Les nouvelles du jour: feuille luxembourgeoise d'informations

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28 december 1914
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s.n. 1914, 28 December. Les nouvelles du jour: feuille luxembourgeoise d'informations. Geraadpleegd op 21 augustus 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/gh9b56dz25/
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Feuille Luxembouraeoise d'informations ARLON, LE 2S DECEMBRE 191 Le Roi et la Nation —«O'I— La Belgique habite en ce moment dan le cœur de son Roi. Loin de s'y sentir dimi nuée, elle y vit agrandie. C'esi que ce Ro fut pendant toute la guerre son plus hau et son plus ferme représentant.h vécut san défaillance les heures les plus Iragiques d< notre histoire, il partagea l'existence hum ble, simple, mais héroïque de ses soldats il accepta tout le danger, sans même se sou cier de la gloire. Il fut le premier de nos ré cents héros populaires. En attendant que matériellement la Bel gique soit restaurée et renouvelée, il est bor qu'elle concentre sa vie ardente et passion née dans ce cœur-là. Emile VERHAEREN. 11 y a quelque temps, je rencontrai au; Etats-Unis un diplomate éminent qui m< disait: « Une grande figure domine la pre mière phase de la guerre. C'est votn Roi ». A Montréal, au Canada, la foule qui nou: escortait de la gare à l'hôtel criait: « Viv< le Roi Albert! » et dressait des bâtons au quels étaient attachés les portraits de no: souverains. A Washington,répondant aux discours di la mission belge, le Président Wilson, à 1: voix grave, au visage pensif, nous expri mait, en appuyant sur les mots, son res pect pour notre Roi. En Angleterre,le crayon des artistes sym bolise sous les traits du jeune monarque 1< Droit qui, bravant debov les menaces de: -terjtihi£&_ aai:de I' ioée fu ««ne e l'espon d'ans l àmc ' ' En France, Bourget, Capus, Hanotaux Maeterlinck et Camille Pelletan, dans d( magnifiques articles, ont glorifié le Princ< sans peur, qui incarne au milieu de 1 affreu se tourmente, l'inviolable honneur de sor pays. Le Roi et la Nation, dans la défense d( notre cause, ne font qu'un depuis le pre mier jour, la première heure. J'ai vécu la nuit tragique du 3 août, j'a vu dans l'inoubliable séance nocturne où quelques heures après la signification di l'ultimatum, la résistance fut décidée, j'a vu le Roi impassible, ferme, sans un sign< d'hésitation, sans trouble, sans une contrao tion des traits, sans que son teint pâlit, arrê ter avec ses conseillers les décisions suprê mes. Deux jours après, il était au quartier général de l'armée. 11 n'a plus quitté le: troupes. Il a vécu au milieu d'elles. Et l'aimée aujourd'hui c'est la nation, presqui toute la nation. L'heure des diplomate: viendra plus tard, et plus tard celle de: hommes d'état; il faudra refaire la Belgi que. Mais combien maintenant la politiqu: et les orateurs se sentent faibles et petits C'est sur le champ de bataille que bat !< cœur de la Belgique. Et c'est là qu'est 1( Roi, mêlé à la jeunesse virile qui verse soi sang pour la patrie. Aussi, depuis les débuts, le Roi et la Na tion ne font qu'un corps, et n'ont qu'ur cœur. Le Roi est l'image de la nation. Elle se reconnaît en lui. Il se retrouve er elle. Et chacun s'en trouve grandi. Et puis, il n'y a chez lui ni morgue n recherche d'appareil éblouissant et sonort ni goût de la réclame ou de la mise er scène. Il remplit son office simplement, san: forfanterie. Il est ce qu'il doit être. Et s: grandeur vient de ce qu'il s'adapte merveilleusement à son rôle, de ce que ses gestes et son attitude correspondent si adéquate ment à la mentalité de la nation. C'est essentiellement l'homme du devoir Tout ce que l'on sait de sa vie privée, d< ses études variées, sérieuses, approfondies de son application aux besognes de sa fonc tion constitutionnelle, tout ce que son règnt assez court, en somme, révèle de sa psy chologie intime, expliquent