Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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08 augustus 1914
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s.n. 1914, 08 Augustus. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Geraadpleegd op 25 augustus 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/028pc2vm48/
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f SAMEDI 8 AOUT 1914 L'UNION DANS L'ACTION VINGTIEME ANNEE - N° 22 0k AB0NNEMENT3 Pour tonte la Belgique Un an fr. 9.00 Six mois . . . .... 4.60 Trois mois ..••«« 2.3S Gr.-Duché de Laïsmb. 20430 Union postal# 318.00 Directeui' : Fornand NEURAY Edition ifJ)fHf. (6 h. soir) Edition 10 h. toir) Edition if (minuit) Téléphones 3546 et 3B8Q Instav.l-a.ra omnia in Christo Rédaction et Administration : 4, impasse de la Fidélité, 4, Bruxelles ANNONCES Annonces ordin., petite ligne . Réclames (3* page), la ligne. 1.59 Faits divers corps . « » 4.00 Faits divers fin. . • » 3.00 Réparations judiciaires » 3.00 Nécrologies , « » • » 2LQ0 Les annonces sont reçues au bureau c!u journal 5 centimes le numéro Lgacaaa L'ALLEMAGNE DEMANDE DN ARMISTICE Sept réfinœnfs prussiens anéantis aaggçgswwi1 lit1 wuAiiiM'BmwgwaraHgiCTKMMMMnaKiflaiuMBauatHJua^gOTMHW^MriAij^MMiaagragvzœ^^ v rà.wr»?bat3aggKaiaB^.3m£5gsm*»*CT-«a?;T?ry^^:sx^ax:5rarr;i^3^^ -~TK*sr*j,u.ïj-. EDITI ON * Restons dignes L'opinion publique, que l'attente d'événements décisifs énerve visiblement, est, en ce moment, fort exaltée contre les espions. Chaque arrestation qui se fait, agissant comme un choc en retour, accroit l'excitation et risque de faire perdre au public la maitriee de ses aetes et avec elle, le souci de sa dignité. Nous conjurons nos concitoyens d'être attentifs à ce danger intérieur. Car c'en est un et d'importance, dans cet instant, que de s'exposer à laisser entamer l'intégrité de nos forces morales. Nous appuyons donc de toutes nos forces l'appel au calme et au sang-froid adressé par le bourgmestre de Bruxelles à la population de la capitale. C'est très bion d'aider les autorités à découvrir çt à arrêter les espions. Mais de là à en voir partout; de là à molester toute personne arrêtée avant qu'on ait pu faire enquête sur sa culpabilité; de là à suspecter d'espionnage tout étranger ayant un accent tudesque sans réfléchir qu'il y a d'autres étrangers que les sujets allemands qui ont cet accent, il y a tout de même quelque marge. Veillons à ne pas la franchir. Aucun procodé de justice sommaire et populaire n'est tolérable vis-à-vis de la po pulation civile, non belligérante d'un gouvernement* ennemi. peu scènes regrettables se sont produites qui ne doivent plus, à aucun prix se reproduire Elles sont dues moins encore à un entraînement irréfléchi qu'à des agents provocateurs, qui profitent de l'occasion, de l'énervement de la fotilc, de l'absent© momentanée des forces policières, pour satisfaire soit d'inavouables rancunes soit le plus dangeieux instinct de déprédation. Nombre d'honnêtes gens qui sont dévoués ; de cœur à notre pays, qui l'ont montré en maintes circonstances, qui le montrent en- 1 core au prix de leurs peines et de leurs de- ! niers, se sont vus inquiétés, pourchassés, ! arrêtés à l'égal de professionnels de l'espionnage et cela sur de simples apparences exté- 1 rieures. Il faut que cela cesse. En pareil cas, s'il y a doute serieux, que l'on se borne à provoquer l'intervention des autorités com-. pétentes et responsables, chargées officielle- ! ment de faire la lumière. Elles sauront dé- ' mêler le vrai du faux, séparer l'ivraie du fro- ! ment, faire rendre justice et tranquillité i aux innocents, traduire les coupables avérés à la justice martiale. Voilà la conduite à te- < nii. 1 Notre cause est trop belle et trop juste > pour que nous la laissions compromettre par l'étourderie des uns, l'excès de zèle des au- 1 très, les bas calculs intéressés de ceux-ci, les 1 louches entreprises de provocation de ceux- * là. ^ N'oublions pas enfin qu'il y va de notre f intérêt le plus pressant. 