Le courrier du Limbourg

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s.n. 1914, 04 Juli. Le courrier du Limbourg. Geraadpleegd op 21 april 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/7w6736mt66/
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COURRIER DU LIMBOURG Ons'abonne à Tongres' chez H. COLLEE, éditeur et propriétaire de celte feuille. Le Courrier paraît lej amedi. Tout envoi concernant ■ lej ournal doi tètre adressé franco à l'éditeur, grand' place, 37-39, à Tongres. Téléphoné P4° 12 FEUILLE HEBDOMADAIRE, ABONNEMENT Un an fr 5 Sii mois. . » 3 Pour l'étrangerl en sus. Les ahonnements payables paranticiption. Annonces : la lignefr Un numéro, lf .0,10 Réclames, r para judiciaires et aut'e sertionsdans le orps du journal,! fr. la % On traite à forlai esannon^.asàlonterme. PREMIERE FEUILLE Le parti libéral est disqualifié Dédié au « Journal du Limbourg ». Voici qui mettra fin à toutes les polé miques qui ont suivi les élections du 2< mai. Le Journal du Limbourg et autre: journaux sectaires s'obstinent à préten dre que le gouvernement n'est pas ei majorité dans le pays. L'Etoile Belge, organe maçonnique reconnaissait, il y a quelques jours, qui « la majorité parlementaire di Gouvernement est une majorité légale t. « Cela est aussi vrai ajoutait-elle que deux et deux font quatre ». L'honnête Jour nal du Limbourg pré tendrait-il que tous les députés catho liques n'ont pas été élus conformémeni aux dispositions constitutionnelles ei législatives en vigueur !... Nul homme de bonne foi ne peut nier que s'il y a une majorité catholique de 12 voix à la chambre, c'est parce qu'il y a une majorité dans le pays. Du reste, les catholiques seuls restent pour présider aux destinées de la patrie : L'immense majorité du pays réprouve le programme révolutionnaire des socialistes ; quant aux libéraux, ils sont disqualifiés, surtout dans le Limbourg. Partout ils ont employé l'arme déloyale du mensonge et de la calomnie ; mais ici, ils ont,honteusement et auda-cieusement abusé du célèbre « Mentez comme des diables... » Le bon roi Dagobert dit la chanson, avait mis sa culotte à l'envers. L'illustre « baron de la Bourde » lui, a mis son programme à l'envers : il l'a retourné ; il brûle actuellement ce qu'il a adoré (service général instruction obligatoire, etc.) et il n'adore plus rien du tout, car il n'a plus de programme. Pardon !... Il lui reste ; A bas la calotte ! et Vive le S. U. ! Quant à ce dernier point, nous serions curieux de savoir si sa formule (il a une formule sans doute ?).s'adapte à la socialiste, à la radicale ou à la doctrinaire !... Oui, vraiment, que reste t-il de son ancien programme ?... En période électorale on lui a posé plus d'une fois la même question : il juge très prudent de ne pas. y repondre. Il va donc rentrer à la Chambre,mais il se gardera bien de proposer l'abrogation de l'art, de la loi scolaire, voté par ses amis, et qui instaure l'instruction obligatoire ! Il ne demande pas davantage que la chambre en revienne au système militaire d'un fils par famille, ce qui laisserait passage trop libre à l'envahisseur, en cas de guerre Franco Allemande. Il a tant critiqué les impôts nouveaux et pleinement justifiés. N'est-il plus d'avis que l'on impose la richesse ?... Quand il sera rentré au Parlement, nous le verrons, guidé uniquement par des préoccupations électorales, proposer des dépenses de tous genres ; mais il se gardera bien d'indiquer des recettes équivalentes. Voilà la belle la loyale tactique de tous les anticléricaux ; ils réclament à grands cris des réformes ; il poussent à la dépense, puis ils endossent toutes les responsabilités à la droite. Ils parlent de renverser le Gouvernement ! Oh ! ils ont si soif du pouvoir !... Mais au préalable, il semble que le pays est bien en droit de leur demander : Qui, parmi vous, peut diriger ia barque gouvernementale.Et quelle direction pourriez-vous lui donner ?... Il ne peut être question d'un gouvernement socialiste révolutionnaire : le bon sens belge n'en veut pas. La petite minorité libérale-radicale ne tiendrait pas quinze jours, à moins qu'elle ne consente à réaliser le programme anarchiste d'Anseele et detoute sa bande A bas le roi ! la propriété J Ecrasons : l'Eglise! Vive le puret simple à 21 ans! Est-ce que M. Neven et d'autres consentiraient à courber l'échiné sous la cravache d'Anseele ?... Et le Sénat, donc, ô /ournal du Limbourg, ne compte-il plus ?... Quand vous y serez en majorité, les poules auront des dents. Criez donc : A bas le Sénat, s'il vous gêne trop !.. Allons soyez au moins sérieux ! Rentrez vos-airs de matamores ; votre parti n'a pas qualité pour présider aux destinées de notre chère patrie. Coupsde ciseaux. i.Le Journal du Limbourg de samedi dernier reproduit ce petit articulet qui, paraît-il, se trouve, sous forme d'avis, placardé à l'église Sl-Nicolas de Cour-trai : t Les sacrements étant choses saintes, les » dames et les jeunes filles ne peuvent les rece-ï voir dans les toilettes aussi indécentes qu'in-» complétés (?) que la mode actuelle essaie de s leur imposer. » Elles ne doivent s'y présenter qu'eti robe montante et de tenue sévère. Puis le Journal du Limbourg, fait suivre cet avis (que tous les chrétiens vraiment dignes de ce nom approuvent) de l'odieux commentaire suivant : « Ce que Mgr Mercier doit être scandalisé aux réception da la Cour ! » Comme c'est intelligent !... Est-ce que, par hasard, le sectaire qui a écrit cette bouffonnerie lerait un reproche à Mgr Mercier de se rendre aux réceptions protocolaires de la Cour, parce que certaines toilettes respectent trop peu les lois de la décence ! Mgr Mercier et tous les évêques de Belgique ont protesté contre l'abus des toilettes incomplètes, contre la tyrannie de la mode dont sont victimes trop de femmes catholiques. Ils ont parfaitement raison. Espérons qu'une saine réaction se produira. 2. Dans le même numéro du j. du L., on reproche à notre ministre Helle-putte d'avoir été « l'apôtre de la résistance acharnée en avril 1913 » à propos de la G. G. Nous constatons que l'organe de M. Neven continue à reprocher aux catholiques d'avoir tenu tête aux révolutionnaires.3. La « Va liée du Geer » du 25 juin dernier, dans un article intitulé : Les chemins de fer nouveaux en Campinè,-y va de son petit coup de griffes au Gouvernement. C'est sous le couvert de la neutralité (!?) que ce journal lui reproche « de ne plus vouloir consentir qu'aux dépenses directement ré-numérées »... sans doute parce que le ;s canal Hasselt-Liége n'est pas immédiatement construit. En période électorale le mêineTarta-l- rin porte-plumes du candidat cartelliste e reproche au Gouvernement d'augmen-r ter la dette publique !... t 4. Le Journal du Limbourg estime - que M. Helleputte est le plus grand ministre que la Belgique ait eu depuis s 1830 !... Il se trompe : les deux plus grands ministres que la Belgique ait eus depuis Q 1830 sont deux libéraux, deux francs-^ maçons. 3 Ce sont : 1. P. Van Humbeeck, qui voulait faire rouler le cadavre du catholicisme dans la fosse !.. 2. Ch. Graux, qui en 6 ans, de 1879 à 1884 fit voter pour 43 millions d'impôts de consommation et laissa un déficit de j9 millions. Enlevez-ça ! , Les journaux ont publié cette semaine une dépêche assez curieuse, datée de Madrid, 25, et où l'on pouvait lire : 1 « Plusieurs journaux mauristes, dont [ 1' « A. B. C. », la « Tribuna », etc., J ont commencé une campagne dont le but est de faire disparaître le monument Ferrer élevé à Bruxelles. Ils le représentent comme un opprobre pour l'Espagne et engagent les Espagnols à adresser des demandes au chef du cabi-; net belge