo généralo statutaire. par conséquent au début de 1915. Et.eîèf à présent, elle repemsso tout autM me>dalité que 3 le double vote du père de famille âgé de 35 ans.ï > Le « Journal de Liège », après aivoir repro i doiit e>es lignes et l'opinion du « Peuple »,écrit 3 « Nous estimons, quant à nous, que l'inter- - prétation du « Peuple » est la seule vraie. » l Après avoir essayé de démontrer d'après le contrat de mariage les torts de dame « doctrine » le radical conclut par ces violents reproches : Il faut d'ailleurs remarquer que, depuis le jour où l'alfiance libérale a été consacrée pai les deux Associations, le « Journal de Liège s n'a commercé auenine autre campagne électora . le que celle qui consiste à tirer dans lo de>s des ^ progressistes, puisque aussi bien c'est leur e^an-didat qui, sur la liste commune, occupe le poste de combat. Tous les lil>éraux sincères apprécieront comme - il convient Tattitude du journal des dernien i eloctrinaires ligués contre le libéralisme. 3 Mais, en vérité, n'cst-il pas curieux de coi-\ stater qxie le « Journal de Liège » désire ar-/ demment que la consultation de l'Association 3 Libérale s\ir le S. U. ait lieu lo plus lard poss -^ fble. Serait-ce parce que notre immobiliste con-■ frère a, au fond, très peur de cette consultation ^ en ce moment? " Serait-ce q.\i'il préfère qu'elle ait lieu dans ur s avenir éloigné, pour que l'on ait. le temos d'in 1 troduire à l'Assexiation Libérale, suivant de " vieilles traditions, des fournées d'éleerteurs do - ciles. humbles vassaux des puissants seigneurs - de l'industrie, les laissant penser pour eux e1 toujours piêts à voter au doigt et à l'œil, selor des ordres reçus et non selon leur conscience? 9 ™ Nouvelles de Home. Le dimanche des Rameaux, le Saint-Père, r après avoir reçu le cardinal Ferrata, préfet ,\ de la Sacrée-Congrégation des Sacrements, a donné audience à Mgr Marini, secrétaire ^ du Tribunal de la Signature papale, et au v prince Franz de Liechtenstein, frère du n prince régnant, ancien ambassadeur d'Au- iv triche à Saint-Pétersbourg. L *** Le cardinal Vico a été nommé protecteur \ des Oblates du Tiers-Ordre des Trinitaires i\ de Valence d'Espagne, et le cardinal Bisle- c ti a été nommé protecteur des Moniales bénédictines etu Calvaire. - s î Mgr Vincenzo Sardi di Rivisondoli, ar- a chevêque de Césarée de Palestine, délégué ^ apostolique à Constantinople, sera prochai- (f' nement rappelé à Rome. Le bruit court r que le bien méritant prélat serait appelé à ii de très hautes fonctions. U est compatriote du célèbre poète Ovi- e de ; né à Suîmona en 1855, il fit ses études £ dans son diocèse natal, puis il entra comme y « minutante » à la Secrétairerie d'Etat, s Quelques années après, il fut revêtu de la 11 enarge si importante de secrétaire des J.' Brefs aux princes. \ U obtint en même temps un eianonicat à la basilique patriarcale du Vatican. En 1908, le Saint-Père' le nomma archevêque q de Césarée de Palestine et l'envoya comme ( délégué apostolique à Constantinople. t: Tous ces jours-ci le Saint-Père a donné des audiences collectives, sans montrer la moindre fatigue. Un léger accès de goutté au genou gauche avait un peu fatigué Sa Sainteté. Ét comme cet accès avait causé une légère apparence de fatigue le bruit d'une indisposition du Pape a été aussitôt répandu par les feuilles à grand tirage de Rome et de l'étranger. 