Le matin

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s.n. 1914, 05 Juni. Le matin. Geraadpleegd op 21 maart 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/g44hm53n94/
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5 Juin 1914 Dix PAGES - CgryQ OKMT1MCB 21me Année — N° 156 rédaction -VIEILLE BOURSE, 3< ' AMÏEEÏ8 Téléphone Rédaction : *■£ Un nu . . .11". 1».04! ..«1RS ^ Six mois ..... «.Kti ^ /Trois mois .... H.î»<] I Un an lî» ,-iorenR < Sis mois S.K4J ' ' /Trois mois .... î» CMi f.iitn- France, Angleterre, Allemagne et l'nioi iÇpar trimestre, fr. O.OO - Hollande e Grand-Duché, par trimestre, fr. ^ .OO. L'abouneinent se poursuit jusqu'à refus formel LE MATIN H ADMINISTRATION 39,VIEILLE BOURSE, 39 AKÏER8 Téléphone Administration : Sî <> 1 C. de CAUWER, Directeur ■a.nB.onees : Annonces la petite ligne, fr. 0 30 Annonces financières id >1 OO ïlèclames la ligne, » 1 SO Faits divers corps id. » S OO Chronique sportive id » 3 OO Faits divers fin id î S.OO La Ville id. » KO© Emissions Prix à convenir. Les annonces de la France, de l'Angleterre et tie l'A mer alite sont exclusivement reçues A Bruxelles chez MM. J. IiKBKGL'K Jt Co. JOURNAL QUOTIDIEN Les travaux d'Anvers Un truqueur traqué I Le truqueur de plans de la Métropole e 'î I trouvé que le breuvage amer qu'il s'est pré aré en truquant les plans est difficile ï I avaler en une fois; aussi s'y prend-il à di I verses reprises pour que cela ne paraiss* iï I Pas aussi désagréable. iSHrXous nous en voudrions de ne pas résu • H »êr débat. Après la publication de: ,, H jans truqués, nous avons fait observer, li H 24mai, qu'une distance que la Métropole . H représentait comme ayant 750 mètres ei il H gvait en réalité 1,100. « H Le 27 mai, elle répond que ces 750 mètre1 ' I pourraient en être 800 (soit une premièri ratification). Ce n'est ni exact, ni ap [.Hproximatif; mais passons. En tout cas, dit ■, ÀUe, en mesurant, sur une carte à grandi 13 échelle, on trouve 900 mètres (soit uni I deuxième rectification) et elle en conclu ■ iriomphalement qu'en mettant 1,100 mètre e H mus avons fait une erreur double de lf » aenne... l En attendant, elle nous concède 150 mè I lies sur ses croquis truqués. I Le 29 mai, nous insistons en disant qu ■ !a distance en cause est bien 1,100 mètre ■ et non 900 ou 800 ou 750. I Le 2 juin, la Métropole annonce une troi sème rectification: elle a été sur place -I du moins elle le dit — et elle a trouvé np ■ 1,100 mètres, mais... car vous pensez biei H qu'il doit y avoir un «mais»... mais ell ■ discute, elle chicane sur l'emplacemen ■ d'une cheminée et elle dit finalement... seu ■ jement, pourquoi ne lui passerions-nous pa B la plume? I La Métropole se trouve arrêtée devant 1 ■ cheminée, la contemple, cherche le poin I que nous avons désigné et alors: I Nous remarquons, dit-elle, dans le polder u H second petit canal, le Boerinnebeke, parallèl ■ ao précédent et distant d'une soixantaine d H aètres environ. Nous remarquons alors l'estE ■ minet du Boerinnesluis à vingt mètres d ■ cous; ensuite au pied de la digue un rédu: ■ servant d'étable: c'est le petit rectangle noir d ■ Bcaldis. I Bon, bien, très bien; nous ferons obseï ■ ver que, pour le moment nous ne discute I rons ni le rectangle, ni la cheminée, ni le ■ distances, ni rien. Nous adoptons puremer ■ et simplement les chiffres de la Métropole I Elle a reconnu qu'il y avait 1,100 mètre jusqu'au petit rectangle noir; elle met 1 ■ cheminée à soixante plus vingt soit que I tre-vingts mètres en amont du rectangle. L I distance Cheminée-Piemonteel est donc 1,100 — 80 = 1,020 mètres I tt non 750, ou 800 comme elle l'avait dit, i I même 900 comme elle l'a mesurée sur un ■ carte «à grande échelle». I Aïel I Notre truqueur est donc amené à not ■ (aire une troisième rectification de 1< I mètres. I t Soit au total 50 plus 100 plus 120 ensen ■ Me 270 mètres sur les 350 qui étaient e ■ discussion! I Nous continuons à maintenir les 1,1( ■ mètres. I Allons, ma brave Métropole, un peu c ■ courage; le reste viendra bien... vous ave I avalé les trois quarts et demi à peu prt I w la potion; il ne reste plus que quatr ■ vingts pauvres petits mètres de truquage ■ avouer. Qu'est-ce cela pour vous qui vent ■ d'en avouer 270? ■ Retournez encore une fois à la chem ■ nee du Boerinnesluis, remesurez vos plan I emportez un double décamètre pour miet ■ apprécier les distances, mettez bien v< I lunettes et vous verrez que vous retrouv ■re?