L'indépendance belge

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s.n. 1914, 27 Juni. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 21 juli 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/sf2m61cr8t/
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lO Centiîneé fil EU BELGIQUE ET A PARIS « : 85e ANNÉE Samedi 27 juin 1914 ADMINISTRATION ET REDACTION l'y ^ rue de» Sableu, Bruselleii BUREAUX PARISIENS . 11, place de la Bourse ABONNEMENTS : ÉDITION QUOTIDIENNE dElGIQUE. Un an 20 fr. 6 nsis <0 fr. 3 mois, 5 îr. iUÏEHBSUBGlËr.-DJ » 28 Ir. » 5 fr. » g fr. ETRAHSER » 48 tr. » 22 fr. » 12 te ÉDITION HEBDOMADAIRE iliittmationais et [T0ut,R-inert 10 PAGES, PARAISSANT LE MERCREDI Un au ÏS francs &lx mois l!i fmuai L'INDÉPENDANCE Xe I7â Samedi 27 juin 1914 Les annonces sorrt reçues! À BRUXELLES : aux bureaux du joiraaL A PARIS : il, place de la Bourse. A LONDRES : chez MM. John-F. Jones & G3, tfi fg Saow Hiil, E. C. ; à f Agence Havas, n° 14& Cbeapside E.C.; et chez ÎS'eyroud & Fila, Lti jjos 44-I8, Queen Victoria'Street, et T% B, Browue^ Ltd. n° 183. Queen Victoria Street. & AMSTERDAM î chez Nijgn & Van Ditmar, Rokia, £« ROTTERDAM ; même lirœe, Wynhaven, 113, ALLEMAGNE, EN AUTRICHE-HONGRIE et Ëfl SUISSE, aur Agences de ia MaLon Rudolf Mosse^ $i ITALIE : chez MM, Haa«enstein <Sc Yogler, à Miitvv Turin et Rome. ÔSHâW-YQRli : T.B, Browne, Ltd, lt East42nd Street# TEOÎS EDTTÎÛTSS PAR JûHE. — SIS PAGES BELGE CÛSSEEVATKiSr SAS LE PSOGEES » Edition du malin — -Aujourd'hui Revue politique. LA TENSION GRECO-TURQUE.— La question des Dardanelles. — Démarche russo-roumaine. — La réouverture des églises et des écoles grecques. LES ETATS-UNIS ET LE MEXIQUE. — La prise de Zapatecas. — Un accord anglo-américain ■ relatif aux mines. LA QUESTION ALBANAISE. — La situation à ljurazzo. En Angleterre. Arrestation d'une suffra- gette incendiaire. — Aux Communes. £n Italie. — Incidents à la Chambre. — L'obstruction socialiste. Lettre de Hongrie. Lettre d'Espagne. Notes du Jour, par J.-B. En France. — Les poursuites contre M. Caillaux. — L'impôt sur le revenu. Le prochain congrès du parti socialiste. En Belgique. — Leur majorité. Chronique mondaine. Tablettes judiciaires, par Camille Roussel. Informations financières et industrielles. — Nouvelles diverses de nos correspondants.Les dépêches suivies de la lettre A sont celles qui oui paru d'abord dans notre première édition, publiée à 4 heures de l'après-midi; les dépêches suivies de la lettre B sont celles qui ont paru !d abord dans notre deuxième édition, publiée à 6 heures du soir; les dépêches suivies de la lettre G sont celles qui ont paru d'abord dans notre troisième édition, publiée le matin. ' BRUXELLES, 26 juin Revue P©!îtsqy© La visite qu'une escadre anglaise l'ait .actuellement à Cronstadt est interprétée comme une manifestation de la cordialité des relations qui existent entre Londres et Sain.t-Pétersboury. Cette cordialité s'atfirme chaque jour dans .tous les domaines de ïa vie internationale où la Triple-Entente agit avec une parfaite cohésion. Pourtant, le l'ait que jette manifestation est essentiellement navale mérite de retenir l'attention, car il a été question à plusieurs reprises, ces temps derniers, d'un accord spécial anglo-russe portant sur une éventuelle collaboration navale. L'idée se présente avec un caractère d'autant plus sérieux qu'un •accord de ce. genre compléterait l'arrangement naval intervenu l'année dernière entre la France fit la Russie; mais il ne faut pas oublier qu'en envisageant la question sous cet .aspect, c'est tout le problème de la transformation de l'Entente cordiale în Triple-Alliance l'ranco-russo-anglai-se que l'on pose nettement. Or, mri ■n'ignoré que dans les milieux radicaux anglais il existe des résistances à la politique de l'alliance et, d'autre part, on peut se demander si les trois puissances auraient réellement intérêt à substituer