Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

91028 0
23 november 1917
close

Waarom wilt u dit item rapporteren?

Opmerkingen

Verzenden
s.n. 1917, 23 November. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Geraadpleegd op 21 oktober 2018, op https://hetarchief.be/nl/pid/wp9t14w15m/
Toon tekst

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

% • QUATRIEME ANNEE. ^ — r-^ - N° 202(3 tie Nlimé^yi 1Q oentimes ÎVE1NDREDI 25 NOVEMBRE 1017, PARIS 3, Place des Deux-Écus, 3 Téléphone : Central 33-045 PUBLICITÉ S'adresser à l'Administration du Journal Les petites annonces sont également reçues à la Société Européenne ds Publicité, 10, rue de la Victoire, Paris, ;gui en a le monopole pour Paris. LE XXE SIÈCLE QUOTIDIEN BELGE Directeur : Fernand 5JEURAY LE HAVRE 28ter, Rue de la Bourse, 284* Téléphone : 65 Belge ABONNEMENTS France 2 fr. 50 par mois — 7 fr. 50 par trimestro Angleterre .. 2 sh. 6 d. par mois — .. 7 shî 6 d. par trim. Autres pays. 3 fr. par mois — . 9 fr. par trimestro Leçons d'énergie — ■ L'arrivée au pouvoir de M. Clemenceau 'est le symptôme d'un état d'esprit qui se manifestait depuis un certain temps en France et qui existe également dans d'autres pays. C'est le sentiment de plus en plus développé qu'il faut des hommes d'action et de volonté pour dominer des événe-* ments aAissi graves que ceux auxquels nous assistons.Les peuples se rendent compte de plus eil plus qu'il faut au pouvoir des hommes qui sachent vouloir et qui, Sachant ce qu'ils veulent, prennent les moyens nécessaires pour que leur volonté soit 'exécutée. » * Chaque jour de cette longue et terrible épreuve nous montre en traits toujours plus frappants qu'il ne suffit pas d'une im tellige-nce vive ou de connaissances étendues pour faire un bon gouvernant. Ces qualités peuvent être utiles et suffife peut-être en temps ordinaire. Mais quand on est au milieu de la tempête, que des décisions graves doivent être prises rapidement, qu'il faut un, esprit de décision et des facultés d'exécution immédiate, on doit réclamer autre chose de ceux qui ont la responsabilité des affaires publiques. Les peuples l'ont senti. C'est ce sentiment qui a élevé M. Lloyd George au premier rang parce que les Anglais le jugeaient énergique. C'est lui aussi qui a, d'un élan ujianime, et par une sorte de plébiscite moral, appelé M. Clemenceau au pouvoir. Il concrète tous les espoirs de ceux qui veulent une action énergique tant dans la politique intérieure que dans la conduite de la guerre. La campagne ardente qu'il mène dans son journal depuis des mois, le désignait comme une réserve de force et d'énergie sur laquelle la Franco pourrait un jour compter. Deux autres manifestations de cet état d'esprit nous sont fournies dans deux pays différents : en Angleterre et aux Etats-Unis. ■ , Il faut méditer les termes de la lettre adressée par Lord Northcliffe pour refuser le mprïistè.re de l'air qui lui était offert. Dans ce remarquable document il critique avec précision et en connaissance de cause les erreurs qui existent dans la direction de la guerre de son pays. Il y souligne l'obstruction faite par les services administratifs aux mesures préconisées et dont l'utilité et l'Urgence sont reconnues dé' tous. 11 donne publiquement à son pays, à la fin de sa lettre, un avertissement sérieux. Sa ■ mission officielle aux Etats-Unis lui a permis de connaître l'opinion publique de la ; grande République. Il a pu se convaincre : que les Américains ne. sont pas entrés en guerre'sans avoir pesé toutes les consé- ! quétnees de leur acte *t il dit à ses compa- ; triotes : « Si une prompte amélioration le 1 nos méthodes ne se produit pas. les Etats- J Unis prendront