- ce qui manque encore. ■ Mais surtout, pas de zèle! Votre premi ■ re rectification était de 50 mètres, votre s I tonde de 100, votre troisième de 120. T; ■ chez^de ne pas arriver avec une quatrièn ■ de 150 mètres, ce serait dépasser le but: ! ■ mètres suffisent. I Un genre dans lequel notre contradi ■ KUr excelle, c'est le démenti-défi fo' I " a défié qu'on pût produire un croqu ■ un plan représentant le mur de qu ■ oAustruweel avec les profondeurs. Et cor ■ ®e, de suite, nous n'avons pas relevé le d ■ "> d en a conclu avec sa suffisance et st ■ 0,ltrecuidance coutumières que le défi éta I '^Possible à relever. Il parle et tout ■ monde ne doit-il pas courir pour satisfai ■ «ses demandes — que dis-je —• ses somm I Il ne lui est pas une seule fois vei ■ * 1 idée qu'on pourrait le laisser poirea I er un peu. Il a oublié — dé;à! — qu'apr I o!,°Air montré qu'on avait promis, de suil ■ u.'jOO ou 3,500 mètres de murs de quai I trafrUWee^ nous avi°ns arrêté la démor I , Cela lui a permis de crier «3,500 mètr I 4fin' ^as Jamais personne n'a pron I * "00!» ce qui nous a finalement conduit I Publier la lettre du 28 octobre 1912 de î ■ je ministre des travaux publics annonça ■ la naise en adjudication des nouveaux que I ^truweel-Pipe de Tabac (ce qui fait bi ■ Et, comme chacun le sait maintenant, I ravers cette promesse de 4,000 mètres, ■ «avers le discours de M. le président de Chambre de commerce annonçant 3,000 mètres au moins en janvier dernier, nous aurons 2,000 mètres... quand nous pourrons. A la suite du défi de la Métropole nous, avons répondu, le 24 mai, qu'un croquis — sans profondeurs indiquées — avait paru i dans nos colonnes il y a une couple d'an-.! nées. Là-dessus, grand délire chez elle. Vous L \ voyez, dit-elle, qu'on ne peut pas figurer un . j chenal navigable, que c'est impossible, que , les murs de quai ne sont pas réalisables, ique l'accès d'Anvers sera bouché, etc., etc... Maintenant qu'elle a bien affirmé et crié , tout cela, elle sera saisie sans doute d'ap-\ prendre que le plan de situation du quai 1 qu'elle réclame a été dressé et a paru il y 1 a... quatorze ans! Mais oui; il était en somme assez vraisem-5 blable d'imaginer que, sauf pour l'ancienne > Grande Coupure, les projets un peu étudiés 1 comprenaient autre chose qu'une image . d'exposition. La Métropole aurait bien pu ; se douter que le plan dont elle niait la pos-, sibilité existait quelque part et qu'il suffi-t sait de chercher un peu — très peu — pour 3 le trouver. i II a paru, disons-nous, dans les Annales des ingénieurs de G and de 1900; et il montre . les profondeurs du fleuve le long de la future ligne des quais plantés dans la rive 3 du fleuve. Comment, d'rez-vous, la Métro-3 pôle, gui se mêle de discuter ainsi un projet avec l'idée de le démolir, ignore-t-elle cela - et, dans ce cas, que vaut son défi? * Attendez, il y a mieux; son défi n'était 3 qu'une va;ne parade: elle n'ignore pas que i ce plan existe car elle a déclaré elle-même 3 (dans son numéro du 7 mai) qu'elle avait la t collection complète des Annales qui contien- - nent l'exposé du projet qui a la chance de s lui déplaire. Vous vous direz qu'on peut croire qu'on a a- une collection complète et que, tout de mê-t me, il manque un document à cette collection.Sans doute, seulement ici ce n'est pas le n cas: la Métropole, dans son article du 1er ® mai, a précisément fait allusion à la forme (logarithmique) du quai d'Austruweel — et e elle a