Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

850 0
06 augustus 1914
close

Waarom wilt u dit item rapporteren?

Opmerkingen

Verzenden
s.n. 1914, 06 Augustus. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Geraadpleegd op 25 augustus 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/tb0xp6vx0d/
Toon tekst

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

ABONNEMENTS Pour toute la Belgique Un an. . . , . . . fr. 9n®0 Six mois . . . .... 4.110 Trois mçis 2.39 Gr.-Duché de tuxamb. 20.00 Urnoï postal» 30.00 Directeur : ■ Fernand NEURAY y* Edition (6 h. soir) Edition (10 h. soir) Edition (minuit) ■«BfcESigss» •marna imimaim emtasur^e usw -mu^- Téléphones 3546 etf 36S6 InstaKl-are omnia in Ch.ri.sto Rédaction et Administration : 4, impasse de la Fidélité, 4, Bruxelles , , m.,. 1 ANNONCES Annonces ordin., petite ligne « 9«40 Réclames (3* page), la ligue. 1.50 Faits divers corps . . » 4.00 Faits divers fin. . -, » 3.00 Réparations judiciaires » 3.00 Nécrologies . • . • » 2*00 —# Les annonces sont reçues au bureau du journal 5 centimes le numéro LES ALLEMANDS TOUJOURS ARRÊTÉS pis feiii jours, MSIniiiWi l«§ ampdoiw^tla trawrsarhi Bblbm ED1TI ON AM ] Un tour dans Bruxelles mercredi matin A la recherche des blessés. =■ Une visite à la Légation de Hollande. Au Palais du Roi. , Fait un tour rapide mercredi m«n>ih dans £ la ville en fièv.re où les nouvelles do la nuit J ont provoqué- beaucoup d'agitation. Les vendeurs de journaux sont assaillis et l'on s'arrache l'édition du «XXa Siècle» donnant les résultats des premières rencontres qui ont eu lieu à la frontière. Le bruit court quo des r trains blessés sont arrivés à Bruxelles-Nord. 11 faut aller voir. Peut-être obtiendrons-nous là de l'un ou de l'autre blessé des ( renseignements plus complots sur les combats engagés dans la région de Liège. r A la gare du Nord, rien. Aucun train de Liégo n'est arrivé. Dans le hall, où l'on a dû , araenager une sorte de parc pour les colis,les 4 gardes civiques-ont formé les faisceaux.Trois r voyageurs portant leurs valises passent, la c figure inquiète. Des bleus les entourent com- .. me on entoure des prisonniers. Ce sont des Allemands qui vont rejoindre leur foyer. On , les regarde avec hostilité. Dans un des bureaux de la gare, on annonce cv que quatre-vingts blessés sont arrivés à la c gare d'Etterbeek et ont été transportés à N l'Hôpital militaire. Nous sortons en hâte.Un taxi passe.. Nous le hélons et nous voilà par- J tis pour l'avenue de la Couronne. ^ £ — Vous a-vez reçu des blessés? Le concierge qui porte le brassard de la j Croix-Rouge a un geste négatif et nous dési- . gne du doigt un des bureaux du rez-de-chaussée. Nour y trouvons des soldats et des infir-fmiers. Ils y soignent des malades, mais encore aucun blessé. On attend pour ce soir ^ un train d'ambulance. i Et nous repartons en troisième vitesse vers la gare d'Etterbeek. Ici, calme absolu. Les 1 quais sont occupés par les «bleus». Ils n'ont c rien vu, rien appris. r *** r Nous abondonnons cette piste et le taxi nous emporte vers la rue Guimard, à la légation de Hollande. Les graves nouvelles publiées mardi matin par certains journaux et \ d'après lesquelles les troupes allemandes auraient envahi le territoire hollandais à Tilbourg et franchi la Meuse à Eysden sont-elles confirmées? C'est la question que nous nous proposons de poser au ministre des Pays Bas.. C'est M. Yan Vollenhoven, secrétaire de légation, qui nous reçoit. Il nous affirme tout de suite que ces nouvelles sont fausses en ce qui concerne Tilbourg. Tilbourg, dit-il, est au r cœur même du pays, au-dessus de Turnhout. L'information n'a donc aucun caractère de 0 vraisemblance. On a d'ailleurs lancé dans le public tant de nouvelles faussés. On a dit que a nous étions vendus à l'Allemagne. Que n'a- j, t-on pas dit encore? ,. . fi -Et Eysden? <■»_ « M. Van Vollenhcjven a un