Le courrier du Limbourg

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28 februari 1914
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s.n. 1914, 28 Februari. Le courrier du Limbourg. Geraadpleegd op 20 april 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/n58cf9k43k/
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61me Année — ■N° 9. Ce numéro comprend 8 pages. Samedi, 28 février 4914 Ons'abonne à Tongres' chez H. COLLEE,éditeur | et propriétaire de cette 1 feuille. Le Courrier parait I amedi. Tout envoi concernant è lejournal doitètre adressé f franco à l'éditeur, grand' place, 37-39, à Tongres. | Téléphoné 13 COURRIER DU LIMBOURG FEUILLE HEBDOMADAIRE. ABON EMENT rTn an fr 5 Si* mois. . » 3 Pour l'étrangerieport en sus; Les abonnements sont payables paranticipation Annonces : la ligne!.'.0,15 Un numéro, h 0,10 . Réclames, r par tions judiciaires et autres insertions dans le crrps du journal, 1 fr. la I gne. On traite à 1 orf it pou es annon" 3sà longterme ÉPKEM1ERE fEUlLLËJ La manière forte1 : Le désarroi qui sévit sur nos voies ferrées provoque partout une vive et légitime émotion. Lee retards subis par les trains de voyageurs sont, a certains jours, fantastiques ; quant aux marchandises, la désorganisation du transport cause à l'industrie et au commerce des préjudices sérieux. Tout le monde se plaint, on discute, on ergote, on accuse le tïou-vernement d'incurie et d'incapacité et les politicailleurs anticléricaux écrivent à ce propos des articles fulminants.8; Il est certain que nous assistons pour l'instant à des phénomènes curieux, que ne suffisent pas à expliquer les fortes gelées de janvier, ni l'embâclement des canaux, ni les cent mille raisons secondaires invoquées en l'occurence. Toutes ces causes ont pu avoir leurs effets, mais il devient évident que, à côté et par dessus celle-là il en est d'autres, plus im-importantes et plus dangereuses. Nos adversaires qui savent exploiter les premières, affectent d'ignorer celle-ci et leur altitude en l'occurence est singulièrement suggestive. Nous ne discuterons pas ici la questions de savoir si une pa'tie du personnel des chemins de fer, inspirée et encouragée dans ce sens, dans un but trop facile à deviner, entreprend le sabotage rationel et méthodique du service,la grève perlée en un mot. Il nous suffit pour l'instant, de constater les faits et d'examiner s'il peut y être porté remède. Or il n'est pas, il n'est plus douteux pour qui connaît un peu, non seulement le personnel roulant, mais encore celui des bureaux, de certains bureaux et de certains services, jusqu'aux très haules sphères administratives, que ce personnel à, dans la situation actuelle, de très réelles et de très graves responsabilités. Que ce soit de la négligence, de l'incapacité ou de la mauvaise volonté, le résultat est le même et les conséquences identiques. — Contre des situations, ou des entreprises de ce genre, il n'y a en définitive qu'une seule manière, c'est la manière forte. ; Dans une administration aussi vaste et aussi complexe que celle des j chemins de fer, une seule méthode peut réussir a réprimer les négligences, à écarter les incapacités, à punir les entreprises de désorganisation. ' C'est la «responsabilité par cascade», '• bien établie et fermement appliquée pour chacun des chefs de service des ! plus élevésauxplus humbles,qui devra 1 répondre de ce qui se passe dans la 1 sphère de ses attributions ; quand il 1 se saura personnellement et effecli- : vement responsable, en dehors des 1 cas fortuits ou de force majeure, il < aura un intérêt evident à découvrir ' et à réprimer les négligences, à si g- < naler les impérities e( à dénoncer 1 es ( culpabilités. — H y aura peut-être i des exemples à faire, et des exemple s 1 retentissants, mais c'est,à mon sens, 1 le seul^moyen