le Roi d'aujourd'hui.Il a su, du premier moment, où était U devoir et quel était le péril. Il a marché de vant lui, conduit par l'impératif de la conscience et par le sens de l'honneur. Etrange paradoxe! Ce Prince ami de 1e Paix, oe jeune Souverain qui,en montant ai trône, se proclamait le protecteur des lettres et des arts. l'annonciateur d'un régim< de bourgeoise et laborieuse honnêteté, le voici par un mystérieux décret du destin, mu en capitaine, en Roi guerrier, en hé ros d'armé*. Paul HYMANS Ministre d'Etat. 4 LETTRES DE SOLDATS „ L'apprentissage de la guerre —«0»— D'une lettre écrite par un étudiant universitaire français: dans » Ce qui me paraît maintenant le gage de la victoire, c'est le moral de nos trou-"0l pes. Depuis que l'offensive est reprise, c'est haut un véritable miracle: d'abord les troupes sans comprennent oe qu'elles font, et c'est d un , poids immense — puisqu'elles ont appris à taire la guerre, à utiliser ies tranchées, à ium- ^ dérober aux obus, si possible. Il y au-dats, rait beaucoup à dire là-dessus. Il est très S0(J_ vrai que les Allemands étaient dès le début ' , » en forme », et que nous ne l'étions pas. s re~ Mais chaque soldat s'est adapté, il a progressé. Il sait maintenant plus et mieux que Bel- l'ennemi. Cela est un fait incontestable, et , je suis tout heureux de pouvoir constater sur le vif ce caractère de notre race. Au si'on- début, la plupart d'entre eux ne soupçonnaient pas les sacrifices que pourrait exiger t la guerre, ni dans quelle étonnante aventure s- ils étaient engagés. Tout cela a bien changé. Je vois tous les jours, dans un village où se trouve le quartier général, des fantassins qui viennent se reposer après quarante-huit au* heures passées dans les tranchées. m « On n'imagine pas ce qu'est cette exis-tence dans des trous, où toutes les ordu-'° le res viennent croupir, où il fait un froid terrible, la nuit, d'où on a de la peine à éva-nous cuer les blessés ou cadavres, etc. Quand Vive on entre là-dedans, il faut avoir fait le sa-; au- criflee de sa vie. L'admirable est que cela nos est accepté par les nôtres. Ils parlent calme-\ ment et sobrement, sans aucune hâblerie. Il •s de y a chez eux quelque chose comme de la à la sérénité. C'est un état d'âme collectif dont <pri- chacun bénéficie ■ et qu'une foule atteigne i'es- j ce degré d'héroïsme, c'est ce qui me confond. Je crois ne rien exagérer en vous sym- écrivant ceci, jamais je n'avais soupçonné jg le à ce point notre véritable valeur. » des -, ^0,0, auxï L'armée TT?sw — - 5. de et son qénéralissime •ince D reu- —«o»— SOn D'une lettre d'un sous-officier allemand, publiée par la «Voseische Zeltung», nous extrayons ce qui e dô suit : pre- « Aujourd'hui notre régiment fut en proie, durant neuf heures, à un feu infernal d'infanterie et d'artil-i al leiie , ce fut effrayant. Une fusillade, comme nous OU, n'en avons encore jamsais éprouvée, faisait pleuvoir 1 de sur nous une grêle de balles. Nous fîmes plusieurs j 21 assauts et repoussâmes l'ennemi après des efforts ilgne désespérés, en faisant des centaines de prisonniers, trac- ii faut bien le reconnaître : les Russes tirent bien et jrrê- leur artillerie est même, souvent, excellente, surtout Iprê- comme pointage. Il ne faut pas prendre trop à la lettre les avis défavorables qu'on émet sur l'armée rus •fier- se : il y a beaucoup d'exceptions. Certes, parmi cette \ masse énorme d'hommes ,il y a beaucoup de non |'ar- valeurs; mais, nous, qui nous trouvons face à face sqUe avec elles ,nous sommes loin de mépriser les troupes îates russes. Il ne faut pas non plus mépriser le haut comtes mandement russe, qui sans pouvoir être comparé au elgi_ nôtre, est loin d'être insignifiant. ique " Vous ne pouvez croire quelle confiance aveugle ititS ! les soldats russes ont dans leurs chefs. Il faut, à ce at le propos, avoir entendu ce que disent les prisonniers. St le Leur attitude est toute différente de