Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1917, 03 Maart. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Geraadpleegd op 11 december 2018, op https://hetarchief.be/nl/pid/bg2h709107/
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23" ANNEE — Série nouvelle N˚ 869 Lo Numèrd 10 Centimes {!> Centimes au Froilt} mardi 3 xvmc 'm? RÉDACTION & ADMINISTRATION 13, rue Jean-Jacques-Roussetm. 33 PARI S Téléphona : Gutenberg BUREAUX AU HAVRé; 28'", rue de la Bourse - LE HAVRE TÉLÉPHONE : n» 64 BELGE | LONDON OFFICE : 21, PANTON STREET Leicester Square, S. IV, Directeur : FERNAND NEURAY LE XXe SIÈCLE ABONNEMENTS France...g. 2fr.50 par mois » 7 fr.SO par trimsstr» Angleterre. 2sh". Gd. par mois » . 7sh,6d.partrlmestf1» Autres pays 3 fr. — por mois » 9 fr.— par trlmostr^ PUBLICITÉ S'alrosser à l'Aflaipislralisa fia Joofbsî ou à l'Office de Londres Les petites annonces sont ègaîemcr.% reçues à la Société Ecaropéc-nno do Publicité, 10, rue de la Victoire, Paril» qui en a le monopole pour Paris. Quotidien belge paraissant au Havre et à Paris Notre monarchie nationale L'écroulpment de la monarchie russe, loin d'être pour les royalistes belges, c'est-à-dire pour la Belgique tout entière, un sujet d'inquiétude, confirme leurs convictions et justifie leurs espoirs. Cette monarchie qui s'en va était partie longtemps avant que la Révolution lui eût donné congé. Infidèle aux lois naturelles du régime monarchique, ou plutôt asservie aux traditions du despotisme oriental, elle était condamnée à se oorri ger ou à disparaître dès le jour où le; idées européennes sur les limitas di pouvoir souverain auraient conquis.dan! l'Empire russe, une minorité instruit; et agissante. C'est de la monarchie déna turé© que la Révolution de Pétrogradi vient de démontrer, en même temps qu< la fragilité, le péril pour l'Etat. Au cas où le trône lui-même serait emporte dans la tourmente, puissent nos Allié: ne pas apprendre à leurs dépens ce que l'histoire de la Pologne notamment a en seigné au monde, à savoir que la Répu blique ne suffit pas à elle seule poui préserver le pouvoir du vertige, les ci toyens de l'anarchie, l'Etat d'e l'incapaci tê, de l'incurie et de la trahison. V* Reliée à nos plus lointaines traditions nationales qui faisaient de nos comtes de nos ducs, de tous nos princes les premiers serviteurs dti pays, notire monarchie à nous évoque, non pas ce tsarisme asiatique qui subordonnait au caprice du souverain la liberté et l'intérêt de 15C millions d'hommes, mais la monarchie française du XII? siècle, chef-d'œwre de raison et d'équilibre, où le pouvoii du roi trouvait, dans le oonsentemenl des corps et des individus, protégés et accordés par ses soins, sa source et ses limites. Au rebours de l'empire romain et de l'Allemagne de Guillaume II, héritière moderne du Césarisme païen, la royau té y était faite pour le peuple, et non le peuple pour le roi. Issu de la volonté de la nation et exercé par le prince,le pou voir y offrait cet heureux mélange de po pularite et dte continuité qui a toujours été la condition et le signe, pour le: monarchies, de leuir solidité. En mêmi temps que la raison et l'expérience, h principe essentiellement chrétien de 1; liberté et de la dignité individuelle* trouvait soin compte à ce régime auss exclusif de l'anarchie populaire que d< l'absolutisme impérial ou royal. Dan: le droit français comme dans le dro-i chrétien, l'autorité seule venait de Dieu et non la dynastie appelée à l'exercer. A preuve" les Carolingiens, portés an: trône par les grands, les soldats et let évêques ; à preuve encore l'autre « ré volutk» » qui fit Hugues Caipet roi de France pour suppléer à la faiblesse d'ur prince incapable et déconsidéré. On peut dire que la collaboration de la nation et du prince, défendus l'un pa: l'autre contre les entraînements naturels à la multitude et contre l'enivrement de la puissance souveraine, a été le caractère de la vieille monarchie française, af faiblie et comme blessée à mort dès le jour où l'équilibre fut rompu au profi' do l'un ou de l'autre de ces deux élé ments. Tel est à notre sens l'enseigne mont de