Le courrier de Bruxelles

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01 februari 1914
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s.n. 1914, 01 Februari. Le courrier de Bruxelles. Geraadpleegd op 27 juni 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/cn6xw49024/
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nimaiH'lip « cl lundi 2 février !3H. 53* annJs. — $ 32-35. LE COURRIER ABONNEMENTS t Pi8M tlIUOI» TROIS BOIS BELGIQUE. . fr- 10.00 5-00 260 HOLLANDE- . ) 19.20 S 60 4.80 LUXEMBOURG \ UNION POSTALE. 30.00 15.00 7.50 5 CENTIMES li##suuoiêments no «ont eas mis en»«nt* TÉLÉPHONE SABLON 1754 BUBEAUXi A BRUXELLESt 32, rue de Sa Montagne A PARIS • 30. rue Saint-Sulplce, 30 5 CENTIMES .•ksuooiéments ne «ont pas ml* en vent* TÉLÉPHONE SABLOS 1754 DE BRUXELLES Prft aria ,»#• frtnict la seule Giviiisairice L'heure n'est nas. encore venue de portt n jugement d'ensemble sur le débat pa sionné qui se déroule à la Chambre, a P" jiios des Missionnaires au Congo. Des conclusions intéressantes peuvent, c pendant et dès ores, s'en dégager Que dites-vous, en effet, de ces discour Je ces interventions, de ces passes d arme éloquentes, où se font jour les idéals de ne parlementaires en matière de oivilisatic i-t où pas une seule fois, l'œuvre du Chn iânisme, là-bas, n'est ouvertement atti qude, du moins dans le Parlement Si les circonstances atténuantes furer filaidées en faveur des fonctionnaires franc •naçons, personne en effet, ne se trouva, i :i gauche, ni à l'extrême-gauche, pour li défendre àù fondis Acte de Berlin prescrivant l'aide loya et féconde des Missionnaires, ne reçut p: le moindre accroc en principe. Dans cette bataille parlementaire, il n eut unanimité que sur ce seul point. Ainsi s'affirme avec une nouvelle é vi.de ce, qui deit satisfaire les âmes ehr tiennes, la suprématie de la Religion poi "relever l'humanité déchue. Eh quoi, dos peuples entiers, en ce X3 siècle, gisent dans un abaissement tel qv î'ou se demande parfois ce qui les diffère; < ie encore'de l'animal, et pour donner a a malheureux la dignité humaine, pour 1< sauver de la bestialité, pour ouvrir leu ô-mes et leurs cerveaux à la Vérité, à la Ye ;-.u, pour les transformer et leuir donner, e quelque sorte, une nouvelle naissance, q !es ennoblit et ne fasse plus rougir de boni es peuples civilisés, c'est aux Missionna res que l'on fait appel, c'est aux Missioi •1 aires qu'on ouvre et prépare les voies, loi' lu'ils ne les ont pas ouvertes et préparée eux-mêmes ! Ni les philosophes voltalriens, ni les di ciples de Renan, ni les apostats de la Libr Censée, 11e sont appelés; c'est aux prêtres < aux religieux que les gouvernements dévi lient la tâche surhumaine de détruire i barbarie congolaise. Et lorsque cette grande question se débî devant la nation, dans une véritable temp :e de passions, personne n'ose proclarm que l'on'a- tort a'agit ainsi- Au contraire. T pauvre athée qui avait eu 1 audace de con parer au culte religieux, les bestiales dai -es à la lune, est lâché, abandonné. Pas 11 ami de Furnémont pour le repêcher et outenir et affirmer qu'il a raison et qv les missionnaires'Ont tort. Aetons cela, *** Autre conclusion, qui s'impose, si la rel o;ion est bonne pour appeler les peuples la civilisation, pourquoi n'est-elle pas boi ne pour les y maintenir? Le principe religieux serait bon pour doi iier la vie; il serait mauvais pour la guide a maintenir dans le bien'? Cette thèse absurde est cependant cel des incroyants. Ils n'osent pas dire que la religion est ni faste pour le Congo; ils prêchent tous h jours qu'elle est mauvaise pour la Belgiqm Ils ne soulèvent aucune critique au fon contre les travaux apostoliques des Missioi naires au Congo et ils poursuivent en Bclg que. les prêtres de leur haine. Inconséquence qui déconcerte lorsqir c voit les monstruosités qui se passent dai nos régions déchristianisées. Elles retou nent à la barbarie. Ouvrez les yeux et lis< ■es journaux : vous serez effrayé de la soi: me de drames qui se passent autour de nou Vous serez écœuré de la démoralisation q s'affiche un peu partout. Au nom de la libr pensée, chacun peut vivre sa vie. Tou autorité est sapée, niée, maudite. k Le Peuple », organe officiel de la dém cratie socialiste, vient d'excuser, contre loi, les adultères. Plus de Dieu, plus ( frein, plus de morale. C'est logique. La morale vient de Dieu et uniquemen de Dieu. On le sent, on le sait tellemen # bien, que c'est par des envoyés de Dieu qu l'on est d'accord de civiliser le Congo. r Gambetta, bien avant nous, disait déjà , « L'anticléricalisme n'est pas un articl