celle de nos sol-SOU dat® lorsqu'ils expriment leur admiration à l'égard d'un grand général. Cela se conçoit si l'on songe à la vie patriarcale russe et au niveau de civilisation , ~ peu élevé de certains soldats russes. n « C'est surtout les officiers supérieurs le grand duc Nicolas particulièrement que les «Moujicks» e en considèrent et vénèrent comme un saint. Le duc Nicolas, le représentant et l'héritier des Romanof. avec q j-j} sa stature de géant, et qui commande à des millions nore d'hommes,figure aux yeux des humbles le héros natlo a gfl nal qui doit venger et sauver la sainte Russie. Son nom flamboie sur les étendards et des milliers d'hommes les suivent, sous le feu meurtrier de l'en Sans nemi, avec un fanatisme aveugle et un souverain mé-53 pris de la mort. » veil- * îsfes * * jgte- Vo'c* Quelques note» biographiques sur le commandant supérieur des armées russes, le grand duc Nikolaiéwitch : voir. II est né le 18 novembre 1856 ; son père était le , de grand-duc Nicolas qui fut mis à la tête de l'armée dies, du Danube par le tsar Alexandre II lors de la guerre onc- de 1877 contre la Turquie. Il reçut une éducation ègne spécialement militaire et fut attaché en 1877 à Pétat-psy- major du général Rabetzki. Au passage de la Bchipka i'au- voure que son grand-oncle l'empereur Guillaume 1er •t à la bataille de Plewna.il fit preuve d'une telle bra-lui conféra l'ordre prussien Pour le Mérite. Depuis . . lors, il a rapidement monté en grade. Il a commandé durant plusieurs années comme colonel le régiment 0nS aristocratique des Chevaliers et Gardes. C 'est lui qui a été le professeur d'équitation du tsar Nicolas II et [e la Je ce chef il a acquis à la Cour une très grande influ )t au ertee, qui s'accommode d'ailleur6 remarquablement let- Je s* énergie et de son allure physique superbe gime En '890, il a été appelé au commandement de la \ le deuxième division de la cavalerie de la garde ; en Sfin, «895, il a été nommé général aide de camp de l'Em-hé- pereur et général-inspecteur de la cavalerie. En 1905, le Tsar l'a nommé président du Conseil de la défense national® et peu après commandant supérieur du dis-«S trict militaire de Pétrograd en remplacement du grand-duc Wladimir La fin de 1 „ Emden —«o»— D'une lettre faite par un officier de marine qui, à bord du «Sydv.jyv., prit part au combat naval à la suite duquel l\*£flnden» sombra, nous extrayons, ces détails sur les Averses phases de i action : « Un matin à,<, h. 20, nous aperçûmes à quinze ki ; lomètres de dfcfrnce, r<<Emden», ou plutôt le som met de ses cheminées. A 9 h. 40, il ouvrit le feu a très longue poate, et peu après, nous commençâmes ;■ a notre tour à ijr -abonner. ! « Pour nous, ia partie la plus chaude de l'engage i ment fut la première demi-heure. Nous ouvrîmes d'abord le f^u v ec nos pièces de bâbord. Je me te nais derrière«i ,iècc numéro 1 ,et mon pointeur, At-; | kins, me demanda. «• Dols-je charger, monsieur? J'étais biitb&n peu surpris, mais décidé à ce qu'ii n'y eût pas d'anicroches. «Attendez que nous en re ccy/ions I'ord.f c>, lui répondis-je. je m'aperçus après que les autres pièces avaient reçu l'ordre de charger dix minutes plu® rôt, de sorte que mes précautions : étaient exagérées. En tous cas, durant tout le cours : de l'action, ;nor pointeur resta « froid comme une concombre». : <« Un peu plus tard, j'entendis un coup violent et en regardant en arrière, je vis qu'un obus était tombé près de la pièce numéro 2. Mais, le bouclier me bouchant la vue, je ne savais pas que pratiquement tous les seyants de cette pièce avaient été mis hors de combat. « Nos hommes sont excellents quand ils font ces exercices do chargement,mais il est pratiquement im possible en temps de paix à s'entraîner au passage des munitions. En avoir une grosse quantité transportée toute p:ète sur le pont est un procédé beau coup trop dangereux, pour être employé en cours d'action, *t je vous assure que distribuer égalemen-des projectiles, entre les deux pièces dont je suiV I chargé, veiller à ce que les capuchons de sûreté ! soient mis à part, avec des goupilles et autres choses peu pratiques à retirer ,s'occuper des coups qui fonf : long feu, encourager un ou-deux hommes, tout cela m'occupa suffisamment pour que je n'aie pas grand ; temps réfléchi au sujet deVuEmden». » Pendant tout le. temps que l'action dura, nous marchions à 2.