L'indépendance belge

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31 januari 1914
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s.n. 1914, 31 Januari. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 16 juli 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/n29p26r31h/
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iiglxO CentimeaM—I CN ÊEUGiaUE ET A PARIS f B 85* ANNÉE Samedi 31 janvier 1914 ADMINISTRATION ET REDACTION 1>U ruedca Sables, Itruxollea BUREAUX PARISIENS : 11, place de la Bourse ABONNEMENTS: ÉDITION QUOTIDIENNE UlCtQBE, Du an, 20 ft. tuait, !0fr. » noit, 5fr. tOXEMaaOBSCfir.-DJ - 28 If. « 5 If, » 8fr. ITMIIKII » 43fr. » 22 It. » ilfr. édition hebdomadaire llitetDBtianile et d'Outrt-mirl » FACES, paraissant le mercredi Un an francs Six moi»,, 1 i» trame* L'INDÉPENDANCE .V 31 Samedi 31 janvier 1914 Les annonces sont reçuesî A BRUXELLES : aux bureaux du jou' oai. A PARIS : Si, place de la Eourse, A LONDRES : chez MM. Jobn-F» Jones & CflP Snow Hiîl, E. G»; à l'Agence Haras, n° 4i3* Cheapside E, G.: et chez Neyroud & Fila, LteL 14-18, Queen Victoria Street, et î. B. Brownew Ltd, n° 162, Queen Victoria Street. Al AMSTERDAM î chez Nijgh & Van Ditmar, Rotin, 8» & ROTTERDAM : même firme, Wvnhaven, 413. ALLEMAGNE, EN AUTRICHE-HONGRIE et E& SUISSE, aux Agences de la Maicon Rudolf Mosse^ Jî ITALIE : chez MM. Haasenstein & Vogler, à Milsrv Turin et Rome. ilîiEVV-YORK: T.B. Bpowne, Ltd, /, East 42^ SiresS# *aois èomcass par jûce- — srr PAssa BELGE S035EBVAXEQK SiS IS FBOGBia Édition du soir - Aujourd'hui : Revue politique. UA QUESTION DES ILES ET LA FRONTIERE D'ALBANIE. — Les diplomates sont rassurés. — Proposition turque. — Un incident, en Èfire. En Allemagne. — La démission du statthal-ter d'Ms-ace-Lorraihe. — Impressions et commentaires. En Russie. — L'affaire des usines Poutiloff. — Le& adieux de M. Defeassé. — Les emprunts de chemins de fer. En Grèce. — L'emprunt. — La. part, grecque dans la Dette ottomane. Lettre de Suisse. En Belgique. — Parade... Chronique mondaine. Les théâtres à Bruxelles. informations financières et industrielles. — Nouvelles diverses de nos correspondants.Les dépêches suivies de la lettre A sont celles qui ont paru d'abord dans notre première édition, publiée à 4 heures de l'après-midi; les dépêches suivies !de la lettre B sont celles qui ont paru d'abord dans notre deuxième édition, publiée à 6 heures du soir; les dépêches suivies de la lettre C sont celles qui onl paru d'abord dans notre troisième édition, publiée le matin. BRUXELLES 30 janvier Revue Politique 1 a-trii, comme, le prétend la pressa î américaine, uni « complot japono-mexi- < tain » 1 On n'ignore pas que des rela- I lions amicales existant' entre Mexico et 1 /fokio et qu'à plusieurs reprises le gou- , versement japonais a donné au -Mexique des preuves d'intérêt et de sympa- I thie. Cet intérêt et cette sympathie iraient, à en croire les Américains, jus-gu'à appuyer formellement le président Huerta en lui fournissant des armes et. .des munitions pour lui permettre de résister à la pression des Etate-Unis. Bn-core qu'il n'existé aucune preuve de ce l'ait, le cabinet de Washington paraît s'eii préoccuper assez vivement et l'on assure quié c'est surtout la situation ainsi c-rééâ que l'on a envisagée au cours Ide la conférence qui eut lieu lundi clsr- j nier à la Maison-Blanche sous la prési- t Uence de M. \Vilson. j En réalité, le gouvernement, améri- ]: cain se trouve dans une posture assez c Vlifficil© pour agir énergiquement. 