Le télégraphe: journal quotidien d'information

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s.n. 1918, 17 Maart. Le télégraphe: journal quotidien d'information. Geraadpleegd op 17 juli 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/v97zk56x5g/
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j Quatrième année • K" 76 Eflit.fon À B C j LE NOMfeo ; 15 CENTIMES g^AjaagwïsataauKMoaKKg 3- -^au^^^t.s»swstjiazziicacsif}ss^j^^SKS3BSBi Dimanche 17 Mars 1918 PRIX DES ABONNEMENTS : i mois (avril) ...... S fr. 75. Les demandes d'abonnement sont reçues exclusivement par les bureaux et les facteurs des postes. Les réclamations concernant les abonnements doivent être adressées exclusive mat a-it o.imu d: oiste. L'AFFAIRE DE CHERATTE QUOTIDIEN LIÉGEOIS D'INFORMATION Kcoautioa ci Adaiimstration : RUE de la CATHEDRALE, 37, LIEGE BUREAUX OUVERTS DE 8 à 5 H. TARIF DE PUBLICITE : Demande d'emploi, la ligne 40 cent. — Petites annonces, 1 franc. — Réclames, 2 fr. 50. — Avis de Sociétés et Avis des Ofticiers ministériels 2 l'rancs— Avis financiers, 4 francs. — Nécrologie 3 francs. — Uo.| F, fr-liw. o Communiqués allemands Jf' Berlin, le 15. (Soir). — Rien de nouveau, •i Berlin, le 16. — Théâtre (le la yU-'iTc occidental. — Groupe da.mOes da proicu Rupprecht de Bav.ére : La suii- c. pendant la nuit, l'anillerie « -.3 aise a Ole axs active notamment entre A.ras c. o.-(ju.ii-tin. Lo l'eu eniiemi et le lanceineiu ue bombes contre des vdlages sbues à lai-rièro de nos lignes ont provoque de grandes pertes p.arini la population a ûiomu et à lialluin. . . Groupes d'armées du kronprmz et du duc ALbrcçlil de Wurtemberg : I la journée, recrudescence de iac.v.te au tir à l'est de Reims, sur les doux i'jvcs de la Meuse et près de Mulsacn et r>la-mont Pendant la nuit, elle est également restée vive des deux côtés d Ornes. Rien de nouveau sur les autres théâtres de la guerre. Berlin io 16. — Nos sous-marins ont •détruit dans la Méditerranée occidentale 8 vapeurs et 1 voilier jaugeant en tout 27.000 tonnes brut. Lo sous-marin U yo, {Commandé par le capitaine lieutenant *u-naukl de la Pière s'est particulièrement •distingué. En deux ans et demi o activité dans ta Méditerranée, ce commandant a «coulé environ 1/2 million de tonnes. Berlin, le lo. — Le bureau \\olfi annonce de source autorisée que l'un ne •connaît rien au sujet de l'attaque ou navire hôpital «Guilford Castie» annoncée pal* Router. Nous nous réservons dit WoH'f de revenir sur l'incident. BULGARE / Sofia, le là — Front macédonien. t— !A l'est de Bitoli.a (Alonasiir) l'ennemi a soumis notre front à un tir intense d artillerie et de Lance-ûiines, Notre arlLierie n répondu assez énerg.quemenL Dans la v ©uonnae OJ]OU 4i;u..o::'j uj ap opnoq bomhardé efficacemenl L.s positions ennemies près ciu v.ll^age d Alt-Scnakmalde. A l'ouest du Vardar, notre artiller.e a «chassé une patrouiLe française. Au sud-<ouest de Do r.in, tirs suoits de ia part tde i'ennemi. D.aus la plame et devant 1 s positions, à l'ousst de Sériés, noire artillerie a dispensé des reconaai.sances anglaises. Dans ia vadée du \ aràar, vive activité d'aviation de pari et d'autre et nombreux combats aériens. \_i-ront do Dobroudj^a. — Armistice. , FHANCA2S /paris, le 15, à 15 h. — Hier, à 12 h. 30, •en Champagne, à l'ouest du Corniliet, nous avons chassé rcnncroL des éléments de tranchées où ii s était maintenu depuis le 1er mars. L'opération a pleinement réussi, nous avons t'ait 42 prisonniers dont un feidwebel et 4 sous-offiçiérs et rapporté deux mitrailleuses et des lance-flammes. En même temps, un de nos détachements pénétrait dans les lignes ennemies du mont Blond et ramenait des prisonniers. Dans ia matinée,'un coup de main ennemi sur nn de nos groupes do combat de ia Main de Massiges a complètement échoué. Rien & signaler sur le reste du front en dehors d'une certaine activité d'artillerie dans la région de Monool et au sud de la l'ave