Le courrier du Limbourg

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s.n. 1914, 30 Mei. Le courrier du Limbourg. Geraadpleegd op 21 augustus 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/0z70v8bn8r/
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COURRIER DU LIMBOURG Ons'abonne à Tongres' chez H. COLLEE, éditeur et propriétaire de cette feuille. Le Courrier paraît 1 amedi. Tout envoi concernant lejournal doitêtre adresse franco à l'éditeur, grand' place, 37-39, à Tongres. Téléphoné N' 13 ABONNEMENT Un an fr 5 Six mois. . * 3 Pour l'étrangerl en sus. Les abonnements payables par anticip !i Annonces: la lignefr Un numéro, fi .0,1 Réclames, r para judiciaires et aut' e sériions dans le corps p journal,1 fr. la la On traite àforfa eji-i ni'.iiuji! FEUILLE HEBDOMADAIRE. PREMIERE FEUILLE. Les élus du 24 mai 1914. Flandre Orientale. Gand. — MM. Begerem, Siflhr, Var Gleemputte, Maenhaut, Verhaegen.Huys-hauwer, Vergauwen,catholiques; Braun, Mechelyok, Buysse, libéraux ; Anseele et Lampens, socialistes. Statu quo. Alost. — MM. Woeste Moyersoen.de Béthune, catholiques. Rens.cartelliste et Daens, daensiste. — Statu quo. Audenarde. — MM. Thienpont, Beha- fel, catholiques et D Hauwer, cartelliste. tatu quo Saint-Nicolas. - MM. Raemdonck, Nobels, Van Brussel, catholiques et Per-soons, cartelliste. — Statu quo. Termonde. — MM. Thibbaut, Bruy-ninckx, Vermeersch, catholiques et Van Damme, cartelliste. — Statu quo. Hainaut. Mons. — MM. Harmignies et Servais catholiques ; Masson, libéral, Maroille, Pépin Brenez et Bastien, socialistes. Statu quo. Charleroi. — MM. Levie, Pirmez, Drion, catholiques ; Buisset, Briard.libéraux, D 'strée. Brunet, Gavrot, Léonard, Lambilotte et Galuwaert, socialistes. Statu quo. Soignies. — MM. Mabille, catholique, Boël, libéral, Mansart etBranquart socialistes. — Statu quo. Thuin. — MM. Gendebien, catholique, Warocqué, libéral et Berloz, socialiste. Statu quo. Tournai. — MM. Duquesne, Hoyois, Boval, catholiques, Janson, Jouret libéraux et Royer, socialiste. - Statu quo. Liège. Liège. - MM. Joblet. Dailemagne, Polet, de Ponthière. catholiques, Van Hoegarden, Neujean, Journez, libéraux, Troclet, Demblon, DejardiiT, Donnay, Galopin et Schinler. socialistes. Statu quo. Huy. — MM. de Liedeberke, Imperi-di, catholiques. Hubin et Wauters, socialistes. Ge dernier élimineM. Giroul, libéral. Verviers. - MM. Davignon, Borboux. catholiques, Mullendorfï, libéral, Dau-vister et Pirard, socialistes. Limbourg. Hasselt. — MM. Ooms, Ramaekers, catholiques, et Peter., cartelliste. M. Peten élimine M. de Menten de Horn#, catholique. Tongres. — MM. Helleputte, Schaet-zen," Gielen, catholiques, et Neven, cartelliste.M.Neven élimine M. Van Ormelingen, catholique. Le scrutin du 24 mai dans l'arrondissement Tongres-Maeseyck.Il n'y a pas à nous le dissimuler, les élections du 24 mai marquent un recul des catholiques dans notre arrondissement. Sur les chiffres d'il y a deux ans nous perdons 3176 voix, et le cartel en gagne 4996. Est-ce à dire que les 15066 voix obtenues par M. Neven représentent la force électorale des libéraux et socialistes dans notre arrondissement ? Non, loin de la. ! ★ * * r Le scrutin de dimanche dernier se présentait pour nos amis, dans des prinHifinnc narïîrnliÀrpmfin t. d ifïiciles. Jamais session parlementaire ne fu plus chargée que celle des jdeux der nièr°s années. Les problèmes les plu j complexes y furent résolus ; des loi d'une portée considérable furent vo lées : lois militaire et scolaire,impôts assurances sociales, etc. * * * La loi militaire, instaurant le ser vice général, la loi scolaire, décrè tant l'instruction obligatoire ODt tou jours été les deux points principaux du programme libéral. De tous temps, ils s'en sont mon très les