Le courrier du Limbourg

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s.n. 1914, 18 April. Le courrier du Limbourg. Geraadpleegd op 25 augustus 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/2v2c825j2j/
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COURRIER DU LIMBOURG Ons'abonne àTongres' chez H. COLLEE, éditeur et propriétaire de cette euille. Le Courrier paraît k famedi. Tout envoi concerrtani lejournal doitètre adres. franco à l'éditeur^ grand place, 37-39, à Tondre,-. n «a '-*• * w*..xeoa v- v« 'ï.:.. s*" HSsTÊafiRS ■■ FEUILLE HEBDOMADAIRE. ABONNEMENT Ud an tr 5 Six mois. . » 3 Pour l'étranger lep 01 en sus. Les abonnements son payables paranticipatior Annonces:lalignelr O.K Un numéro, I) 0.1 Réclames, r parat ion judiciaires et aut es in sertions dans le c- rps di journal,! fr. la 1 gne. On traite àforfaitpoui es annon" ssà longterm PREMIERE FEUILLE. AU SCRUTIN ! Le 24 mai prochain, les électeurs de quatre provinces : la Flandre Orientale, le Hainaut, Liège et Limbourg, auront à procéder au choix de leurs représentants.L'élection du 2 juin 1912. L'échéance électorale prochaine évoque pour tous le souvenir du scrutin du 2 juin 1912, qui, à la suite d'une dissolution instam ment réclamée par l'opposition, appela aux urnes, tant pour le Sénat que pour la Chambre, les électeurs du royaume tout entier. Qui ne se souvient de la netteté avec laquelle cette journée électorale affirma la confiance du pays dans le Gouvernement actuel et sa crainte de voir les destinées nationales confiées à un cabinet cartelliste ? Dans tous les arrondissements, sauf celui de Soignies l'augmentation des voix catholiques dépassa de beaucoup le gain des suffrages de de l'opposition. De six sièges, le chiffre de la majorité à la Chambre fut porté à seize. L'opposition depuis l« 2 Juin 1912. Au lendemain de son échec, l'opposition, qui n'avait négligé aucun moyen de propagande dans son ardente campagne électorale, manifesta le plus violent dépit. Aussitôt certains de ses membres firent appel à la séparation administrative de nos provinces flamandes et wallonnes. D'autres excitèrent et préparèrent la prétendue grève générale qui devait avorter piteusement après avoir condamné, du 14 au 23 avril 1913, le tiers des ouvriers industriels du pays à un cruel chômage. Tandis que dans leurs associations électorales, le cartel se désagrégeait, sur le terrain parlementaire la gauche et l'extrême gauche employèrenr le meilleur de leur activité à combattre les conséquences fiscales de la réforme militaire, dont ils avaient naguère prôné le principe, et à entraver de toutes les manières l'établissement d'un nouveau régime scolaire basé sur l'instruction obligatoire et le respect de la liberté d'enseignement. &,a Droite depuis le 2 juin 1912 Le Gouvernement ne profita de sa victoire que pour poursuivre avec plus d'autorité une politique vraiment nationale.Encouragé et aidé par une majorité étroitement unie et toujours à son poste, il a pu réaliser, en ces deux dernières années, quelques réformes de la plus haute importance,de nature à influencer puissamment l'avenir* La réforme militaire. Le devoir primordial d'un gouvernement digne de ce nom est d'assurer l'indépendance nationale contre les périls qui la menacent. Or les circonstances extérieures ayant prouvé, dès le mois de juillet 1912, à quel point il ^portait de mettre la Belgique en état de défendre plus efficacement sa neutralité, le gouvernement n'hésita pas à appeler désormais toute la jeunesse au ! l'égalité du devoir patriotique et met-I tant notre établissement militaire à la j hauteur de sa mission défensive. Grâce à cette reforme, l'effectif sur le pied de paix à été accru de 18,000 > hommes de troupe, 2,000 sous-officiers et 1000 officiers. Sur le pied de guerre, - l'accroissement est