1 Les lois de la guerre sont précises et unanimes : les belligérants se traitent en belligérants ; ils doivent traiter les non-belligérants { en non-belligérants,c'est-à-dire respecter leur ' vie et même leurs biens, ceux-ci du moins dans la mesure des nécessités inhérents aux < opérations de guerre. Mais cette garantie de sécurité relative est expressément subor- £ donnée à l'observation par les civils de leurs -devoirs d'abstention rigoureuse. Ainsi donc, de la vigilance, mais point de violences contre qui que ce soit. Ne donnons pas à nos ennemis le prétexte qu'ils attendent peut-être pour se livrer aux plus affreux excès, sous couleurs de représailles. Restons Belges, c'est-à-dire justes, dignes, 1 calmes et de sang-froid. * , Magnifique élan »o« De très Nombreux particuliers et commerçants patriotes, une foule de communautés religieuses, de nombreuses admi- 1 nistrations et sociétés multiplient leurs c offres de services et leurs actes de dévoue- ^ ment, soit pour venir en aide à nos soldats t ou à leurs familles, soit pour prodiguer des r soins aux blessés. 11 Nous sommes débordés de communications relatives à ce magnifique et uni- | versel élan; il nous serait matériellement impossible de les publier toutes, la place e nous faisant défaut. d Mais à tous ces excellents Belges, nous a disons, au nom de la Patrie, au nom de f, no= soldats, merci du fond du cœur! t L'italie affirme a à nouveau t sa neutralité a e La légation d'Italie à Bruxelles corn mu- £ nique vendredi la note officielle suivante : On ne sait rien à la légation d'Italie p d'un prétendu ultimatum allemand. je » L'Italie reste et entend rester neutre1, w I m Au pont de Visé En 1106 il en fut comme en 1914 Décidément le pont de Visé porte malheur aux Allemands. Ce n'est pas la première fois S que les Belges y font tourner les talons aux soldats de S. M. l'empereur d'Allomagne. En 1106 — il y a donc de cela 808 ans — l'empereur Henri, qui donnait la chasse à son propre père réfugié à Liège, se présenta devant ce pont et essaya de le passer. Il avait, comme son successeur d'aujourd'hui, essayé d'amadouer et d'intimider tout à la fois les Liégeois; ceux- ci lui répondirent en refoulant impétueusement les Allemands qui étaient déjà passés sur la rive gauche de la Meuse, et qui durent fuir dans le plus grand désordre. Sous le poids de leur masse, le pont se rompit tout à coup ; chevaux et cavaliers furent précipités dans la Meuse et tout ce qui avait échappé au fer des Liégeois périt dans les flots, voilà comment l'histoire se répète. A Liège, les loustics disent que les Prussiens auraient été bien avisés s'ils n'étaient pas venus à Visé. P.-S. — Coïncidence curieuse : C'est précisément le 7 août 1106 que le vieil empereur Henri IV mourut dénué de tout dans une maison de la rue Féronstrée, à Liège... , -, * Cassandre. Cassandre, qui s'était fait une spécialité de prophétiser des événements fâcheux, de se lamenter chaque fois qu'un guerrier de sa famille agissait, que le gouvernement de Troie prenait une décision, finit par se rendre odieuse à tout le monde. Elle faisait le vide autour d'elle. Dans tous les lieux où l'on se retrouve pour avoir des nouvelles il y a un Cassadre ît quelquefois plusieurs. Cassandre a une nine de croque-mort, Cassandre est accablé par des nouvelles si secrètes que l'état-major ['ji-TT^mo n'en t ••-a?