champions les plus convaincus. En 1908, M. Neven, avec MM. Wielemans et Arckens, le déclarèrenl solennellement à un meeting libéral donné à Tongres, au Salon Lyrique. Service général et instruction obli gatoire, c'est sous cette enseigne que M. Neven lutta la Ie fois dans notre circonscription. Quelle volte-face■ aux élections de 1914! M. Neven a brûlé ce qu'il adorait naguère ! On fait beaucoup pour décrocher un mandat ! * * * Notre adversaire a également exploité contre nous, le vote d'impôts nouveaux (qui cependant ne touchent que les gens fortunés) et le vole tardif des assurances sociales, alors qu'il est démontré que c'est à cause de l'obstruction des deux gauches, que les lois sociales n'ont pu être votées plus tôt. * * * Tout cela fui colporté et grossi contre nous avec la plus insigne mauvaise foi. M. Neven endormit, chloroforma le corps électoral, attisant les mécontentements, critiquant tous les actes de nos amis, mais oubliant soigneusement et INTENTIONNELLEMENT de nous parler du programme de ses amis, de ses alliés et du sien. Nous avions à lutter contre un adversaire que ne se déboulonnait pas, qui n'osait affronter la tribune de peur l'être interpellé sur ses intentions et d'avoir à rendre compte de son programme. ★ * * Cette absence de programme chez M. Neven désarma beaucoup de nos propagandistes. Préoccupés seulement de parer les coups que l'adversaire nous portait,ils oubliaient trop de mettre en relief qu'il était le candidat des radicaux-socialistes et que comme tel il devra suivra leur programme.* * * Ge n'est donc pas un mouvement général contre le cléricalisme,comme le prétendent nos adversaires, qui nous a valu cet échec. Il est dû tout simplement à fia campagne effrénée de mensonges et de tromperies menées contre la loi militaire, la loi scolaire et la loi sur les impôts. Ces questions ont élé exploitées avec une fausseté et un acharnement inconcevables ! Ce que les journaux de M. Neven ont débité d'insanités à ce sujet, est colossal, inimaginable ? Tls allaient, iusrm'à affirmer et im- t primer que la loi sur les pensions n - serait pas volée par le Sénat ; qu s | nos députés avaient voté contre h 3 pension,alorsqu'au contraire c'élaien - les libéraux qui avaient trahi lei , ouvriers en ne votant pas le proje adopté ; que le gouvernement allai encore créer pour 100 millions d< nouveaux impôts ; que la durée di service militaire serait de deux ans . au lieu de 15 mois, et un tas d'autres inventions, aussi mensongères que celles là. Et ces faussetés ont trompé le peuple, de même que celles sur la loi ' militaire et les impôls qui en résultèrent. Tout cela a élé exploité avec fureur ! Et c'est dans les campagnes ! qu'on s'en émut le plus. i* * Nous avions donc raison de dire que les 15066 voix de M. Neven, ne représentent pas sa force électorale dans notre arrondissement. Nous reviendrons sur ce point dans un prochain article. * * * Tâchons de ramener les égarés d'hier, ce ne sera pas difficile et surtout ne nous laissons pas décourager par cet échec. Mettons-nous immédiatement et résolument à l'œuvre : ces 5000 voix, jadis celles d'amis fidèles, doivent nous revenir. Il faut qu'ils comprennent qu'ils ont été induits en erreur et qu'une fois de plus ils ont élé bernés par leurs éternels ennemis : les libéraux, alliés aux | révolutionnaires. ; C'est là la tâche qui incombe à nos propagandistes et nous sommes certains qu'ils n'y failliront pas. ; M. Van Ormelingen. | C'es' donc M. Van Ormelingen qui échoue I dans notre arrondissement, à cause du grand nombre de votes de préférence accordés au i' j candidat de la liste calholique : M. Gielen. | Ce résultat n'a pas été sans stupéfier ses nom-j breux et fidèles amis. i M. Van Ormelingen siégeait à la Chambre j depuis deux ans. Innombrables sont les services , qu'il rendît à ses commettants. On aimait à i s'adresser à lui, pour sa grande amabilité et ; son extrême serviabilité, certain que l'on était d'obtenir satisfaction, si la chose était quelque peu possible. L'arrondissement de Tongres fait une perte sensible, par suite de sa non-réélection. M. Van Ormelingen succombe loyalement ayant mis, sans arrière pensée, son talent et son dévouement au service de la cause catholique.Cet homme populaire entre tous n'avait en vue que l'intérêt supérieur de son parti. 