la l'orme de l'Alliance à. la l'orme de l'Entente, cette dernière valant surtout par son extrême souplesse. A considérer les choses de près, on trouve que l'Entente telle qu'elle existe actuellement offre toutes les garanties [d'une véritable Alliance, puisque l'Angleterre, pour la bonne sauvegarde de ses propres intérêts, ne pourrait rester indifférente à un conflit continental au-jjuel les deux puissances qui soutiennent sa politique générale dans le monde se trouveraient mêlées. Mais il ne pourrait être question d'une véritable alliance, d'obligations réciproques, que je jour où l'Angleterre serait dotée d'une armée correspondant à sa véritable puissance politique et où elle disposerait de forces suffisantes pour prêter à ses alliés l'appui que ceux-ci pourraient lui prêter à l'occasion. Quoi qu'il en soit, la visite d'une escadre anglaise à Cronstadt au moment où la Russie fait un grand effort pour développer sa puissance navale a une signification que l'on ne peut, contester. On doit en déduire tout au moins que l'Angleterre ne se désintéresse pas de la situation dans la Baltique, mer libre, et que, d'autre part, elle est bien résolue à cultiver l'amitié russe. En même temps qu'une escadre an-plaise visite le port de Cronstadt, une autre escadre anglaise se trouve à Kie). Là encore il faut considérer que l'Angleterre a voulu marquer sa volonté d'améliorer ses relations avec l'Allemagne, mais il semble bien que toutes les tentatives faites par le gouvernement de Londres en vue de cette amélioration se heurtent à un parti- pris de mauvaise humeur dans certains milieux allemands. C'est ainsi que plusieurs journaux allemands, et non des moindres, se plaisent à fa;re ressortir que la visite de l'escadre anglaise à Kiel n'a aucun caractère politique; que si elle en avait un, cet effet se trouverait détruit par la visite, en même temps, d'une autre escadre anglaise à Cronstadt. Enfin, des polémistes allemands n'hésitent pas à évoquer, à propos de cette visite, des éventualités où les forces navales anglaises et allemandes pourraient ne pas se trouver du même côté. Cela rappelle les commentaires par lesquels furent, accueillies en Allemagne les avances du gouvernement de! Londres en vue d'une limitation simultanée des constructions navales, et il y a de quoi décourager les meilleures volontés anglaises. La conférence de .Niagara-Falls est enfin arrivée à une conclusion. Il est vrai que celle-ci est tout, à lait partielle et qu elle confirme en quelque sorte l'impuissance des médiateurs a mener à bonne fin l'œuvre qu'ils avaient entreprise. La mission que la conférence de i-Niagara-Falls s'était assignée consistait a régler toute la question mexicaine, dans son aspect intérieur comme dans son aspect extérieur. 11 s'agissait, d une part, de régler le conflit entre le Mexique et les Llats-Unis et, d'autre part, de mettre un terme, à la guerre civile et de faciliter la constitution, à Mexico, d'un gouvernement régulier que le cabinet de Washington pourrait reconnaître". Pour ceb il importait d'amener le président Huerta a admettre la nécessité de sa retraite, et il s'agissait d'amener les constitutionnalistes à se . prêter à. l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement mexicain qui ne serait pas exclusivement imposé par eux. Le président Huerta a cédé, à la condition que le nouveau gouvernement comprendrait des fédéraux et des constitutionnalistes, et que le président provisoire serait choisi en dehors des deux partis; mais les constitutionnalistes ont éiiergiquement refusé de prendre part à la conférence des médiateurs, voulant conserver leur pleine et entière liberté d'action, voulant pousser jusqu'au bout leurs succès militaires. ils ont la certitude de vaincre Huerta et de le remplacer au pouvoir. Leur thèse est que les médiateurs ont la qualité pour régler le conflit entre le Mexique et les Etats-Unis, mais