L'indépendance belge

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16 februari 1916
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s.n. 1916, 16 Februari. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 27 mei 2019, op https://hetarchief.be/nl/pid/610vq2t573/
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S Je me auuêe. No. 40 L'INDÉPENDANCE ROYAUME-UNI ; ONE PENNY BELGE. CONTINENT: 15 CENTIMES (HOLLANDE : 5 CENTS.) ADMINISTRATION ET HEOACTIOX- BUREAU A PARIS: TUDOB. ÏÏOUSB. TT7DOR ST.. LONDÔN. B.C. PLACE DE LA BOURSE. TELEPHONE: CITY 3960. TELEPH,: { 238-75, LONDRES» MERCREDI 16 FEVRIER 1916 (3 MOIS, 9 SHILLINGS. ) ABONNEMENÏS ; J 6 MOIS. 17 SHILLINGS, f CONSERVATION PAR LE PROGRÈS i t AN. 32 SHILLINGS. S O M M AI R E. LA SITUATION : Le grignotage allemand sur le front occiden» tal. — Les Pusses occupent aeuî forts turcs à Erzerouni.— Villes italiennes bombardées par des aviateurs autrichiens. — Importantes mesures prohibitives anglaises. Le pangermanisme militant.— Jules Ccmckc. Lettre du Vatican. Billet Parisien.-Jean-Bernard. Les Echos. Le petit soldat belge. —Camille Roussel. En Belgique. Etc. LA SITUATION. Mercredi, midi. Les Allemands figurent de nouveau ai tableau Ce matin avec quelques centaine: de mètres de tranchées gagnées au-Alliés. Cette fois, c'est au sud-es d'Ypres que les Teutons, après un bom bardement de plusieures heures, on réussi à entamer nos lignes et à entre dans la première tranchée britannique sur un front de 600 mètres, d'après '< communiqué britannique ; sur 800 mè très affirme Berlin ! •Depuis plusieurs jours déjà le: Allemands portaient leur attentioi sur le secteur d'Ypres. Yendred dernier ils bombardèrent les tran chées à l'est de Boesinghe près di chemin de fer et occupèrent pendan quelques instants un élément de tranché* britannique ; le lendemain tout le secteu: sit.ué entre Boesinghe et la route d< Pilkem fut violemment bombardé cqn curremment avec les positions adja cente< françaises, et les points situés i l'arrière des lignes (Boesinghe et Elver diftghe). En trois endroits l'infanteri< allemande sortit des tranchées ce jour-là mais pour être aussitôt anéantie par ur feu meutrier. Dimanche ce furent les positions au tour ce Hooge que l'ennemi bombarde (plus de 5,000 obus) et c'est apparenv rnetrt à l'issue de ce bombardement a;.v quel le communiqué britannioue fat allusion, que les attaques de l'infanterie commencèrent. Les premières furent repoussées, nrti; finalement, entre le canal et le chemin de fér Ypres-Commines, les Allemands per cèrent et parvinrent à occuper plusieur centaines de mètres de la tranchée britannique de première ligne. Pour ceux que ces succès locaux d< l'ennemi pourraient alarmer, il y a liei de rappeler que la première ligne peu toujours être prise et qu'il s'agit simplement d'y mettre le prix. Mais la <Ii£-fic,u.lté c'est d'exploiter ce succès, de k transformer en victoire. Franchir les secondes et troisièmes signes de tranchées, voilà ce qu'il a été impossible, avec les méthodes employées jusqu'ici, de faire, et c'est à la solution de ce problème que travaillent les états-majors alliés et allemand.Ce qu'il importe de savoir pour le moment c'est 4e but que poursuivent nos adversaires. Si, comme tout l'indique, il «veulent: livrer le grand effort, essayer ûa grande percée, faire l'ultime tentative que .la dim.in.fu.tion rapide de leurs effectifs me leur permettra plus de renouveler autrement que-s»- un front occidental réduit^ le grignotage que constituent îes opérations présentes est bien fait pouor dérouter les Alliés et îes laisser, jusqu'à la minute psychologique, dans l'incertitude sur le point que l'adversaire a choisi pour essayer de <-e frayer un chemin et