L'indépendance belge

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s.n. 1914, 04 Juli. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 22 augustus 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/v11vd6q54g/
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G 35' année Samedi 4 juillet 1914 ADMINISTRATION ET REDACTION 1 ït, rue des Ëablcs, liruacello» BUREAUX PARISIENS : 11, place de la Bours» ABONNEMENTS : ÉDITION QUOTIDIENNE BELGIQUE. Un 38 20 fr. S mois. 10 fr. 3sioii. Sfr. lUIEMBOMf.-D.) » 28 fr. >• 5 fr. » Sfr. tram « 40 fr. » 22 fr. 12 if. ÉDITION HEBDOMADAIRE llnterr.ationils et d'Outri-meri » PAGES, PARAISSANT LE MERCREDI Un an SB franc* mulH 12» franc» L'INDÉPENDANCE BELGE' îbqis éottîohs pas zq-ceu — six pages CD?iSra.VATIOY SAS IE FROG2Ï3 .\° 18» Samedi 4 juillet 1914 Les annonces sont reçues^ A BRUXELLES : aux bureaux du jou'jjai» A PARIS î il, place de la Bourse. à LO.N'DRES : chez il M, Jonn-F, Jones & G3, o® Siio">y Bill, E. a ; à l'Apowe K?vas, <1° ii% Cheapside E, C. ; et chez Neyi'oud & Fils, Lfad^ U°» 14-18, Quecn Victoria Street, et ï» B, Br-owiajj Lid, n° 463, Queen Victoria Street. 9k AMSTERDAM : chez'Nijgh & Van Oitmar, iîokin, 2» {& ROTTERDAM : même lirir.e, Wynhaven, 113, SÎ1 ALLEMAGNE, EN AUTRICHE-HONGRIE et iSdf SUISSE, aux Agences de la Mtioon Rudolt Moss^ JR ITALIE : chez MM. Haaseustein & Vogler, à Milan Turin et Rome. (8fâiEW-YORK : T.B, Browne, Ltd, East4£nd Street Aujourd'hui Revue politique. {•'Attentat de serajevo. — L'arrivée des corps à Vienne. — L'enquête. — Les manifestations anUserbes. £n Albanie. — Grad es accusations du ministre des Etats-Unis. — .Volontaires roumains.Aux Etats-Unis. =-> Vente de cuirassés à la Grèce. En Angleterre. — Mort de M. J. Chamberlain. — Le « home-rule ». Eu Espagne. — Le mouvement gréviste. Lettre d'Autriche. Notes du Jour, par J.-B. En France. — L'impôt sur le revenu au Sénat. En Belgique. — L'attitude libérale. Chronique mondaine. Tablettes judiciaires, par Camille Roussel. La chaleur et les orages en Belgique et à l'étranger. Grave accident d'automobile en France. — Quatre victimes belges. |niormatijns financières et industrielles. — Nouvelles diverses de nos correspondants.Les dépêches suivies de la lettre A sont celles qui ont paru d'abord dans notre première édition, publiée à 4 heures de l'après-midi; les dépêches suivies de la lettre B sont celles qui ont paru .d'abord dans notre deuxième édition, publiée à 6 heures du soir; les dépêches suivies de la lettre C sont celles qui ont paru d'abord dans notre; troisième édition, publiée le matin. j—p—a—aa—BMBa—TjpaacameB— i m wMom——i BRUXELLES, S juillet Revue Politique Un télégramme de Londres nous apprend la mort de M. Joseph Chamberlain, l'ancien secrétaire d'Ltr.L pour les colonies. La maladie le tenait éloigne .depuis çiuatre ans déjà de toute action politique et, l'année dernière, quand il lit connaître sa décision de ne pus re-çwvaUic au Parlement et. d'abandonner définitivement la scène politique, nous avons retracé ici sa carrière et délini 1;' rôle considérable qu'il a joué dans l'histoire des vingt-cinq dernières années de son pays. .M. Joseph Chamberlain avait débuté dans la politique dans les rangs du parti libéral, niais il n'avait pas tarué à glisser vers le conservatisme et il lut, des années durant, l'âme du parti unioniste, il était dominé tout- entier par la grande idée de l'impérialisme britannique et s'il défendit le protectionnisme, ce lut précisément parce .qu'il y voyait le moyen de resserrer fortement les liens unissant les colonies au Boyuume-Um et de constituer un Empire britannique dont toutes les parties lussent étroitement solidaires les unes .des autres. Secrétaire ■ d'Etat pour le Colonial Ulfice dans le cabinet conservateur-unioniste, pré-'dé par lord Sa-lisbury, il poussa résolument. l'Angleterre dans l'aventure sud-africaine. Cette guerre contre les républiques de l'Afrique du Sud ,1c Transvaal et l'Orange, ce lut lui qui la prépara; ce l'ut lui qui la rendit inévitable; ce lut lui qui la poussa jusqu'au bout, impitoyablement. l)e ÎSO'J à 1903 il n'y eut peut-être pas un homme politique' en Europe qui fût plus comcattu que M. Chamberlain. La façon dont il exploita la question des .