-; et même à 26 nœuds. Nous étions plus rapides ;ue l'««Emden». Nous changeâmes bien tôt de bord e- rous employâmes nos pièces de tribord Alors .âue mon second chef de pièce ni? porter IlT'uiî'à ce moment complètement sourd. 1 Dans la hâte d'entrer en action, nous avions oublié de nous garnir les oreilles avec de la ouate. Voilà une précaution que je négligerai pas la prochaîne fois... * I a A ' Comme je me dirigeais vers l'arrière du na,/ïre, je rencontrai un groupe de matelots qui criaient t "hourrah !» et agitaient leurs bérets. Qu'y a-t-il? leur demandai-je. > Il est coulé, monsieur ,il est coulé! réponde rent-IIs. > - J'allai à hauteur du bastingage et. en effet, je ne ; vis plus le moindre signe de l'«Emden»>. Aussitôt .je donnai l'ordie f «< Tout le monde aux bateaux de sauvetage. Il ' doit y avoir des marins à sauver. « Les hommes se dispersaient déjà pour exécuter mon ordre, lorsque quelqu'un cria : - « Mais ils tirent encore ! '■ Chacun courut reprendre son poste de combat : Ce qui était arrivé, c'était qu'un nuage de fumée ; jaune, ou très légèrement colorée, avait masqué un moment le navire ennemi, dé sorte qu'on avait l'im-1 -pression qu'il avait complètement disparu. k Mais, déjà, nos obus lui. avaient enlevé ses ; trois cheminées et son mât d'avant ,tandis que des : flammes s'élevaient de l'arrière .Nous tournâmes de nouveau, et après lui avoir envoyé une salve ou deux avec nos pièces de tribord , nous le vîmes se l mettre au plein sur l'île Keeling-Nord. A 11 h. 20, 1 nous cessâmes le feu ; l'action avait duré une heure 1 quarante. « I.e lendemain, nous nous rendîmes de bonne l heure à la station du câble, où nous découvrîmes ' que les hommes débarqués par l'uEmden». avec ins-' ! tructions de couper le câble, s'étaient emparés d'un - schooner et .étaient partis. » ««Au heures, nous arrivâmes de nouveau près } de r«Emden» ,et je partis pour gagner son bord avec 1 une de nos embarcations. Les brisants rendaient la ; manœuvre assez difficile ; mais les Allemands m'aidèrent à me hisser à bord, et je fus reçu par le capitaine de .'«Emden». Je lui dis, de la part de notre capitaine, que ,s'il voulait me donner sa parole, nous étions prêts à les prendre à bord, lui et son équipage et à les emmener à Colombo. Au mot de «parole» ; il commença par refuser, puis accepta quand je lui expliquai sa signification exacte. . << Je félicitai alors le capitaine de l'«(Emden» et lui . dis : « Vous vous êtes très bien battu, monsieur ! 1 « Il sembla surpris et me répondit que non. Puis, après s'être éloigné de quelques pas. il revint à , moi et reprit : « Je vous remercie beaucoup de ce que vous venez de me dire, mais je ne suis pas satisfait. Nous aurions ; dû mieux faire. Vous avez eu de la chance d'empor-» ter dès le début de l'action tous mes tuyaux de porte-[ voix. i « Je fis alors le tour du bâtiment et je m'aperçus t qu'à l'exception de l'avant, qui n'avait que peu souffert, le reste du bâtiment était comme un abattoir... t « Plus tard, nous eûmes plusieurs très intéressantes conversations avec les officiers allemands. Le 1 premier jour qu'il était à notre bord, l'un d'eux me , dit: Vous tirez sur le drapeau blanc ! « Vous pensez que ie ne laissai pas ies choses en : rester là, et, du reste, un lieutenant torpilleur et un officier mécanicien dirent aussitôt : 1 « Non, la chose n'est pas exacte, tous n'iver pas tiré sur le drapeau blanc! 