11 a accompli tout son devoir, noblement et courageusement.La respectueuse estime et l'affectueuse reconnaissance de tous les calholiques de l'arrondissement, accompagnera M. Van Ormelingen dans sa retraite qui, espérons le pour le bien de notre parti, ne sera que momentanée. BLUFF* Les deux sièges qu'ont conquis les libéraux et même sans doute, celui qu'ils ont perdu à Huy à cause de la, voracité de l'ogre socialiste, leur ont mis un peu la tête à l'envers. Cela se passera évidemment. Nous leur donnons loul juste une semaine. En attendant, le bouillant Folle-Avoine a déclaré dans un meeting : « La Nation s'est ressaisie ; le Gouvernement est destitué devant la Nation. Les électeurs ont condamné 3 )? politique du gouvernement. Nous 3 avons reconquis le terrain perdu i Réjouissons-nous. Le parti libéral t sort grandi de la bataille. Dans 1s J campagne actuelle, tout le monde a l fait son devoir. La bataille d'aujour-l d'hui est une étape ; ce n'est que le : prélude de la lutle de demain. » i | Des journaux socialistes vont même > plus loin. Le « Journal de Charleroi » i j réclame carrément la... dissolution, ! en gros caractères même. 1 Quel bluff ! Supposons un instant, en effet,que I le « gouvernement destitué » prit M i Devèze au mot et proposât au Roi la dissolution des deux Chambres, pour 1 permettre au pays de fournir le sub-tralum d'un gouvernement nouveau. Qui ferait la grimace ? L'opposition évidemment, car une fois de plus la lutte s'établirait sur le même terrain qu'en 1912. Il ne suffirait plus aux libéraux, pour donner le change au corps électoral, d'alléguer que la majorité n'est point en péril,comme ils l'ont fait toul récemment.Il leur faudrait, très nellement, .s expliquer sur la façon dont il entendent gouverner, et avec quels concours, et de quel prix ces concours seront payés... Ce sera toujours là, pour le libéralisme, une fâcheuse pierre d'achoppement.CANARDS. Le « Journal de Bruxelles » a interviewé le chef de Cabinet sur des bruits qui courent : Nous dema dons à M. de Broque-ville : Mais la situation financière ne demeure-t-elle pas inquiétante? L'opposition s'est efforcée de faire croire que le Gouvernement avait l'intention de créer de nouveaux impôls. — C'est pure manœuvre électorale, nous répond l'honorable chef du Cabinet. Il est faux que nous ayons cette intention, comme il est faux que je songe à proposer le service de deux ans. — Cependant, faisons-nous remarquer, on nous a cilédes propos d'officiers qui tendraient à donner raison aux bruits répandus sous ce rapport par l'opposition. — Eh bien ! ces officiers se trompent complètement sur mes intentions. vous pouvez le déclarer formellement. » Voilà qui est fait. Autour de la Politique. (Correspondant particulière , de La Gazette de Liège.) DES REVENANTS. Les nouveaux élus de dimanche, à l'exception de M. Vergauwen remplaçant à Gand M. Cooreman, et Paul Emile Janson à Tournai, sont tous d'anciens membres de la Chambre. Quand ils disparurent, leur perte ne fut pas sensible ; cela dispense de faire à leur sujet de longues bibliographies. Ils sont partis sans laisser de grands regrets ; ils reviendront sans causer de plaisir plus apprécié ! L'opposition n'en