« Uitlanders » pour acculer les républiques sud-airicaines à la guerre; la la-.çon dont il engagea une guerre de conquête, alors que le premier ministre, lord Stilisburv avait, aflirmé solennellement au Parlement que l'Angleterre ne cherchait'dans l'Afrique du Sud «ni or, ni territoires nouveaux»; la façon, en-lin, dont il exigea la soumission totale des Boers et dès Orang;.:tes, après qu'ils .eussent soutenu trois années durant une lutte héroïque pour le maintien de leur indépendance, tout cela souleva contre la politique et la personnalité de M. Chamberlain des haines formidables et tout cela pèsera lourdement sur sa mémoire. Aussi cette guerre qui coûta de si grands efforts a l'Angleterre terminée et la question de 1'. rique du Sud définitivement réglée, la popularité de M. Chamberlain en Angleterre même décrut rapidement. Quand lord Salisburv s'elîaça pour laire place à .VI. Ballour, M. Chamberlain avait définitivement perdu la partie et le mouvement impérialiste était voué à un échec certain, du moins en ce qui concerne l'orientation qu'il lui avait donnée. Dès l'JOG, M. Chamberlain s'effaça à l'arrière-pi an de la scène parlementaire. Vieilli, malade, aigri, il fut contraint d'abandonner toute lutte politique et quand on prononçait son nom on avait l'impression d'évoquer la mémoire d'un disparu. Ce qu'on peut dire pour la défense de cette mémoire, c'est que M. Chamberlain aima ardemment son pays ti • voulait la grandeur de l'Angleterre qui. pour lui, se résumait totalement dani l'impérialisme. Les erreurs si lourdes qu'il commit et qui furent payées de tant de sang généreux provenaient des méthodes brutales et égoïstes par lesquelles il entendait faire triompher sa cause, méthodes que la mentalité libérale et généreuse de notre époque ne peut que condamner. Il convient de louer l'attitude des conservateurs anglais dans le débat îstetij au projet .d'amendement au «home rule » actuellement engagé à la Chambre des lords. Si les conservateurs et les unionistes s'étaient inspirés plutôt ae. l'esprit qui domine le discours prononcé par le marquis de Lansdûwne, la grave crise politique que nous voyons se développer uepuis des mois eût été épargnée à l'Angleterre. On comprend l'hostilité des conservateurs au principe du «home rule»; on doit, leur reconnaître le droit de le combattre avec la plus grande énergie; mais quand on a assisté aux incidents de la campagne menée en dehors du Parlement; quand on a vu des conservateurs; éléments essentiellement, traditionnalis-tes et respectueux - des institutions établies, encourager la préparation de la guerre civile aans l'Ulster et favoriser même l'indiscipline militaire, on a le devoir de constater que les unionistes anglais ont poussé l'opposition au gou-veriement au delà de toute limite permise et. qu'ils ont sacritié 1 intérêt supérieur dii pays à leurs intérêts de parti. La Chambro des lords, qui fut la plus ardente à combattre le projet de « home rule» pour l'Irlande, avait cette lois le moyen d'acculer le gouvernement libéral à la consultation du pays que les conservateurs réclament depuis si longtemps; mais, en ce taisant, elle risquait aussi de déçhainer la guerre civile en Irlande. L'opposition conservatrice paraît très sagement reculer devant d'aussi lourdes responsabilités. Certes, elle continuera à repousser le « home rule.» qui, voté à trois reprises par la Chambre des communes, n'en aura pas moins force de loi; mais l'entente paraît devoir se faire sur le projet amendant le régime de l'autonomie irlandaise, et là est l'essentiel, puisque cette entente écarterait la menace de la révolte de l'Ulster. 