Le courrier du Limbourg

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31 januari 1914
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s.n. 1914, 31 Januari. Le courrier du Limbourg. Geraadpleegd op 20 juli 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/st7dr2qp9d/
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61me Année —|N° 5. Ce numéro comprend f$ pages. Samedi, 31 janvier 1914e Ons'abonne à Tongres' chez H. COLLEE, éditeur et propriétaire de cette feuille. Le Courrier parait U amedi. Tout envoi concernant lejournal doitêtre adressé franco à l'éditeur, grand' place, 37-39, à Tonp-res Téléphoné ><■" 12 m» n ■■nrnrri'Tf COURRIER DU LIMBOURG FEUILLE HEBDOMADAIRE. ABONi EMENT Un an . fr 5 I Six mois. . » 3 fj Pour l'étranger lep :{ en sus. Les abonnements s pi | payables par anticipai Annonces:lalig-nelr 0 s Un numéro, I 0 I Réclames, r par tii judiciaires et autres sertions dans le c rps journal, i fr. la 1 gne On traite à forf it pi es annoncîs à longter r PREMIERE FEUILLE. Va droit ton Gliemia. Ne te laisse distraire par aucun bruit, m attarder par aucun sentiment étroit^ ni arrêter par aucun obstacle. Va tout droit ! Autour de toi on dira : « Viens avec nous ! Pourquoi ne fais-tu pas plus de concessions aux idées du jour ? Pourquoi n'es-tu pas plus opportuniste ? Pourquoi affirmer ainsi tes convictions ? Tu te portes préjudice. Nous ne sommes pas à une époque où il faut marcher en portant sur le front ce qu'on a dans le cœur !... » N'écoute pas ces mauvais conseillers. Va droit devant toi, drapeau flottant, et que l'on sache bien qui tu es ! D'autres te diront : « Tu n'es pas assez intransigeant, pas assez violent, pas assez brouillon. Pourquoi acceptes-tu tels collaborateurs? Pourquoi applaudis-tu à telles initiatives ? Tu cherches la paix, tu veux conquérir... Non, il faut écraser, il faut briser ! » N'écoule pas : c'est la voix de ceux qui cherchent la satisfaction de leurs rancunes ou de leurs intérêts. Toi, tu veux le bien, va droit vers le bien !... "i Parfois en toi-meme,tu entendras une plainte. Tu seras las de marcher ainsi au milieu de continuelles difficultés. Tu souffrirar, car ton attitude franche te rendra encombrant ; on te critiquera ; on te laissera de côté ; peut-être même, ne pouvant | réussir à te changer, te combattra-t-on à découvert !... Courage et confiance ! Dans ton isolement,tu peux te rendre ce témoignage que tu n'as pas abdiqué ton désir, et la voix de ta conscience adoucira l'amertume que tu rencontres dans la voix de tes ennemis. Sois prêt, du reste, à accepter, toutes les observations justifiées, tous les reproches fondés : qu'il n'y ait dans ton attitude aucune orgueilleuse'ostentation, mais seulement la calme simplicité et l'inébranlable énergie d'un cœur loyal. Sois assez humble pour reconnaître tes défauts, et quand des voix autorisées signalent un faux pas, à rentrer aussitôt dans la voie droite. Alors tu verras, ton action sera féconde quoique obscure ; tu n'ambitionneras pas un poste de combat plus en vue ; mais sur le terrain qu'on te donnera à défricher, tu te dépenseras sans compter, et si, un jour, on vient t'y chercher pour une charge plus lourde ou un poste plus périlleux, tu pourras y aller sans crainte ; tu n'auras pas « en jambé sur la Providence » ; tu te seras préparé dans l'humilité à des œuvres plus grande, el, sans compromission, sans faiblesse, sans retour égoïste sur toi-même, tu iras encore, tout droit vers les nouveaux devoirs qui t'appellent. Un Milliard, On parle communément de milliards, de milliardaires. Nous ne croyons pas qu'il s'en trouve parmi nos lecteurs. Cependant, la vie est pleine d'imprévus, elle peut réserver un jour bien des surprises et qui sait, chers lecteurs, si, dans des temps ultérieurs, un vieil oncle d'Amérique milliardaire et monarqm ne vous instituera pas son légataii ! universel ! I Jusqu'au jour d'aujourd'hui, vous n j vous êtes jamais imaginés que pare bonheur fut réalisable et sans dout