geste évasif. Il j ne sait rien, Mais il va savoir... ^ t: — Je vais téléphoner à l'instant à La Haye à notre ministre des affaires étrangères. Vou- -lez-vous attendre quelques instants ? Un quart d'heure, vingt minutes se pas- | sent. Le ministre de Hollande traverse la | cour, un atlas dans les mains. Il nous montre la carte de son pays pour nous démontrer la fausseté de l'information relative à Tilbourg. — Et Eysden ? répétons-nous. — Eysden est situé à l'extrême pointe du territoire hollandais, sous Maastricht. Il n'y a pas de troupes à cet endroit.Les Allemands ont-ils passé? Je l'ignore... ^ Mais voici que M. Van Vollenhoven repa- , raît. Il vient d'être mis en communication S avec La Haye, Sa réponse est brève : — Il n'y a pas un mot de vrai, fait-il,dans les informations qui concernent l'enva-hisse- n ment j>ar Eysden. Le ministère des affaires , étrangères de Hollande ne sait rien. C'est ^ donc qu'il ne s'est rien passé. ■ & Notre taxi nous mè >e maintenant au Pa- o; lais du Roi. On nous a assuré que le souverain m devait partir pour rejoind're l'armée. La nouvelle i.ous est confirmée. Le Roi part à ai 1 heure, .avec les généraux Jungbluth et Hanoteau, les commandants Gallet, Preud- di homme et Devreux. se Le souverain se rendra directement sur le p. terrain des opérations. se Avant de partir, le Roi a ordonné que le vî Palais de Bruxelles fût mis tout entier à la a^ disposition de la Croix-Rouge et a fait ve- q< ^ nir des résidences royales a'Ostende et de et ICiergnon tous les lits disponibles à l'intention des blessés. al Dès mercredi après midi, on a travaillé ac- w« ti veinent à l'aménagement d'une ambulance _ çù 300 blessés pourront trouver place. S. M. La Rein© veille personnellement à J, -ce que les installations soient irréprochables *** Encore un renseignement intéressant : le ministre de Belgique en Allemagne n'a pas sncore quitté Berlin. #•* Un dignitaire* qui passe dans un couloir no nous arrêté ët nous confie qu'un aviateur es allemand qui survolait les troupes belges a lai été abattu de trois coups de canon. Sa ca-pote, précieuse relique, vient d'être appor-té© au ministère do la Guerre. LE XX**S!ÈCLE °! es! le moins cher des grands s"' quoltdlene belges illustrés ^ 0Uj lise pékaiisi k Roi 1 A l'armée de la Nation ! Avant de quitter Bruxelles, mercredi après-midi, le Roi a lancé cette proclamation que nul ne lira sans émotion et sans fierté : Soldats! Sans la moindre provocation de notre part, un voisin orgueilleux de sa force a déchiré les traités qui portent sa signature g et violé le territoire de nos pères. Parce que nous avons été dignes de nous-mêmes,parce que nous avons refusé n de forfaire à l'honneur, il nous attaque, t' Mais le monde entier est émerveillé de notre attitude loyale : que son respect et e son estime vous réconfortent en ces mo- n ments suprêmes 1 ^ Voyant son indépendance menacée, la Nation a frémi et ses enfants ont bondi * à la frontière. Vaillanta soldats d'une h cause sacrée, j'ai confiance en votre bra- L voure tenace et je vous salue au nom de ^ la Belgique. Vous triompherez, car vous Q' êtes la force mise au service du droit. 0; César a dit de vos ancêtres : « De tous d les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves. » e, Gloire à vous, armée du peuple belge ! Souvenez'-vous que devant l'ennemi h vous combattez pour la liberté et pour vos p foyers menacés. Souvenez-vous, Flamands, de la bataille des Eperons d'or, et vous, Wallons de Liège, qui êtes en ce g; moment à l'honneur, des 600 Franchi- ni montois. , ^ Soldats! Je pars de Bruxelles pour me mettre à votre tête. tn Fait à Bruxelles, ce 5 août 1914. « ALBERT. Le âépart du Roi Ci 3 heures et demie. rs Un cortège d'automobiles vient de passer rue de la Loi. , le C'est le Roi qui se rend sur le terrain des opérations. L'automobile dans laquelle le Roi se trouve avec le général