jet "au Violu. . Paris, le 15, à 23 h. — Assez vioiente lutte d'artillerie sur l'ensemble du front notamment sur la rive droite de la Meuse, dans les régions ^ie Bezonvaux et de Va-<chér au ville. En Lorraine, à 1 ouest de For-Tille, après un vif bombardement, un coup de main ennemi est venu se diriger sous nos feux et a été dispersé avec des pertes: 5.610 kgs de projectiles ont été lancés, cette nuit, sur les nombreuses gares, usines et cantonnements do la zone ennemie. Armée d'Orient. — Au nord-ouest de ÏMonastir (côte 1212 et Truova), nos détachements ont pénétré dans les lignes 'ennemies que nous avons trouvées évacuées. De leur côlé? les Bulgares, ont tenu-dans la môme région des coups de main (qui ont échoué. L'activité de l'artillerie ennemie s'est maintenue très vive pendant la plus grande partie de ia nuit autour de Monastir. L'aviation britannique a effectué plusieurs bombardements sur le front de la iStrouma. Un appareil bulgare a été abattu en combat aérien et s'est perdu dans le lac Boiran. , . i U| ; , ANGLAIS Londres, le 15. Nos patrouilles se sont avancées, hier soir, dans les tranchées ennemies à l'ouest de Villersguislain # et ont ramené des prisonniers. L'ennemi a attaqué sans succès à Passchendaele et Poelcapclle. Canonnade réciproque au sud-ouest de Cambrai,- au sud d'Armenlières, & Messen et à Menin. ITALIEN • "Rome, le 15. — Sur tout le front peu fi'àctivilé. Fou d'arlilierie dans la vallée ■de Lamonica, au sud-est du Montello et des deux côtés du Pivave. Après quelques jours de beau temps nous avons maintenant des avalanches. Les e.aux du Piave sont montées ce qui entrave l'action de nos troupes. Notre artillerie a fait du bon travail et provoqué des explosions. Depuis noire dernier communiqué nous avons descendu cinq aéroplanes et deux ballons captifs. Un de nos appareils a disparu. . FINLANDAIS • "Wasa, le 15. — Le grand quartier général annonce: Au front de Vaiakunta, pendant la nuit du 12 au 13, combat d avant postes au sud de Lavia. Au cours de celui-ci, l'ennemi a perdu 20 hommes, nos portes sont peu importantes. Au front de Tavastland, après 3 jours.de combat, l'attaque ennemie dirigée contre Vaskivesi a été arrêtée et l'ennemi repoussé. Au iront de Savolaka, après 1111 violent combat de ■ 4 heures, nos troupes ont pris Lusi et enlevé 2 mitrailleuses à rennemi. L'Ultimatum de l'Angleterre à la Hollande La forme de la demande • Essen, le 15. — La «Rlïeinisch Wcslfa-lischo Zeilung» mando do La Haye : L'information R-wULer parvenue aujjurdhui avant midi do Y/ashmg.oa c. s_ljn .a^uelle les Puissances alliées avaient envo\e un dernier avis au gouvernement néerlandais constitue, sans aucun dou e, un < s_ èce ù ultimatum dont lo ministère des af.«lires étrangères me contes.ait liior la remi. o. Ce matin, j'ai eu l'occasion de me metlro on rapport avec de hautes personnalité;! de La riaye. Ils cmpio'ent aus,û i'exnrcs-sioii d'« ultimatum ». Cependant i 6 est.-ment généralement qu un refus du gouvernement hollandais — éveniuali.é considérée comme probable, — ne sjra pas ^uivi de mesures politiques ou militaires. On croit que l'Entende, qui n'a aucun intérêt à jeter un nouvel all é dans 1rs bras de l'Allemagne se contentera de mettre l'embargo sur les navires hollandais. D'ailleurs, 011 admet qae le gouvernement hollandais se bornera à une violence protestation, car il désire épargner la guerre au paya ot sauvegarder l'intégrité de ses colonies. On conçoit c;ue les membres de la Chambre s'expriment avec violence contre l'Angleterre et l'Entente. Seulement, en cas do refus, la Hollande se verrait cou per leà importations de vivres; s. s navires seraient quand même confisqués cl elle'ne recevrait pas de dédommageiûèii! pour les bâtiments coulés. Les sioci;s de céréales en réserve ne suffisent que jusqu'au début d'avril. La pression de l'Entente aceule donc ia Hollande à la famine au chômago et à ia décadence économique.Les