Le ralliement: journal libéral hebdomadaire

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22 februari 1914
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s.n. 1914, 22 Februari. Le ralliement: journal libéral hebdomadaire. Geraadpleegd op 20 juli 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/p26pz52v22/
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Douzième Année N° 8 Dimanche 22 Février 1914 LE RALLIEMENT Journal Libéral hebdomadaire Comité de direction : Paul Janson, E. Feron, P. Hanrez, G. Lorand, A. Lambiotte, Hermann Dumont ABONNEMENTS : Belgique : fr. 5.00 par an Etranger : fr. 7.00 id. _ Les abonnements prennent cours le 1er janvier et le 1er juillet 10 centimes le numéro Rédaction bt Administration : Rue Verboekhaven, 61, Bruxelles (Téléphone 703) ABONNEMENT avec Is Supplément L'ENSEIGNEMENT PRATIQUE i 6 francs par an Les abonnements prennent cours le 1er janvier et le 1er juillet Le « Ralliement » est en vente au numéro A BRUXELLES : Dechenne et C»e, Galeries Saint-Hubert LIEGE : J. Bellens, 6-8, rue de la Régence. ANVERS : Mertens, 5, avenue de Keyzer. GAND : Dobbelaere, 65, rue de Flandre. VIONS : V« Srattens, rue de la Petite Guirlande. BRUGES : Ve De Reyghere, 13-15, rue de la Monnaie. CHARLEROI : Meudler, rue de l'Industrie. SOMMAIRE ! Le Congo et l'Allemagne, Georges Lorand. — La semaine politique. — La toute puissance des missions, H. D. — L'Ame indienne du Mexique. — La question des langues, Franz Foulon. — Pourquoi nos écus disparaissent après l'or, François Rosseels. — La Mort de Jésus (Réflexions de Médecin). — Congrès Progressiste. — Quelques faits. — L'Enregistrement des Baux, Félix Rodenbach. — Le Théâtre belge. — L'Impôt sur le Capital {suite). — A travers tout. — L'Inutile tombeau (Légende égyptienne.— Spectacles. LE CONGO ET L'ALLEMAGNE La Chambre n'est parvenue en quatre mois qu'à expédier la loi scolaire et l'affaire des casseroles antimaçonniques et des prétentions des missionnaires congolais à faire de la colonie royale un nouveau Paraguay (ce qui est inévitable, puisque la Belgique elle-même est devenue une capucinière et semble destinée à le devenir de plus en plus). Elle ne va donc pas pouvoir faire le reste de sa besogne. On choisira quelques budgets, dans le tas, qui seront'discutés. Les autres ne seront que lus devant des banquettes. C'est ça, aujourd'hui, le régime parlementaire. M. Vander-velde a déjà, paraît-il, désigné les budgets à discuter. Borna locuta. Il faudra bien cependant qu'on consacre quelques séances à celui du Congo, dont le déficit avoué est de vingt millions, trente avec la partie attribuée à l'extraordinaire — et dont le déficit réel est, tout le monde le sait, beaucoup plus considérable. L'annexion continue à porter ses fruits et la Belgique peut apprécier le bonheur qu'elle devra à Léopold II, à ses ministres valets et complices et aux distingués coloniaux de gauche libérale et de gauche socialiste qui, pratiquant avec autant de clairvoyance que de patriotisme la politique de Gribouille, n'ont trouvé d'autre remède aux abus odieux de l'exploitation léopol-tlienne que l'annexion conformément aux injonctions de sir Edward Grey, dont le génie politique s'affirme dans tous les domaines d'une façon si éclatante. Et depuis que l'Angleterre a forcé la Belgique d'annexer le Congo, pour mettre fin aux procédés de négrier de Léopold II, il est arrivé ce que nous avions toujours prédit : la Belgique est annexée au Congo; l'opinion s'en désintéresse forcément; la Chambre n'exerce aucun contrôle; les annexionnistes semblent avoir oublié le cadeau qu'ils nous ont infligé; le déficit augmente; les sociétés, qui ont enrichi les lanceurs d'affaires qui les ont fondées, se font racheter par la colonie quand leurs affaires vont devenir mauvaises; on nous invite maintenant à racheter les chemins de fer parce que les tarifs fabuleux qu'ils s'obstinent à maintenir rend tout trafic sérieux impossible; le caoutchouc est fini et le budget colonial, qui était basé sur le caoutchouc, est ruiné ; le gouffre du déficit apparaît béant, énorme, insondable; il mangera la colonie entière, et si la Belgique veut sauver la colonie, il mandera la Belffimie. C'est, ce qui devait arriver, ce que nous avions toujours prédit. Et l'on n'en est encore qu'aux débuts. On veut remplacer le caoutchouc par les mines du Katanga, sur lesquelles on a déjà réalisé des fortunes, toujours bien entendu par des spéculations de Bourse et non en extrayant du minerai. Mais la politique coloniale n'est guère faite que de brigandages pour les Etats et de spéculations de Bourse pour les particuliers et de spoliations, d'abus de la force brutale vis-à-vis des indigènes. C'est pourquoi, dans son intérêt comme pour son honneur, nous avons essayé d'en préserver la Belgique. Aujourd'hui, ce n'est d'ailleurs pas seulement l'énorme déficit du budget colonial qui menace de faire du Congo le désastre national qu'il ne peut manquer d'être à la fin. On veut tout bouleverser, reprendre les garanties dont on nous avait