pour obtenir la disparition de la statue, en menaçant au besoin de boycotter la Belgique commercialement . et au point de vue du tourisme. » Ça va bien ! Voilà les Espagnols qui . protestent et menaçent de boycotter . notre pays parce que dans la capitale de celui-ci, se dresse, sur une place '■ publique, un monument à la gloire (?) a'un de leurs concitoyens. Espérons que l'idée émise là ne sera pas exécutée jusqu'au bout. Faire des démarches pour obtenir la ! supression de la fameuse statue, c'est bien, c'est même très bien, c'est même parfait. Mais il ne faudrait pas aller jusqu'à faire pâtir tous les Belges d'un échec éventuel de ces démarches. Il faut, en effet, qu'onjsache à l'étranger, que ce n'est point d'un commun , assentiment que l'obscène effigie déshonore l'une des places publiques de notre pays. Si en Espagne tous les honnêtes gens sont d'accord pour reprouver le citoyen F.-. Ferrer comme un sacripant, en Belgique tous les honnêtes gens ont aussi été d'accord pour réprouver la statufication du dit sacripant comme une honte et une scandale. Les énergumènes de la.Loge et de la Libre Pensée ont voulu en faire à leur tête et ont réussi à nous imposer cette honte. Nous ne la subissons ni sans humiliation ni sans protestations. La plupart des manifestations maçonniques et de libres penseurs organisées à Bruxelles vont recevoir leur couronnement et procéder à leur apothéose au pied de l'infâme monument. Couronnement bien digne d'elles et - apothéose qui suffit à les juger. Mais, de grâce, que les Espagnols ne nous imposent pas cette humiliation supplémentaire de croire que nous participons ou même simplément que nous approuvons ce culte insensé et révoltant. 1- Avec eux nous demandons qu'on gnlève la scandaleuse effigie — défi au bon sens, à la dignité et à la t pudeur de e notre nation. 1- On trourera toujours bien place pour la remiser, dans l'un ou l'autre antre e maçonnique. Là est sa place toute mar-d quée et les FF.', pourront l'y entourer s d une vénération encore plus rituélique, s rig rç'eR veulenfe plus. Voici ce qu'au pays du bloc, on pense du Suffrage Universel ! i On n'en veut plus — |Et c'est dans - le très anticlérical « Matin » de Paris qu'on peut lire cet appel au vote k plural. s « Parfait, la supression du privi-3 lège des bouilleurs de cru ; excellent, la R. P. ; mais :lya plus important : Il faut réformer le Suffrage Universel qui, comme, nous le pratiquons, est monstrueux. Est-al logique,est-il juste i que le vote du dernier poivrot venu 3 ou de l'imbécile le plus épais vaille celui de l'homme intelligent et in-t struit ? Le remède c'est le vole plural. , Une voix supplémentaire au titulaire 3 d'un diplôme del'enseignementsupé-t rieur : ça n'est pas un brevet d'inlel- - ligence, mais ça dénote des études, r si faibles soient-elles. Une voix sup-i plementaire au père de famille ayant plus de trois enfants : en effet, celui 3 qui a su élever une nombreuse pro-3 génilure ne connaît-il pas un peu t l'art de mener les hommes ? Une voix supplémentaire à l'individu âgé i de plus de trente ans qui a vécu et a un peu d'expérience Chacun sait que le majeur de vingt et un ans est un être méprisable (au point de vue ) qui nous occupe), infatué de lui-même, porté aux enthousiasmes les t plus fragiles, les plus contraires. Est-il intellectuel ? il ne volera pas, il est 1 « au dessus de tout cela » Est-il : apôtre de la culture physique ?il ira, ; au petit bonheur chez les camelots du roi ou dans les jeunesses révolu-1 tionnaires apprendre l'art de donner : et de recevoir des coups » El c'est au moment où nos voisins, qui savent ce que c'est que le S. U. pur et simple ; nous envient le vote plural que nous irions y renoncer? « lia îFuRgpia » SOCIETE COOPERATIVE Cultivateurs souvenez-vous que, de votre labeur, -vous laissez