11 y a quinze jours encore, on n'eût osé espérer que le grave problème irlandais prendrait cette tournure favorable, et tout faisait craindre, au contraire, que la majorité conservatrice de la Chambre des lords repousserait purement et simplement le projet d'amendement déposé par le gouvernement, de telle sorte que, le projet de « home rule» voté par la Chambre des communes subsistant seul, la guerre civile entre protestants et catholiques eût été inévitable en Irlande. Au lieu de cela, le marquis de Lansdowne, chef de l'opposition à la Chambre des lords, .a engagé ses amis a discuter loyalement le projet d'amendement, insistant sur la nécessité qu'il y a d'éviter une calamité nationale. Du moment que la majorité de la Chambre des lords consent, à discuter, on peut considérer l'entente comme probable. Sans doute, cette majorité considère que le second projet destiné, à corriger les effets du « home rule » est insuffisant, et elle se propose d'amender ses dispositions essentielles; mais le lait cle le discuter, dè ne "pas le repousser en bloc et sans examen, con-stilue un. progrès notable sur les intentions dont l'opposition était animée hier encore. On sait que le projet du gouvernement soumis à la Chambr des lords comporte deux points principaux : exclusion provisoire de l'Ulster ctu régime autonome de l'Irlande, à la condition qu'un référendum se prononce en faveur de cette exclusion. Cela constitue une base de discussion, puisque le gouvernement n'entend nullement imposer ce projet « ne varietur ». Les conservateurs se proposent de l'amender dans le sens que voici : l'exclusion de l'Ulster du régime du « home rule » ne serait pas .axée pour six années, comme le voudrait le gouvernement; mais on s'abstiendrait de stipuler la durée de cette exclusion, de manière à ne pas engager les législateurs à venir. D'autre part, le référendum à organiser sur le principe de l'exclusion ne devrait pas Être organisé dans chaque comté, selon la formule du gouvernement, mais devrait porter sur l'ensemble de la province, de manière à ne pas détacher systématiquement de l'Ulster certains comtés où il y a une majorité 'de catholiques, alors que la majorité protestante est incontestable dans, l'ensemble de la province. Le débat porte, par conséquent, sur des modalités et, comme la majorité conservatrice de la Chambre des lords paraît devoir faire preuve d'esprit de conciliation, du moins à en juger par le discours du marquis de Lansdowne, autant, que le gouvernement lui-même, qui a le plus, sincère désir de trouver une solution satisfaisante, on peut espérer que l'on aboutira à une formule transactionnelle acceptable pour toutes les parties en cause. L'attentat de Sarajevo L'ARRIVEE DES. CORPS A VIENNE Vietine, jeudi, 2 juillet. Le train spécial transportant las dépouilles mortelles de l'archiduc François-Ferdinand et de la duchesse, su femme, est arrivé ce soir à la gare du Sud. L'archiduc-hé-ritier, le ministre de la guerre,, le chef d'é-tat-major de l'armée, les hauts dignitaires étaient rassemblés sur le quai, ainsi que de nombreuses dames en deuil. L'orchidûc-héïitier est entré le premier dans le wagon et s'est incliné longuement devant le cercueil de son oncle. Des sanglots ont éclaté lorsque te» cercueils ont été descendus du wagon ét transportés, sous la conduite du clergé et au milieu des troupes de la garde, dans un des salons de la gare transformé en chapelle ardente. Après la bénédiction solennelle, les cercueils ont été placés sur le char funèbre. Une foule immense rassemblée devant la gare est tombée à genoux. Le cortège, réglé suivant l'aiitique cérémonial de rigueur en pareille circonstance, a traversé les rues bordées de milliers de spectateurs et s'est rendu à l'église de la Hofbuirg, où les cercueils ont été de nouveau bénis. A l'église de