Jungbluth et le major du Roy de Blicquy est précédée d'une voiture dans laquelle ont pris place une demi-dou- Vl zaine de gendarmes en uniforme, et suivie d'une autre dans laquelle se trouvent les autres officiers de la suite du souverain. Les Français arrivent à notre secours sO" 20,000 à 25,000 Allemands ont passé à Man-hay (Luxembourg) entre 7 et 8 heures du matin, se dirigeant vers Aywaille et Liège. Les Français arrivent à notre secours en marches forcées. Nous ne donnons pas d'indications sur leurs mouvements et nous engageons tous 1*^3 patriotes à être de la plus grande Vis crétion. Cinq ou six soldats français d'ir. vie ont pénétré à Liège en plein ce? lie . auto mobile. Us ont été ovations . Un aviateur français 1 précédé et an- or | annoncé l'arrivée des ! ■ u j>es. françaises. La résistance de nop -'.orts a été extraor- de dinaire. lie fort d'Evegnée n'a pas eu un seul tué. L'action s'est déroulée _ selon le tr plan du générai Léman, qui a laissé à des- su sein les Allemands pénétrer dans Tes inter- ch valles des forts,, puis les a contre attaqué qi avec une vigueur merveilleuse. La brigade pl qui a fait la contre-attaque a été héroïque so et s'est couverte de gloire. vc On nous assure que la plupart des soldats lij allemands engagés appartiennent à la Iand- lo wehr. c.û en Le temps qu'il fait... i) et celui qu'il fera ™ Uccle, 4 août. La ..... -^st inférieure à 750 mm. au nord-ouest des J les Britanniques et sur le nord-est de la Baltique, le sud du golfe de Fin-lande et la partie de la Suède avoisinante; elle J est supérieure à 760 mm. sur l'Allemagne du §'n Sud, la Suisse, l'Italie. l'Autriche-Hongrie, ^rc les Balkans et le sud-ouest de la Russie. Le baromertre descend légèrement sur MJ l'ouest et l'est et monte sur le reste de l'Eu-rope. * J**1 Le vent est faible ou modéré, d'entre sud- "0 sud-est et-ouest-sud-ouest, sur nos contrées, 1 dù la température est comprise entre et 20°. de Prévisions . Vent sud-oue? modéré; pluie. 4'a de mercredi' à Liège « —. ■ i \ Le V!!* corps allemand battu et jeté en Hollande niXc.tXin Mercredi, 11 heures. On nous communique au ministère de la guerre les nouvelles suivantes sur l'état des „ opérations : L'invasion du pays continue méthodiquement. Jusqu'ici nos troupes ont eu avec les n troupes avancées de l'ennemi des engagements et des escarmouches. En toute circôn- p stance nos soldats ont donné_ le plus bel S' exemple de bravoure, de discipline et de cou- c rage. NOS PERTES SONT MINIMES, tan- r, dis que celles de l'ennemi sont relativement- fl considérables. Partout tout le monde est au poste qu'il doit occuper. Le pont de Visé a été détruit par nous a lundi, ainsi que tous les ouvrages en aval. I Les Allemands ont construit un pont de forj tune à Liche,nord de Visé. On les a laissé . faire et À un signal donné le fort de Pontisse ouvrant le feu a détruit le pont. C'est un suc- Ci cès pour nos artilleurs^ car le pont était au n delà de la portée normale des canons d^° forts et il a fallu, pour obtenir ce résultat, J j, des travaux spéciaux. Il en résulte que tout \ ; est à recommencer, pour les Allemands. ^ {(;i Les Allemands, sont allés à la frontière/-! hoîl .ndaise. qui a été écornée, -et ils o /-1 c, passé la Meuse à un gué. u Autre nouvelle qui nous est donnée sous réserve : Des aviateurs allemands survolaient la ré-t,'Sf gion de L'iége. Un aviateur belge- a foncé sur ti un des pilotes ennemis, dont l'avion en forme d'aigle a été coupé en deux. L'Allemand s'est C( abattu et l'aviateur belge a poursuivi sa route. . ir Un bel exploit d'un de nos boy-scouts. Ce v> jeune hommo, nommé Leyssena, L.