11 a ( laissé se produire des différends avec c plusieurs grandes puissances, différends t .qui pourraient prendre un caractère as- ^ nez grave - si ■ ces puissances se propo- , sent de profiter des difficultés entre le j Mexique et les Etats-Unis pour amener le cabinet, de Washington à composition. Ainsi, les relations entre les Etats-Unis et le Japon sont assez tendues depuis le vote des lois contre l'immigration japonaise en Californie. Les mesures prisses contre les Japonais à San-Pran-cisco sont incontestablement en contradiction avec le's traités conclus par les Etats-Unis; or,le, gouvernement de Washington ne s'est efforcé que très faible- j ment de l'aire respecter les traités con- < élus avec le Japon au nom de tous les f Etats de la ftépub'ique et le cabinet de c Washington! n'a même pas répondu à. n la dernière, protestation du Japon à' ce i sujet. On conçoit, que cela ait donné un < caractère assez pénible aux relations en- j tre Washington et Tokio et que le Ma- j pon soit naturellement porté à contre- t carrer la politique américaine au Mexi- , que, ce dernier pays faisant bon ac- j cueil aux émigrants nippons. Ce qui, . d'après les journaux américains, pré- j occupe surtout les dirigeants des Etats- , Unis c'est que l'Angleterre est l'alliée ( du Japon et que le cabinet de Wasbing- < ton a laissé compromettre les relations î anglo-américaines par suite du refus du Sénat dé renouveler le traité d'arbitrage et surtout par suite de la violation, du fait des Etats-Unis, du traité Hay-Paun-cefote qui- assurait, l'absolue égalité de 1 traitement pour les navires de toutes ( les nations dans le canal de Panama. • On sait que les Etats-Unis ont soutenu ( cette thèse invraisemblable que les na- 1 vires américains seuls peuvent être fa-vorisés dans le canal de Panama, le. 1 principe de l'égalité de traitement sti- 1 pulé par le traité Hav-Pauncefote ne va- 5 lant que pour les navires de toutes les autres nations. On com'menee à se. rendre compte aujourd'hui que cette prétention américaine, insoutenable en droit, comporte de graves inconvénients politiques, et les journaux américains déclarent que pour amener l'Angleterre à une attitude plus bienveillante, l'es Etats-Unis doivent ratifier.sans délai le traité, d'arbitrage en souffrance devant le Sénat et supprimer dans la loi relative, au canal de Panama la fameuse clause violant le principe de l'égalité de traite- : ment au profit de l'a marine américaine.. Ce seraient là des'décisions sages, en ef- < • l'et,et conformes aux intérêts politiques américains bien entendus. Malheureusement il n'est pas certain que le Sénat, veuille entrer , dans cette voie. Encore, pour faire une situation nette, ne sufi'i-rait-il pas de faire les concessions nécessaires à l'amélioration des relations anglo-américaines; il importerait tout autant de dissiper totrt malentendu entre Washington et Tokio en tenant, I vu <^.1.0 ivjjiiiiu'. j piytooiutwuij UL, ! .lapon contre les mesures d'exclusion dont les sujets du Mikado sont victimes dans l'Etat de Californie. Quant à la politique du président Wil-son, il semble, bien qu'elle comporte pour les Etats-Unis'plus d'inconvénient; que d'avantages, .car elle est cause que perdure au Mexique une situation de fait qui. lèse considérablement les intérêts généraux de toutes les nations étrangères dans ce pays. Nous avons.dit quelle était la portée de, la nouvelle note que l'Angleterre propose d'adresser aux cabinets "d'Athènes et de. Gonstantinople pour leur notifier la décision prise par les puissances au sujet de l'attribution des îles de la mer Egée. Or, il semble, que Cette proposition anglaise gêne l'Italie et l'article officieux de la « Tribuna » que nous avons résumé l'indique assez-clairement-. Le journal italien estime qu'il faut discuter les mesures par lesquelles, les puissances feraient, le cas échéant, respecter leurs décisions par la Grèce, tandis qu'il n'est, pas logique, à l'en croire, qu'on envisage l'éventualité de telles mesures envers la Turquie, l'attribution de Chio et de Mitylène à la Grèce n'étant pas définitive. Il faut convenir que c'est, là une note assez déconcertante e-1 tout donne l'impression que l'Italie cherche à traîner les choses en longueur el à gagner du temps. On fait observel que la Turquie s'efforce actuellement de négocier directement avec la Grèce poui obtenir que celle-ci renonce à Chio el Mitylène en échange du Dodécanèse. S: même ces négociations devaient aboutir, en quoi gêneraient-elles l'Italie, puisque cette puissance, qui détient simplement le Dodécanèse en gage, s'est engagée