de convaincre le per- < sonnel qu'il n'a pas le droit et qu'i n'a aucun intérêt, au contraire, ; obéir à des suggestions où à des mot d'ordre extérieurs pour la désorga nisalion d'un service public. — S les autorités se décident à agir éner giquement, avec clairvoyance et sans faiblesse, il est certain que la situa tion s'améliorera avant peu.Il y aura des réclamations, des protestations, des manifestations de la part de quelques uns. Mais le Gouvernement peut être assuié d'avance de l'approbation de tous les bons employés et de celle du pays tout entier. JEAN RIVAL. Journée de la Presse Catholique. Nous rappelons à nos lecteurs que la Fédérations Nationale et inlerdio-césaine des Œuvres de presse catholique, sous la présidence d'honneur de S. E. le cardinal Mercier, organise une troisième Journée de presse, qui aura lieu à Mons,le 6 mars prochain. L'intérêt pratique des rapports — il en est même sur la Bonne Presse de Paris, et le grand nombre des comités fédérés lui promet un succès aussi brillant que celui des journées de Namur et de Gand. S. G. Mgr Walravens, évêque de Tournai, rehaussera de sa présence l'assemblée générale où une conférence sur la Presse sera donnée, par M. l'abbé Thellier, l'apôtre de la Bonne Presse en France. Le comité fait appel à toutes les oeuvres ou comités de presse du pays pour qu'ils adhèrent à ce Congrès national des œuvres de presse, ainsi qu'à la Fédération elle-même. S'adresser au secrétariat général, rue de Bruxelles, 58, Namur Autour de la Nouvelle loi scolaire. La loi scolaire a été votée, la semaine dernière à la grande joie et à la satisfaction de tous les catholiques belges ; ceux-ci, en effet, seront maintenant à même de procurer à leurs enfants des écoles où ils recevront une instruction ;t une éducation répondant à leurs vœux ;t en rapport avec leur conviction. «La situation matérielle des instituteurs >era également améliorée, conformé-nent à l'importance et à la dignité de eur profession. * * * La nouvelle loi scolaire augmentera es subsides, accordés jusqu'à présent lux écoles libres. Ceci met nos adversaires, libéraux et :ocialistes, dans une colère aussi folle lue stupide. Ils auraient voulu que tout 'argent de l'Etat aille aux écoles offi-:ielles ou neutres, et que rien ne serait iccordé pour l'entretien des établisse-nents d'instruction, que les catholiques >nt fondés avec leur deniers, et qui, en :ertains endroits, comme à Tongres, :omptent plus d'élèves que les écoles jfficielles. ^Dans tous le pays, les écoles libres îe reçoivent qu'une aumône en compa-aison des riches subsides alloués aux icoles officielles. 1 y§Pour prouver notre affirmation, noi i publions ci-dessous la liste des établis 3 sements officiels et privés de la ville cl Tongres, ainsi que le nombre d'élève i que chacun d'eux comptait pendant l'an - née scolaire 1912-1913, et le montan j des subsides qu'ils ont touchés à la mêmi époque. Ces chiffres puisés à source officielle ne peuvent être niés et nous défions no: libéraux tongrois de les mettre en doute Ecoles officielles. Nombre Montant des d'élèves subsides Ecole comm. des Garçons 215 fr. 16.880 I ï des Eilles 250 s 14,831 J> s d'Adultes 160 » 2,345 » ï de Dessin 79 » 2 300 Athénée Royal ( » 73,676,26 Ecole Moyenne de l'Etat ( y> 23,089,75 Ensemble 940 fr. 132,630.01 | Les écoles officielles de Tongres reçoivent ; donc en subsides une somme de 132,630,01 : fr. pour une population de 940 élèves, soit | 411,09 par élève. Ecoles libres Nombre Montant des d'élèves subsides Ecole adopt. des Fr. Maristes ù243 fr. 7,770 » Gard, des S. de Marie 302 » 4,800 » ï Dames des SS. CC. 152 d 500 Collège N. D. 290 s 2,500 Ensemble 987 fr. 15,570 Les écoles libres de Tongres touchent donc 15,570 fr. pour 987 élèves, soit 15,77 fr. par élève. * « * II résulte donc des