2 J Petite Chronique | tixeursions en Angleterre, — L adminis- t i tration des chemins de fer met en distribution du 8 au 13 avril, à T occasion de la j fête de Pâques, des billets à prix réduits pour l'Angleterre. Les stations d'Anvers (Central), Blanken-berghe, Bruges, Bruxelles (Nor,d),s Gand (Sud, Gand (St-Pierre), et Liège (Guille-mins) délivrent des billets pour Douvres et pour Lonelres. Celles ae Bruxelles (Midi) et d'Esschen ne mettent en vente que des billets pour Douvres seulement. Ces billets sont individuels, ont une durée de validité do 15 jours et s'obtiennent au guichet sans aucune formalité. Aux mêmes dates, la station d'Ostende (Quai) et les distributeurs à bord des malles délivrent des billets à prix réduits pour Douvres et Londres, d'une durée de validité de 8 jours. Des prospectus relatifs à ces billets s'obtiennent dans toutes les stations de l'Etat. On peut aussi y consulter les affiches.Depuis l'invention (le l'imprimerie, le nombre de livres publiés dans tous les pays du monele ne semble pas dépasser, d'après une curieuse statistique publiée par le « Bulletin de l'institut international cle bibliographie », le nombre de 11,638,810, y compris les incunables ou livres imprimés primitifs parus de 1436 à 1500. Les incunables allemands sont les plus nombreux : 20,000 affirment les savants d'outre-Rhin. Mais ce chiffre paraît très exagéré. Les Italiens comptent environ 6.636 incunables, les Hollandais, 2,049 et les Français 1,125. C'est depuis le commencement du dix-neuvième siècle que la production livresque a pris surtout un développement considérable. De 1900 à 1908 , 8,714,000 livres sont sortis des presses typographiques du monde entier. La moyenne annuelle de production, qui n'était que de 1,250 livres pendant la période de 1500 à 1536, a dépassé 10,000 livres par an seulement en l'année 1700. C'est enfin en 1887 que la production annuelle dépasse pour la première fois 100,000. De 1900 à 1908, la movenne des livres parus atteint 174,375 par an. , Depuis Gutenberg, la production des ou-, vrages a plus que centuplé. Dans la période 1900-1908 elle est exactement 140 fois ce qu'elle était dans la période 1500-1535. ÉTRENNES POHTIFICiLES TRENTE-NEUVIEME LISTE. eport des listes précédentes, d5.028.-2fi [. Desmaisières, 300 teu bénisse la famille royale. Bentall. 100 nbekend. Lichtervelde. :>o [me Alfred van Wassenhove, 100 • D S . 100 e tout cœur, P et E P.. 50 !. et Mme Alphonse de Vigneron. 55 e Doyenné ele Couthuin, o:i hanoine Warblings. 50 [. de Buggenorns. Liège. 100 Peltzer Dumoulin, id.. f><? • DI.,. 05 [lie M. ele Laminne. loo hanoine G Ulens, tou Mlle J Dijon, la Sarle, Huy. "»; M. Camille I.aniy. rnxelles, 5; Mlle Ch.-Th. Vandeborne, 20: Charles et. nzanne, Limbourg, 20; Pour la destruction ele la ■anc-maçonnerie franco-belge, D; Sacré-Cœur de Jô-îs. j'ai confiance en vous. 5; Paul et Agnôs, l. Een [•me vrouw. l, M B.. ïhienen. 1; J B., t; M D. B..5; Vader. zegen onz huishouden. Elsene, i; Mlle J.S and. 5; Pour que nos projets se réalisent. 2. Pour emander une guérison. 2,50: Onbekend.f,;Om mijnen >ep te mogen volgen. Cent, 2; Anonyme. 5: 11 Josef. elp en red ons. Yper, l. Dieu me bénisse, 20; Une ame de St-Trond. 10: Anonyme. Bruxelles. 10. Zang m Tooneelmaatschappij De Lustige Melrenaren.Mei-î, 5: Un ancien zouave Pontifical. f>: M A A D B. n. 5; C. P.. 5; Marguerite et Moniejue. 5; Vive Pio , Pape et Roi. 2.15; Anonyme. Tourneppe. 3,20; Jo-ïph. Jean et Marie Bayaret. 1,50; M le curé de Fize i Marsal. 5; P Dumoulin. r>; A. Dumoulin. 