n'aurez-vous jamais calculé les dimer sions que vous devriez donner à votr coffre fort pour abriter confortablemer cet héritage inattendu ? Vous ne vous représentez pas, cher lecteurs, combien cette somme d'u milliard est encombrante et combien d difficultés vous auriez à la transporter Je me suis amusé, un de ces soirs, essayer de m'en rendre compte, no: ! pas que je nourrisse secrètement de ! espoirs d'hériter de pareille aubaine j mais simplement dans un but de curio I sité ! ! iVIes constatations m'ont paru si inté ressantes et si extraordinaires que je m suis pro lis de vous en faire part : Je suppose que votre vieil oncl américain, et par conséquent bizarre vous ai réservé la surprise de vous con server cette somme en argent ; vou vous trouveriez en présence de cint millions de kilogrammes. Pour l'em porter il vous faudrait, si vous «m ployiez des hommes, cinquante mill porteurs, à supposer que chacun d' ceux ci se charge de cent kilogrammes Si vous préfériez véhiculer la somm par chemin de fer, le transport de votr' milliard exigerait l'emploi de mille wa gons à charge de cinq mille kilo grammes chacun. Si d'aventure, le regretté parent avai mobilisé toute sa fortune en or, elli pèserait trois cent vingt-deux milh cinq cent quatre vingts kilogramme. et sont transport nécessiterait les ser vices de trois mille deux cent ving cinq hommes. Enfin si vous trouviez cette fortum en billets de banque de mille francs, i y en aurait un million ; en billets di cent francs, le nombre serait de IL millions de billets et le poids, si ot admet que i billet pèse i gramme i; centigrammes, atteindrait le chiffre fan tastique de onze mille cinq cents kilo grammes. Plus de mille kilos de billets de banque, cela n'est pas banal du tout ! ! Et si poussant l'originalité encore plus loin, le cher testataire vous laissaii sa fortune sous forme de biblothèque celle-ci comprendrait deux mille volu mes de cr"»ç cents pages, chacune de ces dernières étant i billet de mille francs ; ou bien, vingt mille volumes de même grosseur si chaque feuillet était un billet de cent francs. Pour transporter un milliard en billet de mille francs, il faudrait dix-huit hommes ; en billets de cent francs, cent quinze hommes ! On voit d'ici le cruel embarras dans lequel nous plongerait l'obligation de transporter tout cet argent. Eh bien ! si grandes que soient les difficultés, je suis persuadé, tant le monde renferme d'héroïsme et d'abnégation, que l'on trouverait sans peine des gens capables d'affronter courageusement ce péril et de prendre sur_ leurs épaules la lourde charge du milliard ! Peut-être y a'-t-il de ces héros parmi nos lecteurs ! A ceux-là, je souhaite qu'un « vieil oncle américain » un mil- liardaire leur laisse un jour Tentièrete ■e i de sa fortune. En seront-ils plus heu-! reux ! e i Je le souhaite,mais je n'ose y croire ! il Cinéis. ; UN HOMME D'ÉTAT MODESTE- t M. Taft, qui chaque jour ne promettait de suivre un régime sévère pour lutter contre son obésité, se laissait entraîner par son appétit — s et avouait manger à lui seul autant que quatre [i hommes. e Le nouveau président de' Etats-Unis, M. Wodrow, observe une tempérance d'une rigueur un ' peu excessive. C'est ainsi que l'alcool ne parait a jamais sur sa table sous quelque forme que ce 1 soit. On ne boit que de l'eau dans sa famille... s II ne fume pas personnellement, mais consent à acheter des cigares quand il reçoit des amis. Au contraire, les exercices physiques ont toute son approbation. Au temps où il faisait des études, il avait une vraie passion pour les - sports athlétiques. Lus longues excursion à bi- 2 cyclette, étaient sa dis raction favorite. Depuis quelque temps il préfère le golf Lorsqu'il était professeur à l'Université de Princeton, il se livrait avec ardeur ù ce jeu chaque fois qu'il pou- i vait dérober quelques instants à ses travaux. Wodrow Wilson, qui descend de vieilles fa-s milles irlandaises el écossaises, a cotise vépar , hérédité la gaieté naturelle propre aux montagnards des t Hioh-Lands » et aux fils de la verte Erin Optimiste, il a une tendance à voir toujours les choses et les événements sous leur i côté le plus amusant. 