Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1917, 31 Maart. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Geraadpleegd op 21 mei 2018, op https://hetarchief.be/nl/pid/n00zp3x23k/
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£3* ÀNNIïE — TîtjrTe' nouvelle = N" S© Tjo Numéro 10 CenHmeS (S Centimes an FronQ SXOTEDI 5f MARS «17. «ÊdACTION & ADMINISTRATION S3, rue Jean-Jacques-Rousseau, 33 PARI S Téléphone : Gutêrïberg 139-60 BUREAUX AU HAVRE . 28'", rae de la Bourse - LE HAVRE TÉLÉPHONE : n° 64 B£LG"B ■ « LONDON OFFICE : 21, PANTON STREET Leioester Square, S. IV. Directeur : FERNAND NEURAY LE XXE SIËCLE ABONNEMENTS France..,S. 2fp.50 par mois • 7 fr.50 par trimaitrt Angleterre. 2sh. ôd. par mois • 7sh,6d. partrlmestr» Autres pays 3 fr. — par mois ' fr. — par trimaslr» fDBLICITÉ "adresser I l'Afiminislratian Sa Jaarnu ou à l'Office de Londres Les petites annonces sont également eçues à la Soeléto Européenno do 'ubUcitc, 10, rue de la Victoire, Parit, ni en a le monopole pour Paris. ^ ^iwwifc.w» **r, .irr-vn i-r^y^na foK'-'.inUs-Jen RMOlliri II' ,, Y,-, * r-ù,^ «BSMMt Quotidien belge paraissant au Havre et à Paris FRÉCIEUX SYMPTOMES L'année a bien commencé pour les Alliés I.'année 1917 a bien, commencé pour les [Allié®. Le bilan do ce premier trimestre est très réconfortant. 11 permet les espoirs tes plus fondés et ouivre la voie aux évé-oémenta.'dJéicisife qui vont en découler dans j^n avenir prochain. Succès diplomatiques et militaires marchent de pair. Les Etats-Unis et la Chine ont rompu les relations diplomatiques avec l'Allemagne. Ces deux, grandes nations seront probablement, dans un très bref délai, encore plus complètement aux côtés dies puissances qui luttent poux la liberté du mande civilisé. Ce sera un événement dont les répercussions seront profondes. La prise de Bagdad, l'avance des Anglais et des Russes vers Mossoul sont dès faits d'une importance considérable. C'est le rêve asiatique de l'Allemagne coupé d .us sa base. C'est la possibilité d'une action militaire efficace et rapidie contre ta puissance turque, dont la diminution progressive préoccupe déjà les Empires CCCi:.r iux. Le recul allemand sur le front _,ccfdental, quelle qu'an soit la cause, est iau&si un symptôme de faiblesse. Une armée n'abandonne pas volontairement et sans motifs impérieux uii terrain chèrement défendu pendant dieux ans. Reculer dans ces conditions n'est certainement pas un signe de force. L'Allemagne n'a tiù s'y résoudre que poussée par des considéra tiens qui nous échappent encore, jnalis qui, doivent être sérieuses. D'autre part, la révolu tio in russe a été faite spécialement contre l'Allemagne. La presse germainique ne s'y .est pas trompée .juin instant. Elle a vu immédiatement les conséquences que ce mouvement aurait Sur la marche de la guerre. La façon dont les Russes organiseront leur pays est une (question secondaire. Ce qui nouis intéresse, c'er-û que la nation russe a déposé l'ancien régime pour couper court à <les_ manœuvres jugées contraires aux Intérêts de la Russie. " * * * Les journaux allemands nous apportent maintenant des preuves nouvelles que les lafîaires de la Germanie vont mal. Sa si-tiuial-ion intérieure ne parait pas meilleure flue sa situation extérieure. Au contraire. Il semMe que les signes précurseurs d'une 'désagrégation général s'accentuent et se multiplient. Le chancelier de l'Empire a dù promettre une modification du système électoral de la Prusse dans un sens démocratique et, jetant un lest nécessaire, reconnaître l'autorité