5, Pour ! triomphe de la fol au Congo, 10; Anonyme, 5; M le uré de Val-Saint-Lambert., 20; M et Mme J Gérard Matthieu, 5: V L. F.. 20; M. et Mme J. Mansion. 20. - Ensemble, 265,35. Total : fr 96,4%.G'i La souscription sera clôturée le dimanche de Pâlies t2 avril; les souscriptions reçues après cette da-s ne seront plus publiées, mais figureront dans l'ai* um que les délégués de l'Association des Journalisas catholiques offriront au Saint-Père. On peut dresser les souscriptions au bureau du journal ou à I. Léon Maillé, secrétaire, 7. rue de la Tète d'Or, 'ournai. LA VILLE S. E. le cardinal présidera le dimanche 1 juin, à Saint-Josse-ten-Noode, les fêtes ubilaires du Cercle St-Josse fondé il y a 5 ans par feu M. le curé Delvigne, S. A. U. le prince de Galles, voyageant ous le nom de comte de Chester, venant de ïorvège, et se rendant en Angleterre, a raversé la Belgique mercredi matin. Le prince de Galles se rend à Windsor, >our .y passer les fêtes de Pâques en com-•agnie du roi, de la reine et de leurs en* ants. Le e< Grand Air pour les Petits » société ►lacée sous le patronage de la Reine a con-luit à Blankenberghe une centaine de pe-its enfants. Un inspecteur modèle. — L'inlassable M. Voeste a profité de son premier jour de ongé parlementaire pour faire une longue isite à l'Institut St-Georges, rue des Uexiens, si heureusement transformé grâ-e à la générosité des catholiques, et grâce u zèle du vénéré ministre d'Etat, président lu comité de l'œuvre des écoles catholi-[ues.M. Woeste arriva, suivant son habitude, ans se faire annoncer. Il entra dans plu-ieurs classes actuellement vides; les élèves itaient réunis dans la salle des fêtes pour a proclamation des résultats trimestriels, î'iualement, il trouva à qui parler Comme e plus consciencieux des inspecteurs, M. Voeste s'intéressa aux études, questionna e professeur sur la valeur des élèves, in-errogea ceux-ci sur toutes les branches eb eur donna les conseils les plus paternels, [uant à leurs travaux, à la conduite qu'ils mt à observer à l'école, .et, surtout, dans 'avenir. Pendant trois heures d'horloge, sans sou-i de la fatigue, presque toujours seul, M. Voeste parcourut ainsi les classes, celles les aînés, celles des cadets, se mettant à a portée de tous, heureux de montrer l'in-érêt capital qu'il porte à l'enseignement atholique et aux maîtres qui dirigent Pln-titut St-Georges. Il n'a pas manqué de ma-lifester sa joie de voir l'Institut actuelle-nent si puissant avec ses nouvelles cons-ructions et son outillage si bien compris; •n y dispose même d'une installation par-aite de télégraphie sans fil. — Les boîtes de jeu.— Sait-on ce que sont* levenues les boîtes de jeu installées jadis lans les cafés bruxellois et dans lesquelles ant de joueurs ont perdu le plus clair de eur argent? Un trafiquant en fait l'achat dans les prix le 15 à 25 francs, suivant les systèmes et es expédie en Angleterre, où cette plaie sst encore autorisée. Il a expédié jusqu'à >résent plus de 4,000 boîtes. FEUILLETON DU 10 AVRIL 1914. Dans la Tourments par xVXai'g-iTerite Regnaucl Lauréate de l'Académie Française. * V Après les neiges fondues et le^ mouette envolées, le printemps^ renaissait au souff] d'une bise attiéelie qui moirait la Saône e faisait éclore les bourgeons aux arbres de promenades et des squares. Le ciel, déba rassé des brumes, devenait bleu, de ce ble intense et lumineux qui fait pressentir ] Midi. Les premières ombrelles s'ouvraient coe me