chiffres ci-dessus que les écoles officielles de Tongres, touchent annuellement fr. 141,09 par élève, tandis que les écoles libres ne touchent que fr. 15,77 par élève ! Et cette criante injustice existe dans tout le pays ! Et dire que libéraux et socialistes ne cessent de prétendre que les catholiques sont les ennemis de l'instruction officielle, que les cléricaux, depuis qu'ils sont au pouvoir, n'ont cessé de combattre l'instruction officielle !!! Quels sinistres comédiens ! Si jamais les écoles libres, fondées par les catholiques devaient disparaître, le gouvernement serait obligé de dépenser des millions pour la construction de nouvelles écoles, les traitements de nouveaux instituteurs, etc. Ce n'est donc que justice, si la nouvelle loi accorde quelques miettes de la manne gouvernementale aux écoles libres, en compensation des énormes services qu'elles rendent au pays. Nos adversaires ne cessent de prétendre que tout l'argent de l'Etat va aux couvents. Tout pour les curés, tout pour les petits-frères et les nonnettes ! Voilà leur thème favori. Personne ne se laissera séduire par ce sottes déclamations, d'autant plus que les écoles officielles continueront à toucher leurs riches subsides. La nouvelle loi scolaire est une loi de ustice, qui met un terme à une criante injustice et qui portera les meilleurs fruits dans tout le pays. Le nombre des employés de l'Etal. M. Helleputte, Ministre des Travaux publics, a constaté que le nombre de kilomètres de voies navigables et de routes entretenues par l'Etat n'ayant .s presque pas augmenté, le nombre di employés des bureaux a quintuplé. Cet e constatation suffit à expliquer la mise s | 1 étude d'une réorganisation des service _ des Ponts et Chaussées. t .,Fne historiette piquante qui nous ; ete contée par un très gros personnag omciel jette une lumière sur l'augmen tation absurde du nombre des employé 1 de 1 Etat. s C'était au Département des Chemin: j de fer, M. Vandenpeereboom était minis tre. Un employé d'élite.muni du diplôme a officier d'artillerie issu de l'Ecole d'application, avait la naïveté d'étudier lui meme les questions dont il recevait les dossiers. Son bagage technique lui er, facilitait i intelligence. Or, quand son ancienneté l'approcha du grade de chel de bureau de deuxième classe, il apprit avec stupeur qu il n'était oas proposé pour l'avancement. Indigné.'il alla directement trouver le Ministre. M. Vandenpeereboom qui, comme chacun sait, est la droiture même, lui répondit, après enquête, cju.il 11 était pas proposé parce qu il n avait jamais eu d'employés sous les ordres et que le chef de bureau doit avoir appris à conduire les hommes. Le lendemain, notre ingdnieur alla trouver son chef, lui exposa la besogne dont il était chargé et lui démontra péremptoirement qu'il avait besoin de trois employés. On les lui donna. Cela marcha bien Au lieu de travailler lui-même, le candidat à l'avancement donnait des instructions à ses employés et lisait la Gazette et le XX" Siècle en attendant de revoir le travail de ses subordonnés. Six mois après,il était nommé chef de bureau de 2e classe. Le lendemain, il réclama trois employés supplémentaires et, vu l'impor-[ tance du service, on les lui accorda. C'est ainsi qu il devint chef de bureau de lre classe. Cela aurait continué ainsi ; malheureusement il est mort.