non pas pour régler le conflit intérieur, qui ne regarde que les Mexicains. C'est, en somme, cette thèse que la conférence de Niagara-Falls s'est résignée à adopter. Les médiateurs ont adopté un plan réglant la question internationale et laissant aux deux partis mexicains le soin de régler la question intérieure. Les médiateurs resteront là pour faciliter le contact entre les délégués du président Huerta et les délégués du général Carranza, mais c'est uniquement de ces deux partis que dé-, pendra la solution. On propose comme président provisoire M. Rabosa qui, de l'avis de M. Urratia, délégué du président Huerta, serait accepté de tous les partis. II. faudra attendre de connaître l'opinion du général Carranza; il be faudra pas oublier surtout que le président Huerla, .dans ses .nouvelles négociations, se. trouvera en état manifeste d'infériorité, en raison des guccè's militaires des conslitutionnalistés. Ceux-ci viennent de s'emparer de Zapatecas, et il leur suffira de hâter leurs opérations pour contraindre le général Huerta à la retraite sans conditions. LA TEiSIOlfflECO-ïiaOE Démarche russo-roumaine Bukarest, jeudi, 23 juin. L' « Indépendance roumaine » (officieuse) reproduit un télégramme de Constan-tinop'le disant que l'ambassadeur de Russie et le ministre de Roumanie ont déclaré au grand-vézir que la fermeture des Dardanelles, dans ii'éventualité d'une guerre turco-grecque, provoquerait de grandes pertes pour le commerce russo-roumain. Le grand-vézir a répondu que les Dardanelles resteraient ouvertes pour les navires de commerce. Cette démarche est beaucoup commentée, car c'est la première lois qu'un petit Etat peut s'immiscer dans la question des Dardanelles. L' u Indépendance roumaine » dit que la réponse du grand-vézir n'est pas encore connue et que d'autre part les Dardanelles ne sont fermées qu'aux vaisseaux de guerre .et; non à ceux du commerce. Cependant- à cause des mines placées en cas, de guerre, le commerce russo-roumain serait paralysé, c'est pourquoi les deux Etats les plus intéressés à la liberté commerciale du détroit, la Russie et' la Roumanie, ont entrepris la démarche signalée afin que le commerce de ces deux pays ne souffrit, plus de la fermeture des Dardanelles comme en 1912. (a) La réouverture des églises et des écoles grecques Constàntinopie, jeudi, 25 juin. La Porte a adressée ce soir au patriarcat oecuménique une réponse écrite à sa dernière lettre qui notifiait la décision de la fermeture des églises et des écoles grecques. On assure que cette réponse, se référant aux mesures prisej par le gouver-nciment, recommande au patriarcat de rouvrir les églises et.les écoles. (a) Appsl do réservistes Athènes, vendredi, 2G juin. Par suite de l'accroissement de la flotte et à l'occasion des manœuvres navales, qui commenceront la semaine prochaine, sept j classes de réservistes de la marine ont été ! appelées sous les drapeaux. (a) Le lexique et les Etats-Unis La prise de Zapatecas New-York, jeudi, 25 juin. Une dépêche de Zapatecas donne un compte rendu détaillé de la bataille qui s'est .terminée par la prise de la ville par les rebelles. Des monceaux de cadavres restés sur les collines de la ville' témoi gnent de la férocité de l'assaut. Le général Villa menait l'attaque. Les fédéraux auraient perdu iOO tués et 2,000 blessés, tandis que les pertes des partisans du général Villa seraient de 500 morts et 800 blessés. 