d'exportation ». Eh bien, il appartient à touu les citoyen , de sens droit, de conclure qu'il n'est pa non plus un article d'importation et qu': ? faut de plus en plus lutter pour empêche s que la Belgique n'en soit intoxiquée. lg Ce n'est pas au moment où. de l'aveu d n tous, la Religion est seule de taille à me •_ r alise r le Congo, qu'il faut la chasser d L_ notre Patrie. * ■— 5 L'âme des chambras. « N'est-ce pas que les chambres ont un e âme très douce? C'est surtout par ces jours d'hiver, a neige blanche, de nuages gris, de pluie gl< céc, que l'on éprouve la douceur tiède de y chambres closes. Pendant les autres saisons, nous vivor ._ plus au-dehors. Notre vie est # au-dehor: notre cœur aussi. Dès que le printemps d< ploie sur les collines ses oriflammes ros-e ir et accroche aux arbres ses gazes vertes, u besoin nous pousse hors de chez nous vei ,» la mystérieuse visite qui nous arrive d'aï delà "de l'horizon. Nous ouvrons larges 11c e fenêtres. Nous faisons< signe au chevalie printemps. Nous lui crions : Nous voici. £ ;s nous allons vers lui, délaissant la chambr ;s familière dont l'âme commence à s'attrii s Elle s'attriste bien davantage quand l'ét L" nous retient au milieu de ses prodiges, d n ses musiques et de ses lumières. L'appai u tement est alors tout à fait délaissé. De: rière les persiennes closes ou les store baissés règne une ombre pâle. Plus rien n 1_ vit dans la chambre. Les meubles enson meillés dans les. coins semblent languir. Le s- clartés des acajous sont éteintes. Les fai ,3 teuils dorment sous des housses à ligne parallèles. Le trou mêjne de la se mu semble ne plus rien voir, sous ses long cils de poussière. Il faut les mauvais jours pour nous ram< ■t ner au milieu de toutes ces humbles chose qui gardent notre souvenir tandis que nou nous livrons à des meubles étrangers dar a des chambres de fortune. Mais c'est su: tout par ces jours de neige ou de pluie, a it cœur de l'hiver brumeux, que nous éproi vous la douceur tiède des chambres closes '1- * * n En; vCni49 il me suffit-de regarder aji'U/U 1- de moi pour apercevoir une multitude d 1_ petits yeux ouverts qui m'observent ave complaisance et pour entendre des parole subtiles et des musiques amicales qui ton 0 bent de lèvres invisibles. Toutes les chose e me regardent et me parlent. Tous Tes mei bles ont une physionomie connue sous h quelle je devine mille gentillesses à mo adresse. Tous les bibelots même et tous le riens qui se rencontrent dans une chambr de travail. ont de petits signes très elrôle v pour attirer mon attention et me faire r< ,l marquer leur présence souriante ou sor geuse. Sans doute ces objets ne parlent ain; i- qu'à moi-même. Un étranger qui entrera r dans cette chambre y verrait des forme harmonieuses, des couleurs concertées, de choses familières, utiles ou agréables, sai: e plus. Il y verrait une chambre meublée e les meubles d'une chambre. Il ne verra: rien de plus. Il ne verrait pas les yeux qu ' je vois, il n'entendrait pas les paroles qu ' j'entends. Cela, c'est ma part, et c'est la bonn d part. 1- Mes tableaux pendus aux murs, sur 1 tapisserie grave et sans fleurs, ne sont pr seulement des pacages ou des portrait: Ils sont plus et mieux. Celui-ci est le do in d'un ami cher, et> outre la page de natui l3 que j'y lis dans ses lignes et ses tons, j' vois une page de bonne et tendre amiti< Celui-là me rappelle une aventure déliciex ■z se dont je garde au fond de moi-même u 1- souvenir ému. La toile n'est peut-être p? s. très bonne. Mes amis ne s'y arrêtent pE pour la contempler. Elle me parle pou: tant, elle me chante des musiques, elle in chante et m'enchante. Chaque fois que j regarde cette toile, c'est comme si 0 pinçait une corde profonde de ma sensib lité d'où monterait un son frémissant. D'autres objets gardent pour moi une v« leur passionnée. ic Ce bouquet de bruyères roses, là sur m cheminée, n'est qu'un bouquet de bruyèrt t roses, un bouquet desséché, devant leqiu t on dit : « Quelles jolies fleurs ! Et comme a est dommage qu'elles perdent petit à pet: leurs feuilles vertes et leurs mignonne urnes roses ! » On dit cela, mais je n'entend : pas ce qu'on dit. "Ce bouquet je ne l'ai pu 3 cueilli seul. Nous l'avons cueilli en un jou du mois d'août, là-bas, très loin, dans u bois qui fut la demeure des fées ancienne: Ces livres qui sont épars sur ma table e s sur mes chaises et sur mon piano et pa 1 terre même — car ma bibliothèque débord r de ses rayons, au grand désespoir de 1 femme de ménage qui ne comprend pas 1 beau désordre et ne veut pas entendre pa: e 1er du vers de Boileau, où le beau