de 160,000 hommes. Que cette réforme ait fait de la patrie belge une réalité plus vivante et plus respectée dans le concert des nations,le langage des hommes d'Etat étrangers suffit à le démontrer. D'autre part en associant sous le drapeau tricolore,dans un même coude à coude, les enfants de toutes les familles, cette réforme fera non seulement des hommes plus énergiques et plus déterminés à agir, mais aussi des citoyens qui se connaîtront et s'aimeront mieux, quelle que soit leur rang social. La plupart des parlementaires libéraux, il convient de leur rendre cette justice, — ont apporté leur vote à cette réforme. Toutefois, ils n'ont pas eu le courage d'aller jusqu'aux conséquences logiques de cette attitude lorsqu'il s'est agi d'assurer, par des sacrifices fiscaux, l'exécution de cette loi patriotique dont la charge annuelle, qui a pris cours dès l'année 1913, représentera environ 47 millions de francs. JUGEMENT ETRÂN&ER. La politique sage et prudente du Gouvernement catholique est encore une fois de plus, applaudie par nos voisins les Français. C'est à propos d'une circulaire du ministre de la guerre, prévenant les officiers que le fait de mettre en jeu des influences politiques pour obtenir un avancement est de nature à diminuer leur côte de mérite. Le « Journal » en parle dans son éditorial et il dit : « Ce petit pays est un grand peuple »... « On ne saurait trop, écrit le «Petit « Journal » approuver des initiatives « comme celle de ce ministre belge. « Il serait à souhaiter qu'en tout pays « où sévit ce fléau, les ministres, les « chefs des grandes administrations « d'Etat, rappelassent à tout propos « aux citoyens que toute demande de « faveur illégale est une injure pour « celui auquel od l'adresse. L'exem-« pie est certes bon à suivre. On pré-« tend que la Belgique nous imite ; « imitons la donc, pour une fois. » Ce n'est pas la première fois que nos ministres rencontrent des félicitations chez nos voisinsd'outre-Quié-vrain ; et depuis quelques temps, ces encouragements venant de l'étranger deviennent de plus en plus fréquents.Il faut croire, alors, que nous ne sommes pas si arriérés que cela puisque ceux que nos adversaires veulent nous faire envier,envient eux-memes nos progrès, et demandent à leurs gouvernants de prendre les mêmes mesures que nos ministres. Encore une bonne leçon pour nos « radicalliaux ». Les mœurs des FF * On écrit de Dotignies : La Petite Feuille, organe du Parti mmÊmaaÊmmmmm - , socialiste à Dottignies,annonçait un ba a quet pour le Vendredi-Saint, à 8 1/2 h. Ainsi donc les socialistes libres-pe. r seurs de la localité, choisissent le jour D plus saint et le plus émouvant de l'ann< pour se livrer à des ripailles sacrilège que Picard intitula naguère : J l'infâme banquet du Vendredi-Saint. * C'est une insulte stupide au Chris ; mourant et une odieuse provocation lar 5 cée à la conscience de l'immens 1 majorité de notre population, grâce s Dieu, encore foncièrement chrétienne. ' Aussi quand a paru l'annonce de cett 1 fête diabolique, tout ce que Dottignie - comprend d'honnête a ou un haut d s coeur, et il n'y eut qu'un cri : C'est dé ; goûtant ! Le Vendredi.Saint un grand souveni traverse le monde : celui de lu mort d Jésus. A l'heure de l'agonie, le chrétiei s'agenouille et adore son Sauveur mou rant ; toute âme qui croit à la parole di Christ se sent une compassion immens' pour le Crucifié. Celui qui ne croit pas s'incline devant la douleur du divin mar tyr. Il n'y a que vous, socialistes libres penseurs, pour cracher au visage di Christ mourant et l'insulter à ses der i nières convulsions sur le croix. Insulteurs insensés ! Vous vous prévalez du nom de pen< seurs !». Avez vous étudié la vie du Christ scruté sa doctrine et ses miracles comme tant de génies de tous les âges, qui si sont inclinés dtvant