-J., habi n tant Bruxelles, chaussée de Ninove, 373, f, scout rnaster des B^deri Powell Belgian Boy Pr;oi»t%- groupe Corbisier, s'est fait remar-qucïr par sa belle conduite. Le 4 août il a arrêté deux ingénieurs allemands qui se livraient à 1:espionnage. p Le 5 août, au matin, il a fait prisonnier un ^ cavalier allemand dans les bois de Tilff et l'a , ramené en ville, v a' A son retour à Liège, il a été acclamé par q les officiers et les soldats. p: I ' L'état-major de l'armée belge nous com m voici sur les faits qui se sont passés mercredi Les Allemands ont attaqué la positii ils ont été complètement battus par les été engagé. Les Belges leur ont infligé attaque et les ont jetés en territoire holian Le VIIe corps de l'armée allemande, qué mercredi matin la position de Liège e de campagne s'est portée à sa rencontre, mené une contre-attaque qui fut couronm lâcher pied. Les nôtres commencèrent ak vers le Nord. Vers cinq heures, plus un s< Nos braves soldats ont fait des prod: Un seul escadron de lanciers a coin ub'ans. Les Allemands ont subi de très gran< blessés ont été relevés par nos services d' Ho""• 1 " devons ci ^ or-' M.woas ifcaires < i L ,,s *niu*te; ce- î -ut nous poi v dire la bata!']■: t, de mercredi est une admirable victoire. Victoire! Nous pouvons acclamer_ nos b* troupes et l'homme de guerre qui les a jetés 1 sur les uhlaris, le général Léman. Les dépêches sont d'une simplicité brutale mais élo- je quente : Le< général a clairement conçu le se plan de la journée et qua,nd les Allemands qi sont arrivés à l'endroit où il voulait les ét voir, les canons de nos forts ont brisé leurs la. lignes. En vain ils ont tenté de précipiter ne leur marche, puis de se retourner : nos lan- de ciers les ont culbutés. B? L'armée belge, depuis deux jours, tient vo en échec les armées du colosse militaire, pe Avec l'insolence de tous les goliaths? l'Allemand a sommé l'armée belge de lui livrer pe Liège, comme il avait sommé le gouverne- qu ment de lui laisser passage libre. foi Collèges transformés en hôpitaux Le R. P. Thibaut, provincial de la Compa-»nie de Jésus, a mis à la disposition du mirns-re de la guerre tous les établissements belges le son ordre. A Bruxelles, le Collège Saint-Michel est transformé en hôpital pour les ble6-és et 800 lits y sont préparés; soixante autres ont prêts à la résidence du Gésu, rue Rovale, :0 ' Le R. P. Thibaut a offert aussi les services •e ses religieux ea qualité d'aumôniers ou fc<o MERCREDI 5 HEURES On vient de recevoir au ministère de la guerre des nouvelles de Liège. Elles offrenl un intérêt tragique. La lutte a été acharnée toute la journée mais actuellement la situation est favorable pour nous. Les forts ont repoussé victorieu sement toutes les attaques allemandes. Tou1 ce qui avait pu dépasser les intervalles a ét<! rejeté au dehors par une contre attaque hé roïque d'une brigade mixte qui s'est réelle ment couverte de gloire. Aucun Allemand ayant passé les intervalles ne les a repassés, lia sont tous morts. Un soldat du 14e de ligne s'est élancé seul dans les rangs ennemis qui poursuivaient ses camarades, a tué 4 Allemands. C'est un nommé <Demoulin, du 14e de ligne. Les Allemands se sont conduits d'une façon ignoble hier à Visé. Ils ont fusillé beaucoup de civils et brûlé la ville. Tout cela parce cjue notre bataillon d'infanterie avait empêché le passage de la Meuse et forcé le:> Allemands à passer en territoire hollandais. ' Des régiments de cavalerie allemands qui se sont trouvés sur la rivo gaucho ont? été très entamés par le tir du fort de Liers. Les projectiles allemands ne peuvent rien contre nos coupoles ni contre nos cuirassements. Ce qui le prouve,c'est que le fort d'Evegnée a été en pleine bataille tonte la journée; il est indemne. Pas un Belge tué dans le fort. Un escadron du 2° lanciers a chargé à lui tout seul six escadrons allemands. Les aeroplanes belges sont infiniment supérieurs aux aéroplanes allemands. Aucun d'eux n'a encore, eu d'accident tandis qu'un allemand est tombé près d'Argenteau et qu'ils ont descendus eux-mêmes un de leurs propres aéroplanes. mercredi, 8 heures soir. nunique les renseignements