désordi - est qualifié d'effet de l'art, — tous ces livre e depuis les manuels classiques jusqu'à dernier roman, que de souvenirs ils me rf content, que d'anecdotes sont attachées leurs feuillets, que de sentiments anciec se réveillent et frémissent pour moi sei quand je lis seulement leur titre sur la coi verture fanée ou déchirée. Beaux livres qui portez en vous tant d drames, tant de pensées, tant d'émotion; c emprisonnes dans les prisons minuscules e perpétuelles des lignes d'imprimerie, vol e portez encore, invisibles sinon pour mo ^ d'autres drames, d'autres pensées, d'autre émotions, où ma vie a laissé un peu d'elh même effeuillée. s Ainsi parlent tous les meubles de cett ;> chambre, tous les bibelots, toutes les hun bles choses e»ui m'entourent. Je n'ai qu' s lever les yeux. Là, c'est une joie qui c<. n accrochée et qui rit encore, à un portrait s iéi, c'est une grande douleur qui est asst 1- ciee.dans mon souvenir . à cette statu et! s tanagréenne et qui pleure dans les plis d r ses voiles soulevés pour une danse; là, c'ei 't un triomphe consacré par un rien ; ici, c'ei e une défaite soulignée par une lampe. >- Et de tout cela s'est composée une âim frémissante et vivante, faite de mes souv< é nirs et de_m.es passions, de mes amours c e de mes haines, de ma vie même. Mais cett '- âme-là, je suis seul à la connaître. El] rêve avec moi ; je rêve avec elle. Tand s qu'au dehors souffle le vent et que la pluj e flagelle mes vitres, au chant ronronnant d t- mon feu, nous songeons ensemble. « •B ç L- * * g Toutes les chambres vivent ainsi de î c vie de ceux qui les habitent. s Toutes les chambres ont des âmes tire douces, faites de tendresse et de pitié, d joie et de peine, des âmes bienveillantes q\ 's s'épanouissent dans les sombres jours d B l'hiver et qui racontent à ceux qui ont loi s guement vécu parmi elles de longues hi: toires pleines de mystère et de songe. u Les chambres ont une âme... ÊTRENKES PORTIFICiLES r e QUATORZIEME LISTE. c s Report des listes précédentes, 40.579,C t- De E. Pâstoors van lxauwe, Marcke, Bolle-s {çheni, AeLbeke, Belle-gliem en Bis-seghem, C G-eostoLijkheid van S. Hilonius Kerkâ Ise-" ghem, Eenige parochianen. id.j i [1 E. R. Ch., Tu ni hou t, î lS K- J- ° ' ^ , 1( e M. J. Henkaerts, aumôniej*. Yelm, i « Lo curé et les religieuses de l'hôpital, •- Assche, ' 1- E.-H. Jackson.. ]>astoor, RuddervoordCj Mlle G. de Myttenaerer ' M. et Mme iVJf. P., ï. , Les inspecteurs diocésains de Liège, i Clergé du doyenné de NaudrLn^ 88,;' 8 Cliauoine Jjucas, Liège, t B Mlle de Fabri Beckere de Grâce, 1( s M. Ern. de Kèrchove d'Exaerde, Tarait visée, lf t R. V., Namur, 1( e M. et Mme de Pierpont de Rivière, 1( e Mme E. H., Dinant, 1( Mme Wasseige,- Namur, 1( - Clian. Henry, doyen du Chapitre, id.. 1( Baron et baronne Adrien de Montpellier, K M. et Mme.Goemaere-Tillieux, 1( a Mlle A. Burton, Dinant-, K s M. et Mme Xavier AVasseige, id., K i. .Mme Edouard Wasseige, Namur, K n Un prêtre de Namur, i e E.-H. Bestuurder en Congreganisten van v 0. L. V., Niel, ^ ; E. B., Pries ter, 1( Congrégation des Dames et Demoiselles^ Chaj>elle Ste-Barbe, Louva-in, ~ 1( 1 M. et Mme Léon Beckaert, Svreveghem. i ;B Mlle Van Nieu^venhove, Sotteghem, 10; E.l 'S Ed. Yanhoutte, pastoor, Houthulst, 15 ; Eei '- bij^ondere, id., 5; Jufv. L. Meteu, Kortrijk, t e Eene dienstmeid, id.. 1 ; L. D. M. Tirlemont.lC e Anonyme, Marbaix-la-Tour, 10 ; Een pries te n Kortrijk, ô ; A. J. M.. 10; Omnia A. M. D. C j_ 0; Saint-Père, bénissez-nous et saaivez-nous. 1 1)., 5; H. Vader, zegen ons ondeinemingen,Is( ghem. 5; Voor eene groote gunst, Handzaem^ 10; Line famille montoise, 10; Un Asschois, le M. D., Lacken, 5;-M. L. Maes, St-Josse-tei a rscHxle, 5; Een huis houden, Watermael, 3; 1 'S Vader red ons H. D. S., 1 ; De Kristen jong< 9 • VV IWV#10 , ^1 lings kring, Oosduiakerke, 10 ; Oui eene &od< l\ plaats te bekomen, 5; Om eene genezing,Mea-<: t, tem, 5; M. B., Thienen, 5; C. H.. Eecloo, 2 Een Mechelaar voor het welgehikken, 1 ; H s Vadea- zegen ons, Clemskerke. 6; Ter eere var de H. Familie, 2 ; M. le curé de Lou age, 0 ; A B.