5,000 fédéraux ont été faits prisonniers. ■ (a) Accord anglo-américain Washington, jeudi, 25 juin. La Grande-Bretagne et les Etats-Unis ont conclu pour la protection des intérêts miniers' au Mexique un accord analogue à celui déjà signé pour les concessions pétrO' lifèrés, -. (a) La prise de Zacatecas New-York, vendredi, 26 juin. - Une dépêche de Zacatecas,datée de mercredi, annonce que le commandant fédéral de Zacatecas, avant d'évacuer 1a ville, a fait sauter la maison d'un avocat, nommé Pujallanes, qui a péri avec sa femme et ses enfants. (b) LA Question Albanaise A BURAZZO Rome, vendredi, 2G juin. Le « Messâgero » dit que les navires italiens mouillés devant Dnrazzo auraient va- , çu l'ordre de ne tirer que dans l'hypothèse où tous Les navires tireraient. Or, fait remarquer :e journal, après le premier coup de canon parti d'un navire européen,, 'a commission de contrôle se trouverait m mauvaise posture vis-à-vis des insurgés,qui représentent l'immense majorité, du pays. (a) La situation du prince de Wied Vienne, vendredi, 20 juin. Les journaux de Vienne reconnaissent aujourd'hui la .situation grave du prince d'Albanie. Plusieurs d'entre eux considèrent le prince comme perdu si l'Europe ne lui vient pas en aide. Plusieurs journaux publient un appel aux jeunes gens d'Autriche-Hongrie pour former un corps de volontaires pour l'Albanie. (b) L'accord de Gorfou Janina, vendredi^ 2G juin. Le gouvernement épirôte a convoqué pour . Je -tt juillet l'assemblée qui sera chargée d'examiner et de ratifie;* l'accord, de Gorfou. ,: Voici* en laissant de coté quelques passages secondaires,- tes. treize articles de cet aççord, qui prend i.inç .importance. encore plus graiRM eu -t ai-o:i i!«.••> conevs^ens que* réclament maintenait au prince-les musulmans d'Albanie : I. — Organisation. — L'exécution et je' maintien <ies dispositions prises, pour l'organisation des doux provinces méridionales sont actuellement confiées à la Commission internationale de contrôle. Elle en organisera l'administration, la justice et les finances: Le gouvernement albanais, d'accord avec la Commission, nommera et révoquera les gouverneurs et les hauts fonctionnaires en tenant compte, autant que possible, de l'importance numérique des adeptes de chaque confession. II. — Conseils locaux. —.Le nombre des membres élus dans les Conseils administratifs sera au moins triple des membres de droit. III. — Divisions administratives. — .' a Commission veillera également à la délimitation et b. la subdivision administratives des deux provinces, lesquelles, une fois faites, iil pourront plus être modifiées" sans l'accord des puissances. IV. — Territoire. — Toutes les dispositions en question s'appliquent aux populations des territoires .précédemment occupés par la Grèce et annexés à l'Albanie. V. — Gendarmerie — Pour le maintien de l'ordre dans les provinces du Sud, il y sera formé, en officiers, sous-officiers bi gendarmes, une gendarmerie locale composée d'éléments des diverses confessions pjroportionne 1 leirierit. au nombre. des adeptes existant dans ces provinces. VI. — Force armée. — Sauf pour le cas . de guerre ou de révolution dans les pro-: vincjs méridionales,on ne pourra pas transférer ou employer dans ces. provinces des 1 unités militaires non indigènes. VII. — Communautés, orthodoxes^— Les communautés chrétiennes orthodoxes son: reconnues.'comme personnes juridiques do même que les autres. Elles conservent Leilrs biens et en auront la libre disposition. Les -relations des communautés ort.hodexes.avoc leurs chefs spirituels seront telles que .par ie passé. IL ne sera pas porté atteinte aux .droits' rëéjulaires et a l'organisation hiérarchique desdites communautés, à moins d'un accord entre le gouvernement albanais et le patriarche œcuménique de Çonsta.ntino-ple.VIII. — Ecoles. — L'enseignement est libre. Dans les écoles des communautés or- . ■ thodoxes, l'enseignement se Tait en grec. Dans les trois classes élémentaires, l'albanais sera enseigné concurremment avec le grec. Toutefois l'enseignement, religieux se fera exclusivement en grec. IX. — Liberté de langue. — En vertu du principe posé par la note des puissances à La Grèce, en date du 11/24 avril 19Hr l'usage de l'albanais et du grec sera assuré, dans les provinces du sud, par devant/ toutes les autorités, y compris les tribunaux, ainsi ! que dans les conseils, électifs. X. — Occupation. — La Commission, au nom du gouvernement albanais, prendra possession du territoire en question en -e rendant sur les lieux Les officiers de la mission néerlandaise y procéderont immédiatement à la formation de la gendarmerie locale. (L'art. XI a trait aux secours qu'on accordera aux populations.