Lui et l'ont adoré Insulteurs du « Peuple » avez - vous «pensé » plus qu'eux 1 Tout ce que la terre a jamais, dequis 19 siècles, produits de juste, d'honnête, de bon, a béni le Christ, et vous,vous lui jetez l'outrage ! Etes-vons plus qu'eux i C'est pour eux et pour vous qu'un grand poète a écrit : Je vois que les cœurs purs sont partout ceux qu [t'aiment, Je vois, sous ces deux bras que tu tendis vers nous, Que Us plus vertueux sont encore à genoux, Et que les soéélrats sont ceux qui te blasphèment ! Penseurs « libres » dites-vous ! Où est-elle, cette liberté ? Libres, oui, pour vu que vous veuillez écrire l'infâme bil let qui doit porter la promesse de rejetei le prêtre à votre dernier moment et de vous faire enterrer civilement ! Si vous êtes partisans de la liberté d( penser, pourquoi insultez vous aux con sciences chrétiennes des milliers de catholiques et d'honnêtes gens de la com mune ! Vous savez que le Vendredi Sainl leur est un jour sacré : pourquoi les scandalisez vous en jetant sur cette journée la boue de votre fête sacrilège ? Quar.d nous avons vu cette annonce immonde, nous allions nous réjouir, si cependant la chose n'était trop écœurante et triste. Nous réjouir de quoi ? De ce que la lumière se fait de plus er plus sur le socialisme. Beaucoup d'ouvriers, trompés par vos belles promesses, ont eu foi dans, le so cialisme Ils en espéraient plus de justice et plus de bonheur. Et quand il leur a été dit que le socia' lisme n'allait faire que deux choses: dé truire la foi dans les familles et la fa mille elle-même, ils ne voulaient poin le croire. Mais voici que le jour se lève. Qu'est-ce que le socialisme a produit déji dans la paroisse ? Au point de vue maté riel, rien. Ce n'a été jusqu'ici qu'une guerre haineuse à la toi catholique. Hier, c'était : refus de baptême, enter rements civils, basses injures à la Saint- v 4?1urtI °'.est l'orgie sous la croix c Ch. ist ! Voilà leur œuvre. 1- Et cette œuvre infernale, ils la con je nuent. Ils s'attaquent maintenant à 1 :e { qu il y a de plus beau, de plus cher a 3, j monde: l'enfant. j Ali ! s'ils pauvaient obtenir une éco sans Dieu ! Mais jusqu'à ce jour, lor qu'ils font h chasse à l'enfant au prof de « leur école » ils conservent hypocr j. j tement le masque ; ils vont dans les ma _ : sons avec des paroles doucereuses, e e protestent de leur respect pour la reli ^ gion et pour l'enseignement du cat< chisme. Leur banquet du Vendredi-Sain , prouve une fois de plus quel est leur res pect pour les convictions religieuses de 3 parents chrétiens. En attendant que se réalise (?) leu reve d'expulser la bonne sœur de « leu „ école » ils complètent 1 éducation de 3 enfants en les invitant à leur (êtes noc j turnes, et leur mettant entre les main des illustrés impies, en les traînant, pau ; vres fillettes, derrière leur musique, ; 5 travers les rues, comme cela se fera à 1: fete de Pâques. Parents chrétiens, que l'infâme orgi _ du Vendredi Saint vous ouvre enfin le ( yeux et vous donne la force de rejete loin de vous ces insulteurs du Christ e ces ravisseurs des âmes de vos enfants. SUCRERIE COOPÉRATIVE DE TONGRES ! Une réunion des délégués des localité; ; les plus importantes de la contrée repré sentant les cultivateurs des cantons d< ; Tongres, Looz, Sichen Sussen-Bolré. BU sen, Glons, Fexhe-Slins. Fexhe-le-Haut Clocher, a eu lieu jeudi matin àTongres Us a été procédé à l'addition des listes qui ont circulé dans une trentaine d( communes et on a constaté, avec étonne ment et à la satisfaction générale, que les quantités déclarées s'élèvent déjà i 1550 hectares. 