1 Nous allâmes, de plus, trouver le capitaine vo Mueller et nous obtînmes de lui l'assurance que nou n'avions pas agi de la sorte, il nous promit, eu 01 tre, de réunir ses officiers et de leur parler à ce sv qui, jet. 2 la Le prince Hohenzollern ne paraissait pas, son: ces me ioute ,un méchant homme. En somme, il ava: l'air d'accord que ce n'était que notre devoir de nou ki mettre l'un l'autre ««knock-out», et il n'apportait pa om d'snimosité à la chose". u i. La guerre en Afrique es e La plus grande guerre cjue le monde aii jamais vue présente le caractère d'une véritable guerre mondiale, car les combats se déroulent sur les parties les plus éloignées >' de la ierre. Des batailles gigantesques n'ont 5 pas lieu seulement en France, en Belgique et en Russie, mais on lutte aussi en Asie, en er Australie et dans l'intérieur de l'Afrique. Nous savons peu des faits héroïques qui re se passent loin de nous dans quelque poste lc perdu; aussi chaque nouvelle que nous apprenons est pour notts d'autant plus pré-el cieuse et d'autant plus intéressante. Une lettre d'un soldat anglais datée de Nairobi, le en Afrique orientale britannique et dans la-m quelle il décrit ses aventures, nous donne rs un aperçu des combats qui se livrent entre Allemande «t Anglais dans la forêt vierge ss africaine. Deux escadrons du régiment auquel et '<■' soldai appartient, reçurent l'ordre de mar-s cher contre une troupe d'Allemands qui u avait pénétré jusqu'à 1a borne kilométrique r6 28 sur ia ligne de Magadi. " Mon escadron, raconte l'Anglais, ails jusqu'à la borne 28 pour surprendre ie3 Al-!,l-; lemands par derrière, pendant que l'autre es escadron allait à leur rencontre à Kiu.Nous nl arrivâmes sans incident il la borne: là, nous 1(1 reçûmes notre ration pour deux jours et ■"i nous continuâmes à chevaucher. Mais nous apprîmes bientôt par le* Mssatê que les Al-us lemands avaient eu vent d« notre approche "s e; ou'ils s'étalent retiré». .Noue les pour n- suivimes jusqu'à la frontière allemande, d- mais nous ne pûmes les atteindre. L'iiicur--e sio.n dura irois jours [rendant lesquels nous ' "717 Y'-'--. -■ '» mvc >U>UK a eûmes bientôt pnts d autres aliments qit<? lté la viande de» animaux qu» noift fuio.vs; ii 10 fallut se passer de suer», de sel, de riz. - Nous tombâmes fous malades et nou; pestions terribl»ment. C'est seulement le T jour que nous reçûmes d« la nourritur» n ' meilleure et l'on nous donna l'ordre de re-' tourner à la borne kilométrique 26, où le quartier général et 1« camp tout entier avaient été transportés.Nous partîmes done à cheval, le coeur léger et l'estomac vide,ne pensant qu'à la nourriture que nous alUons : recevoir. Le pays entier que nous traversâmes se trouvait dans la zône de protection n pour le gibier, si bien que nous vîmes de grands troupeaux d'animaux sauvages, principalement des girafes et des antilopes. 1 Chaque nuit,nous dûmes placer quatre postes autour du camp et alors nous entendions tout autour de nous le rugissement des lions qui étaient aux aguets dans les environs ». m *""• "• NOTES D'ACTUALITE Tactique française et tactique allemande —«o»— : Le grand organe parisien: Le Temps,a publié, le 16 septembre 1913, l'article que - nous reproduisons ci-dessous et auquel les événements actuels donnent un vif caractère d'actualité. * * * Après ie désastre de 1870, les officiers qui s'atte ' laient à le tâche formidable de refaire l'armée fran çaise se trouvaient devant une table rase. Dans le 3 domaine de la tactique, notamment, tout était à créer. Chacun se rendait compte que la défensive passive sur des positions retranchées, méthode adoptée par les chefs des armées impériales, avait été le principal facteur de la défaite et qu'il fallait la rejeter absolument. On se souvint enfin que l'offensive résolut avait donné à la France ses plus belles victoires ; elle i seule avait permis à Napoléon de triompher de l'Eu rope coalisée. D'où la conclusion naturelle que les J Allemands nous avaient battus par nos propres mé thodes et qu'il était