faire une brèche dans .nôtre front. Si cet effort n'est .pas fourni, en peut tenir pour certain que l'ennemi est dores et déjà trop affaibli pour pouvoir Te risquer. Ce serait un aveu d'impuissance qui produirait un effet désastreux pour Hé prestige allemand et c'est ce qui mous fait supposer que l'ennemi n'a pas encore dit son. dernier mot." En Champagne, les Français ont re- 0^ i i i i. i i i pr:s une partie des positions avancées s occupées par l'ennemi, dimanche der-5 nier, à l'est de la route de Somme-Py-c Tahure. L Des nouvelles de source hollandaise - signalent le passage, à Gemmenich, de t 90 trains, chargés de troupes et de rna- - tériel de guerre, en route pour le front : occidental. Les garnisons allemandes ; des villes et villages de la frontière - belgo-holîandaise ont également été évacuées sur le front d'où arrivent oons- ; tamnient des trains de blessés. i Sur Se front "russe l'artillerie de nos i alliés fait des ravages terribles dans les - rangs ennemis," et les prisonniers, de i plus en plus nombreux—il arrive que des t détachements entiers se rendent—sont ; fortement déprimés. C'est surtout dans - le secteur de R:ga-D.vinsk que îes Aîle-; rrrsnds se rendent en grand nombre, e» - ténues par la fatigue, et la faim et dé- - morafisçs,-par le feu intense de l'ârtilr t Serie russe. Dans lé sud, e.n Galicie' et en Buko-: vine, de fortes chutes de neige ont ar-, rèté provisoirement îes opérations, mais i les détachements de cavalerie spéciaux du général Ivanof continuent de harce-• 1er les Austro-Allemands par des raids de nuit qui ne laissent à l'ennemi aucun ■ repos et (e tiennent constamment sur k qui-vive. Datrs Caucase, les troupes du : grand-duc Nicolas ont occupé sept "nouveaux forts de l'enceinte d'Erzeroum, ; dont neuf -forts en tout sont en cè rno-:• ment aux mains de nos Alliés. Comme il . ne reste plus que six forts à prendre, et que ,1a garnison turque ne peut ^uère ■ s'attendre à l'arrivée'de renforts,' la chute cPErzeroum n'est plus qu'une qùes- ; tien de jours, et cet événement aura un i retentissement énorme dans tout l'Orient. Entretemps, d'autres colonnes russes . poursuivent Ses Turos' dans la direction : de Mush et de Bitlis. Les forces britanniques commandées parle général;-Aylmer et qui doivent aller renforcer celles du général Tovvrts-hend â Kul, doivent, d'après les déclarations faites hier aux Communes par M. Asquith, avoir, à l'heure qu'il est, atteint leur but. _ Sur le front italien,' à part les bombardements habituels et des combats occasionnels pour les tranchées avancées, il n'y a à signaler aujourd'hui que de nouveaux raids aériens exécutes par îes Autrichiens sur les villes de Schio et de Rimini. A Schio six personnes furent tuées. M. Briandt rentré de -son voyage à Rome, a déclaré que sa visite' a .abouti à un accord Complet. Le gouvernement britannique vient de prendre des mesures prohibant l'importation de papier, de pulpe à papier, de tabac, de bois d'ébénisterie, de pierres et d'ardoises, en vue de libérer un plus grand nombre de bateaux pour le transport de matériaux nécessaires pour la poursuite de la guerre. La diminution des importations de sucre et la réquisition d'un certain nombre de distilleries d'alcool sont appelées à influencer asse2 sensiblement la vie économique dans le Royaume-Uni. LE PANGERMANISME MILITANT. . Ce serait se bercer de dangereuses illusions que de croire à l'innocuité des systèmes philosophiques et sociaux, e;l s imaginant que ceux-ci restent confîmes dans les cabinets des penseurs et des savants. Les idéologies les plus abstruses et les plus- complexes ont parfois une force de rayonnement incompressible, et agissent sur tes cerveaux qui n'en soupçonnent même pas i existence, mais