l'histoire, qui renvoie dos à do: les doctrinaires de l'absolutisme royal e. les doctrinaires de l'absolue souveraineté élu peuple. F * * La monarchie belge est à la fois élue héréditaire et constitutionnelle. Notre premier souverain a été appelé au tirône par le vœu de la nation qui a renouvelé son assentiment à la dynastie de Saxe-Cobourg, deux fois depuis 1830, par des témoignages plus décisifs que le plus feirmel plébiscite. Bien plus qu'un pri vilàge au profit de notre famille royale l'hérédité est une force pour l'Etat, au quel un rouage permanent garantit sans menacer la liberté de personne, le \ continuité dans le gouvernement et le bénéfice d'une expérience accumulée I^s services de l'institution et de la dy | nastie éclatent à chaque page de notre I histoire. Léopold I" ne régnait pas de puis dix ans lorsque, convaincu que l'intérêt de son commerce et de son indus trie devait incliner la Belgique, en a temps-là, vers l'amitié de la France, i engageait avec M. Thiers ces conversa tions et ces négociations révélées depui: 'Peu par sa correspondance. Osons le di re sans détour : si la Belgique a péché vis-à-vis de son intérêt national, pa; aveuglement ou par insouciance, ce n'es pas la faute de ses rois ; c'est sa faute son unique faute à elle. Ses rois avaien vu clair pour elle. Leur connaissance d< 1 histoire et de leur temps, leur expé rience et leur observation personnell: leur avaient fait deviner, longteimp: avant le 2 août 1914, l'effroyable catas trophe. Rappelons-nous Léopold I" ap pelant_ la France au secours, en 1831 ir.algré des ministres empêtrés dans 1< ^égalité et des fonctionnaires pusillani ®es,^ quand les débris des troupes qui 'a résistance parlementaire l'avait eiri ptehé d'organiser fondaient devant le: hollandais victorieux. Rappelons-nou: 'es démarches, les discours, les colère: Weme de Léopold II, luttant sans trêvi | ni repos, die 1888 à 1909, contre l'opinioi i « contre le Parlement, pour doter h l'ays de forteresses, d'ume armée, de l'é tablissement militaire commandé par l'accroissement de nos richesses etlaeMn-voitise, évidente à ses yeux, de nos voisins de l'Est. Au xix" siècle comme au xvm°, la volonté populaire en Belgique ou du moins son expression légale a insurgé, contre le patriotisme intelligent de nos princes, l'égoïsme, l'ignorance, la peur du sacrifice, l'horreur du devoir militaire. Ce n'est assurément pas un titre à l'infaillibilité !... Peut-être que, sans la guerre, ce procès, toujours expo-fé à quelque révision, aurait été rouvert. Mais la guerre l'a terminé, et peur jamais. " # * A Tous les Belges connaissent la part d'Albert I" dans la loi de défense nationale qui n'a précédé que d'un an et demi, hélas ! l'invasion allemande. Tous les Belges attendent de lui que, roi constitutionnel sans doute, mais roi des pieds à la tête, il soit, comme son grand-père et son oncle, le pilote, le conducteur do la naMon. Ce n'est pas à lui qu'il faudra jamais prêcher la bonté, ni conseiller la prudence, ni rappeler que l'opinion, étant femme, exige, pour être gouvernée, des égards vis-à-vis de ses erreurs et de ses emportements même. Cette force immense de l'opinion publique, voilà plus de dteux ans et demi que sa noblesse, son courage, ses infortunes la lui ont emehai née. Représentent d'une institution qui a prouvé, depuis 87 ans, son excellence et sa nécessité, moteur irremplaçable de la machine nationale, héritier d'une dynastie que des services sans nombre ont enracinée dans le pays le plus fidèle du monde, il n'a qu'à le vouloir pour être, à la tête d'un des plus beaux royaumes de la terre, l'égal des plus grands rois de l'histoire. FERNANB NEURAY. ' ■ —WWW — LE CARDINAL MERCIER rend hoaimage à la générosité italienne Le grand journal italien Corriere tfltalia a, comme nous l'avons dit, pris la géné rcuse initiative ele recueillir des souscriptions en faveur des malheureux enfants belges. La population italienne a généreusement répondu à son appel : 40.000 lires ont été receuiilies en très peu de temps et envoyées au cardinal Mercier. Le Corriere d'Ilalia a reçu du Primat de Belgique la lettre