justement en main l'administration complète d'une grande partie de 1 là guerre. Us ne sacrifieront pa$ leur sang 1 et leur argent pour une direction • incompétente des affaires en Europe. » ■ 1 Rapprochons ces mots des déclarations 'du président Wilson relatives à une coopération plus complète et par conséquent d'une pl-us haute efficacité et d'une plus vigoureuse poursuite de ht guerre. La conclusion qui s'en dégage est que tous .es esprits clairvoyants aussi bionin que le sentiment populaire, toujours instinctif, vont vers lès sources de force et d'énergie et se retournent, vers ceux qui on sont ies dépositaires pour en obtenir le saftit. < Et, ils donnent là un bel exemple de réa- i lisme et- d'esprit pratique,. Croit-on par -, hasard que nos ennemis'soient plus intelli- -gents que nous ? Les croit-on doués de qualités supérieures aux nôtres ? Personne ne < l'admettra, et avec raison. Seulement, nos < adversaires sont des £ens extrêmement ( pratiques et d'un réalisme bien entendu. Ils savent quels résultats iLs entendent obtenir et pour y arriver ils utilisent les moyens voulus par les hommes qui peuvent les mettre en action. C'est là le secret le leur force, bien plus que la puissance de leurs armes ou la science de'leurs stratèges. Ils ont une direction et ils appliquent implacablement les décisions prises apr^s mûre réflexion par des hommes qualifiés pour les prendre. r«H « » ; Les Alliés sont arrêtés dans leur marche : vers la victoire par les considérations po- ! litiques d'avant-gueirre qui les empêchent 1 de remplacer un personnel de parti par un j personnel de compétences et ils sont «m- 1 pêtrés^ aussi par les traditions surannées d'administrations qui n'oftt pas su évoluer. Les lenteurs, les gaspillages, les pertes dé temps et d'argent, les oppositions stériles à > des mesures indispensables proviennent de i cet état d'esprit vétusté que le grand souf- I f-le de la guerre balayera, il faut l'espérer i pour le bien de tous. Plissent nos hommes d'Etat s'inspirer , des exemples reçus d'ailleurs et puissent ils trouver la solution qu'attendent tous çeux que préoccupe le sort de la Patrie. , WHIST. » " ■■-Wï,V\ V—- . L'Allemagne m son Slocns I Bâle, 22 novembre Le gouvernement allemand ' publie les nouvelles dispositions concernant le blocus maritime qu'il a fait parvenir aux ; gouvernement», neutres et ennemis. ! Les "points essentiels des nouvelles dis- ! positions sont l'extension du blocus dans la région ouest de l'Angleterre et dans là région des Açores et la suppression du che- ! nal jusqu'ici libre dans la Méditerranée pour conduire'en Grèce. '— — La Chambre des Communes a décidé de priver du droit électoral les homrnSs qui, par scrupule de conscience, refusent le service ïnilîtairçt Pensées « Est-il un homnte qui, -plus qyfi moi, ait été un homme de parti ? » s'est écrié mardi M. Clemenceau. Et aussitôt il ajoute : « le l'ai été beaucoup trop, je le vois aujourd'hui. » Depuis le début de la guerre, on attendait ce cri-là. De Clemenceau ? Non pas de lui seul. De toi, lecteur, de chacun de nous. Pour obtenir l'a paix, il faut abdiquer les anciennes passions et faire front contre le Boche de l'extérieur et de l'intérieur. Maurice BARRES, • Echo de Paris » du 22 novembre 1917. i ■ ■ ■ 'AUVVV *' ' *"r ECHOS Vn nouveau journal au Havre D'apiès des nouvelles que nous ayions reçues de source-sérieuse, le XX0 Siècle a annoncé l'apparition prochaine, au Havre, d'un quotidien socialiste dont la création seut.it due à M. Vandervelde, ministre de l'Intendance avec des fonds obtenus de M. Ernest Solvay. On nous assure de la façon la plus formelle que M. Vandervelde n'a pas et n'a iamais eu l'intention, avec ou sans