souligné le mot — forme uniquement t exposée dans les Annales de 1900, en cause e ici. Elle a donc le plan; et elle savait qu'elle l'avait. Dès lors —• et c'est pourquoi nous avons attendu quelque temps avant de Te dire — toute sa campagne apparaît dans ? une lumière particulièrement spéciale. Non ; seulement elle a truqué ses croquis, mais '• elle a truqué la forme et l'esprit du projet s qu'elle critique; et elle devait truquer pour a asseoir ses critiques sur quelque chose qui l~ ait l'apparence, au moins, d'être plausible pour ceux — et ils sont nombreux — qui n'ont pas suivi la discussion dans les brochures techniques. li * e * * Pour ceux-ci la question ne fait pas de doute: elle se résume comme suit: On a d'abord pensé pouvoir faire quatre ^ kilomètres de quai d'Austruweel jusque vers la Pipe de Tabac; et pour obtenir cette Ion-L" gueur on s'est imposé le sacrifice de suppri-n mer tout le lit du fleuve actuel d'Anvers à ^ Ste-Marie et de le remplacer par un nou veau. Les études ont montré que ces 4,000 mè 'e très sont irréalisables et le chiffre est des cendu à 3,500 mètres, puis à 3,000 mètres. Le chiffre de 3,000 mètres a finalement ét< "" reconnu aussi comme impossible à réalise; pour le moment, c'est-à-dire avant le dé tournement du lit dans le polder de Melsele 2_ et on s'est arrêté au chiffre de 2,000 mètres s grand maximum possible en ce moment su: x la rive droite, dans un avenir qui ne soi )S pas démesurément éloigné. g. C'est alors que nous avons dit que si oi devait se contenter de 2,000 mètres, on au ij.. rait pu les avoir depuis quinze ans, et c'es e- en présence de cette circonstance, d'ailleur évidente pour tous, que la Métropole a di le que «nous les aurions eus trop tôt». Î0 Elle a voulu expliquer ensuite que ce '2,000 mètres possibles depuis quinze an auraient été mauvais et pour pouvoir 1 soutenir elle a dû escamoter un plan, tru quer des croquis, et assurer que si on met c* tait des quais le long de la rive actuelle di a" fleuve, les fonds en remonteraient de plu sieurs mètres, alors que ces fonds sont qua si invariables depuis un grand nombre d'an ^ nées, et que nous avons ainsi une situatioi sûre, bien connue, éprouvée par l'expénen ce, et sur laquelle on peut se baser ferme ment. . ^ , , Mais elle n'a pas ces craintes quand oi déplace le lit du fleuve de 300 ou de 1,30 1 e mètres à droite ou à gauche; quand, pou a" avoir des quais, il faut commencer par aug LU menter la largeur du fleuve de 50 à 75 p. c. le quand il faut en changer le cours sur de kilomètres de distance, et quand, finale à' ment, le projet venant entre les main des entrepreneurs chargés de l'exécuter, oi y trouve des aléas formidables comme le es i 14,000 mètres cubes par jour à draguer dan is le chenal du Kruisschans. à î C'est l'éternelle querelle entre ceux qu v,[ voient grand et mal, d'une part, et ceux qu nt voient juste et bien, d'autre part. ■ is Les premiers ont eu l'occasion de déployé ;n leurs théories, leur pratique et leur scienç à Zeebrugge avec le résultat que l'on sail à il nous paraît superflu de recommencer ps à reille expérience pour Anvers. la , En terminant nous ferons encore observe | que depuis deux mois nous avons posé six questions, à savoir: Quelle est 1) la date d'adjudication du premier tronçon des quais d'Austruwee)? 2) la longueur de ce tronçon? (2,000 mètres.)3) la date prévue pour la mise en service? 4) la date d'adjudication du second tronçon?5) la longueur de ce tronçon? 