qui en absorbent le principe par un phénomène de contagion psychologique, de même qu'il advient que notre organisme contracte des i fièvres malignes dont nous ignorons 'e germe. De cette vérité l'Allemagne contemporaine nous fournit ,1e plus tragique des témoignages. A l'école de treitschke furent dressées les légions de disciples qui répandirent sous les ■ ormes les plus diverses la parole du maître, et furent les agents de transmis-actifs de sa pensée, si bien que *. celle-ci répercuta en échos' multipliés dans toutes les cervelles germaniques, entraînées dans un même tourbillon d'extravagant orgueil. Du haut en bas de l'échelle sociale chacune des couches de la société allemande fut impregnée à fond du virus pangerma-niste, et l'on ne tarda pas à apercevoir îes théories se traduire dans les faits, qui à leur tour réagirent sur les théories.Après les doctrinaires de la " Kul-tuir," voici donc Jes prosélytes, îes militants, les belliqueux, polémistes et hommes d'action, tous nourris du suc le plus pur du pangermanisme ds Treitschke. Les tendances deviennent, s'il se peut, {dus nettes encore, les appétits éveillés plus âpres, les convoitises p'u.s'aiguës, la mégalomanie plus menaçante; et si l'on veut donner une date approximative â ce mouvement, que l'on se -reporte â l'année 18$?, alors qtiç l'empereur convia à bord de son- yacht le " Hohenzolîern" l'amiral von Tinpif2 et M. de Bù'ov.', qui n'était encore que le baron Bernhard von Bùknv, tout nouvellement promu tous-secrétaire d'Etat aux affaires étrangères : c'est avec ces deux hommes, en qui il avait placé sa confiance, qu'au cours de cet entretien, historique Guillaume II concerta un plan d'expansion mondiale. Les détails de "Cette entrevue ont été, d'ailleurs, révélés par le prince de Bâlow lui-même dans son livre récent su!r "la Politique allemande." Les cadres de la Weltnoîitik était désormais tracé, et pour doier l'Allemagne de l'outillage nécessaire à la réalisation de ces vastes desseins, il importait avant tout de se préoccuper du développement de la flotte." Jusqu'alors le prince d-ï Bismarck avait suivi une polViquc de conquêtes purement «mîioentafe, dont les visées ne dépassaient guère l'Europe. A partir de maintenant, c'est l'empiré de la mer qui exercera sa fascination su;r l'esprit-germanique : " Le trident de Neptune est le sceptre du monde," Et l'ère va s'ouvrir de l'impérialisme colonial. Cependant, il s'agit d'aiguiller les convoitises vers cet appât nouveau, de "travailler" l'opinion publique, de la surexciter, de l'échauffer, de la remuera fond, et sans tarder, l'on entreprend une campagne de propagande par îes journaux, les conférences, les brochures. On fait valoir la croissance prodigieuse de l'industrie pour qui c'est une nécessité vitale d'avoir des débouchés étendus; on montre l'élan vigoureux de la nacaîité et le développement de la .population allemande -qui, depuis-1870, a .passé de 40 millions à'66 millions d'habitants. Pressée dans des frontières trop étroites, n'a-t-elle pas un besoin impérieux de nouveaux territoires pour donner libre essai à son activité économique? - " Nous, • croissons si vite, dit Ernst fiasse, tîn mes champions de la " Ligue pangermaniste," qu'en trois ans nous nous ajoutons autant d'habitants qu'il y en a en Hollande et en Suède... Notre accroissement est un phéndmène d'une force élémentaire." Et i 1 conclut, dans son livre, la "Weît- > politik " : "Il nous faut des terres, même si elles sont habitées par des étrangers, afin d'en dessiner l'avenir selon nos besoins." _ Avec tout le poids d'une parole officielle, M. de Bùlow tient un langage :n-spiré de la même pensée quand il déclare en plein Reichstag, â la séance du 11 décembre 1899: " On