des fonds de M. Solvay, de créer au HavTe un journal quotidien socialiste. www Mgr Heylen à IJonje Le correspondant de la Cr.oix de Paris à Rome télégraphie le 21 jiovembre : Benoît XV retint plus d'une heure ce matin Mgr Heylen. Il l'interrogea avec une paternelle sollicitude sur la condition actuelle des populations belges dont il entendit, avec un intérêt ému, l'évêque de Namur -lui exposer les privations et les souffrances. Mgr Heylen entretint aussi le Samt-Père de nos compatriotes des départements occupés qui furent évacués avec leurs prêtres en son diocèse et dont le nombre dépassa 50.C(K). La majeure partie a été depuis rapatriée en France libre. Le Souverain Pontife tint à exprimer à Mgr Heylen le désir de le revoir avant son départ. Mgr Heylen a rendu visite liier à Mgr Tacci Forcelli. majordome de Sa Sainteté, lui renouvelant sa gratitude pour son dévouement durant sa nonciature à Bruxelles. VWVV4 La Souvenir Bqlge du Havre fera célébrer cour le repos de l'âme de ceux qui sont morts pour la Patrie, une messe solennelle en l'église de Sainte-Adresse, le dimanche 25 novembre, à 11 heures et demie. Le Comité est persuadé que tous les Belles résidant au Havre voudront profiter de cette cérémonie pour rendre un suprême hommage S. nos héros ainsi qu'aux civils morts -sur la terre d'exil. Pendant l'office, M. Brasseuf. violoniste, exécutera : Le dernier sommeil de la Vierge (Massenet) ; Imploration (Ph. Mousset). M. Wildt, ténor, chantera' : Pater Poster (Niedermeyer) et Pie Je su (César Franck). i.^«^WVVV-* - ■ ■ * CHEZ EUX AUSSI LA PENURIE OU CHARBON EN ALLEMAGNE Amsterdam, 21 novembre. Lasdirection de la police de Munich vient * d'interdire toute représentation théâtrale, réunion publique, concert et conférence, à partir du 1" décembre jusqu'au 15 février, à cause du manque de charbon. Les mêmes mesures doivent être prochainement prises pour les autres grandes villes de l'Allemagne et de l'Autriche. (Radio. ) " ■ ' '—WWW" ■ . ■ ■ ■ Les Étais-Unis arrêtent toi|s ies vivres à destination de fa Russie : • On a publié, hier matin, un télégramme de New-York, d'après lequei le président Wilson aurait décidé d'interdire l'envoi de vivres en Russie tant qu'un gouvernement stable n'aurait pas été établi. Le communiqué officiel est d'autant plus important qu'il fait une allusion précise aux" tentatives de paix séparée poursuivies actuellement par les Bolcheviks. Voici le teiîe du document : Le gouvernement américain vient de décider qu'aucune expédition de vivres et de munitions n'aurait lieu à destination de la Russie tant que la situation dans ce pays ne serait pas éclaircie. Le président et le Gouvernement, avant d'autoriser l'exportation des denrées américaines qui se trouvent actuellement dans les docks, désirent savoir dans quelles mains tomberont ces denrées lorsqu'elles arriveront en Russie. Mais si les Bolcheviks devaient garder le pouvoir et mettre à exécution leur programme de paix avec l'Allemagne, l'embar. go actuel deviendrait permanent. 10,000 TONNES DE SUCRE SAISIES . New-York, 21 novembre. Les autorités ont saisi 10.000 tonnes de sucre entreposées aux Etats-Unis et acquises pour lo compte du gouvernement russe avant la révolution par la corporation des transports maritimes. Ce sucre sara immédiatement mis sur le marché pouFob\«ier à la pénurie locale de sucre. LES AVANCES CONSENTIES Les Etats-Unis avaient consenti au gouvernement provisoire des crédits s'élevant à 325 millions de dollars, dont 191, déjà versés, ont été employés à des achats de matériel prêt à être exoédiA. LA VICTOIRE BRITANNIQUE A six kilomètres de Cambrai Prise de Fontaine-Notre-Dame Magnifiques prouesses de la cavalerie (Officiel