^ 2 ;Le Saint Père bénisse jna ftunilie, 6; An r Biége, 20; Abbé J. Nysten, 10; Les Frères d< n St-Joseph, Blegny, 10; A. N.. 10; Clianoim Derkome, 10; Anonyme Dolombreux, 5; Chan t Robûiiux, Namur, 20; Un aumônier, id., 5; On-y bekend, 2; H. Vader zegen onze verloving, 1 e — Ensemble; 277. a, Total; fr. 43.002, c On peut adresser les souscriptions au bureai " du journal ou à M. MALL1É, secrétaire, 7, ru< c de la Tête d'Or, Tournai. ' ^ * u! * * -, PELERINAGE A ROME. — Le pèlerinage à , qui accompagnera la délégation de l'Associatior s des Journalistes Catholiques chargée de présen-J ter au St-Père les Etrennes Pontificales, serf organisé, sous la présidence d'honneur do S. Km. le Cardinal Mercier, par les soins de l'Alliance Catholique. Départ le 20 avril: retoui c le 8 mai. Le voyage se fera à l'aller par la nou-vello ligne du Lotschberg, le Simplon, le la< t Majeur ; le retour par les lacs de Côme et Lu-s gano, le Gotliard et le lac des Quatre-Cantons i, — Prix, tous frais compris; en Ire classe, 69( g francs ; en 2e classe, 560 fr. — Demander It .. prospectus détaillé à l'Agence François, 45 boulevard du Nord, Bruxelles. 1- | Revue de la Presse \ Eu réponse à une ridicule correspondante e du « Temps » qui n'a pas craint de public: ^ ime bizarre correspondance de Rome dan ^ laquelle M. Jean Car r ère représentait Pi< JX comme faisant danser devant lui b , « tango » en vue d'y_ substituer une dans< vénitienne. La « Croix », qui a communiqu< ^ ;le document à sou correspondant de Rome c ^répond : e ' « C'est une idée hardie que de lancer ai g 'nom du Pape une danse vénitienne pou: c remplacer le « tango » que les condamna e "tions ecclésiastiques re.nfdent impossible l Rome comme à Parts dans la bonne socié té. Elle a elû agiéer beaucoup à ce cheva lier Pichetti qui, dit Jean Carrêre, fait fu a .reur à Rome comme maître de danse. On ne connaissait pas au « Temps » jus s qu'ici le souci de ce genre de collabora e tions. • d M. Jean Carrère trouve naturel que h e Souverain Pontife fasse danser devant lu 1- le « tango ». Il découvre à Pie X des ser >- viteurs vénitiens qui deviennent sous se plume des professeurs pontificaux de dan se. Il a peut-être réussi ainsi à lancer, dt concert avec son confrère du « Matin », un< ■danse nouvelle, mais son impertinente fan iaisie, gravement accueillie par le «Temps» montre surtout que le correspondant ro ain de ce iournal ioiut à son talent d« conteur un don d'invention remarquable e une ingénuité plus remarquable encore. 5 lî. Sienne ». fl Fin du débat scolaire. — M. le présider.i q de la Chambre ayant fait remarquer jeud .5 qu'il n'y a plue (jue quelques orateurs in s ,0 crits et que, vraisemblablement, la discus 10 sion sera close dans un jour ou deux, cette !5 communication a été accueillie sur tous le: bancs avec Une visible satisfaction. II n'j '0 a plus de résistance ; il y a unanime désii d'en finir. La défaite de l'opposition inspire ces li gnes à l'organe libéral de Tournai: (J II faut avoir 1© courage de le dire : des faute; 0 très gravo6 ont été commieee, par suite di u manque d'union entre les Gauches. Le gouver nement, lui, a manœuvré avec une habilet< _ rare : il a usé la résistance de l'opposition. ~ ...M. Vanderveîde, k la Chambre, alors qiu q des membres de la Gauche libérale réclamaien l'appel nominal, a protesté en déclarant qui |0 c'était du tempe perdu. M. Vanderveîde, pa !Q raît-il, voudrait en finir avec la question sco ,0 laire pour abord-er lo problème des assurance !0 sociales. Soit. Mais alors mieux eût valu net (,j tement prendre attitude, et s'associer aux clé ,0 ricaux pour bâcler le pi*ojet. ...Ainsi, le leader socialiste bruxellois, qui ou vre la campagne électorale en réservant spécia ^ lement ses coups aux libéraux, a commis un< ,0 double erreur de tactique. Au surpins, il faut reconnaître que le part socialiste n'a pas fait; contre le projet Poullet q ce que son devoir lui commandait de faire. I L s'est borné à prendre une détermination con Q ditionnelîe et à suboidonner son attitude i :. celle des libéraux. Ce n'est, vraiment, ni trè ,beau ni très courageux. r La feuille de M. Asou termine par cette conclusion désolée : « Si nous souffrons ï ce_ point d'une crise de la, volonté, il n'y t >, évidemment rien à faire. » Petite Chroniqm L'heure du devoir. — Quand l'amirs Jaurès, frère du tribun, prit le comman . de-ment du « Galilée », il supprima les soi: nerie.s de clairon pour le réveil des mate lots et publia 1111 ordre du jour expliqua-n cette mesure : « L'homme vraiment digne de ce nom n' besoin, pour se réveiller, que du sentimen du devoir ». , Le lendemain, il n'3' eut personne sur 1 j pont avant 9 heures. Le sentiment du de voir n'avait pas parlé plus tôt. # Statuts de la Ligue dijonaise du silène aux enterrements. — Art, 1er.— 11 est fon dé, à Dijon, sous le nom ele « Ligue dijo naise du silence aux enterrements » une se ciété qui a pour but de réagir contre 1 ' sans-^gêne avec lequel, trop souvent, on as siste aux convois funèbres, et de faire ren , trer ainsi, peut à peu, dans les mœurs pu . bliques, le respect dû aux restes du défun et à la douleur de sa famille. 