^ XII. — /mnistie. ~ Il est accordé aux Epirotes une pleine et entière amnistie pour tous les. faits antérieurs à 1 occupation de ces provinces par les représentants du gouvernement albanais... XIII. — Garantie. — Les puissances, qui, par la Conférence de Londres, ont garanti l'institution de l'Albanie et établit la Commission internationale de contrôle, se portent garantes de l'exécution et du maintien des dispositions ci-dessus. Enfin, une annexe est consacrée aux privilèges traditionnels de la ville de Chi-marrâ et ce son territoire. /"a) nouvelles de l'Étranger ALLEMAGNE Guillaume II à bord du « George V » Berlin, jeudi, 25 juin. Le u Lokal Anzeiger » reçoit de Kiel la nouvelle que l'empereur Guillaume II s'est rendu cet après-midi à bord du .vaisseau amiral anglais « George Y » où il est resté environ une heure. (a) Expert accusé d'espionnage Londres, vendredi, 20 juin. Le ii Daily Mail » publie une dépêche de Kiel signalant l'arrestation de M. Brassey, expert, qui s'était signalé (lajis les questions navales et qui visitait Kiel; 11 aurait été arrêté sous l'inculpation d'espionnage et remis en liberté une heure après. (a) ANGLETERRE Bonne prise Loiidres, vendredi, 26 juin. L'ne suffragette a été arrêtée à Nottin-gham mercredi passé peu avant l'arrivée du H ii et de la Reine. Jille rôdai!, autour du pavillon au moment de son arrestation. Lorsque la femme fut fouillée,on trouva sur elle u.ie quantité de matière inflammable et une livre d'explosif. Elle avait ûlé récemment libérée en vertu de la loi qui permet de remettre eii liberté provisoire un prisonnier qui refuse de prendre de la nourriture. (a) Incendie désastreux à Grimsby Grimsby, vendredi, 26 juin. Un incendie a détruit ce matin .les enr Sréfôis. de grains- et denrées alimentaires de Grimsby. Les dégâts sont évalués à plus de 50,000 livres sterling. L'incendie continue. (v,j — On. annonce qu'un accident s'est produit ce matin à bord du cuirassé « Mo-narcli », à Nevvquav (Cornouailles); Trois liommes auraient été tués. (a) ETATS-UN S S Une ville détruite par les flammes Salam (Massachusetts), 25 juin. Cet après-midi, un incendie a détruit sur une superficie de d-0 acres les bâti-nents occupés par une tannerie. Un en-ant a été brûlé Vif. Les pertes sont éva-uéès à 5 millions. Le feu avance vers le sud de la ville, et ,'il n'est pas maîtrisé, la .ville sera complètement détruite. L'usine d'électricité a été détruite. (a) Salem (Massacliussets), 26 juin. La moiïié de la ville u été détruite par .'incendie qui a commence hier dans l'apfès-nîdi et qui dure encore. Les pertes sont évaluées fi 20 'millions de doiiars et dix mille personnes sont sans abri. Des réservoirs de pétrole ont éclaté pen-lant la nuit, détruisant l'entrepôt et 13 maisons environnantes. L'ne ciquantaine die personnes ont été transportées à l'hôpital. (a) GRECE Visite de l'empereur Guillaume Athènes, vendredi 26 juin. l^a U Xea Ilirema » apprend que le Kaiser viendra cet automne rendre visite à Ythènes au roi Constantin, il sera accompagné de l'Impératrice et d'une nombreuse suite et probablement.aussi du ministre les affaires étrangères. (a) ITALÊE A LA CHAMBRE Séance de jeudi Incidents La Chambre a tenu séance aujourd'hui le , 10 heures du matin à 10 heures du soir, il n'y a eu qu'une courte interruption des iébats vers midi. Cela est dû au fait que e gouvernement, pour vaincre i'obstruc-ion des?socialistes contre le projet des mesurés financières, a demandé à la Chambre, ce ù. quoi elle a consenti, de discuter e projet pendant toute la journée. La Séance' d'aujourd'hui a été marquée par ie vifs' incidents. 