brit.) Après-midi. HIER SOIR NOS TROUPES AVANÇANT AV NORD DE CANTA1NG ONT ATTAQUE LE VILLAGE DE FONTAINE-NOTRE-DAME ET S'EN SONT EMPAREES, FAISANT DES PRISONNIERS, [Le village de Fontaine Notre-Dame se trouve à la lisière est du bois dè Bourion, à 6 kilomètres de Cambrai. Un seul village, Saint-Olle, sépare maintenant les Anglais ae l-sière ouest de Cambrai. Fontaiue-N'otre Dame comptait 1.939 habi-tants.lLA TROUÉE S'ELARGIT LES ARRIERES-GARDES ENNEMIES TALONNÉES Londres, 22 novembre. — Le correspondant de guerre Perceval Philips, télégraphiant du quartier général britannique en France, dit : J'AI VU AUJOURD'HUI UN SPECTACLE CRANDIOSE : UN TORRENT DE CAVALIERS S'ENCOUFFRANT DANS UNE TROUÉE DE LA LIGNE HÏNDEN-BURG ET ATTEIGNANT UN POINT Si-TUÉ A SIX MILLES AU DELA. ILS NE SONT PAS LES PRE5V15ERS A PASSER PAR LA. PRES DE 24 HEURES AUPARAVANT, UN DÉTACHEMENT DE CAVALE-„RSE A CONDUIT L'ASSAUT AU DELA DES TRANCHÉES ENNEMIES, ACCLAMÉ PAR LES ÉQUIPAGES DES CHARS D'ASSAUT ET PAR L'INFANTERIE. LA CAVALERIE PARTICIPA AU COMBAT, A PARTIR DE MIDI, PARMI LES COLLINES ET LES VALLÉES BORDANT LA PLAINE DE CAMBRAI. ELLE RABAT LES ALLEMANDS DISSÉMINÉS, NETTOIE LES VILLAGES, ÉLARGÎT CONSTAMMENT LES SAILLANTS. GALOPANT DERRIÈRE LES COLONNES ALLEMANDES EN RETRAITE, LA CAVALERîE CHARGÎ LES BATTERIES ALLEMANDES, UN DETACHEMENT AVANÇA AU GALOP VERS DEUX PIÈCES DE CAMPAGNE ALLEMANDES CACHÉES DANS UN REPLI DE TERRAIN ET SABRA LES CÂNONNIERS. CE FUT LA JOURNÉE DE LA CAVALERIE.LES PGNTS DE-MASNIERES ET DE MARCOING SONT INTACTS Le correspondant du « Daily Chronicle » décrit la concentration de la cavalerie qui se fit- tout près du front dans un secret aussi absolu que la concentration des tanks et l'entrée en action de cette cavalerie dans la pluie et le brouillard. « LES ESCADRONS DE CAVALERIE, SELON CE CORRESPONDANT, COMBATTENT EN TERRAIN DECOUVERT DEPUIS LE PREMIER JOUR DE L'ATTA-QUE ET ONT FRANCHI LES PONTS DE MASNIERES ET DE MARCOING QUE L'ENNEMI N'A PAS EU LE TEMPS DE FAIRE SAUTER. » L'ORGANISATION DEFENSIVE DES LIGNES HINDENBURG Le correspondant du Times télégraphie : « Notre ligne était restée pratiquement stationnaire pendant tout l'été ; elle passait à quelques centaines de mètres lu nord du village de Trescault et à environ 1.000 mètres au nortr de Beaucamp et de Villers-Plouich ; elle s'infléchissait alors vers le sud, ' passant à 300 mètres à l'est de Gonnelieu, puis à 1.5Q0 mètres environ à l'est de Villers-Guislain. « La première ligne allemande, ou ligne Hindenburp avancée. s'étendait parallèlement à nos lignes, à une distance variant entre 200 et 500 mètres. La liane princi-vale Hindenburg, la plus forte des trois, était à 1 kilomètre environ derrière cette liane avancée ; le village de La Vacque- La carte des opérations rie. par exemple, se trouvait derrière la j liane avancée, mais en avant de la ligne ! ■principale. La troisième Ugne, ou ligne 1 Hindenburg de soutien, était à environ 1 1.000 mètres derrière la ligne principale f Les trois dignes réunies constituaient un ( obstacle vraiment forvlidable. Néanmoins, 1 notre attaque, conduite par les tanks, les 1 vénétra en un grand nombre de points. j QUATRE DIVISIONS ALLEMANDES , TAILLÉES EN PIECES , Londres. 