suivante : Monsieur le Directeur, Vous avez eu la délicate pensée d'ouvrir, dans votre journal, une souscription en faveur des- enfants de la Belgique et je vous remercie des 40,000 lires que vous avez recueillies et envoyées avec tant d'amabilité Votre initiative m'a ému. L'idée que, le jour de l'Epiphanie, les petits enfants romains dont je me rappelle avec tant de plaisir l'œil intelligent, le fin sourire, la spontanéité confiante, ont eu une pensée d'affection, un mouvement de générosité envers leurs petits frères de Belgique, m'a touché au cœur. Je wus serais reconnaissant si vous vouliez bien exprimer notre gratitude aux souscripteurs Je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, à mes sentiments cordialement dé* voués. Le Corriere il'ltalia a, depuis, recueillit encore 10.000 llires, qui seront remises à M. Van dm Heu.vel, ministre de Belgique près le Saint Siège, et la souscription reste ouverte... WWW — Bruits d'émeutes en Allemagne (?) Londre, ~z avril. On mande de Rotterdam au Daily Mail, en date du 1er avril, que, selon des'renseignements parvenus à la Haye de sources qui se sont déjà montrées dignes de foi, de nouveaux désordres auraient eui lieu à Berlin, la s/maine dernière, apparemment jeudi et vendredi. ■Selon, une autre bonne source, des désordres se sont également produits à Dus-seldorff et à Cologne. A Dusseldorff, mercredi, une foule de 4.00 personnes s'est rassemblée! sur lia place publique. Deiuix civils ont incité la population à demander plus de vivres. Deux arrestations ont été opérées. [N. D. L- R. — Il convient, malgré la persistance de ces bruits d'émeutes en Allemagne d'en attendre la confirmation et surtout de n'en point exagérer la signification.) LA REPERCUSSION DES EVENEMENTS DE RUSSIE Amsterdam, 2 avril. — Les nouvelles d'Allemagne confirment que les événements en Russie, ont une grande répercussion en Allemagne et exercent leur influence spécialement dans les masses du peuple. Le journal « Volksrecht » annonce des grèves à Ansbach, en Bavière et dans le Rheinland, où les militaires ont été réquisitionnés à plusieurs reprises pour assister la police. DES USINES DE MUNITIONS AURAIENT SUSPENDU LEURS TRAVAUX Rome, 2 avril. — D'après un télégramme de Zuricih à l'Agencia Libéra, un certain nombre de fabriques de munitions allemandes, depuis quelques jours., auraient suspendu leurs travaux. La Munchener Allgemeine Zeitung affirme qu'à Munich et à Berlin des banques seraient fermées. La production à Esscn (serait aussi en -diminution LES ETATS-UNIS ET L'ALLEMAGNE i la veille d® la didsioEi Ce qui se dit avant la réunion du Congrès New-York, 1er avril. — C'est demain lundi que le Congrès se réunira ; mais, d'après les plus récentes indications, il est vraisemblable qu'aucune décision ne sera prise avant mercredi ou même jeudi. Le « processus » serait le suivant : Lundi, séance de formalités ; ouverture de la session extraordinaire ; discours possible du speaker. Mardi, ou mercredi, le Président irait au Congrès, lequel voterait la guerre le lendemain du jour où M. Wilson lui aura communiqué son message. L'indécision où l'on était sur l'attitude du Congrès concernant la guerre qui, depuis une quinzaine, causait de l'inquiétude sur la solution que recevrait la situation, a cessé depuis trois jours environ. La plupart des membres de la Chambre des Représentants et du Sénat quj étaient encore adversaires de la guerre se sont joints aux partisans de la guerre, à la suite des sentiments exprimés par l'opinion et des résolutions votées dans différentes villes par les électeurs, invitant leurs élus à se rallier à M. Wilson et à le soutenir. Quelques-uns des obstructionnistes qui firent échouer le bill de neutralité armée, et qui feront encore de l'opposition, comprennent qu'ils sont déjà battus et ne font pas de difficultés de le reconnaître. Dès maintenant, tel sénateur, par exemple M. Stone, président du Comité des affaires étrangères, qui est contre la guerre, n'a aucun doute sur le résultat du vote qu'émettra le Congrès pour déclarer la guerre ; mais il affirmera que si le Congrès vote la guerre, personne ne