Le courrier du Limbourg

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s.n. 1914, 27 Juni. Le courrier du Limbourg. Geraadpleegd op 22 augustus 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/gx44q7s18p/
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COURRIERI)TÏ ÏJMMIRG Ons'abonne à Tongres' chez H. COLLEE, éditeur et propriétaire de cetif feuille. Le Courrier parait h amedi. Tout envoi concernarv lejournal doitètre adressi franco à l'éditeur, grand place, 37-39, à Tonfre> Téléphoné N° 12 111 1 - ABO.N'uEMENT Un an lr 5 Six mois. . » 3 Pour J'étranger 1 en sus. Les abonnements r payables paranticiption. Annonces: la ligneli Un numéro, .0,10 Réclames, r para judiciaires et aut e sertionsdans le orps du journal,! fr. la lig On traite àforfai es annoniesà lonterme. FEUILLE HEBDOMADAIRE. PREMIERE FEUILLE. La Dette publique. La dette publique continue à servir de thème à la presse anticléricale : c'est son plat de résistance !... - Les journaux électoraux de l'illustre « baron de la Bourde » la faisaient monter à 5 milliards. Aujourd'hui « le Journal du Limbourg avoue qu'elle est de de 3 milliards 740 millions, soit une di fférence de 1 millard 260 millions m... Tous les moyens sont bons à ces gens là pour tromper l'électeur !... Ajoutons qu'ils se gardent toujours bien de dire que l'augmentation de la dette publique correspond en Belgique, à une augmentation de recettes, et qu'elle est due presque entièrement à la construction des chemins de fer, routes, canaux et autres grands travaux d'utilité publique. Et jamais vous ne lirez dans un journal anticlérical belge que la France a une dette énorme de plus de 45 mil-lardsnon productive d'intérêts, puisque, là-bas, les chemins de fer sont presque tous la propriété des grandes compagnies. Tout le monde sait cependant que cette dette colossale a été provoquée par les armements à outrance et par la guerre scolaire. Jamais non plus ces mêmes journaux anti-gouvernementaux ne soufflent mot de la dilapidation des deniers publics qui s'effectue d'une façon scandaleuse dans nos- grandes villes libérales. Mais puisqu'il plait à l'organe du « baron de la Bourde » de jongler avec les chiffres de notre dette publique, il nous plait également de lui fourrer le nez dans la lamentable et scandaleuse gestion libérale qui aboutit au coup de balai de 1884. De 1879 à 1884, le gouvernement des 7 maçons augmenta la dette publique belge de 514 millions. Si les élections du mépris de 1884 n'avaient pas flanqué par terre la majorité libérale, la dette aurait donc augmenté de 6 fois 514 millions = 3 milliards environ. Or, (nous prenons les chiflres du Journal du Limbourg) en 1884 la dette était de 1 millard 750 millions ; elle est actuellement de 3 milliards 740 millions, soit une augmentation de 2 mdliards. Soas un ministère de libres penseurs et de francs-maçons nous aurions aujourd'hui une dette de 5 milliards en /iron. Et il est bien probable, vu l'exemple de nos voisins du Sud, que ce chiflre énorme eût été dépassé. Autres souvenirs de la gestion libérale : Fn 6 ans les libéraux ont créé pour 4-3 millions d'impôts de consommation ails étaient restés au pouvoir, leurs gaspillages insensés (citons seulement l'enquête scolaire : 1 million 300.000) auraient nécessité la même ■ progression d'impôts ; de sorte que ' nous serions actuellement écrasés par > 6 X 43 millions = 258 millions d'impôts !... Et leur déficit qui était de 59 millions en 1884, serait actuellement de 6 X 59 millions = 354 millions !!... Aussi nous sommes bien en droit de nous écrier : Vive la Souve^nemint c atholique qui a réalisé pout* 209 millions de 1884 -- 10 juin » 1914. Sous se titre on lit dans le «Bulletin» de l'Association catholique de Bru xelles : Cette année nous vaut de célébrer le XXX" anniversaire de la journée libératrice du ioiuin 1884 ! Ce fut, certes,une journée libératrice