-»- -- nouj sont mauvaises, (tout va mal, il y a vmpt am ^u'il a prédit ce qui arrive. Ah! si on l'avait écouté ! Cassandre a l'air d'Atlas supportant le poids, du monde. Cassandre pérore, se ionne de l'importance, plastronne et fait la i*oue à sa manière. Une demi heure après que vous avez quitté :-(j matuvu, vous apprenez que nos soldats >e battent avec une bravoure qui fait en îe moment l'admiration de l'Europe et que es opérations s'accomplissent sans que les ;hefs aient été un seul instant pris au dé xmrvu, que chaque jour des héros surgissent et que personne au monde, à part les quelques artisans de notre défense, ne se Joutait çiue nous fussions capables d'accom-jlir de si grandes choses ! Cassandre, taisez-vous ! Quand les mères sont admirables d'abnégation, de courage et d'énergie, quand le jeau sang rouge de nos jeunes hommes coule >ur le champ de bataille, vos grimaces sont nalséantes. Si malgré votre cabotinage vous avez le :œur angoissé, allez dans un coin verser des armes, mais n'apparaissez en public qu'avec m visage résolu. Il n'y a que les femmes qui aient en ce noment le droit de se lamenter; or, les fem- f nés vous donnent, Cassandre, l'exemple de la ésolution. Nous avons vu dans nos campagnes des emmes dont les enfants sont là-bas dans la ournaise. Elles sont sublimes ! Nous n'aurons pas que des succès, les sucés eux-mêmes comportent un certain nom->re de revers. Ce n'est pas dans le bonheur que se 'marinent les caractères, c'est dans l'adversité. Elevons donc nos âmes à la hauteur des acrifices de la Patrie. Le rôle de Liège La position de Liège est ce qu'on appelle en langage militaire une tête de pont t accessoirement un pivot de manœuvres. ( Le rôle de Liège comme tête de pont est de lermettre à nos troupes de passer sur les . :eux rives, à l'abri d'une position défensive. ; Liège a, d'abord, rempli le rôle de pivot de manœuvres, c'est-à-dire que nos troupes opé- ] ant sur la rive droite de la Meuse ont pu, voluer s'appuyant sur cette place et sûres S'y trouver un refuge sans courir le risque ['•être culbutées dans la Meuse. Liège a ensuite rempli de la façon bril-mte que l'on sait son rôle de tête de pont, 'est-à-dire qu'elle a permis aux troupes re-oulées de repasser sur la rive gauche. Liège enfin remplit son troisième rôle : enir aussi longtemps que possible pour per-îettre éventuellement un retour offensif de otre armée. A cet effet pleins pouvoirs sont donnés au 1 énéral commandant cette position pour faire ( vacuer la ville, car comme les forts sont 1 lolés, comme Liège n'est pas entouré d'une nceinte, comme ses douze forts dominent I es vallées il se pourrait que des troupes I Demandes y pénétrassent. Dès lors, pour < smplir son rôle jusqu'au bout, il faut que les ï'rts puissent bombarder les ennemis à l'in- c jrieur de la ville, sans souci de massacrer c js habitants. ( Qu'on ne déduise pas non plus de la red- c ition éventuelle d'un des forts que la situa- 1 on est désespérée : Ces forts se contrebat- 1 int. Enfin, si par malheur,. Liège devait' se ren- c re avec ses forts détruits et son artillerie aferrée, il ne faudrait pas conclure non plus I un désastre irréparable : Cette prise dé £ iége est dans l'ordre des choses possibles. I On a écrit que cette ville ne tiendrait pas r [us de vingt-quatre heures et voilà plusieurs r urs que la marée allemande déferle vaine- 1 eut contre son héroïque défense. «s Un ordre du jour dn Roi à l'armée , Le Roi vient d'adresser à l'armée l'ordre ^ du jour suivant : I c Grand quartier général, 7 août 1914. s A l'armée, F Nos camarades de la 3e division d'année ' n et de la 15e brigade mixte vont rentrer dans nos lignes après avoir défendu en héros ia position fortifiée de Liège. 1' Attaqués par des forces quatre fois supé-rieures ils ont repoussé tous leurs assauts, p Aucun des forts n'a été enlevé, la place de j Liège est toujours en notre pouvoir. Des \ étendards, quantités de prisonniers, sont les 1< trophées de ces journées. « ^ Au nom de la Nation, je vous salue, offi- l< ciers et soldats de la 3e division d'armée et H de la 15e brigade mixte. Vous avez rempli j? tout votre devoir, fait honneur à nos armes, n montré à l'ennemi ce qu'il en coûte d'atta-} g quer injustement un peuple paisible, mais j» qui puise dans sa juste cause une force invite- ' h cible. La Patrie a le droit d'être fière do j vous. Soldats de l'armée belge, n'oubliez pas ti que vous êtes à l'avant-garde des armées im-. mense3 de cette lutte