officiels que i autour de Liège : ion de Liège entre la Meuse et la Vesdre ; Belges. Tout le VII" corps allemand a une sévère défaite après une contre-ndais. > , qui comprend 40,000 hommes, a atta-entre la Vesdre et la Meuse. Notre armée a résisté à l'effort des Prussiens puis a îée de succès. Les Allefnands durent lors la poursuite, rejetant les Allemands seul soldat allemand n'était visible, iiges de bravoure. iplètement détruit six escadrons de ides pertes. Plus de huit cents des leurs l'ambulance. .i.j- — De igre ou de force je passerai, dit-il, t vous êt-.r.s trop faibles pour m'en empê- .jr. — De gré? Jamais! a répondu le peuple )elge. U m'en coûterait l'honneur. ©e force? Essayez. Notre armée est là. Ah ! Oui ! Elle est là, notre belle armée de eunes hommes. Us savent, nos héros, qu'ils e battent à un contre dix et c'est pcmr cela lu'ils jugent la partie égale. Jusqu'ici nous tions fiers de notre passé, fiers de l'histoire a plus glorieuse qui soit au monde, fiers de iôs ancêtres qui prirent Jérusalem, avec Go-iefroid de Bouillon, et Constantinople, avec Baudouin de Hainaut. Aujourd'hui nous pou-ons être fiers de notre armée, fiers de notre leuple. La situation connue en ce moment nous ormet les plus glorieuses espérances. Quoi-u'il arrive l'honneur du nom Belge est au-:>urd'hui affirmée à la face du monde. : La colonie hollandaise à Bruxelles organise, sous les auspices de l'ambulance franco-belge, une section destinée à porter secours aux victimes de la guerre. Des salles seront installées 35, rue Plantin, chez le vice-président de la chambre de commerce néerlandaise, et 68, rue de Bonne, chez le président de la ■société de bienfaisance hollandaise, indépendamment de celles qui seront mises à la disposition 37, boulevard d'Ander-lecht, à l'école française. I Le baptême du feu > < - Les Allemands prennent possession de Visé après un combat acharné ■ i *>•* ' Un bataillon belge résiste plusieurs heures à une brigade allemande. — Un peloton de ulhans anéanti. — Sept officiers d'un état-major ennemi mit hors de combat. —- Nos soldats battent en retraite au pas, en chantant. — Les Prussiens tirent sur une ambulance. M- 5 (De notre envoyé spécial) Mardi vers 10 h. 1/2, arrivait à Liège la c nouvelle que les Prussiens avaient franchi Ç la frontière belge par Gemmenich et Sta- c velot et qu'ils se dirigeaient sur Visé. Le 2e bataillon du I2e régiment de ligne ayant v a sa tête le major Colîyns avec les comman- (-dants de Burgrave, François et Godcfroid, qui occupait Visé, reçut l'ordre de leur ré- S sister en première ligne avant de se replier. 1 La nuit du 3 au 4 août nos soldats firent k sauter les ponts d'Argenteau et de Visé. Celui d'Argenteau fut réellement envoyé à c fond de Meuse tandis que celui de Visé s'ef r fondrait sur une longueur d'environ 40 mè- é très. a Le 4, vers 11 heures du matin, arriva la nouvelle de l'approche d'une nombreuse ca- i valerie. Aussitôt le major Collvns répartit ; les 450 soldats qu'il avait sous" ses ordres dans les emplacements abrités 'es plus fa- r vorables. Le premier peloton die uhlans s'engagea sans défiance sur la route.menant f au pont. Un violent feu d'enfilade l'accueil- „ lit et l'anéantit presque entièrement. A ce moment l'infanterie allemande qui „ avait occupé les maisons de la rive droite en aval du pont ouvrit le feu contre les nô- c très qui ripostèrent pendant près de 3 heu- " res sans permettre à leurs adversaires d'à-vancer. Ceux-ei firent alors donner leur artillerie : 3 batteries et quatre mitrailleuses. Les sohrapnels pleuvaient nombreux « mais sans faire de mal à nos hommes bien ^ abrités. cl A ce moment une civière transportant un r blessé et accompagnée d'un grand drapeau blanc à croix rouge traversa une des rues. Ç Malgré le drapeau et les cris des porteurs, é les Allemands ouvrirent le feu sur la ci- t vière. v Comme les ennemis