pour les catholiques... A distance, quand on n'a pas vécu ces temps de haine et de discorde, cela paraît de l'exagération, pour la honte de nos adversaires, c'est de l'Histoire. Et le détail en est navrant. I.es catholiques, depuis trente ans, font succéder à cette ère de tyrannie et d'opprobre, le régime de la tolérance, et de la modération du respect de toutes les libertés. Il a suffi, en 1912 de la menace d'un gouvernement maçonnique pouf que le pays accorde au ministère actuel un majorité que ne croyaient pas possible ceux qui nous nous dotèrent de la législation électoral qui nous régit. Nos gouvernants ont poussé la condescendance vis-à-vis de leurs adversaires jusqu'à l'abandon de certaines de nos revendications, jusqu'à la réalisation de désiderata figurantà leur programme. Que le XXXe anniversaire d'une journée inoubliable nous reporte à nos promesses d'antan. Préfaçant le livre précieux de Henry Ryckmans sur ces événements de « l'année des merveilles » M. Waumermans a écrit... * J'esiime que tous ceux qui ont lu et relu les | écrits de cette année des merveilles, 1 doucement irrésistiblement, se laisseront entraîner dans les réflexions et les . résolutions salutaires. » Ces fautes que nos adversaires ont commises, gardons-nous de les commettre à notre tour. » Malheur aux nations divisées ! * Malheur à ceux qui oublient — où s'écartent de — leur programme. » Nous avons triomphé au cri de : maximum de libertés, maximum de gouvernement et de charges. Tout tribut injustifié en hommes ou en argent est un vol à la Nation. » Oui, célébrons le 10 juin 1884. Mais souve ons-nous des enseignements qu'il nous a donnés ! Vive le Parti Catholique ! Vive le Gouvernement Catholique ! Vaillance récompensée. Les résultats électoraux du 24 mai n'ont pas partout répondu à l'attent des candidats et des associations. Dans le Limbourg les catholiques ont été surpris par les flots de mensonge, par les fourberies d'adversaires sans scrupules. Remarquons aussi que l'élon de nos troupes à fait défaut et qu'un travail méthodiqua a manqué. Beaucoup se sont dit : « Oh ! le gouvernement ne court aucun risque !... Potcr que Neven passe, il faut qu'il regagne ijoo environ ! famais il ne les aura ! » Et voilà comment l'on s'est trouvé en présence de l'apathie, de l'indifférence de plusieurs de nos propagandistes. La presse épilogue beaucoup sur la portée de notre échec dans le Limbourg. Les uns l'attribuent aux nouvelles lois récemment votées par les catholiques et les libéraux (loi militaire, obligatoire scolaire et scandaleusement exploitées contre nous par un adversaire qui a •*«" ie son programme d 1908-12 C'est là évidemment la grosse cause d' notre défaite du 24 mai. Mais, nous L rép loiis, un travail méthodique et con siant a manpué depuis 1912 : Le succè des catholiques de Mons, qui toujour sont sur la brèche et possédant ui ; réseau d'eeuvres sociales admirable est là pour confirmer notre opinion. I Dans cet arrondissement, il y a de: communes agricoles et des commune: industrielles. Toute la Belgique s') trouve en quelque sorte miniaturée, Li loi militaire, la loi scolaire, l'impô atteignant à force égale toutes les famil | les. La politique du Gouvernement y < j cependant gagné 1700 suffrages paref que Hecquet, les Servais et avant c< jour les Delporte y ont travaillé el semé. La moisson a suivi. Sans l'erreui de 1200 électeurs, Soignies eut produi' les mêmes fruits,parce que là égalemenl on y travaille en tout temps. Labor improbus omnia vincit /(Ur travail acharné vient au bout de tout/ C'est une devise que chacun doit mettre en pratique sur le terrain. Et il ne suffit pas de l'appliquer six semaines avant les élections. Si nous voulons préparer des triomphes futures, souvenons-nous de l'adage : .Airas coronat opus. Par qnoi nous serions remplacés Dans la conférence donnée par M. Vandervelde au Grand-Orient