du Reichstag. C'est là un fait considérable, qui révèle les difficultés internes dont souffrent nos ennemis. Il frappera profondément tous ceux qui connaissent la Constitution de l'Empire allemand et l'obstination de l'empereur et de ses fidèles junkers à maintenir Je simili-régime parlementaire de la Prusse et de l'Allemagne. Les concessions annoncées datis ce domaine sont un signe de l'affaiblissement de l'esprit public et de la nécessité de calmer les mécontents. Enre-gistrons-le avec satisfaction. Une autre mesure, plus symptoniiatique fencore, serait .prise prochainement si l'on croit la presse germanique. Le gouvernement songerait à rappeler les jésulites. 'Pour qu'il en soit arrivé à prendre une détermination de cette gravité, il faut que l'unité morale de l'Empire ait subi une sé-rieure fêlure. C'est à la fois un aveu de faiblesse et un hommage. Un aveu de faiblesse, si on se souvient He ce'ou'a été le Kulturikampf, guerre religieuse et morale ayant pour objet d'écarter tout ce qui pouvait empêcher la prus-sification de l'Allemagne pour en faire le peuple que nous avons vu à l'œuvre au cours de cette guerre. Pendant de longues années, la politique allemande a eu cette lutte polir base et pour mobile. Si l'on juge (aujourd'hui nécessaire de revenir en arrière et de tendre aux catholiques le rameau d'olivier, c'est qu'on a besoin urgent de soutiens et de défenseurs nouveaux contre les forces de révolte qui commencent à se manifester dams l'Empire. Le Kulturkampf a été la lutte de lia force matérielle contre l'espilit, le combat de 1'AHeroaigne moderne, réaliste, brutale, militarisée contre tout ce qui tend à éle-jver l'homme au-desssus de la matière, con-itre tout ce qui cherche à l'ennoblir et à le grandir moralement. Pour pouvoir tuer .tout ce qui faisait obstacle au développement de l'espTit prussien, il fallait écar-lter tout ce qui pouvait en arrêter l'essor iet la domination. L'explusion des jésuites avait été une des mesures les plus (Directement efficaces pour atteindre ce but ; elle faisait partie du vaste plan qui consistait :à courber impitoyablement sous la règle d'acier de la Prusse 1|*>. cerveiaux et les (volontés pour annihiler les individus au profit d'un Etat dominateur et omnipo-Itent.Rappeler les jésuites serait leur rendre hommage, disions-nous. Si l'on a reconnu, en les exilant, l'influence qu'ils pouvaient 'exercer, on marque, en leur rouvrant les portes de l'Allemagne, les services qu'on espère d'eux et les buts que l'on poursuit Au p?int dc< vue intérieur, la mesure plaira aux catholiques. C'est donc se les attacher et se les rendre plus favorables. Au point rie vue extérieur, on espère utiliser ainsi l'influence mondiale qu'on ne peut dénier à cet ordre célèlir'5. N'est-ce pas, aunrès (le certains neutres, faire figure de politique tolérante ? N'est-ce pas essayer de s'assurer des appuis moraux d'une indiscutable puissance pour l'heure où l'Allemagne oriminelle n'aura pas trop de voix pour, sinon l'absoudre, du moins essaflfer de la défendre et d'obtenir pour elle le bénéfice des circonstances atténuantes ? * ' * * Quand un jjrand empire, qui se préten-'dait le premier et le plus puissant du nionie, renie une politique qui me fut pas suivie à la légère pendant de nombreuses années, pour adopter urne politique diamétralement apposée, c'est que les forces qui (en étaient les fondements chancellent et sont prêtes à s'effondrer. Rien ne peut cau-'ser plus de joie pa/hii les alliés que de {noter les symptômes annonciateurs du oome.ncernent