sera ni relevée ni augmentée. La majorité ne perd non plus aucun de ses leaders : on somme la physionomie de la > Chambre sera donc sensiblement 1 même. Ce qui sera sans doute modifié, c'es ; la déférence parfois exagérée que ne amis, ceux du gouvernement comm ceux de la droite, manifestèrent enver le parti libéral. Comment le corps élec toral n'aurait-il pas été tenté de s retourner vers les libéraux quand, ei toute occasion, qu'il s'agisse de iiomi nations, de faveurs,de promotions dan les ministères, de représentations à l'é tranger, même d'éloges funèbres, oi constate que nos amis ne savent montrei assez de complaisances à l'égard d( leurs adversaires, souvent au détrimen même de catholiques. Ceux-ci ne reçoi vent pas la réciprocité, au contraire Qu on nomme donc une députatioi permanente ou un collège échevinal qu accorde une satisfaction si minime soi elle, à quelque catholique ? Parmi les autres causes du reviremen au détriment de la majorité, beaucouj veulent voir la campagne de dénigre ment systématique poursuivie contn un membre du ministère jusqu'à 1; veille du scrutin. La presse libérale e socialiste n'a pas eu besoin de cher cher : il suffisait d'un coup de ciseaaj dans les colonnes de certain confrère catholique. Ils y trouvaient la suspicior jetée sur son dévouement, des accusa tions à peine voilées de dilapidation voire de vénalité. De là à généraliser, i! n'y avait évidemment que l'épaisseui du papier rouge ou'bleu. Dans certain: cantons ruraux, on attribue à cette seuls propagande à rebours la différence très sensible entre le nombre de suffrages catholiques de 1912 et de 1914. UN SAINT le R. P. ADOLPHE PETIT S. J. Sous se titre « Un saint », M. Henri Davignon, évoque en une page admirable la physionomie du regretté fondateur des retraites fermées dont la Belgique pleure aujourd'hui la perte. Nos lecteurs parmi lesquels les amis du « bon père Petit » étaient particulièrement nombreux, nous sauront gré de reproduire ici ces lignes inspirées par le plus pur sentiment religieux : # « S'il faut attendre que l'Eglise ail proclamé l'héroicilê des vertus d'un chrétien pour lui rendre un culte public, l'expérience personnelle et les multiples témoignages de la renommée suffisent à nous permettre d'invoquer dans not prières le nom du R. P. Adolphe Petit. La mort de ce grand bienfaiteur des âmes a remué au fond de milliers de cœurs l'élan de ferveur et d'amour que toute sa vie a fait monter vers le divin Maitre. Ses funérailles, samedi à Tron-chiennes, ont ressemblé à la clôture d'un de ces retraites comme il en a prêché jusqu'à son dernier jour. Les assisstants n'avaient à èchangei entre eux aucune parole pour se senlir à l'unisson de la même pensée. Ils communiaient littéralement dans la mémoire du disparu. Parmi l'extrême simplicité de la cérémonie cette unanimité mettait une force et une clarté touchantes. Elle attestait la permanence d'une œuvre en quoi la présence du fondateur continuait d'habiter. Car si les retraites pour hommes sont aujourd'hui l'élément le plus efficace de la sanctification en Belgique, on les doit à celui qui fit leur fortune,au bon père Petit. Une voix l'a dit sur sa tombe, tout se résumait chez lui dans la bonté. Jamais exemple plut probant ne fut offert de la puissance de la douceur et de l'obstination bienveillante. Cet homme, qui ne fut ni un grand administrateur, ni un éloquent orateur, ni un écrivain, ni un artiste a possédé le secret de construire, d'entrainei d émouvoir et d'embellir rien qu'en faisant aimer. ÎjP. 