la Jrlof-burg s'étaient rassemblées les archiduchesses Zita, Marie-Thérèse! Marie-Annunciade, qui avaient peine à contenir leur émotion. La cérémonie s'est terminée par la remise des clefs des cercueils au grand maître de la Cour. (a), LES OBSEQUES Vienne, vendredi, 3 juillet. Les corps de l'archiduc François-Ferdi-nand et de la duchesse de. Hohenberg seront. transportés ce soir, a 10 h. 50, à Gross- i Poeslilam, accompagnés do la maison de l'archiduc. À 2 h. 1/2 du matin, les cercueils traverseront le Danube dans un bac pour être conduits à Arstettcn, où ils seront placés sur des catafalques dans l'église paroissiale. Demain, dans la matinée, arriveront à Arstetten, par train spécial, l'archiduc Charles-François-Joseph et l'archiduchesse sa femme, les plus proches parents de l'archiduc défunt et ses enfants, ainsi que le plus proches parents de' 3a duchesse de Hohenberg. Après le service funèbre, lés cercueils seront déposés dans le caveau du château d'.Vrstetten et les personnes qu seront venues pour la cérémonie funèbre rentreront a Vienne. (b) L'EXPOSITION DES CORPS Vienne, vendredi, 3 juillet. L'Empereur s'est rendu en voiture ce ma tin de Schoenbrtran à la Hofburg, acclamé sur tout le parcours par le. public. Plusieurs milliers de personnes ont défilé ce matin devant les cercueils de l'archiduc François-Ferdinand et de la duchesse de Hohenberg, exposés en l'église paroissiale de la Hofburg. (î>) LES ORPHELINS Vernie, vendredi, 3 juillet» Les enfants de l'archiduc défunt arriveront à Vienne aujourd'hui à 5 h. 1/2 après la cérémonie funèbre et ils seront conduits auprès des cercueils de leurs parents, (a) L'ABSTENTION DE GUILLAUME II Vienne, vendredi, 3 juillet. Les cercles politiques repoussent d'avance toutes les interprétations fantaisistes sur la non-venue do Guillaume II à Vienne. On relève l'étroite amitié de Guillaume II et. du défunt, et Guillaume 11 serait venu comme ami. Or, son état de santé seul empêche Guillaume 11 d'assister aujourd'hui à la bénédiction des cercueils. La « Reiehspost » fait ressortir les nombreux témoignages de sympatliie que l'Empereur allemand a déjà donnés. , (a) , L'ENQUETE Serajevo, jeudi, 2 juillet. On annonce de source autorisée que l'enquête relative a l'attentat se poursuit dans un secret rigoureux. 11 y a donc lieu d'accueillir avec prudence les détails publiés a çe sujet jusqu'ici. (a) DECLARATIONS DE PRÏNZIP ET DE CABRINOVITCH De Vienne au « Daily Telegraph » : Un journal hongrois publie les informations complémentaires suivantes au sujet des "déclarations de Prinzip et de Cabrino-vitch : « Prinzip a fait hier, au cours de fa première conversation avec son avocat, les déclarations suivantes ; a Je ne crains pas la mort et j'ai tenu-compte de la possibilité d'être pendu. » J'ai obtenu les bombes d'un riche marchand de Beigm.de, nommé Mlkdj Chkano-vic, qui m'a également donné de l'argent. Déjà, à l'arc, durant les manœuvres..j'avais voulu commettre l'attentat, mais je n'avais pas été à même de m'approcher suffisamment de i'areh:'uc depuis le moment où il est apparu sur le sol bosniaque. » J'avoue que nous avions préparé l'attentat depuis des semaines en Serbie. Nous voulions assassiner l'archiduc François-Ferdinand parce que nous savions que son arrivée sur le trône serait un malheur pour kl Serbie et qu'il désirait que la monarchie austro-hongroise occupât ce pays, comme elle occupe la Bosnie et l'Herzégovine. » J'avais sur moi du poison pour m'en servir après mon arrestation, mais je l'ai perdu. » L'avocat pour la défense a également déclaré que Cabrinoviteh et Prinzip ne voulaient rien manger. Une lettre, portant une signature, illisible, a été adressée à Prinzip de: Belgrade. Cette lettre félicite Piinzip 'te son acte Naturellement son destinataire ne l'a pas reçue. Deux détectives sont arrivés aujourd'hui à Serajevo venant de Belgrade et ont offert leurs bons offices