- Que 1 on décide que l'avancement résul tera du travail personnel et tout sera changé dans les bureaux ministériels. ' - ."gJIIWMBWIIIIIII III——PCiqi tavelles de la ville eî des environs. '.'aksbond St«Hlaternii$. — Séances de cinéma, demain dimanche à 51/2 h de 1 après-midi ei à 8 1/2 du sui. Programme de demain. Robinet fait 1 élève — Comique. La catastrophe — Grand drame en 2 parties Les Chutes du Niagara La mine d'or— Drame touchant. Petronille gagne le Crand Steeple — Com. Une vie pour une autre — Nouveau drame n... [intéressant. ! Bill va au pays — Comique. Prix des places : Entrée Générale : 0,25 c»". — Réservées : 0,50 cœ". A la séance de l'après-midi les enfants sont admis à 0,15 c"". Liège. — Quatrième concert Dumont-La-marche : Nous sommes particulièrement heureux d'annoncer à nos lecteurs que toute la presse liégeoise est vivement élo-gieuse dans ses appréciations sur l'œuvre du sympathique et dévoué directeur de 1 Harmonie royale de la Concordia, M. D. Duysens : « Le Christ au Jardin des Oliviers », exécutée samedi dernier par l'orchestre de l'Association des grands concerts sym-phoniques (direction M. J DebefveJ dans la salle des fêtes du Conservatoire royal de Musique de Liège. Le Journal de Liège : « Le Christ au » Jardin des Oliviers », tableau sympho-" D'que, est une œuvre fort bien faite îs » aux tons estompés et assombris. » à \ta ^ Liège : « Le Christ a » Mofct des Oliviers», de M. D. Duysens j » est un tableau symphonique dont i'im ; - pression est profonde. J en ai admiré I n " mysticisme autant que les qualité : " fx'eneurs d'écriture et d'instruments i » tion. L œuvre fort bien jouée a reçu ui j » chaleureux accueil. » ; j La Meuse « Une interruption sert effl . j » cacement aux esprits surexcités nom , j » se préparer à l'émouvant et tant . j » significatif tableau symphonique : « L . [ » Christ au Jardin des Oliviers », urie , » vision ecrite par un musicien.liégeois » de digne notoriété, Désiré Duysens -» dont la science sûre et profonde — s'at-" » Je aveo n°Wesse et ferveur ici, à la : » traduction de cet épisode ultime de la » vie du Fils de Dieu, proférant affaissé » en sa divine abnégation le sublime : » 0ue votre volonté soit faite !!... » D inspiration élevée, persévérante et * d uneamptitude qui s'apparente et par » les développements et l'instrument# •> tion aux réalisations wagnériennes le » musicien belge mérite tous les éloges » dans le domaine religieux où il concen-» tie ses facultés et ses aspirations artis-» tiques. » L Express « Cette séance odorait ferme » son Orient. Après Istar, voici le «Christ » au Jardin des Oliviers, un tableau « symphonique de Désiré Duysens, une » belle page de polyphonie savante, dans » laquelle il régne un candide amour » une douceur et une sérénité qui émeu-» vent Fortement frankiste, l'œuvre est » purement écrite, et qui est plus elle » nous touche par sa grande sincérité » d expression. » Ceci n est donc pas un succès, mais un triomphe pour le. compositeur ; car le nom de M. D Duysens se trouvait à cote des noms les plus illustres de l'Ecole Française et de l'Ecole Russe : G.Fauré Vincent d Indy et Moussorgsky. Aussi M. Duysens est maintenant définitivement classé parmi les compositeurs les plus en renom et les plus hautement appréciés dans le monde m'usinai. Nous lui adressons nos plus vives et chaleureuses félicitations. ~. En vente à la librai-ri g Collée, Grand T lace, à Tongres i Tableau du prix des Grains, devant servir à la liquidation des rentes et fermages en nature dus aux Domaines et aux établissements pjblics en Ulo avec la réduction en mesures usuelles et taux du rachat en 1914. Prix : 0,10 centimes. , ■Mii,a" r y°minalion. — Notre dévoué senateur M. le vicomte Desmaisières vient d'être informe par Al. le Ministre Helleputte que M. I ierre tlenrotte eleveur et bourgmestre de Milieu est nomme membre délégué du Gouvernement auprès du Jury des expertises et concours, pour 1 amélioration de l'espèce bovine dans le Limbourg, en 1914 Nos plus vives félicitations. Roclenge s/G. — Carnavals. -- D'année en annee les carnavals perdent sensiblement de eur vogue. Dimanche dernier le temps était trop mauvais pour sortir de chez soi mais lundi et mardi, maigre un temps superbe, il n'v avait pas la moindre animation. De m.tsqués, peu