'nrôr/ip.ii.nr. rlnrt. t>i rnmvyio -il ooi »/i«</i m WtÊÊÊÊÊÊÊÊÊtÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÈ ^ ^r a 1 comme il est essentiel f A 29 ans, ce prêtre de l taille minuscule, aux lèvres détendues, à la voix t ! faible, aux gestes menus tenait devant lui, s ouvert et docile, le cœur de l'humanité. Il y a lisait en phrases courtes, à mots répétés, en com-" menlaires naïfs et imagés. Une divination mi-s raculeuse le portait à ramener à quelque synthèse ramassée tout le mouvement de la vie . quotidienne. Il en distinguait sans hésitation le 1 fond de rancœur et de misère; il en prélevait l'appétit de certitude et de bonheur et. superposant l'un sur l'autre, il bâtissait l'édifice de la s grâce surnaturelle. Jamais homme ne donna plus directement le i sentiment du surnaturel. Il attestait, avec l'é-. blouissement d'un texte de Pascal, la réalité du \ cœur supérieure à la réalité de la raison. On ■ pouvait lui amener les orgueilleux de l'esprit et t les passionnés de la chair, les incertains, les - blasés et les inquiets, il ne changeait point sa , manière. Et tous élaieut touchés. ! Il savait à merveille pourquoi et c'était un des secrets de sa puissance. Si bonté s'appuyait sur le cœur de Dieu dont elle était le rayonne- - ment. Quand, assis à la petite table couverte du - tapis vert, sur les marches même de l'autel, il t faisait l'école du grand chrétien à ces enfants , de vingt, trente, cinquante et soixante ans, se dérobent,à son appel, pendant trois jours pleins, à la vie où beaucoup jouaient les plus hauts '■ rôles — il ne s'y présentait jamais seul. Pour 1 peu qu'on eût tenté de l'oublier, de se laisser ; aller au charme du vieillard infiniment doux . et réconfortant, il vous rappelait lui-même au _ sens purement interprétatif de sa parole. El c'était un appel discret, une invocation, une ■ question au Compagnon de son apostolat, à 1 Jésus-Christ présent dans le tabernacle... Tronchiennes demeura longtemps inséparable de son nom. Longtemps les retraitants, de plus en plus nombreux, chercheront dans la grande chapelle la silhouette ramassée sur elle-même du père Petit en prières au salut du dernier ; jour. Longtemps ils demeureront attentifs au au pas menu,glissant sur les dalles du corridor, montant jusqu'au premier degré de l'autel ; ils attendront la voix un peu essoufflée commençant invariablement par ces mots ; Dieu toul puissant et éternel. ï El j'en sais beaucoup dont le cœur porterait éternellement le deuil du confesseur, du conseiller, de l'ami, infatigable à écouter le récit de leur défaillance, de leurs difficultés, de leurs misères — s'ils ne savaient pouvoir continuer à lui parler par dessus le temps et la réalité, dans l'immortelle communion des Saints. La lithurgie avait beau déployer ses rythmes d'imploration et d'apitoyement en faveur de l'âme sortie de ce monde, l'assistance, samedi, ne semblait point s'y mêler. Une certitude si évidente planait sur le salut de celui qui avait conduit à la porte du ciel tant d'âmes tremblantes, que parmi les regrets et les gratitudes, un chant de triomphe rythmait déjà la prière des assistants. Dans le pauvre cimetière, une croix de bois dira seule l'emplacement d'un corps si petit qu'anima une si grande âme. Mais la Belgique catholique se doit de commémorer l'œuvre immense de ce prêtre par l'extension de son souvenir dans l'apostolat des âmes, s Henbi Davignon. « lia JPuHgi?ia » SUCRERIE COOPÉRATIVE Les statuts de la nouvelle société viennent d'être discutés par les délégués des communes. Ils sont à l'impression, dans quelques jours tous les membres seront convoqués à la première assemblée générale.Les fabricants de sucre essaient encore de regagner le temps perdu en présen. tant aux fermiers desj contrats temporairement avantageux. Ils essaient d'arrêter ou d'empêcher ainsi l'œuvre accomplie jusqu'ici. Cultivateurs, souvenez vous que votre cause est commune et si, en prenant un contrat de 5 ans vous faites échouer la