3 Pour se délasser de ses travaux, il donne libre carrière à sa belle humeur. Suivant sa pro- [ pre expression « un homme d'Etal ne doit pas " avoir la sagesse silencieuse d'un hibou el la 5 gravité méditative d'une vache ». Quand il se met à table, entouré de sa femme- - de ses trois filles et de quelques amis, M. Wil, son parle avec la plus entière liberté de tout ce qui lui vient à l'esprit. Il ne connaît pas de plus grand bonheur que de dire toute sa pensée el il - la dit avec abondance et avec esprit. S<>it qu'il î s'agisse du dernier livre de Kipling ou de la 5 prochaine partie de foot-ball annoncée par les . journaux,le nouveau président aborde toutes les , questions avec le même entrain, la même connaissance approfondie de toutes choses. Aucun sujet ne lui est étranger. A l'occasion, î il récite te dernier quatrain facétieux qui vient 1 d'être lancé par les Irlandais de l'Ancien ou du Nouveau-Monde el les anecdotes plaisantes arri ■ j vent toujours à point pour atténuer l'austérité d une dissertation sur un problème religieux ou 1 une question de droit constitutionnel. ; Un joli côté du caractère de Wodrow-Wilson est qu'il aime les gens du commun n'ayant reçu qu'une instruction sommaire, quand ces gens sont francs et n'ont pas honte de leur ignorance Cela ne l'empêche pas, du reste, de rechercher et d'apprecier aussi la société des savants. . Ceux qu'il ne peut souffrir sont les érudits qui i dédaignent les idées générales pour limiter leurs éludes el leurs recherches à une fraction de connaissances humaines aussi1etlreinles que possible. Il les appelle des spécialistes ignorants ». AI. Wilson appartient à l'Eglise presbytérienne et ses convictions religieuses lui inspirent une profonde antipathie pour les doctrines matérialistes Il est parfois un peu dur pour ceux qui ne partagent pas ses opinions. Mais il est le premier à en rire quand la discussion se calme. Cyrille Valdy. Wyuq la ^euteFâlitié. La Vallée du Geer journal loyalement neutre imprime à sa 3e page l'entrefilet suivant : « Une brochure de V"T Hugo. — « Au moment de la campagne contre « le néfaste PROJET du GoUVERNE- « ment,nous signalons à nos lecteurs « le célèbre discours de Victor Hugo « sur la Liberté d'Enseignement en « une jolie brochure ornée du por-« trait du Grand Maître écrivain. — « Librairie Olyff, Hasselt. » Evidemment la Vallée du Geer est un journal neutre ! que serait-ce, Bon é Dieu, s'il n'était pas neutre ! ! i- Mais au fond trouvez-vous bie propre celte attitude sournoise ? ' Tongenaar. tavelles ; «le la ville et des environs . Tongres.—La Chambre de Commerc 3 de ïongres, appuyée par les Représentants d l arrondissement, obtient l'établissement < Ïongres de deux écoles régimentaires. — ( L'honorable ministre de la Guerre M. le Baroi ( de Broqueville a annoncé jeudi' à nos honora , nies représentants MM.Schaetzen et Van Orme ling-en que Tongres serait dotée de DKU> écoles régimentaires : Maeseyck aura une écolt de pupilles. , | Cette nouvelle a été accueillie avec enthou-^ 1 siasme par toute la population. Nos honorables représentants et sénateurs de tongres, à la demande de la Chambre de Commerce, avaient vivement appuyé auprès du Minisire compétent, le désir de la population tongroise de voir doter notrs; ville d'un casernement de troupes. ! A l'audience que M. le Ministre de la guerre accorda aux délégués du Consçil Communal et de la Chambre de Commerce, conduits par nos représentants, M. le Ministre leur laissa entre-1 voir la possibilité de l'établissement d'une école ! j regimentaire en notre ville. ; Nos dévoués représentants, à la demande ; réitérée des commerçants n'ont cessé detravail-I 1er pour que Tongres ne soit pas sacrifiée dans la répartition des nouveaux casernements. Leurs efforts sont aujourd'hui couronnés