grand temps d'y revenir. On se remit à l'étude des campagne* du comnaen > cernent du siècle, un peu négligées auparavant, pour * on dégager Un système tactique et on crut le décou vrir dans une phrase de l'emprreur, qui recomroan ' dait de ^s'engager partout et de voir»,j puis de «pro s voquer l'événement » avec une masse de manoeuvre. Ce principe parut exprimer le plus exactement la lactique napoléonnienne, en contenir la quintessence et servit de base à l'enseignement donné à l'Ecole > de guerre,par les brillants professeurs qui s'y succé dèrent. les Maillard, les Cardot, les Langlois, les Bonnal. La tactique nouvelle se trouva codifiée définitive - ment dans le chapitre intitulé «le Combat» de notre ï règlement sur le service en campagne, pru en 1895. et qui est encore en vigueur aujourd'hui, Résumons-le en quelques mots. n Seule l'offensive permet d obtenir des résultats n décisils. La bataille se fractionne en trois phases : i. le combat de préparation, mené d'abord par les 1 éléments de sûreté (cavalerie, avant-gardes), puis par une psrtie du gros de l'anués; il sst destiné à n 111 ii 1 mm i ven user l'ennemi, à orienter le chef sur les conditions lous dans lesquelles il devra porter son attaque décisive ; ' ou- 1 attaque décisive, exécutée sur le p^int faible de su- l'ennemi et au moment opportun par une masse de manœuvre, renue jusque-là à l'écart de la lutte; om- 3. entrée en ligne de la réserve générale af? de vait poursuivre en cas de victoire ou de couvrir . re-ous traite si l'attaque décisive a échoué. pas 11 y a vingt ans, cette doctrine enseignée ai'. :tle de guerre était admise sar.6 réserve par toute notre armée et se trouvait fortifiée grâce aux préceptes à peu près identiques que le générai Dragomirof incul- [6 qUaîf * î arni^e rus:?e• forr * ,a moclî s c-tre époque. * A .. L'armée allemande .après 1870, n'avait pas eu, ^ comme la nôire, <1 renouveler sa tactique, qu'elle de-vai' • Atyitke et qui lui avait si bien réussi. Le ma-&es '®cliaî P™ssien était un organisateur de génie plus *r1{ qu'un grand capitaine. Son principal me;ne fut tic for-fie: « en tcrnps de paix, un outii adapté aux conditions en 6 iU fiuene ™*®Bernei" avait pressenties. Sou« je Sa c,*recî*on clairvoyante et ferme, l'armée prussienne lui dcv'-m une mach»ue admirable, dont les rouages fonc-usinaient sans à-coups; le commandement et i "exécution s'harmonisaient* en un équilibre parlait. iùoitke donna à son armée la tactique qui leur con-venau a lui et k elle. 11 allait conduire au combat d immenses masses, iclles qu'aucun combat de ba-ta i : < e n'en avait encore vu, er ii ne voulait pas, coni-lnc me •iPoléon, se rier à son coup d'œil ou à celui de tre '*curcna,Ws mi'ieu de la crioe. 11 préféra mettre ' sa machine en mouvement de manière à écraser i 'ad-versaire par sa seule puissance, comme automaiique-c< ment. Son procédé est fort simple. a]._ que la cavalerie le renseigne sur l'emplace- 3Ui ment de l'armée ennemie, ii marche sur celle-ci en lue 3nî »ut monde sur un très large front.La ' ligne entière prend l'offensive, et les ailes, qui débor-llU Jem ^ fcrc?i3 °PP°sées- p!us massées, les envelop-Pcni eî :es forcent la retraite. Frceschwiller, Saint-Privât, Sedan sont les applications directes de cene )U£ d9ctn'ne- qui ne s'est guère modifiée depuis. Presque )Uï; toui°urs. aux manœuvres allemandes ,on a vu les chefs de parti déployer ainsi leurs troupes a l'avan-)U'; CC' 9ân8 °arc,er r®serve, et rechercher renvelcp-pernent comme unique moye» de vaincre l'adver-saire.ur Ainsi les méthodes française et allemande contras-:ent par des caractères fort dissemblables Le chef ur' français attend du combat les indications grâce aux- -DUS Q-us^es frappera avec sa masse de manœuvre: il JU!. j s'expose à être devancé par J'ennemi et débordé avant ~~ 7~» * "Arérai albemard -. rend jj décision avant la bataille et déploie immcâlâte- ment son armée entière : M risque de