leurrés au moment de l'annexion, faire des réformes à rebours que les ministres ont fait annoncer par le Boi le 1er janvier. Et l'on veut se lancer dans une politique de chemins de fer, qui mangerait non plus seulement des centaines de millions, mais à la longue le milliard et plus, et à défaut de laquelle on nous déclare que le Congo ne vaudra rien — comme s'il avait jamais pu valoir quelque chose pour un petit pays habitué, comme la Belgique, à vivre de travail honnête et qu'on risque d'épuiser et de perdre dans le réseau de la mégalomanie et du brigandage colonial. Et, en effet, puisque le seul morceau du Congo qui peut valoir quelque chose est le Katanga, situé au centre de l'Afrique, et que sa valeur consiste dans ses mines, elle dépend entièrement des moyens de transport. On nous vantait naguère l'admirable réseau fluvial du Congo, ses 30,000 kilomètres de rives, et, pour transporter les minerais, la voie d'eau paraîtrait tout indiquée. Mais ce sont au contraire des rails que l'on veut, et directs, sur des parcours de 2,000 kilomètres et plus, à travers la forêt vierge et la brousse. Et voici qu'apparaît le spectre de l'occupation étrangère. Voici le colonel Williams, l'émule de Cecil Bhodes, l'âme de Léopold II, dont je disais à la Chambre : « Betenez bien ce nom-là, messieurs, vous aurez l'occasion d'en entendre reparler », qui livre aux Allemands la meilleure voie d'accès au Katanga. Et voici l'Angleterre, à qui le Katanga semblait êt.rf" dévolu, comme la Bhodésie et le Transvaal (surtout s'il y avait vraiment des mines d'or, la pire aventure qui pût arriver à la colonie royale) qui livre d'avance le Katanga aux Allemands. On sait que ceux-ci, dans leurs arrangements avec la France, au sujet du Maroc, s'étaient fait donner accès au Congo par le Cameroun, et qu'à Berlin les coloniaux et les nationalistes considèrent la colonie belge comme un héritage dévolu à l'Allemagne.On se souvient que M. Caillaux fit déjà à Bruxelles, à propos d'Agadir, d'étranges ouvertures. Aujourd'hui, il paraît que la Triple Entente a fait un pas de plus et que l'Angleterre vient, par un traité de partage de l'Afrique en sphères d'influences (comme ceux qui ont préparé l'annexion du Maroc et de la Tripolitaine et préparent en ce moment le partage de la Turquie d'Asie), de livrer à l'Allemagne à la fois l'Angola et le Congo belge. Voici les renseignements très intéressants que donne au sujet de cet arrangement anglo-allemand le Journal de Genève, dont on sait la sûreté d'information : On savait que les négociations qui se poursuivaient entre Londres et Berlin, au milieu de mille difficultés et avec une sage lenteur, évaillaient dans les cercles officiels de vastes espoirs. On n'en savait rien d'autre, mais n'est-ce pas quelque chose que M. de Bethmann-Hollweg fasse dépendre sa retraite de ces pourparlers et qu'il ne veuille laisser à aucun autre, devant l'histoire, l'honneur de les avoir conduits à bien ? Maintenant, bien qu'on ne sache rien encore d'authentique, le voile commence à se soulever. Je vous ai communiqué déjà les grandes lignes de l'arrangement anglo-allemand. Il consiste essentiellement en ce que l'Angleterre reconnaît à l'Allemagne des intérêts économiques et politiques prépondérants dans la colonie portugaise de l'Angola et dans la partie du Congo belge comprise entre les possessions portugaises et le lac Tanganyika. Nous voulons caractériser en deux mots l'importance coloniale de cet arrangement; nous nous occuperons ensuite de ses répercussions sur la politique générale. Ce n'est pas au hasard que l'Allemagne a cristallisé ses convoitises sur l'Angola et le Katanga. L'Angola forme un superbe territoire de 1,940,000 kilomètres carrés, avec une côte très étendue ; il est limitrophe au Sud-ouest africain allemand. Sa partie nord est traversée par un chemin de fer extrêmement important ; il part de Lobito-Bay et est actuellement construit à travers le Benguela, sur une distance de 500 km. jusqu'à la station de Bihé; il doit rejoindre à Dililo la frontière du Congo belge et de là, à Kam-bove, la ligne du Caire au Cap ; sa longueur totale sera de 1,300 km. environ. La compagnie qui exploite et construit cette ligne, la « Companha de Gamine de ferro de Benguala », est anglaise et a été fondée, en 1904, par Robert Williams, l'homme d'affaires génial de la Rhodésie. C'est cette concession que les Allemands s'apprêtent à reprendre, parce qu'elle est le meilleur débouché du Katanga. Le Katanga est la partie méridionale du Congo belge; ses richesses minières, spécialement en cuivre, sont immenses; plusieurs sociétés, nominalement belges, mais sous une direction et avec des capitaux allemands, s'occupent de la protection et de l'exploitation du Katanga. Cette région possède déjà une population

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Dit item is een uitgave in de reeks Le ralliement: journal libéral hebdomadaire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1903 tot 1914.

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