la soutiendra plus complètement que lui, pour combattre jusqu'à ce que l'Allemagne soit abattue. L OPINION PUBLIQUE SOUTIENT M. WILSSN Washington, 2 Avril. — L'opiniom publique semble être de plus en plus en faveur de la guerre ; ainsi en témoignent les résolutions patriotiques prises dans de nombreuses réunions, par les envoyés de la Maison-Blanche et par les nombreuses déclarations des sénateurs affirmant être prêts à soutenir le président Wilson. On espère que le président pourra lire son message au Congrès, mardi. Les récents torpillages des bâtiments américains n'ont fait qu'augmenter la colère des Américains. Le plan des pacifistes pour empêcher que l'état de guerre avec l'Allemagne soit déclare occupe quelque peu l'attention ; mais, toutefois, les rapports de toutes les autorités semblent indiquer que la majorité de la nation pense que la guerre est inévitable. Les autorités prennent des mesures contre ds)s désordres possibles aux Etats-Unis.LES FEMMES AU GONCRESVIIVÎERIC-AIN Londres, 2 avril. — Selon un télégramme de Washington à Reuter, Miss Janette Rankin, la première femme membre du Congrès, sera l'objet d'une grande manifestation lorsqu'elle entrera à la Chambre des représentants. Elle sera escortée jusqu'au Capitole par une délégation de suf-fragistes.Miss Carrin Catt, présidente de l'Association nationale pour le vote des femmes, a été invitée par le speaker à prendre place près de lui pour la séance d'ouverture et les galeries seront occupées par des partisans du vote des femmes. L'ORGANISATION DE L'ARMEE Washington, 1er avril. — Toutes les dis-, positions pour l'organisation des forces armées des Etats-Unis sont maintenant prêtes à être soumises à l'approbation du Congrès. Le secrétaire d'Etat à la guerre, M. Baker, a déclaré hier, qu'au cas où le Congrès réclamerait un projet concernant une augmentation des forces de l'armée, il est prêt à lui en soumettre un immédiatement, qu'il a élaboré au cours des conférences tenues chaque jour, la semaine dernière, avec le général Scott, chef de l'état-major général, M. Bliss, son lieutenant général, M. KUhn, le président de l'Ecole de guerre, et M. Crodes, avocat général. M. Baker s'est abstenu de faire connaître si ce projet était basé sur le maintien du système d'enrôlement volontaire ou sur un autre mode de conscription. Aucune indication n'a été donnée sur le nombre des hommes qui seraient appelés. Le total des forces de l'armée régulière et de la garde nationale, telles qu'elles sont actuellement constituées, dépasse 700.000 hommes, sans compter les bataillons de réserve et de recrues. LA CHASSE AUX ESPIONS ALLEMANDS New-York, 2 avril. — Le gouvernement compte sur les 300.000 facteurs et postiers pour la chasse aux espions, les fonctions de ces agents les mettant à même d'être bien renseignés sur tous les habitants, chacun dans son ressort. La police de New-York a été munie de mitrailleuses montées sur automobiles. Tous les espions seront pourchassés impitoyablement.WWW Dans l'armée Sont nommés dans le corps des ingénieurs d'artillerie de réserve. Ingénieur die lr0 classe : M. Eloy, L. Ingénieurs de 4° classe : MM. Van der Putten, A. Petit, E., Lecoq, M., Legrand, F., De Reytere, R., de Savoye, A., Mirland, J., et de Rou'baix, P. Le capitaine commandant d'artillerie Cardinal, M.., est commissi-oné en qualité d'ingénieur d'artillerie de 2e classe. les franc aa pistai fc Wps BIS! MIILUH1! IttUlUi otnciei. Paris, 14 Heures. Dans la région de Saint-Quentin, nos jatrouilies ont poussé, au nord-est de Dal-on et au nord de Castres, jusqu'aux lignes snnemies, qu'elles ont trouvé fortement oe-:upées.Dans le secteur au sud de l'Oise, fusi!-ade assez vive aux avant-postes. Au sud de l'Ailette, nos troupes, poursuivant leur succès, ont rejeté les Alle-nantis au delà de Vauxailion. Des patrouilles ennemies ont été prises sous notre feu et dispersées. Le chiffre des prisonniers faits par nous, lier, atteint cent vingt. Nous avons pris sinq mitrailleuses. En Champagne, plusieurs contre-atta-jues ennemies sur les positions que nous îvons reconquises à l'ouest de Maisons-de-Sfiampagrce ont été arrêtées par nos feux. E3es ter.tatives contre nos petits postes, i l'est d Au&erive et à l'ouest de la ferme Savarin, ont complètement échoué. En Alsace, nous avons réussi un coup je main au bois de Garspacli et ramené Ses prisonniers. Nuit calme sur le reste du front. Vauxailion, dans l'arrondissement de taon, se trouve d 22 kilomètres de Laon, i 5 d'Anizy-le-Chdteau et d i d'Anizy-Pi-lon, et d U9 kilomètres de Paris. 