de France, publiée par l'Acacia et reproduite dans le Bulletin Antimaçon-nique de mai 1914 ,:Ous lisons : j « Nous sommes le dernier pays qui 1 » ait un gouvernement clérical, moins » parce que nous sommes le pays, où » il y a le plus de catholiques, que » parce que nous sommes le pays peut' » être ou il y a le plus de socialistes. » Et c'est pour le même motif qu'a-» près avoir été le dernier pays ayant » un gouvernement clérical, nous avons » des chances sérieuses d'être, le jour » où il tombera, le premier pays OU » TRIOMPHERA LA DEMOCRATIE SOCIALISTE. » Ce n'est pas le cartel qui triompherait, c'est le socialisme ! A bon entendeur ! Au cours de la même conférence, M- Vandervelde a expliqué ce qu'il attend lit du S. U. La réforme électorale aboutirait, d'après lui, à donner 69 sièges au lieu de 40 aux socialistes, 30 aux libéraux et 96 aux catholiques. Ce serait, on le voit, l'écrasement du parti libéral. Il y a une légère erreur de chiffres dans celte appréciation. Le total des sièges indiqué par M. Vandervelde donne une Chambre de 193 députés au lieu de 186. Mais peu importe Les espérances de M. Vandervelde sont exprimées assez clairement. Qu'en pensent Lous les libéraux el en général, lous les hommes d'ordre que compte le pays ? Lies libéraux efc le Rsi. Voici quelques lignes extraites de l'organe-officiel du parli libéral d'Ar-Ion. Elles sont tirées d'une * lettre ouverte au Roi » publiée par celte feuille : «... Depuis le 24 mai, Sire, Vous • devez avoir constaté que Vous n'ave pas été heureusement inspiré dan 3 vos derniers actes politiques. » Vous avez,avec une hâte bien sir ' guliere, signé une loi scolaire qu 5 heurle violemment les idées de 1 1 majorité de la population. > j » Vous avez donné un titre d I noblesse au rapporteur de celle loi ! do,nt l'altitude provocante mit à un ; très dure épreuve le respect qu'01 j doit aux vieillards. » Vous avez nommé chef de l'Etal - major général le beau-frère de M. 1, comte Woesle, accentuant ainsi le: J preuves de votre royale faveur au: hommes qui représentent plus parli euherement le ianalisme clérical. «Chacun de ces actes, Sire, esl un. galle, pour parler le langage di voire illustre Oncle .. El Vous savez bire, mieux que moi, qui ne suis pai 1res ferré sur le droit divin, Vous savez que les Rois ne doivent pas commettre de gaffes. » C est plus que de l'injure : cela sèn la menace ! Les libéraux en sont là Ils parlen et écrivent comme font les plus exal tes des socialistes. Encore une suiW (lu cartel. Ce que c'est de ne pas éviter les mauvaises fréquentations « LIS ÏFURgPiel » SOCIETE COOPERATIVE Beaucoup d'influences en ce momen se mettent en jeu pour essayer de ne pas faire aboutir cette grande œuvre agricole,' Les fabricants font l'impossible poui dissuader les cultivateurs d'y adhérer On prétend que d'après l'article 2 des statuts, de nombreux versements seronl obligatoires; or cela est absolument faux: en efiet l'article 7 a été modifié et il y esi dit : « En cas d'1 liquidation le conseil.., etc. Donc aucun versement complémentaire ne peut être demandé. C'était d'ail leurs évident puisque ces sommes devaient être données en garantie. On leur parle également du droil d'entrée art. 10, or les droits d'entrée ne sont applicables qu'aux nouveaux mem bres qui seraient admis après la créatior de la société. Cultivateurs ne vous arrêtez pas à ces considérations de gens qui ont leurs intérêts en dehors de la coopérative. Faites vous inscrire comme membre, montrez que vous êtes de votre époque que vous êtes à la hauteur de votre pro fession et de votre temps. Aqeigola. N B. — Prochainement h Directeui de la coopérative de Duntel oor Hollande viendra à Tongres donner une confé rence sur la question. Tous les membres recevront une invi tation. Agricola. Nouvelles de la ville et des environs. ».iîass#iige Le dimanche 5 juillet à l'occasion de la fête de Saint Pierre, la Société L; Renaissance » organise un grand festival poui toute, société de musique. 