d'une désagrégation morale, iprodoma de l'écroulement final de l'empire •^ilcrâiiandi Il ne faudrait cependant pas en déduire qiic cette fin est proche. Malgré des souffrances immenses et un affaissement moral indiscutable, l'empire a enoore une force de résistance qu'il ne faut ni méconnaître ni mépriser. Cette force va en diminuant et chaque jour nous en apporte une preuve nouvelle. Si l'on rue voit pas encore quand se terminera la lutte, c'est une constatation réconfortante de noter les signes précurseurs de sa fin. Rycîtitian-Betz. — WWIA DelaSommeàl'Oise lutte d'artillerie Succès français près de Soissons et en Champagne 14 heures. De la Somme à l'Aisne, nuit calme aux avant-postes. Aucun événement sur le reste du front en dehors de quelques rencontres de patrouilles et d'une lutte à la grenade assez vive dans le secteur de Maisons de Champagne.23 heures. Au norar de la Somme et entre la Somme et l'Oise, l'artillerie ennemie a bombardé, en certains endroits, nos premières lignes. Nos batteries ont én6rgiquement répondu. Aucune action d'infanterie. Au nord-est de Soissons, nous avons progressé dans le secteur de Vrégny-Mar-gival.A l'ouest de Maisons-de-Champagne, ttS'e vive contre-attaque de nos troupes nous a permis, ce matin, de rejeter l'ennemi des éléments de tranchees où il avait pris pied le 28 mars. Au cours de cette action, nous avons fait 63 prisonniers. Canonnade intermittente sur le reste du front. POUR S'EMPARER DE NEUV!LLE-SOUJOUVAL LES ANGLAIS DURENT LIVRER UN RUDE COMBAT Le village quotidien qui s'est ajouté hier au total britannique fut celui de Neuvflle-Bourjonval, à un nlille environ à l'est d'Ytres qui, lui-même, se trouve à quelque dix milles au sud-est de Bapaume. Sa prise se" distingua des prises faites les deux ou trois jours précédents, en ce qu'elle fut le résultat d'un rude combat. L'ennemi ne fut chassé qu'après avoir sacrifié uin grand nombre d'hommes. Depuis la retraite, les Allemands ont constamment prouvé qu'ils attachent plus d'importance à tenir leurs défenses sur cette partie de la ligne plutôt qu'en aucun point du nouveau front britannique. Cha que gain, en cet endroit, menaçant les défenses avancées de Cambrai, a, de ce fait, une valeur double. Neuville-Bourjonval apparaît comme ayant été un autre village transformé en forteresse du genre de celui de Lagnicourt, et par conséquent il fallut l'attaquer en tenant compte de ces considérations. (Daily Mail.) UN ESPION ARRETE DANS LES LIGNES ANGLAISES 81 était chargé d'empoisonner les chevaux Londres, 30 mars. — Un correspondant anglais sur le front britannique télégraphie le 29 mars : « Un agent allemand a été capturé dans les lignes anglaises. 11 était porteur de préparations bactériologiques qu'il avait ordre de mêler à la nourriture des chevaux ou d'inoculer aux chevaux en leur égratignant les naseaux au moyen d'un fil da fer trempé dans ces préparations. » S5NQUANTE HABITANTS DE GHAlfttU SONT MORTS VICTIMES DES BARBARES Toute la ville de Chauny, le faubourg de Noyon excepté, est entièrement détruite. Rue par une, maison par maison, on pourrait presque dire pièce par pièce, tout a été ruiné, incendié, pillé. Le 4 mars, la kommandantur, qui devait déménager le lendemain 5 mars, avait convoqué les civils, habitants de Chauny et réfugiés de la région de Saint-Quentin, pour les passer en revue. Les malheureux échelonnés sur la route Chauny-Noyon, sur une distance de deux kilomètres, restèrent quatre heures sous la pluie et le vent. Les malades eux-mêmes, portés sur des civières, figuraient