apparaissaient de c plus en plus nombreux et que le feu de l'ar- n tillerie devenait dangereux, le chef du bataillon donna l'ordre de la retraite, con c formément aux ordres qu'il avait reçus, c Cette fois les hommes, qui avaient fait d preuve d'une discipline remarquable, hésitèrent. Ils étaient prêts à tout, sauf à recu-ler ! ^ La retraite se fit dans le meilleur ordre par ïïaccourt. Les Allemands se sentant menacés par le feu des forts de Pontisse, de Barelion et d'Evegnée qui leur avaient lancé des schrapnels et des obus porfdant la mêlée, n'osèrent poursuivre nos soldats. Au ^ bout de quelque temps le bataillon avait re- v pris ses rangs et chantait en marchant au r; pas. c: N'étaient leurs habits, déchirés par les balles-et leur visage taché de poussière et de ^ poudre, on eût dit un retour d'exercice. gj C'était en ce moment qu'il était émotion ?£ nant au possible d'entendre les nombreux ^ flamands de cette troupe 'héroïque hurler le fj Lion de Flandre : « Zij zullen hem niet ,y temmen! » Non, ils ne le dompteront pas! Q. Le sang des communiers flamands et des S( Franchimontois s'est réveillé dans les vei- n nés de tous les Belges. Un petit peloton commandé par un sous- :r officier a infligé des pertes sérieuses à l'état major de l'avant-garde des envahisseurs. Posté à proximité du poteau indicateur si tué devant Hermalle-sous-Argenteau, le peloton découvrit un groupe de dix officiers . d'état-major venant de la direction de Ri- g> ohele. Dès que ceux-ci furent arrivés à s> bonne portée, un feu bien dirigé les accueil-lit. Seuls, trois officiers purent descendre ' d'eux même de cheval pour se jeter à plat rj ventre, nos balles avaient mis les autres p.vr terre. Les Allemands avaient en ligne à Visé une brigade (deux régiments) d infanterie, i une très nombreuse cavalerie, trois batte-I ries de campagne et quatre mitrailleuses. p, U n'est pas de mot trop élevé pour qua- p, j liôé la conduite des troupes au cours de cet s{ 'engagement, pendant lequel nous ne perdi- \\, rent que deux, hommes, avec huit ou dix rr blesses, alors que l'ennemi a perdu environ }{, 80 hommes dont plusieurs officiers. Elles firent Jj' fnontre d'un courage, d'un calme, et d'un s> sang-froid absolument extraordinaire. On n, se serait cru à une simple manœuvre. On ri peut s'attendre à de grandes choses, de tels sf hommes. ; Les officiers étaient vraiment fiers de ja leura hommes que l'ardeur du combat, que fc le baptême du feu avait transfigurés. De al nombreux civils de Visé se distinguèrent en aidant nos troupiers au milieu du siffle- \e ment des balles. er Si c'est avec stupeur que nous avons reçu çjf l'ultimatum du Kaiser, que l'o"n sache que 0l c'est sans peur que nous ferons aux hordes ja germaniques l'accueil qu'elles méritent. 0{ LES PRECAUTIONS DEVANT L L'INVASION ur Naturellement, toutes les précautions ont in été prises par le génie militaire belge pour m retarder la marche des Aiemands dans la êt province de Lic?ce. Les ponts, tunnels, etc. ck ont été détmiu l:i oii c'est nécessaire, et le m dévouement des civils et des gardes-civiques qui ont aidé les soldats dans cette besogno est au-dessus de tout éloge. Le commandant Garsoux, de la garde-civique de Verviers, a été blessé par un coup de fusil d'une sentinelle du fort de, Flérou au moment où il gagnait Liège à la tête do 600 de ses hommes. Le docteur Hauman, qui l'accompagnait, a été éraflé par la mémo balle. La pénétration en territoire allemand est devenu tout à fait impossible. Plusieurs de nos concitoyens s'y sont essayés, et ils ont été rebutés de la belle .façon. A LIEGE Revenant du combat de Visé, j'ai traversé la ville de Liège. La nouvelle de la violation du territoire a été connue ici à 10 heures du matin ; elle a été accueillie avee calme. La population est admirable de calme et de courage. Elle aide *a garnison et 1 flj gn rrJ-A-m irirpj^ rlA cou