a dit qu'une fois par siècle il y avait une grande explication, une grande liquidation pour répartir â nouveau l'influence, la puissance et la possession du globe... Sommes-nous à la veille d'un nouveau partage de {a terre?... En tous cas nous ne pouvons tolérer qu'une Puissance étrangère, qu'un Jupiter étranger, quel qu'il soit, nous dise : Que faire ? j'ai donné toute la terre à d'autres. " C'est encore M. de Buîew-qui. devenu chancelier de l'empire, en remplacement du prince Hohenhole, et président, le 10 juin 1900, à la cérémonie du lancement du "Deutschland, " qui jaugeait un tonnage dépassant celui des plus grands transatlantiques de l'époque, c'est encore lui qui s'écrie: "Comme ce navire prétend être supérieur â tous les autres navires, si nombreux soient-ils, que sillonnent les mers de même puisse-t-il être vrai à jamais pour les Allemands que l'Allemagne est au-dessus de tout au monde." C'est le fameux "Deutschland ûber ailes " devenu le refrain guerrier de la Germanie ! L'université n'est pas la dernière â répondre à l'appel du pouvoir et à mettre son influence au service des projets de l'Etat. En 1900 un cycle de " lectures " est organisé à Berlin par les professeurs les plus réputés, à l'occasion du vote des crédits demandés au Reichstag pour l'extension de la marine. L'économiste Schmoller préconise la construction de . navires puissants afin de donner â l'Empire " une situation en rapport avec sa force et sa dignité." Il juge indispensa- ; ble l'accroissement du domaine colonial ! et demande à l'Allemagne d'adopter une " politique nationale de grande enver- : gure." Après lui, Karl Lamprecht et le ; professeur Voigt, de Berlin, insistent sur la nécessité pour l'Empire de se faire ■ une "place au soieil," et Ad. Wagner : conclut en disant que îes Allemands ont i le devoir,' non seulement de maintenir et ] de protéger, mais encore de " dévelop- i per," leurs conquêtes du XIXe siècle Plus près de nous, peu de mois avant ' la guerre, le professeur Delbrûck, direc- 1 tour des "Annales prussiennes," fit à son tour, à l'Université de Berlin, une i série.de conférences qu'il réunit en volume sous le titre : " Regierung und ' VoIkswîHe. " ( Tout en faisant, l'apologie de !a 1 " Weltpolitik," et en paraphrasant les paroles du Kaiser sur l'avenir maritime de l'Allemagne, le but principal de Delbrûck est de montrer que le gouvernement démocratique n'est ai: fond qu'une duperie et un leurre, et que le meilleur des systèmes de gouvernement a été adopté par l'Allemagne, qui a su concilier, dans un heureux dualis me, le pouvoir du Prince et les attributions du Parlement. . Nous verrons que l'historien Karl Lamprecht, renchérissant sur ses devanciers, va aiguiser encore la pointe, de jour en jour plus menaçante, du pangermanisme dont il affirmera avec éclat le caractère " tentaculaire." JULES COUCKE. LETTRE DU VATICAN. (De notre correspondant.) Rome, Vatican, février. Le cardinal Mercier. Le séjour à Rome du cardinal Mercie a été prolongé. Il devait partir îes pre miers jours de février, mais une légèr attaque d'infiuenza l'a obligé de suspen dre pendant quelques jours son activit* vraiment merveilleuse et aussi de chan ger de domicile. Il a accepté l'hospitalib à la- maison généralice des Pères Ré demptoristes, plus vaste, mieux aérée e plus saine que le vieux bâtiment du Col îège Belge. Chez les Rédemptoristes, î( cardinal compte plusieurs amis belges, e depuis son arrivée à Rome,le P. Philippe connaissant parfaitement l'italien, lu servait de secrétaire pour traduire le: nombreux télégrammes et îes adresses d'hommage qui parvenaient au cardina de tous les côtés de l'Italie. Dans ma lettre précédente je vous a dit que le cardinal, au moment de sor arrivée