300 francs de primes seront tirés au sort entre les sociétés qui y participeront. La réunion a lieu a 2 heures ai local. Nul doute que ce jour Bassenge sera le rendez-vous de tous les promeneurs de la région J/*Cl®'lSe"Siir-Gaer. — La grève gé-s nerate. — Le budget de la commune est affiché I aux valves de la maison communale. On n'est pus peu surpris de lire au chapitre des dépenses i rOU!n? I^bV,Que 11 KliAIS DE LA Grève Générale ir. lUI/Jb. Notre commune doit donc intervenir pécuniairement pour une grève qui lui est j complètement étrangère. Quel aurait donc été 3 . le montant de la note à payer si la fantaisie | 1 " s avait pris de participer à la grève géné-a rale, formidable, irrésistible et pacifique ! ' llatons-nous de dire gue malgré ce supplé- -r-?ls 'e budget se solde par un boni de lr. 2499,52. —- Le? tols de poules. — I.a gendarmerie ins-3 pU1' une affaire de vols de poules commis à 3 bassenge. Deux personnes sur lequelles pèsent £ des soupçons ont été questionnées. Boirs. — Chez la Archers. — Les archers de L Vallée du Geer ont organisé Dimanche » dernier leur tir annuel du Roi pour procéder ; au remplacement de l'ancien titulaire M. G. déshabillant a~se., de bruit pour réveiller son ' irere. furieux, Julien se leva et s'emparant ' d un plat puis d'une pinte à bière en émail, il » en li. ppa v:olemment son frère à la tete. Jean j se sruva sur la route, en criant grâce. Mais Ju ien vei'i'jblement enragé, le poursuivait en le iraop;.at. Le Si'ng coulait à flots sur le visage { du malheureux. Sa vue ne fit qu'augmenter la colere de Julien qui frappa jusqu'au moment ou jon frère put, dans un effort énergique s'é-- ch.'pper et disparaitre. Une voisine avait prévenu les gendarmes, s Les deux frères furent amenés àla gendarmerie. . Je^.n était méconnaissable. Sa figure, déclare à l'audience le commandant^ de la brigade, était noyée dans le sang. Sa tèle qui n'était que plaies et bosses était îe 'ement gonflée qu'elle paraissait doublée du vo urne, ,'aifin ia pinte en émael avec laquelle Julien avait Irappé, était elle-même toute déformée par la violence des coups et des éclats ; d emuil avjien» élé enlevés. ; Ce qui rend cette affaire bizare, c'est que Julien ne peut expliquer le mobile auquel il a obéi. K i-ce la colere d'avoir été réveillé dans , son premier sommeil ? E^l-ce une vieille rancune qu il nourrissait contre son frère ? Quoi-qu il en soit je Tribunal l'a condamné à 2 mois fie pri on et 50 Irancs d'amende conditionnelle-ment.M*™ Defize le défendait. Ebon-Emsel. — Le conseil communal a en sa séance du luncii 22 juin voté la restauration du presbytère d'Eben et a chargé M l'architecte Christiaens de Tongres d'en dresser les plans Cette restaura ion coûtera au moins ■ 6000 fr. Fexhe-Slins — Entre frères. — Julien et Jean Pet, habitent ensemble à Fexbe-Slins. Ils ont deux défauts : ils 11e vivent pas habituel-1 lement en bonne intelligence et se piquent souvent le nez. A la fête de Fexhe-Slins, Julien rentre se coucher le premier. Il ronflait comme un bienheureux quind revint Jean. Celui-ci fit en se Corin dont le mandat était échu. Celle réjouissance inlime, favorisée par la présence rare mais d'autant plus joyeuse de Messi e Soleil fut pleine de gaieté et d'entrain, et des plus réussie. Après une partie des plus acharnée, où tous les tireurs rivalisèrent d'adresse, et qui se prolongea jusqu'à la vingtième ronde, le sort porta son choix : M. A. Marchai, dont la réputation d'archer n'est du reste plus à faire, abattit l'oiseau-roi. 11 s'adjugeait de ce fait, le titre ainsi que la superbe prime offerte par la Société. Au local, la fête se continua jusque bien tard daus la soirée, laissant le meilleur souvenir chez ceux qui y participèrent. Hasselt. — L'Etat met en adjudication les