à restituer les îles du sud à la Turquie? Les résistances de l'Italie sur ce point sont suspectes êt elles .tendenl tout, au moins à prouver que le gouvernement de Roitte a une arrière-pensée en retardant- dans la mesure du possible . ^évacuation dés. île,s occupées pai les Italiens. La Question des lies et Sa frontière à'âfbanie Lea diplomates sont rassurés Londres, jeudi, 20 janvier.: Suivant une .note communiquée aux jour naux il y a environ une semaine, les di plumâtes ont éprouvé .quelque inquiètukt eji recevant de diverses sources des ini'or mations laissant entendre vaguement qui ia Turquie se proposerait de prendre cer taioes décisions relativement aux lies d-la mer -Egée. On croit que certains pour parlers ont provoqué' à Gonistantinaple li déclaration officielle que la Turquie n'i pas l'intention d'entreprendre une poJit-i que d'aventures. Certains estiment que s de nouvefltes inquiétudes ont été ressentie du côte de Constantii-nople,ce-la tient à l'ai rêt récemment subi par les négociation-financières ' turques à -Paris. D'autre part, les diplomates sont égale ment rassurés du fait' que les puissance, sont déterminées à faire exécuter . leurs décisions relatives aux lies de la mer Egé comme à l'Albanie. ' (a) Echanges d'iles Londres, jeudi, 29 janvier. Une note communiquée à la presse dit « 11 y a quelque temps, la Turquie a fai savoir à la Grèce, mais non officiell-ement qu'elle ; désirerait négocier . d-iirectiemc-n avec Athènes sur les bases de l'échang de Chio et de1 Mitylène contre quelques unes des îles aujourd'hui occupées pai l'Italie. La Grèce n'a pas été saisie nffi cie4itememt.de la proposition. D'autre par! il est impossible que la Grèce entame de. négociations au sujet de choses que de limités sctamels avaient laissées à la dis crétion des puissances. De plus, il n'es pas pratique d'opérer des marchandage, au: sujet d'Iles que la Turquie ne possèd pas encore, puisqu'elles ne lui ont pas en core été rendues. Enfin, la Grèce estim. que -les îles occupées par l'Italie, prise ensemble, ne possèdent pas l'importanc matérielle do la seule île cle Mitylène. (a Incidente en Epire Athènes, jeudi, 29 janvier. Deux cents gendarmes albanais ont quil té Vallona allant à Khunarra, avec l'oi dire d'occuper le pays aussitôt- qu'il ser, évacué par les Grecs. Un conflit, a eu lie^ entre une compagnie grecque occupant 1 village grec d'Odritsaina, situé au nord ouest- de Pr-emeti, et une bande organisé prêts du village musulman de Severani Les habitants d'Odritsaina et. de Potovi sont, intervenu® en faveur des Grecs, (a m_i ——i■ ■ iiiiiiii mmii m i m i n ■ ni i 1111 m tôouveSSes de l'Étranger ^ — — ALLEMAGNE LA DEMISSION DU STATTHALTER D'ALSACE-LORRAINE Commentaires de la presse Berlin, jeudi, 'J9 janvier. La « Gazette de l'Allemagne du Nord armonoc .que le statthalter .'Alsace-Lorrà lie, comte ^e .Wed.èl, a renouvelé l'offre d démission qu'il avait déjà faite en déc-én bre -dernier et que M.\l. Zorn de Bulact Pétri, Mandel et ' Koebler, secrétaires ( sous-seex-étaires d'Etat, ont également d< mandé de nouveau à quitter leurs poste; L'Empereur fera connaître sa décisio probablement dans quelques jours. Selon la « Gazette de Cologne », les a fres de d.'missibn ne ' seraient-pas accei téas tout de suite. L<s ssfcoksil Anzeigécjij setni-offleieui s'étonne que Ile baron Zorn de Bulach ait fait connaître la démission du cabinet avant que l'Empereur ait pris une décision. «C'est, dit-il, une innovation dont on rte -peut souhaiter le retour. » Le même journal croit savoir que le gé-. néral de Heiningen, commandant le fi*' corps, n'est pas parmi les ' candidats à la , succession du comte de Wedel. (c) ' Bea'lin, jeudi;'29'janvier. Les organes libéraux, au sujet de' la crise' gouvernementale en Alsace-Lorraine, re-, grettent'surtout le départ du comte de We-tel, qui avait.su se rendre sympathique à tous et de qui le « Berliiier Tageblait » dit Il a fait de son mieux et beaucoup pour le pays qui lui était confié. Les organes conservateurs " demandent surtout que les nouveaux