réquisitions La Haye, le 15. — Le correspondant l Washington de 1' «Associated Prêts» tolé graphie: Les Etats-Unis et l'Angleterre uni envoyé à la lloilande une dernière communication disant que si un aecorv n'est pas intervenu anvant le 15 mars, su. la question do la flotte marchande, les na vires hollandais seront réquisitionnés paj les Alliés. Prorogatioa du délai Amsterdam, le 15. —. D'après lo «Telc graaf », la noto de l'Entente au gouver nement hollandais laisse à ce dernier jus qu'au 18 mars pour se décider au sûje de la convention proposée. "On lui offre un< avance de 100.0.>0 tonnes de bîé à con ciu- 500.00) tonnes de j.'.'iÇ? nv-T landâisë soient mises à ia dispon.-ion d: l'Entente pour le service dans les zone: barrées. D'après le môme journal, le mi nistre dc3 affaires étrangères exposera mardi devant la seconde ciiambre le poin de vue qu'il compte adopter. Déclarations officielles Amsterdam, le 15. — La note du mi nistre des affaires étrangères conc -rnan les négociations avec l'Entente et l'Aîné riquè est conçue comme suit : Les gouvernements associés réclamen de la Hollande, en échange de fourniture: de vivres et d'articles de première né ce: s té, les concessions suivantes : 1. La Hollande doit arrèler ou du moin: restreindre les exportations vers l'Allemagne (bétail, laitage et produits agri coi es). E11 échange eiie recevra des four rages et des engrais artificiels. 2. Elle abandonnera au.: gouvernement associés le tiers de son tonnage, soit 501 miies tonnes. L'Allemagne s'y oppose formellement. Si lo gouvernement hollandais cède sa le premier point, eiio se refuse à concïim un nouvel accord économique et arrèler. l'exportation dc3 fe.s et charbons. Quan au second, eiie 11e tolérera pas que le, navires hollandais quittent les po.ts de Pays-Bas pour augmenter la flotte mar eh aide ennemie.. La Hollande 110 veut pas se 3a:sser im poser des restrictions d impoit ition ; mai elle espère amener 1 Allemagne à des cor. cessions en lui représentant que tout 11a vire en partance serait compensé par l'arrivée d'autres bàtimcnls. Conférences La Haye, le 15. — On écrit îf la Rlici nisch Vveslfalische Zeitung » : Nous appri nous que des conférences ont eu lieu hic enLro les armateurs néerlandais et les délégués du gouvernement. Le résuLat d discussions 11'a pas été publié. Toutefois le bruii circule quo les.'autorités ho.I n daises feront- connaître leur décision a van ia fin de la semaine. A Slngaporè Amsterdam, le 15. — Le ministre de Pays-Bas à Londres fait savoir quo l'on rebellé parmi les navires hollandais ro tenus à Singapore que. ceux qui se son en;;,.gés par cont.at avec lè gou/ernemen inao-nritanuique ou qui ravkailient en vivres les Indes néerlandaises. Vols hollandaise Du «Nleuwe Courant»: On va donc non enlever la seule occasion qui nous "restai pour obtenir l'assenliment nécessaire d l'Allemagne à l'accord provisoire et et sera une augmenta lion notable de la pos sibililo que nos armateurs nc^ reverrou jairiais u i s2ut des navires qu i s doiven mct-re a la disposition des a.liés. Si u i< solution inattendue nintervieni pas, l'a. cord avec l'Amérique et les A l és s'. : trouvera DrovisoiremLnt o;i défi i i/emer animé. Nos «amis» doutre-:ner se son rendus parfaitement impossibles ù noa* ég -rà, el ils nous poussent — à moins qa nous 11'allions à la rencontre de ia fain ! L'AFFAIRE DE CHERATTE Kras&cKsrsas? a sri L'autopsie de la victime A propos de l'affaire : Quelque? considérations sur le rôle des patrouilles et ia situation de la police L'autopsia Jeudi après-midi, ainsi que nous l'annoncions hier à nos lecteu r, le Parquet faisait une descente à Waadre, où habitait ia victime, et les éminents médecins-légistes, MM. Lenger et Stocliis, (M. Cor a ayant élé empêché), procédaient à l'autopsie du cadavre. Ainsi qu'il était aisé do le présumer d'après la nature du coup reçu, Isidore 1 Toussaint a succombé aux suites d'un