6) la date prévue pour la mise en service? Nous connaissons la réponse au 2°. Mais pour tout le reste, il n'y a rien — et il ne peut rien y avoir de positif ou de précis,surtout en ce qui concerne les trois dernière® questions. Tandis qu'avec les quais plantés dans la rive actuelle ou à peu près dans cette rive on sait où l'on va, on a affaire à un genre de travail connu, et on peut prévoir le résultat et l'achèvement de l'entreprise. Scaldis Reportage parisien (Correspondance particulière du Matin.J La démission du ministère Doumergue. — Séance de rentrée à la Chambre. — La crise est ouverte. Paris, 3 juin. Chacun crut jusqu'à la dernière minute que M. Doumergue se présenterait devant les Chambres et conserverait le pouvoir,du moins jusqu'à l'époque des vacances parlementaires. Il n'en fut rien, ainsi qu'on l'a vu. Lundi matin, alors que le président (le la République était absent de Paris, le président tlu conseil annonçait à ses collègues réunis en conseil de cabinet son irrévocable décision de se retirer. — Eh quoi! lui dit tout aussitôt le sous-secrétaire d'Etat à la guerre, vous avez, excellent général, mené vos troupes à l'assaut et quand vous êtes arrivé au faîte de la colline, vous leur dites: Au revoir, mes enfants, vous n'avez plus besoin de moi. Allez tout seuls de l'avant; moi, je vous ai assez vus!... M. Doumergue, vincere scis sed non-... Aux supplications de ses ministres, à leurs récriminations, à leur fureur — on dit que ce conseil offrit un spectacle lamentable — le président,qui ne voulut rien entendre, opposa son immuable sourire. On eut beau lui représenter que la. façon dopt il partait ressemblait à une désertion, que rien à la vérité ne motivait cette fuite précipitée, M. Doumergue (continua de sourire et maintint sa résolution. Mais quand tous eurent dit leur mot, clamé leurs rancœurs, étalé bassement leur amoui du portefeuille, M. Doumergue tira de sa poche un petit papier — ah! que M, Doumergue aima les petits papiers! — et lut les raisons pour lesquelles il estimait devoir remettre sa démission entre les mains de M. Poincaré. Nul d'entre les ministres qui ne fut préparé à cette démission, et pourtant de quels regards terribles n'accablèrent-ils pas tous M. le Pre mier! . , Un chef-d'oeuvre, d'ailleurs, cet exposé de motifs. N'y est-il pas dit que lorsqu'il y a cinc mois M. Doumergue «accepta le pouvoir, i. s'agissait de faire cesser la confusion des par tis, de mettre fin aux équivoques d'une poli i tique qui trouvait ses plus chauds défenseur: . à droite, d'en formuler et d'en pratiquer un( autre qui pût réaliser l'union à gauche, d< donner confiance au pays républicain, d< ' permettre ainsi au suffrage universel de si prononcer clairement lors de la prochain* consultation électorale. » Ce programme a été accompli, déclare • cette fois sans rire, le président du conseil » La situation, devenue claire à l'intérieur ; est bonne également au dehors. La politiqui l extérieure de la France inspire toute con fiance. » C'est peut-être un peu excessif! Etre opti > miste, c'est bien. Mais aveugle? ... t Néanmoins, la rentrée de la Chambre eu lieu avec le cérémonial et dans l'atmosphèri 1 accoutumés. La réouverture du Palais-Bourbon amèn t toujours aux grilles de celui-ci une foule qu 5 l'on pourrait, sans ironie, comparer aisémen t à celle qui assiège, le jour, voire la veille, d la fête du 14 juillet, le monument Garnier. L; 3 plupart d'entre ceux qui la composent son ' certains de rester dehors, mais ils s'y rési ' gnent ou semblent s'y résigner d'avance ave 1 une incomparable, même une héroïque fa ci " lité. Cinq ou six heures de stationnement son - un des plaisirs favoris de la population pari i sienne — du moins faut-il le croire — et qu'i - s'agisse d'applaudir Mounet-Sully, Noté ou M . Deschanel, elle ne rate jamais ces occasions . là. Par ce lundi de Pentecôte, le public attendi comme à l'ordinaire, mais sous un ciel bas e " par une température maussade, l'urrivée d • ses élus. Dès une heure, les abords du pont de 1î i Concorde étaient noirs de monde. Dès deuj 3 heures, dans la salle dis pas-perdus une nom r I breuse assistance de journalistes attendait li i traditionnel défilé. Il y avait là, en outre, di " | multiples « représentaats » et tout ce mondi » I spécial qu'on ne rencontre au Palais-Bourboi 5 qu'aux jours de crise ou de grande premièn - politique. Une séance de début, cependant s 1 n'est jamais intéressante, puisqu'elle est uni i quement consacrée à oes opérations adimni 5 jtratives, à des votes, le tout réglé mmut e ment par une mise -n scène et uriP , invariables. Le gouvernement n est P^s reper . 