1 Ce superbe résultat est extrêmemenl encourageant car il est à remarquer qut plus de 20 communes n'ont pas encore été sollicitées et beaucoup d'autres ne l'ont été que partiellement. Il en résulte que, dans une dizaine de jours, les .000 hectares, qu'on estimai un beau maximum à atteindre, seron dépassés et que bientôt les listes seron: clôturées Nous rappelons aux retardataires que les premiers souscripteurs seuls, seron les véritables ^opérateurs et devien dront, en realité les propriétaires de h sucrerie. Tout le monde pourra fournir, mais lesadhérents qui souscrivent maintenant seront seuls les maîtres de la sucrerie Ligue nationale Belge contrc le Cancer. — La croix Mauve ou ligue con tre le cancer a été définitivement fondée le 22 lévrier 1914, à Bruxelles sous le patronage de Messieurs Berryer ministre de l'Intérieur Segers ministre des Postes, Levie ancien ministre des finances, Renkin ministre des colonies qui ont donné ainsi à la ligue de la Croix Mauve une reconnaissance officielle. Cette ligue sera étendue dans la Belgique entière on la rendra nationale, elle aura ses co mités par arroudissemenl de province elle ; comme Présidente Générale la Comtesse Jeai de Mérode ; Président le Baron Général Donny Vice-Présidente Madame Grisar ; Secrétaire Ma dame Leurs dJ Romsé et Mr Max Pastur député Trésoriers Madame Jacobs ' t Kint et Mr Marce Janssens avocat Général. ; La ligue a pour but : de combattre le terribl fléau du cancer dont, les rav^opç np fnnt mi u Rendre. IIO.Q cas connus ont été relevés e 1913 pour la Belgique seule. i- Plusieurs pays tels la France, l'Allemagn ;e 1 Italie etc., ont compris déjà la nécessité d'éfi u nlir la lutte contre ce mal affreux La Belgiqi; ne veut pas rester en arrière, elle organise I 0 Croix Mauve qui par son initiative établira un ; installation nationale appropriée aux soins donner aux malheureux atteints par l'horribl maladie, elle trouvera par son zèle les fond 1 nécessaires pour couvrir les frais entrainés pa - les expenences. t L Œuvre de la Croix Mauve est placée sous I - direction scientifique de la commission d'étude ; du Cancer nommée par le Gouvernement e j- composée par M" les Professeurs de Baisieux d< _ Louvain, Van Winniwarter de Liège, de Pag' de Bruxelles etc. etc. L'Œuvre de la CroixMauve aura son existenci assuree. 1 - Par les cotisations de ceux qui s'inscriven r comme membres de la ligue, ces cotisations 3 sont annuelles pendant cinq ans. a) Membres fondateurs 50 fr. par an pendan 5 cinq ans. - _ b) Membres effectifs 20 fr. par an pendanl ^ cinq ans. ( 2° Par les dons. 3° Par les boites-collecte confiées aux mem-, h res de la ligue pour permettre à tous si mi-; nime que son! les oboles de participer à l'œuvre 5 4° Par la Publicité Commerciale et Indus-" trielle faite au profit de l'Œuvre dans les voi-; tures de tramways sous l'égide la Croix Mauve .5° Par la Publicité Commerciale et Industrielle au profit de l'œuvre dans les bureaux de postes et de télégraphes de la Belgique. L'Œuvie de la Croix Mauve est une nécessite sociale, elle est reconnue d'utilité publique Ses affiches sont exemptes du droit de timbre L'Œuvre de la Creix Mauve doit attirer ver; ' elle toutes les sympathies et tous les concours! ; Une Conférence sur le Cancer, sera donnée è Tongres, par le Docteur Jacobs de Bruxelles, , Elle sera annoncée ultérieurement. ' Pour le comité de t'arrondiss. Tongres-Maeseych : La Secretaire, La Présidpnfp M1'" M.-Th. de Borman. M™ Fr. Schaetzén. Nouvelles de la ville et des environs. Tongres. — Salle du Volksbond-St-Maternus. — Lundi prochain 20 avril à 4 h. très précises sera donnée une conférence avec projections lurni-neuces et cinématographiques, par M l'Abbé Vincent de Moor, aumônier général des B. P. B. Boys-Scouts (éclaireurs catholiques), vicaire à la paroisse de Sts-Elisabelli à Bruxelles. Sujet : Scouting et Franc-Maçonnerie.Volksbond St-Maternus. —Séances de cinéma, demain dimanche à 5 h. de l'après-midi et à 8 1/4 du soir. Dernières représentations. Problème embarrassant — Comique. Aveugle de Jerusalem — Drame émouvant. Chemin de fer de Kandy. Les mains inconnues — Drame policier en 2 [parties. Enlr'Acte. Courrier de l'Empereur — Lrame. Polydore ensorcelé — Comique. Une Dette Sacrée. — Grand drame en 2 par- Robineur Boxeur — Comique. Prix des places : Entrée Générale : 0,25 c"". — Réservée • 0,50 cm". A la séance de l'après-midi les enfants 25 et 0,15 c°". — Trois premières Messes solen nelles — Cette semaine la paroise de Saint-Jean à Tongres et celles des communes de Hes et de Pirange étaient en fête. Trois jeunes I prêtres aussi distingués par leur science que par leurs vertus, MM. Jacques Castermans de i Tongres, Léon Van Winkel de Hex et Josept ; Guisson de Pirange célébraient leur première 1 messe. En ces circonstances solennelles 1m éà-iL,. ; rr ■ recueillie et nombreuse s'y pressa t he,.^ ' mentpavoS Cerem0mes'etaienî bril|am- Nous sommes heureux de pouvoir à noir» iSplim Les interets immndiats des commerçants v étint discutes, nous osons esnérPr , sera écouté. notre appel chain ràTh°n géné!'ale, aura l'eu jeudipro-enam, a J, h., au local t Allée Verte s Pin sieurs objets intéressants y seront discutés. Un œuf de Pâques, ou le Cartel maquillé... Certaines poules sont de remarquables couveuses On-,en profite pour leur faire couver des œufs de canard, de faisan et autres volailles qui se sont soustraites à leur devoir. Seulement après qu elles se sont laissé berner une tois pt ont éprouvé une vive surprise lors de iéclosion de la nichée dont elles ont innocemment couvé les œuf.,, on ne les dupe plus sans qu'elles s'en aperçoivent II en est en ce cas qui refusent de participer à l'opération. Les aulreslZZm mais elles prennent alors un air hypocrite et complice révélation de la certitude qu'elles ont de collaborer a induire le public en erreur sur la nature du poussin dont elles préparent Vph trée dans le monde. Ainsi, la presse libérale couve en ce moment I ceuf que ,1 .Franck a pondu,si nous osons ainsi dire, avec l approbation de M. Vandervelde La bonne couveuse voudrait bien faire croire au monde que cet œuf est le libéralisme, alors que c est en réalité le Cartel. Une première fois, il y a deux ans, ça n'a pas réussi. On avait fait trop de bruit - des méchants avaient secoué l'œuf et percé la coquille, pour voir ce qu'il y avait dedans. Celte fois-ci, la poule libérale est encore requise de preter ses bons et loyaux services L œuf a été peint et maquillé pour donner le change. Installée dessus, la poule s'efforce de prendre un air innocent. — Ça, le cartel ? s'écrient les journaux libé-xaux. Jamais de la vie ! Malheureusement pour eux, ce qui importe Ch'*e,. ,Pias, le-5. Prestations des carteUiste's honteux. Il s agit simplement de voir comment électeurs? soc isles vonl aux élections, aux M. Hymans a pris soin de dire que le varti libéral n avait pas de programme, cette année M. Iranck, aux applaudissements de ses core- ll°Tufrer'u t0utîfois assuré les socialistes de son indéfectible enthousiasme pour le S II et de la révision - par tous les moyens Rien ne sépare donc les libéraux 'des socia listes quoiqu'ils s'égosillent à crier que le car- unis'us nonl ornais été plus étroitement * * * Pour éviter toute équivoque, reproduisons ci-dessous la sténographie des deux principaux passages du discour, prononcé le 2 avril àTa Chambre par M. Vandervelde,après celui de M. ï Et c'est pourquoi, à la veille du combat au s engage, notre mol d'ordre et notre en ie ralliement seront simples. Quelle doit être la pre-miere préoccupation de la démocratie t La revl t)Vl "V i" ^) — Feuilleton du COURRIER DU LIMBOU. *Tn A O LA RANCON DE L'HONNEUR A W 1 r I ■»" PAR SERGE DAVRIL. 