d'un , succès complet puisque nous obtenons deux ecoles régimentaires, donc plus que nous n'au-! rions pu espérer et, — détail très important et j que nous oubliions presque de signaler — sans | la moindre intervention financière delà ville, j Toute notre population sera reconnaissante j envers nos mandataires pour les psines qu'ils : se sont données et nous sommes certains d'èlre son interprète pour leur adresser ses plus vifs remerciments. ASSOCIATION CATHOLIQUE DE L'ARRONDISSEMENT DE TONGRES. — Les délégués de l'Association Catholique de l'arrondissement de Tongres, se sont réunis dimanche j dernier à la Concordia à l'effet de procéder au classement des candidatures présentées. La plupart des délégués étaient présents. Deux propositions, concernant des modifications à apporter aux statuts, avaient été adressées au Comité. L'assemblée, à l'unanimité, décide de les discuter dans une réunion ultérieure.Le poil pour le classement des candidat; donna les résultats suivants Effectifs : Suppléants : SCHAETZEN DBPLOIGE Van Ormelingen Meyers Gielen Delvoie L'arrondissement de Maeseyck ayant droit à la J" candidature effective et à la 2° suppléante, la liste catholique sera composée comme suit : Effectifs : Suppléants : Helleputte Deploige ScilAETZEN CeeLEN Van Ormelingen Meyers Gielen Delvoie - LE SERMON DE CHARITÉ, prêché dimanche dernier en l'Eglise Notre-Dame, par le R. P. Rrahy, de Tordre des Oblats de Marie, a été écouté avec une vive émotion par le public nombreux et choisi qui se pressait dans notre Collégiale. La collecte faite, à l'issue de ce sermon, au profit des patronnés de l'Œuvre de St-Vincen' de Paul, a produit la somme rondelette de 710,80 fr. Au nom des pauvres, nous adressons un cordial merci, à tous ceux qui ont largement voulu contribuer au soulagement des misères de tant de pauvres déshérités. SOCIÉTÉ DE ST-VINCENT DE PAUL. -Adoration du lr vendredi du mois en l'église. Notre-Dame, le G lévrier prochain, de i à 6 h. du soir. Salut à 5 1/2 h. Association du Sl-Sacremenl et de l'Œuvre ■■■■ un des Eglises pauvres. — Vendredi 6 fevrier. e n i 1 eglise Notre-Dame. Adoration de 4 à 6 h. du soir.Salut à 5 1/2 h - PATRONAGE ST-JOSEPH. - Les ma] très du patronage S'Joseph s'apprêtent à donne une représentation dramatique au profit di leur belle œuvre. Nul doute que cette séanci n obtienne un vif succès car il nous est permi' cl affirmer que les pièces qu'ils présenttron seront de nature à contenter les plus difficiles, e gNous y reviendrons la semaine prochaine, s - SOUPER DE L'HARMONIE. — C'est ce i samedi soir qu'aura lieu en la Salle de la Con-. cordia le souper annuel de l'Harmonie. Les i représentants de l'arrondissement y assisteront — SOUPER DE L'UNION. - Le souper annuel, de la Jeune Garde Catholique l'Union est fixé au samedi 14 février. Witta Lslie — La section dramatique de la t VVitte Lelie » interprêtera au Carna-■ val la pièce « DE ZWARTE GRIET t. Heclenge s/Qeer. — Une enquête de comodo et iucomodo sera ouverte A la maison communale de rtoclenge le lundi 2 février prochain sur la mesure votée par le conseil communal d'interdire le dépôt de pulpes de betteraves dans l'agglomération. — Le même jour, au même lieu, une enquête de comodo et incomodo sera ouverte sur la décision prise par le conseil communal d'établir une taxe sur les opérations financières, actions de sociétés anonymes etc. — NÉCROLOGIE. — M. Joseph BECK de Roclenge, époux d'Elisa Stassinet, est décédé inopinément à Paris à l'âge ne 67 ans. — M. Joseph FALAISE agent de change à Namur, époux d'Elisa Jehasse de Roclenge, vient de mourir à Liège à l'âge de 38 ans. Canne-—Samedi après-midi le nommé Arnold Willems, marchand ds blocs, a glissé devant sacharetteet une roue de celle-ci lui a passé sur le pied. Boirs- — Nécrologie. — Plusieurs respectables familles de la llesbaye et de la Vallée du Geer viennent d'être cruellement éprouvées par le décès de Madem. Marie-Dorothée BODSON pieusement décédée à Villers-l'Evêque à l'âge de62 ans. La regrettée défunte était la sœur de M. le Bourgmestre de Boirs à qui nous présentons, ainsi qu'à sa famille, nos chrétiennes condoléances.