23 heures. Entre la Somme et l'Oise, lutte cî'arti!le-•i® particuliéreent violente dans le secteur do Castres Sontesoourt. Au nord de Ailette, nous avons progressé, au cours le la journée ,dans la région de Lar.ciri-jourt.Les nouveaux Villages pris par les Anglais De M. W- Beach Thomas, France, 1™ mil. — Aujourd'hui encore, comme hier, ij.U'UO avuiiû p-iao ttuia , j uii u eu- tre eux a été enlevé d'assaut, en dépit d'une défense énergique. Ce village de Savy, en avant de Saint-Quentin, était tenu par quelques six cents Allemands et se trouvait bien défendu par des fils de fer, des tranchées et des abris. Une cinquantaine des ennemis furent tués par la première salve de nos batteries, tandis que l'on repérait le nouvel objectif à atteindre, avant que le bombardement réel ne fut commencé. Cincfuante autres furent cou.pés de leur base de ralliement et sont, à l'heure actuelle, prisonniers entre nos mains. Le village peut être considéré comme la défense avancée de Saint-Quentin, quoiqu'une crête basse cache la plus grande partie do la ville ; on n'aperçoit que le clocher de l'église. Nous avons atteint un point que l'on regarde comme un. des nœuds de la ligne Hindenburg. La place est protégée à des points défensifs par dix ceintures espacées de fils de fer et elle est bien protégée à l'arrière. Bien que l'église semble être encore intacte, la plus grande partie de Saint-Quentin a déjà été la proie des flammes ou démolie, non par des obus, mais par des mines semées par les Allemands. Les habitants de Savy, au moment oii ils quittèrent le village se détournèrent pour regarder une dernière fois les ruines de leurs demeures. Ils témoignent tous de l'étonnement devant tant de vastes espaces de fils de fer barbelés, se demandant à quoi ils peuvent rimer si les Allemands songent à la retraite, comme leur rage folle contre les édifices semble le faire supposer...NOUVEAUX CANONS ALLEMANDS Les Allemands ont utilisé beaucoup,dans les derniers combats, leurs nouveaux canons à longue portée de 10 cm 5 et probablement un nouveau canon de campagne qui a une portée supérieure de près de 2 kilomètres à l'ancien modèle. Ils se servent encore de canons extrêmement légers, traînés par deux chevaux. » Les événements de Russie Lesinîrlo^ûsaneniandesdéleuëes Pétrograde, 1er avril. — Au cours des manifestations auxquelles participèrent des éléments de troupes et des dizaines de milliers de gens du peuple, près de la Douma, le vice-président du Conseil des délégués ouvriers et militaires, le député Skobelef, a dit : u Au salut hypocrite adressé par Guillaume et le chancelier de Bethnrann à la Révolution russe, nous ne pouvons répondre que par les baïonnettes. Nous ne pourrons tendre la main .au peuple allemand que lorsque celui-ci se sera débarrassé du maudit Hohenzollern et de Bethmann-Hollweg. » Gomment Sturmer trahit la Roumanie Londres, 1er avril. — Les révélations qu'apporte la révolution russe jettent une lumière nouvelle sur les causes de la retraite roumaine. L'intention première de la Roumanie était d'attaquer la Bulgarie Le gouvernement russe répondit que mieux valait que la Roumanie renonçât à attaquer la Bulgarie. De ce côté, la Roumanie ne devait avoir aucun souci Après l'agression bulgare, le tsar Nicolas promit à la Roumanie quatre corps d'armée, mais Sturmer était à la présidence du Conseil qui veillait... Il déclara qu'il y avait impossibilité d'envoyer ces renforts et conseilla à la Roumanie de tenir seule. C'est alors que les Roumains durent retirer quatre, divisions de leurs troupes de Transylvanie en les envoyant sur le front de la Dobroudja. Ce fut le début de la retraite de Transylvanie. LE MINISTRE DE LA GUERRE AU