dirigeants soient énergiques et fermes» Parmi les. noms mis en avant pour succéder au statthalter reviennent ' surtout ceux du 'ministre de l'agriculture, M. de Schorbemer, et dé MM. de Pdieinbaben et Mecklembourg. Plusieurs journaux semblent admettre-que le départ du comte de NYed-eV qui re-' 1ère directement de' l'Empereur, et celui de ses ^ collaborateurs ne seraient pas simultanés. ■ (cj ' Strasbourg, jeudi, '29 janvier. . Ce matin, au cours de la séance de la ' commission du budget, M. Zorn de Bulach a confirmé la démission du gouvernement d'Alsace-Lorraine. « Le gouvernement-, a-t-il dit en résumé, restera au pou-, voir et s'occupera des affaires courantes jusqu'à ce que le budget soit voté, c'est-à-dire jusque yers la fin mars. » (c) Epilogue des incidents de Saverne Cet après-midi, 'ia commission de la Diète a terminé la discussion du budget. Il s'es-t produit un incident au sujet du chapitre de la gendarmerie. Un député lorrain a proposé la suppression du. traitement, du capitaine 'de. la' gendarmerie. Cette proposition a été faite pour protester contre la nomination.- du capitaine Schotte, à :Saveme. Ce capitaine a témoigné au'procès von Reutter en faveur du colonel, accusant le maire de Saverne de n'avoir pas pris les mesures nécessaires pour éviter les incidents,' et le directeur d'arrondissement, -M. Mahl, d'avoir-suborné' des témoins. La , nomination .du capitaine - Schotte est con-> sidérée par le député lorrain comme une provocation contre laquelle il proteste, (a) ANGLETERRE — Au dîner annuel du Club français de l'Université d'Oxford, - l'ambassadeur, M. Paul Carnbon, répondant à un toast aux relations anglo-françaises, a dit : « L'entente cordiale existait déjà entre les penseurs des deux pays avant„que les gouver-' - nements et les diplomates eussent. entre-t pris l'œuvre de réconciliation.. Les esprits l peu avertis . pourraient .croire qu'il suffit, pour s'entendre,. de parler la .même lan-■ gue, mais les idées et. le processus de la 5 pensée diffèrent .en Angleterre et en. France. 'Le Français aime les idées générales 5 et abstraites, tandis .que l'Anglais . saisit mieux les • réalités tangibles et leis idées . concrètes. Un club comme le Club français 3 aide à faire comprendre le caractère français à la jeunesse anglaise et- l'entente cor-3 diale 'ne peut qu'y gagner. (a). BRÉSIL Inondations désastreuses • Ri'o-de-Janeiro, jeudi, 29 janvier. Des télégrammes de l'Etat de Bahia si-' gnaient' que les villes de Ca'rmavieiras, San-^ FélLx, Cachoeira, Itilbuna, F-àges et plusieurs autres sont inondées par Les débordements des fleuves. Les maisons sont entièrement submergées, et les , communications, interrompues, Environ 2,000 per-, ' sonnes ont disparu. Les dégâts sont .très ' grand; Plusieurs, localités de.l'Elat de Per-narnbuco sont également inondées. Des se-^ cours ont été envoyés. . (a) BULGARIE , Entretien politique 3 Sofia, jeudi, 29 janvier. - Dans les cercles politiques on attache ) uhe certaine importance à un entretien qui a eu lieu hier entre le président du conseil, le ministre de la guerre et M. To-cbeff, ministre de Bulgarie à. Constantino-ple, entretien auquel assistait le comte de Tarnowsky, ministre d'Autriche, à Sofia, i- (cl s— On mande de Sofia : Porto Lagos est î. ouvert à la navigation internationale, (c) ; CHINE i Les h loups blancs » Shanghaï, jeudi, 29 janvier. 1 Suivant des nouvelles de Luian Chow, - dans la région d'An Hui, 2,000 brigands ont saccagé et brûlé presque toute la villè. Ia-missionnaire anglais s'est enfui avec sa' femme et ses enfants. Les missionnaires catlMjliqiras sont restés. On croît qu'ilK sont sains et saufs. Ces brigands forment une section de la grande bande dite « B-an-de des loups blancs », qui ravagea ces temps derniens l'est du Ho-Nan. (a) ESPAGNE , La neige et la récolte des oranges :- La légation d'Espagâe nous prie d'an-1. noncer que la nouvelle d'après laquelle -les ri d-orniéres tempêtes de neige ont détruit la récolte des oranges provenant de l'Es-pa-"gne est dépourvue de tout fondement. Ce t- fruit n'a pas du tout été atteint et, par'con-tre, la récolte a été, cette année, très riche et abondante. ;£a) GRECE Une entente turco-bulgare Paris, jeudi, iW janvier, On mande d'Athènes au •« Temps » ; On -m'assure d'excellente source qu'une entente est intervenue entre le comité jeune turc et le gouvernement bulgare au suje: du rcp.tr!