gigantesque, et que u nous n'attendons que l'arrivée de nos frères j d'armes français pour marcher à la victoire. ^ Le monde entier a les yeux fixés sur vous. ^ Montrez-lui, par la vigueur de vos coup •, s que vous ertcm'l*ir--*%-rç libres et. t. ' «£«kts~ l ' \ 11, La France, ce noble pays qu'on trouve/ toujours, dans l'Histoire, associé aux causes.? justes et généreuses, vole à notre secours et te ses armées entrent sur notre territoire. ^ En votre nom, je leur adresse un fraternel salut. ' f îi-CS.) ALBERT. Ifs — < ——•> le rSfSi, On ne saurait trop rendre hommage à la valeur déployée ces jours-ci autour de Liège prwr le général Léman et par ses troupes. c* Si celles-ci ont un peu fléchi devant l'at-. es baque dans la nuit de mercredi à jeudi, c'est ^ que après toute une journée de combat elles " eurent affaire à des troupes fraîches du 4e corps d'armée allemand qui, elles, n'avaient encore pris aucune part à la lutte. Ajoutons que les soldats allemands qui P1 ont été jusqu'ici aux prises avec les nôtres se sont battus comme des lions, marchant avec une intrépidité admirable^ sous la mitraille :]ue crachait notre artillerie. Par contre, on a. ccmstaté que leur tir, au rebours du nôtre, était assez défectueux. Il semble en être de même du service d'intendance qui, chez nous, ,i fonctionné avec une régularité parfaite et \ permis le ravitaillement dans d'excellentes conditions. Nous avons raconté la mort du comman-iant de Menten de Horne, tué à la tête de >on escadron. Des détails connus aujourd'hui ™ permettent de dire que le commandant et ses ^ aommes se sont conduits en héros. Un escadron de lanciers en reconnais-sance se heurta à un régiment de uhlans. ac SÎos hommes, commandant en tête, mirent pied à terre et firent le coup de feu. Surpris a Dar une fusillade énergique, les uhlans s'ar- cr •êtèrent et quelque flottement finit par se ?€ •emarquer dans leurs rangs. Alors les lanciers remontèrent à cheval et îhargèrent avec une vigueur furieuse. Ce fut ™ me mêlée épique. Les uhlans, mis en déboute, firent demi-tour et disparurent à l'ho- ei 'izon., C'était une victoire chèrement achetée, ^ nais combien glorieuse. le Dans les ambulances | de Bruxelles s e, sa ^ au Vendredi nous avons fait une tournée dans es hôpitaux et ambulances de Bruxelles. Il ca l'y a guère de blessés. La plus grande partie so les soldats qui y sont soignés sont simple- ra lient éreintés. A l'hôpital Saint-Jean les deux cas les dus graves sont une fracture du bras causée ro >ar une balle et un pied écrasé par un coup ca le sabot de cheval. ... au Les hôpitaux reçoivent la visite d'une Foule ju le papas et de mamans qui viennent deman-[er si leur fils n'est pas là! -Sans doute nous omprenons qu'ils soient désireux d'avoir c0 [es nouvelles, mais on ne peut à l'hôpital se sur donner des renseignements de ce genre. Cn outre, cette affluence de visiteurs encom- ! •re les ambulances et rend difficile la tâche pr [es médecins et des infirmiers. Il faudrait — si des mesures n'ont déjà été v0 irises en ce sens — qu'un service de rensei- ni( nements fut organisée hors des hôpitaux. )es publications seraient faites à des heu-es fixes de la journée. Seul ce système offri-ait les garanties désirables et, ceritralisant ^s renseignements, éviterait des confusions t de douloureuses erreurs. filial la |im J ne réunion du corps diplomatique Son Excellence Mgr Tacci, nonce aposto-que, en sa qualité de doyen du corps diplomatique, a convoqué jeudi soir, à la non-iature, tous les chefs de missions des puis-ances étrangères accréditées à Bruxelles our délibérer sur les mesures à prendre dans ; cas du transport éventuel du "gouverne- ! îent belge à Anvers. Un don généreux M. le chanoine de Dôrlodot, professeur à Université catholique de Louvain, a mis à ' i disposition du ministre de la guerre 100,000 « ■ancs pour en faire l'usage qu'il jugera le 3 lus opportun. < Au Marché matinal Au marché matinal de vendredi à Bruxcl-!s, les prix