vivre trois espèces de gens. En premier lieu : les grands propriétaires, qui vous détendent de faire partie de la coopérative. D'abord, ils vous louent les terres à gros prix ; ensuite ce sont eux les gros actionnaires du syndicat des fabricants de sucre; et ainsi ils empochent encore les gros bénéfices du sucre de vos betteraves ; et lrurs t rres, au lieu de rapporter à vous, locataires, qui peinez toute l'année, vous les cultivez pour abandonner aux propriétaires non-seulement les loyers exhorbitants ; mais encore une grande partie des bénéfices de vos betteraves qui, en bonne justice, devraient être à vous et être le salaire de vos peines. En second lieu: les fabricants de sucre, en se syndiquant, ils obligent les planteurs à vendre à un prix fixé par eux, à une fabrique choisie par eux. à prendre les pulpes, bonnes ou mauvaises, surtout I les mauvaises, dont ils veulent se débar-1 rasser. et à accepter des tares de fantaisie. I S ils parviennent à empêcher la réussite t de la coopérative ; c'est alors que les cultivateurs seront exploités sans vergogne et la culture betteravière deviendra impossible a causes des salaires et du rendement.En troisième lieu arrive : le courtier, qui parcourt les campagnes engageant les cultivateurs à ne pas souscrire, k se mefier de la coopérative, à prendre de nouveaux et longs engagements au syndicat ; mais leurs promesses de hauts prix seront ce qu'elles ont été dans le passé : les analyses, les tares, les pulpes sont là pour réduire les prix. Est il concevable qu'au XX' Siècle les planteurssoientencoreassez naïfspour ne pas comprendre combien ils sont leurrés ! Une coopérative est devenue indispensable dans la région de Tongres ; si les planteurs ne profitent pas de 1 occasion ou si par indifférence ou ignorance, ils en empêchent la réalisation en 11e sous-crivantquedes quantités insuffisantes,ils seront eux mêmes cause du peu de bien-être que leur procure leur rude et dur labeur. Que demande t-on pour fonder une sucrerie ? •100 frs. par_ hectare qui donneront 4 fr. °/0 d intérêt. Cet argent doit servir à l'achat du terrain et à construire les bâtiments qui deviennent ainsi la pro priété du cultivateur. Beaucoup placent leur argent à la caisse d'épargne à 3 fr. % et ils hésitent a la placer à 4 fr. % en vue de la création du plus admirable outil qui soit imaginable, c'est à désespérer de la mentalité du genre humain. Agricola. VILLE DE TOMGRES Grand Festival Permanent organisé sous le patronage du Collège Echevinal d° la ville les dimanches 12-19 et 26 juillet. 75 SOCIÉTÉS SONT INSCRITES. Voici le programme pour I - dimanche 12 juillet A "2 1/2 h., à la Gare, Formation du Cortège. A 3 h. les Concerts commenceront aux différents Kiosques. I. Kiosque DE LA PLAINE : t. Chorale <t Les Amis Réunis » Glain 2. Fanfares ï S'° Cecile » Canne 3. Chorale « Sint Lambertus » Wintershoven <i. Fanfares «De Pruimelaren » Vliermael II. Kiosque PLACE DES RÉGULIERS. 1. Harmonie St-Etienne Voltem 2. Chorale « Jeune Garde » Cortessem 3. Fanfares « Vermaak na arbeid s Aelst 4. Chorale t Kluchtvrienden » Vliermael-Roodt 5. Fanfares <1 llet Burgerwelzijn » Looz III. Kiosque RUE DE LIÈGE (Pont) 1. Mirlitopbiles « Rejetons 1830 » Liège 2. Fanfares « De Eendracht 1 Berlingen 3. Chorale « Sint-Cecilia s Fall-Mheer 4. Fanfares t Amis de St-Evermare » Russon A 9 h. du soir au Kiosque de la Grand'Place CONCERT par FIURMONIE ROYALE DE LA CONCORDIA. sw Le Comité prie les habitants de pavoiser leurs demeures. Nouvelles de la ville et des environs. Tongres. — Concordia. — Le concert'ôF-ganisé dimanche dernier à l'occasion de l'inauguration du nouveau kiosque, favorisé par un temps superbe,a été une fête artistique du meil- loi m rrn 111 , Nos vaillants instrumentistes sous la direction remarquable de M' Duysens ont rendu mieux [ que jamais : Les Maîtres chanteurs, Eurvante et Coppeha, d anciennes connaissances qui nous' revenaient sur un Kiosque nouveau dont l'acoustique ne laisse rien à désirer, et Madame Chrysanthemeune bien belle œuvre deMéssaeer Les nouveaux instruments ont beaucoup contri-bue a la parfaiteexecution de ceprogramme.par leur homogénéité et leurs qualités techniques qui font honneur a la firme constructrice. Nous «attendons avec impatience une exécution dans le calme du soir, ou Madame Chrysanthème et de jolies œuvres de musique légère, dans un fp nIThr Kl0S(T'a gjorn°. feraient mer veille. Public nombreux, distingué, frais chà- toyant, attentif; cela stimulait les' exécûtantl ça s entendait visiblement. La direction de M Duysens reste toujours admirée, on y voit tout ce qu'on entend. " La Lauwerkrans de Maestricht, sous l'habile direction de l'excellent virtuose M. liermans a eu grand succès. Bel ensemble, interprétation très juste et expressive,voix chaudes etexercées, subtile execution des nuances, tout v est U nous a ete donné d'admirer toutes ces qualités surtout en nous rapprochant du kiosque. Ici encore, et ici surtout le recueillement et la tranquihte du soir eussent contribués à un suc-ces plus vaste encore ; « l'Hymne à la nuit », « le Rossignol », les t Voix de la nature s v auraient resonne comme chez eux, aussi bien que « Naar t woud d î Vale Carissima t et par contraste « Im Winter». Le public, trop éloigné a cause de cette grande pelouse qui précède le kiosque, a marque sa vive satisfaction et nos amis de Maestricht auront pu constater que nos bravesTongrois sa vent,sans autres préoccupations, apprécier les ressources qu'une grande ville comme Maestricht, où le chant est fort cultive sait offrir, secondé par un fort heureux choix de morceaux. Ce Concert de la Lauwerkrans compte parmi nos bons concerts et nous serions heureux de reentendre cette artistique phalange par un beau soir sans les bruits de la Nature, ^ans le himière111 C6 kiosque inondé de Honneur au musicien et directeur qu'est Mr Hermans, sa direction discrète, dégagée,adroite est pour la plus large part dans la belle exécu-tion du programme, et honneur aux exécutants, Le Kiosque est superbe ; l'acoustique en est absolument îrreprochab'e. Nous espérons qu'il servira beaucoup, égayant notre beau parc dans de beaux soirs d ete d§ fraiche et gracieuse mu-sique, de petits morceaux nombreux charmeurs et gais , ce sera le complément d'une Renaissance accomplie sur toute la ligne, grâceau zele de quelques dévoués et ce, en un temps et trois mouvements. , T,Le Collège Echevinal de la ville l °,°srts,a 1 honneur de rappeler à l'attention des abonnes a la distribution d'eau, qu'il est strictement defendu d'établir des robinets supplémentaires sur les conduites d'eau à l'intérieur de leur propriétés, sans en avoir préala- Coemmunaler?VenU PSr éCrit' Administration Les abonnés, en possession de tels robinets, non denares, sont informés qu'il leur est accorde un délai de huit jours pour se mettre en réglé. • ^af.s® .ce d®'3' une inspection générale des installations des robinets à l'intérieur des habitations sera faite et toutes les irrégularités, qui seront constatées,seront passibles des peines prevues par le reglement-tarif. 11 est aussi strictement défendu aux abonnés de lourmr a des voisins l'eau de la distribution. Les abonnes au robinet libre sont instamment pries de declarer chaque semestre le nombre en moins ou plus de leurs chevaux ou bêtes à cornes. • !'lac9n.' che/ du service des eaux se tient a la disposition des abonnés pour leur donner gratuitement tous les renseignements, concernant le règlement sur les installations de la distribution d eau a l'intérieur des habitations. Les secrétaires communaux. — L assemblée annuelle de la Fédération du Limbourg a eu lieu mardi à Hasselt à l'Hôtel de Ville. Le bureau a été réélu par acclamation. L assemblée générale de tous les secrétaires communaux de la B elgique se tiendra à Hasselt le dimanche 6 septembre prochain. L'on y exposera la situation du secrétaire pour ce qui Feuilleton du COURRIER DU LIMBOURG — N° 29. — LA RANÇON DE L'HONNEUR PAR SERGE DAVRIL. Il saisit une chaise par le dossier et répondit au bandit : — Si tu passes, tu es mort. A ce geste, Le Tigre comprit que son père n'était point portsur d'une arme dangereuse. 