abcès du cerveau et d'une méningite sup-purée, conséquences d'une fracture de l'os frontal occasionnée par un violent coup de canne porté à la hauteur de l'œil gauche. On remarquera que le décès de la victime est survenu le 11 mars, alors que le drame nocturne, au cours duquel eiie a élé frappée, remonte au 25 février: un intervalle de 1-1 jours a donc séparé les deux faits. C'est, aux dires d'un honorable pratricien auquel nous demandions son avis sur l'affaire, la durée normale au bout de laquelle les affections de l'espèce peuvent entraîner la mort Quelques mots sur les patrouilles nocturxico Leur utilité Le situation des ugenîs auxiliaires À l'ccll droit des cultivateurs Le drame dont nous nous occupons el qui a malheureusement amené la inori d'un homme, a élé ainsi que nos lecteurs le savent par le récit que nous avons publié avant-hier, la conséquence d'une rencontre nocturne entre trois voleurs armés de revolvers et les quatre agents compo-[ sant une partie de la patrouille de Ciie-; ratte. Au moment où il a porté à Tous-I saint ce malheureux coup de canne qui . devait être mortel, M. Ûieudonné Wotl était en éiat de légitime défense, el il [ s'en est fallu de bien peu que cet homme, ou l'un do sc3 compagnons, 11c tombal victime du devoir. La population des villes, voire même aussi celle des campagnes, ne se fait pas, croyons-nous, une iiée suffisamment forte vie l'importance sociale du rôle que jouent ea ce moment ces patrouilles qui pends ni ia nuit veillent ù assurer le respect de la .propriété d'autrui. On no se rend pas assez compte de i'uliiité considérable do ces humbles et précieux auxiliaires de La police, danri un moment où tant dr malfaiteurs parcourent les campagnes, on ne se dit pas assez que les courageux agents- qui s'aventurent en rase campa-gne, munis, pour toute arme, d'un simple t bâton et qui sont à la merci des pires agressions, risquent leur vie chaque jour pour défendre la propriété de leurs concitoyens.Aussi, « Le Télégraphe », que le sort des peats n'a jamais laissé indifférent, t a-t-il jugé le moment opportun pour tirer de l'ombre où on la laisse un peu trop complaisamment celle modeste et inlé-t ressante classe de fonctionnaires. Nous ; allons donc dire quelques mots sur Je fonctionnement et sur le rôle des patrouilles, d'après les renseignements que nous ; avons pu obtenir do différentes personnalités de la commune, et notamment de M. Monaini, le sympathique garde-cba:.i-petre de l'endroit, qui a été envers nous d'une amabilité à laquelle nous tenons à rendre hommage. ) Dans le courant de mai 1017, la commune de Cire rat le, justement alarmée par la multiplicité des vols nocturnes et des actes de brigandage commis au préjudice dos eu'livaLeurs, décida, imitant en cela la con-dmte d'un grand nombre de communes agricoles des environs, de créer un service spsciai de patrouilles nocturnes. Elle nomma a cet effet, à tire d'essai, un certain nombre d'agents qui, dans le principe, étaient payés par les cultivateurs. En janvier 1U18, la preuve ayant élé ju^vi-e. concluante (le nombre des méfaits avait, en effet, décru comme par enchan-tement depuis la création du nouveau service), les patrouilles devinrent 01110101163-. Le., agents auxiliaires gui en assuraient le service furent nommes à titre définitif, et désormais rétribués par l'administration communalOj qui perçut de ce chef un impôt spécial sur les cultivateurs et propriétaires de biens ruraux. A l'heure actuelle, le service des patrouilles nocturnes est assuré, dans la commune de Cheralte par douze agents auxiliaires, dont quatre pour le centre de la ioeaiicé et huit pour les hauteurs. Ces p.ilrouilies parcourent par groupes de djax, le rayon qui leur est assigné, depuis 10 heures du soir jusque 4 heures du raà-L11. une question nous brûlait les lèvres. 1 fous nous hâtons de la poser. — Les agents auxiliaires sont-ils contents de leur sort4? — La commune les rétribue-t-elle convenablement?