1 senté à cette cérémonie, qui f ,P stenC! î ; dehors de lui, car la ^mb e ent cons i, légale que lorsqu e^/^/jespouvoirs de h • nouveaux partois les limites permi vraiment,lu mauvais goût, et le: r deui députés nègres, qui sont plus noirs qui nature. M. Boisneuf, notamment, est sûremeiî en ébène, et de l'ébène le plus rare 1 Un roulement de tambour, et M. de Mackai président d'âge, s'avance entre la double liai de gardes municipaux, aussi prestement qu le lui permettent ses quatre-vingt-deux an; Il est suivi par les huit membres les moin âgés de la Chambre, dent le plus jeune, m foi, vient de voir fleurir son vingt-sixièm printemps ! M. de Mackau est un grand vieux, bien so gné, et qui parle à mi-voix. La dernière royat té avait deux ans lorsqu'il vit le jour. Quan il commence son discours d'ouverture, on n ! l'entend guère, d'autant plus que les tioi i veau-nés du suffrage universel sont à la ri cherche du bon coin qu'ils conserveront di rant ce voyage de quatre ans. Mais son a1 pect impose la vénération. De haute statun ce pilier de l'ancien régime est demeuré dro comme un i — jusqu'aux épaules : sa tel seule, que de longs cheveux chenus encadren s'incline assez bas pour que ceux qui le coi templent du poulailler ne la voient plus tout fait posée sur les épaules, mais plutôt suspei due entre elles ainsi qu'un médaillon de pi albâtre, qui serait grandeur-nature... On sait que la questure a été obligée, afi de faire de la place aux nouveaux venus s< cialistes, de resserrer ies travées à gauche, a point que le dernier rang, sous les tribune est devenu presque inaccessible —- presqi invisible aussi. Les tribunes sont pleines ju qu'aux bords. Assistance élégante où l'élémei féminin domine, la séance de réouverture o frant en effet un spectacle de famille, auqu les députés convient avec plaisir leurs époi ses, et même leurs enfants. Cela provoqi d'ailleurs des scènes assez joyeuses, part'o attendrissantes. C'est oinsi que l'on vit, lum dernier, telle petite fille qui, ayant reconiî dans l'hémicycle, monsieur son papa, n'h sita pas à l'apneler bien haut, en agitant si petits bras désespérément! A peine le discours du doyen terminé — di cours dont le meilleur éloge qu'on en puis: faire est de dire qu'il fut absolument insigr fiant — les élus se répandirent à nouveo dans les couloirs, où la circulation, en peu c temps, devint pour ainsi dire impossible. Là, le jeu de massacre était facile, et pot citer' toutes les gloires et les demi-gloires e trevues, il me faudrait deux colonnes c Matin. Je veux noter cependant combien f remarquée la réconciliation qui eut P bliquement entre M. Bnand et M. Caillaux. Celui-ci était arrivé l'un des premiers a Chambre, redingotê et portant beau en déï de l'emplâtre tout blanc — du plus graciei effet, du reste — qui lui chevauche le n depuis l'accident d'tjutomobiie dont il fut i cemment victime. Pendant près dune heui et tandis qu'avait lieu le tirage au sort d scrutateurs en vue de l'élection du presidei il s'entretint d'une façon toute cordiale av le président de la Fédération des gauche Je vous laisse à penser ce que Ion dédui. de cet «Embrassons-nous, Folville . »... i Un peu plus tard, M. Paul Deschanel, pl ieune que jamais, était élu, aux applaudis; ments de l'assemblée, président provisoi (mais on sait ce qu'il faut penser du provist i re, en France!) et M. Joseph Caillaux qu ■ tait le Palais-Bourbon pour se rendre à San Lazare... ' Comment la crise ministérielle sera dénout ■ c'est évidemment le mystère. Comme toujoui ■ les bruits les plus invraisemblables circule! ; et les plus étranges, sans d'ailleurs que lj i puisse en connaître l'origine. A la premie ; heure, le nom de M. Combes _ fut prononi i Mais ' M. Combes est très âgé