travaux de construction d'installations sanitairas à la caserne dite d'Herckenrode. Les travaux comprennent de la maçonnerie de diverses espèces, des voussettes.des pavages, des trottoirs des cloisons, des ouvrages, en céramique, des canalisations, des enduits, des • crépissages, des couvertures en zinc, des tuyaux en fonte, zinc et plomb, de la charpenterie en bois, de la menuiserie, des ouvrages en grès, des peinturages, etc. Maeseyck. — D'après les décisions que M. le Ministre des Travaux publics a fait connaître, notre ville verrait inaugurer, au début (du mois d'octobre, la caserne-école des pupilles Le devis est d'environ 800,000 fr. Une premièri entreprise, comprenant les travaux d'appro priation du terrain, le creusement d'un puits e l'établissement d'un mur de soutènement v; être mise en adjudication. Lanaye. — M. l'entrepreneur Vollemaen d'Ostende avait commencé avec entrain les travaux de l'agrandissement de l'écluse. Plus d( 100 ouvriers étaient occupés. L'eau de la Meust dont le niveau est pour le moment assez élevé, déverse par le fond, en eau de sous-sol, dani le canal, avec ce malheureux résultat que 1« Canal ne peut suffisamment être mis à sec pour les travaux des fondation";. Un grand nombrt d'ouvriers ont été congédies. Maison P. Thomas-Brouhaà Liège. 10, Place de la Cathédrale, 10. Téléph. 1880. Blanc, Toiles, Cretonnes, Batistes, Linons el tous Articles pour Linge de Corps et Linge d« Maison, Flanelles, Toiles anciennes, Tulles, Broderies, Dentelles, Elégante et solide Lingerie Confectionnée et sur mesure. M EN SPREEKT VLAAMSCII. — PlUX MODÉRÉS. Saiiit'Trond. — L'Etat annonce l'adjudication à exécuter à la caserne du Schutters-hof, à Saint-Trond, en vue du groupe d'artillerie qui va bientôt tenir garnison dans cette ville. Le cahier des charges prévoit des démolitions, des crépissages, des cloisons en plaques de ciment, des planchers, de la charpente, des couvertures en tuiles, des lanterneaux, des maçonneries, des menuiseries, des appareils de ventillation et d'autres travaux accessoires. « Biscottes La Délicieuse » (œufs, beurre et sucre) le meilleur déjeuner pour les estomacs délicats. Téléph. 2269,Liège. En ven'e partout à 0,20 centim. le paquet de lu Biscotles Hamont. — La route vers Moll est coupée, en divers endroits, par des parties pavées de faible longueur, mais qui, par là même, offrent les plus grands inconvénients pour la circulation rapide. Les automobilistes, même en plein jour, n'aperçoivent pas ces obstacles que rien ne signale. A la suite de plaintes réitérées, les réparations nécessaires seront probablement effectuées.M lis011 P. Thomas-Brouha à Liège. 10, Place de la Cathédrale. — Téléph. 1880. Cotons imprimés, Zéphirs, Coutils. Nappages. Rideaux, Mouchoirs, Essuie-mains, Toiles à matelas, Canavas pour stores, Couvertures, Co-tonnettes, Salinettes, Couvrelits, Doublures en tous genres. Spécialités pour Layettes et Trousseaux MeN SPREEKT VLAAMSCH. — PRIX MODÉRÉS Avis. — En exécution des prescriptions de la loi du 26 Mai 1914 sur le repos du Dimanche, les bureaux des notaires Delvigne, Lysens, Van Ormelingen, Neven et Schaetzén seront dorénavant fermés les Dimanches et jours fériés. (Communiqué.) Actes officiels Un arrêté royal du 4 Juin 1914 alloue les subsides suivants aux communes ci-dessous mentionnées de la province de Limbnurg, pour contribuer au paiement des dépenses résultant de l'exécution de travaux d'hygiène. • Ha selt, 23,440 francs. — Brusthem, 152. — Buvingen, 103 — Corswarem, 755 — Corthys, 896 — Diepenbeek, 282 — Gorssum, 200 — Goyer, 189 — Kerkom, 200 — Niel-lez-Saint-Trond — 97 — Nieuwerkerken, 156 — Saint-Trond, 95 — Beverst, 239 — Gellick, 83 — Wiltwilder, 236 — Province de Limbourg fr. 2,400. — Un arrêté royal du 30 mai 1914, alloue les subsides suivants aux communes ci-dessous mentionnées de la province de Limbourg, pour l'exécution de