—■ Grâce à Dieu, ils n'ont pas à se plaindre,'nous répond i\l. Monanii. La commune se montre très bienveillante à leur égard. Elle vient encore de décider, précisément à la suite de l'agression dont nous parlons, de leur allouer une gratification supplémentaire.Comme vous pouvez le constater, la commune de Cheralte est une commune modèle et M. Monami un fonctionnaire fort content de son sort. On va donc voter une gratification aux agents auxiliaires. Nul plus que nous n'applaudira à un geste aussi légitime. Puisse cette gratification cire en rapport avec l'étendue des services rendus par "ces utiles et courageux citoyens. La situation des agents qui composent les patrouilles nocturnes ne serait pas, en réalité aussi satisfaisante que ce qu'a bien voulu nous, dire M. Monami. Si 1 administration communale fait à leur égard tout ce qu'il lui est possible de faire, il est une autre classe de personnes dont ils seraient légitimement en droit d'attendre •-fîe- récompense et qui ne fait guère à ieur * 00 qu'eux -soiw-t-- ^^itiuioriioni en droit d'attendre d'eux: nous vouions parler des cultivateurs. Ceux-ci (qui s'en étonnerait?) sont de ia dernière pingrerie vis-à-vis des braves gens qui risquent leur peau pour défendre ces terres auxquelles ils tiennent tant pour les beaux sacs d'écus qu'elles leur rapportent. — Vous imagineriez-vous, me disait le commissaire do police d'une importante commune rurale où abondent les pâturages, que lorsque mon garde ou moi demandons à un fermier une demi-livee de beurre ou une pinte de lait, nous ne parvenons pas à les obtenir? Et il ajoutait cette phrase énergique qui paraissait traduire admirablement sa pensée : —1 Croyez-moi, mon cher Monsieur, il faut rudement aimer son métier, avoir le sentiment du devoir chevillé au corps, pour risquer sa vio en défendant les biens de ces gens-là! Eh! croyez-bien que ce qu'on en fait c'est par dévouement et par amour-propre! Ce n'est fichlrement pas pour eux! André DUSSART. 1 1 du chômage et de l'extrême misère na-' tionale — chaque jour davantage ca;.s les > bras de l'Allemagne. Il est manif-s.c que les nécessités do^ia guerre ne connaissent pas davantage do 1 iiii.es chez crux qui combattent un militarisme tout-puis.,a:;t. Dana Ses sphères officielles allemandes Berlin, le 15. — D'après le «Berliner Lokal An::eîgeiv, une conférence dos sommités de la poâ.ique é.rangère s est réunie aujourd'hui au ministère pour envi.a-gèr la situation cr:féo par la noie collec-r tive anglo-américaiie. Des représentants de la marine et de l'état-major y a. sis-i taient au si. On s'est eurtout préoccupé des mesures ! à prendre au cas où la Hohandè aequi .s-l cerait aux conditions de 1 Entente. Les informations de la Wiihelmslrasse permettent de supposer que les Pays-Bas repousseront ces conditions. Des assurances dans ce sens auraient déjà éié données à Berlin. 3 Berlin, le 15. — 7,.n «Gazette de l'Aile-1 magne eu Nord» écrit: «La ce. siôn du ' tonnage à l'Entente compromet irait les L opérations militaires cl causèrent à l'Àl-1 Icmagne un préjudice qui 11e pourre.il être contrebalancé par aueun avantage.» La municipalité de Vinccnnes a installé, à la ' t porte même de la mairie, cours Marigny, une trac-3 chée-abri destinée à servir de mod ule à tous le3 genres de travaux pour 43ro .c^er les passants contre les bombe3 des gothas. t La galerie, ciayée de rondins, protégée par une t tôle ondulée, peut recevoir environ 25 personnes; ï cts personnes pourront s'asceoir face à face pendant la _durée de l'alerte. Des sacs de sable protègent l l'abri contre tous les éclats. t Une petite pharmrcie ce secours sera cependant t probablement installée dans la galerie où à défaut S de commodité, les réfugiés trouveront une sécurité ? parfaite. Cette tranchce-abri a été creusée et orga-l. nisée en vingt-quatre heures. LES ÉVÉNEMENTS EN RUSSIE La Fais ratifiée Amsterdam, le 