âge de la Macédoine et de le Tlirace en cas de guerre victorieuse canin la Serbie et la Grèce. La Bulgarie cède S la ïurquie la 'Thraoe entière. La Macé daine, y c-orapris Salonique, ainsi que le Macédoine serbe, ' reviendraient à la Bulgarie, excepté les régions habitées par les Albanais,' qui reviendraient à l'Albanie, i Ce) L'emprunt La part de la Grèce à la Dette ottomane Londres, jeudi, 29 janvier'. ■ Une. note communiquée au-x journaux di que la première moitié du nouvel em-prun gre;c sera probablement émise en février è Londres et à Paris , et probablement auss à ■Saint-Pétersbourg. - L'autre moitié sers émise à une époque ultérieure. L'emprunt-sera de 50 millions de francs II servira à couvrir: les frais d'administra tion et de travaux publics dans les nouvel les "provinces et à rembourser la Banq-u< Nationale de Grèce des avances faites pen dant la guerre. On croit que M. Venizelos a discuté à Pa ris le cliiffre de la part de la Dette publi raison des nouveaux territoires. M. Veni zelos a discuté sans doute cette dernièri question à Berlin. Mais, on n'a aucun moti pour' supposer qu'il ait. discuté l'emprunt. L'ajournement des. travaux de la com mission financière des Balkans, qui siège i Pu ris, retarde nécessairement- la discussio: de la part de la Dette ottomane incomban à la Grèce. La part de la Dette ottamane incomban à la Seinbie doit aussi être discutée. Oi ignore encore si l'émission cle l'emprun serbe aura lieu avant celle de l'emprun grec. On ajoute 'que l'emprunt serbe es Lias il né à régulariser les' avances faites pen dant. "la guerre. (a) PAYS-BAS Académie du droit international La Haye,' jeudi, 29 janvier. Une académie, dite du droit international a été fondée avec un capital fourni par J Dr Goekoop et les héritiers du Dr Asseï Les frais, qui sont considérables, en se ront couverts. par une large contributioi a>i",aelle de la fondation Carnegie /Endow ment for International Peacej. " " L'Académie sera établie à la bi-blioth'èqu du Palais de la Paix. La direction scientifique sera exercée pa un comité international composé des an tiens présidents de l'Institut pour le droi international. (e RUSSIE M. Delcassé chez le Tsar Saint-Pétersbourg, jeudi, 29 janvier. L'Empereur donnera demain un dtner e; l'honneur de M. Delcassé, auquel assis-ten le personnel ele l'ambassade. M. Delcassé a présenté aujourd'hui es audience privée, à Tsarkoié-Sélo, ses lel très, de rappel. Cette audience a revêtu uj caractère tout particulièrement ooixliai L'Empereur a conversé pendant plus d'un heure avec M. Delcassé. La conversation été des plus aimables. Ce s ir, M. Kokovtzoff offre un diner e; l'honneur de M. Delcassé. (c) » * ^ * * Saint-Pétersbourg, jeudi, 29 janvier. Le président du conseil des ministres donné ,ee.soir, en l'honneur Je M. Delcas sé, tui dîner auquel assistaient les mène bres de l'ambassade de France, M. et M» Sassonoff, l'ambassadeur du Japon et M" Motono, M. Pasitch, président du conse. sorbe; le ministre de la guerre, etc. (a) La défense nationale Saint-Pétersbourg, jeudi, 29 janvier. M. Kokovtzoff, présielent du conseil" de ministres, a déclaré à la commission de 1 Douma que, sous peu, cette assemblée at rait à examiner un projet de loi concernar les dispositions à prendre pour la défens de l'Etat et qui nécessitera des somme coiïs-idérables. (a) La recherche du radium Saint-Pétersbourg, jeudi, 29 janvier. Le ministre de l'instruction publique l'intention de présenter d'urgence un pix jet de loi. en vertu duquel une somme d 109,500 roubles sera attribuée à l'Académi des sciences pour, rechercher les gisement de matières ratioacfives dune les région de Tuja, Moujoun et Forjan, ainsi que 1 veùsinage du lac Baïkal et dans te gouvei nérn-ents de Pensat d'Oufa et el'Orembourç <3) Les emprunts de chemin de îer Pans, jeudi, 29 janvier. On mande de Saint-Pétersbourg a « Temps » : Les délégués du consortium des banque f"ançaises ont signé hier avec le ministèr .des finances russes un arrangement rolat vement à l'émission de la première tranch des emprunts de chemins de fer émis Paris, en conformité avec les accords ir -, tervènùs entre les gouvernements îrançai et'rus'se. Cette première tranche, qui e-d'un montant effectif de 600 millions, con prendra une émission de titres pour montent nominal de 065 millions. 