= En son domicile à Villeneuve-St-Georges (Seine et Oise)avenue de Valenton 116, est pieusement décédée à l'âge de 54 ans.Mad. Norbert BRUN née Elise Martin. Cette mort endeuille plusieurs familles liégeoises.Millen. — Samedi dernier à l'occasion du souper annuel de Ste-Cécille, M. Henrotte bourgmestre et Président a lu une lettre de M. Straet-mans, depuis de nombreuses année directeur de la Société, par laquelle il donnait sa démission.Bassenge- — Nécrologie. — Notre concitoyen M. Guillaume HARDY, établi depuis de nombreuses années à Soissons (France) vient de mourir en cette ville à l'âge de 84 aus. il était membre de la société d'horticulture, tfonck. — Ilymenée. — Mercredi dernier 28 janvier a été célébré en l'église de Wonck le mariage de Madame Cithérine Trokar de Bassenge, veuve Goffinet, avec Monsieur Jacques, garde particulier. Maestricht. — La déconfiture de la Z. L. Bank. L'instruction de cette affaire est close et elle viendra devant le tribunal dans le courant de ce mois. L'arrestation, la semaine dernière, du sous-directeur de la binque Mr J. B. don! le Procureur du Boi et le Juge d'instruction avaient toujours admis la bonne foi dans cette affaire, a étonné douloureusement la population. — Lundi dernier vers midi, un cheval ayant le mors au dent arrivait comme une trombe sur le marché, venant de la Porte de Bois le Duc et trainant derrière lui un brancard brisé. En voulant pénétrer sous un porche, le brancard accrocha et le cheval s'abattit. Un agent de police put aller maitriser l'animal. — Un enfant noyé. — Lundi dernier vers midi des enfants bien imprudents, jouaient sur la glace malgré le dégeljtout à coup la glace se rompit sous leurs pieds et le petit garçon des époux J. âge de 8 ans demsurant au bassin dis-. parut dans 1 eau. Repêché peu de temps aprèi i et transporte chez M. le docteur Schaepkens i - | ne put etre rappelé à la vie. r ; - Nécrologie. — M. Fréd. Corten-Rutten de - Scharn-rieer-lez-Maestricht est décédé subite-î ment à Liege à l'âge de 56 ans. : 11 était conseiller communal et président de : 1 harmonie ds Hesr. Faits divers. M. Edwin P. Mulready" "iTdélégué officiel des Etats-Unisau congrès italien contre l'ivrognerie, déclare que les gens ivres disent généralement la vérité. Sur b6,ooo cas d'ivrognerie dont sont département s est occupé, il s'en est trouvé 77,ooo dans lesquels il a été constaté que les accusés disaient la vérité. Un iuge de Boston a confirmé le fait en disant qu'il est beaucoup plus fréquent d entendre dire la vérité par des ivrognes que par des individus sobres. t„„„ , , *"?. verred'eau gratuit. La cordialité brésilienne n'est plus à vanter. Elle est, peut-on dire, légendaire et se prodigue autant en grandes qu'en petites « attentions ». Sous le soleil qui darde, les gosiers sont altéré, et, dans ce pays sobre, on ne boit que du café — oh ' T exquis café qu'on y boit ! - du café et... ae i eau Or, dans tous les établissements ou 1 on boit, dans ceux aussi où l'on mange, à 1 entrée, il est une table char-gee de verres emplis d'une eau claire dele^table. Les gens qui passent entrent, vident un verre et s'en vont. Cette coutume de 1 « eau pour tous » existe dans toutes les villes du Brésil. De plus en plus de femmes policières. La ville de Chicago qui en août dernier fit 1 expérience de nommer dix femmes agents de police, leur donnant plus spécialement la mission de réformer les moeurs a été enchantée du résultat. ^e.® . policières jusqu'ici ont g'surtout présidé a 1 épuration des salles de danses et des bouges qui font de Chicago une réputation peu enviable et leurs efforts ont été couronnés d'un tel succès que le Conseil vient de décider de nommer quinze nouvelles agentes. 