22 novembre. Dû correspondant de guerre Perry Ro- , binson : " ; Les prisonniers capturés et les cadavres ! allemands dénombrés permettent déjà d'af- i firmer que nous avons taillé en pièces qua- ; tre divisions allemandes et mal arrangé j une cinquième. _ > Les quatre-premières sont la 54e, la 240° et la 20e divisions de landwer et la 9e division de réserve. La cinquième qui a peut-être autant, peut-être moins souffert, est la 107e division, qui vient de revenir de Russie. Pour ses débuts sur le front occidental, elle subit une dure initiation. J LES PROUESSES DE LA CAVALERIE Notre cavalerie a chargé les batteries al lemandes au sabre. Elle s'est emparée de ' canons et a enlevé des villages. Mettant pied à terre, elle les a défendus jusqu'à l'arrivée de l'infanterie. Ceci s'est passé à ' Marcoing et «à Masnières, _ deux points de très grande importance, à cheval sur le canal de. l'Escaut. ... . Nous avons pénétré iTpTflTtmdérneTït' fraSW" les positions ennemies que nous nous , sommes emparés de villages dont toute la » population civile était restée. Plus de qua-i tre cents civils auraient été libérés à Mas-t nières et près d'un millier dans un r^itre 3 village. 3 Ce seul fait prouve combien les Allemands ont été pris à l'improviste et combien peu ils s'attendaient a notre nouvelle ' attaque. En effet, la première preuve que-les Allemands nedoutent un mouvement " quelconque est l'évacuation de tous les ci- • vils dans cette région. : AVEUX ALLEMANDS ■ Genève, 22 novembre. Lp communiqué allemand de cet après-midi rend compte de la victoreuse offensive britannique et s'efforce d'en atténuer Jes résultats : Il «s'exprime ainsi : « Au sud-ouest de Cambrai, la bataille continue. En engageant dans la lutte de nombreux tanks eî * des masses d'infanterie et en lançant sa 5 cavalerie en avant, l'ennemi a essayé d'ofe-3 tenir la rupture qui lui avait écltappé^aux " premiers jours de l'attaque, sa tentative 3 est restée vaine. Il a pu sans doute ga-t grfer quelque terrain au delà de nos lignes 1 avancées, mais il a été impuissant à sas-3 surer des avantafes plus importants. e A la tombée de la nuit, l'activité de - combat a diminué sur le champ de ba-t taille. Au sud de Vendhilis, l'ennemi n'a - pas renouvelé ses attaques. » \ (Voir le communiqué de la nuit en Der-. mère Heure.) te dernier coup fle Lénine Comme l'a annoncé le XXe Siècle d'hier latin le gouvernement français annonoe -Eficiellement avoir la preuve que « dépuis m retour en Russie, après avoir été auto-se à traverser le territoire allemand, Lé- , ine n'a cessé d'être en relations directes uec les services de Vesvionnaoe ennemi. » Nul n'en doutait. Pour l'instant téninfi„ Trotsky, les agents du Kaiser, triom-hent. Nous voudrions croire, avec M. [attlakof, l'ambassadeur russe à Paris, ue ce triomphe n est que momentané, )mme le diplomate en exprimait hier l'o-inioh au Temps. Malheureusement l'anar-lie est complète en Russie, autant par les . i.utes et les erreurs de Kérensky que par !S crimes d'un Lénine. La contre-révolu-on que tentent pour l'instant Kaledine et 3S cosaques porte elle-même la tare du articularisme. Depuis mars 1917 chaque , arti, chaque groupe ethnique de cette Rus-.e bigarrée, s'est dressé contre les autres t a voulu dominer. La Russie n'était pas îûre pour la liberté ; elle n'avait connu t accepté que le despotisme ; et aujour-hui elle confond naïvement la liberté vec le droit de tyranniser à son tour. . Dès que leur coup de force parut réussir, énine et Trotsky ont lar.cé leur proposi-on de paix du 10 novembre. Mais i£ Kai-;r et von Kuhlmann n'ont pas tardé à s'a-ercevoir que la manœuvre" avait échoué, hez les peuples de l'Entente, le factum des oviets fut accueilli avec désroût et mépris, es poiputetions qu'on voulait démoraliser ar le mirage d'une paix prochaine, étaient u contraire secouées par le sursaut d'é-ergie que provoqua le danger italien.. Il fallut recommencer. Cette fois c'est un éritable armistice, préalable aux négociations de paix que le Kaiser fait offrir ux peuples de l'Entente. Lénine ordonne, ux généraux russes de conclure sans délai et armistice. On ne doit pas se faire illu-ion. L'effet sera