11 y a eu échange d'apos-:rophes. On a été jusqu'aux voies de fait, notamment lorsque" le député républicain .Ihiesa Eugène renversa lès urnes de vote. A la suite de cet acte et sur la proposi-;ion du président, adoptée à une grande majorité. Al. Chiesa a été censuré et ex--lu des séances jusqu'à Lundi prochain. Après l'incident soulevé par M. Chiesa, .a Chambre a repris la discussion des questions inscrites à son ordre du jour. La séance a été levée à 10 h. 30, sans autre incident.. '**> Pour protester contre l'obstruction des socialistes à la Chambre, les journalistes italiens ont décidé de publier à partir de [iemain des comptes rendais fort sommaires, en citant simplement les noms dès orateurs. Seuls les correspondants de. t' « Avanti » et du « La^oro », organes so-cialisiesA û'^nt £>as adhéré à cette décision. On croit que l'acte du député républicair Chiesa à la Chambre cet après-midi est d* nature' à motiver des poursuites judiciaires. (a) — Le « Giornale d'Italia » rappelant que M. Martini, ministre des colonies, et le marquis di San Giuliano, ministre des affaires étrangères, ont proclamé formellement au Parlement la ferme décision d* l'Italie de respecter l'intégrité de l'Ethiopie et de s'abstenir de toute interversion, dément toute affirmation contraire et' déclare que l'opinion publique est absolument d'accord avec le gouverneraen#:;r(a! — Suivant le « Messaggero », & duc d'Aoste, qui est actuellement à N'aples, serait atteint de la fièvre typhoïde contractée à la suite de l'absorption d'huîtres, (a) NORVÈGE Pour l'expédition Mandset Christiania, vendredi, 26 juin. Le Storting a' adopté un projet de lo: portant attribution d'un subside de 200,OOt couronnes à , l'expédition polaire qui s'organise sous ta direction de M. Mandset. (a) SERBIE La santé eu roi Pierre Belgrade, jeudi. 25 juin. La « Pcxlilika » publie la note suivante u L'état dé santé du Roi, quoiqu'il ne soit pas inquiétant, exige de l'avis des médecins un - i epos complet. Le traitement continuera' probablement à Belgrade après le retour du Roi dé Vraniska, ou même dans quelque station balnéaire étrangère. Ce sont ces raisons, étant donnée la situation politique extérieure, qui ont décidé le Roi à confier le pouvoir au prince héritier jusqu'à ce qu'il ait recouvré la santé. • ' (a) TURQUIE Le chemin de fer de Bagdad Francfort, jeudi, 25 juin. La « Gazette de Francfort », annonce qu'une nouvelle partie du chemin de fer de ■Bagdad sera ouverte le 1er juillet prochain. (a) Lettre ie Hengrig (De notre correspondant) Vers les élections tjér-érales. — La création d'un nouveau parti. — Le radicalisme et sa raison d'être. — Le programme radical est-il réalisable? — Coup d'œil sur l'avenir. BUDAPEST, 20 juin. Lejs élections générales, approchent. Elles approchent lentement, mais incessamment. Si l'on ne savait pas que la Chambre des députés arrive doucement au terme de son mandat, un le devinerait déjà rien qu'à l'espèce de remue-ménage fiévreux qui s* produit depuis quelque temps dans l'agglomération' rtes partis et des groupes qui constituent l'opposition. On le devinerait aussi, et surtout," eh voyant un nouveau parti, auquel bien certainement personne ne songeait, sértir'soudain et impatient d'action, du cervcuu de Jupiter. Non pas, . mais de celui d'une demi-douzaine d'intellectuels, plus occupés jusqu'ici à triturer les matières sociologiques qu'à rédiger des programmes politiques.. J'ai en vue le parti.radical, qui s'est constitué solennellement ces jours derniers". Ce qui a fait quelque bruit dans notre landeriieau parlementaire et journalistique...Eh quoi!, dira-t-on, encore un nouveau parti venant augmenter d'une unité les partis existants, déjà infiniment trop nombreux ! A quoi cela rime-t-il ? Et en apparence, tout au moins, l'on aura raisoti.ToU-tel'ois, j'ai assisté, un peu par curiosité el beaucoup par devoir professionnel, à une assemblée