1 Art. 2. — Cette société fait appel à tou les hommes de bonne éducation qui gai dent le sentiment des convenances socia les. Art. 3. — Les membres de la société rc cevront un diplôme. Art. 4. — Ils s'engagent à garder une at titude et un silence très respectueux pen dant toute la durée de la cérmonie funèbre Art. 5. — Dès l'arrivée du clergé à 1 ' maison mortuaire, ils cesseront tout entre ' tien. 5 Art, 6. — Dans le cortège, jamais ils n - commenceront d'eux-mêmes une conversa • tion et ils éviteront avec soin toute occa > sion d'en provoquer une. ' Art. 7. — Si on leur adresse la parole 1 leur réponse_ sera courtoise mais si lacon: que qu'elle impose le silence même au. 1 plus indiscrets. Art. 8. — Les âmes chrétiennes profite ront ele ce silence pour prier pour le dé - lunt et méditer les vérités bienfaisante que la mort rappelle à tout homme qui re fléchit. Art.., 9. — Les sociétaires se feront un de voir d'assister aux réunions générales aus quelles, le eas échéant, ils pourront êtr convoqués par la voie de la presse. Art. 10. — Ils sont invités, chaque foi > qu'ils violeront un des articles des statuts 1 à faire aux pauvres, au nom même du dé ■ funt-, une aumône proportionnée à leur ressources. Art. 11. — Une revue mensuelle, les « Pa î ges consolatrices »,. sert de bulletin à i ; Ligue. Les _ associés sont invités à la rece ■ voir, à la lire et à la faire circuler. > ;T-cs oranges cspa^iioï^s. — La légntioi , d'Espagne élément la nouvelle, lancée pa une agence d'après laquelle les dernière tempêtes de neige auraient détruit la ré coite des oranges en Espagne. Ce fruit n'; ; pas du tout été atteint; sa récolte a ét< cette année très abondante. Un fléau. — En 184G, la Belgique eomp ( tait 487 personnes par 100 ménages; en 1856 ce chiffre descendait à 484 et en 1910, i , n'était plus que de 405. En un demi-siècle c'e^st donc une diminution de 82 unités pa 100 ménages; et elle ne fait que s'accen tuer. LA VILLE Le Roi et la colonie allemande de Bruxel ) les. — Au cours des fêtes par lesquelles 1; - colonie allemande de Bruxelles célébra - mardi, le- 55e anniversaire de la naissanc 3 de Guillaume II, M. Théodore Plank, pré sident de la fédération des sociétés aile mandes dans la capitale belge prononça ui toast au roi des Belges. M. Plank vient di . recevoir la réponse suivante : ' Le Roi a été très sensible au toast qui lui . été porté au coure de la réunion tenue par 1 1 colonie allemande de Bruxelles, à l'occasion d j l'anniversaire de Sa Majesté l'Empereur d'A, lemagne. Mon Souverain m'a chargé de vou " en remercier très cordialement en son nom ain? J que tous vos compatriotes qui se sont joints 3 vous. . (s) Le Chef du Cabinet du Roi. ^ La Reino chez le sculpteur. — Un eculp teur bruxellois, M. Paul Dubois, a été char gé de faire le buste du duc de Brabant; l'œu vre est déjà fort avancée, La Reine s'es rendue, jeud-, à l'atelier du sculpter pou: voir où en était le buste de son fils aîné. • J Nos .sites! Pourquoi les protéger? — Tel est le titre d'une intéressante conférence qu'a donnée vendredi soir sous les auspi-1 ces du Tou ring Club, à la salle Pa-tria, M. l'avocat Fernand Vander Eist. Il y a 50 ans, dit le conférencier, on pa- - raissait n'afficher aucun souci de la beauté t du pays. La vérité est que l'on était alors saturé d'un pittoresque que l'on 11'aper-J» ceva-it peut-être pas. L'envahissement de ^ l'industrialisme, en modifiant le décor de nos paysages, a réveillé cette torpeur et on a vu elevant son insatiable transformisme • utilitaire se dresser les lignes innombrables de protection que nous connaissons. Nos sites sont la sauvegarde de notre repos, la retraite de notre méditation. Il comporte que dans l'intérêt supérieur de nos individualités et de nos mentalités ^ nous conservions^ intactes les sources de " paix et de^ régénération. Le paysage est, a 3 cîit un poète, un état d'âme, et un état d'âme heureux. En outre, nos sites, et leurs monuments " nous rappellent notre passé, ils nous parlent de la patrie. Si nous n'avions pas nos sites, nous n'aurions pas nos artistes. No-s tre devoir est de les admirer et de les exalter et de les défenclre lorsque l'occasion s'en présente. Certains d'entr'eux sont si beaux que l'on voudrait, selon l'expression d'un auteur, les presse sur son cœur. ( A pplaudiss ements). On a projeté ensuite sur la toile des vues photographiques de toute beauté et des • clichés au/bochromes d'une rare perfec-1 lion. La police rurale. — La Commission spé-. ciale ele la Chambre chargée de l'examen . du projet de réorganisation de la police rurale s'est réunie vendredi. } Après un examen général de la situation, ï. et après avoir elécidé une étude de la légis-^ lation internationale sur la matière, la commission a nommé M. Ho\rois rapporteur et _ s'est ajournée. 