déplorable sur les pauvres îoujicks des armées russes. Entre les dé-altistes et les partisans de la guerre, ce era peut être la guerre civile. Déjà Kalé-ine retire ses cosaques du front. Mais ce résultat est accessoire. Qu'im-orte de substituer sur le front oriental un rmistice officiel à l'armistice tacite et à la raternisation ? Le Kaiser a escompté un autre résiliât. Il a espéré faire souffler sur les populations de l'Entente le vent pernicieux du éfaUjsme. Iei.Uéch,ec. est, retentissant. *iP%àgrtifitvïé-victoire- anglaise- 6a8* <• rai rejette Lénine au second plan. Parmi îs Alliés c'est l'enthousiasme et la conftan-e qui régnent maîtresses. Mais en Allemagne, ne va-t-on pas cons-ater qu'il ne sert de rien d'enfoncer le ront de l'Isomzo et de conduire la Russie à a paix séparée ? pERcY - m La fraternité d'armes franco-belge LE RO! ALBERT DECORE DES AVIATEURS ET DES ARTILLEURS FRANÇAJS Le roi Albert vient de décerner des déco-ations à un certain nombre de militaires-rançais qui se sont particulièrement dis-insués au cours des récentes opérations rnnco-bel(?e do Flandre. Ont reçu la Croix de chevalier de 1 Ordre le Léopold II- et la Croix de Guerre : l'ad-udant J. Bizet, le sergent Kennet-Litha-uer t le sergent Jean Louisau. La Croix de chevalier de l'Ordre de Léo-iold II : le maréchal des logis Moni, le ser-•ent Raymond Choisnet. m La citation à l'ordre du jour de larmes t la Croix de Guerre : le maréchal des lois Bouchon et le sergent Sangiage Cam- mzano. . , , „ Tous ces braves sont aviateurs dans 1 ee-adrille franco-belge et ont fait preuve du >lus grand courage et du ^ dévouement le ilus absolu. . ^ ' Le canonnier Ar.dr? Ferreaux, gnève-nent.blessé s. sa pièce, et Louis Paube, "rièvement atteint-en sp portant, au rmlieu l'un violent bombardement au secours de on' chef blessé, ont'obetnu également la >.oix de Guerre belge avec citation a l or- ire de l'armée. — ■ ' EN FRANCE ?ûiraeciliislis6iiersîpii flelapetfe t 8 Journal Officiel français a publié an lècret instituant, sous la présidence du irésident de la République, un Comité da -uerre composé du président du Conseil, ninistre de la Guerre, du ministre des affaires étrangères, du ministre de la Rla-ine, du ministre des Finances, du minis-re de l'Armement, du ministre du Blocus. les chefs des états-majors généraux de a ôuerre et de la marin? siégeront au G» nité de guerre avec voix consultative. Le Comité de guerre est chargé de la ai* ection politique de la guerre. Il se réunit lu moins une fois par semaine. Les chefs l'état-major général de l'armee et de la narine sont chargés des fonctions de rap xrrteurs. * • ■ ■ ■■ ■ - -WWW— 1,1 '• LA PAIX ALLEMANDE Bâle, 22 novembre. Le3 députés au9Retchstag Bernstein © îrzberger sont actuellement à Berne où. vec d'autres personnalités allemandes, .utricihennes ou neutres germanophiles, !s discutent sur le meilleur moyen d'éta-ilir les bases d'une pals durable AU FRONT FRANÇAIS 14 heures. A l'ouest dç la Miette, la lutte d'artillerie s'est maintenue vive au cours de la nuit. Les Allemands ont lancé ce matin, sur nos nouvelles positions au sud de Juvin-court, une contre-attaque qui a été repoussée par nos feux et a coûté des perles sérieuses à l'ennemi. LE CHIFFRE DES PRISONNIERS QUE NOUS AVONS FAITS PENDANT L'OPERATION D'HIER ATTEINT 400, DONT 9 OFFICIERS. Plusieurs coups de main Sur nos petits postes veA Bétheny, au nord de la côte iU et aux Eparges sont restés sans succès. De notre côté, nous avons exécuté hier dans la journée et dans la nuit, plusieurs incursions dans les lignes allemandes au sud de Saint-Quentin, au nord d'AiUcs et dans la région de Tahurç et de Maisons-de-Champagne.Nous avons détruit des abris et ramene des prisonniers et plusieurs mitrailleuses. Nuit calme partout ailleurs. 