de larges corolles aux vives couleu: subitement épanouies, et le soleil accr chait partout de la gaieté. Debout dans le salon où le soleil entrait flots avec les premiers bourdonnements c mouches, Hélène lavait les plantes verte de sa belle-mère; les yeux vagues, le froi triste, elle promenait lentement, d'un gesl machinal l'éponge sur les feuilles luisai tes. Oh I la fastidieuse besogne à laquel elle se pliait cependant, comme à tant d'aï très, avec une apparente bonne grâce. Après tout, que lui importait cette occi pation ou une autre ne devait-elle poii obéir à Mme Rinelli? n'abdiquait-elle pt de jour enjour un peu plus de sa volont et de son indépendance î ,! Ohl oui, que lui importait?... Sans nu; ges tangibles, la vie paraissait s'assombr graduellement pour elle et perdait toute £ saveur. Les joieû anciennes s'en étaient a lées une à une, mais aucune ne Iea rempli Çait; et depuis le départ de Nanne, elle £ •entait encore plus désemparée. Pauvre vieille ! Un matin, elle s'en était i) allée, le visage courroucé, les yeux mauvais, la rage au cœur, emportant avec ses économies dans un bas de laine, tout son bagage d. s un gr^-nd panier du temps jadis, pendu à son bras. Lina revoyait la gare immense et vide, cette sombre gare de Vaise, encore attristée par un brouillard noir et opaque qui traînait au ras des toits et suintait le long des murs. S^r les quais déserts^ où courait une bise humide, elles grelottaient toutes deux. Et Hélène faisait une dernière tentative s pour essayer de garder ea vieille servante e — Nanne, tu as tort; pourquoi nous quit tes-tu ? s — Tu sais bien qu'elle m'a chassée ! •- — Sans doute, dans un mouvement de co u 1ère ; mais puisqu'elle est revenue sur ses e paroles, puisqu'elle m'a chargée de te dire: qu'elle te permettait de restCi.-? — Oui, mais c'est moi qui ne veux plus, s — Tu n'as point de patience ! > A quoi bon, ce serait toujours pour recom mencer ! Cette femme est méchante; elle n'£ à introduit de jeunes servantes à la raaisor e que pour me vexer,me blesser,me faire souf >s frir davantage. ifc — Tu exagères; ma belle-mère est autori e taire, j'en conviens; mais tu n'as jamais vou lu te soumettre. e — J'étais trop vieille; ce n'est plus à mot 1- âge qu'on se met à obéir; du reste, pour quoi dire tout cela ? Vous vous passerez bier 1- de moi; je vous débarrasse en m'en allant I it Hélène regarda Nanne avec reproche, -s Comme tu es méchante ! Est-ce que je é t'ai fai quelque chose, moi? Est-ce que je t'aime moins qu'avant? 1- — Bien sûr; tu la défendais toujours, I'au ir tre : elle t'a ensorcelée aussi, comme elle a a ensorcelé ton père. 1- — Je ne l'ai jamais défendue^ contre toi, l- tu le sais bien ; j'ai essayé vainement de e mettre la paix entre vous pour pouvoir te garder, et à cette heure, je ne la défends encore pas. Mais je constate que tu n'as rien fait pour l'entente, et mon père t'en veut beaucoup. — Oh 1 le pauvre homme ! le pauvre homme 1 il a le temps d'être malheureux — elle eut un méchant rire de commisération — je te le dis, elle l'entortille en ce moment avec ses histoires de succès, ses soirées, ses concerts et tout le tremblement... Les hommes sont vaniteux, on les prend ave„ d flatteries; il la croit, il se laisse berner, et il ne songe pas seulement à regarder tes yeux; mais je les vois bien, moi, le matin, —- Et que vois-tu ? — Que tu as pleuré et que tu n'es pas heureuse : cette femme nous a volé notre bonheur et notre tranquillité et qui sait où elle mènera ton père ! — Que veux-tu dire? — Dame, -and on dépense l'argent san-; compter, quand on le jette par les fenêtres du matin au soir!... Le visage d'Hélène s'assombrit; tant de luxe, des dépenses excessives contrastant avec leur existence mode té, l'avaient in . eiuiétée déjà; mais sans vouloir demander d'explications à son père, elle pensait que Mme Overnat avait probablement de la fortune.