coopérative, vous êtes moralement responsable du tort que vous causez a vos confrères et amis. feuilleton du COURRIER DU LIMBOURG — N" 24. — L4 RANÇON DE L'HONNEUR par SERGE DAVRIL. Sans en informer qui que ce fût, il avait décidé qu'il se ferait lui-même le policier de son fils. Il ne manquait plus auenne foire des environs et là, il inspectait le bétail, les vendeurs, les passants. Un instinct le guidait, l'avertissait que ses recherches ne seraient pas toutes- vaines. Cependant il commençait à desespérer et, s'excitant à ce jeu où il voulait triompher, il descendait ainsi dans les bouges, dans les mauvais lieux propices aux malfaiteurs de toutes sortes où il rencontrait, le plus souvent, des policiers animés de la même ardeur et qui employaient la même tactique. La vieille Jeanne, soupçonnant d'après les allures du fermier qu'il s'était mis en chasse de son gredin de fils, le suppliait de demeurer à la maison, de prendre du repos, de ne pas se tourmenter comme il le faisait, de ne pas s'agiter et surtout de la laisser moins seule dans une période de temps si troublée. François Dayrelle la rassurait, déclarait qu'il ne sortait'que pour se< affaires et poursuivait ses lentes mais obstinées investigations. Reproduction interdite aux journaux qui n'ont pas de traité avec la Société de Gtns de Lettres de Paris. Un soir, il traversait une ruelle obscure dans le faubourg du chel-lieu d'arrondissement, lorsqu'il aperçut rentrant dans une maison un peu isolée et de sordide apparence, une femme qu'il crut reconnaître pour « La Souris y> cette aventurière qui avait poussé Robert à la désertion et qui avait disparu depuis le jour où son fils s'était placé dans le cas d'être poursuivi par la rigueur des lois. Un brouillard intense planait sur la ville, brouillait la netteté des choses et il se pouvait que le fermier eût été abusé par une ressemblance.Il entra dans une auberge voisine d'où l'on apercevait parfaitement la porte de la maison où celle qu'il avait prise pour la Souris avait pénétré et ii observa longuement les abords de l'immeuble suspect. Mais cette maison gardait son apparence louche ; les volets de bois pourris demeuraient obstinément clos et ne laissaient filtrer aucune lueur. Le fermier questionna l'aubergiste avec une extrême prudence. Celui-ci savait seulement que la maison dont il était question était habitée par une femme seule, veuve d'un ouvrier mort en tombant d'un échafaudage, à qui une compagnie d'assurance servait une maigre pension. Cette femme, du nom de Madame Durand, habitait là depuis un an environ. Elle menait une vie très régulière, ne recevait personne, n'avait aucune fréquentation. L'aubergiste ten.iit ces détails de la personne elle-même puisqu'il était son propriétaire. 11 ajouta qu'elle payait fort régulièrement son terme, peu élevé il est vrai, puisque la location de la maison était de soixante (rancs par an, et qu'elle n'a .ait jamais fait « un sou de crédit » chez les fournisseurs. François Dayrelle n'insista pas sur ce sujet, pour ne pas donner l'éveil à la méfiance de l'aubergiste ; mais il était à peu près certain qu'il ne s'était pas trompé. 11 envoya un exprès à la fei mière pour l'informer qu'il ne rentrerait que très tard dans la nuit et pour lui conseiller de faire coucher à la ferme le vieux berger dévoué qui gardait les moutons de la Mauloise depuis plus de quinze ans. si la présence du domestique ne suffisait pas à la rassurer. Le fermier voulait acquérir le plus rapidement possible la certitude que la personne qu'il avait vue était bien la Souris. A la faveur de la nuit, il commença par examiner l'état des lieux. La petite masure se dressait en arrière de l'alignement des autres maisons de la rue et elle était la dernière de la ville. Il