travaux d'entretien de chemins vicinaux améliorés comme chemins agricoles : Buvingen, 1,090 francs. — Gingelom, 23,000 Sutendael, 4,800 — Wilderen, 9,066 — Ger-dingen et Brée, 15,500. — Ilern-Saint-Hubert, 18,à00 — Overrepen, 5,832 — Vlytingen 10,893 - Waltwilder 3,000. BANQUE 0 SCHAETZEN & Cie TONGRES. : L'intérêt des dépôts échus et qui seront renouvelés, ainsi que des nouveaux dépôts, est fixé comme suit : Dépôts à vue : 2,50 % 1 à un an de date : 3,50 "/• ï à cina ans de. date : A 00 "L 7 feuilleton du COURRIER DU LIMBOURG — N° 28. — LA RANÇON • DE L'HONNEUR PAR SERGE DAVRIL. Un grand vent s'était élevé au dehors et agitait violemment les branches des grands arbres ■ de la forêt. , , Parfois, des feuilles arrachees aux rameaux par cet ouragan venaient frapper contre les vitres, comme un doigt invisible. Des oiseaux de nuit traversaient les tenebres en poussant de grands cris qui ressemblaient à t des plaintes d'un mourant ou à des lamentations d'un désespéré. . Des hululemenis de chouettes dechiraient le silence à intervalles espacés. Parfois, des courlis passaient très haut dans les airs, défiant la tempête piussant des cris qui annonçaient leur venue de très loin et qui o- se perdaient bientôt dans l'immensité. s. D'autres fois, les aboiements enragés d un renard, poursuivant une proie, éclataient dans sa la futaie. , _ François Dayrelle songeait, avec une grande pitié, au pauvre lié re craintif poursuivi par cette bête de proie féroce. ai Sa destinée à lui. ressemblait à celle de ce ft lièvre innocent et inofhnsif pourchassé le jour n par une meute hurlante dont i! n'vitait les crocs Reproduction interdite aux journaux qui n'ont pas de traité avec la Société de Gens de Lettres R 4e Paris que pour tomber dans l'embuscade du chasseur ; pourchassé la nuit par les braconniers et les animaux ennemis ; tombant d'une angoisse dans une autre plus grande. Puis c'étaient, dans les profondeurs de la forêt vaste, des gémissemente pareils à ceux d'un homme qu'on égorge et provenant d'un blaireau en chasse dans les taillis. Lorsque les douze coups de minuit retentirent dans la salle basse du café, l'ouragan, s'apaisa ; les cris des animaux cessèrent pour respecter la mort solennelle d'un jour qui venait de tomber dans l'éternité, pour ne pas violer le mystère troublant des choses et l'apaisement de la terre et du firmament. Minuit I C'est l'heure ou toutes les rumeurs se taisent, où 'es bruits s'évanouissent, où la campagne se plonge tout entière dans la torpeur. C'est l'heure où rôdent, dans les forêts les grands loups silencieux qui s'avancent à pas Hgers sur les mousses pour surprendre la proie d us son sommeil et l'égorger. C'est l'heure où sont errants, seuls, les ani-miuxetles hommes qu'un instinct de crime pousse, anime, aveugle. C'est l'heure où l'apache guette, dans les carrefours des villes, le pass int attardé qui payera de. sa vie l'imprudence de s'être aventuré dans une rue déserle. C'est l'heure ou s'accomplisent les plus noirs forf aits, ceux que le jour aurait honte d'élairer et c'est pour cela que les légendes ont choisi cette heure tragique pour faire apparaître les spectres et les revenants ; pour faire converser les vivants 'errifiés avec les habitants de l'au-delà.C'est pour cela que les sorciers et les sorcières ont choisi cette heure effrayante pout exécuter leurs danses fantastiques dans les cimetières et dans 1 s ruines. Bientôt, d'autres bruits naquirent, annoncia teurs de la prochaine venue d'une nouvelle journée et ces bruits ne ressemblaient en rier 'à ceux qui avaient accompagné l'agonie du joui précédent. Un coq d'un village lointain lança un appe | dans le noir, qui demeura sans réponse. Un brise moins violente agita les feuilles des arbres. Des palpitations des soupirs qui semblaient le halètement de la terre ensommeillée, peuplèrent le silence. La vie se ranima peu à p°u, sans donner d'indications précises de son existence. D'autres oiseaux traversèrent les espaces à intervalles é'oignés. poussant des cris de terreur ou d'inquiétude. Ces quelques heures de ténèbres avaient paru longues comme l'éternité, au fermier. Toujours assis à la mémo place, il retenait sa respiration pour surprendre les bruits les plus légers rie la maison. Son cœur bondissait dans sa poitrine et il en entendait les coups sourds, pareils à des coups frappés dans une caverne et dont les réson-nances simplifient. Ses oreilles bourdonnaient... 