15 La suppression (les allumeurs de rêver** hères. —D'après certain journal, on parle de supprimer à Bruxelles et dans les faubourgs les allumeurs de réverbères. La ville de Bruxelles expérimente un appareil - grâce auquel il est possible d'allumer automatiquement, par série, de l'usine à gaz s elle-même, ou de tout autre endroit, les ' réverbères. En quelques minutes, toute la ville serait éclairée. * — L'aménagement de l'agglomération i bruxelloise. — Le visa des elélégués de - l'Etat vient d'être apposé aux projets suivants : Prolongement de la rue Ernest Laude et création d'une voie nouvelle sur le voû-i tement du chemin de fier de ceinture, à r Schaerbeek. 3 Modifications aux alignements des ave- - nues Voltaire et Desclianel, en la même t commune. Les nouveaux régiments de cavalerie. — La réorganisation de l'année prévoit la . constitution de quatre nouveaux régiments de cavalerie. Il fut un instant guestion de î faire de nos nouveaux cavaliers des hus-, sards ou des dragons. Il paraît que ce pro-r jet est abandonné et qu'on se contentera - de créer de nouveaux chasseurs à cheval et de nouveaux lanciers. Un 4e régiment de chasseurs à cheval vient donc d'être constitué. U se distinguera par le drap, écartlate diu collet et cles manches et par les brandebourgs blancs. Le 5e lanciers se distinguera par le drap blanc au collet et aux manches et les brandebourgs jaunes. 1 } Intermèdes astronomiques. — Voici ce ; qu'on annonce comme intermèdes astrono- - miques pour l'année. D'abord une éclipse annulaire de soleil, 1 invisible dans nos régions,les 24-25 février* ; On la verra dans la partie australe de l'océan Pacifique et au pôle Sud. Le 12 mars, une éclipse partielle de lu- * ne, visible sous nos climats, le milieu de * l'éclipsé ayant lieu à 4 h. 13, temps légal. 0 Le 21 août, éclipse de soleil, qui sera partielle à Paris, mais totale en Norwège, 1 Suède, Russie, Asie Mineure et Perse : cela ^ se passera entre 10 heupes et 2 heures; le maximum à Paris sera à midi 17 minutes. Le 4 septembre,éclipse partielle de lune, invisible chez nous. Enfin, le 7 novembre, passage de Mercure sur le disque du so-■ leil, visible en nos régions, entre 10 heu- - res et 2 heures environ. Les plus fortes marées tomberont en :• mars (coefficient 114 le 13 mars à 17 h. 2), dn avril (113 le 11 à 16 h. 35), en septembre (113 le 21 et en octobre (112 le 20). FEUILLETON DU lrr FÉVRIER 1914. AU SOLEIL CONUCHANT par IMatliilcIe iAlanic. Le ciel du crépuscule d'été dorais les v très, entre les branches des rosiers grir pants. Les martinets se pourchassaient av< les cris joyeux. La voix cuivrée du cor \ bra tout à coup. Alors, la petite Genevièi •Rassit sur sa malle, les coudes sur les g noiix, l'âme accablée... Ah! que le son e cor était triste, décidément... Tout le cha me de Malvaux se changeait en amertume, En bas, des allées et venues, une grane agitation, des grincements do placards Puis la malade, à pas traînants, gagna i ■ hambre, soutenue par Adrienno et la mè: Bérot, appelée à la rescousse et qûi rép •ait de son organe glapissant : /— Un petit peu d'eau de mélisse... Ç réusissait à mam'selle Hortense... Y en encore dans la « pharmacerie »... Peu après, l'escalier craquait sous un pie d'homme : le docteur, vraisemblablemcn Ni v et te, aux aguets derrière sa porte, e tendit l'adieu respectueux et cordial. — Rien de grave, je vous l'atteste... I repos, du calme... Après-demain, il n'y p raîtra plus... Malgré cette affirmation rassurante, jeune fille ne se décida pas à se couche >?eut-on dormir, l'esprit en peine et le cœi meurtri 1 Le lendemain se passa dans une cruelle i: certitude. Geneviève ne se décidait pas partir sans revoir sa protectrice, et elle n'< •ait franchir le seuil interdit, enviant Fid le, devant qui la porte s'ouvrait au moi: dre grattement. Drms les heures malheureuses, combie semblent douces une parole calmante et ju te, une consolation caressante! La pauv: ~ affligée trouva ce réconfort près de la boni petite -Mme Cardemay, à qui elle confes: f ses vicissitudes, — en partie seulement, j sous le sceau du secret... B Certes, l'aimable femme ne dut pas tr hir la confidence. Mail les murs ont d oreilles et les feuilles bavardent... Ava: que le jour s'achevât, Michel Dantin f i- averti du départ probable ele Mlle Féric-r 1- Lo cor resta muet, ce