aux personnes chargées de l'enquête, mais on a décliné leur offre. Le juge d'instruction a déclaré : u Les résultats de l'enquête m'ont pleinement prouvé qu'il y a eu conspirat.ion.Prin-zip et Cabrinoviteh ne le nient d'ailleurs pas. Nous ne pouvons maintenant divulguer les noms dès autres conspirateurs,car quelques-uns d'entre eux ne sont pas encore arrêtés. Nous ne sommes pas en présence d'un attentat socialiste ou terroriste. Les deux assassins ont agi dans un but politique et dans les intérêts du parti national serbe. Il n'est pas encore certain que le comjjlot ait été ourdi en Serbie et que les meurtriers aient "gi pour leur propre compte. Il est assez curieux qu'une somme de 2,000 couronnes en or ait été trouvée dans le .logement de Prinzip. C'est toujours avec de l'or que l'on paie, dans les Balkans, les services extraordinaires. » L'enquête a montré également que non seulement Cabrinoviteh, mais également Prinzip, ont dépassé la vingtaine, de sorte que tous deux peuvent être punis de mort. » Le nouvel interrogatoire de Cabrinoviteh, ce matin, a apporté plusieurs faits nouveaux.Cabrinoviteh a dit qu'il avait reçu la bombe du major Milan Pribichvic, de l'armée serbe, et secrétaire de la Narodua Obrana, société antiautrichienne. Pribiehvic, dit-on, agissait en tant que représentant du chef de l'état-major serbe. Il est le frère du députe croate Sweotozar Pribichvic, et de Valérien Pribichvic, qui a joué un rôle dans le grand procès de trahison d'Agram, en 1908. Pribichvic a mis en rapport Cabrinoviteh et Prinzip avec un comitadji nommé Ciga-.ni'evic, auquel il a donné des instructions .pour qu'il obtint des bombes à l'arsenal de Kragujevac. Cabrinoviteh et Prinzip ont obtenu, ainsi six bombes et six brownings. Ils avaient à trouver quatre autres conspirateurs. En outre, il fut (lit à chacun de tenir une bombe de la main droite quand l'archiduc passerait, et une bouteille de cyanure de «a main gauchp, et d'avaler le poison aussitôt près avoir jeté la bombe. Ciganievic a donné en principe assez1 de cyanure, pour tuer-six personnes. Cabrinoviteh et Prinzip ont trouvé un troisième conspirateur dans la personne d'un étudiant de Belgrade, nommé Trifke Grabes. Les conspirateurs se sont rendus à Serajevo séparément. Le matin de l'attentat, 'es bombes furent distribuées. A dix heures, trois conspirateurs se sont réunis dans une boutique tenue par un 'nommé Wleirnic. Prinzip. a amené avec lui les bombes et les revolvers. Il a donné une bomhe et un revolver à Cabrinoviteh et à Grabes et leur a également remis le poison. Cabrinoviteh déclare qu'il y avait également trois autres conspirateurs qu'il ne veut pas nommer. Après être restés quelques minutes dans la boutique, les conspirateurs se sont séparés. Cabrinoviteh a pris position près du pont Comaris, Prinzip sur le quai Appel et Grabes à une centaine de mètres de là. - Cabrinoviteh ne sait pas où étaient postés les autres assassins. Après l'interrogatoire de Cabrinoviteh et de Prinzip, des détectives- se sont rendus immédiatement dans la boutique du pâtissier dont il avait été fait mention dans es fiici-i'aîionk de Cabrinoviteh, et ont arrêté le propriétaii-é. Dans l'après-midi, Grabes a été arrêté h Pracan, et a été immédiatement emprisonné. 11 a été interrogé durant la nuit. Grabes a reconnu avoir reçu une bombe, un revolver et du cyanure dans la boutique du pâtissier. Il ne s'est pas servi de la bombe, parce qu'il s'était rendu Compte que l'archiduc et sa femme étaient déjà mortellement blessés. Prinzip également a fait aujourd'hui une entière cOnfession.au juge, et a promis de divulguer demain les autres conspirateurs. Lorsque le juge lui a demandé pourquoi il ne voulait pas les dire tout do suite, il a répondu : u Je dois d'abord mettre un peu d'ordre dans mes idées. Ne craignez rien, je me répons profondément de mon acte. Si je pouvais être mis en liberté, je