11 s'avança résolument du côté de la porte et n'évita le coup formidable que François Day-relle lui portait avec sa chaise qu'en s'aplatis-sant sur le sol entre les jambes de son père. La chaise se brisa et les deux montants se cassèrent net ptr le milieu. Déjà Le Tigre s'était relevé, mais il était saisi à bras-le-corps et les os de ses côtes craquaient comme les cercles d'une futaille qu'une ménagère casse sur son genou pour en faire du feu. Se sentant perdu, comprenant qu il ne lui restait qu'un seul moyen d'échapper à une mort imminent: : le parricide. Le Tigre leva son couteau et le plongea jusqu'à la garde dans la poitrine de son père. Mais le coup avait dévié la lame avait déchiré le veston et le gilet sur une grande longueur pour pénétrer de quelques centimètres seulement dans la chair. Reproduction interdite aiix journaux qui n'ont «i,™ ,Ij> traité avec la Société de Gens de Lettre t A la piqûre de l'acier, le fermier porta la main à son côté et la retira toute rouge de sang chaud. De son autre main il arracha le masque du bandit et lui appliqua sur la face la main ensanglantée de façon à le marquer au visage avec le sang de son père, d'une tache qui serait éternellement une brûlure et un opprobre. Pendant ce temps, Le Tigre avait levé à nouveau son arme et allait l'abattre une seconde fois, mais le fermier lui saisit le bras, l'étreignit dans ses deux mains qui s'étaient resserrées comme des griffes d'acier. Le couteau tomba ; un os craqua et le bras droit du bandit retomba inerte le long du corps. Le Tigre alors joua son va-tout. Il s'empara, à l'aide de sa main valide, du révolver chargé qu'il portait à sa ceinture et en dirigea le canon vers la poitrine de son père. Mais celui-ci, agile, s'esquiva et la balle alla se loger dans le rideau du lit. Pour h seconde fois, le bandit allait presser la détente lorsque son père lui saisit la main, dirigea de force le canon du revolver vers la tête de celui qui le maniait, en ce moment le coup partit. Robert, frappé on pleine tempe, tournoya sur lui-même et s'abattit sur le plancher. Une'mare de sang se répandit, inonda les tapis, filtra à travers les lames du parquet jusque dans les salles inférieures du café. François Dayrelle, les jambes fauchées par l'émotion dut s'asseoir pour reprendre conscience des choses. 11 avait forcé la main d'un malfaiteur à donner la mort à ce malfaiteur ; il avait accompli une œuvre d'épuration, une œuvre bienfaisante.Quand un père s'aperçoit qu'il a donné le jour à un reptile, à une bête fauve, redoutable à la société, dont on ne peut attendre ni repentir ni bon mouvement, il a le droit d'écraser la tête de ce reptile sous son talon et de n'en point garder de remords. ; François Dayrelle se faisait cette reflexion i près du corps palpitant de son fils. Cet homme, né pour accomplir des œuvres utiles, pour les nobles tâches, pour les labeurs de la terre qui élargissent le cœur et l'esprit, était confondu d'avoir donné la mort, même en cas de légitime défense, même pour empêcher son fils de commettre le crime le plus odieux. 11 regardait ses mains dont l'une était rouge encore du sang. Comment ces mains, faites pour confier au sol les germes de tant de plantes bienfaisantes, faites pour faire croître le pur froment qui alimente la vie, avaient elles pu collaborer insconsciemment à une œuvre de mort et commettre un meurtre ! Une violente douleur rappela le pauvre fermier au sentiment des mesures de sécurité qu'il s'était promis de prendre. 