soir-là... :c i- XI re > Le surlendemain seulement, Mme Alibe u redescendit sur la terrasse, en appareil coi r- plet de convalescence : peignoir flottai: - mantille de dentelle blanche, petits coussi: le elispersés sur la chaise longue, autour ( • • corps endolori. Et elle apportait aussi 1' >a tat d'â-me d'une, convalescente véritabl •e qui, après la crise aiguë, attend, dans l'ine s- tie, la reprise de l'activité vitale. Ces moments de langueur ne sont pas sa: charmes. La sensibilité est comme amortit a les idées voguent, dans l'esprit ,nébuleu avec nonchalance. Tout conspire pour m d nager l'être affaibli : les voix s'amollissec t. les mains se font prudentes et légères, on ne laisse parvenir à son organisme dél lité que des impressions aimables. fu Ainsi en était-il pour Mme Alibert. La p tite Adrienne; la vieille mère Bérot riva saient de prévenanoes. Tout Malvaux v la nait aux nouvelles. Le voisinage s'empre r. sait en bons offices et en menues attention 11* Mme Cardemay envoyait ses plus fines co fitures, et les MM. Dantin, avec leurs so 1- haits de prompt rétablissement, des sol à magnifiques, fraîchement débarquées de I > Kochello. Des personnes à peine connu 3- s'enquéraient do la dame parisienne. Qu; 1- -y avait loin de cette solitude et de cet naïve solidarité à l'indifférence de la gra n do ville, où les gens habitent porte à por i- en s ignorant-, souffrent et meurent sai -e s'inquiéter les uns des autres ! 1e Le jardin semblait se mettre en fête pou ;a réjouir les yeux de la malade. Depuis s 3t dernière visite, un superbe « Géant des Bî tailles » y épanouissait ses roses royale a- flamboyantes. Fidèle, le museau aplati eu 3s le genou de sa maîtresse, la contempla: it fixement, une inquiétude au fond de se it prunelles glauques, — l'inquiétude d'u .. pauvre chien habitué aux méchancetés d sort. — Tu es tout pour moi, disait-il clain ment, ne t'avise pas de me manquer I Et cette prière d'humble amour la pén< rt trait d'une vague douceur. u- Cependant, au tréfonds d'elle-même, u t, levain amer fermentait encore, prolongeât is son malaise. Sans doute, la pensée de l'er lu fant qui — elle le savait — pleurait seul é- dans sa chambre, elevant sa malle fermée, e, Rancune? Regret?... Elle n'eût pu le eh r- finir... L'un et l'autre sentiment peut-êtr< auxquels se mêlait une tristesse plus anxiei is se et plus intime dont Nivette n'était pa î ; responsable. x, Ce mal secret, Mme Alibert en ressent: é- la morsure profonde, quand,ouvrant un jou: t; nal, elle y trouva une redite amplifiée el et l'article de la veille et le nom de l'ému! »i- victorieuse, Gladys Persian. Le coup, prév cette fois, l'ébranla moins. Elle écarta I e- feuille, se laissa retomber sur ses oreiller: [i- et regarda rêveusement le ciel, les coteau: e- baignés de lumière chaude et d'ombre bleui s- tre, la rivièrè qui scintillait entre les arbre s. frémissants... Deux phrases, remarquée 0- dans la « Corresponelance de Sainte-Beuve li- remontèrent à sa mémoire : 3s « On souffre tant à être sensible ; à ch; <a que sortie, on rapporte une blessure : 1 38 mot qu'on a entendu, le journal sur lequt il on est tombé, le visage que l'angle de 1 :e rue vous garde à l'improviste, — tout, ei n- fin!... » ■e Cette impressionnabilité maladive, Mm is Alibert en avait subi, elle aussi, les angoii ses, dans la vie excitante et surchauffée 1 r Paris. Combien de fois était-elle reven a d'un grand dîner, d'une soirée au Coliseui l- d'un rendez-vous chez Ritz ou au Carlto s assombrie, déçue, froissée par mille rier v et s'effrayant surtout de ne plus puiser 1 t soi l'élasticité et le courage nécessair b pour réagir? n Ainsi, de choc en choc, un inconscient b u soin de repos l'amenait à s'exiler pour 1 temp3. « Oh ! qui me elonnera, souhaitait enco Sainte-Beuve, C[ui me donnera un coin 1 terre où je puisse vivre ou plutôt végét au soleil en paix, et me reconnaître peu n peu ! » t Malvaux eût représenté cette oasis idé 1- le au grand critique, découragé et las... Il e aurait retrouvé, avec les mille délices < .. gracieux horizon, cette place au soleil, cet part de bonheur que nul 11e peut vous e 5, lever et qui ne porte préjudice à personne i- ...IJn pas léger sur le gravier des allée 6 Une forme claire glissant entre les bc quets... Et lavette parut avec sa jupe 1 .t serge grise et sa petite blouse de linon... I > rencontrant te regard de Mme Alibert, eï o croisa convulsivement les doigts, e — Madame, je suis au désespoir de vo u avoir mécontentée... a La jeune fille murmurait cette phrase 5, mi-voix, sans emphase hypocrite et h moyante; mais sa figure