traverserais les rues de Serajevo et crierais jusqu'à être enroué : « Que tous les Serbes soient brûlés sur un bûcher !» PERQUISITIONS A PRAGUE V'iehne, vendredi, 3 juillet. On mande de Prague : La police a perquisitionné hier au domicile d'étudiants serbes de Prague. Une nombreuse correspondance aurait été saisie. (a) MANIFESTATIONS ANTISERBES Vienne, jeudi, 2 juillet. Ce soir, vers S h. .1/2, une foule considérable a tenté une manifestation devant la légation de Serbie. Dispersée par la police, la foule s'est alors rassemblée devant le palais de l'archiduchesse Marie-Thérèse et a entonné des pliants"populaires. La police est de nouveau intervenue et a fini par décider la foule à se disperser. Plus tard, quelques petits groupes ont essayé de parvenir jusqu'à la légation de Serbie, mais ils en ont été empêchés par. la police. (a) EN ROUMANIE Vienne, vendredi, 3 juillet. On mande de Bukarest à la « Nouvelle Presse libre.» que le roi Carol recevait justement en audience l'ancien ministre Stourdzu quand il a reçu la nouvelle tragique de l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand et de sa femme. Le Roi, en sanglotant-, a dit : « Si c'était possible, je partirais immédiatement pour Vienne pour assister l'Empereur dans une heure douloureuse. » (a) LE DEUIL AU MONTENEGRO Cettigne, vendredi, 3 juillet. A l'occasion de là mort de l'archiduc François-Ferdinand, le roi Nicolas a ordonné pour la Cour un deuil de quinze jours. (a) VOIX RUSSES CONTRE LES PERSECUTIONS SERBES Saint-Pétersbourg, vendredi, 3 juillet. Les journaux continuent à se plaindre vivement que la persécution serbe continue en Bosuiie. Le « Courrier de Saint-Pétersbourg » déclare : « 11 faut qu'on sache en Autriche que l'opinion russe suit avec attention les événements de Bosnie. Au nom de considérations d'humanité, ajoute le journal, la Russie doit remplir son devoir envers de? frères qui se trouvent sous le joug. » La « Gazette de Saint-Pétersbourg » estime que l'Autriche lance un défi à toute la moitié de l'Europe orthodoxe. Ces pogroms mettent au premier pian la nécessité de la libération des Serbes et des autres nationalités slaves du joug allemand,. (b) L. A Question Albanaise La situation Durazzo, jeudi, 2 juillet. La nuit dernière et la journée d'aujourd'hui ont été calmes. Les Malissores et les Mirdites qui se trouvent ici ont accepté lès mesures de sûreté en raison des vols et des pillages qui ont eu lieu dans le voisinage immédiat de la ville, ainsi que dans la ville même. Le prince aurait destiné un million de francs à la formation de la légion étrangère qui se composerait d'infanterie,'de cavalerie et d'artillerie. Le prince Bib-Doda a l'intention d'arriver ces jours-cl à Durazzo pour proposer personnellement. au prince de marcher de nouveau contre les rebelles. Ses troupes se rassembleraient encore à Alessio. Le journaliste anglais Dell qui avait été, il ; a trois semaines, fait prisonnier par les rebelles. près d'El-Bassan au cours d'un voyage qu'il entreprenait dans l'intérieur de l'Albanie,, a été'amené indemne, hier, par les rebelles, de Cliiak à Durazzo. D'après des nouvelles sûres, des dissensions seraient survenues dans le camp des rebelles. Un millier envifon de gens ayant pris part au mouvement insurrectionnel d'Albanie sont rentrés chez eux. Un combat a eu lieu avant-hier parmi les rebelles à la suite d'un désaccord. Quinze d'entre eux ont été tués. Achmed bey Ali se trouve toujours à Kruja. (b) Bib-Doda Durazzo, jeudi, 2 juillet. 