ont été normaux; les pommes de jrre ont été vendues à 11 et 10 francs les ■ X) kilogrammes. A la clôture du marché, !s maraîchers ont offert une très grande uantité de légumes à M. le bourgmestre our une œuvre à désigner par lui. L'offre a; Lé acceptée et M. le bourgmestre a vive-lent remercié les auteurs de ce bel acte de énérosité. Les légumes ont été donnés à l'Œuvre de Alimentation de l'enfance. Il- a fallu tcois >mbe,reaux pour les enlever. La vitesse des autos Il y a des chauffeurs qui abusent de la oi-îation. Nos rues, nos avenues et nos bou-ivards sont transformés en pistes où l'on >ule à du quatre-vingt à l'heure, affolant in-tilement les passants. Que, dans certains cas, on soit obligé d'al-r vite, nous ne le coutestons pas, mais à j bu près toutes les autos prennent cette al- f re en faisant entendre le cri strident de la .rèue. Il LautLait que cela finît, soit par le bon t -'VÏcrîT-Jtua v,v».Jrot;ïcin irwlircîr, » "m • K >rveation de l'autorité. g En Flandre f f c Mercredi, les voyageurs qui venaient d'Os- L nde à Bruxelles aperçurent au loin un ■and rassemblement de monde dans la cam- ç igne. Ils crurent que c'étaient des soldats. 0 train s'approchant ils virent une foule }- nombrable de femmes, d'e vieillards et d'en- ci nts prostern js autour d'une chapelle parmi rj s champs. / ci La 1 landre, dont les enfants étaient partis y la guerre, priait ardemment pour le salut (-î la Pairie. Plus d'un incroyant sentit son cceur se gon- y ?r d'émoi devant ce spectacle impression' j, int. v Où mène le sport L Notre chroniqueur sportif, le sympathique lampion cycliste amateur Sadi Davignon, ^ t actuellement en panne au Danemark. arti pour ce pays pour y représenter la 1* slgique à un championnat international, en y mipagnie de Werbrouck et Qtto, il est ao- a ellement bloqué dans la petite ville d'Es- 11 erg. Toutes les communications sont cou- £ ;es entre le Danemark et la Belgique. Le sport mène loin... ^ ^—< Prisonniers j r A la gare du Nord, vendredi matin. Le ill paisible est brusquement plein de ru- \ eurs. Des gens se précipitent et font cercle, ^ itour de trois cavaliers gris que deux gen- c innés belges viennent d'amener et de pous- 0 r en hâte sur le quai.-Les trois prisonniers ; guerre ont l'air très fatigué. L'un porte ? icore le casque noir à pointe; les deux au- es ont autour de la manche le brassard à sr oix rouge. Le major de Bauw, brandissant v n sabre, invite avec autorité les curieux , se retirer et les bleus, sur son ordre, dé-Lgent le quai rapidement. Les trois Aile- ands sont dirigés vers la salle d'attente de l-classe, dont les portes se referment sur Les trois hommes sont maintenant assis ^ r un bî^nc et les gardes se pressent autour , eux. P On les interroge dans leur langue t iur savoir d'où ils viennent, pour connaître régiment auquel ils appartiennent. Ils ré-nident très complaisamment aux questions l'on leur pose. Les deux sçldats porteurs de assards appartiennent, disent-ils, aux 7° et dragons de Mecklembourg-Schwerin Ils ° nt arrivés, pour soigner les blessés belges p allemands, par Aix-la-Chapelle. Ils ne vent rien de la guerre et n'ont assisté à ? cun combat. _ L'autre cavalier fait partie du 8° uhlan. Ses ^ marades et lui ne connaissaient pas les Idats belges. On leur a dit qu'ils marche- . ient contre les Français et ils viennent , ulement d'apprendre qu'ils ont lutté contre rmée belge. Le uhlan se trouvait aux envi- ^ qs de Waremme avec deux escadrons de ,, valerie lorsque leur troupe a été cernée et x trois quarts anéantie. Les autres, avec , ont été faits prisonniers. ^ Z1 [mpossibîe d'en savoir davantage à cause tc la difficulté que l'on éprouve à se faire P1 mprendre. Les trois prisonniers désirent ^ ilement savoir où on se dispose à les trans- 011 *er. Mais leurs gardiens l'ignorent. î"G — Avez-vous soif ? interroge un garde avec évenance. - Danke schôr ! répondent d'une seule ix les trois hommes en saluant militaire- ,c£ ■nt. la —c- O «• SC LE XXe SSÈCLE » \t le moins cher des graiule j|" îotirliens belges illustrés Sa Un télégramme significatif de M. Poincaré >Ot LA LEGION D'HONNEUR A LA VILLE DE LIEGE M. Poincaré vient d'adresser au Koi des Belges le télégramme suivant : « Je suis heureux d'annoncer à Votre Ma-esté que le gouvernement de La République rient ae décorer de la Légion d'Honneur la caillante Ville de Liège. Il tient à honorer tinsi les courageux défenseurs de la place et 'armée belge toute entière AVEC LAQUELLE L'ARMEE FRANÇAISE VEB-SE, 3EPUIS CE MATIN, SON SANG SUR LES CHAMPS DE BATAILLE. (S.) R. Poincaré. » sis ai »0«-'— C^i! la guerre! L'abominable chose! Nous irrivons de l'Hôtel de Ville, encore tout re-nués des scènes navrantes auxquelles nous ivons assisté. Depuis jeudi soir, depuis ven-Iredi matin, les pauvres gens que le siffle-nent dgs shrapnels et des obus tombant sur jiége a fait fuir précipitamment ont trouvé à un refuge provisoire. Quelle tristesse!. Dans le grand couloir du rez-de-chaussée, •u l'on a amené des bancs et des matelas, les éfugiés se sont installés au petit bonheur, e groupant autant que possible par quar-ier. Il y a là des famii&s .çniSçy** .nnp OfllOorUiHuiia; «i ^ c»->iagct>t5 le fuir la ville sans délai, sont parties, aban-onnant jusqu'à leurs économies pour s'arra-her plus vite à l'horrible destin qui les atten-ait.Sur un banc, dans un coin, un gar-onnet de douze ans s'est assis et s'est en-orrni dans cette attitude.. Plus loin, sur des ancs où les femmes ont jeté leurs châles, <■ es couples dorment, oubliant dans le som-îcil les heures d'épouvante qu'ils viennent e vivre. A quelques pas, une femme du peu- | le, entourée de ses enfants, pleure en allai- | int son dernier né. Et partout, sur le sol, sur les tables, sur appui des fenêtres, les fu-gitifs ont déposé Mirs maigres hardes, du linge et quelque* êtements qui constituent aujourd'hui tou\ îur trésor. Ces braves gens habitaient tous les quar iers populaires.. Ils arrivent de Bressoux, 'Outremeuse. du quartier Sainte-Margue ite, où les obus ont exercé leurs ravages, eudi matin les Allemands avaient commencé bombarder la ville, semant partout la pa- , icjue. Des gens fuyaient en criant : « Sauve . ui peut!». D'autres engageaient les habi- \ ants à se réfugier dans les caves. En quel-ues heures, Liege eut la physionomie d une ille à l'abandon. Et cela dura jusqu'à midi. Puis le feu essa brusquement et la population apprit ue l'on parlementait. Le gouverneur mi-itaire avait été invité à se rendre et on lui ivait don-né six heures, pour répondre à ultimatum. Comme il avait énergiquement cfusé, on entendit bientôt le canon tonner nouveau et l'on vit les obus pleuvoir de d ous côtés. Des maisons prirent feu, des i (îonuments s'embrasèrent et l'incendie se ? ropaçe»- Alors la population, terrorisée, r Dmprenant qu'il fallait fuir à tout prix, Dmmença son exode. On vit des gens fuir tenant leuns bottines ou leurs sabots en c lain et courir, à peine vêtus, vers la gare, t ,iches et pauvres, abandonnant leurs mai- j-^na ou leurs modestes logis, se_ hâtèrent ei*s la gare où des trains attendaient... Et les voici à Bruxelles où l'administra- v ion Communale a décidé d'accueillir ces v lalheureux, de les héberger et de les nour-ir en attendant qu'on peut leur trouver lez l'habitant une hospitalité meilleure. Dans un groupe un vieillard raconte qu'il vu ce matin même flamber la, place de Université. A six heures et demie, le bom . ^rdement' avait cessé. Quand il a quitté iége, il y a quelques heures, toutes les mai->ns étaient .fermées et les commerçants iraient descendu leurs volets. Des brancar-iers passaient transportant des blessés et -, ne quarantaine de prisonniers se diri- 1 îaient vers la gare, au milieu de la sym- 11 athie des curieux. Plus loin une femme raconte qu'elle est , artie à 8 heures. Elle s'est sauvée parce cl îo les gens d'Outremeuse remontaient vers te-Marguerite en criant à tout le monde <' 