11 reridait la société responsable de sa misere •parce qu'elle lui ovaa' cree un obligation militaire à remplir, parce qu'elle n avait pu abolir la contrainte, ia soumission.au devoir, le travail la vieillesse, la maladie; parce qu'il ne comprenait la beauté ni la grandeur de ce qu, fait de la vie une lutte, un combat dans leque il peut y avoir autant de mérite à etre vaiuci qu'à triompher. François Dayrelle, las de perdre son temps el ses efforts à vouloir assouplir et plier un caractère incompréhensiblement bute, posa à sor fils une question plus directe : — Es-tu décidé à te rendre, ce matin, a le gendarmerie a? .amais eu i'intention ; aujourd'hui, encore moins qu'hier je ne le ferai. - Eh bien, mon garçon, c est moi qui vai; ■te livrer et sur le champ. Le fermier se leva, prit ^on chapeau, eut une minute d'hésitation sur le seuil, pendan laquelle il jeta encore a son fils un regard d'an «ois*e et d'attente et, voyant que rien n'etai capable de vaincre l'obstination de cet entête 11 Urî'violent combat se livrait en lui. L'honneur lui conseillait de livrer son fils ; Reproduction interdite ^journaux qui n'on pas de traité avec la Société de Gens de Lettre J/i D/ïfiV lûi La fetite veuille, organe au Fart - la justice, mais son cœur de père, lui laissai entrevoir toutes les conséquences qui pourraien découler de cet acte. Il le voyait, son fils passer au conseil di guerre, puni sévèrement, envoyé aux compag nies de discipline. Il le voyait, là-bas, dans un milieu franche ment funeste, obéissant aux influences les plu pernicieuses, accumulant en lui des désirs d J représailles et de vengeance contre la sociét "j et, de mauvais, devenant pire, irrémédiable " ment perdu à tout espoir de rédemption. Au fur et à mesure qu'il s'éloignait de i Mauloise, le père François ralentissait le pas. Il avait fait le geste d'aller dénoncer au autorités lo présence du déserteur à la ferme cela suffirait pour donner à Robert le temp de fuir, de disparaître. Cela suffirait aussi pour laisser à la mèr ■ e Jeanne le temps d'essayer de toucher le cœu 'j?" de ce fils impitoyable et même de lui glisser u ''r peu d'argent. François Dayrelle songeait à ses tristes choses n® à l'avenir inquiétant, lorsqu'il fut interpellé pa îaî une voix fraîche : Jel - Monsieur Dayrelle, entrez donc, mon pèr ICU m'a chargée, d'une commission pour vous dont il me sera très agréable de m'acquitter. Le fermier était parvenu devant la maison d ac~ Maire et maelemoiselle Marie-Louise, en I i0n voyant passer ei bouleversé avec une figure i , étrange, l'avait appelé. Elle ouvrit elle-même la grille de la cour e pria Dayrelle d'entrer. iir- _ Mm père n'est pas là, dit-elle il vient d sortir pour se rendre à la Mairie et j'avais l'ir ais tention de descendre moi même à la Maulois après déjeuner pour vous parler. lne Voulez-vous asseoir ici ou entrer à la maisor [lnt Je préfère ici. mademoiselle, dit le fermic :'n- qUi redoutait les égards iddiscrets et le :f!1 oreilles des domestiques. e' U s'assit sur une chaise de jardin, sous ui retombée de lilasen fleurs, parmi descorbeilk 1 • de géraniums aux couleurs éclatantes ; e mademoiselle Aubigny s'assit près de lui. — Hlle était en toilette de mousseline blanche ont volants et une petite chaîne d'argent pendait très son cou. P.llo Ptfiît fraîche et nrintannière et c était m t fête pour les yeux de la voir aussi dans ce jar t din proprement ratissé, luxueux, qui formai) une ceinture de fleurs et de verdure à la grand; i maison au toit d'ardoises. — Mon cher monsieur Dayrelle. reprit I; jeune fille, à voix presque basse, mon père s pris une part bien vive à tous les ennuis qu î vou^ sont survenus ces derniers temps. ; Hier soir nous parlions de vous, de vos difli-; cultés sans cesse renaissantes, du départ de - Gérard qui vous eût si bien secondé et mon père m'a chargée de vous remettre la quittance i de votre fermage de celte année, la voici. Elle tira de son corsage un papier qu'elle i déplia. Les yeux brouillés de larmes, François Day-3 relie prit le papier qu'on lui tendait. U le palpa, le retourna, confondu par une 3 générosité si large, à laquelle il était si éloigne r de s'attendre et balbutia. 