11 porta sa main, la main hideuse d'un homme qui a accompli un crime, qui a éteint la lumière qui luit dans des ysux, qui a forcé une âme de quitter un corps, il porta sa main à son côté. Le sang coulait toujours, abondant, chaud, répandant, en se mêlant à celui de son fils qui noyait la chambre, une âcre et fauve odeur dans l'atmosphère. Alors François Dayrelle tira de sa poche un mouchoir, le plia, en fit un pansement provisoire qu'il appliqua sur sa plaie pour en comprimer les bords et empêcher le sang d'en couler. Puis, il songea à la pauvre femme qui, du lit où elle èfait ligotée, avait vu se dérouler, dans la pénombre, ces scènes d'épouvante. 11 se dressa sur ses jambes flageolantes, approcha du lit et dit : <e Ne craignez rien, Madame, j'étais venu pour vous sauver ; je connaissais le projet de cette sombre fripouille et je voulais l'empêcher de les mettre à exécution. » Un faible vagissement lui répondit. Il approcha encore, dénoua le bandeau qui étouffait la malheureuse cabaretière coupa les liens qui l'attachaient et s'aperçut qu'elle était évanouie. Malgré la faiblesse croissante de ses jambes, il pensa qu'il serait plus prudent de faire dispa raître le cadavre qui gisait dans la chambre, de remettre un peu d'ordre pour que cette pauvre femme évanouie crût à un cauchemar, à un rêve horrible, lorsqu'elle reprendrait ses sens. Depuis que Robert avait été porté comme déserteur, on le croyait disparu. Nul ne con-, naissait son retour. 11 était donc possible à François Dayrelle de le transporter dans la forêt, de l'enterrer dans un endroit broussailleux, comme on enterre un chien, et d'anéantir ainsi sa mémoire à ■ jamais ; d'anéantir ainsi le souvenir de ses forfaits et de ses crimes. Le lermier prit son fils sur ses bras, comme au temps où il était tout petit et il descendit . l'escalier de bois. li avait pris la lanterne sourde et fait le tour de ia chambre du cabaretier et le tour de celle i où « le Tigre ï avait passé sa dernière nuit, ; pour s'assurer qu'aucune pièce révélatrice ne i s'y trouvait. Dans la cour, contre le mur de l'écurie, il trouva une pioche, s'en empara et disparu, i avec son lugubre fardeau, dans la forêt. Il marcha longtemps, au hasard, droit devant lui, cinglé au visage par les branches et par les ! ronces, obligé de s'assoir pour replacer sur sa . blessure, le pansement qui s'était dérangé. La nuit était ténébreuse, sans astres, et de i lourds nuages mettaient un crêpe à l'horizon. bientôt les premières lueurs du jour tardif l blanchirent l'orient. 5 François Dayielle reprit le cadavre de son fils qu'il avait déposé sur les mousses parce qu'il le trouvait de plus en plus lourd et il | s'éloigna encore. 11 traversa des combes broussailleuses, des t ruisselels invisibles sous les grandes herbes ; - des marécages ; grimpa des talus ; escalada des rochers abrupts ; suivit des petits sentiers qui serpentaient dans les fourrés, et dans lesquels i des bruyères et des fougères avaient poussé en ; abondance, pour témoigner qu'ils étaient peu t fréquentés. Un jour livide et triste était né et le lermier, chargé du cadavre de son fils, allait toujours, de plus en plus faible, succombant sous, le poids du malheur, de la honte et du remords ; perdant ses forces avec le sang qui s'écoulait toujours de sa blessure. 11 parvint encore dans un endroit solitaire, escarpé, au sein de la i'orêt mystérieuse. 11 déposa le cadavre sur des herbes sèches et se mit à creuser un trou profond comme l'oubli, dans la terre noire, sèche dure, toute pleine de racines. Vingt fois, il dut interrompre sa besogne de lossoyeur pour éponger la sueur qui ruisselait de son front, pour reprendre haleine. Une soil ardente lui brûlait la gorge, lui desséchait la bouche. 