0 L'AFFAIRE DES USINES POUTILOFF L'impression à Paris Paris, jeudi, 29 janvier. Le « Temps » dit qu'on n'a pas enco: reçu, à Paris, d'information au sujet de -1 réunion qui devait avoir lieu hier à Sain ! Pétershourg entre les . représentants ç ! l'usina Poutilôff et ceux de la mai-so j 1-irupp. Le « Temps » fait ensuite longu-emei l'historique de l'affaire. Il crol' savoir qu, ■orsque ■ les usines Poutiloff résolurei d'augmenter leur capital des négociatior se poursuivirent ' pendant plusieurs semaines sans résultat positif avec les établissements français intéressés. Le « Temps » ajoute que le gouvernement français ne fut pas informé eie ces pourparlers, pas plus du cûté français que du cûté russe, pas plus du cété privé que du , cûté officiel. Un groupe allemand, où la . maison Krupp ®t. la Deiltsehe Bank figu-, raient en première ligne, intervint alors. 11 négocia surtout avec la Banque privée . et, profitant des' lenteurs des négociial-ionij antérieures, il proposa, sous la condition ' de l'acceptation immédiate, Une augméai-, 'tation de capital de 20 millions de roubles. , C'est cette augmentation qui devait faire hier l'objet d'une entrevue décisive. Le « Temps », parlant du rûle du groupe anglais dans l'affaire Poutiloff, fait observer que l'industrie française avait fait des propositions plus avantageuses que legou-' pe anglais et que, cependant, ses proposi-' tions ont été écartées. Il ajoute que le motif donné (un brevet • possédé par- le groupe anglais pour te cu-i lasses des canons) est jugé peu valable dans les milieux techniques. Le « Temps » expose ensuite la thèse des ■ banques russes, qui signalèrent l'imparten-- ce primordiale pour la Russie de l'augmen- > tation du capital ele l'usine Poutiloff, et re- ■ proche aux groupes français d'avoir constamment ajourné leur réponse. Selon cette . thèse, l'offre de la Banque privée, d'aooord . avec le groupe allemand, à un caractère . non officiel, et les gouvernements n'ont pas , eu et n'ont pas à en connaître. [' Le «Temps» dit" que les milieux russes importants condamnent l'attitude des ban-. ques z'usses, tout .en admettant que les hé-t sit-ations françaises ont peul-être fait le jeu l des Allemands. Ces milieux estiment que j l'affaire devait être soumise aux gouvernements russe et français, j Le «Temps» ajoute que le point de vue i politique parait devoir l'emporter et que . des négociations actives sont engagées en-tre les banques françaises et russes. On estime, dit le «Temps, que les deux gouvernements vont en prendre la direction. Enfin, le correspondant du «Temps» à âaint-Pétersbourg télégraphie :« Si le Creuset, qui a, jusqu'ici, des intérêts importants dans l'usine Poutiloff,' à laquelle il a confié ses secrets de fabrication, veut contrecarrer cet elfort allemand, il est indispen-' sable qu'il fasse immédiatement des offres, 3 car aucune 'intervention de gouvernement ou d'opinion publique ne pourrait, en une ■ affaire privée, Se substituer à l'initiative des i intéressés. (<;) L'impression à Londres 3 On déclare, dans les milieux intéressés, que I on sait très peu cle chose- pour lemo-.. ment au sujet de la prétendue acquisition par la'maison Krupp d'un intérêt de con-j lr6,e dans les usines' Poutiloff. On assure , cependant que les hypothèses émises par les^ journaux français envisageant la possibilité d une certaine collaboration entre la maison Krupp et la maison VickeTs,qni s intéresse aux nouvelles usines construi-i tes