— Tu ne peux juger de ces choses, dit-elle à Nanne. Un lointain coup de sifflet et le panache gris de la locomotive débouchant du long tunnel de Perrache les ramenèrent au sentiment du départ. Hélène prit les bras de sa vieille bonne : — Comme je vais être seule ---s toi, Nanne!... Tu me feras écrire souvent par ma 1 tante; tu ne m'abandonneras pas? — Ma pauvre petite!... fit Nanne tirant son mouchoir. Et moi, crois-tu que ce sera une existence là-bas? Heureusement, ta tante est bonne, c'est le même caractère que ton père. — Est-ce qu'elle lui ressemble? j'étais si jeune quand elle est venue... — Ouit un peu. _— Tu lui diras, à elle, et aussi à ma coi sine, que je voudrais bien les connaître e les avoir près de moi 1 Le train stoppait. Nanne affairée et tren blante se hissait avec peine dans un wagoi Hélène sauta sur le marchepied, embrass une dernière fois la vieille bonne. — Va, ne pleure pas, criait Hélène, en ag tant son mouchoir, qui sait? j'irait peu être te retrouver là-bas... un jour... Le train disparut emportant Nanne bie loin, vers les montagnes de l'Est, dans u coin isolé du Doubs, dont Hélène savait sei lement qu'il était niché au milieu eles s; pins et sur les bords du lac de Saint-Pons. Alors celle qui restait se sentit infinimer seule et désolée, et perdue dans le flot de voyageurs qui l'entouraient vers la sortit et plus encore dans les étroites rues de Va se aux pavés glissants et gras, aux bâti ses noires qui exhalent l'ennui, cet enni spécial des quartiers ouvriers, des quartiei de misère ou se préparent cependant, pî l'humble travail des pauvres, tous les luxe et toutes les élégances. ...Oh! oui, deîpuis le départ de Nanne I. Vainement Lina cherchait, tentait de n capituler toutes les -^ntrariétés dont sa v: avait été tissée; elle ne trouvait aucun fa digne d'être retenu, aucune circonstance c; pitale, aucune souffrance nettement défini et dont elle eût pu faire un grief plausib! à sa belle-mère. Et d'où venait cependai cette peine si lourde et sans cesse plus o] pressante qui lui étouffait le cœur ? Pourqu< cette lassitude morale? Cette impossibilit de réagir et de retrouver sa belle vaillanc des premiers jours? Cependant le printemps invitait à la joi et à la bonne insouciance de la jeuness< par les fenêtres ouvertes montaient, de ] rue. les rumeurs gaies et diverses d'une m< tinee de soleil, e-t par instant des fragmenl d'un air de « Mignon » échappé d'un orgu de Barbarie; il y avait de la musique et de chansons dans l'air et tout le bleu du cie semlblait inonder la terre. 