dans le rang. Cinquante décès furent le résultat de cette mesure barbare. De plus, les Allemands désignèrent trente et une femmes, dont une jeune fille de treize ans, malade, plus quatre hommes qui furent dirigés vers le Nord. . — WWW : 7 UN FEUILLETON Nous commencerons dans tin do nos prochains numéros la publication d'un roman qui sera certainement lu avec intérêt par tous nos lecteurs : LE MAUGRÊ PAR liaurics des Om.hox A sa valeur littéraire, ce romain ajoute un intérêt tout, particulier pour les Belges qui auront plaisir à y retrouver les mœurs du pays et la saveur du terroir.. vww\— — Les prisonniers français auront désormais le droit de travailler dans les usines de guerre dams les mêmes conditions que les ouvriers civils. NOUVEL OUTRAGE ALLEMAND AUX ÉTATS-UNIS 1. Brand Whittock et les agents américains de Belgique sent retenus en parasitais L'INDIGNATION EN AMERIQUE L'Allemagne s'acharne à outrager l'A- « Il serait inique, déclare-t-on, que tan- mériqiue. Elle vient de décider que M. dis qu'un ambassadeur de la libre Améri- Brand Whittock, ministre dos Etats-Unis que serait prisonnier de l'Allemagne, un à Bruxelles, qui est rappelé par le gou- représentant officiel de l'Allemagne' put vernement de Washington, ne pourra pas fouler librement le sol américain. » quitter son poste pour se rendre au Havre L'indignation grandit et se transformera et qu'il devra subir une quarantaine. Or, bientôt en courroux. comme d'ici à quarante journs les événe- L'opinion est aussi très excitée par la mernts se seront précipités et que t'irré- détention des Américains diu Comité de paraible sera sans doute accompli, M. Ravitaillement de la Belgique. Ce fait est Brand Whitlock sera aux mains des Aile- considéré à Washington comme une vio- mands un véritable otage. lotion nouvelle et délibérée des engagements les plus solennels de l'Allemagne. LA « QUARANTAINE » 11 a™h été formellement stipulé en effet QM>>n uiumnrif ,c,lle talls 103 Américains employés à cette c>_ M. Si-.A-.D V/HITL.QCK feuvre seraient libres de retourner en Zurich, 30 mars. ('u'iIs raient rempli Pour tenter d'expliquer la mesure injus- On estime que ce dernier acte provo- lifiable et inique par laquelle les Aile- quera un mouvement pour exiger, lundi, mands ont décidé de retenir prisonnier dès l'ouverture du Congrès, la déclaration pendant quarante jours le ministre des de guerre avec l'Allemagne, au lieu d'unie Etats-Unis à Bruxelles, les autorités aile- simple reconnaissance de l'état de guerre mandes ont déclaré qu'il n'était pas pri- existant. sari nier... ma'is qu'il était nécessaire à ceux qui quittent un pays belligérant dont ils LES DERNIERS ESPOIRS DE PAIX vont devenir les ennemis, d'oublier pen- S'EVANOUISSENT dant quelques jours ce qui s'est passé autour de soi. Washington, 30 mars. — Le discours du C'est le cas de M. Brand Witlock. II a chancelier do Bcfchmjann-HoUweg était at-eu l'occasion de voir beaucoup de choses, tondu ici avec la plus grandie anxiété, il faut qu'il reste ici le temps que l'on Apporterait-il la seule chose capable d'évi-puisse changer ses impressions, s'il y a ter la guerre : une déclaration formelle lieu, notamment sur l'activité et lé dépla- die l'ainandon de la guerre sous-marine ? cément, des armées -allemandes. .Dès que le texte de ce discours a été C'est pourquoi le ministre américain et connu ici, on a senti s'évanouir les der-le personnel de la légation seront non j>as niers espoirs de paix que le président pou-détenus, mais autorisés à faire une « sai- vait enoore