à Tsaritsiûe.sbnt dénuées de fondement i Un tel arrangement, dit-on, serait entièrement contraire à la règle ordinaire de la , maison Krupp. Si la nouvelle relative à Krupp était1 confirmée, on peut prévoir, i ajoute-t-on, que le Creusot ne sera pas le . S'eu^ établissement étranger à protester a. énergiquement auprès .du gouvernement i ™sse- (c) Nouveau démenti i St-Pétersbourg, jeudi, 29 janvier. L'Agence télégraphique- de Saint-Pétersbourg est autorisée à démentir d'une manière formelle et catégorique les bruits qui i sont l'objet des commentaires de la presse française relativement à un prétendu achat de l'usine Poutiloff par la maison <, Krupp, appuyée par la Deutsche Bank. ,e Dans le cas où il viendrait à être ques-1 tion d'augmenter le capital de l'usine Poutiloff, on ne salirait assurément jamais songer à une participation, soit, directe, soit indirecte à cette opération de la dite mai-son, qui n'y sera jamais admise. (a) 1 — La Russie vient de retirer ses troupes ■" de Kazvine (Perse). Cette détermination de ' -la Russie a fait la plus grande impression e en Pesise, dans les cercles officiels persans 3 et- nationalistes. Depuis quelque temps, les relations entre les deux pays sont devenues plus arnica-les. e a On attribue tour, ces résultats et l'apla-i- nissement de tant' de difficultés qui exis-e taient entre les deux pays, à l'habileté de e ministre de Perse à Saint-Pétersbourg, le s général lshag-Khah.qui est «pe.rsoiia .gratas s à la Cour de Russie et qui est très apprécié e dans les cercles officiels russes. C'est, à lui-qu'on doit la décision du- gou-;. - vernement du' Tsar de retirer ses troupes de Kazvin°... Ce diplomate a amélioré les relations entre la Russie et la. Perse depuis son arrivée (1 à Saint-Pétersbourg, et la détente qui s'es' produite depuis lors est le résultat de ses s efforts. (a) e TURQUIE Conseil œcuménique k Gonstantinople, jeudi, 29 janvier. Le conseil œcuménique, après examen dr 3 rapport du comité Union et Progrès ac-cep'tant d'appuyér la candidature de 17 i 19 députés grecs, a décidé que le Con sel e et le patriarcat établiront une liste de can-... didats. Cette liste servira de base à l'établissement de la liste définitive. Le Con. seil a demandé au. patriarcat d'insister pour obtenir 20 candidats. Le Conseil a décidé ensuite d'adresseï 0 un communiqué officiel à l'élément grec aï a sujet,, des promesses faites par le grand t_ vézir, le ministre de l'intérieur et le minis-e tre de la justice. ^ L'élément arménien tiendra demain mi< réunion générale au cours de laquelle sert discutée son attitude au sujet des élec > tions. On croit qu'une entente s'établire it avec le comité Union et Progrès. (ç .S rai- Lettre de Suisse . lie notre coTTespundant.} De la bonne besogne. — Le Comité permanent interparlementaire franco-ails, mand. BERNE, janvier. La Suisse, pays hie-utre et habité par-, plusieurs races différentes, groupées clans une pacifique fédération démocratique, a, de tout temps, cherché à favoriser les ententes entre nations — n'est, ce pas son intérêt, d'ailleurs — et notre pays partage, avec le vôtre et la Hollande, l'honneur d'être le' siège cfca principales | institutions internat-ieinaies. On se souvient de la Conférènce de rapprochement franco-allemand, qui eut iieu à Berne, le dimanche de la Pente-i cote de 1 an passé. Près de deux oenU députés et sénateurs français et qua-: rant-e représentants du Ileichstag allemand environ avaient répondu à l'appel lancé par un groupe de membres appartenant a toutes les fractions du Con-,' seil national suisse. Ils firent de bonne et. prompte besogne. Malgré un incident! dont on n'a, parlé qu'à mots couverts,-provoqué par la question d'Alsace-Lorraine, Allemands et Français trouvèrent un terrain d'entente. L'unique séance plénière décidait par vote i mains levées —■ on a .comparé.cette imposante manifestation au serment du jeu de paume — de constituer un co-j mité permanent. interparlementaii'S franco-allemand. Ce comité organisé provisoirement l'été passé, viènt da 1 être définitivement