1 — Mademoiselle, c'est trop, je ne puis pas accepter... Monsieur Aubigny est trop bon; le , fermage qu'il doit exiger ne représente pas r l'intérêt de la valeur de la ferme. 11 a fait opérer un grand nombre de répara-e tious cet hiver dans les bâtiments des granges et il a fait recouvrir l'écurie... Dites-lui, Mademoiselle, que je suis sensible 1 à sa touchante attention, que je lui suis recon e naissont de toutes ses bontés, mais que je ne i puis pas accepter une pareille libéralité. Il faut être juste,Mademoiselle, l'ouvrier doil t gagner le prix que son patron lui donne pour ss journée ; le fermier doù s'acquitter de sot! e loyer qui représente l'intérêt du capital engage - pour lui procurer du travail. e L'année dernière a été bonne, les récoltes onl été abondantes et se sont bien 'vendues, je ne me trouve pas dans la gêne, je n'ai plus de r dettes. s Je ne sais pas comment vous témoigner ma gratitude pour les bontés que vous avez tous e pour nous ; laissez-moi au moins,Mademoiselle, s payer ce que je dois ; laissez-moi vous remettre t une somme d'argent qui se changera en bonne; œuvres dans vos mains... à Je ne puis pas... je ne puis pas accepter, ce à serait mal. Marie-Louise riait franchement en voyant ce ie brave homme se défendre et ne pas vouloii 4" m qggwrt ru ■■■ 1111—c——r—«a——mxmmr* r accepter une libéralité qu'il lui était si doux c iit lui accorder. je Elle chercûa des arguments dans son cœu pour vaincre sa résistance. la — Depuis si longtemps que vos parents i a que vous-même travaillez pour nous, est-c uj que nous ne sommes pas devenus un pe parents ? S- , Est-ce qu'une parenté d'âme ne s'est p; je établie entre nous ? Nos intérêts ont toujours été solidaires le uns des autres et nous vous devons, nous auss de la reconnaissance pour votre probité et pou le le travail que vous avez fourni afin de donne plus de valeur à notre capital. y. Mais ce sont là des mots que j'entends dir sans en comprendre tout le sens. ]e Ce que je sais, c'est que mon pére et me ié nous vous aimons bien ; que rien de ce qi vous arrive de funeste ne nous trouve indiffe as rents. le Ce que je sais c'est que c'est à nous-même as que nous taisant un plaisir en nous priant d'ae cepter cette quittance a. Ne la refusez pas. Monsieur Dayrelle, mo es père croirait que j'ai été maladroite pour vot le taire accepter et que j'ai froissé les suscep le tibilités d'un cœur délicat. n François Dayrelle ne se déroba pas plus long ,e temps à tant d'insistance. Ses larmes, les gestes de ses mains tren: lit blantes d'émotion, le regard d'admiration et d 3a reconnaissance qu'il adressa à Madr-moisell m Marie-Louise, disaient ses sentiments mieu ré que toutes les formules. La jeune fille ne le laissa pas s'attendrir pli; !t longtemps. ie — En vous voyant venir, tout à l'heure je Monsieur Dayré, j'ai remarqué que vous étie affecté par une profond chagrin, voulez-vou )a avoir assez de confiance eu moi pour m'e JS révéler la cause ? e, Le fermier honteux de se confier, comme re aurait eu honte de découvrir une plaie hideuse es dit, en baissant les paupières, que son fils, I déserteur, était revenu frapper à sa porte a ce milieu de la nuit. Il dit dans quelle tenue pitoyableil s'était pr< ee : senté et comment il avait été reçu. »ir 11 dit ses tentatives pour décider Robert rentrer dans le chemin de la droiture et l'échi de ces tentatives. Il dit enfin qu'après avoir fait de la morale ce fils dénaturé, il 1 avait supplie d'epargner sa mère et à lui les suprêmes hontes et 1 incurables désespoirs et qu'il était sorti poi avertir la gendarmerie