et mal ! cour à l'Elysée... Puis l'on parla d'une coi s binaison Viviani. le dois dire que jusqu'à présent il semt , que ce soit bien le ministre de l'Instructi publique d'hier qui ait le plus de chances d , tre appelé par le président de la république. : a été chaudement recommandé à M. Poinca: - par M. Doumergue lui-même, et quoique chef de l'Etat n'ait pas caché au président - Conseil son très vif mécontentement de ce q la crise se soit produite en son absence, il paru, assure-t-on, assez partisan de la com naison nouvelle qu'on lui désignait. Le st nom d'ailleurs, de M. Combes, je l'ai dit, a t don de mettre M. Poincaré en colère. ? Mais la tâche ne sera pas facile.La situati est sérieuse, même grave. La question fini 5 cière et 1^ loi de trois ans notamment, dorn 3 ront du fil à retordre au cabinet de demain ' choix des ministres n'est pas aisé. Celui 3 président du Conseil l'est-il davantage? M. 1 viani vota jadis contre les trois ans... Il 1 vrai que se prononcer contre un projet de 1 ; c'est une chose, et battre en brèche une 3 existante, c'en est une autre. Pourtant c'est I une objection que l'on fait déjà contre l'év< tualité d'un ministère Viviani. Les ministrables, d'autre part, sont no breux: on cite vingt noms, parmi lesquels ' viennent sans cesse ceux de MM. Malvy, N< " lens, Delcassé, Guist'hau, Bourgeois, Jean I 4 puy et Thomson. Qui décrochera la timbale ! la timbale-portefeuille? A l'heure où j écris l serait prématuré de faire quelque pronos e nue ce soit. En attendant, M. Marcel Sembat, mcorri L ble, propose de choisir tous les ministres 1 dehors du Parlement! ^ Marfaui i LES FAITS DU JOUR LA SITUATION EN ARGENTINE M. A. Belin Sarmiento, consul général de ! République Argentine, nous communique u | étude sur la situation économique du gra ; pays sud-américain. Le malaise économiq • dont se ressentent les principaux pays depi 1 bientôt deux ans, dit-il, a eu sa répercussi dans la République Argentine. Cependant da ; ce pays la crise n'a pas pris les proportio 5 qu'elle a atteintes dans d'autres nations mo ! favorisées par les richesses naturelles. Aucu j des sources vives de la production n'a senti ; t effets et les industries mères ont suivi leur marche de prospérité parallèlement au déve-g loppement du commerce international. Ce sont e surtout les spéculateurs en biens-fonds qui ont :- été affectés par la répercussion de la crise eu-s ropéenne et en général ceux qui aspiraient à e des bénéfices faciles. Favorisés par l'expansion économique extraordinaire de l'Argentine ■- et comptant sur un crédit sans restrictions, ils ]j se sont laissé aller à élargir leurs relations e d'affaires jusqu'à les pousser à des limites i- extrêmes. Le resserrement soudain opéré par *" les banquiers ébranla la base même de 1a. spé-!" culation et la crise de liquidation ne tarda pas >, à survenir. Or, ce malaise tend déjà à dispa-it raître. Avec la baisse du taux de l'intérêt, l'or ® commence à rentrer à la Caisse de Conversion jl et la récolte du maïs, qui se présente cette à année dans des conditions exceptionnelles,con- tribuera à normaliser la situation. ir Les nouvelles publiées par certaines feuilles n et d'après lesquelles il existe actuellement 3- dans 1a. République Argentine nne crise géné-y raie du travail, manquent de fondement. Ce qu'on a appelé des «meetings de sans-travail» s- n'en étaient pas en réalité. it ïl convient cependant de faire savoir aux centres d'émigration,ajoute M. Belin Sarmien-to, qu'actuellement les émigrants qui ont des le probabilités de prospérer en Argentine sont is ceux qui viennent dans l'intention de se vouer |l( aux travaux de l'agriculture et de s'établir à g. la campagne, et spécialement ceux qui dispo-;s sent d'un petit capital, ns fût-ce qu'une somme très modeste. Ceux qui prétendent vivre ®e dans la capitale, les ouvriers manuels, les em-i_ ployés en général, ainsi que ceux qui n'ont u pas de métier, feront bien de s'assurer