11 entendait le battement de ses artères et, bien qu'il fût traversé de frissons de froid, son ront était en sueur. Il songeaavec une grande tristesse à sa femme qui l'avait attendu la veille dans sa solitaire détresse. Il la vit, en imagination, à la Mauloise,assise près d'une lampefumeuse,attendant le retourde son mari, les nerfs ébranlés, les yeux en larmes et la terreur dans l'âme. Il était sûr que la pauvre infirme ne prendrait pas de repos, ne goûterait aucun sommeil pendant son absence. Des pleurs vinrent se former au bord de ses paupières et il s'abandonna un instant à la douleur sur toutes les misères des siens et sur sa propre mifére. La pendule, dont la sonnerie résonnait plus nettement dans la nuit, annonça trois heures et l'hôtelier quitta sa couche. On l'entendit circuler dans sa chambre aven des précautions pour ne pas éveiller les voya-. geurs qu'il croyait endormis ; puis descendre 1 j l'escalier de bois dont chaque marche craquait I sous le poids de son corps formidable. 1 ! 11 avait refermé la porte de sa chambre sans ! « en tourner la clef, ne songeant pas qu'un péril pouvait être suspendu sur sa demeure. On l'entendit, dans la cuisine, remuer des casseroles, des assiettes, des plats et l'on n'eût pas pu s'empêcher de rire en voyant le soin que ['hôtelier prenait de son abdomen si les circonstances n'avaient été aussi tragiques. Bientôt on l'entendit atteler son cheval à son cabriolet et disparaître sur la route, dans le brouillard et dans la nuit. Habitué à ces départs matinaux l'hôtelière s'était replongé dans le sommeil, aussitôt sa porte fermée. Elle avait préparé, la veille au soir, le déjeûner copieux deson mari: une tranche de jambon sur un petit plat et deux œufs près de ce plat ; une lampe à alcool pour faire cuire le tout ; dû calé noir, du chocolat. Elle pouvait donc dormir la conscience tranquille et elle s'acquittait avec conviction de cette occupation agréable. Dans sa chambre, François Dayrelle avait profité du bruit fait par l'hôtelier pour s'approcher de la porte donnant sur le corridor et pour coller son oreille à la serrure. 11 entendit bientôt un bruit léger partant de la chambre qui avait été donnée à Robert. 11 comprit que le bandit s'était tenu, comme lui dans l'attente ; qu'il entr'ouvrait sa porte avec prudence, tout doucement pour éviter les craquements du bois ; qu'il traversait le corridor et qu'il était arrivé en face de sa chambre. L'œil au trou de la serrure, le fermier aperçut son fils portant un masque de velours noir, tenant un couteau à longue lame brillante et effilée entre .ses mâchoires, portant une lanterne sourde d'une main gantée de noir et de l'autre main, gantée également, tenant un bâillon et um corde. Dans sa ceinture bien en évidence, le Tigre avait mis deux grands pistolets, afin de rendre son apparition plus impressionnable encore. A la première pression, la porte de la chambre où dormait la cabaretière céda et l'homme pénétra vivement dans la pièce, se pencha sur la malheureuse femme endormie et brusquement lui couvrit la bouche de son bâillon. — Un seul mot et vous êtes morte, dit-il. Glacée de terreur, la pauvre femme comprit qu'elle avait affaire à l'un des sinistres bandits de la bande noire. Elle ne fit pas un geste pour essayer de se dégager Ses yeux hagards, démesurément ouverts, disaient