3 s»e sauver. g Le matin, les Allemands avaient bombardé c i rue Féronstrée et la rue Léopold. Le pont v ;s Arches et le pont Maghin avaient sauté, r en attendant qu'on puisse leur trouver Ste Marguerite, deux garçonnets avaient é emportés dans la rue par un obus. Ces pauvres gens font avec une simplicité nouvante le récit de leurs malheurs. Au-ur d'eux, des personnes compatissantes se d •odiguent et la charité publique multiplie n îs miracles. Plusieurs habitants se sont li îjà présentés à l'Hôtel de Ville s'offrant à cueillir les familles les plus éprouvées, cel-s ayant le j)lus de bouches à nourrir. M. Lemonnier passe parmi les groupes. Il n mmande au personnel de faire servir du fé à tous ces pauvres diables et de ne les s isser manquer de rien. Nous les logerons ce b i>-, dit-il, dans la chapelle des Minimes, p ais il manque des matelas et il nous de- 1< ande instamment de faire appel au public s >ur qu'il mette à la disposition de l'Hôtel q Ville tous les objets de couchage néces- a ires à ces malheureux. c Les Allemands demandent an armistice ie 24 lieures VENDREDI MIDI La situation est bonne. D'après des renseignements téléphoniques reçues au département de la guerre les Allemands ont demandé au général Léman un armistice de 34 heures pour enterrer leurs morts. D'après nos adversaires eux-mêmes leurs troupes auraient eu de 20 à 25,000 hommes iiors de combat. La ville de Liège n'est jas occupée par les Allemands. I.es Allemands ont bombardé Liège jeudi. Simple manœuvre d'intimidation. Elle n'a produit aucun effet sur le gouver-îem militaire qui fait preuve d'un admi-'able sangfroid et d'une bravoure sans jxemple.Le bruit s'est répandu qu'à Liège es habitants avaient tiré sur les Alle-nands. Ce bruit est faux et est officielle-nent démenti. On-, f r '• ' ■-»- vamur et Luxembourg sont SEULES en :tat de siège ainsi que la place d'Anvers, ilais dans toutes les provinces le code pé-îal militaire est appliqué dans toute sa igueur. On a fusillé vendredi matin en-ore deux espions à la porte de Bruxelles 1 Louvain. SIîib division È caialerie sfeianÉ anéantie au Nord de Liage VENDREDI, 4 HEURES La division de cavalerie allemande qui j vait passé la Meuse au Nord de Liég:, [ orte de sept régiments, a été presque néantie par la division Léman aidée de otrè division de cavalerie. Après que la division d'infanterie eut lécimé les unités formées, les cavaliers elges ont foncé à travers tout avec une ra\t>ure extraordinaire. On fait prisonniers par paquets les ca-aliers allemands débandés. C'est un éritable désastre pour les Prussiens. S _—— î La situation1 VENDREDI, 5 HEURES ! On assure que des combats ont été livrés ans le Luxembourg entre Français et Aile- 1 îands. Le ministre de la guerre a envoyé son chef e*cabinet dans les hôpitaux. Nous avons DO blessés à l'hôpital Militaire et 400 au , ollége Saint-Michel. Tous sont blessés peu rièvement. Le mpral de ces braves est exaltent. Plusieurs réclament déjà leuf ren-oi au front. La plupart ont avec eux des iropliées. Un officier .allemand ee trouve armi les blessés. VENDREDI, 6 HEURES On nous assure que le gouverneur militaire e Liège n'aurait accordé aux troupes alle-landes que quatre heures d'armistice au eu des vingt-quatre qu'elles demandaient. VENDREDI, MINUIT. Tous les forts de Liège sont intacts. Le toral de la garnison est excellent. On dit déjà que les Allemands avaient été tupéfaits de la résistance que les troupes elges leur avaient opposée^ à Liège où ils ensaient entrer sans coup, férir. Le fait que îs soldats allemands faits prisonniers ne postaient plus*de cartouches donne à penser u'elles étaient parties sans être munies des pprovisionnements nécessaires après ^ le umbat. Elles pensaient en trouver à Liège. 4»

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Dit item is een uitgave in de reeks Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1895 tot 1940.

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