ou prou et des promeneurs, pas davantage. A 10 heures du soir la plupart des cales etaient fermés. — Nomination. — M. René Beaurieux, candidat en sciences botaniques, fils cadet de M* et M 1 îerre Beaurieux-Onclin, est nommé préparateur à 1 Université de Liège, Nos sincères félicitations. ftassenge. — Les carnavals. — Dimanche dernier a I occasion des Carnavals ét malgré le mauvais temps la société de fanfares « Les Echos du beer » a fait une sortie carnavalesque dans la commune. Les musiciens étaient masqués. Ce toui, de même que le lundi et le mardi, il y a eut plus de- monde à Basse™?* nu» iq„ com m unes voi^mes mais ici comme ailleu Il les carnavals diminuent d'intérêt chaque ann et, pour peu que cela commue, il n'en restei bientôt plus que le souvenir. 3 i ies £endSrmès de Roclenge 01 . : dresse plusieurs proces-verbaux à charge < I"1 s amusaient à noircir les demo | selles en leur frottant du cirage dans la figun H faut esperer que la leçon profitera. ' r ~ cflule malencontreuse. — Mu" Mari ■ 1 LSiïfJ" mains' chez w' Michel H. df 1 bouteilles d eau gazeuse lorsqu'elle fil une chut j et tomba sur ies bouteilles qui se brisèrent Le morceaux de celles-ci blessèrent Mu"Fr. au'bra et lui coupèrent une veine.Lesang s'échaDDa e abondance et il fallut requerir l'aide de M 1 Docteur Piron pour arrêter l'hémorrha°-ie n. ÎS* oSf'm&idSÎ. !0™' ""!"bli miis'irme ' r aura ,^.alement sa société d< i—ss Houtaïn Saïnt-élméon. - Uue nlacf d organiste chantre est vacante à Houtain-St-oimeon. S'adresser à Mr le Curé. ■ — Incendie. — Samedi dernier vers deux heures de I après-midi un incendie s'est déclaré dans le garage et les étables attenant à la maison devant 1 église de Mr N. Debrus, marchand de porcs. M. le Bourgmestre Dupu'is qui fut un des premiers sur les lieux, voyant que incendie menaçait la maison, exista la jeunesse présente au dévouement et de suite des cen-faines de seaux d eau furent apporter sur les Précisément l'entrepreneur L. Hans d'Emael avec ses fils et les frères N. et G. Hans, menuisiers a liben, ainsi que Henri Goffinet, occupés fà amStT m'a-,S°n, à 1ueltlues mètres de la arrivèrent et, n écoutant que leur couraee montèrent sur le toit. Après une heure de travaille penible, c en fut fait de l'incendie Toute la population a également admiré le courage de M. Henri Greday, d'Eben qui, pour la seconde fois en ces circonstances a fait preuve d'un il ne tTT?' a 13 grange et des étables. il ne reste plus que des pans de mur. Heureusement qu on a pu circonscrire l'incendie car nUtr®. laR ma'son Debrus, le bel hôtel de M.' Dupuis-Renson, aurait également été détruit u y a assurance. Opheeps, Un violent incendie a détru'l Stasse 'er l6S be"eS étables de )a ferme Un superbe étalon valant plus de 15,000 fr. est devenu la proie des flammes. Les causes du sinistre sont inconnues. surïesTeuf ^ T°ngreS a fait ^ descente R.usson. — Un ouvrier de la communêFa pasete peu surpris en rentrant de Liège mardi nUtà c°nstater que son habitation était complètement detruite par un incendie. Bouia d'Opoateren-Asch. — Le Gou- tXrp«?(1ent-'td^C0?Cert avec les communes in-teressees, étudié e trace d'une nouvelle route charbonmere. Elle prendra origine à la route en construction de Rothem à Gruitrode, traver- MppItp! aboutira à Asch sur la route vers Mechelen-sur Meuse. La nouvelle voie est destinée a mettre en valeur des milliers d'hectares 9 kilomètres.10'11 6' aUra ™e longueur de S„nln'evlc!na.l;iNous croyons que nous l'avons lait un peu a la legere et nous nous empressons de communiquer à nos lecteurs quelques dé-r?sée^Ue n°US av0ns Pu's®s a une source auto- La critique est aisée et nous autres Belges tous nous avons quelque peu cette déformation ue t esprit. Deux inexactitudes sont contenues dans notre communique, d il y a huit jours : ui' ,11,"'11» moyenne sur la ligne Glons-Maestricht et les autres lignes rayonnant de Maestricht est supérieure à la vitesse moyenne adoptee sur lesautres réseaux vicinaux du pays, j.aut celui du Littoral où le tracé et le profil des lignes permettent une allure plus vive, encore ne depasse-t-elle la moyenne de la ligne Glons- Feuilleton du COURRIER DU LIMBOURG — N° 11. — LA RANÇON DE L'HONNEUR PAR SERGE DAVRIL. Marie«Louise dit : — Laissez moi porter votre lettre à la poste madame Dayrelle ; j'ai quelques petites économies dont je ne sais que faire, je glisserai un bon de poste dans l'enveloppe ; monsieur François ne pourra point se lâcher, puisque ce sera moi gui lui aurait desobéi et non vous. Puisse ce petit secours inspirer des idées sages à Robert, le faire songer à sa mère avec un peu plus de pitié et d'égards. Quant à ce dont vous pouvez disposer mère leanne, envoyez-le à votre Gérard. ' La fermière, confondue, avait résisté à cette générosité ; mais la jeune fille avait fini par la convaincre, par l'obliger à accepter cette sttrande secrete d'une âme pure à un être comblé de tous les mauviis instincts. Mais ces deux pauvres femmes, enivrées nar :e qu'elles croyaient être une bonne action Bussent frémi d épouvanté et d'horreur si elles îvaient prévu quelle puissance malfaisante et i criminelle cette petite somme d'argent allait ■ débrider et quels redoutables événements elle allait déterminer. C'est ainsi que parfois, les plus louables ! actions alimentent le mal, le font naître, le for- Reproduction interdite aux journaux qui n'ont toPaX ^ S°Cm de Gm de tifient et qu'un geste de généreuse pitié peut provoquer les plus effrayantes catastrophes. IV Voyage au pays de l'horreur. Gérard s'était embarqué à Marseille, sur un paquebot de la compagnie Fraissinet, à destination du Congo, qui devait le déposer, en passant, au Dahomey. Le colonel de son régiment lui avait accordé huit jours de permission, avant l'embarquement, pour lui permettre d'aller faire ses adieux à sa famille. Gérard avait passé ces huit jours de congé à s'approvisionnerdes petites choses qu'il désirait emporter. It ne se sentait pas la force nécessaire pour revoir sans défaillance, sa mère infirme et son père attristé. Chaque soir, il réintégrait la caserne du Mourillon après de longues courses à travers la ville et de longues promenades sur le rivage de la mer, du côté du cap Brun ou des Sa-blettes.11 recherchait avidemment un excès de fat:gue physique pour assoupir la surexcitation de ses perfs et l'angoisse de son âme. 11 éprouvait une immense mélancolie à songer qu'il allait quitter la douce terre de France pour de longs mois, peut-être pour toujours. La plainte des flots mourant contre les rochers de la rive lui paraissait faite des longs cris de détresse de lous ceux qu'ils avaient emportés par delà les mers et qui n'étaient plus revenus. Il est si triste de tourner le dos à tout ce que la vie a de consolant, d'heureux et de riant pour s'en aller vers les aventures et vers l'in-connu ! D'autres t marsouins » de son régiment, désignés comme lui pour la colonie du Bénin et quin'avaientpas d'avantage portél'amerlume d'un adieu à leur famille, se promenaient par groupes mornes, sans armes, dans les rues de la ville et ren raient le soir, éoivtés, en se tenant par les bras pour se soutenir mutuellement, et en chantant une de ces complaintes larmoyantes qui parlent des choses si navrantes et si émouvantes. Enfin le jour du'départ arriva. Le détachement fut conduit par un officier à Marseille et embarqué à bord du « Libreville. » Le navire devait fever l'ancre à une heure du soir. Les passagers étaient appuyés au bastingage, dérangés continuellement par les manœuvres des matelots ; abasourdis par le crissement des cordages et les brefs commandements des chefs de