et d'entrer en-fonction. il se compose d'un groupe allemand de dix-huit membres du Reichs-tag et d'un groupe de quatroze députés et de sept sénateurs français. En tout trente-neuf membres représentant différents partis, politiques des assemblées législatives de France et d'Allemagne',-Le président du groupe français est la sénateur d'Estournelles de 'Constant., Deux de ses membres, MM. Raynaud eti Mét-in, ont été appelés, depuis lors, à' faire, partie du cabinet. Le groupe allemand, de son côté, a nommé un bureau à la tête duquel se trouve M. Conrad! Haussmann. \ oila qui donne le meilleur démenti à ceux qui pariaient d'un échec de la! Conférence de Berne et aux journaux; pangermanist.es et nationalistes dont les articles haineux, et, tendancieux, con-, tribuent-, hélas, clans une si large.mesure à égarer l'opinion publique. En France, comme en Allemagne, les partisans d'une politique nouvelle de conciliation et de paix l'ranco-allemande sonij nombreux. H importerait avant tout det considérer le chauvinisme, patriotisme! outré, dégénéré en manie, comme une» maladie merftale que l'on trouve aujourd'hui dans tous les pays. Qu'on l'appelle! chauvinisme en France, pangermanisme en Allemagne, panslavisme en Russie, impérialisme en Grande-Bretagne,, c'est partout le môme esprit ianatiquei qui met, au-dessus de la justice iet du droit, le culte idolâtre de la patrie. Ili faudrait aussi se rendre compte que ce> sont, dans presque tous les pays, dm moins peut-on l'affirmer pour la Eïaa-ce, de petites minorités qui affichent lej dédain des droits des autres nations ; mais comme elles sont bruyantes etj crient plus fort que les.autres, on se méprend souvent sur leur importance.: Toutefois, c-e sont ceux qui crient le plus fort qu'on entend le mieux, et, l'opinion publique, le plus souvent, est faite as ces excitations, de ces exagérations chauvines. D'un autre côté, l'opinion publique semble souvent êtra un dea principaux obstacles à une action énergique des gouvernements dans le sensi de la conciliation internationale. C'est donc elle- qu'il faut assagir, assouplit! éclairer. L'œuvre de rapprochement est définie de façon précise quant aux moyens de la réaliser : c« sera une action incessante dans les parlementa français et allemands. Des deiLX côtés, en France comme en Allemagne, les hommes de bonne volonté s'attachent à cette belle et utiles besogne. Le 11 décembre dernier, au cours des débats sur leS incidents de Saverne, M. Conrad Haussmann a dit. J « Nous avons la preuve que la France désire de meilleurs rapports avec l'Allemagne ; cette preuve nous a été fournie! par la Conférence de Berne. Elle nous est donnée aussi par l'attitude de lal presse française dans l'affaire de Saverne. Cette attitude a été, en effet, des plus dignes d'éloges, et, à de très rares . exceptions près, les journaux ont traité cette affaire de la façon la plus correcte, dans l'esprit le plus noble et le plus généreux. » Aujourd'hui qu'est constitué,le comité permanent interparlementaire franco-allemand, il y aura au Reichstag d'Allemagne et. à la Chambre française des députés un groupe de parlementaires adhérant à l'œuvre de rapprochement de. la France et de l'Allemagne. Ils travailleront d'abord séparément pour faire œuvre de propagande chacun de son côté. Mais, bientôt, aucun représentant du peuple n'osera se tenir à l'écart, puisque son abstention le signalerait comme un ennemi de l'ordre public et des intérêts supérieurs du pays. Ensuite, ces groupes concerteront des actions communes. Il y aura de nouvelles conférences, à Berne ou ailleurs, pour faire ; avancer la cause qui n'est pas seulement celle des deux grandes nations, mais ■ aussi celte de toutes les nations. La chose essentielle est que le nouveau comité interparlementaire paraît composé .de parlementaires prol'ondé-

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Dit item is een uitgave in de reeks L'indépendance belge behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1918.

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