qu'un déserteur éta chez lui. 11 avoua que sa sortie n'était qu'une menai d'intimidation, qu'un moyen de laisser son fi en tête-à-tête avec sa mère et qu'il espérait qe l'amour maternel ferait ce que ses conseils c père n'avaient pu faire. Il avoua qu'il était tenté de livrer son fils à justice parce qu'il ne pouvait point parvenir voir en lui malgré toute sa bonne volonté auti chose qu'une graine de malfaiteur. Marie-Louise avait pâli en écoutant ce réci Elle avait cru que la fuite du déserteur éta définitive, que l'oubli couvrirait de sa pou sière un acte dont on ne parlerait plus et qi s'effacerait dans la nuit. C était à cause de Robert que son bonhet avaitétécompromis,qu'ilétait du moins diffén car elle avait l'espoir qu'à son retour, Gérât n'aurait point oublié la promesse qu'ils avaiei échangée. Cette réapparition du désertei l'effraya. Elle sentit planer sur elle une menace c malheur ; tout ce qui pouvait atteindre, détruit ou toucher seulement à ses espérances prena pour elle les proportions d'une catastrophe. Elle supplia : — U ne faut pas dénoncer la présence d Robert, Monsieur Dayrelle il ne faut rien fait qui puisse l'exaspérer ou le fâcher. Il réfléchira plus tard et se repentira. Ignorante des lois et des rigueurs réservée aux déserteurs, Mademoiselle Aubigny sa va seulement qu'une laute militaire grave éta punie de prison et ce mot de « prison » l'époe vantait parce qu'il apportait avec lui une tare Elle ajouta : — Comment pourrait-on faire pour le tire d'embarras ? Mon père connaît des députés, de personnes influentes, s'il intercédait ? — Je vous remercie, Mademoiselle, répliqu le fermier, de song:er à faire intervenir Mot sieur Aubigny, mais mon gredin de fils ne vei ^as retourner au régiment, il veut aggraver so t en ec cas, alors que nous pourrions invoquer en sa faveur des circonstances atténuantes. ? tfii ,malheur j flt la jeune fille. à Elle prodigua au fermier des paroles de <vm-es pathie pour essayer de soutenir son courage jr dans les terribles epreuves qui l'alBgeaienf • 't puis elle lui conseilla de redescendre à la fermé df,tenter e°core la chance d'amene? RoberTà :e meilleure composition. UU8"a ls Sur le chemin de la Mauloise, François Dav-1e relie était agile de sentiments divers le H songeait à l'inépuisable bonté des proprié-taires de la terme qu'il culitvait et à la m alla chance perststante qui l'obligeait à' se trouver re Cr d3nS 1,obJi^on d'accepter leurs .11 songeait aussi à toutesles satisfactions que ][ ivait^tTcSef ainé'auxdéb°^s qu'il s- Une surprise l'attendait dans son cour ui Le chien Ravageot n'accourut point à sa ren-con re en gambadant selon la coutume et la ir pof'e de la maison était lermée à clef, é, ufila lui parut mystérieux •d II lit le tour de l'habitation, se rendit au iar- u frouvaUpoinT 53 y était allée et M 1 ' le répot,diLekl ^ '°UteS S6S f0rces et nul ^ ■e . Que s'étqit-il passé en son absence ? Son it imagination était incapable de le supposer Jeanne Dayrelle ne quittait jamais sa maison son infirmité lui empêchant de s'éloigner du -e loisirs.11' qUel e"e paSSait ses «ïs dà l'établi'7->Z 16 t0Ur du Verger entra dans t etabie, dans les granges ; un silence de mort ;s régnait partait partout. it Unie 5rand® inquiétude s'empara de lui ; il 1 appela derechef: « Jeanne ! Jeanne I et n'ob-| tint pas davantage du réponse Qu'était devenu son fils 7 Où était sa femme V ir , p°,^ment ,P0U'ai'i'se faire que Ravageaot :s poste ?S ga cou^, ne lût P°i"t à sou a 1- (Â Suivre). 61me Année — 16. Ce numéro comprend & pages. Samedi, 18 avril 1914

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Dit item is een uitgave in de reeks Le courrier du Limbourg behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Tongres van 1854 tot 1921.

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