23 heures. Au cours de la journée, la lutte d'artillerie a vris un caractère d'intensité assez marguée dans la région au Nord du 8lie-min des Dames, entre l'Aisne et la Miette et en divers points de notre Iront de Cham-paqne. » Un coup de main ennemi sur nos postes du. secteur de Maisons-de-Champagne a échoué. S,ur la rive droite de la Meuse, action d'artillerie violente, vers le milieu de l'après-midi, dans le secteur au Nord des Chambrettes. Jouimée calme partout ailleurs. isiîiirar v. DIS MONNAIES imm  L'EFFIGIE DE NAPOLÉON III r M. Klotz, ministre des finance^, vient de j" déposer sur le bureau de la Chambre française un projet de- loi comportant la démonétisation des monnaies divisionnaires ^ d'argent à l'effigie de Napoléon III lauré. •" Cette meusre aura pour conséquence d'o-9 bliger les citoyens anal inspirés qui, au lieu de laisser les monnaies en cirulation, les s empilent dans des tiroirs ou dans des oas g de laine, soit à faire sortir de leurs cachet-tes, dans un délai déterminé, les réserves T qu'ils détiennent indûment, soit à subir s une forte perte. Il ne faut pas otîblier, en u effet, qu'une pièce démonétisée n'a plus ■ t que la valeur intrinsèque de l'argent qui entre dans sa composition et qu'une pièce de 1 franc contenant 4 gr. 175 d'argent fin é ne vaut que 0 fr. 57 environ,môme au couirs s. élevé qu'atteint actuellement ce métal. Les pièces démonétisées reviendront d'ailleurs dans la circulation sous une au-î- tre forme, car elles serviront à la frappe ■s d'une quantité égale de monnaies neuves qui pourront ainsi être fabriquées sans e achat d'argent, dont le paiement à l'étran-î- ger exercerait une influence déprimante ^ sur notre change. a wvwv — • n — Les travaux de la conférence préliminaire convoquée par la « .Société pour une Paix durable » ont commencé à Berne. Qua-■s rante-huit délégués de l'Allemagne, de 1 Autriche-Hongrie et de différents pays neutres g ut exaouaé le problème des nationalités. ~ AU FRUIT BELGE Dans la journée du 21 novembre, l'activité d'artillerie a été assez grande dans la région de Langewalde. Dans la nuit du 21 au 22, une forte reconnaissance allemande a tenté de s'approcher d'un de nos postes avancés dans la région de Kippe ; mais nos feux de barrage, immédiatement déclenchés, Vont complètement dispersée. La juurnie du 22 novembre a été marquée par une légère activité d'artillerie dans les secteurs de Ramscappelle et de Dixmude et var une activité d'artillerie assez intense vers Merckem. ■ ■ 1 11 1 " —— AU FRONT ITALIEN Officiel. Rome, 22 novembre. Pendant la journée d'hier, l'adversaire a déclanché plusieurs attcujues entre la Brenta et la Piave. IL a été repoussé au barrage de San Marina, après un sanglant combat à l'arme blanche, laissant des prisonniers et des mitrailleuses entre nos mains, et au Mont Pertica où il a renouvelé par trois fois l'attaque, toujours inutilement. • Au Mont Monfenera, il a été nettement arrêté par na^re feu d'artillerie, mais il a rejoint quelques éléments détachés de notre ligne avancée sur le Mont Fontana Secca. Dans la soirée, sur le plateau d'Asiago, des masses ennemies ont attaqué nos positions de Casera Meletta d'Avanti, 11 nos troupes, par une résistance hèroïaue et une contre-attaque immédiate, les ont re-i£iées sur leur vosition de départ. (Radio.)

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.
Dit item is een uitgave in de reeks Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1895 tot 1940.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Toevoegen aan collectie

Reacties 0

Meer reacties

Namenlijst

Locatie

Onderwerpen

Periodes