conserver. son » de sept semaines dans une station Le public a repris son calme, sachant balnéaire du sud de rAifema.gne, loin du que quelques jours à peine le séparent de front,. mais pas trop loin de la frontière la décision définitive. suisse. ENCORE UNE FELONIE BOCHE LES AMERICAINS DE LA COMMISSION DE RAVITAILLEMENT RESIDERONT Yor°k au'b^ ^ A VERVïEFîS « Dans les bureaux de la Creix-^oaiige Rotteirdam, 30 mars. — Les membres de Philadelphie, on a découvert que les -!a Commission américaine de. ravitaille- pans-eanents avaient été irn.prégn/és de poi-m;>n à la Belgique senesnt détenus dans une son PM' un pgent allemand. D'autres pan-ville belge à lèair choix. La plupart o%t sements avaient été remplis de verre pilé. » choisi Verviers. Ils y feront urne' quarantaine avant de pouvoir quitter la Belgique, L'EMPEREUR D'AUTRICHE SE REN-si Berlin leur en donne encore l'autorisa- DRAÏT A BERLIN POUR CONFERER U°n' StlR LA QUESTION AMERICAINE, A WASHINGTON^ ON RECLAME DES Veyey> 3Q ^ {éIégramme de REPRESAILLES Vienne annonce que l'empereur Charles est parti pour Berlin, où il va conférer avec le Washington, 30 mars. — Dans les mi- kaiser au sujet des relations avec les lieux politiques, on est profondément indi- Etats-Unis. gne de la détention illégale du ministre On croit que la conférence doit décider américain en Belgique. si la politique austro-allemande à l'égard On émet l'opinion que des représailles des Etats-Unis doit être modifiée de ma- sont nécessaires et qu'il est facile de les nière à éviter les hostilités, ou si la con- exiercer en détenant, comme otage le minis- duite actuelle de la guerre eou3-marine, tre allemand en Chine qui, après avoir qui doit inévitablement déclencher la guer- quitté Pékin, va arriver à Sain-Francisco. re, sera poursuivie. Les Allemands t^nâsatdes inondations et aliumerit mes i-. cendies devant les îl^nes belles On nous apprend que les Allemands ont tendu des inondations. et incendié plusieurs villages derrière leur front. Ces mesures auraient pour but de renforcer les obstacles matériels devant notre armée et de distraire du front de l'Yser des troupes qui seraient employées ailleurs. Parmi les localités incendiées on signale Wcstende. WWW — COMMENT LES PIRATES traitent les navires mitai!isurs sis la Belgique Nous avons dit que, depuis la recrudescence de la guerre sous-marine allemande, c'est-à-dire depuis le 1er février 1917, cinq navires au service de la Commission du Ravitaillement de la Belgique ont été attaqués par les pirates. attaqués par les pirates. De ces navires trois, le Storstad, norvégien, le Lars-Iiruse, danois et, VEuphrate, belgé furent coulés. Les deux autres, le Haelen et la Tunisie, belges, furent soumis à un bombardement, par des sous-marins allemands, dans la <c zone libre ». Bien que endommagée la Tunisie put achever son voyage. Le Haelen, lui, dut se réfugier dans un port. Sept hommes de l'équipage avaient été tués: C'est ainsi que les Allemands aident (( l'œuvre humanitaire placée sous leur protection » et tiennent la promesse qu'ils ont faite aux ministres des Etats-Unis et d'Espagne à Bruxelles ! www 2 hangars à zippslins sont incendiés à Bsrchsm, près de Bruxelles Londres, 30 mars. — On mande d'Amsterdam aux journaux : Un incendie s'est déclaré mardi à l'aérodrome aJlemand de Berchem-lès-Bruxelles. Deux hangars à zeppelins vides ont été incendiés. Plusieurs hangars contenant des aviatiks en voie de réfection ont été complètement détruits. L'incendie serait l'œuvre de trois soldats allemands de la garnison