G. Q. G. Petrograd, lw avril. — M. Goutchkof, ministre de la guerre, est arrivé du quartier général. Le ministre a exprimé, dans une interview,^sa confiance entière dans les troupes sur le front nord. « Ils demandent seulement, dit-il, que ceux de l'arrière travaillent sans relâche. » Le ministre a ajouté qu'en raison de la fonte des neiges, les opérations sur une grande échelle ne sont pas possibles avant quelques semaines. LE CAND-DUC NICOLAS EN CRIMEE Jalta, 2 avril. — Le grand-duc Nicolas, accompagné par deux commissaires, est arrivé à sa terre, près de Adulka. UNE DECLARATION DE M. RADOSLAVOF Bâle, 2 avril. — On mande de Sofia : M. Radoslavoff, président du conseil, a déclaré au Sobranié qu'il se solidarisait, au nom du gouvernement bulgare, avec le chancelier de l'Empire et le ministre austro-hongrois des affaires étrangères pour leurs déclarations relatives à la Russie. .. . WWW — — palkeuhayn sur le front italien _____________ *■ Rome, 1er avril. — Le correspondant de l'a Idea Nazionale » à Berne déclare que Falkenhayn se trouve sur le front italien, et qu'il y prépare une grande offensive. (JOai.lv Mai'.''. une insurrection en Serbie Oontpg les cruautés lèpres Corfou, 2 avril. — Le Bureau serbe de la presse communique : « Les nouvelles sur l'insurrection en Serbie, principalement en Serbie orientale, provoquée par le régime de brutalité des Bulgares et les conditions insupportables de la vie, se précisent de plus en plus. « Un déserteur a déclaré ce qui suit : « En rentrant d'un congé, le 11 mars, j'ai appris que tous les soldats en congé d'un régiment avaient été rappelés. La Serbie orientale, continue le déserteur, s'est insurgée et toute la population mâle a gagné la montagne. » « Il certifie qu'il y aurait près de quarante mille insurgés. » Le mouvement insurrectionnel s'étend de Nich au nord vers Belgrade et de Nich iu sud jusqu'à Koumanovo ; mais le mouvement principal est au nord de Nich. « Les insurgés, ajoute le déserteur, sont armés de fusils et de mitrailleuses qu'ils avaient cachés lors de la retraite. » Du train dams lequel le déserteur voyageait, il avait entendu des coups de fusil aux environs de la ville de Lescovatz. On lui avait dit que les Serbes avaient l'intention de s'emparer de Nich, puis de venir ians le dos de l'armée bulgare sur le front ie Monastir. Il a appris que, déjà, à Nich, iont arrivés des Bulgares blessés en combattant contre les insurgés serbes. » D'après des informations parvenues à Rome, les insurgés seraient au nombre de 50,000, armés de fusils et de nombreuses mitrailleuses. ■ www — CONTRE LES TRAITRES Voici le texte de l'avis publié au . Moni-;eur » du 31 mars et siçnalé dans notre numéro de dimanche matin : MINISTERE DE L'INDUSTRIE ET DU TRAVAIL Ordre de Léopold. — Radiation Par un arrêté royal du 29 mars 1917,rendu en conformité avec l'arrêté-loi du. 1" iéoemibre 1915, est rayé de l'Ordre de Léopold, pour cause d'indignité, M. Ver Hees, E., membre du soi-disant « Conseil des Flandres ». WWW — EN HONGRIE Un nouveau parti se constitue en faveur du suffrage universel Genève, 2 avril. — Suivant les Dernières Nouvelles de Munich, un nouveau parti politique doit prochainement se constituer :n Hongrie, sous la présidence de M. Barczy, maire de Budapest. Un des points principaux du programme de ce nouveau narti est l'introduction en Hongrie du suffrage universel.. tes fléDortaflis belges ont-elles cessé? Le gouvernement allemand en a donné l'assurance au Saint-Siège Au. sujet de l'information qu'on, a pu lire hier matin en tête de notre « Dernière Heure », la Croix reçoit de son correspondant romain la dépêche suivante portant la date ie dimanche : Le cardinal secrétaire d'Etat- a. envoyé hier la communication suivante officielle à S. Exc. M. Van den Heuvel, ministre de Belgique auprès du Saint-Siège : Le soussigné cardinal secrétaire (FElat s'empresse de communiquer à Votre hxcellence la note suivante, que le comte Uertling, président du Conseil des ministres et ministre des Affaires étrangères auprès du royaume de Bavière, vient d'envoyer à Mgr Aversa, nonce apostolique à Munich : « En réponse à votre 