15. — Router annonce qu à la conférence de Moscou les députés iTKixiinalistc's ont ratifié le traité de paix par 453 voix contre 30. LES SUEDOIS EVACUENT LES ILES AALAND Stockholm, le 15. — Les troupes suédoises ont commencé à évacuer l'archipel d'Auland. Une compagnie de la garde Gota s'est embarquée aujourd'hui matin pour Stockholm.. M. TROTZKI REELU. ! Amsterdam, le-45. — Reuler annonce de •Pelrogr-ad que M. Troizid a été nommé comrnisSAire du peuple pour les affaires étrangères. • SUICIDE D'UN GENERAL1 La Haye, lo 15. — Reuler mande de PelrOgrad : Le général Dumbadze, commandant de Vladivostock, s est suicidé. La Catastrophe de Gravilla Amsterdam, le 1G. — (Télégr. part.) — «Le XXe Siècle» mande que l'enquête, mi-nuticuso menée par le gouvernement belge à la suite de l'explosion survenue à la poudrière de Gravide n'a pas abouti. L'Etat belge aurait pu décliner les responsabilités mais des raisons spéciales ont jus-tliié 'l'allocation d'indemnités pour les débits causés par l'explosion. Le ministre belge des Financés a donc été autorisé à mettre à la disposition du ministre de la Guerre les crédits nécessaires en vue d'accorder des compensations aux victimes de l'cxpJosfoii. Â l'Extérieur l ALLEMAGNE INTERVIEW DE HINDENBURG ET DE LUDENDORFF Le correspondant de guerre au grand qu rtier géné al ali.ema îd Hern a.m Ivntsch a noté les déclarations suivantes des généreux Iiindenbuig et Ludendoiff : «C'est avec une grande satisfaction que nous avons Salue Lefiondrement du front de l'Est. Le cercle de fer qui nous enserrait est roru.-u. il nous est possible maintenant de mettre en ligne au front do l'Ouest toutes les forces dont nous disposons ». Le nu;r5chai dit à propos des conditions de p,alx imposées à ia Ilûssie : « La guerre est une chose horrible et il faut de toute façon en prévenir le retour. A cet effet, notre frontière doit être rectifiée de telle sorte qu'elle nous assure une absolue sécurité. Les Etats frontières 11'o.frent encore aucune stabilité; i.s devront s'appuyer sur un gouvernement fortement organisé. qui n'est autre, au point de vue géographique, que i Allemagne elle-même. C'est donc notre devoir ne conclure la paix avec les Etats qui se sont détachés de la Grande-Russie et, pour ce faire, il no convient pas d'attendre guj les parties séparées se soient reconstituées en un grand empire ». Le général Ludendorff ajouta : « Co n'est pkes nous, mais la Russie elle-même qui s'est mise dans la situation précaire où elle se débat Déjà nous avons conclu un compromis avec l'Ukraine et la Finlande. La JRussle a tout intérêt à suivre notre exemple. Si eiie s'y refuse, ii 110 nous restera qu'à l'y forcer. La situation à l'Est nous laisse entière liberté d'action. La Finlande el l'Ukraine nous ont appelés à leur secours, et l'armée fimandaise, composée de la Garde Blanche, opère en corn- i muniauté de vues avec nous. Une armée va être organisée en Ukraine. Nous avons l'obligation de faire respecter les stipulations du traité de paix, principalement en ce qui concerne les s.ociis de b;é mis à notre disposition par le gouvernement ukranlên. Nous aurons une grande satisfaction à savoir que la Russie ne sera plus pour nous un sujet de préoccupation. Ce qu'on raconte des grandes visées que nous aurions en Russie n'est que pure invention; cependant, il est d.s questions, telle que code de la flotte de la Baltique, Bqui méritent qu'on s'y attarde. En ce qui concerne notre situation à l'Ouest, la lutte que nous avons entreprise l'an dernier, avec des effectifs inférieurs à ceux de nos ennemis, en italie, en Flandre et en France, se présente aujourd'hui dans de tout autres conditions. Ce qu'il fallait à tout prix, c'était obtenir l'eîicn- . dremant ri;i,_froix! russ^ ^llEst et mettre. les Italiens en déroule dans ie Sud. Eh y réussissant, nous avons reconquis la supériorité sur nos ennemis en hommes et en matériel de guerre. Tout ce qui