de Bruxelles qui, depuis, ont déserté .en Hollande., Hommages éloquents au cardinal larcier Nous avons dit, il y a quelques jours, que l'Académie française des sciences morales avait à l'unanimité décerné au cardinal Mercier le grand prix Audif-fred de 15,000 francs destiné à honorer les plus grands, les plus beaux dévouements.M. Félix Rocquain, qui avait eu à faire ra.pport sur l'attribution de ce prix, a tenu à souligner la signification de la décision de l'Académie : « En décernant ce prix cm cardinal Mercier, a dit il/. Tlocquain, VAcadémie a voulu honorer son -patriotisme élevé, son respect du droit, son zèle pour la justice, sa fermeté devant l'oppression, sa commisération et son dévouement pour les pauvres et pour les opprimés. Elle a voulu aussi rendre hommage, en sa personne, à une nation qui à tant de titres est chère à la France. » Le New-York Sun a tenu à applaudii à., cet hommage et voici en quels termes la grand journal américain célèbre k rôle patriotique du Primat de Belgique « Les manœuvres des Allemands s/, sont constamment brisées devant la vo lontè irrésistible du Cardinal Mercier Ni la corruption, ni les menaces n'on, arrêté la plume de l'héroïque prélat Pendant toute la durée de la guerre se, paroles ont fustigé les ennemis de sor pays. Von Bissing a gémi sous le fouc, de ses paroles et toute la horde de ban dits et d'assassins d'enfants, à plié sou; le poids de celte condamnation. Puissi le Cardinal Mercier vivre assez long temps pour voir son pays libéré de le souillure des Teutons. » WWW AVIS EMPORTANT A PARTIR DU 1» AVRIL, NOS BUREAU) DE PARIS SERONT TRANSFERES PLACÎ DES DEUX ECUS, 3 (COIN DE LA RUE JEAN-JACQUES-ROUSSEAU) J A PARTIR DE LA MEME DATE, NOTRE NUMERO TELE PHONIQUE SERA : CENTRAL. 33.04. NOTRE CORRESPONDANCE PEUT ETRE ENVOYEE DES MAINTENANT A NOTRÎ [NOUVELLE ADRESSE. LE ROI EN AVION Un de nos amis du front nous envoie des détails intéressants sur un vol accompli la semaine dernière en avion au-dessus de nos lignes par le Roi. C'est sur le Farman do Jaquet que le Roi a survolé nos tranchées die Niouport à Dixmudie. Le parcours s'est effectué sans incident, à une altitude inférieure à 2.000 mètres sous la protection d'arvions de chasse. Le major Peudhomme qui suivait à bord d'un autre appareil a es^ suyé quelques shrapnells. C'est la première fois que le Roi monte en avion. Ayant la guerre, il avait fait une asoencion en dirigeable, mais il n'avait pas encore essayé de l'aéroplane ; il s'est déclaré enchanté de son expérience.— WWW Le châtiment des traîtres .Le gouvernement a décidé de soumettre au Roi un arrêté-loi comminant des sanctions pénales contre tous ceux qui auront prêté la main aux desseins de l'ennemi en commettant des actes de lèse patriotisme. D'après nos renseignements, cet arrêté-loi paraîtra très prochainement. —www Les socialistes belles «3* In l\I. De Bouckère, délégué offic-iel d'u parti socialiste belge, accomipagnera les délégués socialistes français qui se rendront prochainement en 'Russie. " M. de B.rouckore a eu de frtèqentes relations avec les milieux socialistes russes. www Deux millions et demi d'enfants à sauver en Belgique envahie Il y a plus de deux millions et demi d'enfants belges retenus captifs par les Allemands en Belgique. Plus de un million 250,000 ont moins de douze ans. Les conséquences de cette longue et intolérable captivité se font cruellement sentir. C'est pour soulager cette détresse immense, pour essayer de sauver ces millions d'enfants de la maladie et peut-être de la mort que, sur h:s