manœuvre. Des débardeurs, sur une passerelle, poursuivaient les approvisionnements de charbon et en emplissaient les soutes avec une hâte excessive. Enfin les passerelles furent enlevées ; un commandement aigu domina tout le tumulte ; un long mugissement de sirène retentit, lugubre, et les hélices commencèrent à éloigner du quai la lourde embarcation. Gérard, dès son arrivée à bord, s'était choisi un endroit paisible où il pourrait être seul ei s'abandonnera la tristesses de ses pensées. Cet endroit, situé au dessus de l'écubier, près des ancres, tout à fait à l'avant, lui offrait un étroit triangle de planche où les matelots n'avaient rien à faire. 11 en prit possession, y installa une couverture et, de là, regarda t'éloignement progressif des côtés, le rapetissement des édifices de Marseille. Un serrement de cœur étreignait tous les passagers.Un grand silence régnait à bord, troublé seulement par le bruit sourd et régulier des machines. Tous les yeux demeuraient fixés sur la côté, sur la terre de France qui s'éloignait, se perdait déjà dans la brume et, de tous ces yeux, des larmes l°ntes coulaient. Gérard éprouvait cruellement cette douloureuse sensation de départ qui participe de l'abandon et du deuil. 11 pleurait sur soi-même, sur les embarras de sa famille, sur son grand amour, mort au moment où il allait être couronné, sur tout ce qui aurait pu être et qui 11e serait plus. Il pleurait sur le désarroi de son âme ; sur ' sa vie sans avenir ; sur toutes les souffrances 1 qu'il aurait encore à subir avant d'en atteindre ' le terme ; malgré qu'un pressentiment l'avertissait qu il ne reverrait plus la France, ceux qu'il aimait, ceux que son départ affligeait. Il aurait eu honte d'être vu dans cette attitude accablée, mais ta nuit clemente était venue et les larmes tombaient dans le noir. Tout à coup, les circonstances extérieures firent dévier le cours de ses pensées ; la mer grossissait, menaçait et le ciel se chargeait de nuages bas et fulgureux. Le navire cependant, continuait sa course, fendant les lames écumeuses et le capitaine dût prendre des dispositions pour parer à une des grosses tempêtes qui sont fréquentes dans le Golfe de Lion. Gérard, dont la position devenait intenable à l'avant du navire, fut contraint de descendre dans les cabines. Il s'étendit sur sa couchette, et terrassé par la violence des émotions qu'il avait éprouvées s'endormit d'un profond sommeil. Mais son repos fut de courte durée ; tes premiers symptômes d'un grand mal de mer se firent sentir, Les odeurs de goudron, le manque d'air dans la cabine, l'obligèrent à remonter sur le pont à s'accrocher au bastingage. La tempête sévissait avec rase. Des montagnes d'eau s'élevaient devant le navire, comme un mur, et la masse liquide se creusait, surplombait, se tenait en suspens, comme prête à retomber sur le pont et à l'écraser. Cependant la proue s'enfonçait dans cette masse qui s'abaissait, s'évanouissait, laissait place à un abîme vertigineux. Puis d'autres ondulations se formaient, disparaissaient, et le navire roulant en tanguant, craquait comme si sa formidable, armature de bois et de fer allait se disjoindre et se briser. Parfois, des paquets d'eau retombaient sur le pont, en ballayaient tous les objets, inondaient les matelots. Le bruit de la tempête dominait tous les autres bruits. Le vent soufflait par bourrasques impétueuses déchirait la crête des vagues et projetait des trombes d'eau obliques sur la navire. Accroché de toutes ses forces au bastingage Gérard avait l'impression d'être secoué brutale ment, en tous sens, à la fois comme un frêle et pauvre arbrisseau qui voudrait tenir en tête à la violence des éléments déchaînés. Une grande panique régnait autour de lui. tous tes .passagers, malades et effiirés gemissaient et jetaient des cris perçants, dans