en fit le tour. EUe n'avait ni jardin, ni enclos et la forêt voisine venait mourir à quelques centaines de mètres de là. Entre la forêt et la masure, une grande prairie s'étendait où des animaux demeuraient au pâturage. Un talus se dressait derrière la maison jusqu'à la hauteur de la partié supérieure de la porte. En repérant toutes ces particularités et tous les accidents de terrain, le vieux François aperçut une lucarne de cave qui découpait, dans l'enchevêtrement de= branches d'un ouisson d'épines et de ronces un rectangle lumineux. Il n'y avait plus de doute, la personne qui habitait cette bicoque avait des raisons de vivre cachée et son existence mystérieuse, qui s'écoulait dans une cave dès l'heure d'allumer les lampes, laissait supposer que des choses anormales s'accomplissaient.en cet endroit. Le fermier s'était enveloppé dans un buisson épineux, d'où il pouvait voir sans être vu. 11 venait de décider qu'il passerait plusieurs nuits là, s'il le fallait, et qu'il ne quitterait son poste qu'avec la certitude que son fils utilisait l'astuce, 1a rouerie et l'habilité de la Souris dans ses opérations ou dans ton service d'espionnage.11 était depuis plusieurs heures dans l'attente, à son poste d'observation lorsqu'une surprise, à laquelle il ne s'attendait pas, faillit lui arracher un cri. Dans les ténèbres qui l'entouraient, un être invisible s était approché à pas de loup et avail deviné sa retraite. Ç'avait été, dans les broussailles des glisse ments furtifs, d'imperceptibles froissements de feuilles, de légers craquements de branches ; puis un souffle chaud avait passé sur les mains du fermier. La nuit était sans lune et de gros nuages noirs voilaient les étoiles. François Dayrelle crut que l'un des affiliés à la bande noire avait surpris son allure inquiétante, l'avait observé, l'avait vu prendre place dans le buisson et s'était approché de lui pour le frapper en rampant comme un Huron ou un apache. Un drame muet, bref et sombre allait se dérouler dans l'obscurité, car le fermier était décidé à vendre chèrement sa vie. Au souffle tiède qui lui avait effleuré les mains, il avait eu une détente de jarret comme un lièvre surpris au gîte par un chasseur, et avait exécuté un brusque saut en arrière. Vivement, il s'était débarrassé des couvertures qui eussent gêné ses mouvements et s'étant mis en garde en tenant à deux mains, la pointe menaçante, un de ces énormes bâtons de roulier dont une extrémité est recourbée et l'autre garnie d'une armure do fer. Mais à peine était-il dans cette disposition de défense qu'un choc en pleine poitrine faillit le renverser en arrière et qu'un chien, qui l'avait reconnu, qui venait de se dresser contre lui et lui faisait fête, s'agita autour de lui, frémit de la queue, bondit sans toutefois pousser le moindre aboiement. François Dayrelle eut la présence d'esprit de ne pas se dérober aux manifestations de joie données par l'animal et de reconnaître en lui, Ravageot, le fidèle chien que Robert avait emmené. Il l'appela par non nom, à voix basse, le caressa doucement de la main. La bête, heureuse de retrouver son ancien maître, quêtait des carresses et oubliait la mis-i sion qu'on lui avait confiée. Le fermier voulut le saisir pnr le collier pour mettre fin à ses gambades, mais il eut la main déchirée par les ( ointes de fer avérées dont ce collier était prudemment garni. Une grande inquiétude s'était emparée de François Dayrelle. 