11 faut ajouter que les candidates choisies ont à remplir certaines conditions physiques qui leur permettent d'affronter les luttes et les .coups, part habituelle de ceux qui ont à rétablir l'ordre dans la ville de Chicago, et plus particulièrement dans les lieux où s exerce la surveillance des femmes policières. Bien bonne interprétation pour les naïfs. Voulez-vous savoir comment le F * Masson explique la phrase si caractéristique de la lettre du F.1. Wangermée au F.'. Vandervelde : » Comme cette plainte devra passer hiérarchiquement par les mains du F.'. Olsen, je n'en ai cure !... » ? Voici : » 11 avait le droit d'avoir plus de confiance en un homme libre qu'en un magistrat au cerveau déformé par le cléricalisme » !! (" La Chronique »j. » Qu a-t-il voulu dire ? Que le magistrat chargé de l'enquête n'était pas un clérical et qu'il avait donc toute garantie d impartialité » ! ! (« Le Peuple »,) Dire qu il a fallu près d'un an pour trouver cette explication ! Pas forts décidément les F.-. M...... En tous cas. bien naïfs s'ils pensent que le peuple belge les croit ! Feuilleton du COURRIER DU L1MBOUR __ N° 7. — LA RANÇON DE L'HONNEUR par SERGE DAVRIL. t)es sonneries de cloches déferlaient sur to les toits, se propageaient avec le vent par tou l'étendue de la plaine et des bois. De grosses voix de bronze s'élargissaient av solennité dans l'espace, mêlaient des notes gr ves, profondes, à des notes limpides, agiles gaies. Gérard songeait à d'autres matins pareils celui-là où les sonneries des cloches et le ti omphe de la lumière avaient suscité en lui i vagabondage de rêve bizarres, de superbes e; volées lyriques de passion et de désirs. 11 était décidé à partir dès le lendemain, disparaître. Son cœur saignait à la pensée de quitter pays épanoui dans le bonheur, où il lui set niait gu'il eût fait bon vivre, respirer, agi travailler. 11 découvrait un aspect nouveau et attendri sant aux choses. Un arbuste qu'il regardait, une mouche q passait, un brin d'herbe q ù avait poussé da l'enclos de la ferme Témotionnaient. Les vieilles pierres des murs avaient i aspect touchant. La mousse qui les revêtait lui paraiss; Reproduction interdite aux journaux qui n'o pas de traité avec la Société de Gens de Letli de Paris. m —= 1 - u —- fr . ■* douce à regarder et à toucher comme une joue — d'enfants. Jamais il n'avait éprouvé cette impression douloureuse et définitive qu'il éprouvait. 11 avait pourtant quitte la Mauloise déjà, pour ses années d'études, pour ses années de régiment et cependant il l'avait fait gaîment, avec l'impression que son absence serait de courte durée, qu'il retrouverait, à son retour, \ les choses aux mêmes places, les personnes f avec les mêmes visages. V II ne s'était point aperçu encore du prix que prenaient à ses yeux les plus petites choses familières.11 lui semblait qu'il allait arracher de son âme. comme on arrache par la violence un arbrisseau fleuri, de la terre, le paysage qui l'enchantait, la maison où son enfance avait fleuri, les voisins qui le tutoyaient, tout ce que ,g ses oreilles entendaient et tout ce qu'il aimait. te | 11 allait s'arracher à la douceur des choses en fête, le cœur plein d'amertumes et déchiré par 3C la souffrance, pour s'en aller vers l'inconnue, vers des dangers effrayants, vers des lieux et ' éloignés où il n'entendrait plus jamais prononcer le nom de « Marie-Louise, n a Marie-Louise lui apparaissait la grande réa-lité du monde ; il sentait bien que, sans elle, la n terre cesserait d'être belle. j. Il s'avouait d'avance l'immense souffrance qu'il éprouverait le lendemain, à son départ ; à et nul ne connaîtrait cette souffrance, ne le plaindrait, n'aurait pitié. ;e H songeait à son retour improbable, dans a- l'avenir, à tout ce qui était et qui ne serait plus r, s'il revenait un jour. 11 songeait à tous ceux qui dormaient au ci-s- metière, à tous ceux plus nombreux qui y dormiraient lorsqu'il reviendrait... ui n en était là de ses réflexions pénibles lors-ns qu'il vit s'avancer vers lui, sa mère soutenue par ses béquilles. in Des larmes embuaient ses yeux et sa mater-■ nelle sollicitude