11 mâchait quelques feuilles rousses, quel-■ ques prunelles acides, quelques bourgeons des extrémités des branches et reprenait la pioche ' afin de creuser une tombe assez profonde, pour i contenir tous les mauvais souvenirs, tous les opprobres, toutes les souffrances passées suscitées par celui dont le cadavre allait être enterré sans aucune des cérémonies qui don-' nent un caractère sacré à la mort. Enfin le père misérable allongea le corps roidi dans la terre froide,, après avoir couvert • le visage glacé de baisers et de larmes ; et de i ses deux mains, comme s'il eut jeté des fleurs, i il répandit de la terre sur le mort. 11 était à bout de forces lorsqu'il eut terminé 1 sa funèbre besogne ; cependant, il put encore s'éloigner de quelques pas et il tomba la face I contre terre, épuisé, anéanti, rempli d'épouvante, pénétré d'une tristesse surhumaine, i 11 resta ainsi plusieurs heures. ; Quand il s'éveilla, ses mains étaient glacées, I ses dents claquaient et il ne se souvenait plus de ce qu'il avait fait. 11 ne se souvenait pas non plus pourquoi il était dans une forêt. Le soleil brillait, un pâle et mourant soleil de lin d'octobre, fait pour éclairer de ses lueurs livides la triste lëte de la Toussaint et celle de la commémoration des morts. Un petit oiseau chanta dans les branches et Dayrelle se mit à rire, d'un rire nerveux, saccadé, effrayant. > Un souffle de brise chuchota dans les bois, . agita quelques feuilles, et le pauvre fermier, i prig de peur, regarda la pioche qu'il tenait dans ; les mains, poussa un cri d'horreur, jeta l'outil it loin de lui, et se cacha |e visage dans les mains pour ne plus rien voir, pour ne plus rien 3, entendre. Puis il erra dans la sombre forêt, riant et -t pleurant tour à tour, parlant bas, s'esclaffant, i, poussant des rugisssments surhumains, écla-le tant d un rire saccadé qui ressemblait à un ricanement de spectre, s'enfuyant à toutes le jambes comme s'il eut été poursuivi par des it persécuteurs invisibles ; s'arrêtant près d'une lontaine pour y laver son visage, ses vêtements u ses mains, pendant des heures ; tenant des dis-cours incohérents, parlant de tout ce qui avait l- trouble sa raison. îs — Soyez sans inquiétude, Madame, disait-il, le je ne veux pas vous faire de mal et puis je veux ir faire disparaître tout ce qui pourrait vous cau-es ser une^ impression pénible à votre réveil... S" 0u.hlié de laver le parquet et il y a re là, devant moi, une large mare rouge ; prenez a- garde, n'y mettez pas les pieds n'y mettez pas les mains, cela ferait des tacheé qui ne s'effa-ps ceraient jamais plus... rt C'était pour rire tout cela, pour vous faire ie peur, àââh... s, Mais, à présent, mon enfaut dort, il repose, ne parlez pas, ne l'éveillez pas... ié H y ,si longtemps qu'il souffre, laissez-le ; re je vais 1 emporter dans son bercereau et je le =e bercerai, le cher petit, le pauvre petit : je le u- bercerai en chantant : fiais dodo, mon petit ange. Dodo, dans ton berceau. :S> L'Angélus d'une voix étrange, IIS Au loin, sonne dehors-, )n Dors, dors, dors, dort... s ■il Pendant plusieurs jours, le pauvre fermier rs erra dans la forêt. le Le fidèle Ravageot avait pris sa piste, l'avait retrouvé et ne le quittait plus. et L'homme et le chien étaient maigres, déchar-c_ nés, tels qu'on les eût pris tous deux pour des apparitions de l'au delà. ■s, r, î1.? (A »uivre.J 61®° Année!—JN° 27. Ce numéro comprend 8 paire; Samedi,4 juillet 191^

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Dit item is een uitgave in de reeks Le courrier du Limbourg behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Tongres van 1854 tot 1921.

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