faisait •leur orgueil: leur service d'aviation, leurs tanks, leurs gaz asphyxiants, nous le possédons en plus grande quantité qu'eux-mêmes. Nous les attendons de pied ferme. Nous leur avons offert la paix et ils ont refusé notre main tendue. Eh! bien, s'ils veulent la guerre, ils l'auront.. L'action qui va suivre sera nécessairement ia plus violente qu'aura connue ia guerre actuelle, mais l'héroïsme de 1103 troupes, auxquelles nous sommes redevables de tant de victoires, et l'esprit de sacrifice et d'endurance qui anime nos populations restées au foyer nous sont un gage certain qu'avec l'aide de Dieu nous saurons obtenir une paix honorable non pas une paix boiteuse, mais une véritable paix allemande. » Lo correspondant dit qu'il voudrait quo là-bas, derrière la ligne de feu, 011 pût entendre ce que le maréchal Hindenburg lui a dit au sujet du sort de la France.' «Le Français», lui a dit lo maréchal, «est un soldat d élite, pt quand je me représente ia perle de jeunes vies de ce peuple en décadence virile, le ravage de ces bellC3 contrées qui durant des générations resteront stériles, le sort pitoyable des habitants chassés de leurs foyers et de leurs fermes, je ne puis que ressentir une profonde pitié pour le i>ouple français, qui a creusé sa propre tombe quand il s'est , attelé au char de la vanité et de l'ambition anglaises. Seules, la brutalité et la cruauté croissantes avec lesquelles les prisonniers allemands ont été traités en France sont de nature à atténuer ce sentiment de pitié et do commisération. » Les deux chefs allemands assument allègrement, dans la conscience de leur force, la terrible responsabilité qui va peser sur eux, sans phrase creuse, sans gloriole, convaincus qu'ils sont d'êlre le-s exécuteurs de la guerre de défense de l'Allemagne contre un monde abusé. » M. VON BETHMÂNN-ITOLLWEG' ET LES DECLARATIONS DE M. PICHON Munich, lo 15. — L'ancien chancelier von Betiimann-Hollweg a été interviewé par un rédacteur des «Dernières Nouvelles de Munich > auquel il a déclaré, touchant les révélations de M. Pichon : « Les régiments russes étaient déjà en marche avant quo les instructions fussent rédigées. Si ia France, protégée par un semblant de ncu.ralilé avait a ors parfait ses préparatifs pour nous assaillir au moment ou nous étions engagés à l'est, point n'est besoin de dire que notre situation aurait élé désespérée. Seule, une neutralité accompagnée de garanties sàres pouvait nous protéger. Code garantie ne pouvait êire donnée de l'avis des militaires compétents que par la création d'une brèche dans la ceinture des forts 1 français. J'aurais commis une faate grave | envers la patrie si j'avais nég igé cet avis ; .autorisé. Je voudrais rappeler a..x hommes , d'état français qui font tant de cas de cette noie que, pendant les jours qui suivirent, l'Allemagne proposa uuo autre forme de ! traité. Nous déclarâmes que la neutralllé fran-j çaise nous offrirait toutes garanties si i l'Angleterre s'en perlait fort juien ne peut DERNIÈRE HEURS Les affaires hollandaises Départ d'un vapeur pour îa Hollande Amsterdam, le 16. — D'après l'agence télégraphique néerlandaise, les gouvernements alliés ont autorisé le vapeur «Nieuwi Amsterdam» chargé de riz cl de café i\ partir pour la lioiiande. Sa cargaison provient de deux navires néerlandais se trou-, vant dans les ports américains. Voyages de navires hollandais Rotterdam, lo 18. — Le « Maasbode *■ apprend de source autorisée quo 15 navires hollandais ancrés dans les ports américains entreprendront incessamment des voyages vers l'Amérique du Sud. Les navîre3 hollandais ne quittent plus leurs porta Amsterdam, 1e 16. — L'agence télégraphique néerlandaise apprend sous la date du i5 que les navires néerlandais ne peuvent plus partir vers l'Angleterre. l'.'l T-, 1 '. ' ANGLETERRE COLLISION EN MER Amsterdam, le 13. (Router). — Le vapeur, «Rathmore» de la Compagnie du Nortli Railvvay est entré en