avait deviné les préoccupations sombres de son fils. _ Elle aborda aussitôt le sujet qui la tourmen-nl tait : ■es — Ne pars pas, mon enfant, je t'en prie ; si tu me quittais, vois-tu, nous ne nous rever- rirons plus jamais ; tu me retrouverais là-bas à ton retour... Elle désigna du regard le petit cimetière en-dornli sous les cyprès et les lilns, en flanc de coteau, à quelque centaine de mètres du villa-ge.Gérard baissa la tête sans répondre, elle poursuivit : — Je me sens bien fatiguée, mon enfant et je suis visitée par des pressentiments effrayants...Le malheur plane sur nous, il va fondre, j'en suis sûre. Reste auprès de nous pour lui faire face, pour qu'il nous trouve unis, serrés les uns contre les autres. Gérard restait muet, haletant, torturé par d'affreuses visions d'avenir. La mère Jeanne continua : — Mes pressentiments ne m'ont jamais trompée... et j'ai peur de l'avenir. Je le vois chargé de nuages sombres et je sais pourquoi j'ai la certitude que les malheurs suspendus sur nous sont cent lois plus terrifiants que tous ceux qui nous ont accablés déjà. Reste près de nous Gérard, ta présence peut les conjurer. La jeune homme fit un signe dé tête négatif et répondit : — Vous avez mal dormi, mère, vous êtes lasse et vous vous exagérez toutes les cho-es. Laissez-moi accomplir un devoir qui comble dejoie mon père et qui m'est nécessaire pour mettre fin à une situation douloureuse dont je ne puis vous révéler le secret. — Aimes-tu donc une jeune fille qui soit promise à un autre s'écria le mère, devinant presque le secret qu'ou lui célait. — Ne laites pas de supportions, mère, elles seraient erionnées, répondit Gérard. 11 fallait que je pane ; il le faut plus impérieusement e icore à présent. N'alourdissez pas mes inquiétudes par des remords. Ne me laissez pas m'en aller en emportant le souvenir de votre trop grande affliction. Soyez ferme, résignée, brave comme vous l'avez toujours été. Jette preuve que la nécessité vous inflige, sera peut-être la dernière. Je partirai demain, sans m'attarder dans des hésitations et des irrésolutions qui pourraient entraver nos projets. Quand je reviendrai, la paix se sera réinstallée à votre foyer, et je vous verrai de loin, assise sur votre seuil, sourire à mon retour. Mon absence ne sera pas longue, je vous promets et pendant cette absence, mère vénérée et chérie, ma pensée ne vous quittera jamais ; vous serez mon réconfort et mon courage. La mère Jeanne essuya ses yeux du coin de son tablier et balbutia : - Puisque rien ne peut vous fléchir, puisque vous êtes résolus, les uns et les autres, et ancrés dans vos idées, sans ménagement pour le cœur d'une pauvre femme, pars sans pitié, pars. Et elle ajouta entre deux sanglots : — A la grâce de Dieu 1 Cette journée de cette patronale s'écoula lentement pour Gérard. 11 l'employa aux préparais du départ. Seul, dans sa petite chambre de garçon, il écoulait les crépitements et les détonations des pétards allumés sur la place par les enfants. Il rangeait dans son armoire, ou nul ne les toucherait peut-être plus, les vêtements qu'il n'emporterait pas. 11 choisit lui-même le costume qu'il revêtirait pour s'en aller. 11 pl >ça sur une chaise, avec du linge : un mouchoir, une chemise, un col, une cravate, un caleçoii. Puis, dans une étroite valise, il plia tout ce qui pouvait lui être nécessaire pour le voyage. 11 se trouva soulagé d'une lourde oppression lorsque ces derniers préparatifs lurent accomplis.A l'heure du dîner il descendit. 