9 h. soir. — On annonce que Bib-Doda se trouvait hier à Cunzi. Mgr Doc-hi est arrivé ce matin à Durazzo. Il aurait l'intention de demander que l'on prît de nouvelles mesures afin de permettre u Bib-Doda de marcher à nouveau contre les insurgés. Une délégation envoyée par Achmed bey Ali est arrivée. Elle sera probablement reçue demain par le prince. (b) Les déclarations du minisire des Etats-Unis Athènes, jeudi, 2 juillet. .M. Williams, ministre des Etats-Unisj fit les déclarations suivantes : « -Ma déclaration première fut critiquée parce que j'avais fait peser trop de. responsabilités sur le prince de Wied. J'ai parlé en appuyant ma thèse sûr les faits suivants, que le prince de Wied ne peut contester : »Le colonel Thomson, nommé commissaire général à Argyrocastro et à Coritza, s'entendit avec Zographos sur les conditions logiques de eoiiciliatkjn. Le prince, qui dirigeait alors les affaires politiques en Albanie, ne prenait en nulle considération la commission de contrôle internationale. Le ministère albanais repoussa le projet présenté par le colonel et Essad pacha demande 25,000 hommes, pour entreprendre une campagne contre les Epirotes. Le colonel Thomson refusa, indiquant, qu'une pareille campagne coûterait beaucoup de sang et durerait de longues années. La proposition d'Essad resta sans résultat, mais le prince de Wied rappela le colonel Thomson, éloignant ainsi des affaires politiques le seul homme pacifique.Le prince de Wied est un homme faible et les puissances qui le nommèrent assumeront également une part des responsabilités. M. Williams déclare que la commission internationale est composée de personnes qui, sauf une, ne. sont pas à même de créer un Etat. Le prince doit être considéré comme responsable de ses ministres, qui agissent seulement pour sauvegarder leurs propriétés au lieu de songer au bien-être de la population. M. Williams conseilla aux notables de la région de Valona, menacée par les musulmans au nord et les Epirotes au sud, de proclamer leur indépendance, qui se serait réalisée. L'arrivée des navires autrichiens et. celle d'un délégué allemand à la comis-sion n'avaient pas arrêté les négociations. M. Williams craint que les musulmans ne marchent bientôt sur l'Epire, provoquant une guerre religieuse. M. Williams ajoute que l'Albanie aujourd'hui encore est propre à un self-gover-ment, à condition qu'elle puisse être débarrassées des influences criminelles qui agissent à Durazzo. (a) Volontaires roumains Bukarest, jeudi, 2 juillet. Cinquante volontaires sont partis cette nuit pour l'Albanie, sous la conduite de trois officiers de réserve roumains, (a) dflM.^gasnsseii, t m nrw ÏTI.T Le Mexique et les Etats-Unis LE PROTOCOLE DE PAIX Mexico,, vendredi, 3 juillet. Le protocole de paix de Niagara-Falls à la .signature duquel le général lluerta a autorisé ses délégués le 1" juillet comporte l'organisation d'une nouvelle confédération iie.vieuine provisoire. Ce nouveau gouvernement serait constitué après accord entre les différents partis politiques du .Mexique. Aussitôt qu'il aura été organisé dans la capitale à Mexico et qu'il aura été reconnu par les Etats-Unis et les Etats intermédiaires, c'est-à-dire l'Argentine, le Brésil et le Chili, les relations diplomatiques, reprendront entre le Mexique et les Etats-Unis, ainsi qu'avec les Etats de l'A. B. C. Les Etats-Unis renoncent à toute in demnité et ne réclament aucune satisfaction.Ijes étrangers qui se sont compromis dans ta guerre civile seront couverts par une amnistie. On a prévu ues commissions internationales pour le règlement des indemnités que pourraient réclamer les étrangers pas suite des opérations militaires. (a) * * De,s protocoles annexés au protocole de paix stipulent que le général Huerta se retirera et que la Vera-Cruz restera jusqu'à nouvel ordre occupée par les troupes américaines. Toutefois entre les signataires de la paix il y a accord complet sur le point que les troupes américaines seront retirée» de la ville de la Vera-Cruz ainsi que les navires de guerre américains. Cette interprétation est garantie par, laa Etats intermédiaires; * » Le générai Carranza s'est également déclaré prêt à des négociations de paix aVeo le général Huerta. La médiation des trois grandes République sud-américaines entre le Mexique et les Etats-Unis