constituante, qui a eu lieu dans la salle des séances de l'ancienne Cham bre des députés, et ce que j'y ai entende m'a paru. assez intéressant pour que j< me croie obligé de le résumer à l'intention de vos lecteurs. Cette assemblée, d'ailleurs très animée, était présidée pai le professeur Rustem Vambérv, le fils ck savant universellement connu. Dans- -sor discours, M." Yambéry a cru devoir faire une charge à fond contre l'ordre de choses . politique, existant. « La s piété ne peut plus se conlentei .de. la négation pure, a-t-il dit entre autres choses. Elle ne saurait se montrer satisfaite de l'égoïste politique du « Ote-loi d* là que. je m'y mette ». Un examen objectif des maux sociaux dont souffre le pays conduit à cette"diagnose qu'il est un corps ayant une tête et des extrémités, mais point dé tronc. Et c'est pour cela que nous languissons à l'intérieur et ne pouvons déployer aucune force à l'extérieur. Partoul où la domination féodale a été renversée, la bourgeoisie lui a succédé au pouvoir, partout excepté chez no.us I La législation de 1SiS a recueilli la bourgeoisie'dans les bastions dé la Constitution nobiliaire, et de dette union contre nature est née lo gentry sans terre, qui .vit en parasite de là tradition et se fait entretenir par l'Etal avec le cynisme, du paresseux. L'existence facile et sans travail assimile des milliers de personnes ayant du caractère à celles qui n'en ont point. La rage de se faire valoir socialement réunit dans le même camp les singeurs de la gentery, qui sont, d'un côté, les renégats (les nationalités et, de l'autre,* les ci-devant habitants dt. ghetto... La domination de ces classes conservatrices parasitaires que l'Etat, conserve' (avec ses deniers) plutôt qu'elles ne conservent l'Etat est cause que le Parle ment est tombé au rang d'un casino, où i! n'y a que des maîtres et des laquais.., ». ! Ce langage .vous paraîtra sans doute quel-. que peu excessif l Attendez, ce n'est pas fini. « Aussi longtemps qUe le grand livre, :e Mémorial et l'outil de l'artisan ne seront pas plus honorés que les parchemins, aussi longtemps que la « bancocratie » continuera impunément ses razzias économiques, .e travail ne sera que la fausse enseigne d'un parti (allusion au parti du ' travail national, c'est-à-dire la majorité ' gouvernementale), on attendra en vain le salut du pays...» .M. Yambéry a naturellement aussi dit son fait au pa-ésident da conseil, qu'il a appelé « un homme aveuglé par les intérêts de classés et dont la césaromanie conduit Te pays à t'abîme ». Le comté Tisza, avec qui on peut, non sans raison, je crois, différer, d'opinion sur la politique libérale par trop conservatrice qu'il applique avec peut-être trop de persévérance, et le suffrage universel dont, à mon humble avis, il a ia grand tort de ne pas vouloir, ne laisse cependant pas que d'être une remarquable intelligence et, ce qui vaut sans doute mieux encore, une haute conscience, aura probablement ri lui-même des exagérations da M. Vambérv. Mais, aprèis tout, il n'est pas mauvais que les radicaux disent tout ce qu'ils ont sur le cœur ét même un peu f'« ce qu'ils n'ont pas. Et, s'ils le font avec une, véhémence excessive, on le leur par< donnera 011 faveur die leur jeunesse. Comme ou voit, les radicaux ne sont riea moins que disposés a faire — ainsi que "a prétendu dans un discours le député Szmrec-sanyi — la courte échelle au gouvernement. Cela ressort d'ailleurs des déclarations du docteur Szende, qui a pris la parole après le professeur Yambéry. « Le parti radical, a-t-il dit, sera un parti d'opposition, et cela non pas parce qu'il plaira aux gens au pouvoir de l'appeler ainsi, mais bien parc» que son programme est un programma d'opposition, parce qu'il veut renverser 1« gouvernement et le système gouvernemental en vigueur et parce qu'il a déclaré .1 guerre à toutes, les injustices économiques et politiques de l'actuel régime. » Ces