collision le 13 au matin avec un navire de la marine. Il a été gravement endommagé, G-10 hommes; ont débarqué à Kingston; 20 sont manquants; 20 survivants sont blessés. Lei «Rathmore a été renfloué vers Dublin. SUE38 ARRIVEE DE L'AMBASSADE BRITANNIQUE: Christiania, le 16. — Selon le « Dagen-bl^det», tout le personnel de 1 amb s ado britannique à Peirograd esl arrivé à SUck-hohn à i exception do l'ambassadeur sir Buchanan. ROUMANiB LES NEGOCIATIONS DE PAIX Berlin, le 13. — Le «Lokal Anzeiger»; mande do Vienne: «Posti Naplo» mande de Bucharest que les pourparlers de paix de Bucharest seront dirigés par le comte Czernin. Par égard pour les délégués roumains. les pourparlers auront lieu en français. Les délégations seront conduites au château Botrozeni qui est gardé par des soldats allemands. Vienne, le 16. — Les exigences posées par les Puissances centrales au cours des négociations stipulent la remise en vigueur des traités de commerce tels qu'ils existaient avant la guerre. Le gouverne» ,-ment ' eirnsviD, s'cnga^Q -à .ma tre ù Idisposition des centraux, aussi longtemps qu'ils le désireront, l'excédent de sa production agricole et pétroiifère. Ils 11e réclameront pas lo monopole de celte dernière exploitation, mais se réserveront le raffinement de la majeure partie des quantités cxlrailes. De plus, des c'aus s spéciales seront introduises en ce qei concerne ie libre trvansit, les tarifs do transports ptar voie ferrée et la navigation sur le Danube inférieur. RUSS2E DE PETROGRAD VERS MOSCOU Stockholm, le 15. — Havas mande de Peirograd: Le 14 on a annoncé officiellement que l'évacuation de la ville éiaifc terminée et qu'à dater de ce jour aucun; habitant 11e pourrait plus quitter la ville. A cet effet, le service des trains de voyageurs et des trains locaux a été suspendu aujourd'hui matin. Le conseil des commissaires de la «Commune de Peirograd», (ainsi s'appelle à partir d'aujourd'hui i'e-. tro^rad et ses environs) a autorisé la réap- ' parition des journaux à tendance Ixmr-» geoise dont la publication était prohibée; depuis l'offensive allemande. L'A. T. P. s'est transféré à Moscou et a installé une filiale à Petrograd. •'"** ARRESTATION Amsterdam, le 15. — Reuler mande d$ Petrograd : Le prince Lwoff a été arrêté par lo commandant russe du front du nord-est A ROSTOFF Amsterdam, le 18. — Une note R u'er donne les détails suivants sur la priso de Rostoff par les Bolcliévistes : Après l'occupation de la ville, de nombreuses personnes ont été fusii.ées sous prétexte d'assistance aux Cosaques. La vilie a été taxée d'une amende de 12 millions de roubles. Tous les journaux antigouvernementaux ont été supprimés. Los habitants quittent la viile en masse. démontrer plus clairement que nous n'avions pas 1 intention d'offenser la i ranca dans son honneur, ni d'attaquer celle puissance, niais que jusqu'au dernier moment, nous avons été prêt à éviter la catastrophe mondiale >. FRANCE L'AFFAIRE CAILLAUX-HERVE -■ Gustave Hervé annonce en ces termes, la remise du procès: Le procès du Mans n'aura pas lieu aujourd'hui.M. Joseph Cailiaux a fait demander la remise par ses avocats; on comprend qu'il ne veuille pas venir là-bas entre deu* gendarmes. Mon avocat et ami, M. Georges Llierv mitte, a télégraphié au président de la cour d'assises que nous acceptions le ren-i voi. Quant à moi, pour être plus sûr que l'affaire 11e sera pas retenue et qu'on ne me jugera pas en l'absence de mon ad-<: versaire, je reste tranquillement à mon journal. .: On n'est pas plus accommodant _ Je suis, moi aussi, un ancien pensionnait re de la Santé. Entre clients de cette honorable maison^ on se doit des égards,.'

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Dit item is een uitgave in de reeks Le télégraphe: journal quotidien d'information behorende tot de categorie Gecensureerde pers. Uitgegeven in Liège van 1915 tot 1918.

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