donner <&*♦ le vids. SUS : 7" * * * ar§ 1- unité de doctrine, dans les deux armées, s'est conservée longtemps intacte, fl faut arriver au iende-nuun des défaites anglaises dans l'Afrique australe >rif fX>1!1 reJever en France deis symptômes d'opposuion à jje tactique consacrée. Cette opposition prit corps DHS Le général de Négrier ,1e premier, la furmu- *Sâ la aans dcux articles que publia la Revue des Deux ion Vi(;ru^- en 1901 e; sn 190c. L'auteur dénonçait le (je danger qu'il apercevait dans l'application du précep-res te napoléonien aux armées actuelles, combattant dans ^ un cadre extrêmement amplifié. Comment, avec 1 e-normité des effectifs, l'extension des fronts,l'invisibi-Dns combattants, le clvef pourrait-il prendre rapi- Dns demcnt une décision en connaissance de cause ?Com-}) ment, sur la vaste étendue du champ de bataille d'aujourd'hui. faire intervenir au moment et à l'endroit voulus l'attaque décisive? Le général de Négrier déduisait de ces observations que l'attaque décisive pré-} sente trop de difficultés et qu'il faut lui préférer l'en-: veloppement . il penchait donc nettement vers la tac-iique allemande. 3 l^s articles du général de Négrier produisirent une très vive sensation dans les milieux militaires ; la discussion ainsi ouverte, ia plupart des grands chefs de notre armée s'y mêlèrent. Seul le général Kessler pu- parut favoriser les vues du générai de Négrier. Au }UC contraire, les généraux "Langlois et Bonnal entrepri-les rent de défendre leur œuvre et de réfuter les conclu-"ÛC- sions du général de Négrier ; le général Brugère se prononça dan» le même sens. La victoire leur resta, et l'ancien règlement fut conservé sans aucune modl-itte fication. Puis vint la guerre russo-japonaise dont l'é-ran tu^^ absorba l'attention de notre armée et la détourna 5 ie des discussions théoriques éer. Après sept ans de trêve, le procès de la tactique of-eive 'icielle fut repris, en 1911, par un de nos officiers pfiI d'état-major les plus distingués, le colonel de Grand-tipal maison. Dans une conférence retentissante, il s'atta-çju. qua violemment à la doctrine qui «prétend chez nous [>lut- au privilège de l'orthodoxie» ; ii lui reprochait de elje laisser toute l'initiative à l'ennemi et de paralyser,chez 'Eu ic chet- ,e sentiment offensif, qu'elle prétend déve-les | l«pper. mé ' Dès que le texte de cette conférence fut connu, ia j controverse reprit.Depuis deux an6 elle a donné nais-aen | sance à de multiples ouvrages. Un journal technique joUr * même ouvert une enquête au sujet des idées tacti-coti ques de notre corps d'officiers et l'a fait paraître sous nan un titre suggestif : «la Crise de l'offensive». pro. L'armée allemande n'est pas non plus demeurée à vrf l'abri de toute incertitude. Ses hésitations ne se sont t la pas traduites par des polémiques littéraires , comme snce les nôtres, mais on en relève la trace dans le6 dispo-cole sitis*s prises aux manœuvres impériales en plusieurs (Xé circonstances. les En 190.2, au moment où le général de Négrier publiait ses premiers articles, l'empereur Guillaume in-tive vitaJt les généraux les plus en vue des armées an-lOtre glaise et américaine à assister aux opérations qui 895. mettaient aux prises deux corps d'armée prussiens ons- sur les rives de l'Oder. Ces officiers, qui venaient de commander avec succès au Transvaal et à Cuba, fu-ltats rent priés de donner sans ménagement leur avis sur ses ce qu'on leur montrait. A la suite de cette consuifa-les non, on mit à l'étude, en Allemagne, une méthode, puis nouvelle, dite Bureniaktik (tactique boer), quî se».~ ■N* - Le Numéro 10 centimes Lundi-Mardi 28-29 Dec»mbr« 1914

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Dit item is een uitgave in de reeks Les nouvelles du jour: feuille luxembourgeoise d'informations behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Arlon van 1914 tot 1916.

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