à Rome, a été salué par le consei municipal,qui tenait séance au Capitole. II s'est empressé de répondre par une lettre, très courtoise, au maire de Rome, le prince Colonna, qui en a donné lecture dans 'une des séances suivantes du conseil.La lettre était conçue en ces termes " Monsieur,—Le salut si vibrant que vous m'avèz adressé au nom de la ville de Rome est allé droit à mon cœur. Ce n 'est pas sans une émotion profonde que j'ai entendu venir à moi, réunissant cr: une seule les voix qui hier étaient encore discordantes, une parole chaude, émouvante, venue de ce Capitole, témoin de tant de luttes dont est sortie la civilisation en laquelle nous avons une foi profonde, car elle est éternelle. "Jamais, comme en cette heure où je viens porter aux pieds du Vicaire du Christ, l'expression de mes plus amères et aussi de mes plus fières douleurs, j'ai senti palpiter mon cœur en m'approchant de ces murs séculaires devant lesquels tant de fois se sont brisées les tempêtes humaines. " Ce saîut de Rome je. l'accepte d'autant plus volontiers que, je le sais, il va au delà de .ma personne. Il veut honorer 'un .peuple martyr, un Roi héroïque, la virginité indéfectible du droit, l'abnégation damis l'accomplissement du devoir. " Vous nous avez souhaité la résurrection-. J'y crois, j'y ai confiance. Le sentiment profond de justice, la rectitude spontanée .de la conscience humaine nous porteront, je ne puis en douter, aveïc leur pression providentielle sur îes événements, le triomphe de la cause pour laquelle mas nations soeurs combattent dans tin© l'utte dont la beauté doit plaire â Dieu. " Au nom de mes compatriotes et en mon nom, je vous prie, Monsieur, d'agréer avec le trop modeste témoignage de ma reconnaissance, l'expression des souhaits que je forme pour le succès de vos armes et pour la prospérité toujours croissante de votre pays si merveilleux. " La popularité du cardinal. Cette réponse courtoise et .fière du cardinal a été vivement applaudie au Capitole, où depuis bien longtemps l'on n'a plus rendu un hommage pareil à un prince de l'Eglise. Elle a aussi produit une impression profonde sur la population, de Rome, qui ©n .mille manières témoigne isa sympathie au primat de Belgique. La plupart des journaux populaires de Rome ont publié le portrait du îardinsfl et écrit son éloge. A Venise, le conseil municipal a aussi jris l'initiative de l'envoi d'un télégramme au cardinal, qui a répondu avec jrand tact et opportunité charmante : "J'ai reçu avec une sympathie émue e salut que .m'envoie avec de si chaudes >aroles la ville des Doges. Venise et la Flandre sont parents par la nature, sou-ireftit dJte l'Histoire eSes sont unies au service des arts. Aujourd'hui, le lion de Saint-Marc salue îe lion de Flandres jour affirmer derechef la vérité imprescriptible du droit et la résistance chrétienne contre les abus de la force. Puisse Dieu exaucer bientôt vos vœux pour le .riomphe de fa justice et de la liberté, le suis fier de porter à mes compatriotes 'hommage de votre noble sympathie." Les associations catholiques de x&me et d'Italie ont aussi envoyé au ■ardinal leur adresse par l'entremise de a présidence de l'Action catholique ita lienne. Dans cette adresse est exprimée la foi en la reconstitution de la Belgique, mais d'un bout à l'autre du document il est question de l'œuvre pacificatrice-de l'Eglise et on insinue l'opportunité de l'intervention du pape dans le futur Congrès de la paix. A la presse étrangère. Ce serait trop long d'énumérer tous ; ces télégrammes et les réponses, signa- • Ions seulement îe télégramme de l'Asso-l ciation de la presse étrangère auquel le • cardinal a répondu : ; '-'Je remercie cordialement tous ceux - qui ont signé le télégramme collectif. . Leur sympathie m'a profondément 1 ému. C'est beau de voir fraternelle-; meut unis les publicistes de nations di-; verses dans îe même sentiment de dé-l votion à la cause qu'ils saluent et défendent en ma chère patrie." 