1res estimée note du 24 du mois passé, j'ai Vhontneur d'infirmer Votre Excellence que les instances du Saint-Siège pour une solution satisfaisante de la question des ouvriers belges ne sont pas res lées sans succès. Suivant des informatisa sûrement dignes de confiance que j'ai reçues récemment de Berlin, les autorités compétentes sofit disposées tout d'abord d s'abstenir d'ultérieures déportations forcées des ouvriers de Belgique en Allemagne et à laisser retourner en leur patrie tous ceux, qui par suite d'erreurs possibles, furent injustement déportés. Je me félicite d'une façon toute particulière que l'on ait, en l'espèce, correspondu au désir de sa Sa Sainteté le Pape, désir que votre Excellence m'a exprimé à plusieurs reprises et que je me suis empressé de représenter très chaleureusement aiux autorités de l'empire. » Cette communication officielle du cardinal Gasjjarri achève de confirmer l'information antérieure que la Croix publia aussitôt. On y trouve, sous la plume du comte Hertling. une nouveJle preuve documentaire des instances pressantes répétées avec lesquelles S. S. Benoît XV st intervenu contre les déportations belles, comme il était intervenu contre les déportations d!u nord de la France. Ces informations suir l'action diplomatique du Saint-Siège prennent une valeur singulièrement impressionnante, quand oïl les rapproche des solennelles réprobations formulées contre les déportations par Benoît XV, dans l'allocution consis-toriale du 4 décembre. wvwx AUTOUR DE LA RÉVOLUTION RUSSE Une manifestation internationaliste Bes Incidents violents ont troublé la réunion de la Ligue des Droits de l'Homme en l'honneur des Révolutionnaires de Pétrograde La Ligue des Droits <îe l'homme avait >rgamsé dimanche après-midli, au gymna» » municipal de l'avenue Jean-Jaurès à Paris, une manifestation, en l'honaieur de a Révolution russe. Le programme comportait des discours le MM. Victor Bascih qui présidait la séan-:e en l'absence de M. Ferdinand Buisson usuellement aiux Etats-Unis, Victor Bé-rard, Aulaird, Vandervelde, le député Re-Miuidel, JouhauK secrétaire die la C. G. T. :t maidkme Séverine. Une partie de l'auditoire a ajouté à sea iéimionstrations en l'honneur des Révolu-ionnaires ruses, des manifestations d'internationalisme qui ont fait dégénérer cet. & assemblée en un meeting houleux. MM. Basch, Bérard et Auland ont pu prononcer leur discours, mais les passages dù ils ont souligné le caractère nationaliste le la Révolution de Pétrograde provoquèrent des protestations. Quand M. Vander-relde voulut prendre la parole, ces protestations prirent une tournure si violente que seuls les voisins de la tribune purent ;omprendre quelques passages du diseurs.ON EMPECHE MM. VANDERVELDE, JOUHAUX ET RENAUDEL DE PARLER M. Vandervelde saluait là démocratie russe triomphante au nom d/u prolétariat belge militant et souffrant et il constatait lue les événements de Pétrograde met* taient fin à une équivoque en enlevant aux socialistes rusées l'excuse, ou miieux le prétexte ,de la lutte contre le tsarisme. Ainsi,ajoutait-il,le défaitisme qui comptait les partisans en Russie et surtout parmi les exilés russes, n'a même plus l'apparen-;e d'une raison d'être, la seule victoire à redouter pour la liberté du prolétariat russe étant désormais la victoire du militarisa ne prussien. « Ou bien le Kaiser l'empor-:era, concluait M. Vandervele, et c'en sera fait de la Révolution en Russie, de la liber-lé en Europe. Ou bien les peuples librea auront le dessus et alors, alors seulement, nous aurons la paix, la paix durable, la oaix définitive, fondée sur la Sainte-Al-iance des peuples, affranchis et réconci-iés. » Bien que M. Vandervelde ait apporté au léveloppement de ces pensées un vieil ac-;ent. révolutionnaire, bien qu'il ait eu un : ( Nous ne voulons avoir, malgré tout, da naine contre aucun peuple » qui cadre assez mal avec le potrait veridique qu'il tra-

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Dit item is een uitgave in de reeks Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1895 tot 1940.

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