1- Hélène abandonna presque sans s'en ren-:t dre compte sa machinale besogne et vint s'acce)uder au balcon, rêvant de liberté. Elle t- y était depuis un instant quand elle enten-1. dit ouvrir la porte du salon. a — Hélas ! pensa-t-elle, je vais encore essuyer quelque remontrance, ma belle-mère i- n'aime point que je m'attarde en flânerie, b- Elle se retourna et vit avec joie son père venir à elle : n — Je ne te dédange pas, chérie? n — Quelle question 1 1- —; Je te cherchais ; ce matin, devaient l- avoir lieu .des répétitions du concert Ive-ning; j'avais décommandé à cet effet toutes it mes leçons de neuf à midi ; or, on vient de ■S m'envoyer contre-ordre; le second violon est î, malade et n'a pas pu quitter son lit; d'où i- trois heures de liberté pour moi, sur les-5- quelles je ne comptais guère, je t'assure, li Ma première pensée a été de venir un peu s près de toi; je ne te vois plus, ma pauvre ,r chérie. C'est fatigant la vie d'artiste ! s Lina vint lentement s'asseoir sur le tabouret de piano, tandis que son père s'accou-.. dait sur un fauteuil à côté d'elle. — Aussi, pourquoi ne te reposes-tu ja-e mais ? it — En> ai-je le temps? 1- — Oui, je sais, tu sors beaucoup à pré-e sent; mais, cet été, tu sêras plus libre, c — Je crains que non, ma chère enfant; je il veux préparer, pour la prochaine saison mu-): sicale, une série d'auditions. Or, à cet effet, )i j'aurai à m'entendre avec différents artis-é tes ; je ferai sans doute un voyage à Paris, e un autre à Munich ; il pourrai même se faire que j'aie un engagement à Vienne, où je ren-e contrerais le célèbre pianiste Slesky. J'ai ;; des traités à passer avec la Société des e>on-a certs symphoniques. Bref, si nous voulons l- commencer les répétitions dès l'automne, s je n'ai pas de temps à perdre, e — Tu vas devenir un homme célèbre? s — De quel ton tu dis cela! C i dirait que il tu en es peinée? — Nod, sans doute; je me réjouis de ta. gloire; seulement, tu n'as plus jamais le temps d'être un bon papa qu'on chérit et qu'on dorlote, et c'est triste. — En sommes-nous i- oins unis? — Et nos projets de composition... Notr* belle fugue à trois voix... notre ballade sur un thème de Schumann ? Ah 1_ nous étions ; ambitieux, nous aussi, autrefois, mais à no-' tre manière!... — Que veux-tu la vie a ses exigences ! Le nouveau train de maison, les changements, les nécessités d'une vie mondaine, tout cela coûte, mignonne; il faut faire face aux dépenses.— Etaient-elles donc si nécessaires ? I — Ta belle mère les jugr indispensables 'pour sa situation et pour celle qu'elle rêvô de me voir conquérir; puis, elle aime le confort, l'élégance... — Même au ^ Ax de ta tranquillité ? — C'est un effort qu'il m'est doux de faire pour elle et pour toi, car tu en profites aussi. — Oui, à mon regret ; ma belle-mère est si singulière; elle se fâche quand je refuse une toilette, un plaisir coûteux; on dirait que je lui fais une injure personnelle; alors, je crois bien faire en lui cédant. — Certainement, suis toujours ses avis. Et même, ne pourrais-tu lui témoigner un peu plus de confiance, d'affection? elle s'étonne, elle s'attriste de ta froideur persistante; elle est bonne cependant ; tu ne peux pas ne point l'aimer? — J'essaye, fit Hellène avec effort; se plaindrait-elle de .moi à toi? — Elle ne se plaint pas; je te l'ai dit, elle s'étonne et s'attriste ; tu n'as pas l'air heureux, dit-elle; tu as perdu tout ton bel entrain des premiers jours, enfin elle veut voir un mystère, ou une intention dans ton attitude. — Ah ! dit Hélène avec une subite défaillance de volonté, cette vie m'est tellement pénible, tellement à l'encontre do tous mes goûte; ah ! non je ne suis pas heureuse ! (A suivre.)

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Dit item is een uitgave in de reeks Le courrier de Bruxelles behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1861 tot 1914.

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