1 Le cardinal s'est vraiment prodigué. 1 11 a visité îes maisons belges de i Rome, a célébré la messe en l'Eglise nationale de Saint-Julien des Belges, où ' l'orgue, à la fin de l'office, a entonné a " Brabançonne," la colonie belge a été : reçue en une audience collective et en ' toute occasion le cardina! a parlé avec enthousiasme de son cher pays, de la confiance en la victoire finale, en la résurrection de la Belgique libre et indépendante sous son Roi héroïque. "Ajoutons que tous îes ministres et représentants diplomatiques de l'Entente ont tenu à saluer le cardinal et spécialement celui du Royaume-Uni, qui a donné en son honneur une grande et spîen-dide réception. Le côté extérieur de la mission du' cardinal â Romé est brillant et très réconfortant pour les Belges. Le cardinal a sanctionné pour ainsi dire l'œuvre de propagande belge entreprise en Italie par les députés Vermeirsch, Destrée et Lo-rand, et a suscité chez îes catholiques italiens ces sympathies que les députés belges avaient déjà su promouvoir d'un bout à l'autre de la péninsule par leurs conférences si ardentes de patriotisme. L'évêque de Namar. Mais quelle a été l'action du cardinal au Vatican et dans la curie romaine, quel sera le résultat pratique de sa visite au Pape, aux cardinaux? Le Cardinal Mercier a été précédé à1 Rome par Mgr Heylen, évêque de Na-mur, qui mieux que lui connaît la curie romaine, car il a fait ses études à Rome, où il était élève très distingué du Collège Belge. 11 eut même l'honneur d'une soutenance de thèse théologique devant Léon XIII, qui le félicita vivement et lui donna une médaille d'or. Comme président du comité central des congrès eucharistiques internationaux, l'évêque de Narnur a été dans la suite, en contact presque permanent avec la curie romaine, dont i! connaît intimement les personnes et aussi les rouages. Ce précurseur a donc pu parler avec autorité et a préparé les voies au cardinal Mercier. I! a parlé très franchement au Pape et aux cardinaux et parfois sa parole a été rude et sévère, ce qui à Rome fait toujours impression, mieux que les compliments de parfaite soumission. A ceux qui mettaient en doute ses récitsou semblaient les taxer d'exagération, l'évêque de Nartiur répondait avec force : " Mais ces choses que je vous dis, je les ai vues, je les ai constatées, vous devez croire à mon témoignage, il n'est pas suspect, jusqu'à la veille de la guerre, jusqu'au moment où l'Allemagne est traîtreusement entrée en Belgique, au mépris du droit des gens, j'étais un germanophile. J'avais les meilleurs rapports avec l'épiscopat allemand, et avec les chefs du catholicisme allemand. J'en suis bien revenu maintenant, et je suis pleinement converti' par ce que j'ai vu, par ce que, malheureusement, j'ai dû constater." L'exposé des faits. Au Pape, comme aux cardinaux* l'évêque de Namur a présenté un exposé des faits qui ne laisse plus aucun doute. Il a démontré non seulement les violences des Allemands, mais aussi leur traîtrise, leurs tendances, et il a aussi insisté sur la grande responsabilité des catholiques allemands qui, devenus partisans de l'impérialisme allemand, mettent en danger l'Eglise catholique en Belgique, car ce sera le triomphe du catholicisme allemand, et spécialement prussien, qu*>

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Dit item is een uitgave in de reeks L'indépendance belge behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1843 tot 1940.

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