une pla-le ce avant d'émigrer, parce que pour ce genre lr de travail l'offre dépasse la demande, n- Pour ce qui concerne la situation financière u du pays, elle continue à être des plus solides. ^ Les principales sources de production se maintiennent intacl.es et suivent leur progrès crois-la sant. Les chiffres du commerce international 'it ont signalé en l'année 1913, considérée comme ^ année de crise, un excédent sur les importa-tions de 77 millions de francs. Le commerce e, extérieur a atteint un total d'environ cinq ss milliards de francs, à peu près celui des huit nations sud-américaines ensemble qui suivent s. la République Argentine dans les tableaux sta-lit tistiques. Le plus récent rapport de M. Charles Re-nos, ministre de Belgique en Argentine, publié re dans le Recueil Consulaire (Tome CLXV, 1° li->i- vraison) se trouve dans ses lignes générales 't- parfaitement d'accord avec ce qui est énoncé u" par M. Belin Sarmiento. Etranger m La politique anglaise ,é L'ANNIVERSAIRE DU ROI GEORC& în LONDRES, 4. — Le roi George a célébré hier n- son quarante-neuvième anniversaire. Bien que la célébration officielle de la nais-ile sance de Sa Majesté n'ait lieu que le 22 juin, an la plupart des clubs et des édifices publics ont 'ê- pavoisé et illuminé. Dans le parc Saint-James, Il dans le parc Windsor et à Aldershot, les saluts -ê, réglementaires ont été tirés. Le roi a reçu des milliers de télégrammes et des lettres de félicitations de tous les points du ue £l°be Détail touchantiles maîtres d'école du Royau-bi me-Uni ont eu la jolie idée de faire écrire par leurs élèves des lettres de souhaits à l'adresse de Sa Majesté qui a reçu, hier matin, plus de 50,000 messages de tous les petits écoliers et petites écolières de son empire. on De bon matin, tous les membres de la famille Ln" royale se sont rendus à Buckingham Palace le" pour présenter en personne à Sa Majesté leurs Le bons vœux et leurs souhaits. du Leurs Majestés ont ensuite déjeuné avec la Vi- reine Alexandra, l'impératrice douairière de est Russie et tous les membres de la famille royale oi, en ce moment à Londres. loi Le soir, le roi et la Reine dînaient encore en là famille. ^ , . an- Jeudi et vendredi, il y a «court» au Palais. Lundi, le roi et la reine honoreront de leur m. présence le concours hippique de l'Olympia, et, le soir, ils doivent assister a une représentation ,n spéciale au Palladium Theatre. . Mardi, un bal de cour et mercredi un «le-vée» terminent la série des fêtes et cerémomes -, officielles de la saison. Vendredi, la cour quitte Londres et va s ms-tic taller à Windsor. Samedi, le roi et la reine prennent part à la tenue d'un Chapitre de l'ordre de la Jarretière, en en la chapelle Saint-George de Windsor. Le 24 juin, Leurs Majestés quitteront Londres pour aller visiter les comtés des Midlands. Les souverains iront à Nottingham, à Mans-fields, à Hull, à Shrewsbury, puis en Ecosse, où B ils feront un séjour de quelque durée. LES SUFFRAGETTES LONDRES, 4. — Le Daily Mail annonce dans sa 2me édition qu'on a fait savoir hier à la po-la i lice que les suffragettes préparaient un complot contre le prince Henri, 3me fils du roi, qui ne est actuel' ment écolier au collège d'Eton. od Après une conférence au quartier général de ue la police à Londres il a été décidé d'envoyer ,is à Eton deux officiers spéciaux pour la sauvegarde du prince. on Les journaux -déclarent que Mme Pankhurst ns aurait loué une maison qui donne sur les jar-ns dins du palais de Buckingham, ce, qui a causé ns de graves inquiétudes à la police. Des officiers spéciaux surveillent la maison nuit et-ne jour et on a, aussi aug- ;cpt5 les forces do poses lie j du palais. Le roi a cessé -es promenadss à

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Dit item is een uitgave in de reeks Le matin behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Anvers van 1894 tot 1974.

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