iinc. a.v*- provisionnements et les munitions affluent; la place fera une résistance qui étonnera nos ennemis. Pendant toute l'a journée de mardi, plusieurs aéroplanes allemands ont survolé la position de Liège et les fortifications. ENGAGEMENTS DE CAVALERIE Il y a eu, pendant toute la journée de mardi, de nombreux engagements de cavalerie entre les patrouilles belges et allemandes, puis des escarmouches entre l'infanterie belge et les uhlans. On me raconte à Liège que dans une do ces escarmouches un de nos soldats s'étant écarté de son peloton, a « descendu » de trois coups de fusil trois uhlans qui arrivaient sur lui. Puis il se précipita sur les chevaux, saisit leurs brides, et rentra dans nos rangs avec son butin. On me signale qu'un de nos officiers de cavalerie, dans une escarmouche, a saisi la carabine d'un de ses soldats pour abattre deux Allemands. - - A MATAGNE. Encore quelques détails sur le combat de Visé. — Un nouveau succès belge mercredi matin. Encore quelques détails sur le combat de Visé, que notre envoyé spécial a déjà si bien raconté dans notre dernière édition de mercredi matin : Un parti de cavalerie allemande, venant d'Aix-la-Chapelle, est entré en Belgique et s'est dirigé sur Visé par la route de Berneau. Tout le long du chemin, les cavaliers distribuaient aux populations des proclamations rédigées en français, dans lesquelles on promettait aux Belges de les traiter en amis et 9n leur demandait de traiter comme tels les soldats allemands. (Nous publions dans le numéro d'aujourd'hui le texte même de cette proclamation.) L'ennemi s'efforçait, par îon sittiude, de gagner les sympathies de la popti-lation. Mais les gens du pays accueillaient par des rires et des quolibets ces manifestations d'une amitié trop intéressée. Les habitants de Visé avaient reçu de l'autorité militaire l'ordre de ne rien faire pour ^'opposer à la marche des Allemands ; ils i'étaient tous installés dans les caves de leurs habitations en prévision du combat dont leur petite ville i}!ait être le théâtre. C'est dans ;o.\- me* jtes f-t /iu .ïuàieu d'vn silence iv.pr: s-.ionua'^t- qi;n - s cavaliers germains gagnèrent le pont de Visé sur lequel ils se proposaient de traverser la Meuse._ if était environ 11 heures/lu matin quand a douzaine d'hommes qui composaient la pointe d'avant-garde atteignit la Meuse à Rentrée du pont. Celui-ci, miné depuis phi-, sieurs jours, avait sauté la veille. Vers le mi-ieu béait une échancrure largo d'une quarantaine de mètres. Pendant que les cava-iers allemands, surpris par cet obstacle, dé-ibéraient entre eux, une grêle de balles s'abattit sur leur petite troupe. C'étaient îo s fantassins qui, massés et abrités sur la -ive gauche, ouvraient le feu sur l'ennemi^ saluant à la manière belge les premiers enva-îisseurs qui s'avançaient sur la barrière de a Meuse. Il n'en fallut pas plus pour faire ;ourner bride à l'avant-garde, qui s'éloignait iu galop en emportant plusieurs morts. Un quart d'heure après, on vit déboucher e gros de la colonne, forte de 3,500 hommes mviron, tous de la cavalerie, soutenus par les canons et des mitrailleuses. L'ennemi mvrit aussitôt un feu très violent sur le vil-age de Devant le Pont, qui fait face à Visé, ni se trouvait retranchée notre infanterie. Les nôtres ripostèrent à coups de fusil, tuant m grand nombre d'assaillants. D'instant en nstant, le feu de l'artillerie allemande aug-nentait en intensité, ses canons^ ayant pu Stre abrités dans la gare de Visé, derrière les wagons vides qu'on y avait malheureuse-nent laissés. -JEUDI S Aoarrsï* „ L'UNION DANS LTÂCTON . vingtï^E ANNEE — RPZTS V

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.
Dit item is een uitgave in de reeks Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1895 tot 1940.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Toevoegen aan collectie

Locatie

Onderwerpen

Periodes