11 supposait que son fils accompagnai Ravageot ; que les assemblées nocturnes de bandits se trouvaient dans les sous-sol de 1 bicoque qu'il surveillait et qu'il allait êtr découvert. Tout en caressant le chien de la main il sur veillait de l'œil les alentours et tendait l'oreill aux moindres bruits. Le vent continuait à faire frémir les feuille des arbustes de la haie ; des rumeurs lointaine de chiens aboyant arrivaient dans le si'ence e le bourg dormait, plongé dans une grand torpeur. Toutes les lumières étaient éteintes depui plus de deux heures, même celles des cafés 01 des joueurs aux cartes s'étaient attardés. Les rues étaient désertes. Les douze coups de minuit tombèrent un à ui du clocher de l'église et une agitation parut si faire dans la demeure de la Souris. Les volets, cependant, ainsi que la porte demeuraient obsiinément clos ; mais la lumièri qui éclairait la cave s'était approchée du sou pirail. En se penchant un peu, le fermier put s'as surerquil ne s'était pas trompé; que cetti maison recélait la présence de la Souris. Il aperçut son visage tourné de face, vers li soupirail, comme si elle eût attendu l'arrivéi d'une personne qui allait se pencher vers cetti lucarne pour lui parler. Tout à coup, François Dayrelle s'avisa qui Ravageot pouvait être porteur d'un message. 11 l'attira en arrière de la haie et, tout ei prenant des précautions pour ne pas se lacérei les mains, il inspecta le collier. Tout d'abord, il ne rencontra que la boucli qui attachait ce collier. Il crut plus prudent de la dégrafer. Lorsque le collier fut entre ses mains, i n'eut aucune peine à découvrir un papier, plii ; en quatre, qui récélait certainement de* instruc tion<; données à la Souris par les bandits. Le fermier s'écarla le plus possible de l'en droit où il s'était placé en observation et à li faveur d'une allumette allumée prudemmen , sous son manteau, il put déchiffrer le conteni I du message. L'écriture de la communication était tracée ° en lettres droites, fines, non rattachées les unes aux autres. e Le scripteur s'était servi d'un crayon et il n'était pas douteux qu'il avait manié ce crayon ~ avec sa main gauche pour dissimuler plus parfaitement les caractères de son ecriture. ® François Dayrelle lut : « Tiens-toi prête pour demain soir. Gueule 3 de Fouine nous a indiqué un gibier important. " Nous ne le déposerons pas dans la cabane de , cantonnier où les levrauts de la semaine der-? nière ont été déposés ; on finirait par éventer " quelque chose. Près du chêne de la Peur, dans la forêt de la Dhuys, il existe une cabane que les charbon-, niers ont construite lorsqu'ils travaillaient en ' cet endroit l'année dernière. Dirigu-toi vers cette cabane en récoltant des ; champignons pour ne pas donner l'éveil aux ' gardes ou aux promeneurs qui pourraient se trouver en forêt. Revêts ton costume de vieille mendiante. ; Nous serons, à l'affût, Gueule de Fouine ' et moi, à la lisière de la forêt près du chemin , qui conduit au chef-lieu de canton. ; Je coucherai à l'auberge placée à l'entrée de ; la forêt, au carrefour des quatre chemins. Nous avons reconnu le pas d'une grosse bête , qu'il serait intéressant de mettre bas. Je suis parfaitement en forme et me passerai probablement du concours de Gueule de ï Fouine. Les petites mouches nous ont prévenus que , les t gardes » devaient faire une battue,demain ' dans une autre direction. Le Chacal couchera demain soir à la ferme I de Mortfontaine, où Tort-Boyaux est employé. ; La nuit sera froide,ils feront un grand feu dans ; la cheminée pour se réchauffer. Le fermier de Mortfontaine sera absent de la veille pour se rendre à la foire de Grainville ( où il compte trouver deux commis pour rem-t placer les siens qui partent au régiment. (4 Suivre), Ce numéro comprend 8 pages. Samedi, 30 mai 1914 61me Année - K» 22.

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Dit item is een uitgave in de reeks Le courrier du Limbourg behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Tongres van 1854 tot 1921.

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