sollicitations die l'Alliance Franco Beige, un Comité présidé par la Baronne lidm. de Gaiffier d'Hestroy et la Princesse Charles de Ligne, vient de se constituer. Une matinée aura lieu au Trocadéro le dimanche 29 avril, souis la présidence de M. Louis Barthou, ancien président du Conseil des ministres, et avec le concours de la Comédie-Française, de l'Opéra, de rOpéra-Comique, et de l'Orchestre des Concerts Cotoonis-Lamoureux. Les dans peuvent être adressés à la Légation de Belgique, 20, rue de Berri, à Pairis, et la correspondance à M. Ra-moisy, secrétaire, 56, rue de la Victoire, à Paris. WWW ; — Enverc* Pacha a été reçu vendredi -matin Vienne par l'empereur .Charles et l'impératrice. LES MÂLIGËS D0 CHANCELIER MMÏMHOLLIEG i a essayé de duper laRussie, lesEtats-ïïnis et les sozialdemokrates La séance du Reichstag fut orageuse Lausanne, 30 mars. — La Gazette de Constance donne quelques détails sur Lu séaince d'hier au Reichstag, au cours de laquelle le budget extraordinaire fut \Ufcé, malgré l'opposition des social-démocrates majoritaires unis aux social-démocrates de la minorité. Les télégrammes ont déjà apporté les termes généraux du discours du Chancelier allemand ; ses remerciements tlû Reichstaig pour la discussion rapide de la nouvelle Loi d'impôts, ses réflexions sur la rêvoJ'u.iioiL russe et son indignation contre la pi^ltendue léjgetnde qui voudrait que l'Allemagne ait jamais soutenu la réaction en Russie. Le Chancelier a parlé de la guerre avec les Etats-Unis avec désinvolture. Puis, venant à la guerre en général, il a bien voulu reconnaître que « la situation est encore indécise. » Cepen- j dant il s'est félicité des résultats de la guerre sous-marine aussi bien en mars qu'en février. La séance dm Reichstag a été fort ora- . geuse. Les sozialdemokrates majoritaires ' et ceux de la minorité se sont trouvée unis j pour s'opposer au vote du budget extra- '! ordinaire. Suivant la. Gazette, de Constance, le discours prononcé par Rernsteici a soulevé de : véritables "tempêtes qui ont nécessité deux suspensions de séance. Voici quelques passages du discours de Bernstein : « Par sa politique, notre gouvernement i a- fait connaître à la classe ouvrière le supplice de la faim. Celte même politique a dressé contre nous la ligue du monde en- ■ tier. De nouveaux ennemis surgissent chaque jour contre l'Allemagne. Jusqu'à la 1 Chine qui ose dire à nos gouvernants Vindignation. qu'elle ressent de nos procédés. L'Amérique nous déclare la guerre de-main. D'autre encére suivront peut-être son exemple. Voilà le résultat de votre po- j litique de conquête. Noire peuple a repris ' conscience de sa force. Il a salué avec joie l'œuvre de rénovation que vient d'accom- l plir ld socialisme russe ; il réclame à hauts cris une paix équitable. » LE PIECE TENDU A L'OPINION RUSSE EST EVENTE Avec son /imprudence 'habituelle, 18 . change à l'opinion russe. A l'en croire, l'Allemagne ne désirerait qu'une paix ra- , piide sur une base honorable, et elle n'aurait jamiais soutenu -les réactionnaires, la bureaucratie et les « puissances mystéï'ieu- t ses » de Pét.rograde. A ce discours du Chancelier, le comité des ouvriers et des soldats de Pétrograde • a diéjà répondu : « Commencez d'abord par détrôner Guillaume ! » L'HYPOCRISIE DU GHANGELSER A L'EGARD DE L'AMERIQUE C'est avec non moins d'imprudence qi'.e M. de Berthmann-HolLweg a parlé de la question américaine : « Le peuplé aile- | mand — a-t-il dit — ne veut pas la guerre avec les Etats-Unis ; mais, s'il le faut, il saura la supporter sans