11 était calme et tranquille. Il informa son père que son départ était pour le lendemain. François Dayrelle ne répondit pas ; mais il se mordit les lèvres et ses paupières battirent. Le dîner fut silencieux. Une grande tristesse accablait les trois convives qu is'était placés du même côlé de la ta — Gérard au milieu,— serrés les uns contre les autres, blottis comme ces frileux oiseaux des îles qui se placent côte à côte sur la même branche d'arbre, pour défier le froid et l'adversité. Apres le dîner qui avait été simple et fru gai, qui n'avait rien d'un dîner de fête et qu avait rappelé bien tristement les anciens dîner: donnés à cette occasion annuelle à tous le: parents les plus éloignés, Gérard manifesta h désir de sortir un instant. — Va, mon enfant, nous attendrons toi retour, avait dit sa mère. Dans la rue inondée de lune et de silence, des passants se pressaient de gagner le bal, les endroits illuminés et bruyants. De peur d'être reconnu, Gérard se glissa derrière les vergers,dans les ténèbres répandues par l'ombre des maisons. 11 contourna les jardins et vint se placer à quelque distance de l'atelier du charron, poui essayer de voir ce qui se passait au bal. 11 rôdait autour de l'a'légresse insultante de; jeunes gens de son âge. lui qui avait le désespoir au cœur, comme un chacal autour d'un cimetière. Il s'arrêtait, par moments, pour regardei les ombres passer sur les vitres, pour tendre l'oreille et essayer d'entendre, une fois encore: la voix de l'un de ses amis, le rire d'une jeune fille. 11 écoutait en comprimant de la main sa poitrine que brisait la suffocation, plus blême qu'un cadavre, terrassé par une angoisse immense. 11 approcha plus près encore, à la faveur d'un mur du jardin qui lui prêtait son ombrage d'un buisson fleuri, il pût distinguer les personnes dont la présence animait le bal. Il n'avait pas le courage de partir sans essayer de revoir une dernière fois Mademoiselle Aubigny. Elle était là, entourée de ses compagnes ; la danse venait de se terminer et Gérard ne put deviner si elle avait dansé, ni avec qui elle avait dansé. Des jeunes gens, réunis en groupe, parlaient. Gérard entendit prononcer son nom et vit quelques-uns de ces jeunes garçons se détacher et se dirigpr du côté de la ferme de la Mauloise. Quand ils revinrent de leur mission, un mouvement de curiosité se fit autour d'eux. Il était évident qu'ils avaient tenté une • démarche dans l'espoir de ramener le fils s !H—■ ; Dayrelle et que, ne l'ayant pas trouvé, ils en | éprouvaient une grande contrariété. > Le violon du ménétrier attaqua une polka : ' ,®s couples s'enlacèrent ; un jeune homme i s inclina devant Marie-Louise et Gérard comprit qu'elle refusa de danser. Il la vit bi'-ntôt se lever, couvrir ses épaules d une mantille et sortir tristement, le front i incline. Il pensa : elle était venue pour me rencontrer ; elle n'était venue que pour moi. Gomme ehe est grande et flexible 1 comme elle est belle et rassurante ! Qu'il serait doux de consacrer sa vie à une telle compagne 1 Que de bonheur elle est capable de donner ! Quelle sécurité elle inspire I Quelle merveilleuse générosité, quel dévouement sans limites 1 Pour regagner sa demeure, Mademoiselle Aubigny devait passer à quelques mètres du poste ou Gérard s'était mis en observation. A un mouvement qu'il fit, elle tourna des yeux vers lui. dans l'ombre mais ne vit rien et eut un petit frissonnement de peur. U fut suHe point de l'interpeller, doucement ; de lui révéler sa présence ; mais il se reprit. — Est-il possible qu'elle m'aime, se dit-il ? Est-il possible qu'elle m'ait choisi parmi tous les hommes et que la vie lui paraisse souhaitable, avec un aussi triste compagnon ? Est-il possible qu'elle ait songé à obtenir de moi le bonheur, moi dont le regard suffit pour jeter le mauvais sort, pour porter malheur ? Passe ton chemin, va charmante et pure jeune fille, passe près de moi qui n'emplis lame de vision, sans approcher. Les mots que je pourrais te dire entreraient ; dans ton cœur comme des couteaux. Passe, oublie-moi, sois heureuse, aie du , destin toutes les félicités que tu mérites, j A présent que je t'ai revue, je puis m'enfon-cer dans le noir, dans l'effroi, dans l'oubli . (A suivre.1 1 1

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Dit item is een uitgave in de reeks Le courrier du Limbourg behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Tongres van 1854 tot 1921.

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