le tond des cabines, où ils se naient par groupes que les mouvements alternatifs de l'embarcation projetaient tour à tour contre toutes les cloisons et meurtrissaient. Des femmes priaient, croyant venue leur der-niere heure. Des hommes, entre dtux hoquets, leur prodiguaient des paroles d'encouragements et de patience. Au milieu de tout cela,des matelots vaquaient a leurs occupations, sans manifester d'inquiétude, silencieux, les pieds nus et le pantalon retroussé jusqu'au genoux ; s'accrochant à des barres d appui pour su maintenir en équilibre, attendant le moment propice pour faire quel-| ques pas en chancelant, sans tomber. | Le « Libreville ï rassemblait à un wagonnet j tancé eperdumant sur les rails tourmentés de I ormidabbs montagnes russes, bondissant vers ; la nue pour repiquer bientôt de l'avant dans ! un goullre ; s'inclinait sur la droite et se ren j versait sur la gaucbe comme un oiseau dont 1 1 aile vient d être cassée par un plomb meur-j trier. ; Des hirondelles affolées toutes mouillés par ! la tempête, se rassemblaient côte à côte sur le reluge des cordages, cherchaient de tous côtés un tibri contre cet ouragan qui rendait impossible 1 essor de leur ailes ; se laissaient prendre a la main et se tenaient là blotties, dans la douce tiedeur qui les ranimait. Et cela continuait, sans repos et sans fin, sans répit et sans pause ; des vagues, élevées succédaient à d'autres vagues, et ' d'autres vagues encore, pressées et hautes accouraient du fond de l'etendue. Gérard prit un' cordial que le médecin du bord lui offrit et attendit avec patience la fin du cataclysme. Bientôt, les premières lueurs du jour blanchirent 1 horizon, éclairèrent la crête écumante des vagues. Puis le vent s'apaisa, les Ilots se calmèrent, le rr oux des éléments tomba. uc aKUX Kilométrés a 1 heure. Le soleil s éleva, radieux, comme un roi dont la seule apparition suffit à faire disparaître et rentrer dans t ordre des éléments de trouble et de perturbation qui se meuvent dans les tenebres. , Le navire, qui n'avait subi que de faibles degats. reprit son allure élégante et légère et poursuivit sa course sur une mer d'un bleu intense. Les passagers, satisfaits d'avoir été quittes pour la peur,montaient sur le pontet se prome-naient la, heureux d être délivrés des terreurs nocturnes,, des malaises physiques, de tout ce qui avait fait ressembler les heures écoulées à un cauchemar. Et les matelots, toujours indifférents, habitue a ces spectacles grandioses et à ces émotions terrifiantes, se reposaient parlaient entre eux, ^ consolaient d'une phrase typique les malaue:- au visage livide : « 11 y a eu un peu de poussière sur la route. » Le « Libreville » devait faire escale à Oran. Lorsque ses blanches m.lisons, étagées dans le cirque de son anse, apparurent, ce fut un eb'ouissement. Les voyageurs regardaient approcher la terre terme avec de l'extase dans les yeux. Ceux qui bornaient là leur voyage éprouvaient un profond soulagement , se félicitaient d avoir échappé à des dangers qu'ils s exageraient.se réjouissaient à l'idée de retrouver bientôt ce qu ils appelaient <1 le plancher des vaches. » Ceux qui poursuivaient leur route au delà de ce premier arrêt se réjouissaient d'avoir deja le pied marin, d'avoir traversé l'épreuve du redoutable golle de Lion, d'avoir payé leur tribut à la mer, d'être aptes à savourer à pleine àme, tout l'imprévu du voyage. Des que le paquebot eut été amarré à quai et que les formalités d'atterrissage eurent été remplies, une nuée de trafican's arabes envahit le pont. ( Suivre).

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Dit item is een uitgave in de reeks Le courrier du Limbourg behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Tongres van 1854 tot 1921.

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