tirée, ses yeux b* l- tus attestaient son anxiété et ses insomnie s Mme Alibert désigna un pliant au pied 0 sa chaise longue, et dit avec froideur : >, — Assieds-toi là et raconte-moi, sans omettre un mot ni un détail, « exactement l- — tu entends bien, —^ < exactement », e qui s'est passé entre toi et M. G r an eau... d Trop heureuse de soulager sa conscien a par un aveu complet, Nivette s'exécuta sa l- réticences. Elle répéta, avec la justes rigoureuso d'un phonographe. Pentreti e où le Bellàc de province avait si bien dév< lé sa fatuité et son outrecuidance. Un p — —g——g—agMEMH ie de rouge montant aux joues de Mme A 10 bert fut le seul symptôme d'émotion qu'e n, laissa transparaître. Rapprocha-t-elle de n, récit les malicieux propos des étudiants s s, leur professeur, d'accord avec le jugeme m de la jeune fille? Qui blâmait-elle en l'< es currence? Pas un geste, pas une syllabe trahirent son opinion. e- Quand Geneviève eut achevé, sa prot< m trice, tranauillement, lui tendit une lett ouverte: te —Voici la conclusion... ie M. Graneau s'excusait, dans ce billet 1 di sez bref, cle# ne pouvoir préciser la date à il reviendrait à Malvaux... Un travail i: prévu absorbait toiit se>n temps... Et la sa a- té de sa fillette exigeait qu'il précipitât s y départ pour la nier... lu Nivette Férier lut l'épître en silence te la restitua, sans une réflexion, n- —Maintenant, dit Mme Alibert, toujoi: ... impassible et de la même voix neutre, où s. êtes-vous, toi et M. Michel Dantin? s- La jeune fille resta une grande mini: 3c muette, le feu au visage, le larynx pai în Ij'sé. Que lui demandait-on là? Quel que i le son désir de sincérité, comment préciser p des mots — positifs, vulgaires, banalisés, as l'image de tout le monde comme la monm — ce qui est par essence^impalpable, fluie à subtil, aérien?... L'éclair d'un regard, ^ .1- mouvement ébauché, la nuance d'un souri: ,t- les notes de Voix !... Et tout cela, néanmoii !S. si éloquent, m puissant, si persuasif, qu le n'en fallait pas plus pour que le cœur bc dît dan la poitrine, que 1e sang affluât în front ou quittât les lèvres!... », Et puis, ces choses délicieuses et saoréi ce encore peut-on les murmurer dans l'orei d'une mère, émue et tendre ! Mais le moy ce de se confier à une personne, figée corni us une statue, dont 011 n'entrevoit qu'un pi se fil sévère et un œil glacé? ?n Tant bien que malj pourtant, la pauT >i- Nivette effeuilla le trésor puéril et précie 3U de ses souvenirs.,, Et cela se réduisit à pr< li- que rien...,comme des ailes de papillon f rois-Ile sées entre les doigts... La reconduite en voi-ce ture, .quelques rencontres fortuites, près de ur la fontaine aux Fées, plusieurs entrevues nt très brèves, au cours des promenades avec >c- Mme Cardemay, M. Dantin père, ou Mau-ne rice. La « balade » à Cloué et la polka... Et très, peu de paroles, de l'un à l'autre... ic- — Mais la musique de ces paroles chan-re tait probablement : « Je t'aime! Tu m'aimes ! Nous nous aimons ! » fit Mme Alibert, avec un petit rire persifleur. irS- Nivette se leva d'une pièce, et, la voix dù rouillée : n- — Vous voyez bien, madame, qu'il vaut n- mieux que ie m'en aille! un La protectrice, très calme, inclina la tête. — Tu partiras demain ! D'ici là, retourne et dans ta chambre l Geneviève, sans discuter l'ordre, mit un rs baiser furtif sur la main qui la congédiait en et s'enfuit précipitamment. Mme Alibert, restée seule, attira son bute vard de soie bronchée et, de son stylogra-•a- phe à plume d'or, elle écrivit 6ur une carte ût à l'adresse de Michel Dantin : ar « Obligée d'avancer mon départ, je vous à serais reconnaissante, monsieur, ele ra'ap-lie porter ma quittance de loyer, dès aujour-!e, d'hui. Je serais heureuse de voir aussi Mon-nn sieur votre père pour lui dire adieu et lui •e, demander un petit service.Croyez tous deux îsj à ma considération la plus distinguée. » 'il Ce billet confié à la mère Bérot, Mme Ali-n- bert, en goût épistolaire, sans doute, com-au mença une lettre pour sa meilleure amie littéraire, — la brillante et bouillante Dia-rs, na Vemon, journaliste, auteur dramatique, Ile conférencière, — une intrépide, celle-là qui, en malade gravement, ne s'accordait ni trêve ne ni répit, et mourrait sur la brèche, les cla-0- vicules découvertes, les joues fardées, le front.ombré de bouclettes d'or fauve : re ix CA suivre.) ;e-

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Dit item is een uitgave in de reeks Le courrier de Bruxelles behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1861 tot 1914.

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