est terminée. par l'acoord sur le protocole de paix. Cependant le gouvernement actuel du Mexique et le gouvernement provisoire nouveau que l'on va installer tiennent à ce que oes trois Répu-1" ues prennent part en qualité d'intermédiaires a des négociations pour le règlement des conflits intérieurs du Mexique entre les insurgés et le gouvernement, (a) Nouvelles de l'Étranger ALLEMAGNE Procès d'espionnage Leipzig, vendredi, 3 juillet. Devant la 2" cluiinbre du tribunal, d'Empire, à laquelle sont réservées maintenant les procès en espionnage, ont commencé, ce matin, les débats du procès intenté a l'étudiant en chimie Jean-François Housse, âgé de 1S ans, né a Ferville, près de Nancy. L'accusé, qui est de nationalité luxembourgeoise, est accusé d'avoir essayé de «s procurer à Metz des documents et des dessins qui devaient être tenus secrets danj l'intérêt de 'la défense nationale. Quatre témoins et un expert militaire ont été convoqués.Les débats ont lieu à huis oios.Le. verdict sera rendu probablement dans l'après-midi. (i>) Le procès de Eosa Luxemburg Berlin, vendredi, 3 juillet.. Au cours de l'audience'de ce matin dur tribunal qui juge le procès intenté à l'agitatrice socialiste Rosa Luxemburg, ie pro. cureur général a déclaré que, étant donnés les délais trop courts qui lui avaient été donnés, il lui était impossible de se procurer les actes du conseil de guerre que la défense avait réclamés, car la plupart se trouvent dans des garnisons assez lointaines. C'est pourquoi il réclame l'ajournement du procès. Après de longues conclusions de la défense, protestant contre l'ajournement du procès, le tribunal a donné raison au procureur général et a ajourné les débats a une date indéterminée. (i) ANGLETERRE MORT DE M. CHAMBERLAIN Londres, vendredi, .3 juillet. M. Joseph Chamberlain, l'ancien secrétaire pour les colonies, est mort à 10 h. 30 hier soir. (a) (M. J. Chamberlain était né le 3 juillet 183G. li entra dans la politique en 1874, comme chef de la municipalité de Birmingham. Elu pour la première fois député pour Birmingham en 1S7G, il siégea dans les rangs radicaux du parti libéral. Il fit partie, en 18S0, du ministère Gladstone, comipe président du Board of Tràûe. 11 fut. ministre de l'intérieur dans le cabinet Gladstone de 1880. Mais il se sépara de Gladstone sur la question du « home-rule ». 11 devint le chef des unionistes, et ce fut lui qui, en 1895, détermina l'entente entre conservateurs et unionistes; ministre des colonies dans le cabinet Salisbury, poste qu'il occupa jusqu'en 19©.) CHAMBRE OES CCMMUNEC Séance de jeudi La Chambre a adopté, par 251 voix contre 150, un amendement au bill des finances, portant, une réduction de dix centimes dans l'impôt sur le revenu. (a) CHAMBRE DES LORDS Sfur ce d? jeudi Le « home rule » Lord Londonderry dit que le bill amendant le « home-rule » est sans aucune valeur. M. Asquith se comportera en traître et en lâche s'il propose au Roi de contresigner le « home-rule », dont le pays ne veut pas et qui déchaînera la guerre civile. Lord Haksbury déclare qu'il serait porté à rejeter le bill du « home-rule », mais qu'il vaut mieux, pour écarter la guerre civile, le voter en seconde lecture, puis y apporter des amendements quand on verra c,e que les Communes feront de leur côté. (aj ARGENTINE L'emprunt Buenos-Ayres, jeudi, 2 juillet. Le Sénat a voté, avec des modifications, le projet d'emprunt de S0 millions de piastres or, destinés aux travaux de salubrité, et autorisant l'émission des titres. (a) BULGARIE Incident de frontière bulgare-roumain Sofia, vendredi, 3 juillet. On annonce ofiiciellement qu'avant-hier, trois soldats roumains accomgagné-s de

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Dit item is een uitgave in de reeks L'indépendance belge behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1843 tot 1940.

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