seuls son effroi et la supplication qu'on épargnât sa vie, qu'on ne la fit pas mourir là d'une façon effroyable, par le couteau ou par quelque autre atroce moyen. En présence de ce bandit masqué, elle ne songea pas qu'une autre personne, qui pouvait accourir à son secours, était hospitalisée à l'auberge du carrefour ; ou plutôt elle y songea vaguement, ne sachant pas lequel des deux voyageurs était son agresseur ; inclinant à croire qu'elle était brutalisée par le premier arrivé, par celui qui avait demandé une chambre après son déjeûner et qui s'était retiré mystérieusement. En tremblant comme un feuille de pleuplier au vent d'octobre, la cabaretière tendait ses mains pour qu'on ies lui liât et surtout pour démontrer qu'elle était décidée à ne faire aucune résistance, à laisser piller sa demeure, pourvu qu'on lui laissât la vie sauve. Persuadée que sa dernière heure était venue, qu'elle allait être brûlée vive peut-être dans sa maison incendiée, elle demeurait inerte, sans vie, pénétrée d'une épouvante telle que son cœur s'était arrêté de battre, que la peur l'étranglait, que son souffle n'était plus qu'un faible soupir et sa plainte un vagissement. En un clin d'œil, elle fut bâillonnée, ligotée, el le bandit allait achever son œuvre lorsqu'il se sentit pris par les deux épaules comme par deux griffes de fer, soulevé et envoyé violemment contre le mur. François Dayrelle était entré pour interrompre le malfaiteur dans sa besogne maudite. Ne comprenant rien à cette irruption soudaine, la cabaretière ferma les yeux pour ne pas voir s'élever au dessus d'elle les mains armées qui pouvaient la frapper, pour ne pas voir les scènes de meurtre qui allaient se dérouler là, dans sa chambre. Le fermier 1a rassura de ces quelques mots : « Ne craignez rien, Madame, j'ai tout entendu . et je me suis permis d'entrer dans votre chambre pour vous défendre ». Le choc du « Tigre » contre la muraille avait été violent, mais pas assez pour l'étourdir. Il fit face à son agresseur, le couteau à la main et demeura un moment interdit en reconnaissant son père, à sa voix. La lanterne sourde du bandit, placée sur la table de nuit, éclairait faiblement la scène. Les deux adversaires demeuraient en présence, séparés par quelques mètres seulement de distance. L'un, le dos au mur, le couteau à la main, le- yeux flambant de rage ; l'autre, calme, affermi sur ses jambes robustes, crispant son poinif terrible qui allait s'abattre comme une massue et défoncer la crâne du bandit. Le Tigre restait dans l'attente, tenu en respect, malgré les ravages du vice en lui, par ce qu'il y avait de sacré et de vénérable dans ce mot de « père », tenu en respect également par la vigueur d'un homme qu'il n'osa point affronter. Il porta 'a main à son visage pour assurer que son loup le cachait. Il espérait que son père ne le reconnaissait pas et se gardait de proférer une parole. Cette scène muette ne pouvait se prolonger. Le bandit éleva son couteau de façon à faire luire la lame aux yeux de celui qu'il menaçait et dit, d'une voix sourde, voilée rauque : « place ou je tue ». 11 voulait essayer de gagner la porte et de s'enfuir ; puis, une fois dehors, de mettre, comme il avait l'habitude de le faire, le feu à la maison ; ou bien d'envoyer Gueule de Fouine achever la besogne commencée. Gueule de Fouine, n'ayant aucun motif d'être arrêté par des scrupules, mettrait b, vieux Dayrelle à la raison. Mais le vieux Dayrelle n'était çis homme à se laisser intimider. (A suivre.1 Samedi,27 juin 19 i 4 hhhhhhhhhhhhhHhhhhbhb Cie numéro comprend 8 pages. »■«' lïïiriWiffi WMKntji • m i mm* »r.ii 61me Année - 26.

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Dit item is een uitgave in de reeks Le courrier du Limbourg behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Tongres van 1854 tot 1921.

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