faiblesse. » Il est curieux 'dyentendre constamment dans la bouche des hommes d'Etat germanique^ le refrain qu'ils veulent la paix alors qu'ils \ s'attachent avec persévérance 'à créer des ) situations qui rendent la guerre inévita- ; ble. ; LA REVOLUTION RUSSE Une scission des éléments extrémistes — Deux . comités surveillent maintenant le gouvernement provisoire Un incident intéressant en lui-même et qui pourrait être gros de conséquences, vient de se produire à Pétrograde. Les éléments les plus violents du comité des l.GOO toujours installé au Palais de Tauridfif'se sont séparés de leurs collègues et ont constitué un « Comité central du parti socialiste ouvrier » prétendant être l'organe véritable de la classe ouvrière russe. Quelle est l'importance de ce schisme ? Quelle est son origine exacte ? Questions auxquelles il est d'autaa\t plus difficile de répondre que l'ultimatum lancé par M. Tcheidze aux socialistes allemands pour détrôner le Kaiser semblait refléter les sentiments de la fraction la plus avancée des socialistes -russes. Il semblait aussi que la masse des socialistes fût en voie de s'assagir et on pouvait en voir un signe dans le fait que le gouvernement provisoire avait osé mettre en liberté les anciens minisires du tsar Goremykine et G-alitzine. Un autre indice rassurant était fourni pa.r le langage d'un journal socialiste, la Rabochaia Gazeta ou « Gazette des ouvriers », publié par la section modérée des socialdémcrates. Après avoir constaté que la révolution commencée et soutenue par les ouvriers et l'armée a abouti à la constitution d'un gouvernement de bourgeois, le rédacteur de ce journal continuait : Nous avons ici une répétition de ce oui s'est produ.it fréquemment dans les révolutions européennes. Des ouvriers ont renversé l'ancien, régime, puis le pouvoir nouveau est 4ombé aux laains de la bourgeisie libérale * et des intellectuels libéraux démocrates. C'était inévitable dans la période actuelle du développement politique et économique de la Russie. La classe ouvrière n'est qu'une partie de. toute la population. Le peuple démocratique des campagnes et l'armée, qui en sont issus, peuvent partager les buts politiques du prolétariat. mais ne peuvent pas le suivre jusqu'au bout de ses revendications économiquesLa Russie se trouve à l'aurore d'une longue période de développement démocratique bourgeois. La petite bourgeoisie des villages et de^ villes et la grande masse du peuple ont reçu du fait de la guerre et des crimes de l'ancien gouvernement, une splendids éducation pol; I tique : c'est pour cela que le vieux régime pst tombé si vite et sans résistance. Mais leur? sympathies se détourneraient immédiatement de la Révolution si la puissance politique passait aux mains de la classe "ouvriô- ; re, la classe la plus révolutionnaire des sociétés modernes, la classe dont les intérêts sont, dans l'ensemble, opposés à ceux de la i bourgeoisie. Et l'auteur conclut en remarquant que le programme du gouvernement provi>oi- ' re comporte les principales revendications < de la démocratie moderne et en invitant instamment les ouvriers à soutenir ce gou- 1 vernement pourvu qu'il réalise ce j ro-gramme.Ce langage devait avoir d'autant pîu3 de chance d'être écouté qu'on a vu arrêter comme agent provocateur à la solde du ré- ' gimô tsariste le directeur de la « Prav-<Aa », l'organe des social-démocrates extrémistes qui, trois jours auparavant, engageait les soldats à tendre la main au,» jsoildjats allemands.

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