déclarations paraissent de nature à faire croire que le radicalisme coule à pleins bords en Hongrie. En réalité, toutefois, il n'en est rien. Sans doute, le radicalisme existe ici, comme ailleurs, mais dans des proportions plutôt faibles. On ne le trouve guère que dans les villes de quelque importance ut eeuiement dans certaines classes sociales. Une.trentaine de villes,étaient, il est vrai, 'représentées à l'assemblée constituante du parti. Rejte à savoir de combien de mandants les radicaux venus de province étaient les mandataires.. Leur nombre devait nécessairement être restreint. En tous tes cas, en ce qui concerne les campagnes, où l'on trouve des socialistes agrariens, il ne saurait être question de radicaux. Oii peut en dire autant des petites villes qui, suivant les régions, fournissent des adeptes au parti de l'Indépendance ou au parti du travail national. Non, ie radicalisme, en Hongrie, a été jusqu'ici et le sera sans doute pour quelque temps encore une minorité peu considérable. On ne saurait nier cependant qu'il ne soit en développement constant Mais quel est le but véritable que pour* suit le radicalisme hongrois,, car renverser le gouvernement et le système gouvernemental eii vigueur n'est sans doute pas un-but, mais un moyen seulement. Ce but, le docteur Jassi l'a exposé longuement à l'assemblée (c'est lui qui était chargé de développer le programme du parti). Tout d'abord, M. Jassi a cru devoir polémiquer contre l'opposition .car, si le parti radical est bien résolu à combattre le gouvernement, il semble devoir combattre aussi l'opposition elle-même. « Le nouveau parti, a dit M. Jassi, est ns d'un grand besoin. La logique de nos adversaires est incompréhensible. S'il n'est qu'un avortemént, comme ils le prétendent, pourquoi vouloir le défendre contra lui ? Par ailleurs un lui reproche d'être doctrinaire.-Doctrinaire, il l'est, en effet, et veut le rester, en ce sens qu'il entend réaliser des principes théoriques fermes et sérieux en vue, uniquement, du bien commun, et cela sans égaref pour les chefs de coalition ou lès ministres. La politique de ce parti ne va chercher le mot d'ordre ni dans les estaminets, ni dans les antichambres ministérielles... Même dans les pays de capitalisme développé, la bourgeoisie joue encore et toujours un rôle important. Toutefois, i-e n'est pas le cas en notre patrie arriérée, où il ne saurait cependant être question d'un capitalisme moderne. Par conséquent, .'a bourgeoisie a non seulement le droit, mais encore le devoir de s'organiser de manière à pouvoir défendre, avec ses propres forces, ses propres intérêts On dit : « Le nouveau parti met en péril l'unité de l'opposition. » Ce reproche ne nous touche point. Au ving-. tième siècle on ne peut faire la guerre avec des lansquenets, c'est-à-dire avec des troupes qui frappent à tort et à travers sans posséder l'idéal élevé pour lequel elles doivent combattre. Le pays ne peut être délivré de l'ignominieuse situation où il se trouve.que si ia bourgeoisie s'organise en conformité .de sa propre idéologie...» Bien que je me sois efforcé de traduire aussi fidèlement que possible ce passage du discours de M. Jassi, je ne puis cependant ne pas trouver que, ce sont là des mots sans grande signification ou, à tout le moins, sans signification bien précise. Aussi ai-je hâte d'en1 arriver au programme. Que demande, en somme, le parti radical ? 11 demande : 1° Le suffrage universel direct et secret, étendu' aux femmes; 2° la suppression de la Chambre des magnats; 3° la démocratisation de l'administration; 4° -lia garantie des libertés publiques; 5° la réglementation de la situation légale des fonctionnaires publics'"et des employés privés; 6° la suppression de la peine ete mort; la1 punition sévère des duels, des marchés usuraires concernant la travail et la terre, ainsi que la falsitfca-

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